Protocoles des Fous de Sion

Argentine 1992-1994 : deux attentats suspects ont fait 92 morts ; en 2005, la vérité éclate sur les complicités israélienne, Usaméricaine et au sommet du gouvernement argentin. L’ONU doit prendre position.

Un terrorisme suspect, des participants incontournables, des camouflages politiques
par Fernando Paolella et Oscar Abudara Bini [1], article publié dans le magazine électronique Tribuna de periodistas www.periodicotribuna.com.ar/Articulo.asp?Articulo=1724 le 5 septembre 2005


L’argumentation ci-dessous a été présentée officiellement à l’ambassadeur du Liban en Argentine, au ministre des Affaires étrangères Dr. Rafael Bielsa et au représentant des Nations Unies en Argentine, Dra. Maria Costa Pinto. Il a été demandé à ces fonctionnaires d’adresser copie de ce document à leurs gouvernements, aux représentants de pays arabes en Argentine, aux gouvernements d’Israël et des États Unis, et de soutenir notre raisonnement après du bureau des Nations Unies en Argentine.

1 : L’histoire officielle : fondamentalisme musulman ou terrorisme d’État du Premier Monde ? L’histoire officielle, reprise par des milliers de journalistes, veut que l’on rende responsable des attentats terroristes en Argentine (1992 : attentat contre l’ambassade d’Israël ; 1994, attentat au siège de l’Association Mutualiste Israélo Argentine AMIA) le fondamentalisme musulman. Or il y a une autre histoire, censurée par les médias, mais brûlante comme un volcan. Y concourent les recherches françaises (Thierry Meyssan), allemandes (Andreas Von Bulow), britanniques (Alex Jones), étatsuniennes (Stanley Hilton, Ellen Mariani, William Rodriguez, Michael Moore) et argentines (Petrosino, Abudara Bini) : ces enquêtes débouchent sur l’hypothèse que ce soit le gouvernement de Bush qui ait fait exploser les Tours Jumelles, et qu’une conjonction américano israélo-argentine soit responsable des attentats terroristes en Argentine.

Une grande majorité d’Argentins et d’observateurs étrangers accepte l’idée que le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, ainsi que les grands médias et l’establishment juif en Argentine ont caché la réalité. Mais ils sous-estiment généralement la participation argentine dans l’affaire. L’ « autre histoire » est en train de s’écrire, elle compte sur une douzaine de chercheurs, face à … des milliers de perroquets

Les trois « mauvais élèves » qui ébrèchent l’histoire officielle :
? Un juge de la Cour Suprême argentine dénonce une manipulation de la part de marines et du FBI, qui ont forcé l’enquête à se diriger dans une direction prédéterminée par les États Unis.
? Un journal juif argentin progressiste a dénoncé l’ingérence du Mossad dans la « négociation » du gouvernement avec le faux accusateur Telleldin.
? L’Unité AMIA du ministère de la justice argentin affirme que le juge qui a succédé au juge Galeano démis de l’affaire travaille passionnément pour que ne transpire pas l’ingérence israélienne dans l’enquête sur l’attentat contre l’AMIA, en 1994.

2 : Ingérence et pression des Marines et du FBI : un juge argentin le dénonce publiquement

? Les États-Unis interdisent à la justice argentine d’enquêter sur la piste israélienne
? Le FBI exerce des pressions ou des menaces sur un juge argentin.
? Un juge qui refuse de jouer le rôle de « préservatif » dénonce la pression US et la manipulation des pistes par les fonctionnaires israéliens.

Le 9 mars 2002, la revue Noticias publie un entretien avec le juge Alfredo Bisordi, de la Cour suprême. A propos de la voiture piégée censée avoir été située face aux locaux de l’Ambassade dévastés par l’explosion en 1992, le Dr Bisordi insiste : « on nous dit que le moteur a été mis sous scellés, mais cela s’est fait sans procès-verbal. Qui plus est, le juge affirme qu’aucun parmi les centaines de témoins présents n’a jamais vu la camionnette en question » !
Ceci ressemble bien à une manipulation du décor. Le juge ajoute : « Il fallait suivre la piste voulue par les fonctionnaires de l’Ambassade d’Israël. Le journaliste n’a pas posé la question : pourquoi les fonctionnaires de l’Ambassade ne voulaient-ils pas d’enquête sur la possibilité d’une explosion interne et la supercherie de la voiture piégée ?
Le journaliste indépendant Fernando Paolella et le cinéaste Abudara Bini, dissuadé de faire un film sur ce sujet, ont relayé le courage du magistrat.

