|
|
|||||||
Les
Protocoles des Fous de Sion |
Le CRIF Marseille-Provence empêche l'annulation d'une conférence d'Alain Finkielkraut
Lobby israélien ? Vous avez dit : Lobby israélien ?
Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
J'ai reçu beaucoup de sollicitations à commenter l'article de John Mearsheimer et Stephen Walt (je désignerai ces deux auteurs par leurs initiales, M-W, dans la suite de cet article), publié dans la London Review of Books, et qui a été mis en circulation extensive sur Internet, soulevant une tempête de controverses. Je livre ici quelques idées, à ce sujet. L'article, comme je l'ai indiqué, a été publié dans la London Review of Books, qui est bien plus ouverte à des débats sur ces questions que les revues américaines ceci n'est pas indifférent, en référence (j'y reviendrai) à la soit disant influence de ce que M-W appellent " le Lobby (sioniste) ". Un article publié dans la revue juive (américaine) Forward cite M., qui aurait dit que cet article aurait été commandité par une revue américaine, mais qu'il aurait été rejeté et que " le lobby pro-israélien est tellement puissant que lui-même et son coauteur Stephen Walt n'auraient jamais pu obtenir que leur étude soit publiée dans une publication scientifique basée aux Etats-Unis. " Mais en dépit de sa parution en Angleterre, l'article de M-W a suscité la réaction hystérique prévisible et prévue des partisans habituels de la violence d'Etat, ici (aux Etats-Unis), allant du Wall Street Journal jusqu'à Alan Dershowitz, parfois en des termes qui exposeraient instantanément leurs auteurs au ridicule, n'était le fait que, ce faisant, ils s'alignaient (comme d'habitude) sur les positions du pouvoir (américain). Il faut faire crédit à M-W d'avoir pris une position vouée à susciter des hauts cris, des mensonges et des dénonciations fanatiques. Mais il convient de noter à ce propos qu'il n'y a là rien d'inhabituel. Prenez n'importe quel sujet ayant accédé au statut d'Ecriture Sainte parmi " le troupeau des esprits indépendants " (j'emprunte cette célèbre description des intellectuels à Harold Rosenberg) : par exemple, quoi que ce soit de relatif aux guerres des Balkans, qui ont joué un rôle fondamental dans ces extraordinaires campagnes d'auto-adulation qui ont défiguré le discours intellectuel vers la fin du précédent millénaire, dépassant de très loin en la matière y compris les précédents historiques, pourtant déjà suffisamment laids. Naturellement, il est extraordinairement important, pour ce troupeau, de protéger son image de soi, basée pour l'essentiel sur la tromperie et le mensonge. Par conséquent, toute tentative de ne serait-ce que fournir des faits simples (incontestés et incontestablement pertinents) est soit ignorée (M-W ne sauraient être ignorés), soit déclenche des broncas, des diffamations, des mensonges et des tromperies extrêmement spectaculaires, accompagnés d'autres réactions standard. C'est très facile à démontrer et cela ne se limite absolument pas à ces cas particuliers. Les gens dépourvus d'expérience en matière d'analyse critique des doctrines conventionnelles peuvent être très gravement induits en erreur par le cas du Moyen-Orient (MO, dans la suite de ce texte). Mais, ayant reconnu que M-W ont adopté une position courageuse qui mérite nos louanges, nous n'en devons pas moins continuer à nous poser la question de savoir à quel point leur thèse est convaincante ? Pas terriblement, à mon humble avis. J'ai passé en revue ailleurs ce que la littérature (historique et documentaire) me semble avoir catalogué comme les principales sources de la politique américaine au MO, tant dans des livres que dans des articles des quarante années écoulées, mais je ne pense pas que cette littérature fournisse une quelconque raison de modifier ce qui m'a toujours semblé une interprétation autrement plus plausible. Notez, incidemment, que ce qui est (ici) en jeu, c'est une question particulièrement subtile : (il s'agit de) peser l'impact de plusieurs facteurs qui (tout le monde en convient) interagissent dans la détermination de la politique de l'Etat (américain), à savoir : (A) les intérêts stratégico-économiques de (certaines) concentrations de pouvoir intérieur inhérentes au lien étroit entre l'Etat et le monde des affaires et (B) le Lobby [avec un grand L, c'est le traducteur qui souligne]. La thèse de M-W consiste à dire que c'est (B) qui prédomine et, ce, de manière écrasante. Pour évaluer cette thèse, nous devons distinguer entre deux questions tout à fait indépendantes, qu'ils [M-W, ndt] ont tendance à faire fusionner : (1) les échecs allégués de la politique américaine au MO ; (2) le rôle causal du Lobby dans les conséquences (néfastes) (de ces échecs). Dès lors que les positions du Lobby sont conformes à celles explicitées au point (A) [voir ci-dessus, ndt], les deux facteurs sont extrêmement difficiles à démêler. Or, les points de conformité sont (effectivement) très nombreux. Prenons le point (1) et posons-nous la question qui coule de source suivante : pour qui cette politique a-t-elle été un échec, au cours des soixante années écoulées ? Pour les trusts de l'énergie ? Pas vraiment : ils ont " réalisé des profits qui surpassent les rêves de l'avarice " (pour citer John Blair, qui a dirigé les plus importantes enquêtes gouvernementales sur l'industrie, dans les années 1970). Ils continuent à le faire aujourd'hui, et le MO est leur vache à lait préférée. Fut-ce un échec pour la grande stratégie américaine basée sur le contrôle de ce que le Département d'Etat a qualifié, voici soixante ans de cela, de " source stupéfiante de puissance stratégique ", en parlant du pétrole du MO et de l'immense richesse que représente ce " gros lot matériel " sans équivalent ? On a du mal à l'imaginer. Les Etats-Unis ont réussi à maintenir l'essentiel de leur contrôle leurs indéniables revers occasionnels, comme le renversement du Shah d'Iran, n'étaient aucunement dus à des initiatives du Lobby. Et comme je l'ai indiqué, les trusts de l'énergie ont prospéré. De plus, ces succès extraordinaires ont dû surmonter beaucoup d'obstacles : au premier chef, comme ailleurs dans le monde, ce que des documents internes [à l'administration US, ndt] qualifient de " nationalisme radical ", (en réalité, le nationalisme indépendantiste). Comme dans d'autres régions du monde, il a été jugé expédient de formuler ces préoccupations en termes de " défense contre l'URSS ", mais très rapidement ce prétexte ne résiste pas à l'examen, au MO pas plus qu'ailleurs. Et, de fait, on concéda officiellement que cette affirmation était fallacieuse, peu après la chute du mur de Berlin, quand la Stratégie de Sécurité Nationale pour l'année 1990 de Bush préconisa le maintien des forces destinées à intervenir au MO, où de sérieuses " menaces pour nos intérêts ne sauraient être laissées en l'Etat sur le seuil du Kremlin " - c'est donc aujourd'hui un prétexte qu'on ne peut plus invoquer pour poursuivre les mêmes politiques que par le passé. Et cela fut vérifié, pratiquement, en ce qui concerne le monde entier. Ceci soulève immédiatement une autre question au sujet de la thèse de M-W. Où étaient donc " les Lobbies " qui auraient conduit à poursuivre des politiques tout à fait similaires, dans le monde entier ? Prenons l'année 1958, une année particulièrement critique pour les affaires du monde. En 1958, l'administration Eisenhower identifia les trois principaux défis pour les Etats-Unis. Il s'agissait du MO, de l'Afrique du Nord et de l'Indonésie : autant de pays producteurs de pétrole, autant de pays musulmans. Le sort de l'Afrique du Nord fut solutionné, grâce à l'indépendance (purement formelle) de l'Algérie. L'Indonésie et le MO furent " traités " au moyen des massacres terribles déclenchés par Suharto (en 1965) et de la destruction, par Israël, du nationalisme arabe laïc (Nasser, 1967). Au MO, cela instaura l'étroite alliance entre les Etats-Unis et Israël, et cela corrobora l'appréciation des services secrets américains, en 1958, selon lesquels un " corollaire logique " de l'opposition au " nationalisme radical " (entendre : le nationalisme