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Les Protocoles des Fous de Sion
Par Muslim-Markt, 6 août 2007 Traduit par Michèle Mialane,
révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala Le rabbin Moshe Arye Friedman appartient à la communauté juive orthodoxe
Naturei Karta, dont
il est le responsable à Vienne, capitale de l’Autriche. La participation
de Naturei Karta
– qui est antisioniste car elle considère l’État d’Israël comme une
hérésie - aux mouvements de solidarité avec le peuple palestinien et
les visites de ses responsables en Iran valent à ses membres de nombreuses
persécutions de la part des sionistes. Ainsi quatre des enfants du rabbin
Friedman sont interdits depuis janvier 2007 d’école. Le site web de
langue allemande Muslim-Markt a interviewé Lea Rosenzweig, l’épouse du rabbin Friedman.(Tlaxcala) Cette histoire est
tellement incroyable que nous commençons par un relevé chronologique
des faits : La
ville de Vienne et le gouvernement fédéral soutiennent l’école talmudique
Maschike-Hadass au titre d’école
privée en finançant les enseignants, afin que les Juifs orthodoxes et/ou
pratiquants disposent une école pour leurs enfants. Les enfants de Madame
Rosenzweig fréquentent cette école depuis le début de leur scolarité,
voire le jardin d’enfants. Le
28 janvier 2007 l’école refuse de recevoir désormais les quatre enfants
au motif que le père « est entré en conflit avec la hiérarchie
de la communauté religieuse israélite ». Il serait «un représentant
du judaïsme strictement religieux et antisioniste et rejetterait entra
autres l’État sioniste d’Israël ainsi que le régime sioniste en général
partout dans le monde.» Un autre motif serait un discours du père
à Berlin à l’occasion d’une manifestation lors de la Journée d’Al Qods
un jour de shabbat (le 21 octobre 2006 : Voir le film de la manifestation
et discours de Friedman à cette occasion, NdR), mais surtout « la participation
du père à la Conférence contre l’Holocauste à Téhéran. »
Le
28 janvier 2007 : Selon plusieurs témoins, les enfants sont empêchés
de pénétrer dans l’école au moyen de contraintes physiques exercées
par les services de sécurité sur demande de l’école. Le
14 mars, le tribunal régional prend une décision d’avant-dire
droit enjoignant de « rendre immédiatement aux
enfants le droit de suivre tous leurs cours à l’école talmudique Machsicke-Hadass exactement comme ils l’ont fait jusqu’à ce jour. »
L’appel contre cette décision est rejeté. Le
26 mars les avocats des Friedman portent plainte auprès du Conseil des
Écoles de la Ville pour non-respect de ce jugement. Le
28 mars, l’école se refusant toujours à réintégrer les enfants, le tribunal
local de Leopoldstadt lui inflige une amende
de 5000 €. L’école ne paie pas, les avocats s’adressent au Conseil des
Écoles. Le
29 mars, le Conseil répond que le tribunal est compétent en cas
de litiges, mais que « la législation sur les écoles privées
ne comporte pas de fondements juridiques permettant d’imposer les décisions
des tribunaux » ; autrement dit, l’école juive est pratiquement
au-dessus des lois. Le
19 avril, le tribunal de Leopoldstadt inflige
à l’école une amende de 20000 €, qui continue à ignorer ses décisions. Le
8 mai, le tribunal de Leopoldstadt inflige
à l’école, qui a continué à ignorer ses décisions, onze (!!) nouvelles
amendes pour un total de 355000 € (correspondant à onze relances.) Le
9 mai, le tribunal de Leopoldstadt inflige
à l’école qui continue toujours à ignorer ses décisions, une nouvelle
amende s’élevant à 75 000 € (correspondant à quatre relances). Le
11 mai, le tribunal de Leopoldstadt inflige
à l’école, qui continue toujours à ignorer ses décisions, une nouvelle
amende s’élevant à 30 000 € (correspondant à une nouvelle
relance) pour l’école. Le
14 mai, le tribunal de Leopoldstadt inflige
à l’école, qui continue toujours à ignorer ses décisions, une nouvelle
amende s’élevant à 25 000 € (correspondant à une nouvelle
relance). L’école
s’obstine à ne pas payer, donc l’État autrichien n’encaisse pas les
amendes et la garde à vue qui aurait dû être décrétée depuis longtemps
ne l’est toujours pas. Les enfants ne sont toujours pas scolarisés et
la famille juive est abandonnée à elle-même. MM : Chère Madame Rosenzweig, nous voudrions tout d’abord vous
exprimer notre compassion pour la situation difficile où vous vous trouvez.