C’est un officier israélien a joué le rôle de Salomé, servant sur un plateau la « tête » requise par la mise en scène, l’histoire de la voiture piégée. Il ne s’agit pas d’un troufion, mais d’un certain Ron Gorni, le chef de la sécurité de l’ambassade, selon le juge Bisordi. Or ce fonctionnaire israélien a ensuite refusé de témoigner, et ni le gouvernement ni la cour Suprême n’ont émis de réserves face à l’hypothèse, reposant entièrement sur la parole de ce fonctionnaire israélien, de la présence d’une voiture piégée.

Le juge Bisordi mentionne la présence de marines et de Bérets Verts, que l’on n’a jamais pu identifier. Mais a-t-on convoqué ces représentants des Forces Armées US ?

Le rôle du FBI : aux États-Unis, l’avocat Stanley Hilton, représentant 400 familles de victimes de l’attentat du 11 septembre dit que le FBI a exercé des pressions sur lui pour qu’il laisse tomber l’affaire. En Argentine, le FBI n’exerce pas de pression sur les avocats, mais directement sur le juge Bisordi. Le juge mentionne des agents du FBI qui rôdaient sur les lieux et qui « n’ont rien apporté à l’enquête » ; en revanche, ils lui ont dit : Monsieur le juge, souvenez-vous de l’assassinat de Kennedy, je n’aimerais pas être à votre place ». Le juge Bisordi interpréta ceci comme un avertissement au cas où l’on découvrirait des traces d’une intervention militaire camouflée de la part d’une agence internationale.

3. Preuves de l’ingérence israélienne dans l’attentat contre AMIA :

[le 3 septembre 2004, 22 personnes inculpées depuis 1994 ont été lavés de toute participation à l’attentat ; parmi eux Carlos Telleldin, receleur-revendeur de véhicules, et à qui on reprochait d’avoir vendu une camionnette éventuellement piégée et stationnée devant les locaux endommagés par l’explosion ; à titre de dédommagement, il a reçu de l’État argentin la somme de $400 000, NDT].

? Un juge argentin a accepté le faux témoignage de Telleldín. Est-ce parce que le procureur israélien était derrière ?
? Le journal Nueva Sión, journal juif progressiste indépendant, révèle la présence d’un faux « procureur » israélien.
? Israël a violé le droit international et la cour pénale fédérale argentine en faisant intervenir ce personnage : ceci est dénoncé par le Ministère de la justice argentin. Mais les lettres d’accréditation du personnage, provenant de l’Ambassade d’Israël, sont bien réelles !

Le journaliste Guillermo Lipis affirme que Carlos Telleldin a reçu trois fois et sans témoin, dans sa prison, la visite du faux représentant du procureur général de l’État d’Israël. Or le juge Galeano n’a pas dénoncé cette irrégularité, alors que l’inculpé n’était pas autorisé à recevoir de visites.

? Il a fallu attendre dix ans pour que ces faits soient connus, et personne n’a demandé le contenu de ces entretiens. C’est entre février et mai 2005 que l’unité spéciale de l’enquête sur l’attentat contre AMIA a demandé au juge Canicoba Corral les documents par lesquels Eldad Gafner, faux représentant de l’État d’Israël, a été autorisé à rendre visite au détenu Telleldín. Pour le moment ni Israël ni le juge argentin n’ont répondu à la demande de remise de leur documentation sur ces dialogues ou interrogatoires irréguliers, au regard de la loi argentine.

Le récit de Nueva Sión

En mars 1995, le procureur général de l’État d’Israël Dorit Beinish écrit au juge instructeur de la cause, Juan José Galeano, pour qu’un mandataire puisse recevoir le témoignage de Carlos Telledin : or c’est un personnage que la justice argentine avait acheté pour qu’il porte des accusations mensongères.
La demande de Beishit était soutenue par une lettre de créance du chancelier israélien Shimon Peres et une autre de l’ambassadeur israélien en Argentine, Avirán. Savaient-ils qu’Eldad Gafner n’était pas le représentant du procureur ?
Or le Tribunal oral Fédéral Argentin n°3 (TOF 3) a considéré irréguliers ces entretiens, et a rejeté tous les coupables présentés par l’histoire officielle.
En effet :
? aucun traité de coopération internationale ne lie Israël à l’Argentine.
? la défense de Telleldin n’a pas eu connaissance des entretiens avec un procureur étranger, dans des conditions de totale irrégularité.
? On ne dispose d’aucun document sur les questions posées à Telleldin ni sur son témoignage. On ignore à quel titre Telleldin a fait des déclarations, et il est faux que cet entretien cadre avec les « coutumes internationales en matière d’aide mutuelle », car on n’a connaissance d’aucune aide apportée par le visiteur israélien.
Voilà un an que ces entretiens sont l’objet de demandes répétées de la part d’une haute cour, mais le juge Canicoba Corral n’en tient pas le moindre compte, comme si ces entretiens n’avaient jamais eu lieu.