indépendantiste laïc) était le " soutien à Israël ", en tant qu'unique base américaine fiable dans la région (avec la Turquie, qui entra dans une étroite alliance avec Israël, précisément cette année-là). Le coup d'Etat de Suharto suscita une euphorie virtuelle, et il demeura " notre genre de mec " (ainsi que le qualifiait l'administration Clinton) jusqu'à ce qu'il n'ait pu maintenir son contrôle, en 1998, ce qui impliqua un état de sévices horrifique, à faire pâlir celui de Saddam Hussein lequel était aussi " notre genre de mec ", jusqu'à ce qu'il désobéisse aux ordres, en 1990. Y avait-il un Lobby indonésien ? Un Lobby saddamiste ? La question peut être généralisée et étendue au monde entier. Tant que ces questions n'auront pas été traitées, la question (1) ne pourra pas être sérieusement réglée. Quand nous creusons la question (1), nous constatons que les politiques américaines au MO sont tout à fait semblables aux politiques américaines poursuivies dans les autres régions du monde, et qu'elles ont connu un succès remarquable, face à de nombreuses difficultés : soixante ans, c'est une longue période, pour ne connaître en permanence que le succès. Il est bien vrai que Bush II a affaibli la position américaine, et pas seulement au MO, mais c'est là une tout autre question. Cela (m') amène au point (2). Comme je l'ai indiqué, l'alliance USA-Israël a été conclue précisément au moment où Israël a rendu un énorme service aux trusts américano-saoudiens de l'énergie, en écrasant le nationalisme arabe séculier, qui menaçait de détourner [ sic ! ndt] des ressources vers des besoins domestiques (arabes, ndt). C'est aussi à ce moment-là que le Lobby a décollé (mis à part sa composante chrétienne évangélique, de très loin la plus nombreuse et sans doute la plus influente, mais ce ne sera le cas, pour l'essentiel, que durant les années 1990 [sic ! j'aurais envie de traduire : depuis les années 1990 ! ndt] ). C'est aussi à cette époque-là que la classe politico-intellectuelle entama son idylle avec Israël, qui l'avait laissée plutôt indifférente jusqu'alors. Ces intellectuels et ces politiques représentent une partie très influente du Lobby, en raison de leur rôle dans les médias, dans le milieu universitaire, etc. A partir de ce moment, il est difficile de distinguer l' " intérêt national " (au sens convenu et perverti de cette _expression) des effets (de l'action) du Lobby. J'ai passé en revue les états des services rendus par Israël aux Etats-Unis, jusqu'à l'heure actuelle, dans d'autres colonnes, je n'y reviendrait donc pas ici. M-W se focalisent sur l'Aipac et les chrétiens évangéliques, mais ils reconnaissent que le Lobby inclut la majorité de la classe politico-intellectuelle dès lors, la thèse perd l'essentiel de sa consistance. Ils ont aussi une manière particulièrement sélective de sélectionner leurs " preuves " (dont la ne sont que des assertions). Prenons, par exemple, les ventes d'armes à la Chine (par Israël, ndt), qu'ils citent parce qu'elles étaient censées contrevenir aux intérêts des Etats-Unis. Mais ils omettent de mentionner que, les Etats-Unis s'y étant opposés, Israël fut contraint de reculer : sous Clinton, en 2000 et, à nouveau, en 2005, le régime néocon de Washington faisant tout, cette fois-ci, pour humilier Israël. Et ce, dans les deux cas, sans le moindre clignement de paupière du Lobby, bien qu'il se soit agi là d'un très sérieux coup de règle sur les doigts administré à Israël. Et il y a beaucoup d'exemples similaires. Prenez le pire crime de l'histoire d'Israël [" le pire " : ça, c'est Nono qui le dit, ndt] : son invasion du Liban, en 1982, dans le but de détruire l'OLP, nationaliste laïc, en réduisant au silence ses appels embarrassants à une solution politique, et d'imposer au Liban un régime maronite lige. L'administration Reagan a fortement soutenu l'invasion, y compris ses pires atrocités, mais quelques mois plus tard (en août), quand les atrocités devinrent si graves que même le correspondant du New York Times à Beyrouth Thomas Friedman les critiquait, et qu'elles commençaient à porter atteinte aux " intérêts nationaux " des Etats-Unis, Reagan ordonna à Israël de couper court à son invasion, puis il intervint pour parachever l'éviction de l'OLP du Liban, issue particulièrement heureuse tant pour Israël que pour les Etats-Unis (et cohérente avec l'opposition américaine constante aux nationalismes indépendantistes). L'issue ne fut pas exactement ce que voulait l'alliance USA-Israël, mais ce qui est significatif, ici, c'est que les Reaganiens ont soutenu l'agression et les atrocités (israéliennes), tant qu'elles " servaient les intérêts nationaux des Etats-Unis", et qu'ils y ont mis un terme quand ce n'était plus le cas (intervenant eux-mêmes, dès cet instant, pour parachever le boulot). Rien, là, que de très normal. Autre problème : M-W ne traitent pas du rôle des trusts de l'énergie. Ils sont pourtant loin d'être marginaux, dans la vie politique américaine c'est particulièrement transparent dans l'administration Bush, mais c'est vrai, de fait, depuis toujours. Comment pourraient-ils être à ce point impotents, face au Lobby ? Comme l'a fait observer à juste titre le spécialiste du MO Stephen Zunes : " Il y a des groupes d'intérêts qui ont des enjeux en jeu dans ce qui se passe dans la région du Golfe persique, bien plus puissants que l'Aipac [ou que le Lobby, de manière générale], comme les compagnies pétrolières, les industries de l'armement et d'autres intérêts spéciaux, dont la puissance de lobbying et les contributions financières aux campagnes électorales (américaines) surpassent de très loin celles du lobby sioniste dont ce dernier a tendance à se vanter, en en rajoutant et des donateurs qui lui sont liés. " Serait-ce que les trusts de l'énergie ne savent pas où se trouvent leurs intérêts, ou bien alors ils font partie du Lobby, eux aussi ? A ce stade, où est la distinction entre les points (1) et (2), si ce n'est dans les marges ? Il faudrait aussi nous expliquer, j'y reviens, pourquoi la politique des Etats-Unis au MO est semblable à leurs politiques ailleurs dans le monde politiques auxquelles Israël, je le rappelle incidemment, a apporté des contributions importantes, par exemple en aidant l'exécutif américain à franchir les barrières parlementaires du Congrès pour mener des campagnes de terreur massive en Amérique centrale, pour contourner les embargos frappant tant l'Afrique du Sud que la Rhodésie, et encore bien d'autres pays. Tout ceci, encore une fois, ne fait que rendre de plus en plus difficile la distinction entre (2) et (1) ce denier étant d'une uniformité quasi absolue, pour l'essentiel, dans le monde entier. Je ne vais pas passer en revue les autres arguments, mais je ne pense pas qu'ils soient particulièrement pertinents, à y regarder de plus près. La thèse que M-W proposent, toutefois, ne manque pas de séduction. La raison, je pense, tient au fait qu'elle maintient un gouvernement américain immaculé, sur son haut pinacle de noblesse, d' " idéalisme wilsonien ", etc, essentiellement dans les serres d'une force toute-puissante, desquelles il ne saurait se libérer. Cela revient tout à fait à attribuer les crimes [américains] des soixante dernières années à " des illusions exagérées concernant la guerre froide ", ou que sais-je encore ? Dans les deux cas, c'est expédient, mais [le moins qu'on puisse
en dire, c'est que ] ça n'est pas très convaincant.
Commentaire de Jeff Blankfort
" Il y a des groupes d'intérêts qui ont des enjeux
en jeu dans ce qui se passe dans la région du Golfe persique,
bien plus puissants que l'Aipac [ou que le Lobby, de manière
générale], comme les compagnies pétrolières,
les industries de l'armement et d'autres intérêts spéciaux,
dont la puissance de lobbying et les contributions financières
aux campagnes électorales (américaines) surpassent de
très loin celles du lobby sioniste dont ce dernier a
tendance à se vanter, en en rajoutant et des donateurs
qui lui sont liés. "
Le lobbyiste républicain Jack Abramoff condamné à près de six ans de prison là ou d'autres auraient été condamnés à trente ans !