Permettez-nous cependant de commencer par une question nécessaire à
la bonne compréhension. Pourquoi vous appelez-vous Rosenzweig et pas
Friedman, comme votre mari ? Rosenzweig : Dans le judaïsme, la femme conserve son nom de jeune fille
après le mariage, ce que l’Islam recommande aussi, pour autant
que je le sache. MM : C’est exact. Et que font vos enfants en ce moment ? Rosenzweig : Outre l’accomplissement de
leurs devoirs religieux, ils se rendaient tous les matins à l’école,
où l’on ne les admettait pas, ils rentraient à la maison et tentaient
de s’entraider dans leur foi et l’acquisition des savoirs. Nous prions
beaucoup. Pour le moment ce sont les vacances. MM : C’est la participation de votre
mari à la « Conférence sur l’Holocauste » - selon son appellation
courante - à Téhéran qui a été la cause directe de la punition
infligée à vos enfants. Quelle est votre opinion sur ces évènements ? Rosenzweig : J’ai toujours soutenu mon époux de
toutes mes forces dans tous ses efforts et activités, cela va de soi,
y compris ses activités avant et après le voyage à Téhéran ! Et
je ferai de mon mieux pour le soutenir davantage encore et le plus possible.
Mais en l’occurrence ce sont mes enfants qui sont punis, pas lui, c’est
un fait. C’est un cas extrême de « Sippenhaftung »
(1) telle que moi, Juive dans un pays de langue allemande, n’aurais
jamais pu croire qu’elle reviendrait. Et elle est exercée au nom – usurpé
- du judaïsme et soutenue par les responsables. C’est très douloureux,
et je me sens en partie démunie face à ce problème. C’est notre foi
en Dieu qui nous permet de supporter ce qu’on nous inflige. Il
est grotesque de faire valoir des reproches adressés à d’autres au sujet
du passé alors que l’injustice envers nos pauvres enfants juifs viennois
est autorisée ici et maintenant ! MM : Mais au retour de votre mari, vous
n’étiez pas à Vienne et le bruit a couru que vous vous étiez séparée
de lui ? Rosenzweig :
C’était un mensonge caractérisé répandu
par certains médias. Nous étions en vacances ensemble - nous avions
même reçu l’autorisation écrite du Conseil des Écoles de la ville
de Vienne pour nous absenter pour un peu de temps, ceci en réponse à
plusieurs menaces très concrètes, entre autres celle d’enlever nos enfants !
Nous essayons tous deux de faire face aux difficultés que connaît
notre famille. MM :
Mais votre mari - s’il faut en croire
ce que disent les médias de langue allemande - aurait contesté, à la
Conférence de Téhéran, le chiffre de six millions de Juifs exterminés
par le régime nazi. Est-ce que cela ne pose pas un gros problème vis-à-vis
des autres Juifs ? Rosenzweig :
Premièrement je ne veux pas faire
de commentaires au sujet de cette affaire des six millions de victimes.
Mais qu’est-ce que l’Holocauste a à faire avec notre foi et notre
religion ? Le judaïsme est plurimillénaire, les crimes nazis
contre les Juifs datent du siècle dernier. Nous refusons de voir le
chiffre des victimes des nazis et de leur régime criminel élevé au rang
d’une sorte d’élément fondateur de la foi juive, ce qui est une offense
faite à notre religion. Ce n’est pas le judaïsme qui élève ces crimes
au rang de dogme intouchable, mais le sionisme, que nous rejetons.