Un second article de Nueva Sión est explicite. Il est signé par Shlomo Slutzky. Il précise qu’Eldad Gafner n’a jamais été l’envoyé du procureur israélien, mais un agent officiel israélien, c’est à dire un officier du Mossad, comme l’a reconnu un représentant du ministère de la justice israélien, en Israël. Eldad Gafner n’a jamais figuré parmi les employés du ministère de la justice israélienne. Ainsi le gouvernement israélien a envoyé un émissaire en contrebande, et s’en lave ensuite les mains. Nulle part on ne trouve de trace d’une autorisation spéciale pour Gafner, qui dédouanerait Shimon Peres, Dorit Beinish et Avirán. Ceci montre la préméditation, par Israël, pour fabriquer à ce personnage une fausse identité de fonctionnaire. Un individu est entré en Argentine avec un passeport officiel et des lettres d’accréditation, mais…. il n’existe pas officiellement en Israël !

Le 17 mai 2005, la commission d’enquête spéciale sur l’attentat d’AMIA réclame au juge Canicoba Corral les documents en question. Rappelons que le juge d’instruction antérieur, Juan José Galeano, a été destitué de l’affaire par ce qu’il faisait commerce de fausses déclarations. Il y a lieu d’envisager qu’il y ait eu négociation ou pression, puisqu’au même moment, la justice argentine achète le témoin pour qu’il porte de fausses accusations, en lui payant $400 000.
Or le prisonnier Telleldin, payé par le juge Galeano pour faire de fausses déclarations, avait rué dans les brancards : il refusa d’abord d’être transféré selon les désirs de Galeano, à son bureau, pour se prêter à l’entretien avec l’émissaire israélien, le 6 avril. C’est après des négociations avec Galeano qu’il s’y est prêté, le 10 avril 1995; les notes du secrétaire Velasco font foi de tout cela. L’Unité AMIA rappelle en outre une note du 21 mars 1995, dans laquelle le chancelier argentin Di Tella exprime son soutien aux requêtes étrangères; quant aux procureurs Mullen et Barbaccia, ils ont fait savoir qu’il ne voyaient pas d’inconvénient à satisfaire aux dites requêtes. Le juge Galeano a été destitué, mais son successeur s’enferre dans les mêmes impasses, aucun résultat ne ressort de l’enquête.
Mais pour la première fois, à partir de la décision du TOF, les enquêteurs argentins, s’appuyant sur les documents judiciaires et les affirmations d’un journal sérieux, parlent de la Piste Israélienne.

4. Elisa Carrió, députée argentine, a enquêté sur les agissements de la Cour Suprême autour de l’attentat contre l’ambassade d’Israël, de 1992. Dans les deux cas (1992 et 1994), les expertises d’ingénieurs font état d’explosions ayant eu lieu à l’intérieur des locaux, et non pas à partir de véhicules piégés stationnés devant. L’entreprise de nettoyage appartenait à Alfredo Yabrán. Mais Elisa Carrio fait comme si tous les éléments convergents sur la piste israélienne n’existaient pas.

[1] Oscar Abudara Bini , drabudarabini@yahoo.com.ar 48226369 AGUERO 1330 4to J, CAPITAL, ARGENTINA. Cinéaste, psychiatre et psychanalyste, il poursuit en justice Munir Menem, frère de l’ex-président Carlos Menem, responsable de la « connexion syrienne » en Argentine (connu et dénoncé dans la presse pour trafic d’armes et enrichissement illicite) pour complicité dans les attentats commis à Buenos Aires en 1992 (ambassade d’Israël) et 1994 (siège de l’AMIA), tuant 92 personnes. Le documentaire qu’il a réalisé sur ces attentats fait l’objet de la censure en Argentine.

 

BHL, nouvelle star américaine : il va finir à Hollywood ! Et Arielle*, alors ? Rien à cirer, IL a trouvé une nouvelle maîtresse, et elle est “formidable” !

Tonnerre d'applaudissements, "festin" pour les étudiants en sciences politiques: l'intellectuel français Bernard-Henri Lévy s'est livré mardi à Washington à une sémillante analyse de ses divergences avec la droite intellectuelle américaine.

L'affrontement est feutré avec "l'archétype du néo-conservateur" Bill Kristol, d'autant plus plaisant qu'il est entrecoupé de traits d'humour servis par un accent français pleinement assumé.