L'ex-lobbyiste déchu Jack Abramoff, proche des républicains, a été condamné mercredi à cinq ans et dix mois de prison pour achat frauduleux d'une flotte de bateaux-casinos en Floride. Agé de 47 ans, il devrait rester en liberté le temps d'aider la justice dans une vaste enquête pour corruption impliquant des membres du Congrès, une collaboration qui lui a permis d'obtenir la peine minimale pour ce type de délit. Son ancien associé Adam Kidan, 41 ans, a été condamné à la même peine. Les deux hommes avaient plaidé coupable d'avoir produit de faux documents selon lesquels ils auraient payé 23 millions de dollars de leur propre argent pour acheter la flotte de bateaux-casinos SunCruz. Se basant sur ce faux, ils ont ensuite réussi à obtenir 60 millions de dollars supplémentaires pour cet achat. L'ancien patron de SunCruz, Konstantinos "Gus" Boulis, a été assassiné en 2001 et trois hommes sont poursuivis pour ce crime, dont un ancien consultant employé par Kidan qui serait lié à un clan de la mafia new-yorkaise, la famille Gambino. Abramoff et Kidan ont nié tout lien avec le meurtre et ne sont pas poursuivis dans cette affaire. Après la sentence, Abramoff, présenté comme profondément religieux par son avocat et ayant renoué avec l'orthodoxie juive, a exprimé au juge ses "profonds remords". "Je ne peux qu'espérer que le Tout-puissant et ceux à qui j'ai fait du tort puissent me pardonner mes violations". Ayant reconnu sa culpabilité dans l'affaire des bateaux-casinos, il l'a aussi fait dans une affaire de fraude fiscale impliquant des millions de dollars dont ont été victimes des tribus indiennes. Et il a également accepté de collaborer dans une enquête pour corruption qui ébranle le Congrès et pourrait impliquer une vingtaine de ses membres, dont l'ancien chef de la majorité républicaine de la Chambre des représentants, Tom DeLay. Selon le juge, Abramoff et Kidan n'auront pas à se présenter à la prison avant 90 jours pour pouvoir continuer à collaborer à cette enquête et à celle sur le meurtre de Boulis. Abramoff fut un lobbyiste influent dans les milieux républicains, ami de Tom DeLay et de l'ancien chef de la Christian Coalition Ralph Reed. Il avait collecté plus de 100.000 dollars pour la campagne de réélection de Bush en 2004. Le président et des dizaines de députés ont depuis rendu des sommes données par Abramoff. Dans le cadre de l'affaire de la corruption au Congrès, il a reconnu avoir offert des voyages luxueux et autres cadeaux à des officiels en échange de faveurs. Source : AP, 30 mars 2006 Copinage et corruption : Wolfowitz à la Banque mondiale
original : http://www.counterpunch.org/hakki03032006.html.
L'auteur est un ancien membre du personnel de la Banque mondiale. Cet article a été publié initialement dans Al-Ahram.
Dans un article au sujet de la bonne fortune déclinante des
néo-conservateurs dans le cadre de la politique étrangère
de Bush, le Wall Street Journal a indiqué que : « Au
cours de l'année écoulée, les positions des néo-conservateurs
au sein de l'administration, eux qui façonnèrent la
réponse américaine aux attentats du 11 septembre, ont
été réduites et leur influence a faibli ».
Cet article fait référence au départ de certains
des plus éminents administrateurs néo-conservateurs
de postes clefs pour la définition des orientations politiques.
Certains d'entre eux sont partis en pleine disgrâce, d'autres
ont quitté leur poste pour d'autres nominations décidées
par Bush. Le plus intéressant de ces changements de carrière
est sans doute celui de Paul Wolfowitz, secrétaire d'Etat à
la défense, qui a été promu président
de la Banque mondiale pour le rôle qu'il a joué lors
de la guerre en Irak. Le "scandale Finkielkraut" à Aix continue
Voici la lettre que Gilles Eboli avait fait parvenir aux personnes
ayant protesté contre la venue d'Alain Finkielkraut :
Le lobby [sioniste] mis en accusation
par Joseph Massad, Al-Ahram Weekly, 23-29 mars
2006, n° 787. Original : Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
L'auteur est professeur associé de politique arabe et d'histoire intellectuelle arabe contemporaines à l'Université Columbia. Son dernier ouvrage, The Persistence of the Palestinian Question, a été publié chez Routledge. [A moins que le lobby juif n'en vienne à relâcher son emprise sur la politique étrangère de Washington, les Etats-Unis doivent s'attendre à une dégradation de leur prestige auprès des Arabes, écrit Joseph Massad] Tout au long des vingt-cinq années écoulées, beaucoup de Palestiniens et d' autres Arabes, aux Etats-Unis et dans le monde arabe, furent tellement écrasés par la puissance du lobby pro-israélien aux Etats-Unis que toute étude, tout livre, tout article de presse dénonçant les manouvres souterraines, l'influence substantielle et le pouvoir financier et politique de ce lobby étaient accueillis par des soupirs extatiques de soulagement à l 'idée que les Américains pouvaient enfin, désormais, ouvrir les yeux sur la « vérité » et donc sur « l'erreur » de leur comportement. L'argumentation sous-jacente était très simple, et elle avait été répétée, toujours et encore, par les alliés du régime de Washington dans le monde arabe, les intellectuels arabes libéraux et pro-américains, les intellectuels et anciens hommes politiques américains conservateurs et libéraux et même des militants arabes et américains de gauche, qui soutiennent les droits des Palestiniens, à savoir que, sans le lobby pro-israélien, l'Amérique, au pire, cesserait de contribuer à l'oppression d 'Arabes et de Palestiniens et, au mieux, elle serait leur meilleure alliée et amie. Qu'est-ce donc qui rend cet argument persuasif et efficace, auprès des Arabes ? De fait, pourquoi ces affirmations sont-elles constamment brandies par les amis arabes de l'Amérique devant des publics arabes et américains, en guise d'argument se voulant persuasif ? Je mets en doute l' idée que la séduction de cet argument soit telle qu'il exonérerait le gouvernement des Etats-Unis de toute responsabilité et de toute la culpabilité qu'il endosse en raison de sa politique dans le monde arabe et j 'affirme qu'il donne de faux espoirs à beaucoup d'Arabes et de Palestiniens, qui aimeraient bien que l'Amérique soit de leur côté plutôt que dans le camp de leurs ennemis. Permettez-moi, voulez-vous, de commencer par la prémisse de l'argumentation, à savoir sa tendance à faire retomber le blâme de la politique étrangère des Etats-Unis non pas sur les Etats-Unis, mais uniquement sur Israël et le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Selon une telle logique, ce ne sont pas les Etats-Unis qui doivent être tenus directement responsables de leur politique impériale dans le monde arabe et le Moyen-Orient, de manière générale, depuis la Seconde guerre mondiale, mais bien plutôt Israël et son lobby, qui auraient poussé les Etats-Unis dans des politiques contraires à leurs propres intérêts nationaux et bénéficiaires uniquement pour Israël. En installant et en soutenant les dictatures arabes et autres au Moyen-Orient, en armant et en entraînant leurs forces armées, en mettant sur pied leurs services secrets et en entraînant leurs forces de police à des méthodes de torture et de répression des insurrections particulièrement efficaces, voilà ce dont tout le tort, d'après la logique développée par ces études, devrait retomber sur Israël et son lobby aux Etats-Unis. Le fait de bloquer tout soutien onusien et international aux droits des Palestiniens, d'armer et de financer Israël en guerre contre une population civile, de protéger Israël contre la colère de la communauté internationale : voilà ce dont les Etats-Unis ne devraient pas être tenus pour responsables, indique l'étude avec insistance, mais bien Israël et son lobby. De plus, et toujours selon cette même logique, le fait de contrôler les économies et les finances arabes, de dominer les investissements clés au Moyen-Orient et d'imposer des