Au cours de la Conférence, mon époux avait énergiquement refusé de voir
l’Holocauste transformé en une sorte d’ersatz de religion… Mais même
si c’était une faute, pourquoi en punir nos enfants ? Ce ne sont
pas eux qui ont dit cela ! Personne ne s’aperçoit-il donc
de la répression cruelle qu’on exerce ici à l’encontre de Juifs croyants
et pratiquants ? Personne ne voit-il que la « Sippenhaft »,
très précisément, est mise en œuvre en 2007, à Vienne, en plein milieu
de l’Europe, ce qui constitue clairement une illégalité ? MM :
Un autre reproche fait à votre mari
est de n’avoir pas respecté les règles du shabbat, ce qui empêcherait
ses enfants de fréquenter l’école désormais. Qu’en dites-vous ? Rosenzweig : Je connais peu de Juifs qui respectent
les règles du shabbat aussi scrupuleusement que mon mari. Et en faire
un motif pour exclure mes enfants de l’école me semble pour le moins
étrange. Il s’agit d’un discours fait à Berlin un samedi, et où
mon mari n’a même pas tenu lui-même le micro entre ses mains, c’était
un musulman qui le tenait. Quoi qu’il en soit il est évident que
tous ces motifs ne sont que des prétextes, la vraie raison étant uniquement
la Conférence de Téhéran et la rencontre avec le Dr Mahmoud Ahmadinedjad.
Je crois qu’on oublie que nous sommes des Autrichiens, qui vivent en
Autriche ; des Autrichiens de confession juive. Imaginez un peu
que des enfants musulmans soient exclus de l’école coranique parce qu’un
de leurs parents ne jeûne ou ne prie pas, et que cela vienne à se savoir ;
les médias n’auraient pas de mots assez durs pour une pareille école,
et son directeur n’aurait sûrement plus qu’à démissionner. Et de plus
les fonds alloués à l’école seraient immédiatement supprimés. MM : C’est ce que vous souhaiteriez à l’école
juive ? Rosenzweig :
Bien sûr que non. Vienne a besoin
d’une école judaïque, mais cette école ne doit pas être abusivement
employée de façon aussi criante à des buts politiques. Nous n’avons
rien contre l’école, nous en voulons aux forces qui l’instrumentalisent
et tentent de faire payer mes enfants pour quelque chose qu’elles
reprochent à mon mari, sans même parler de la crédibilité à accorder
à ces reproches. L’Autriche doit avoir une école judaïque, surtout
pour les Autrichiens de confession juive. Mais si ce sont des intérêts
étrangers qui décident d’accorder ou non le droit de fréquenter cette
école autrichienne, et qu’en fait la décision est prise par Israël,
je ne comprends pas pourquoi l’Autriche finance cette école. MM : Mais si vos enfants retournent à
l’école judaïque, quelle sera selon vous leur situation ?
Supposons que l’inimaginable se produise et que vos enfants soient réintégrés,
comment cela se passera-t-il pour eux ? Rosenzweig :
« Pourquoi « inimaginable » ?
Tous les tribunaux ont statué en notre faveur. Et l’école se voit infliger
amende sur amende. Notre engagement en faveur de nos enfants dépasse
largement notre situation et le cadre familial. Il s’agit de savoir
si en Autriche c’est la loi autrichienne qui s’applique ou si c’est
Israël qui détermine les décisions des tribunaux qui seront appliquées
en Autriche et celles qui ne le seront pas. En outre la plupart
des enseignants de l’école sont des gens raisonnables qui jugent les
enfants en fonction de leurs résultats scolaires et non des actes de
leurs parents. Mais nous devons tous nous dresser contre les tentatives
de pratiquer une « Sippenhaft »
à l’encontre des enfants en se plaçant soi-même au-dessus des
lois en vigueur. Tous nos enfants ont toujours eu d’excellentes notes,
tout particulièrement en ce qui concerne leur conduite ! MM :
Pourquoi vos enfants ne peuvent-ils
pas fréquenter une école publique normale ? Rosenzweig :
Exactement comme l’Islam, le judaïsme
est contre la mixité et impose des principes d’éducation incontournables.
Les femmes juives pratiquantes ne serrent pas non plus la main des hommes
étrangers et nous aussi portons un foulard ou une perruque. Et
nos aliments doivent être casher. Les croyants
juifs pratiquants orthodoxes ont une foule de raisons pour être
dans l’impossibilité de fréquenter l’école publique. Ce serait une injustice
de plus! Que tous ces aspects soient méconnus du grand public - même
en Autriche - tient à ce que le judaïsme est souvent représenté par
des Juifs sionistes irréligieux et non par des pratiquants orthodoxes.