"Quand j'ai rencontré Bill Kristol, j'étais bien embêté", raconte BHL en évoquant un entretien avec le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Weekly Standard, avec qui il est invité à débattre pour accompagner la sortie le jour-même de son livre "American Vertigo". "D'un côté nous somes très proches, d'un autre je me sens très éloigné, révolté même", lance BHL, invité par la faculté des relations internationales de l'Université Johns Hopkins.

A côté de lui, Bill Kristol rit avec l'assistance, rougit: "c'est comme avec mon fils adolescent (...), je suis un peu utile, un peu atterrant". BHL se lance d'abord dans ce qui rapproche, affirme reconnaître le "droit d'ingérence" dans le "messianisme démocratique" qui a inspiré la guerre en Irak - avant de marquer sa différence avec une métaphore qui a déjà eu un grand succès dans ses entretiens à la presse américaine. "Quand je vais dîner avec quelqu'un au restaurant, est-ce qu'il faut commander tous les plats du menu?" lance BHL, pour reprocher à la droite américaine son adhésion à toute la politique de l'administration Bush, la politique intérieure comme la politique étrangère, de la peine de mort à "cette escroquerie de la théorie du dessein intelligent". Bill Kristol se défend en soulignant qu'il n'a rien d'un loyaliste du président George W. Bush (il a notamment réclamé la démission du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld).

Surtout, pour Kristol, l'intellectuel, n'est pas seulement un critique, il est un homme de décision: "quand on va au restaurant, il faut choisir quelque chose du menu, il faut même choisir le restaurant, c'est ça la politique (...) il faut commander quelque chose que d'autres vont faire, c'est ça le monde réel". Un peu plus tard il martèle: "gouverner, c'est choisir".

Cet échange était arbitré par une autre figure des intellectuels américains, l'auteur en 1989 d'un essai sur "la fin de l'histoire" Francis Fukuyama, qui comme Kristol a droit à trois pages dans "American Vertigo". Ce livre, qui ne paraît qu'en mars en France, retrace la traversée de l'Amérique sur les traces d'Alexis de Tocqueville réalisée par Bernard-Henri Lévy à la demande du magazine The Atlantic. Paru mardi, il suscite déjà la curiosité de la presse américaine, intriguée par l'"anti-antiaméricanisme" professé parfois avec saveur par le Français. "L'Amérique était une formidable maîtresse", a confié l'écrivain au New York Magazine. "C'était comme un weekend à l'Hotel du Cap", célèbre hôtel de luxe de la Côte d'Azur, a-t-il ajouté de son périple à travers le pays Source : AFP, 25 janvier 2006

* : pour ceux qui l’ignoreraient, la blonde actrice et chanteuse Arielle Dombasle, née au Mexique, est l’épouse légitime de BHL.

 

 

Petite plongée chez les fumeurs de moquette du "Petit Israël" à Sarcelles, Val d'Oise, Ille-de-France, France, Europe, Monde

Consternés par la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes, des habitants de la Petite Jérusalem, un quartier juif de Sarcelles [dans le département du Val d'Oise -95 - de l'Île-de-France], veulent toutefois croire que son accession au pouvoir permettra de "tempérer" ses positions les plus dures. Dans un salon de thé de la Petite Jérusalem, également appelée Petit Israël, la victoire du Hamas, qui prône la lutte armée et la destruction de l'Etat juif, est sur toutes les lèvres.

"Qu'est-ce que tu crois, c'est les terroristes fanatiques qui arrivent au pouvoir, fulmine David Cohen, 24 ans. La différence avec avant, c'est que maintenant, quand ils vont se faire sauter, ce sera officiel et qu'ils auront plus de moyens pour le faire".

Soupir de son interlocutrice, Laëtitia Attali, 22 ans. "Tu crois toujours que le pire va arriver, réplique-t-elle, tout en caressant les cheveux d'un bébé qu'elle tient dans ses bras. Là, ils vont devoir gérer un pays, ils pourront se permettre moins de choses. Ils vont devoir mettre de l'eau dans leur vin".

"Tu parles, répond David. Qu'est-ce que tu veux faire avec des gens qui croient que s'ils tuent un juif, ils iront au paradis avec 70 vierges..." L'argument de Laëtitia ne convainc pas non plus Michaël, la trentaine. "C'est comme si tu prends un âne pour en faire un cheval de course. Il y a un moment où tu réalises que ça ne marchera jamais", lance-t-il péremptoire. Attirés par les éclats de voix, d'autres clients du salon de thé se joignent à la discussion. La victoire du Hamas est globalement perçue comme une "mauvaise nouvelle", voire une "catastrophe" pour certains". Roland Michel, délégué médical, pense ainsi qu'il n'y aura désormais "plus d'interlocuteur pour la paix".

