Vrai ou faux ? L'ex-conservateur de la Bibliothèque
nationale accusé de vol d'un manuscrit hébraïque
révèle l'existence d'un "gang des papillotes"
Le vol a été découvert en 2004 lors du déménagement
de la Bibliothèque nationale de France vers son nouveau site,
la Très grande biblithèque François-Mitterrand
: 25 documents anciens rares valant en tout 2 millions d'Euro avaient
disparu du fonds hébraïque de la Bilibliothèque.
Rapidement, un suspect était identifié : Michel Garel,
57 ans, conservateur chargé du fonds hébraïque.
Il alors été mis en examen et suspendu de ses fonctions.
Il aurait vendu pour 100 000 dollars une "Bible hébraïque"
du XIIIème siècle, revendue par l'acheteur à
une vente aux enchères pour 300 000 dollars. Vendredi 3 mars,
Michel Garel comparaissait devant la XVIème chambre du tribunal
correctionnel de Paris pour le vol du manuscrit hébreu "H52",
considéré comme l'une des plus anciennes versions connues
du Pentateuque - cinq livres de la Torah - datant du XIIIème
siècle, et qui a appartenu au cardinal Mazarin.
On lui reproche aussi la dégradation de ce document, découpé
au cutter, circonstance aggravante qui a pour conséquence de
lui faire risquer une peine maximale de 5 ans d'emprisonnement ferme
et de 75.000 euros d'amende. Le procureur de la République,
Sandrine Guillon, a été plutôt modérée
puisqu'elle n'a requis qu'une peine de deux ans d'emprisonnement avec
sursis et 80 000 Euro d'amende. La représentante du parquet
a également requis à son encontre une interdiction d'exercer
une fonction publique d'une durée de cinq années.
Michel Garel s'est défendu d'une curieuse manière. Il
a d'abord dit qu'il n'avait pu découper ces documents au cutter
car il n'avait aucune habileté manuelle. Soit. Puis il a déclaré
qu'il était un "bouc émissaire parfait". Soit encore.
mais pour qui ? C'est là qu'est arrivée une curieuse
déclaration.
Au cours de l'enquête, l'ex-conservateur avait dans un premier
temps reconnu le vol du manuscrit H52 avant de revenir sur ses aveux.
Devant le tribunal, il a expliqué avoir permis la délivrance
d'un bon de sortie de ce manuscrit "pour rendre service à
un ami" qui lui avait permis d'acquérir, en 1998, un manuscrit
médiéval du 14e siècle.
En substance, il a expliqué avoir été abusé
alors que certains témoignages, particulièrement ceux
d'un marchand d'art et d'une chercheuse ayant travaillé à
ses côtés, affirment qu'il a bien commis des vols à
la BNF. "Pour s'acheter un appartement", a même précisé
la chercheuse.
Pour l'ex-conservateur, ces vols commis à la BNF comme dans
d'autres bibliothèques dans le monde, seraient l'oeuvre de
"gangs internationaux de saints hommes vivant en cercle fermé
qui, derrière une volonté affichée de retrouver
une culture (la culture juive, ndlr), seraient en fait guidés
par le goût du commerce" des manuscrits.
Affabulation ou réalité ? Existerait-il un gang des
papillotes ? Comme dit la chanson, "il y a quelque chose de louche
là-dedans, alertons le gouvernement". En tout cas, il semble
que sa déclaration n'ait suscité que des haussements
de sourcils. À notre avis, la police devrait enquêter
sur cette possible filière. Ça nous changerait du "gang
des barbares"...
Source : Quibla avec AFP, 5 mars 2006
L’AJC fait de l’agit prop auprès
de l’Union européenne
message de Karima
Karima4483@aol.com
07.03.06
Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier,
membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
[Chers amis de la Palestine,
voici le dernier message diffusé par l’American Jewish
Committee [AJC]. Il est d’une hypocrisie tellement cristalline
qu’on pourrait penser qu’il s’agit d’une blague.
Doit-on rappeler tous les films et les émissions télévisées
qui ont portraituré les Arabes en terroristes ? Et la liberté
d’expression, qu’en est-il ? J’imagine qu’elle
n’existe qu’au seul usage des extrémistes et des
racistes anti-arabes. Difficile de croire qu’un juif, fût-il
modérément handicapé, gobe ce truc-là.
Mais, hélas, cette association récolte des fonds énormes
en faveur de gens prêts à saper la démocratie
américaine à seule fin de pérenniser l’existence
d’Israël. Excellent exemple de projection freudienne…]
AJC
The American Jewish Committee
Pour la promotion de la démocratie, du pluralisme et de la
compréhension mutuelle
David Al Harris
Le Directeur
Cher Ami(e),
Chaque jour, des millions de musulmans, tout autour de notre planète
– du Moyen-Orient, à l’Afrique, en passant par
l’Europe – se rassemblent devant leurs postes de télévision
pour regarder une des séries télévisées
les plus populaires dans le monde arabe: “Terroristes”.
Avec un titre comme celui-là, vous pourriez penser que cette
série glorifie les extrémistes musulmans. C’est
effectivement le cas. Mais les “terroristes” auxquels
le titre fait allusion ne sont pas les extrémistes musulmans…
Non. Le scénario de “Terroristes” met en scène
des juifs ultra-orthodoxes, sous des inscriptions hébraïques
en lettres rouge sang.
“Les crimes sionistes”, proclament une voix off, “sont
si nombreux qu’il faudrait plusieurs heures pour les décliner”.
Dans une scène, les téléspectateurs voient des
juifs orthodoxes comploter contre les musulmans: “Quand vous
prenez le contrôle d’une ville”, dit un de ces personnages
juifs, “tuez-les tous ; tuez leurs enfants sous leurs yeux,
démolissez leurs espoirs et violez leurs femmes.”
Dans une autre, on donne aux téléspectateurs la version
suivante de l’Holocauste : “Le sionisme mondial s’est
allié aux nazis afin de massacrer les juifs et de s’emparer
de leurs biens.”
Comment Israël – et, de fait, les juifs, où que
ce soit dans le monde – pourraient-ils vivre un jour en paix
et en sécurité, quand une telle haine est prêchée
?
C’est la raison pour laquelle je vous écris, au nom
de l’American Jewish Committee [AJC], aujourd’hui.
J’aurais aimé pouvoir vous dire que cette série
télévisée n’était qu’un exemple
d’extrémisme isolé.
Mais une étude récente, cosponsorisée par l’AJC
a conclu que le programme “Irhabyoun” [sic : sans doute
pour : ‘irhâbiyyûn…] [= Terroristes] est emblématique
de programmes des télévisions arabes qui véhiculent
un antisémitisme violent et approuvent… et même
encouragent… la violence contre Israël, les juifs et l’Occident.
“Irhabyoun” est diffusé par une chaîne appelée
Iqra, située à Dubai et financée par des investisseurs
saoudiens. Faisant la propagande de l’école extrémiste
“wahhabiste” de l’Islam, Iqra est rediffusée
par six satellites en direction des auditoires du Moyen-Orient, de
l’Europe, de l’Afrique et de son auditoire le plus récent
: celui des Etats-Unis.
Telles sont les chaînes les plus regardées par des millions
de musulmans, quotidiennement. Leurs commentateurs prêchent
sans discontinuer un message de haine, de paranoïa et d’intolérance.
“Pourquoi assistons-nous à une telle décadence,
à une telle dégénérescence, à de
tels crimes, violences, viols et vols ?” demande ainsi un commentateur,
qui répond lui-même : “C’est parce que les
juifs, les nazaréens et d’autres religions ont le vent
en poupe… Nous devons diffuser l’Islam dans le monde entier.”
Et puis il y a aussi Al-Alam, une chaîne iranienne diffusée
dans le monde entier, y compris en Europe et dans les deux Amériques.
Ses “journalistes” ont accusé le Mossad –
service de renseignement israélien – d’être
responsable de la violence terroriste en Irak. Israël, affirme
cette chaîne, aurait bénéficié de la tragédie
des attentats du 11 septembre 2001.
Voici un extrait d’un bulletin d’information sur Al-Alam:
“Les politiques racistes du gouvernement israélien sont
appliquées à tout ce qui est musulman et arabe, de près
ou de loin.”
Quand le Premier ministre libanais Rafiq Hariri a été
assassiné – crime unanimement attribué à
des agents syriens – Al-Alam a néanmoins qualifié
cet assassinat d’“opération israélienne”.
“Seul un pays terroriste, comme l’est l’entité
sioniste, a les moyens de perpétrer une attaque d’une
telle ampleur”, a répété en boucle la chaîne
en question.
Et même si les spectateurs d’Al-Alam croient à
ce que leurs disent des sources moins paranoïaques, ils seront
néanmoins avertis que les juifs “disposent d’un
empire médiatique colossal” et qu’Hollywood “est
une forteresse juive, entièrement à la disposition de
la cause sioniste.”
Al-Jazeera, autre réseau de télévision mondial,
fait au moins semblant de respecter une certaines objectivité
journalisteique – en diffusant des émissions qui prennent
la forme de débats et de discussions – mais le vernis
s’écaille, dès que les invités commencent
à ouvrir la bouche.
“Je suis en faveur de la décapitation des otages qui
travaillent pour les Américains”, proclame ainsi un participant
à un de ces “débats”. Il serait extrêmement
facile (trop, même) de démontrer que ces programmes ne
sont que des bouffonneries ou de la paranoïa. Mais pour des millions
de musulmans, dans le monde entier, il s’agit là d’une
source primaire d’information – souvent la seule, d’ailleurs
– une source d’information dont la mission explicite est
de répandre la violence et la haine dans tous les continents.
Et cela marche ! Au Moyen-Orient, l’antisémitisme atteint
des sommets jamais encore constatés. Les juifs européens
subissent la violence à une échelle jamais vue depuis
l’ère nazie – et cette violence est attribuable
en une proportion gênante à la population musulmane croissante,
sur ce continent. Au Moyen-Orient, les médias arabes assurent
la fourniture d’un nombre croissant de jeunes terroristes emplis
de haine et de ressentiment, prêts à sacrifier leur vie
à seule fin d’emmener avec eux dans la tombe des vies
juives et américaines.