politiques d'ajustement structurel via le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale - politiques qui appauvrissent les peuples arabes - : voilà, également, qui devrait être mis au compte d'Israël, et non des Etats-Unis. Enfin, affamer, puis envahir l' Irak, menacer d'envahir la Syrie, bombarder puis sanctionner la Libye, puis l'Iran, assiéger les Palestiniens et leurs dirigeants : voilà qui devrait être imputé au lobby israélien, et non au gouvernement des Etats-Unis. De fait, depuis des années, beaucoup de dictateurs arabes pro-américains ont laissé filtrer, officiellement ou non, des informations selon lesquelles leurs amis diplomates américains leur auraient dit, à de multiples reprises, à quel point eux et l' « Amérique » soutiendraient le monde arabe et les Palestiniens, n'eût été l'influence du lobby pro-israélien (parfois qualifié par les diplomates américains en des termes plus explicites et beaucoup plus « ethniques »). Si beaucoup des études publiées par le lobby pro-israélien sont plausibles et pleines de détails très bien documentés faisant froid dans le dos au sujet de la puissance formidable à la disposition de groupes tel l'AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] et ses alliés, le problème de la plupart desdites études, c'est ce qu'elles ne disent pas. Par exemple : quand, et dans quel contexte, le gouvernement américain aurait-il jamais soutenu un quelconque mouvement de libération nationale, quelque part, dans le tiers-monde ? Les Etats-Unis sont tristement célèbres pour être un ennemi implacable de tous les mouvements de libération nationale du tiers-monde, y compris les mouvements européens, de la Grèce jusqu'à l' Amérique latine, l'Afrique et l'Asie, à de rares exceptions près, dont on fait des gorges chaudes, comme la guerre des fondamentalistes afghans contre l'URSS et le soutien américain au principaux alliés terroristes de l'Afrique du Sud en Angola et au Mozambique [l'UNITA et la RENAMO] contre leurs gouvernements anti-colonialistes respectifs. Pour quelle raison, dès lors, pourrait-on imaginer que les Etats-Unis soutiendraient les mouvements de libération arabes, si le lobby pro-israélien n'existait pas : voilà quelque chose que ces études n'expliquent jamais, et pour cause. Les Etats-Unis ont eu une politique constante, depuis la Seconde guerre mondiale, consistant à combattre tous les régimes du tiers-monde qui voulaient (et qui veulent) contrôler leurs richesses nationales, qu'il s' agisse de territoires, de pétrole, ou d'autres minéraux précieux. Ceci est valable, depuis l'Iran de 1953, jusqu'au Guatemala de 1954 et toute l' Amérique latine, jusqu'au Venezuela, de nos jours. L'Afrique a connu bien pire, depuis quarante ans, ainsi que beaucoup de pays d'Asie. Pourquoi les Etats-Unis soutiendraient-ils des régimes nationalistes dans le monde arabe, qui nationaliseraient des ressources naturelles et s'opposeraient au pillage de leurs richesses par le capital américain, au cas où le lobby pro-israélien n'existerait pas : voilà qui demeure un mystère non-expliqué par ces études. Enfin, le gouvernement des Etats-Unis a contré, renversé ou tenté de renverser tous les régimes qui recherchaient une indépendance réelle et tangible dans le tiers-monde, et ils sont particulièrement offusqués par ceux, parmi ces régimes, qui poursuivent des politiques de cette nature au moyen d'élections démocratiques. Le renversement des régimes depuis Arbenz jusqu'à Goulart en passant par Mossadegh et Allende, et les tentatives actuelles de renverser Chavez sont des exemples bien connus, de même que l'éviction de régimes nationalistes comme ceux de Sukarno et de Nkrumah. La terreur déchaînée contre des populations qui ont relevé le défi de régimes pro-américains installés par les Etats-Unis, du Salvador et du Nicaragua au Zaïre et au Chili, en passant par l'Indonésie, ont entraîné le massacre de centaines de milliers, voire de millions d'opposants, par des polices et des armées répressives entraînées à cette tâche primordiale par les Etats-Unis. Cela, en plus d'invasions directes des Etats-Unis dans des pays du sud-est asiatique et d'Amérique centrale, qui ont massacré un nombre inconnu de millions de civils, durant des décennies. Pourquoi les Etats-Unis et leurs agences gouvernementales de répression cesseraient-ils d'envahir des pays arabes, ou de soutenir les forces de police répressives des régimes dictatoriaux arabes, et pourquoi les Etats-Unis cesseraient-ils d'installer des gouvernements de l'ombre dans leurs ambassades dans les pays arabes afin de gérer les affaires de ces pays (dans certains cas, les gouvernements américains de l'ombre gèrent le pays arabe en question jusque dans les moindres détails, le gouvernement arabe en question étant réduit à exécuter leurs ordres), au cas où le lobby pro-israélien n'existerait pas : voilà une question qui n'est jamais abordée, ni a fortiori explicitée par ces études. L'argument qu'elles mettent en avant aurait été plus convaincant si le lobby israélien contraignait le gouvernement des Etats-Unis à mener au Moyen-Orient des politiques qui différeraient du tout au tout des politiques qu'il mène ailleurs dans le monde. Ceci, toutefois, est très éloigné de ce qui se passe réellement. Les politiques des Etats-Unis au Moyen-Orient sont souvent une forme exacerbée de leurs politiques anti-démocratiques et répressives ailleurs dans le monde, mais elles n'en diffèrent qu'en intensité. On pourrait aisément opposer l'argument que c'est justement la puissance du lobby pro-israélien qui est à l'origine de cette exacerbation, mais même cette objection n'est pas totalement persuasive. On pourrait avancer l'argument (c'est d'ailleurs ce que j'ai fait, dans d'autres colonnes) que c'est en réalité, précisément, la centralité d'Israël dans la stratégie états-unienne au Moyen-Orient qui explique, pour partie, la force du lobby pro-israélien, et non pas l'inverse. De fait, la plupart des études récentes mettent en lumière le rôle des membres pro-likoud de l' administration Bush (et même de l'administration Clinton), en tant que preuves du pouvoir effrayant du lobby, alors qu'on pourrait aisément arguer du fait que ce sont précisément ces mêmes hommes politiques américains qui avaient poussé le Likoud et le parti travailliste (israélien) à plus d' intransigeance, dans les années 1990, et qui sont en train de les pousser à de nouvelles conquêtes, maintenant qu'ils sont au sommet du pouvoir aux Etats-Unis. Ceci ne veut pas dire, toutefois, que les dirigeants du lobby pro-israélien ne se vanteraient pas régulièrement de leur influence cruciale sur les services de politique étrangère du Congrès des Etats-Unis et de la Maison Blanche. C'est ce qu'ils ne cessent de faire, régulièrement, depuis la fin des années 1970. Mais si le lobby est puissant aux Etats-Unis, c'est parce que ses principaux buts avoués sont de promouvoir les intérêts des Etats-Unis et leur soutien à Israël, dans le cadre de son soutien à l'ensemble de la stratégie américaine au Moyen-Orient. Le lobby pro-israélien joue le même rôle que le lobby chinois, dans les années 1950 et que le de lobby cubain, encore de nos jours. Le fait qu'il soit beaucoup plus puissant que n'importe quel autre lobby étranger sur la Colline du Capitole atteste de l'importance d'Israël dans la stratégie des Etats-Unis et non pas de je ne sais trop quel pouvoir fantastique dont il disposerait indépendamment et à l'extérieur des « intérêts nationaux » américains. Le lobby pro-israélien ne pourrait pas vendre son message, il n'aurait pas une telle influence, si Israël était un pays communiste ou anti-impérialiste, ou bien si Israël s'opposait à la politique des Etats-Unis, où que ce soit, ailleurs dans le monde. D'aucuns auraient tendance à arguer du fait que quand bien même Israël tenterait de placer ses intérêts propres au-dessus de ceux des Etats-Unis, parce que son lobby