Repüblik de Sarköland

Déclaration du Comité "Libérez-les!" sur l'affaire de Georges Ibrahim Abdallah

Notre camarade Georges Ibrahim Abdallah s’est vu refuser, ce 10 octobre, sa libération conditionnelle par la Cour Spéciale d’Application des Peines. Cette dernière s’est retranchée derrière le procureur aux ordres de l’Etat français qui a préféré entretenir ses relations diplomatiques avec la mafia au pouvoir au Liban et le pouvoir colonialistes des faucons sionistes. Georges ne serait pas libérable pour motif que son projet de réinsertion n’est pas viable, le projet de Papon l’était, comme celui de Bousquet ou des terroristes de l’OAS... Le 17 septembre, lors du jugement, Georges a essuyé les tirs de barrage orchestrés par la junte des services secrets, français, étasuniens et sionistes, mais avec ses avocats, il a su répondre point par point aux attaques ultra préparées du Procureur. Ce qui est reproché à Georges, c’est qu’il est arabe et communiste et que malgré les 23,5 ans de détention, il est resté un révolutionnaire au service des peuples opprimés et trahis. Ce jugement est un jugement politique, alors que l’Etat français entretient la contradiction en affirmant qu’il n’y a pas de prisonniers politiques dans le pays. Après les déclarations du renégat Kouchner, celui qui a fait voter une loi pour sortir le fasciste nazi Papon, sur la guerre annoncée contre le Peuple Iranien, qui ont été appuyées le 9 octobre par Sarkozy à Moscou devant le tyran Poutine, les heures sont comptées pour la guerre et le Liban pourrait servir de base avancée à cette intervention impériale-sioniste. Dans son pays, le LIBAN, Georges est reconnu pour avoir été à l’avant-garde du mouvement révolutionnaire il y a plus de 25 ans. Il est reconnu par les masses ouvrières et le prolétariat libanais en proie aux rivalités de la riche bourgeoisie libanaise et ses appareils mafiosi-financiers, mais aussi reconnu en héros par la diaspora palestinienne chassée de ses terres par la caste des faucons coloniaux-sionistes et leurs alliés impérialistes. Cette décision est simplement un scandale de plus, et elle démontre que

la France

, qui ose se prétendre pays des droits de l’homme, est un pays raciste, xénophobe et colonialiste qui fabrique des boucs-émissaires pour se dédouaner de ses responsabilités. Le Comité « Libérez-les ! » apporte tout son soutien et toute sa solidarité à Georges Ibrahim Abdallah et s’engage à amplifier sa lutte par l’information la plus large aux masses populaires de France. Nous allons agir plus fort pour informer dans les quartiers et les banlieues, là où le racisme, la xénophobie, l’islamophobie et la misère sont de plus en plus intolérables pour les jeunes et les travailleurs de ou issue de l’immigration maghrébine ou proche-orientale. Georges, on est avec toi et on le sera jusqu’au bout, c'est-à-dire ta libération… La liberté ou la liberté, la victoire ou la victoire, la solidarité est une arme ! Le comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) liberez.les@gmail.com

Source : http://www.liberez-les.info/

Procès de Laurent Belet à Tarbes

Le 3 octobre à 13 h 30, aux abords du tribunal correctionnel de Tarbes, une dizaine de fourgons policiers (dont 8 de la compagnie républicaine de sécurité, CRS). Un impressionnant déploiement de force de l’ordre pour un seul homme : Laurent Belet. Et une dizaine de membres du comité de soutien à Jean-Marc Rouillan, venus le soutenir. On ne le jugeait pas dans le cadre d’une affaire de grand banditisme, mais davantage pour avoir violé un symbole républicain et s’être soustrait à une demande de prélèvement biologique.
Le quadragénaire, demeurant à Toulouse, a un casier judiciaire vierge. Le 24 février dernier, alors qu’il manifestait devant le centre pénitentiaire de Lannemezan, il s’était fait épingler en train de descendre de son mât un drapeau français pour le remplacer par un drapeau (noir et rouge), aux couleurs de l’anarchisme défendu par le comité de soutien à Jean-Marc Rouillan (condamné à une peine de prison à perpétuité pour ses actions passées et pour assassinat) qui demande sa libération. Refus d’obtempérer
« À ce moment-là, j’ai estimé que le drapeau français ne représentait plus les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté », a expliqué pour sa défense Laurent Belet à la présidente du tribunal, Nicole Lauda. L’exposé des faits a été, somme toute, assez bref - on lui reprochait également d’avoir volé le drapeau qu’on n’a pas retrouvé - mais c’est sur la question de son refus d’obtempérer devant les gendarmes qui a fait débat. Interpellé, le militant refuse en effet de donner son empreinte biologique, comme le prévoit la loi sur les crimes et délits. « Le prélèvement biologique date de 2001 puis 2003, c’est ce fichier national qui a été créé pour faciliter la recherche des auteurs de délits et de crimes », a expliqué Gérard Aldigé, procureur de la République. Ce dernier, qui a requis une peine d’un mois de prison avec sursis à l’encontre du prévenu, a estimé que le « vol » du drapeau français était une atteinte « aux fondements républicains de notre société ». Hier, puisque ce procès avait démarré dans la démesure (près d’une centaine de CRS dans la rue), l’avocat de la défense, Me Christian Etelin a aussi tenu à pointer les disproportions de la loi prévoyant un prélèvement ADN en pareil cas.
« On peut comprendre l’outrage, mais ça fait belle lurette que le drapeau français ne symbolise plus la liberté, la fraternité et l’égalité », s’est emporté (avec un certain lyrisme) l’avocat du barreau toulousain. « Rien ne démontre que mon client s’est emparé du drapeau pour se l’approprier, la poursuite pour vol est ridicule, a-t-il ajouté. Bientôt, on demandera aux étrangers qui entrent sur le territoire français leur empreinte génétique. Même les sénateurs pensent qu’on va trop loin. Cette loi soi-disant égalitaire et respectueuse des valeurs républicaines exclut, par ailleurs, qu’on prenne les empreintes des auteurs des délits financiers (abus de bien sociaux, corruption). C’est une loi inique qui profite toujours aux puissants. »
Me Etelin a demandé la relaxe de son client. Le tribunal rendra son jugement le 23 octobre.

Source : laurent@libre-penseur.com