Pire que tout, cette haine est alimentée et encouragée
par certains des régimes mêmes qui prétendent
vouloir la paix avec Israël.
Il faut dénoncer leur hypocrisie – et grâce à
l’AJC, elle a été dénoncée.
Nous avons remis notre rapport à tous les ambassadeurs [américains]
dans les pays de l’Union européenne. Des représentants
du Bureau européen de l’AJC ont rencontré personnellement
Viviane Reding, la Commissaire européenne pour la société
de l’information et les médias. Mme Reding et d’autres
dirigeants européens de haut niveau nous écoutent, pour
une unique et bonne raison : ils savent que nous représentons
les opinions et les besoins de la juiverie américaine –
et ils savent que nous défendrons toujours toutes les communautés
juives en danger, à tout instant, et où que ce soit
– et que nous le ferons avec une détermination acharnée.
J’ai eu récemment l’opportunité rare de
m’adresser à la Commission des Affaires étrangères
de l’Assemblée nationale française. J’ai
profité de l’honneur qui m’était fait –
qui reflète l’influence de l’AJC, et non celle
de ma modeste personne – pour exhorter les dirigeants français
à poursuivre leur combat contre l’antisémitisme
dans leur société. Et j’ai salué leur décision
d’interdire les émissions télévisées
racistes et antisémites émanant de ces stations émettrices
moyen-orientales.
Nous avons passé plusieurs années à cultiver
nos relations avec les dirigeants européens, précisément
afin que nous pouvions nous reposer sur eux dans des situations telle
celle-ci, quand les juifs européens ont des problèmes.
Le Transatlantic Institute, dépendant de l’AJC, à
Bruxelles, nous donne accès aux élites européennes,
qui peuvent influencer grandement des décisions cruciales.
Grâce à ces relations, nous avons pu travailler avec
le ministre français de la Culture, à Paris, qui assume
un rôle dirigeant en alertant les vingt-cinq membres de l’Union
européenne contre le danger que ces émissions télévisées
représentent.
Quand nous avons rendu public notre rapport sur les émissions
arabes, notre message en direction des dirigeants, dans toute l’Europe,
a été puissant et direct: maintenant que nous leur avons
ouvert les yeux sur la haine qui est ainsi prêchée dans
leurs sociétés respectives, ils ont une responsabilité
particulière à exercer une vigilance et à protéger
les communautés juifs de leurs pays respectifs.
Quand chez eux des synagogues sont incendiées, ou des juifs
attaqués dans les rues – incidents de plus en plus fréquents
en Europe, en particulier dans les pays où vivent d’importantes
communautés musulmanes – ces dirigeants ne peuvent plus
feindre l’ignorance ni publier des démentis. En les informant
de la vérité et en les avertissant du danger, nous tenons
ces pays responsables de la protection de leurs communautés
juives.
L’AJC a par ailleurs réussi à persuader le gouvernement
américain de bloquer le signal satellite d’Al-Manar,
la télévision officielle du Hezbollah, qui diffusait
aux Etats-Unis.
Notre rapport sur la haine des télévisions arabes s’inscrit
dans une longue tradition de l’AJC – consistant non pas
seulement à dénoncer l’hypocrisie des ennemis
d’Israël, mais à défendre les intérêts
juifs partout où ils rencontrent des problèmes. En plus
de notre rapport sur les réseaux télévisés
arabes, par exemple, nous avons également publié un
exposé inattaquable sur les manuels scolaires saoudiens qui
inculquent la haine et l’antisémitisme aux écoliers.
Depuis notre fondation, il y a près d’un siècle,
nous avons laissé une marque sur tous les événements
majeurs de l’histoire juive. Le New York Times nous a qualifiés
de “doyenne des associations juives américaines.”
Notre réseau de bureaux et d’associés est présent
sur les cinq continents et au-delà, ce qui nous donne un avantage
incontesté pour surveiller la sécurité et les
besoins des communautés juives dans le monde entier.
Chaque année, à l’ouverture de l’Assemblée
générale de l’Onu, nous avons le privilège
de rencontrer des chefs d’Etat et d’autres diplomates
de haut rang, venus de plus de soixante pays.
Au cours de nos rencontres, cette année, je puis vous assurer
que nous alerterons les dirigeants d’Europe et du Moyen-Orient
au sujet de la haine prêchée par les ondes, dans leurs
sociétés.
Mais la véritable source de notre force n’est pas seulement
notre savoir-faire. Ce sont ceux au nom desquels nous parlons, c’est-à-dire
plus de 150 000 juifs américains soucieux de la juiverie mondiale
et qui savent que l’AJC est vraiment l’association où
ils doivent être pour faire vraiment œuvre utile.
Etes-vous l’un d’entre eux ? J’en suis persuadé.
C’est la raison pour laquelle je vous invite – en vous
en priant – de nous rejoindre et d’exprimer aux dirigeants
européens votre préoccupation au sujet de la prévalence
de la haine antisémite sur leurs ondes. Signez s’il vous
plaît la carte postale ci-jointe, rédigée à
l’adresse de la Commissaire européenne Reding, et retournez-la
nous, afin que nous puissions la lui envoyer.
J’espère que vous aussi, vous adhérerez à
l’AJC, dès aujourd’hui. Nous demandons à
nos nouveaux adhérents une contribution minimale de 35 dollars,
mais j’espère que vous ferez plus – 50, 100, 200,
500 ou, pourquoi pas 1 000 dollars ou plus – si cela vous est
possible.
Votre don nous aidera à continuer à mener nos recherches,
à entretenir notre réseau mondial de représentations,
à communiquer à très grande échelle, parmi
d’autres objectifs.
Aidez-nous, dès aujourd’hui. Les réseaux télévisés
arabes sont une voix de haine dangereuse. Mais ensemble, nous pouvons
former une voix encore plus puissante. Une voix de tolérance.
Sincèrement
David. A. Harris
Directeur de l’AJC
P.S. : Les jeunes musulmans n’ont pas besoin d’aller
séjouner dans des camps d’entraînement terroriste
clandestins pour être endoctrinés à la haine d’Israël
et des juifs partout dans le monde. Il leur suffit d’une seule
chose : tourner le bouton de leur télé. L’AJC
a publié une présentation de l’intolérance
prêchée sur les télévisions arabes diffusées
dans le monde entier. Nous avons besoin de votre aide afin que les
leçons de ce rapport soient entendues – et acquises –
par les dirigeants du monde entier. Adhérez. Maintenant !
La Carte postale à nous retourner :
Chère Madame la Commissaire européenne Viviane Reding,
Tandis que vous lisez ce message, des milliers, et même des
millions de musulmans sont rassemblés, dans les pays européens,
autour de leurs postes de télévision, et ils regardent
des émissions qui prêchent les formes les plus virulentes
de haine antisémite. Cette haine menace de provoquer une flambée
de violence d’un antisémitisme qui atteint déjà
une montée inquiétante en Europe. En tant que membre
de l’AJC, je vous demande, en votre qualité de Commissaire
européenne pour la société de l’information
et les médias, d’alerter les dirigeants européens
sur la haine propagée dans leurs sociétés respectives
et de les exhorter à exercer une vigilance particulière
afin de protéger la sécurité de leurs communautés
juives respectives. Merci de donner à cette situation l’attention
urgente qu’elle requiert.
Sincèrement
Signature
°°°°°°°
Karima4483@aol.com
07.03.06
Friends of Palestine,
Here is the latest mailing from the American Jewish Committee [AJC].
It is so transparently hypocritical you would think it was a joke
- I mean, how many movies and talk shows have portrayed Arabs as terrorists?
And what about freedom of expression? I guess only for anti-Arab bigots
and racists. It's hard to believe that even a moderately retarded
Jewish person would fall for this. But alas, this is a huge fundraiser
for those who would undermine US democracy to promote Israel's existence.
It is a very good example of Freudian projection.
===
AJC
The AJC
Advancing democracy, pluralism and mutual understanding
David Al Harris
Executive Director
Dear Friend,
Every day, millions of Muslims from around the globe -- from the Middle
East to Europe to Africa -- gather around their television sets to
watch one of the most popular programs in the Arab world: "Terrorists."
With a title like that, you might think this show glorifies Muslim
extremists. And it does. But those are not the "terrorists"
to which the program refers.
Instead, the trailer for "Terrorists" depicts ultra-Orthodox
Jews alongside blood-red Hebrew characters.
"The Zionist crimes," a voice-over proclaims, "are
so numerous that several hours are not enough time to list them."
One one show, viewers watch a depiction of Orthodox Jews plotting
against Muslims: "When you seize a town," one of these Jewish
characters says, "kill them all, their children in front of them,
demolish their hopes and rape their women."
On another, viewers are given this version of the Holocaust: "World
Zionism allied itself with the Nazis in order to kill Jews and take
their wealth."
How can Israel -- indeed, Jews anywhere in the world -- ever hope
to live in peace and security when such hatred is being preached?
That is why I am writing to you on behalf of the AJC today.
I wish I could tell you this program was an isolated instance of extremism.
But a recent study co-sponsored by the AJC found that "Irhabyoun"
is typical of Arab television programs that convey virulent anti-Semitism
and condone... even encourage... violence against Israel, Jews and
the West.
"Irhabyoun" airs on a television network called Iqra that
is located in Dubai and financed by Saudi investors. Purveying the
extremist "Wahabbist" school of Islam, Iqra is carried over
six satellites to audiences in the Middle East, Europe, Africa and
the network's newest audience: the United States.
These are mainstream channels watched by millions of Muslims, every
day. Their commentators preach a constant message of hate, paranoia
and intolerance.
"Why are we seeing such decadence, such degeneration, crime,
violence, rape and theft?" one commentator asks. "It is
because the flags of the Jews and Nazarenes and other religions are
flying high.... We must spread Islam throughout the entire planet."
And then there is Al Alam, an Iranian network broadcast worldwide,
including Europe and North and South America.
Its "journalists" have blamed the Mossad -- Israel's intelligence
service -- for the terrorist violence in Iraq. Israel, Al Alam says,
has benefited from the tragedy of 9/11.
Here is an excerpt from the nightly news on Al Alam: "The Israeli
government's racist policies are applied to everything that is Muslim
and Arab."