induirait en erreur les décideurs politiques américains en détournant leur position d'une position consistant à procéder à une évaluation objective de ce qui est vraiment dans l'intérêt de l'Amérique, et ce qui est vraiment dans l'intérêt d'Israël. Voici cette argumentation : le soutien des Etats-Unis à Israël est la raison pour laquelle des groupes opposés à Israël en viennent à haïr les Etats-Unis et à les prendre pour cible de leurs attaques. Cela coûte aussi aux Etats-Unis toute couverture médiatique favorable dans le monde arabe, affecte le potentiel d' investissements américains dans les pays arabes et lui fait perdre d' importants alliés dans la région, ou tout au moins affaiblit lesdits alliés. Mais rien de tout ceci n'est vrai. Les Etats-Unis ont pu être le principal soutien et financeur d'Israël, son défenseur le plus inflexible et son fournisseur d'armes, tout en maintenant des alliances stratégiques avec la plupart des dictatures arabes (sinon toutes) et notamment avec l'Autorité palestinienne, tant sous la direction de Yasser Arafat que sous celle de Mahmoud Abbas. De plus, les compagnies et les investissements américains ont la première place dans le monde arabe, tout particulièrement, mais pas exclusivement, dans le secteur pétrolier. De plus, même sans les efforts pathétiques et inefficaces de la propagande américaine sous la forme de la chaîne de télévision Al-Hurra ou de radio Sawa et du magazine aujourd'hui disparu Hi, pour ne pas parler des journalistes et des journaux stipendiés par les Etats-Unis en Irak et ailleurs, toute une armée de journaux et de chaînes de télévision arabes, pour ne pas parler d'une myriade de télévisions satellitaires, célèbrent les Etats-Unis et leur culture, diffusent des émissions américaines, et tentent de vendre le point de vue américain, aussi efficacement que possible, handicapés qu'ils sont uniquement par les limitations imposées au sens commun par la politique américaine dans la région. Même l'iconoclaste Al-Jazeera a reculé, afin de complaire au point de vue américain, mais elle est constamment contredite par les politiques américaines réelles dans la région. Al-Jazeera, qui est en butte à des pressions et des menaces terribles de bombardement émanant des Etats-Unis, a par exemple cessé totalement de désigner les forces américaines d'occupation de l'Irak par l'_expression « les forces d'occupation ». Elle utilise désormais l'_expression : « les forces de la coalition ». De plus, depuis quand les Etats-Unis chercheraient-ils à se livrer à un concours de popularité parmi les peuples du monde ? Les Arabes n'aiment ni ne haïssent les Etats-Unis plus que les Latino-américains, les Africains, les Asiatiques, voire même - en particulier - les Européens. Enfin, nous en arrivons à l'argument financier, à savoir que les Etats-Unis donnent des sommes inconsidérées à Israël - coût par trop exorbitant, hors de proportion avec ce que les Etats-Unis reçoivent en retour. De fait, les Etats-Unis dépensent plus d'argent pour leurs bases militaires dans le monde arabe, pour ne pas parler de leurs bases en Europe ou en Asie, qu'ils n'en dépensent pour Israël. Israël a, de fait, été très efficace en matière de services rendus à ses maîtres américains pour un prix modique, qu'il s' agisse de faire passer illégalement des armes aux dictatures d'Amérique centrale, dans les années 1970 et 1980, d'aider des régimes parias comme Taiwan et l'Afrique du Sud de l'apartheid à la même époque, soutenir des groupes pro-américains, y compris fascistes, à l'intérieur du monde arabe afin de saper des régimes arabes nationalistes, du Liban à l'Irak en passant par le Soudan, pour finir par l'aide apportée à des régimes arabes conservateurs et pro-américains quand ils étaient menacés, comme la Jordanie en 1970, ou encore d'attaquer directement des régimes arabes nationalistes, comme l'Egypte et la Syrie en 1967 et l'Irak en 1981, quand Israël détruisit le réacteur nucléaire de recherche de ce pays. Si les Etats-Unis ont pu renverser Sukarno et Nkrumah, au moyen de coups d'état sanglants, Nasser resta dans ses tranchées, jusqu'à ce qu'Israël finisse par le neutraliser, lors de la guerre de 1967. C'est grâce à ce signalé service que les Etats-Unis augmentèrent exponentiellement leur soutien à Israël. De plus, Israël a neutralisé l'OLP, en 1982, ce qui n'était pas rendre un mince service aux régimes arabe et à leur patron américain, qui n'avaient pas été capables de contrôler entièrement cette organisation jusqu'alors. Aucune des bases militaires américaines pour lesquelles bien plus de milliards de dollars sont dépensés ne pourraient revendiquer un succès aussi éclatant. Les critiques arguent du fait que, lorsque les Etats-Unis durent intervenir dans le Golfe, ils ne purent pas compter sur Israël pour faire ce boulot en raison du fait que l'inclure dans une telle coalition aurait embarrassé les alliés arabes, d'où le besoin d'une intervention américaine directe et l'inutilité d'Israël en tant qu'allié stratégique. Même si cela est vrai, les Etats-Unis n'ont pas pu non plus se fier à l'une quelconque de leurs bases militaires et durent lancer les invasions tous seuls, en étant contraints d'acheminer des troupes par bateau, pour ce faire. Les bases militaires dans le Golfe ont apporté un soutien important et nécessaire, mais c'est aussi ce que fit Israël. L'AIPAC est incontestablement puissant, tant qu'il promeut des politiques qui correspondent aux intérêts américains et sont en consonance avec l' idéologie impériale régnante des Etats-Unis. Le pouvoir du lobby pro-israélien, tant au Congrès que sur les campus, parmi les responsables des universités ou les décideurs politiques, n'est pas seulement basé sur ses compétences organisationnelles, ni sur son uniformité idéologique. Dans une très large mesure, des attitudes antisémites, au Congrès (et encore plus, chez les responsables universitaires) jouent un rôle dans l' exagération du pouvoir du lobby (et de ses ennemis), qui les amène à dépasser la ligne. Mais même si c'était vrai, on pourrait répondre que peu importe le fait que le lobby ait un pouvoir réel ou imaginaire. Car, aussi longtemps que le Congrès et les décideurs politiques (ainsi que les administrateurs des universités) penseront que tel est bien le cas, ce lobby demeurera efficace et puissant. Bien entendu, je concède ce point. Qu'est-ce qui aurait pu être différent, par conséquent, dans la politique américaine au Moyen-Orient, si Israël et son puissant lobby n'avaient pas existé ? La réponse est brève. La voici : ce qui aurait été différent, ce sont les détails et l'intensité de cette politique, mais en aucun cas sa direction, son contenu ni son impact. Le lobby pro-israélien est-il (effectivement) extrêmement puissant, aux Etats-Unis ? Etant quelqu'un qui a dû faire face de plein fouet à sa puissance, depuis trois ans, à travers leur formidable influence sur mon université et leurs tentatives de me faire virer, je réponds par un oui retentissant. Ce lobby est-il le responsable premier des politiques américaines vis-à-vis des Palestiniens et du monde arabe ? Absolument pas ! Les Etats-Unis font face à une très forte opposition, dans le monde arabe, comme ailleurs, parce qu'ils ont poursuivi et continuent à poursuivre des politiques qui sont opposées aux intérêts de la plupart des gens, dans ces pays, qui ne bénéficient qu'à leurs propres intérêts et aux régimes minoritaires dans la région, qui servent lesdits intérêts américains, dont Israël. Sans ces politiques, et sans le lobby pro-israélien qui les soutient, les Etats-Unis peuvent s'attendre à un changement d'attitude à leur égard, chez les Arabes. Sinon, les Etats-Unis devront poursuivre leur politique, dans la région, politique qui a semé la désolation, et continue à la semer, sur la majorité des Arabes. Ne vous attendez pas à ce que les peuples arabes aiment les Etats-Unis, en retour !