Mais l’école judaïque est cofinancée par l’État autrichien pour que
les Juifs pratiquants, et pas les sionistes, disposent d’une école
où envoyer leurs enfants. MM :
Qui vous soutient dans votre combat
contre l’injustice faite à votre famille ? Rosenzweig : D’abord nous pouvons compter sur nos coreligionnaires
juifs antisionistes. Mais ensuite il est net que ce sont
surtout des musulmans, des musulmans autrichiens, qui s’engagent vigoureusement
pour défendre nos enfants. Et aussi que pratiquement aucun
chrétien ne nous soutient officiellement. Et cela confirme notre expérience :
ce sont les musulmans qui soutiennent les croyants, quelle que soit
leur religion, alors que le sionisme- que tolèrent beaucoup de chrétiens-
ne protège même pas les Juifs. MM :
Justement, l’engagement des musulmans
en votre faveur a été soupçonné d’être motivé par le rejet d’Israël,
qu’en dites-vous ? Rosenzweig :
Tant que nous n’arriverons pas penser
le judaïsme indépendamment de l’État d’Israël, nous ne pourrons pas
échapper à ce piège. Cet État et son régime n’ont pas même un siècle.
Et aussi bien sur le plan historique que du point de vue biblique cette
terre biblique n’appartient pas au seul peuple juif. Un État juif construit
sur la violence et la force des armes contredit la volonté de Dieu et
représente une grave révolte contre Sa volonté, et c’est pour cela que
nous le rejetons dans sa totalité et prions trois fois par jour pour
sa disparition, sans effusion de sang innocent. Il nous est interdit
à nous autres Juifs de rechercher le pouvoir temporel, notre voie doit
être spirituelle ! De
fait, les deux arguments principaux qui justifient l’existence d’Israël
sont la Terre promise par Dieu aux Juifs et l’Holocauste. Le premier
argument est une pure et simple falsification théologique. Le deuxième
n’a rien à voir avec la foi judaïque ; c’est une sorte de codicille
sioniste ajouté à cette foi pour en faire un ersatz de notre religion,
ce qui est inacceptable. Il est vrai que si quelqu’un s’affirme comme
juif ou juive, il peut être sûr que certains groupes le lui feront payer
d’une façon ou d’une autre, c’est pourquoi il n’ose pas le dire haut
et fort. Pour
ce qui est de l’école, il faut d’abord accepter de comprendre qu’il
s’agit ici d’une question qui se pose en Autriche et met en jeu l’Autriche.
Dès qu’un problème qui concerne nos enfants est mis en relation avec
Israël ou un quelconque voyage à l’étranger de mon mari, il s’agit d’un
abus, et c’est cet abus qui a conduit à la situation tragique et absurde
face à laquelle nous nous trouvons. Si l’affaire était considérée comme
une simple affaire intérieure autrichienne, le problème serait réglé
depuis longtemps, et aucun directeur d’école ne pourrait se permettre
d’ignorer un nombre pareil de décisions prises par les tribunaux autrichiens,
et cacher à l’opinion publique mondiale un pareil mépris de l’État de
droit en pleine Europe ! MM :
Permettez-moi une dernière question.Pourquoi n’avez-vous pas jusqu’à présent fait
état de ces aspects en public? Rosenzweig :
Une croyante orthodoxe juive ne se
met pas sous les feux des projecteurs, et surtout pas lorsque son mari
est en cause. Pour qu’elle aussi s’exprime en public, il faut que la
situation l’exige. Mais je n’ai aucune confiance dans les médias, qui
en dépit de la clarté juridique de la situation ne se placent pas du
côté du droit et de nos enfants, mais de ceux qui méprisent le droit.
Je sais par mon mari que votre travail journalistique permet sûrement
d’attendre d’un site islamique comme le vôtre une parfaite honnêteté.