When former Lebanese Prime Minister Rafic Hariri was assassinated
-- a crime widely believed to have been perpetrated by Syrian agents
-- Al Alam instead called the murder "a Zionist operation."
"Only a terrorist state, like the Zionist entity, has the means
to commit an attack of such magnitude" the network reported over
and over.
And lest Al Alam's viewers trust what they hear from any less paranoid
source, they are warned that Jews "have a colossal media empire"
and that Hollywood is "a Jewish fortress placed at the disposition
of the Zionist cause."
Al Jazeera, another globally broadcast network, makes at least a pretense
of journalistic objectivity -- airing programs in a debate and discussion
format -- but the pretense collapses when the guests start talking.
"I am all for beheading hostages who work for the Americans,"
an audience member proclaims during one such "discussion."
It would be far too easy to dismiss this programming as buffoonery
or paranoia. But for millions of Muslims around the world, it is a
primary source of information -- often the only source -- one whose
explicit mission is to spread violence and hate to every continent
on Earth.
And it is working. Anti-Semitism in the Middle East is at an all-time
high. European Jews are enduring violence on a scale unseen since
the Nazi Era -- and a disturbing amount of it emanates from the continent's
growing Muslim population.
Across the Middle East, the Arab media is ensuring a steady supply
of young terrorists so filled with hatred and resentment they are
willing to destroy their own lives in order to take Jewish and American
lives with them.
Worst of all, this hatred is being purveyed and condoned by some of
the very regimes that claim to want peace with Israel.
Their hypocrisy must be exposed -- and thanks to the AJC, it has been.
We have delivered our report to every ambassador to the European Union
(EU). Representatives of the AJC's European office met personally
with Viviane Reding, the EU Commissioner of Information Society and
Media.
Reding and other high-level European leaders listen to us for one
reason: They know we represent the views and needs of American Jewry
-- and they know we will defend endangered Jewish communities anywhere
at any time -- and that we will do so with dogged determination.
Recently, I was accorded the rare opportunity of addressing the Committee
on Foreign Relations of the French National Assembly. I utilized this
honor -- which is a reflection of AJC's influence, not my own -- to
urge French leaders to continue combating anti-Semitism in their society.
And I praised their decision to ban the racist and anti-Semitic broadcasts
emanating from these Middle East station.
We have spent many years cultivating relationships with European leaders
precisely so we could turn to them in situations like this, when European
Jews are in trouble.
AJC's Transatlantic Institute in Brussels gives us access to European
dignitaries who can influence major decisions. Because of these relationships,
we have been able to work with the French Minister of Culture and
Communications in Paris, who is taking a leading role in alerting
the 25 members of the EU to the danger posed by these broadcasts.
When we delivered our report on Arab broadcasts, our message to leaders
across Europe was powerful and direct: Now that we have made them
aware of the hatred preached in their societies, they bear a special
responsibility to exercise vigilance and protect their countries'
Jewish communities.
When synagogues are torched in their societies, or Jews are attacked
in the streets -- both of which have become increasingly common occurrences
in Europe, especially in countries with large Muslim populations --
leaders can no longer feign ignorance or issue denials. By informing
them of the truth and warning them of the danger, we are holding these
countries accountable for protecting their Jewish communities.
The AJC also successfully persuaded the US Government to block the
satellite signal of Al-Manar, the official television station of Hezbollah,
which had been broadcasting to the United States.
Our report on the hatred of Arab television follows in a long tradition
for the AJC -- not just of exposing the hypocrisy of Israel's enemies,
but of standing up for Jewish interests anywhere they are in trouble.
In addition to our report on Arab TV networks, for example, we also
published a hard-hitting expose of Saudi textbooks that inculcate
hatred and anti-Semitism in schoolchildren.
Since our founding nearly a century ago, the AJC has left a mark on
every major event in Jewish history. The New York Times has called
us "the dean of American Jewish organizations."
Our network of offices and affiliates reaches across all five continents
and beyond, giving us an unmatched vantage point for monitoring the
safety and needs of Jewish communities around the world.
Each year, at the opening of the UN General Assembly, we have the
privilege of meeting with heads of states and other high-ranking diplomats
from more than 60 countries.
At this year's meetings, I can assure you we will alert leaders from
Europe and the Middle East of the hatred preached over the airwaves
in their societies.
But the real source of our strength is not who we know. It is those
for whom we speak: the more than 150,000 American Jews who care about
world Jewry and who know that the AJC is the place for them to make
a difference.
Are you one of them? I believe you are. That is why I am inviting
- and urging -- you to join us in voicing your concern to European
leaders about the prevalence of anti-Semitic hatred on their airwaves.
Please sign the enclosed card to EU Commissioner Reding and return
it to us so that we can deliver it to her.
I hope you will also join the AJC today. We ask our new supporters
for a minimum contribution of $35, but I hope you will give more --
$50, $100, $250, $500 or even $1,000 -- if you are able.
Your donation will help us continue our research initiatives, maintain
our global network of offices, communicate on a widespread scale and
more.
Please help today. Arab television networks are a dangerous voice
for hate. But together, we can be an even more powerful voice for
tolerance.
Sincerely,
David A. Harris
Executive Director
P.S. Young Muslims need not attend secret terrorist training camps
to be inculcated with hatred toward Israel and Jews everywhere. They
need only turn on the television. AJC has published an expose of the
intolerance preached on Arab television networks that are broadcast
around the world. We need your help to ensure the lessons of this
report are heard -- and heeded -- by world leaders. Please join us
today.
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CARD TO MAIL IN:
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Dear EU Commissioner Reding:
As you read this note, untold thousands, even millions of Muslims
in European countries are gathered around their television sets watching
programs that preach the most virulent forms of anti-Semitic hatred.
This hatred threatens to fuel the already alarming rise of anti-Jewish
violence in Europe. As a supporter of the AJC, I call on you, the
EU Commissioner of Information Society and Media, to alert European
leaders to the hatred preached in their societies and to urge them
to exercise special vigilance in protecting the safety of Jewish communities.
Please give this situation the urgent attention it requires.
Sincerely,
Le fils d’un copain de Bush chargé
des relations de la Maison blanche avec la communauté juive
Il s’appelle Jay Zedman, il n’a que 22 ans et il ira loin.
Ce jeune homme, qui a été le premier juif élu
président de la représentation étudiante à
l’Université chrétienne du Texas, vient d’être
chargé des relations avec la communauté juive à
la Maison blanche. Son premier boulot a été d’organiser
une rencontre du président avec des leaders juifs la semaine
dernière.
Il faut dire que Jay a de qui tenir. Il est en effet le fils Fred
Zeidman, un ami de Bush originaire de Houston qui a organisé
des collectes d’argent dans la communauté juive pour
la réélection de Deubelyou. Il avait été
nommé par le président en 2002 président du Musée
US du mémorial de l’Holocauste à Washington.
Source : www.jta.org, 2 mars 2006
Une attaque contre les droits des électeurs
par Ken Livingstone, The Guardian, 1er mars 2006. Original
: http://www.guardian.co.uk/comment/story/0,,1720374,00.html#article_continue.
Traduit de l’anglais par MG pour http://www.ism-suisse.org
L’auteur est est maire de Londres
On peut au moins dire une chose sur ma suspension possible qui a
été gelée heir par la Haute Cour : les gens de
tout l’éventail politique sont venus défendre
le principe démocratique de base selon lequel ceux qui sont
élus par le peuple ne devraient partir qu'à la demande
des électeurs.
C'est parce que ce principe fondamental est en jeu que je fais tout
ce qui est en mon pouvoir pour renverser cette attaque contre les
droits démocratiques des Londoniens.
La semaine dernière, un tribunal a estimé que certains
de mes commentaires envers un journaliste du Evening Standard avaient
été "inutilement insensibles" et "offensants".
Mais ce ne sont pas des raisons pour renverser la décision
des électeurs de Londres.
Pour autant que je sache, il n'y a aucune loi contre "l'insensibilité
inutile" ou même l'"offense" aux journalistes
qui vous interrogent alors que vous essayez de rentrer à la
maison.
Cependant, il y a eu une allégation non spécifiée
dans ce cas-ci : la suggestion implicite que mon commentaire était
antisémie. On ne le dit pas explicitement parce qu'il ne peut
pas être justifié. Mais le sous-entendu est utilisé
pour donner du poids aux accusations autrement trop insignifiantes
pour mériter cette gigantesque agitation.
La vérité est que j'ai nommé des Noirs, des
Asiatiques et des Juifs aux niveaux les plus élevés
de mon administration et j'ai fait une guerre persistante à
chaque manifestation de racisme, d'antisémitisme et de tout
autre genre de discrimination. Depuis que je suis maire, les incidents
raciaux et motivés religieusement dans la capitale ont diminué
de plus d'un tiers.
Naturellement, il y a toujours un problème. Un Juif souffre
trois fois plus d'attaque raciste qu'un “Européen Blanc".
Une personne d'origine africaine, caribéenne ou sud-Asiatique
souffre dix fois plus d'attaque raciste. Et une personne d'origine
arabe souffre onze fois plus d'attaques racistes à Londres
aujourd'hui. Mais un progrès significatif a été
accompli contre la tendance qu’on retrouve ailleurs en Europe.
Associated Newspapers [le groupe propriétaire de l’Evening
Standard, NDLR Quibla] a toujours combattu les politiques qui s’opposent
au racisme et à l'antisémitisme. Il a félicité
les Chemises noires dans les années 30, mais admet aussi que
récemment, lors de la fête donnée pour le départ
à la retraite du dernier rédacteur du Daily Mail, deux
membres de l'équipe portaient des uniformes nazis et n'ont
pas été invités à partir.
Le Board of Deputies [Conseil des délégués des
Juifs britanniques, NDLR Quibla], qui m'a envoyé au Standards
Board, a toujours protesté que ce problème concernait
seulement la façon dont j'ai traité un journaliste qui
s'avère justement être juif. Je n'en ai jamais cru un
mot.
Peu de temps avant que cet incident prenne ces proportions, le Board
of Deputies avait demandé à me rencontrer pour m'inviter
à atténuer mes opinions sur le gouvernement israélien.