* * * * * * Commentaire de Jeff Blankfort Samedi 25 mars 2006 jblankfort@earthlink.net Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft. L'auteur est ancien rédacteur en chef du Middle East Labor Bulletin [J'ai envoyé la lettre ci-après à Al-Ahram, en réponse à l'article du professeur Joseph Massad, qui disculpe essentiellement le lobby israélien des accusations portées à son encontre par John Mearsheimer et Steven Walt, dans leur étude publiée par l'Université d'Harvard et la London Review of Books. Jeff Blankfort]. Monsieur le Rédacteur en chef, Les sionistes américains semblent n'avoir pas de meilleurs amis que certains universitaires palestiniens et d'autres pays arabes aux Etats-Unis, comme le professeur Joseph Massad [article Blaming the Lobby, 23 - 29 mars] [en traduction, ci-dessus], qui s'est précipité afin de détourner le blâme contre le lobby sioniste au sujet de son influence sur la politique moyen-orientale américaine et, ce, au moment même où ce "lobby" est en butte à un examen et à des critiques ô combien trop rares dans les médias consensuels, des professeurs John Mearsheimer et Steven Walt, dans leur article, The Israel Lobby, publié dans la London Review of Books. Que Massad et ses émules fassent cela alors même que les « agents d' influence » du lobby sont en train d'essayer de censurer le travail de ces deux professeurs et de diffamer leur réputation, voilà qui est d'autant plus troublant. Massad et les autres ignorent ou sous-estiment totalement l' évidence manifeste, à savoir que le lobby détermine bel et bien, comme l'a écrit l'ancien conseiller au Département d'Etat Stephen Green, dans Taking Side, US and Militant Israel, les paramètres à l'intérieur desquels un président américain peut prendre de quelconques décisions relatives au Moyen-Orient. Ils ignorent consciencieusement les conflits sérieux qui se sont produits entre le lobby et les administration Carter, Ford et Bush père, qui se conclurent par la victoire du lobby, et ils compliquent le problème en insistant sur le fait que ceux qui accusent le lobby de la guerre en Irak et de la situation en Palestine absoudraient les Etats-Unis de leurs propres responsabilités, comme s'il s'agissait d'une situation du type « soit / soit ». Le professeur Massad et les autres devraient s' étrangler à l'audition des commentaires du très regretté professeur Edward Said, qui ne mâchait pas ses mots, sur la question. Dans sa contribution, très judicieusement intitulée « Le dernier tabou de l'Amérique », à l' ouvrage The New Intifada, il écrivait : "Qu'est-ce qui explique la situation actuelle ? La réponse est à trouver dans le pouvoir des organisations sionistes sur la politique américaine, organisations dont le rôle, tout au long du "processus de paix", n'a jamais été suffisamment étudié - négligence absolument stupéfiante, étant donné que la politique de l'OLP a consisté, par essence, a jeter notre destin, en tant que peuple, dans le giron des Etats-Unis, sans la moindre conscience stratégique du degré de contrôle de la politique américaine par une petite minorité dont les opinions sur le Moyen-Orient sont, par certains côtés, plus extrémistes que celles du parti Likoud lui-même" [c'est moi qui souligne, J. Blankfort].
Et, à propos de l'AIPAC, Said écrivait : "L'AIPAC - American Israel Public Affairs Committee - est, depuis des années, le lobby le plus puissant à Washington, sans ex-aequo. Comptant sur une population juive bien organisée, influente, très visible et riche, l' AIPAC inspire une crainte et un respect justifiés dans l'ensemble de l' éventail politique. Qui va se dresser face à ce molosse, pour les beaux yeux des Palestiniens, alors qu'ils n'ont strictement rien à offrir, et alors que l'AIPAC est en mesure de détruire une carrière professionnelle simplement en laissant échapper un carnet de chèques ? Par le passé, un ou deux membres du Congrès ont effectivement résisté ouvertement à l'AIPAC, mais de très nombreuses commissions d'action politique contrôlées par l'AIPAC veillèrent à ce qu'ils ne soient jamais réélus. Si telle est la situation du législatif, à quoi peut-on s'attendre, de la part de l'exécutif ?" Les Palestiniens et les Irakiens soumis à l'occupation israélienne et américaine devraient exiger plus de ceux qui, tout en vivant confortablement à l'étranger, parlent en leur nom. Le tabou évoqué par le professeur Said, à l'évidence, ne se limitait pas aux seuls sionistes.
Le rabbin Mordehaï Eliyahou veut obliger les enfants à amputer un membre de leurs poupées
Coup dur pour les enfants des familles orthodoxes: l'ancien Grand Rabbin sépharade d'Israël a promulgué un édit obligeant les parents à amputer leurs poupées d'un bras ou d'une jambe. S'appuyant sur l'interdiction stipulée dans la Bible de créer ou de posséder une idole, le rabbin Mordehaï Eliyahou a déclaré sur une radio religieuse qu'il fallait ôter l'un des membres des poupées. "Il est très important que ces jouets ne soient pas intacts, car cela leur enlève leur caractère idolâtre", a-t-il expliqué. Selon lui, si l'enfant possède un ours ou un chien en peluche, il faut lui ôter une oreille ou un oeil. Son fils, Shmouel Eliyahou, rabbin de Safed, dans le nord d'Israël, a expliqué qu'il était malvenu de posséder des statues ou des poupées, même dans des buts ludiques ou artistiques. "Il faut les amputer ou en tout cas les altérer", a-t-il ajouté. Il a confié à la presse que son père avait obligé l'un de ses fidèles à casser l'oreille d'une réplique de la statue de Moïse de Michel-Ange, qu'il avait achetée à un prix exorbitant. Les édits religieux des rabbins n'ont aucune valeur juridique en Israël. Ils n'ont force de loi que pour leurs ouailles. Source : AFP, 26 mars 2006 Un avertissement venu d'Amérique
Editorial du quotidien israélien Haaretz, 22 mars 2006 Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft. Deux universitaires américains très connus ont publié un article qui a suscité un grand intérêt dans les milieux diplomatiques américains et israéliens. Dans cet article intitulé "Le lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis", les professeurs John J. Mearsheimer et Stephen Walt écrivent que le lobby israélien auprès du Congrès des Etats-Unis est en train de causer une sérieuse déviation de la politique américaine, et qu'il a été un facteur critique dans la décision prise par l'administration Bush de faire la guerre à l'Irak. Les deux auteurs concluent en écrivant que l' image négative de l'Amérique au Moyen-Orient a pour origine son attitude indûment favorable à Israël. En dépit du fait que l'article comportait une tentative d'accuser les juifs de développements dans lesquels ils n'ont aucune responsabilité, et même si ses commentaires ont pour origine une opposition croissante à la guerre en Irak et une tentative de rechercher des motifs occultes à ce que les auteurs considèrent comme un échec de la politique étrangère américaine, il serait irresponsable d'ignorer le message sévère et dérangeant véhiculé par cet article. La conclusion qu'Israël serait bien avisé de tirer des sentiments anti-israéliens exprimés dans cet article, c'est qu'il ne jouira pas éternellement de l'immunité. Le soutien résolu de l'Amérique à Israël et sa détermination à s'abstenir de toute colère motivée par les fautes d'Israël peuvent être interprétés comme entrant en conflit avec les intérêts essentiels de l'Amérique, et sont susceptibles de s'avérer lourds à porter. Le fait que les Israéliens considèrent tout à fait naturels le soutien et l' énorme assistance des Etats-Unis à Israël est cause d'excès de complaisance et empêche les Israéliens de prendre conscience de l'existence de certains courants à l'intérieur de l'opinion publique américaine, extrêmement profonds et susceptibles d'amener un changement drastique dans la politique américaine. Au lieu de renforcer les lobbies juif et israélien et de les encourager à influencer les décideurs politiques américains afin de les inciter à soutenir Israël inconditionnellement, le gouvernement israélien doit comprendre que le monde n'attendra pas jusqu'à la Saint-Glinglin qu'Israël se retire des territoires et que les opinions exprimées dans l'article dont il est ici question risquent de s'enraciner dans la politique américaine, au cas où Israël ne changerait pas rapidement la réalité politique. Le retrait unilatéral de Gaza a certes amélioré l'image d'Israël aux yeux du monde, en particulier en Europe, mais cela ne suffit pas. Le projet du Premier ministre intérimaire Ehud Olmert visant à obtenir un très large soutien international au programme politique qu'il va bientôt rendre public, et qui est basé sur un retrait significatif de Cisjordanie et l'évacuation de dizaines de milliers de colons, est une décision avisée et nécessaire. Il est impossible de tracer une frontière avec les Palestiniens de manière unilatérale, si ce tracé n'est pas entériné au minimum par les Etats-Unis et l'Europe. A Gaza, Israël s'est retiré jusqu'à une frontière internationalement reconnue. Mais en Cisjordanie, l'intention est de maintenir la souveraineté israélienne sur des blocs de colonisation situés en territoire occupé. Un retrait unilatéral qui ne serait pas fondé sur un accord avec les Palestiniens serait dépourvu de signification, à défaut d'un soutien international. Renforcer les liens entre Israël et l'Europe et impliquer les Etats-Unis dans le processus sont des nécessités stratégiques de première importance. Le lobby juif et israélien aux Etats-Unis ferait bien d' expliquer dès maintenant le futur retrait, après toutes ces années qu'il a passées essentiellement à conquérir un soutien à la continuation de l' occupation et à l'entreprise de colonisation. Peut-être alors serait-t-il plus facile d'expliquer la politique israélienne et de consolider les véritables intérêts américains et israéliens ? L'article des deux universitaires ne mérite certainement pas d'être condamné. Il devrait plutôt nous servir d'avertissement.