C’est pourquoi je prie le Tout-Puissant de nous protéger et demande
respectueusement à l’opinion publique de s’engager en faveur du droit
autrichien, de défendre nos enfants d’une « Sippenhaft » dirigée contre des enfants juifs de Vienne,
et de ne pas sacrifier leur propre droit aux intérêts sionistes. Il
est inacceptable qu’en Autriche des sionistes se placent au-dessus de
la loi et que des Juifs aient à en souffrir. MM :
Madame Rosenzweig, merci pour cette
interview. Nous prions pour que vos enfants puissent recevoir une éducation
scolaire conforme au dessein de Dieu. NdT 1 :
la « Sippenhaft » était un principe nazi consistant à faire
payer l’ensemble d’un groupe, en fait une famille, (Sippe
= clan, tribu) pour les faits imputés à l’un de ses membres. Le
suffixe -ung indique la mise en œuvre du principe. Commentaire de la traductrice En
tant que traductrice, je suis très critique vis-à-vis de ce texte. D’abord
parce que la Conférence de Téhéran sur l’Holocauste me paraît être une
initiative malheureuse, - son nom déjà, qui signifie, comme Madame Rosenzweig
le sait sûrement bien mieux que moi, « sacrifice d’odeur agréable
à Dieu » hérisse beaucoup de Juifs nullement sionistes qui lui
préfèrent « Shoah » - mais surtout je trouve d’une odieuse
indécence cette comptabilité macabre- que du reste Madame Rosenzweig
évite intelligemment de commenter- sur le nombre de victimes. Il serait
plus approprié de rappeler que d’autres ont été victimes du délire nazi
de la prétendue « pureté raciale », en particulier les
Tziganes. D’autant plus que certains médias n’ont pas hésité à
multiplier par dix ou plus le nombre des musulmans massacrés par les
Serbes ou des Kurdes gazés par Saddam Hussein, comme je l’ai lu de mes
yeux, tandis que le génocide à l’encontre de 800 000 (bien huit cent
mille, sur une population rwandaise totale de dix millions environ)
Rwandais était à peu près passé sous silence. En
outre cette Conférence a attiré des gens plus que douteux. Cela
me choque de voir des antisionistes parler aux côtés de Robert Faurisson,
qui n’est sûrement pas antisioniste, mais qui est sûrement antisémite,
anti-arabe - et d’ailleurs extrêmement raciste en général - antireligieux
et colonialiste (il a fait partie de la défunte OAS, qui s’est battue
plusieurs années, surtout après 1962 et en commettant entre autres des
attentats, contre l’indépendance de l’Algérie.) Je vous fournis ici
des renseignements certes datés (40 ans) mais de première main. Il ne
semble pas avoir changé depuis. Je puis vous affirmer que lorsque je
faisais campagne contre le Traité Constitutionnel Eurropéen avec l’extrême-gauche et une partie de la gauche,
nous n’avons organisé AUCUNE manifestation en commun avec l’extrême-droite,
qui refusait également le traité. Nos motivations étaient par trop différentes. Enfin
la vieille laïcarde que je suis trouve que si cette affaire a effectivement
de dangereux relents de sionisme, elle en a de tout aussi dangereux
de communautarisme. Si la religion était une affaire strictement privée,
pareille affaire- certes un cas clinique de «Sippenhaft »-
n’aurait jamais eu lieu. J’ai parlé plus haut du délire nazi de la prétendue «pureté
raciale ». Pour moi toutes les idéologies de pureté sont de dangereux
délires, qui ne visent qu’à diviser et à dresser l’un contre l’autre
des groupes de cet ensemble que je m’obstine à considérer comme formé
d’individus rigoureusement de la même sorte : l’espèce humaine.
Pour moi il n’y a ni homme, ni femme, ni Juif , ni chrétien, ni musulman, ni Français, ni Arabe, ni Chinois, ni Indien, mais des créatures toutes égales en droit, dont au moins les Juifs et les chrétiens prétendent qu’elles sont à l’image de Dieu. Cela ne devrait pas dépendre de leur langue et de leur culture, encore moins de leur sexe ou de leur couleur de peau. Seuls des fondamentalistes chrétiens ou juifs peuvent exiger pour leurs enfants une école appropriée et donc se sentir concernés par cette affaire. Or malheureusement ce sont les mêmes qui, chez les chrétiens, et ils ont tort, sont antisémites et antimusulmans… |
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