Depuis trop longtemps, l'accusation d'antisémitisme est utilisée
contre toute personne qui critique la politique du gouvernement israélien,
comme je l'ai été. Même Tony Blair a été
récemment décrit comme un "vulgaire antisémite"
dans un journal israélien.
Être juif n'est pas une défense contre cette accusation.
Le fameux chef d'ochestre et pianiste israélien, Daniel Barenboim,
a été récemment fustigé par un ministre
israélien d'avoir "une véritable haine des Juifs,
d'être un véritable antisémite".
Antony Lerman, directeur de l'Institute for Jewish Policy Research,
a indiqué que comparer la critique de la politique israélienne
à de l'antisémitisme "vide le mot anti-sémitisme
de tout son sens".
Il y a au moins une clarification positive qui est sortie de toute
cette affaire : Jon Benjamin, le directeur général du
Board of Deputies, a déclaré la semaine dernière
: "Nous n'avons jamais dit que le maire est antisémite."
La question fondamentale de toute cette affaire entière n'est
pas si oui ou non, j'ai été "insensible",
c'est le principe que ceux que le peuple a élu ne devraient
partir qu'à la demande des électeurs ou parce qu'ils
ont violé la loi.
C'est parce que ce principe fondamental est en jeu que je fais tout
ce qui est en mon pouvoir pour renverser cette attaque contre les
droits démocratiques des Londoniens.
Le maire de Londres accuse les organisations
juives anglaises d’être derrière sa suspension
Ken Livingstone, maire de Londres, accuse les organisations juives
anglaises de l’avoir, en sous-main, suspendu de ses fonctions
le vendredi 24 février pour une durée de quatre semaines
et ceci pour son attitude critique vis-à-vis d’Israël
.
Il a déclaré lors d’une conférence de
presse que sa position sur le conflit israélo-palestinien et
sa critique de la politique israélienne envers les Palestiniens
ont irrité la principale organisation représentative
de la communauté juive, le Board of Deputies of British Jews
(Conseil des délégués des Juifs britanniques).
Pour avoir comparé, en février dernier, un journaliste
juif à un garde de camp de concentration nazi, cette organisation
a profité de cette affaire et a mis en œuvre tous les
moyens pour l’éliminer de la scène politique.
Il a accusé le quotidien londonien Evening Standard où
travaille le reporter de cette affaire d’être partial
et d’avoir des prises de positions extrémiste. M. Livingstone
a fait appel de cette décision qui devait prendre effet au
1er mars soit deux mois avant les élections municipales, il
devra par ailleurs prendre en charge ses frais juridiques, estimés
à 119.000 euros Ken Livingstone, membre du parti travailliste,
jouit d’une grande popularité auprès des ses administrés
et a des prises de position courageuses; le 18 novembre 2003, il a
qualifié le président américain Georges Bush
de « principale menace contre la vie sur terre ». Le maire
a aussi accusé Israël de pratiquer la purification ethnique
et a décrit son premier ministre malade Ariel Sharon de criminel
de guerre à emprisonner.
Il y a un an, il a rejeté courageusement les pressions du
lobby juif pour le dissuader de recevoir le religieux musulman Youssef
Qaradaoui. Ce dernier est la bête noire des sionistes, il a
été désigné par les milieux sionistes
européens comme l’homme à abattre depuis qu’il
a publiquement proclamé le droit des Palestiniens à
la résistance armée Source : Al Jazeera, 28 février
2006
S'ils étaient français, les
sept juges de la Cour suprême israélienne seraient poursuivis
pour antisémitisme par la LICRA et le CRIF : ils dénoncent
en effet la politique discriminatoire à l'égard de la
population arabe (palestinienne)
La Cour suprême d'Israël a dénoncé lundi
la "discrimination" dont est victime la minorité
arabe depuis la création de l'Etat, s'opposant à un
plan visant à favoriser des localités juives, apprend-on
de source judiciaire. Les sept juges de la Cour ont estimé
à l'unanimité que les autorités "exerçaient
une politique discriminatoire" à l'encontre de la population
arabe.
Ils ont jugé qu'un plan visant à créer des
"zones de priorité nationale" devait être annulé
dans la mesure où il renforçait cette discrimination.
Le président de la Cour, le juge Aharon Barak, a souligné
que ce plan "accordait des avantages à 500 localités
juives contre seulement quatre arabes, alors que le secteur arabe
est déjà très défavorisé concernant
l'éducation".
La Cour avait été saisie d'un appel de l'association
Adalah, un organisme composé de juristes agissant pour la défense
des droits de la minorité arabe. De nombreux rapports d'ONG
ont accusé l'Etat de discriminer la minorité arabe,
mais c'est la première fois que la Cour suprême reconnaît
une telle discrimination aussi ouvertement. Les Arabes sont victimes
d'une discrimination économique, sociale et politique, a ainsi
estimé en 2004 l'organisation arabo-israélienne Mossawa
("égalité" en arabe).
Selon elle, les agglomérations arabes souffrent d'un sous-développement
"extrême", notamment les villages bédouins
non reconnus qui ne bénéficient pas des services municipaux
comme l'électricité. Un rapport de Mossawa a affirmé
que les différents ministères israéliens consacraient
souvent moins de 7% de leur budget aux communautés arabes et
fait état d'un "soutien insuffisant au système
éducatif arabe", résultant en un niveau d'éducation
plus bas et une main d'oeuvre non qualifiée qui touche environ
60% du salaire moyen d'un employé juif. Seulement 6% des Arabes
israéliens travaillent au gouvernement, selon Mossawa. Les
Arabes, descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs
terres après la création de l'Etat d'Israël en
1948, représentent 19% de la population israélienne,
soit 1,2 million de personnes. Source : AFP, 27 février 2006
[Après la condamnation de David Irving]
L'Autriche est-elle l'ennemie de l'humanité ?
par Serge NOITH, Notes vagabondes n°4, 25 février 2006
Point n'est besoin de remonter à Robert Musil et à
sa description de la "Cacanie" ou à l'impitoyable
Karl Kraus et à sa revue Le Flambeau. Il n'y a qu'à
prendre les grands écrivains autrichiens contemporains, les
Thomas Bernard, Elfriede Jelinek, Peter Handke, Joseph Winkler, et
tant d'autres. Ils dépeignant une société mortifère,
d'une stupidité sans borne ; un monde lourd, figé dans
un conservatisme puant, sur lequel le nazisme n'a jeté qu'un
voile transparent. Ce flot continu de livres démontre qu'il
n'y a qu'une seule chose à faire: fuir l'Autriche. En outre,
cette société malade a été la cible d'une
vaste opération montée par le Congrès juif mondial
quand la chancelier Kurt Waldheim a été élu en
1986. cet infortuné avait été jeune officier
dans l'armée allemande, après l'annexion de l'Autriche
par Hitler. Malgré des enquêtes approfondies, on n'avait
rien trouvé à lui reprocher. Mais une campagne mondiale
a abouti à un quasi boycott du pays, appuyé par les
États-Unis, toujours soucieux de montrer leur servilité
à l'égard des lobbies sionistes. Plus tard, les Européens
ont fait tout un fromage parce que les partisans de Jörg Haider
accédaient à certaines combinaisons politiques. Ce fut
encore une occasion pour l'Europe de montrer qu'elle méprisait
ce qui sortait des urnes, comme on vient encore de le voir à
propos de la victoire du Hamas.
L'historien britannique David Irving a commis l'erreur de ne pas
fuir l'Autriche. Il s'y est rendu pour faire une conférence.
Il en avait fait une, dix-neuf ans auparavant, qui lui avait valu
un mandat d'arrêt. Il avait dit des choses qui ne se disent
pas. Surveillant les messageries électroniques, les flics autrichiens
lui tendirent une embuscade et le mirent prestement au trou. il a
été inculpé de pratiquement reconstituer le Troisième
Reich, au nom d'une loi de 1947, passée à l'époque
ou l'Autriche était occupée par les Alliés. C'est
en pratique une loi de l'après-guerre soviétique. L'Autriche
est le seul pays où règne encore ce genre de loi.
Irving pouvait en prendre pour 20 ans. Il a choisi de capituler
pour essayer de s'en sortir. La connerie autrichienne doit être
prise très au sérieux. Il a pris trois ans fermes. Pour
des propos parfaitement badins. Le plus extraordinaire, ce n'est pas
la veule stupidité des juges autrichiens, dont le cas est connu
depuis la guerre. C'est que l'Angleterre, si soucieuse de sa souveraineté,
a bouclé sa gueule alors qu'un État étranger
se permettait d'enfermer un « sujet britannique » pour
un délit qui n'existe même pas en Angleterre. Personne
n'a moufté devant une atteinte si extraordinaire aux droits
de l'homme tels qu'ils sont pratiqués dans le bon vieux royaume
uni. C'est que derrière l'Autriche des réactionnaires
et des nostalgiques se profile le formidable pouvoir des sionistes
qui ont réduit ce pays à l'état de carpette.
Quand le maître parle, personne n'ose lever le doigt.
La population juive d'Israël dépasse
celle des USA
La nouvelle est historique : le nombre de Juifs vivant aux USA est
désormais inférieur à la population juive d'Israël
d'après une étude de l'université hébraïque
de Jérusalem rapportée dans l'édition israélienne
du "Jewish Press". Plus de 57 ans après son indépendance,
l'Etat d'Israël abrite la plus grande communauté juive
du monde. Tel Aviv détrône également New York,
désignée durant longtemps comme la métropole
hébergeant la plus grande communauté juive urbaine.
L'Alyah n'est pas le facteur principal de ces chiffres. Le professeur
Sergio Della Pergola, qui suit de près l'évolution de
la démographie juive dans le monde depuis de nombreuses années,
a publié ces données lors d'une conférence à
Jérusalem. Il a expliqué ce développement par
l'assimilation grandissante des Juifs usaméricains suite aux
nombreux mariages mixtes.
Ce phénomène ne frappe pas seulement aux USA. Toute
la communauté juive en exil ne cesse de diminuer selon les
statistiques du spécialiste en démographie: en 1970
près de 10 millions de Juifs vivaient à l'étranger.
Il n'en reste que 7.75 millions aujourd'hui. La population juive mondiale,
évaluée à 12.650 millions de personnes en 1970,
atteint les 13 millions en 2005 mais cette hausse est uniquement attribuée
à la croissance de la population juive en Israël, souligne
à nouveau le professeur Della Pergola.