Neturei Karta à Téhéran
Début mars de cette année, une forte délégation de rabbins du mouvement orthodoxe juif antisioniste Neturei Karta s’est rendue à Téhéran, où elle a rencontré des responsables politiques, religieux, universitaires ainsi que les médias iraniens. Les rabbins ont reçu un accueil enthousiaste, notamment à l’Université de Téhéran, où ils ont fait salle comble. On peut voir les photos de cette visite sur leur site web > http://www.nkusa.org/activities/Iran/2006MarchIran.cfm
Félicitations et voeux de Neturei Karta International (Diaspora) au mouvement palestinien Hamas
27 janvier 2006 Source : http://www.nkusa.org/activities/Statements/2006Jan27Hamas.cfm Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft. Avec l'aide du Tout-Puissant Al-Salâm Aleikum Nous sommes (le mouvement) Neturei Karta International, qui représentons les juifs respectueux de la Torah dans le monde entier, c'est-à-dire des juifs qui observent la Torah sincèrement et sont fermement opposés au sionisme et au soi-disant Etat d' "Israël". Comme vous le savez sans doute, nous, les Juifs de la Torah, nous avons toujours été entièrement solidaires du peuple palestinien. Fidèles aux préceptes de la Torah, nous avons toujours reconnu et accepté que les Palestiniens gouvernent l'ensemble de la Palestine. De plus, conformément aux enseignements du judaïsme, quelque parti et quelque système de gouvernement que le peuple palestinien se donne, son choix a toujours été entièrement respecté, par le passé, et il est actuellement entièrement respecté, par nous, le peuple juif. Aujourd'hui, à l'occasion des récentes élections en Palestine, nous nous joignons à nos frères de Palestine pour présenter humblement nos bénédictions et nos félicitations à vous, les dirigeants, à vous, les adhérents et à vous, les électeurs du Hamas, pour votre succès. Les juifs fidèles à la Torah ont toujours été profondément peinés par la souffrance du peuple palestinien, causée par la création de l'Etat sioniste - l'Etat du soi-disant "Israël" - l'Etat soi-disant "juif". Cette horrible dérive est pour les juifs de la Torah une tragédie sans pareille et une cause d'extrême embarras, à dire le moins. Le peuple juif a été envoyé en exil, il y a près de deux mille ans, par un décret divin du Tout-Puissant. Conjointement à cet exil, Il nous a ordonné, à nous le peuple juif, d'être des citoyens loyaux, respectueux de la loi, compatissants et pacifiques dans tous les pays où nous résidons. De plus, nous devons attendre, dans l'exil, en faisant preuve de patience, la révélation du Tout-Puissant ; c'est alors que toute l'humanité Le reconnaîtra et se mettra à Son service, dans l'harmonie et dans la joie. Toute tentative de créer notre propre Etat, dans notre présent exil de décret céleste, est expressément interdite. Cet interdit s'applique à toutes les contrées où la création d'un Etat serait envisagée, qu'il s'agisse d'une contrée peuplée ou d'une contrée désertique. L'assujettissement, l' oppression et a fortiori l'expulsion d'un peuple dans le but de réaliser l' objectif consistant à créer un Etat, associant le crime au péché, sont expressément interdits et antithétiques de tous les préceptes du judaïsme. Les sionistes ont ignoré tout cela. Avec ce culot monstre, cette chutzpah qui les caractérise, ils se sont rebellés contre le Tout-Puissant et contre les lois de Sa Torah, en fabriquant l'idéologie sioniste et en créant et gérant l'Etat soi-disant d' « Israël ». Ils ont expulsé des foules de Palestiniens et ils soumettent et oppriment inlassablement et impitoyablement les Palestiniens restés sur place et les juifs religieux, dans l'ensemble de la Palestine, depuis près d'un siècle. Par conséquent, nous déclarons notre opposition totale au sionisme et à l' Etat ainsi dit d' « Israël », et a fortiori, nous proclamons notre soutien et notre solidarité totale avec vous, les Palestiniens. Responsables du Hamas, à l'occasion de votre élection aux responsabilités officielles de représentants de l'ensemble du peuple palestinien, nous vous offrons nos bénédictions et nous élevons une prière vers le Tout-Puissant : « Puisse le Tout-Puissant vous guider et vous inspirer afin de vous permettre de diriger la nation palestinienne conformément à Sa volonté ; « Puisse le Tout-Puissant unir les cours des Palestiniens afin qu'ils acceptent et fassent leur votre leadership, avec amour et bonne volonté ; « Puisse le Tout-Puissant avoir pour volonté que vous méritiez de voir le démantèlement prochain et rapide de l'entité sioniste - l'Etat soi-disant d' « Israël » et la dévolution de la gouvernance sur l'ensemble de la Terre sainte, y compris, bien entendu, à Jérusalem, à ceux à qui il revient légitimement de l'exercer, c'est-à-dire au peuple palestinien. Alors nous pourrons de nouveau vivre conformément à la volonté du Tout-Puissant, en bons voisins, Arabes et Juifs, comme nous l'avons fait pendant de si nombreux siècles jusqu'à l'apparition du sionisme ; « Enfin, Puisse faire la volonté du Tout-Puissant que le monde entier mérite de contempler, dans un avenir proche, la révélation de Sa gloire, (car) alors toute l'humanité Le servira, dans la joie et l'harmonie. Amen » Le Rabbin Yisroel Dovid Weiss (Neturei Karta International, Etats-Unis) Le Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta, Royaume-Uni)
Une réponse juive orthodoxes aux critiques formulées à l'encontre du Président iranien
par le Rabbin Yisroel Dovid Weiss (communiqué à l'occasion de la Journée de Jérusalem), 28 octobre 2005 Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft. Avec l'aide du Tout-Puissant Dans le monde entier, les juifs orthodoxes sont attristés par l'hystérie qui a accueilli le désir récemment exprimé par le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad de voir un monde débarrassé du sionisme. Ce désir n'est rien d' autre qu'une aspiration à un monde meilleur, et apaisé. C'est un espoir, que grâce à l'élimination du sionisme, les juifs et les musulmans vivront en harmonie comme ils l'ont toujours fait à travers les siècles, en Palestine et dans le monde entier. C'est une dangereuse déformation, que de voir dans les propos du Président un sentiment anti-juif quelconque. Le Président ne faisait que rappeler les convictions et les déclarations de l'Ayatollah Khomeini, qui a toujours mis l'accent et mis en pratique le respect et la protection des juifs et du judaïsme. Seule, l'idéologie du sionisme a été rejetée. Le Président Ahmadinejad a souligné ce distinguo, en faisant exclusivement allusion au sionisme, et non au judaïsme ni au peuple juif, que celui-ci réside en Palestine ou ailleurs. Nous sommes d'accord avec lui ! Les juifs orthodoxes ont toujours prié, et continuent à prier aujourd'hui, pour le démantèlement rapide et pacifique de l'Etat sioniste. De par les enseignements de la Torah, la loi juive, les juifs sont tenus à être des citoyens dignes et loyaux, dans tous les pays où ils vivent. Il leur est expressément interdit d'avoir une identité ou un Etat qui leur soient propres, quelle qu'en soit la