La suspension de Ken Livingstone provoque
un raffut constitutionnel
par IslamOnline.net, 25 février 2006.
Original http://islamonline.net/English/News/2006-02/25/article01.shtml
Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique <www.tlaxcala.es>. Cette traduction est en copyleft.
La suspension pour quatre semaines du maire de Londres Ken Livingstone
pour avoir comparé un reporter juif à un gardien de
camp de concentration a provoqué immédiatement un raffut
constitutionnel, rapport le Guardian du 25 février.
“Un maire élu ne devrait pouvoir être destitué
que par la loi ou par une élection”, a déclaré
Nick Gavron, la mairesse-adjointe qui remplacera Livingstone lors
de la suspension de ce dernier.
“Des millions de Londoniens ont élu le maire et trois
fonctionnaires non-élus l’ont destitué”,
a dit Madame Gavron, qui est la fille d’un réfugié
juif de l’Allemagne nazie.
La Commission de Jugement pour l’Angleterre (Adjudication Panel
for England) - un organe gouvernemental qui recueille les plaintes
contre des représentants d’autorités locales -
a décidé vendredi 324 février que Livingstone
serait suspendu pour quatre semaines à partir du 1er mars.
La commission, qui compte trois membres, a déclaré que
les remarques de Livinsgtone à Oliver Finegold, un reporter
du journal londonien Evening Standard, le 8 février dernier,
ont été “inutilement sans tact et offensante”.
David Laverick, le président de la commission, a dit qu’elle
n’avait pas trouvé approprié de destituer le maire
de son poste, mais qu’elle était inquiète de ce
qu’il n’avait pas su se rendre compte que sa conduite
était inacceptable et dommageable pour sa fonction.
Livingstone, 60 ans, a immédiatement critiqué la décision
de la commission comme “un coup porté au cœur de
la démocratie”.
Il peut faire appel mais aura à supporter des frais estimés
à 80 000 livres (=117,000 €, 139,000 $).
Perturbation
La suspension a aussi suscité un tir croisé des syndicats
et des députés.
« Il est scandaleux qu’un organe non-élu de trois
hommes prive sept millions de Londoniens de leur maire élu
pendant quatre semaines », a dit Tony Woodley, secrétaire
général de l’Union des Travailleurs des Transports.
« Alors que beaucoup auraient voulu que Livingstone s’excuse,
une suspension pour une aussi longue période me semble être
totalement disproportionnée et ne servira qu’à
perturber le travail de l’autorité du grand Londres à
un moment où Londres en a le plus besoin. »
« Nous allons soutenir le maire de Londres quelles que soient
les mesures qu’il prendra pour répondre à ce scandale.
»
Andrew Dismore, président des députés travaillistes
de Londres, semble être d’accord :
« C’est à peuple de Londres à décider
qui doit être ou ne pas être le maire de Londres, et pas
à un quarteron de bureaucrates non-élus. »
Jenny Jones, membre de l’assemblée du grand Londres,
du parti Vert, a déclaré être “outrée
que ce système permette à trois individus désignés
de manière non-démocratique de suspendre un homme élu
par le vote de millions de Londoniens.
Livingstone avait remporté l’élection au poste
nouvellement créé de maire de Londres en 2000, après
avoir quitté le Labour Party de Blair et avait battu le candidat
du Labour.
Plus tard, il est revenu au parti, mais s’est fréquemment
opposé à Blair, prenant la tête de manifestations
contre l’invasion de l’Iraq dirigée par les USA.
Atteinte à la démocratie
Des représentants de la minorité musulmane ont dénoncé
cette suspension comme une atteinte à la démocratie.
« Cette décision constitue une réaction manifestement
disproportionnée et un affront à nos traditions démocratiques
», a déclaré Sir Iqbal Sacranie, le secrétaire
général du Conseil musulman de Grande-Bretagne (MCB),
qui regroupe des organisations musulmanes.
« Il (Livingstone) est engagé dans des campagnes antiracistes
depuis longtemps. Nous sommes fiers d’être à ses
côtés et espérons que ce verdict ridicule sera
bientôt abrogé. »
Le MCB a réitéré son “soutien entier aux
efforts du maire Livingstone pour promouvoir la sécurité,
prospérité et la cohésion entre les diverses
communautés religieuses et ethniques de Londres. 7
L’Association musulmane de Grande-Bretagne a eu un eposition
similaire, se disant “effarée” par la décision
de suspendre Livingstone.
« Les Londoniens doivent énoncer cette décision
contre M. Livingstone dont les réalisations et le service rendu
à la ville de Londres sont appréciés et reconnus
par tous, amis ou ennemis», écrit le groupe sur son site
web.
(...)
Le maire de Montreuil poursuivi en diffamation
par Elie Chouraqui
Le cinéaste Elie Chouraqui poursuivait vendredi en diffamation
devant le tribunal correctionnel de Paris le maire de Montreuil Jean-Pierre
Brard (app. PCF) qui avait qualifié de "manipulation"
un reportage du réalisateur sur deux établissements
scolaires de la ville.
Le 15 avril 2004, France 2 avait diffusé dans le cadre de
l'émission "Envoyé Spécial" un reportage
signé Elie Chouraqui consacré à l'antisémitisme
"ordinaire", dans le contexte des heurts opposant, selon
lui, les élèves d'un lycée public de Montreuil
aux lycéens d'un établissement juif voisin. Au lendemain
de sa diffusion, le sujet avait créé une vive émotion.
Au cours d'une conférence de presse tenue en compagnie du ministre
de l'Education nationale François Fillon, le maire de Montreuil
avait dénoncé "une manipulation".
"Tout a été scénarisé et les enfants
ont été les acteurs bénévoles d'un film
dont ils ne connaissaient pas le scénario. Il (Elie Chouraqui)
leur a fait dire un texte qu'il avait déjà conçu
lui-même, c'est une manipulation", avait dit M. Brard.
Le cinéaste et les deux rédactrices en chef d'"Envoyé
Spécial", Guilaine Chenu et Françoise Joly, ont
poursuivi l'élu en diffamation. Devant la 17e chambre du tribunal
correctionnel, présidée par Philippe Jean-Draeher, M.
Chouraqui a expliqué avoir voulu dénoncer la banalisation
d'une haine intercommunautaire, face à plusieurs témoins,
parents d'élèves ou professeurs qui affirmaient ne pas
reconnaître la réalité de leur quotidien dans
le reportage.
Le procureur de la République Alexandre Aubert a estimé
que les propos tenus par le maire étaient diffamatoires. "Il
s'agit de bien plus que d'une simple critique, c'est une diffamation
en avec toute la conscience de la brutalité de cette attaque",
a-t-il dit. "On peut tout à fait critiquer un montage,
discuter la méthode d'interview mais c'est tout à fait
différent de ce que déclare M. Brard", a souligné
le procureur, requérant la condamnation du prévenu.
Le procès se poursuivait dans la soirée. Le jugement
est attendu dans plusieurs semaines. Source : AFP, 23 février
2006
"Ken le Rouge", maire de Londres
suspendu pour quatre semaines pour insultes à un juif
Le maire travailliste de Londres Ken Livingstone, habitué des
controverses, a été suspendu vendredi de ses fonctions
pour quatre semaines pour avoir comparé un journaliste juif
à un garde de camp de concentration nazi.
Celui qui a gagné pour Londres l'organisation des Jeux Olympiques
de 2012, est resté intraitable, refusant toujours de présenter
les excuses réclamées de toutes parts.
"Cette décision porte atteinte à la démocratie
en son coeur. Des hommes politiques élus ne devraient être
écartés que par les électeurs ou parce qu'ils
violent la loi. Trois membres d'un organisme non élu ne devraient
pas avoir le droit de nier les votes de millions de Londoniens",
a réagi M. Livingstone.
En février, le maire avait comparé à un "ancien
criminel de guerre allemand" Oliver Finegold, un reporter du
quotidien londonien Evening Standard, qui tentait poliment de l'interviewer
à la sortie d'une soirée.
Le reporter avait répondu qu'il était juif et se sentait
offensé. Ken Livingstone avait rétorqué: "Vous
êtes juste comme un gardien de camp de concentration".
Le maire avait ensuite refusé de s'excuser, malgré les
appels multiples d'hommes politiques, des représentants de
la communauté juive et de survivants de l'Holocauste.
Il avait répliqué à l'époque que cela
faisait 25 ans qu'il était grossier avec les journalistes et
qu'il avait bien l'intention de continuer.
Les trois membres de l'Adjucation Panel, un organisme indépendant
chargé de juger le comportement des élus locaux, ont
estimé à l'unanimité qu'il avait fait preuve
"d'insensibilité" et "insulté sans raison"
le reporter.
Ces propos ont "nui à la réputation de M. Livingstone",
mais aussi à celle "des services municipaux", a jugé
la commission, "inquiète de voir que le maire semble n'avoir
pas compris, depuis le début, que sa conduite était
inacceptable".
"Nous espérons que le maire comprendra le message qu'il
n'est pas le seul arbitre de ce qui est acceptable dans la vie publique,
qu'un responsable élu peut dépasser les limites de l'acceptable
et offenser les autres. La chose à faire, c'est s'excuser convenablement",
a réagi la principale organisation représentative de
la communauté juive, le Board of Deputies of British Jews.
C'est elle qui avait porté l'affaire devant la commission.
"Aucun homme politique de sa stature n'a été jusqu'à
présent sanctionné par la commission d'éthique.
Nous allons voir le gouverement de Londres paralysé pendant
un mois purement à cause de sa stupidité", a réagi
Brian Coleman, le vice-président (conservateur) de l'Assemblée
de Londres (conseil municipal).
Après avoir tenu tête entre 1981 et 86 au premier ministre
conservateur Margaret Thatcher, Ken Livingstone a été
exclu en 2000 du Parti travailliste avant d'être réintégré
en 2004. Il a été réélu en 2004, avec
une majorité réduite.
Il ne recule pas devant les controverses: opposant à la guerre
en Irak, il avait estimé en juillet dernier qu'Israël
et la politique occidentale au Proche-Orient étaient responsables
de la multiplication des attentats.
Ancien gauchiste, Ken Livingstone, "Ken le Rouge", fait
son possible pour attirer les grandes fortunes, y compris russes ou
chinoises, dans la capitale financière. Il est aussi le promoteur
de la "taxe embouteillage" controversée (12 euros
quotidiens pour circuler dans le centre de Londres).
Le maire, qui devra prendre en charge ses frais juridiques, estimés
à 80.000 livres (119.000 EUR), s'est réservé
le droit de faire appel. Sa suspension prend effet au 1er mars, deux
mois avant les élections locales.
Source : AFP, 24 février 2006
« Envoyez-le en Iran avec un aller simple.
Là-bas il sera sans aucun doute la bienvenu »
Efraim Zuroff, Centre Simon-Wiesenthal, Jérusalem
Pour la presse allemande, Zündel est coupable
avant même d'avoir été condamné
Né en 1940, Ernest Zündel est communément
qualifié d'ancien nazi : ce n'est là qu'un des nombreux
exemples grotesques de la manière dont la presse allemande
a été prompte à le condamner avant que la justice
se prononce. Deux exemples ci-dessous : les magazines Focus et Stern.
Un cas d'école de désinformation et de tromperie du
lecteur
par Natalie Alt, Adelaide Institue, février 2006.
Original : http://www.adelaideinstitute.org/Dissenters1/Zundel2/zundel_9february.htm.
Traduit de l'allemand en français par Eva, membre de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www;tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
Qui ne connaît pas la façon joviale d'Ernst Zündel
de saluer un mouvement de la main de et vers la tête
et de ce mouvement la presse n'a photographié que le moment
lorsque la main touche presque la tête et selon le reporter,
ce geste est vendu au lecteur non-susceptible comme étant «
un geste martial » (Thomas Röll pour Focus online) ou «
un salut militaire».
C'est clair qu'avec autant de militarisme les avocats de la défense
sont également visés : ils « attaquent la justice
». Ces mots militants n'ont sûrement pas été
choisis par inadvertance mais plutôt dans un but malfaisant
car l'auteur n'écrit que quelques lignes plus tard qu'Ernst
Zündel n'avait pas voulu effectuer son service militaire. Thomas
Röll avait-il éteint son cerveau ou bien est-ce que pour
lui la fin, notamment de satisfaire ses donneurs d'ordre en dénigrant
Zündel, justifie les moyens même s'il risque de se rendre
ridicule ?
Des titres de mauvais augure mettent tout de suite le lecteur dans
l'ambiance : les désignations d'Ernst Zündel vont de «
membre de l'extrême-droite » à « ancien nazi
». Il s'y ajoute un autre titre contenant le mot « démagogie
» [NDT : le terme allemand est "Volksverhetzung",
qui correspond à "apologie de la haine raciale"]
et ainsi, même le lecteur le plus retardé sait que c'est
le diable incarné qui paraît ici devant la Cour (et donc
ce procès doit être bien-fondé). Sinon il pourrait
carrément s'étonner pourquoi on risque pour quelque
chose qu'on dit ou écrit jusqu'à cinq ans de prison
dans une « Allemagne plus libre que jamais ».
La logique des journalistes
« En 1958, le graphiste diplômé [Ernst Zündel]
a émigré là-bas [au Canada], afin d'échapper
au service militaire en Allemagne [Oups, ne venons nous pas de lire
que Zündel ne voulait pas effectuer son service militaire
pourquoi est-ce que cet objecteur au service militaire effectue-t-il
donc « un salut militaire » ou bien un « geste martial
» ?]. Assez vite il commença à traduire des écrits
de l'extrême-droite comme « Le mensonge d'Auschwitz ».
Comme « Le mensonge d'Auschwitz », le compte-rendu des
expériences vécues par Thies Christophersen à
Auschwitz, n'est paru qu'en 1973, il y a un écart de 15 ans
entre l'émigration d'Ernst Zündel et la parution du livre.
Rien à voir donc avec « assez vite ». Pourquoi
un journaliste détourne-t-il ainsi les faits ?
Pareillement : Dans l'édition de l'hebdomadaire Focus en ligne
« Focus-online » on découvre le titre « Ancien
Nazi Zündel ». Les gens du Focus ne savent-ils pas calculer
? Quel âge avait en 1945 un homme qui a aujourd'hui 66 ans ?
Exactement 5 ans. Comment est-ce qu'il peut donc être un «
ancien nazi » ? Pourquoi cet emploi du mot « nazi »
(ou est-ce qu'il s'agit selon Focus d'un titre élogieux ?
Est-ce que les journalistes croient que leurs lecteurs sont si bêtes
que de telles choses ne les incitent pas à réfléchir
?
Plus loin, on peut lire dans Focus :
« Outre les perturbations du procès par la défense
pour des raisons formelles, la défense de Zündel devrait
surtout viser à transformer le procès en un nouveau
« procès Auschwitz ». Avec des demandes de preuves,
des expertises et des interrogatoires de témoins elle pourrait
tenter de concentrer le contenu du procès sur les thèses
révisionnistes de Zündel et de prolonger ainsi la durée
du procès. L'avocate de la défense Me Stolz avait déjà
insisté dans sa requête lors du premier procès
« de clarifier scientifiquement les événements
tournant autour du soi-disant Holocauste ».
Depuis quand la surveillance et le respect des formalités d'un
procès sont-ils des perturbations ?
Ne fait-on pas d'habitude des éloges sur notre État
de droit parce que tout criminel, meurtrier ou violeur, bénéficie
d'office de la présomption d'innocence ? En outre, la procédure
pénale prévoit de nombreux instruments pour la défense
d'un tel individu pourquoi cela dérange-il le journaliste
lorsqu'il s'agit d'un crime lié à la façon de
penser ? Ne devrait-il pas plutôt se formaliser pour le fait
qu'un individu finisse devant la Cour pénale pour avoir exprimé
son opinion vis-à-vis d'événements historiques
?
Le fin mot de l'affaire
Son original Focus : « Des tribunaux canadiens ont essayé
plusieurs fois de le faire juger et extrader mais leurs tentatives
ont échoués à cause de la réglementation
légale en vigueur. »
Que signifie cette phrase en détail ?
1) Au Canada il n'y avait pas de raisons légales de poursuivre
Ernst Zündel.
2) La justice l'a quand même essayé.
Il s'ensuit qu'il n'est d'une part pas évident d'être
poursuivi en justice pour des opinions personnelles chez nous
cette mauvaise habitude est tellement entrée dans nos m¦urs
que nous ne sommes plus conscients de l'absurdité de cette
procédure. Et des scribouillards comme Thomas Röll encouragent
ce procès, applaudissent même cette façon de procéder
qui est contraire aux réglementations d'un État de droit
et regrettent que le Canada n'ait pas violé ses principes légaux
plus profondément.
Cette déclaration démontre aussi à quel point
la justice canadienne avait été corrompue car la justice
ne peut avoir qu'une seule tâche, à savoir la préservation
du droit. Si la justice se fait un devoir de causer une condamnation
ou une privation de droit quelconque qui va à l'encontre de
la situation légale, ceci n'a donc plus rien avoir avec le
droit et il s'agit là d'abus de pouvoir ou de corruption.
Au lieu de dénoncer un tel état déplorable, Focus-Röll
au contraire le déplore.
« Zündel doit répondre à un Tribunal allemand
grâce aux attentats du 11 septembre. Les lois anti-terroristes
votées au Canada après les attentats ont permis à
la justice canadienne d'extrader le négateur de l'Holocauste
en Allemagne en disant qu'il représentait « un danger
pour la sécurité nationale ».
Cui bono ?
La question « à qui cela sert-il » doit à
cet endroit être posée en relation avec le 11 septembre.
Les Américains ont rempli les camps de concentration en Europe
avec des personnes enfermées sans avoir été jugées
préalablement et ils utilisent également pour leur transport
des stations intermédiaires en Allemagne. Le gouvernement fédéral
est-il réellement naïf ou bien est-ce qu'il s'agit plutôt
du principe « une main lave l'autre » (extradition de
révisionnistes gênants afin de donner suite au souhait
d'Israël de punition en échange d'une tolérance
à l'égard de violations des droits de l'Homme des USA),
ou bien s'agit-il de chantage de la part des Américains pour
cause de délit d'initiés et de complicité ?
Appel à plier et briser le droit
Comme lors de chaque campagne de dénigrement contre des révisionnistes
qui se respecte, le pape a « bien évidemment »
aussi son mot à dire. Lorsqu'il s'agit de procès concernant
l'Holocauste, on trouve le pape en Israël. Focus interroge dans
le cas présent Efraim Zuroff, directeur du centre Simon-Wiesenthal
à Jérusalem. Tandis qu'on n'arrête d'habitude
pas de prêcher la tolérance et l'indulgence en Allemagne
envers les bizarreries les plus pervers, Zuroff souhaite selon Focus
qu'Ernst Zündel « soit une fois pour toutes mis à
l'écart par la justice allemande ». Tandis que nous compations
avec chaque pédophile, casseur ou meurtrier et que nous devons
plaindre sa jeunesse malheureuse, il n'y a ni pitié ni respect
des lois lorsqu'il s'agit d'un révisionniste.
Zuroff ne pense sûrement pas à une conférence
sur l'Holocauste quand il propose : « Envoyez-le en Iran avec
un aller simple. Là-bas il sera sans aucun doute la bienvenu
».
Les journalistes en tant qu'assistants
Les journalistes laissent dès maintenant présager à
travers leurs rapports qu'ils couvriront toute violation du droit.
Leurs exposés sur l'éventuelle stratégie de la
défense de Zündel anticipe toutes les craintes de la Cour
et ils s'indignent que la défense puisse planifier un nouveau
« procès Auschwitz ». Si l'on peut condamner quelqu'un
à 5 ans de prison pour négation de l'Holocauste, l'intéressé
a bien le droit de demander à ce qu'on lui en montre les preuves.
Quelle impertinence ! Les journalistes semblent préférer
qu'on nie généralement aux accusés dans des procès
Holocauste le droit de se défendre.
Nota bene : le 9 février l'auteur de l'article dans le Focus
se dénommait Thomas Röll, le 2 c'était une certaine
Iris Röll. Apparemment les journalistes jonglent avec leur paternité
intellectuelle autant qu'avec la vérité.