nature ou la configuration, dans notre exil décrété par le Ciel. De plus, le fait d'avoir une conduite exemplaire, par des actes de compassion et de générosité, constitue l'essence du judaïsme. Asservir et opprimer un peuple, lui voler ses terres, ses maisons et ses vergers, etc : voilà les péchés cardinaux, voilà les crimes originels, strictement proscrits par la Torah. Depuis très longtemps, nous sommes aux côtés du peuple palestinien dans son combat en vue de l'autodétermination et de la dignité. En nous fondant sur nos enseignements religieux, nous pensons qu'il est impossible qu'une paix durable soit instaurée, tant que l'Etat d'Israël existera. C'est à cet objectif - une véritable réconciliation - que les juifs religieux aspirent ; cela sera possible grâce à l'instauration d'un Etat palestinien, qui nous permettra de vivre à nouveau dans l'harmonie et la fraternité. Puissions-nous mériter de voir nos prières exaucées. Par-dessus tout, nous prions pour la venue du jour où toute l'humanité reconnaîtra D.eu l'Unique et Le servira dans l'harmonie. Puisse cela nous advenir dans un proche avenir. Amen. Le Rabbin Yisroel Dovid Weiss Neturei Karta International Jews United Against Zionism http://www.nkusa.org tél : 914 262 8342
Arcadi Gaydamak pourrait être poursuivi en Israël pour blanchiment d'argent
La police israélienne a recommandé jeudi, au terme d'une enquête sur une importante affaire de blanchiment d'argent, l'ouverture de poursuites judiciaires contre le milliardaire juif russe Arcadi Gaydamak. "La police a décidé aujourd'hui, au terme de l'enquête, de remettre l'affaire au bureau du procureur de l'Etat", a indiqué à l'AFP un responsable de la police. Fin novembre 2005, Arcadi Gaydamak avait été interrogé par la brigade des fraudes dans le cadre de l'enquête sur le principal établissement bancaire d'Israël, la Banque Hapoalim, impliquée dans une affaire de blanchiment portant sur plusieurs centaines de millions de dollars. Il est soupçonné du blanchiment d'un montant d'une cinquantaine de millions de dollars impliquant une succursale de cette banque à Tel Aviv. "Ce sont des fantaisies de la police", a déclaré M. Gaydamak à l'AFP. "Il s'agit de leur interprétation", a-t-il ajouté, rejetant catégoriquement les accusations portées contre lui. Il a par la suite accusé la police d'abuser des pouvoirs que lui ont délégués les citoyens pour commettre des injustices et briser des vies humaines. "Je voudrais défendre la justice et l'Etat d'Israël, défendre ses citoyens contre ceux qui ont obtenu de nous, les citoyens, l'autorité de l'uniforme et qui utilisent cet uniforme et leur pouvoir pour briser des vies" a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "A partir d'aujourd'hui, je n'ai plus aucun respect pour leur travail", a-t-il affirmé. De nombreux hommes d'affaires et employés de la Banque Hapoalim ont été interrogés dans le cadre de cette affaire. Le scandale avait été révélé en mars 2005 à la suite d'une enquête menée par la police, en coopération avec la Banque centrale d'Israël. Pas moins de 180 comptes sur lesquels plus de 376 millions de dollars d'origine inconnue ont transité ont été gelés, selon la police. M. Gaydamak fait en outre depuis décembre 2000 l'objet d'un mandat d'arrêt international des juges parisiens qui enquêtent sur un trafic d'armes vers l'Angola, ayant impliqué Jean-Christophe Mitterrand, le fils du défunt président français. Le milliardaire russe s'est porté acquéreur du quotidien français France Soir et a acheté le club de football israélien Betar Jérusalem. Source : AFP, 23 mars 2006 Qui sont les vrais antisémites ? 68% des Juifs israéliens refusent d’habiter dans un immeuble avec des Arabes !
Un grand merci à la qualité des journalistes de Ha’aretz pour leur honnêteté dont pourraient s’inspirer 99,99% des journalistes français. A ce titre, nous leur décernons le prix du journalisme international du « Nouveau Monde » pour l’année 2005. Dans l’article en anglais ci-dessous dont nous faisons une
rapide traduction, on apprend que 68%, soit plus des deux tiers des
Juifs israéliens, indiquent qu’ils refusent d’habiter
dans un immeuble avec des Arabes, selon un sondage paru mercredi 22
mars 2005 par « L’index du racisme envers les Palestiniens
arabes citoyens de l’Etat d’Israël » pour le
compte du Centre de Lutte contre le Racisme ! Le gouvernement israélien
a-t-il réagi ?
Le scénario serait le suivant : 1- Roger Cukierman, le patron du CRIF et le « Goebbels » de la propagande sioniste en France qui avait déclaré à Ha’aretz en septembre 2001 : « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’il mette en place un ministère de la propagande comme Goebbels », convoquerait le Premier ministre français - lequel serait au garde à vous et le doigt sur la couture du pantalon -, pour lui dicter « ses ordres » ; 2- Les trois grands quotidiens pro-sionistes tels que « Le Monde », « Libération » et « Le Nouvel Obs » lâcheraient leurs « chiens » avec articles traitant les Français d’antisémites [c’est bien connu que la meilleure défense, c’est l’attaque] ; 3- Tous les hommes politiques, du « trotskiste, nostalgique
du mur de Berlin » Julien Dray à Sarkä®cher
en passant par Hollande, Eric Raoult, Gaudin, De Villiers et «
politiciens & Co. » se précipiteraient sur les micros
des journalistes avec des déclarations fracassantes. 4- Une grande manifestation serait lancée dans les rues de Paris par la LICRA et SOS Racisme, suivie par les 40 autres associations anti-racistes que compte notre pays. 100.000 « Beaufs » (De Gaulle les appelait les « Veaux ») de Français se précipiteraient pour y participer, sans connaître les tenants et les aboutissants et sans savoir que 68% des Juifs israéliens ne veulent pas habiter dans le même immeuble que les Arabes. On apprend également d’après le même article
que seulement 26% des Juifs israéliens accepteraient de vivre
dans un immeuble avec des voisins arabes. On apprend tout autant que 46% des Juifs israéliens refuseraient
de faire visiter leur appartement à un Arabe et que 50% accepterait
un visiteur arabe. Selon Bachar Ouda, le directeur du Centre de Lutte contre le Racisme,
« Le racisme devient dominant. Lorsque les gens parlent de transférer
[les Palestiniens] ou des Arabes comme une bombe à retardement
démographique, personne n’élève la voix
contre de telles déclarations. C’est un phénomène
inquiétant ». Durant l’année 2005, 225 incidents racistes contre des citoyens arabes furent déclarés au Centre qui estime cependant que moins de 20% sont rapportés [soit une estimation de 1.125 incidents, pour 5,45 millions de Juifs habitant en Israël]. Rappelons que la France qui compte un peu plus de 60 millions d’habitants a enregistré 974 actes ou menaces racistes, soit 13 fois moins qu’en Israël qui si le nombre d’actes racistes étaient ramenés à la population française seraient de 12.385 ! 75% des rapports proviennent d’incidents racistes des institutions israéliennes telles que les ministères du gouvernement israélien, les compagnies gouvernementales ou des officiels élus. < |