Le procès Zündel : l'avocate de la défense soupçonnée
de démagogie
Article paru le 8 février 2006 sur www.stern.de. Traduit de
l'allemand en français par Eva, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
Cette traduction est en Copyleft
L'avocate du négateur de l'Holocauste Ernst Zündel s'est
lançée dans l'affaire avec tellement d'élan que
le ministère public considère son acte de défense
comme démagogique [NDT : le terme allemand est "Volksverhetzung",
qui correspond à "apologie de la haine raciale"].
Ceci a aussi des conséquences pour Zündel.
C'est sous haute surveillance que le procès contre ce membre
de l'extrême droite et négateur de l'Holocauste Ernst
Zündel a débuté mardi devant le Tribunal de Grande
Instance à Mannheim. Mais avant de traiter les reproches faits
à Zündel, c'est son avocate de la défense qui entre
dans le champ de vision du ministère public. L'avocate Sylvie
Stolz avait déposé auprès du ministère
public un acte de défense de 500 pages qui pourrait entraîner,
à cause de son contenu démagogique, des suites pénales.
« Le ministère public examine les mesures légales
à prendre contre l'avocate », dit Andreas Schlett, porte-parole
du Tribunal de Grande Instance à Mannheim.
L'avocate de la défense perd son mandat
Le président Ulrich Meinerzhagen a annulé le mandat
d'avocate commise d'office du conseil juridique de l'accusé.
La Cour a justifié cet annulation du mandat de Maître
Sylvia Stolz par l'affirmation que les écrits contenaient des
idée de Maître Horst Mahler, membre de l'extrême-droite.
Le Tribunal de Première Instance à Berlin avait suspendu
le droit de Mahler à l'exercice de son métier au printemps
2004. Plus tôt, juge Meinerzhagen avait déjà refusé
Mahler en tant qu'assistant juridique et l'a banni du banc de la défense
de Zündel. Il n'était pas sûr, d'après le
président, que Mahler n'ait pas déjà commis une
infraction pénale.
Il faut d'abord examiner si le procès principal doit être
mis en attente jusqu'à la nomination d'un nouvel avocat imposé
de la défense. Il insiste sur un avocat commis d'office afin
d'assurer le déroulement règlementaire, dit le juge
Meinerzhagen. Le procès contre Zündel pourrait être
retardé d'un à deux mois. L'accusé Zündel
dit qu'il se sentait suffisamment bien représenté par
les trois avocats de son choix.
Zündel est le « négateur de l'Holocauste »
le plus actif
Selon des informations de la « Tagesschau », l'acte de
la défense avait été publié sur internet
et avait paru sur différentes plateformes de l'extrême-droite,
dont le site web du néonazi Horst Mahler. Le ministère
public reproche à Zündel, 66 ans, d'avoir systématiquement
nié et minimisé sur Internet la gravité du génocide
des juifs commis par les Nazis. Depuis mars de cette année
cet homme de 66 ans se trouve en détention préventive.
Il est supposé être le « plus actif » négateur
de l'Holocauste. Selon l'acte d'accusation, il est supposé
avoir fait mondialement de la propagande antisémite du Canada
et des USA via son site web « Zundelsite » et ses «
circulaires Germania » (Germania-Rundbriefe).
Outre la reproche de minimisation, Ernst Zündel est également
accusé d'outrage et diffamation de la mémoire de personnes
défuntes. Avec son dénigrement antisémite il
aurait incité à la haine contre la population juive.
Le droit pénal allemand est applicable à chaque phrase
apparaissant sur internet et qui remplit les conditions pour être
qualifiée de démagogie [NDT : le terme allemand est
"Volksverhetzung", qui correspond à "apologie
de la haine raciale"].
Emigration pour cause de service militaire
Zündel a vécu au Canada depuis 1958. Il y aurait émigré
afin d'éviter le service militaire en Allemagne, selon l'Office
pour la protection constitutionnelle (= Renseignements généraux,
NDT) du Land de Bade-Wurtemberg. Après le refus de sa demande
de naturalisation au Canada il a abandonné de façon
inattendue sa maison d'édition et a rejoint sa femme, une Américaine,
membre de l'extrême-droite, aux USA. Là-bas il fut arrêté
le 5 février 2003 à Pigeon Forge pour violation des
lois américaines d'immigration et extradé en février
2003 au Canada où il se trouvait en détention préventive
jusqu'à son extradition en Allemagne en mars de cette année.
La durée du procès est estimée à cinq
jours de procès.
DPA/AP
Informations sur la personne : Ernst Zündel,
le présumé négateur de l'Holocauste
Article paru sur www.stern.de, février 2006. Traduit de l'allemand
en français par Eva, membre de Tlaxcala, le réseau de
traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
Cette traduction est en Copyleft
Ernst Christof Friedrich Zündel est né en 1939 à
Calmbach. A 19 ans il émigre au Canada afin d'échapper
au service militaire en Allemagne. En 1976 il fonde une maison d'édition
à Toronto.
A partir du Canada il est supposé avoir répandu au nom
de Zündel ainsi que sous le pseudonyme Christof Friedrich le
dénommé mensonge d'Auschwitz qui présente l'Holocauste
comme une invention des adversaires de l'Allemagne pendant la Deuxième
Guerre Mondiale. Jusqu'à son arrestation, Ernst Zündel
produit, selon l'Office de la protection constitutionnelle du Land
de Bade-Wurtemberg, avec une petite équipe de collaborateurs
des magazines, livres et vidéos destinés à la
vente au niveau mondial. Il utilise même la radio et la télévision
pour sa propagande. Selon l'acte d'accusation, outre sa demande d'une
« réhabilitation » historique de l'Allemagne, c'est
le fait de démasquer des « mensonges et des falsifications
historiques du sionisme » qui se trouvent au centre de son agitation.
Curieux : Zündel a aussi établi la thèse dans son
livre que les OVNI étaient des armes secrètes d'Hitler.
Des USA via le Canada vers l' Allemagne
Après le rejet de sa demande de naturalisation au Canada, Zündel
abandonne de façon inattendue sa maison d'édition en
2001 et déménage aux USA chez sa femme, une américaine
et membre de l'extrême droite, qu'il avait épousée
récemment. Lorsque son visa expire en 2003, il est extradié
des USA vers le Canada et arrêté là-bas.
Le ministère public à Mannheim a établi un mandat
d'arrêt international contre Zündel en 1996 pour soupçon
de démagogie [NDT : le terme allemand est "Volksverhetzung",
qui correspond à "apologie de la haine raciale"]
et autres délits. En 2003, le Tribunal de Première Instance
à Mannheim établi un nouveau mandat d'arrêt à
cause du site web de Zündel qui existe depuis 2004 à contenu
démagogique et de la publication des « circulaires Germania
» (Germania-Rundbriefe).
Le négateur présumé de l'Holocauste est resté
en détention préventive au Canada pendant deux ans avant
d'être extrader en Allemagne.
Ernest Zündel : Chronique d'un procès
en hérésie au XXIème siècle
Ernest Zündel, Mannheim,
9 février 2006 |
Ernest Zündel est très nettement moins médiatique
que David Irving. Il faut dire qu'il n'a rien pour plaire aux Maîtres
du Discours. Et avant tout, il est allemand, donc suspect a priori,
d'atant plus qu'il remet en cause la version officielle de l'Holocauste.
Cela lui coûte très cher depuis de longues années.
Arrêté au Canada, il a été extradé
en Allemagne en mars dernier. Depuis le mois de novembre, il est jugé
par le tribunal de Mannheim pour "propagande antisémite
et néonazie" et risque pour cela 5 ans de prison. Suspendu
le 16 février, son procès devrait reprendre en mars
et le verdict devrait être connu à la fin mars. Après
la condamnation de David Irving à trois de prison à
Vienne, Zündel risque bien d'être condamné à
5 ans de prison. Son seul crime, ce sont des mots.
Ainsi vont les choses dans cette vieille Europe où l'on est
libre de tout dire, tout faire, tout dessiner, sauf si cela concerne
l'Holocauste. Devant le silence asourdissant des médias francophones
sur ce procès, nous avons cru utile de publier une chronique
de ce procès qui évoque plutôt les procès
en sorcellerie du Moyen-Âge que l'application de la déclaration
universelle des droits de l'homme, qui stipule la liberté d'_expression.
Il va sans dire que nous ne partageons pas forcément les opinions
de Monsieur Zündel mais nous faisons notre cette devise de Voltaire
: « Je ne suis pas d'accord avec vos opinions, mais je me battrai
à mort pour que vous ayez le droit de les exprimer. »
8 novembre 2005
Le procès Zundel a été reporté au 15 novembre...
Ce matin, 8 novembre, le juge Ulrich Meinerzhagen a commencé
par refuser que l'avocat Horst Mahler contribue à la défense
de Zündel, en invoquant le fait que Mahler est déjà
l'objet d'une interdiction d'exercer sa profession d'avocat. L'avocate
Sylvia Stolz, qui avait déposé des conclusions assez
musclées en faveur de l'accusé, a demandé que
pour ce procès H. Mahler soit son assistant; le juge ayant
refusé, elle a insisté et le juge l'a éliminée,
non sans lui avoir reproché ses opinions.
En conséquence, l'autre avocat de E. Zündel, Me Jürgen
Rieger, a introduit une action contre le président du tribunal
pour suspicion légitime de prévention contre l'accusé.
C'est donc le 15 novembre que le même tribunal devra statuer,
par conséquent c'est le même juge qui décidera
s'il a été ou non partial!! (On se croirait revenu au
temps du juge canadien Pierre Blais!)
Petit extrait d'un compte rendu informel d'un ami d'Ingrid Zündel:
Beaucoup d'émotions aujourd'hui!
Le tribunal est plein des supporters de Zündel. Toute la salle
est remplie et au moins 20-30 personnes attendent dans le hall. Il
y a plein de journalistes, alors, il faudra guetter les médias
allemands. Les gens qui sont ici viennent d'Irlande, du Canada, d'Autriche,
de France, etc. Il y a même un journaliste du Paraguay. J'ai
entendu des journalistes locaux dire: "Et nous, Allemands, nous
n'aurions pas le droit d'écrire l'histoire de l'Allemagne?"
Ernst a l'air en forme et m'a fait un signe, le pouce en l'air,
au cours de l'audience. Lors des interruptions il reste dans le prétoire.
Il n'a pas le droit de parler à quiconque, sauf à ses
avocats.
(...)
On a, hélas, souvent lu dans notre pays que les révisionnistes
niaient "les camps de concentration". Les BBC News ont fait
mieux encore. Voici ce qu'on peut lire aujourd'hui sur leur site à
propos de Zündel (traduction rapide): http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/4417298.stm
Le juge lui a dit [à Ernst Zündel] qu'il fallait qu'il
réponde de l'accusation d'avoir nié l'Holocauste et
d'avoir prétendu que les camps de la mort étaient seulement
un complot juif pour extorquer de l'argent de l'Allemagne d'après-guerre.
15 novembre 2005
L'audience du Jour 2 du Procès de Mannheim aura duré
deux heures et demie seulement.
D'après les nouvelles qui nous ont été transmises
(rapportées, par ailleurs, dans plusieurs journaux allemands
et américains) voici où en est la question:
- Le juge Ulrich Meinerzhagen avait estimé, mardi dernier,
8 novembre, qu'en demandant de se faire assister de Horst Mahler,
radié du barreau, l'avocate de Zündel, Sylvia Stolz, avait
commis un acte répréhensible en vertu duquel il la récusait
(rappelons que les avocats, en Allemagne, sont payés par l'Etat,
même ceux de la défense);
- Les avocats de Zündel avaient alors demandé la récusation
du juge pour suspicion légitime;
- Aujourd'hui, 15 novembre, le juge a rendu sa décision: il
refuse de se récuser;
- Un nouvel avocat a été trouvé qui semble convenir
à la fois au juge et à Zündel;
- Il faut laisser à ce dernier le temps de prendre connaissance
du dossier: le procès est donc repoussé à mi-
ou fin février.
- En attendant, le juge a décidé de maintenir Zündel
en prison (entre les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne, il a déjà
fait, en continu, 2 ans et 9 mois de prison!) et estimé que
la responsabilité du report de ce procès incombait aux
défenseurs de Zündel et non au tribunal.
Commentaire d'un spectateur:
"Peu de médias présents aujourd'hui mais la salle
était pleine des supporters de Zündel.Trois fois plus
de policiers pour empêcher les applaudissements ou les désapprobations
du public."
20 novembre 2005
Voici une lettre de Ernst Zündel adressée à un
ami de Paul Fromm, directeur de la CAFE (Canadian Association for
Free _Expression) (traduction rapide): Mon cher ami,
La semaine dernière j'ai reçu une lettre d'Ingrid
qui a mis 3 mois et 17 jours pour me parvenir - pas d'explication
sur ce retard. Le timbre indiquait qu'elle avait mis 9 jours pour
parvenir au tribunal de Mannheim! On peut se demander ce qui se passe
dans la tête et dans le coeur de certains de ces fonctionnaires
publics - Comment peut-on faire des choses pareilles?
Pour ce qui concerne ta magnifique carte: Je ne sais pas si tu sais
que j'étais à deux semaines de réaliser le rêve
de ma vie et d'ouvrir une galerie pour en faire un centre culturel
[quand j'ai été arrêté dans le Tennessee
en février 2003] - où non seulement auraient été
proposés au public des peintures, des affiches, des sculptures
et des CD de musique, mais aussi où se seraient tenues des
conférences, des représentations musicales, des réunions
sur la poésie et sur les questions de santé. Le nom
que je voulais lui donner et pour lequel j'ai travaillé dur
à convaincre Ingrid, c'était "The Soaring Eagle's
Gallery" (la Galerie de l'Aigle qui s'élance). J'étais
en plein travail d'encadrement et de préparation des tableaux
quand j'ai été arrêté à 2 semaines
du jour de l'ouverture.
C'est te dire si ta carte représentant un "Aigle qui
s'élance" a frappé fort! Mais mon ami, ne pleure
pas sur ma situation. Il y a des dizaines d'années que je sais
quel doit être mon sort et que je n'ai pas voulu me dérober
à mon devoir, même si je savais à quoi m'attendre,
parce que la Bible démontre à de multiples reprises
comment ces gens traitent les idées et ceux qui défendent
ces idées quand ils estiment que ces dernières menacent
leurs plans.
Ainsi, je peux te dire que, pour ceux qui ont réussi à
faire condamner et crucifier le Christ - un homme innocent s'il en
fut - persécuter, torturer et condamner un simple mortel comme
Ernst Zündel est "un jeu d'enfant". Ils ont des tonnes
d'expériences au cours des temps dans ces méthodes et
ils ont toujours, à travers toute l'histoire et tous les temps,
dans tous les pays et toutes les cultures où ils ont cherché
à persécuter quelqu'un, trouvé des laquais plus
que disposés à faire leur sale travail.
(...)
[EZ estime que le Ciel le protège. Par exemple, lorsqu'il
a senti qu'il ne devait pas ouvrir un certain colis contenant une
bombe, le 12 mai 1995, et l'a apporté à son commissariat:]
Un porte-parole de la police a dit aux journalistes que c'était
le colis piégé le plus puissant auquel ils avaient jamais
eu affaire et qu'il contenait des pointes de charpentier de 10cm et
une charge explosive puissante qui aurait tué toute personne
se trouvant dans un rayon de 90m. Quelles sont, mathématiquement,
les chances qu'un homme entende "une voix qui lui dise de ne
pas ouvrir un colis"? C'est pourquoi je te demande de dire à
Paul et à tous nos amis de ne pas avoir peur pour moi, de ne
pas s'inquiéter. J'ai hérité d'une mission que
je dois accomplir dans cette vie et je l'accomplirai au mieux de mes
capacités et dans la mesure des dons et des facultés
qui m'ont été donnés.
Il importe que nos amis sachent que tel est mon état d'esprit
et que c'est ainsi que je ressens les choses.
Il n'est pas donné à tout le monde de connaître
et de comprendre à fond quel est le but de sa vie. Moi j'ai
cette chance-là! C'est très tôt, à l'âge
de 21-22 ans, que je me suis rendu compte qu'il y avait un besoin
urgent de redresser une erreur historique et il ne m'a pas fallu longtemps
pour comprendre aussi que j'étais dans la situation rêvée,
avec les facultés dont j'avais hérité ou que
j'avais acquises par ma formation, pourm'acquitter précisément
de cette tâche.
Le reste était facile. C'était comme un somnambule
qui aurait traversé un champ de mines et qui serait arrivé
de l'autre côté, tout tremblant et plein de sueur froide
mais, néanmoins, entier - indemne!
Il en a été ainsi pendant ces trois dernières
années. Dans 4 semaines je vivrai mon troisième Noël
en prison - et toujours pas de condamnation! Bien sûr, ma courageuse
femme me manquera, comme me manquera la beauté du Tennessee
quand la neige en fait un paysage magique - le Noël des Smoky
Mountains, je penserai à mes enfants, à mes petits-enfants,
à mes frères, mes soeurs, mes beaux-fils et le magnifique
petit-fils d'Ingrid. Je penserai à eux tous et, en pensée,
je me fondrai à nouveau dans la magie des Noël de mon
enfance passés dans l'Allemagne en guerre! Je pense aux soldats
encerclés à Stalingrad, à ceux qui avaient faim
et froid en Sibérie et dans le Goulag, et je ferai le compte
des bienfaits que j'ai reçus: une bonne santé, un esprit
plutôt sain, une femme qui m'aime, des millions d'amis loyaux,
plusieurs milliers de personnes qui me soutiennent et m'aident - sur
toute la planète! Bien des "hommes libres" n'ont
pas cette chance. Merci de ton aide.
Bien à toi
Ernst
15 décembre 2005
Me Rieger, avocat principal de Ernst Zündel, avait fait appel
de deux décisions prises par le juge Meinerzhagen lors de la
journée du 15 novembre (Jour 2 du procès de Mannheim):
celle de maintenir E. Zündel en prison et celle de révoquer
le mandat de l'avocat Ludwig Bock, avocat qui n'était pas présent
à l'audience et qui avait déjà défendu
par le passé le révisionniste australien Fredrick Töben
(ce qui lui avait valu une forte amende). La cour d'appel a rendu
sa décision hier 15 décembre:
- elle confirme, hélas, bien sûr, la décision
de maintenir E. Zündel en prison;
- en revanche, bonne nouvelle, elle accepte de considérer Me
Bock comme avocat mandaté par la cour. En conclusion, E. Zündel
se trouve aujourd'hui avec une équipe de six avocats:
- Me Ludwig Bock, mandaté par la cour
- Me Rieger, Me Stolz, Me Schaller, non mandatés et par conséquent
aux frais du prévenu;
- Deux autres avocats choisis par le juge Meinerzhagen, que ne connaît
pas E. Zündel et qu'il ne veut pas connaître, qui ne connaissent
rien à l'affaire et devront donc étudier la montagne
de documents la concernant et sur lesquels compte bien, semble-t-il,
le juge Meinerzhagen pour expédier son procès en vitesse
une fois qu'il se sera arrangé pour éliminer un à
un les autres avocats (pour révisionnisme). Il semble qu'il
ne soit pas possible d'espérer une date pour le Jour 3 du procès
de Mannheim - qualifié par certains de "procès
pour hérésie" - avant le mois de mars...
6 janvier 2006
Le procès de Ernst Zündel à Mannheim reprendra
le 9 février et la Cour prévoit de rendre son verdict
le 16 mars...
Dans un récent courrier (du 6 janvier) Ernst Zündel
cherchait à mettre en garde un révisionniste contre
l'envie de venir assister à son procès. Il écrivait
(traduction très rapide):
« Quelles que soient les assurances qui vous soient données,
ne venez pas en Allemagne. C'est un sentiment chevaleresque de votre
part mais ici c'est le dernier endroit de la terre où une telle
noblesse serait comprise. Ce pays, et sa population, n'ont pas réussi
en 60 ans à secouer les chaînes qui les entravent moralement.
Ce n'est pas qu'ils ignorent les faits: ils sont plus ou moins volontairement
aveugles, et ils sont lâches. Un peu plus de vérité