"C'est une organisation terroriste. On ne peut pas négocier avec eux. Ils n'ont qu'un seul but: tuer tous les juifs. Comment est-ce qu'on peut discuter avec des gens comme eux?", interroge-t-il.

Joe, la soixantaine, prend la parole et tente une analyse plus pragmatique de la situation: "Au contraire, c'est justement parce que ce sont les pires opposants à Israël que si on arrive à négocier avec eux, ça sera gagné! Le fait qu'ils accèdent au pouvoir, aux institutions, ça va peut être permettre de les tempérer. Alors le Hamas rentrera dans le rang".

"Il y un espoir, poursuit-il. Infime, mais il y en a un quand même". Source : AFP, 26 janvier 2006

 

 

Les autorités scolaires de York (Canada) retirent un livre pour enfants controversé


par PAUL LUNGEN , The Canadian Jewish Press,
26 janvier 2006. Original : http://www.cjnews.com/viewarticle.asp?id=8368
Traduit de l'anglais par BB pour Quibla.

Les autorités scolaires de York ont retiré des Silver Birch Awards, un prestigieux programme de lecture dans l'enseignement élémentaire, un livre pour enfant ayant pour thème le Moyen-Orient. Les autorités éducatives du district de Toronto laisseront toutefois les élèves accéder à ce livre.
Ce livre, "Three Wishes : Palestinian and Israeli Children Speak" [3 voeux : des enfants Palestiniens et Israéliens parlent], écrit par Deborah Ellis, une écrivain lauréate de prix et également militante anti-guerre, est centré sur le témoignage d'enfants Israéliens et palestiniens et leur perception de la vie quotidienne et du conflit du Moyen-Orient.
L'association des bibliothèques de l'Ontario (OLA) a évalué ce livre et a proposé sa candidature au programme de lecture Silver Birch qui vise à encourager la lecture récréative chez les enfants des niveaux 4, 5 et 6. Ces livres sont mis à la disposition des bibliothèques scolaires afin que les élèves puissent les emprunter et les lire hors programme pendant leurs loisirs. En fin d'année scolaire, les enfants votent pour leur livre préféré.
L'association des bibliothèques décrit "Three Wishes" comme permettant "à de jeunes lecteurs du monde entier de voir que des enfants pris dans un conflit sont exactement comme eux mais ont des vies bien plus difficiles et dangereuses. Sans prendre parti, il présente un portrait sans fard d'enfants victimes d'un combat sans fin.
Toutefois des critiques affirment que l'ouvrage donne une image uniformément négative d'Israël, fournit peu d'éléments contextuels à de jeunes lecteurs sur un conflit dont ils sont incapables de comprendre la complexité, et présente aux écoliers de jeunes Palestiniens qui aspirent aux attentats suicides et à tuer des Israéliens.
En fin de semaine dernière, les autorités scolaires de la région de York ont semblé pencher du côté de ces critiques.
"Nous n'incluerons pas Three Wishes dans la sélection pour le prix Silver Birch" a déclaré Robert Dunn, inspecteur de l'éducation au York Region District School Board. "Nous avons fait une étude de ce livre. Il n'est pas conforme à notre politique et ne convient pas à la classe d'âge concernée par notre programme de lecture."
Dunn a précisé que si des écoles souhaitaient l'utiliser à l'intention d'élèves plus âgés, e lles devraient "y recourir avec pridence conformément aux instructions pédagogiques pour les activités de lecture."
Tim Gauntley, coordonnateur du programme pour les bibliothèques et les ressources pédagogiques avec le district scolaire de Toronto a déclaré que la direction du district considérait que le livre est "tout à fait adapté" et n'envisageait pas de restreindre son accessibilité par les lecteurs. Gauntley a précisé que 'les choix sont faits par les enfants, en lien avec les bibliothécaires et les enseignants."
Il a ajouté que "L'idée est de mettre l'enfant en capacité de faire des choix personnels de lecture" et de discuter des livres avec les professeurs, les bibliothécaires et d'autres élèves.
C'est Sarah Burakowski, professeur dans l'enseignement spécial et enseignant ressource dans le système scolaire de la région de York, qui a attiré l'attention de Dunn sur le luvre. Elle considère que ce livre " est très partial et ne convient p as à des élèves de niveau 4 ou 6... S'il avait été destiné à des lycéens ayant les connaissances appropriées du contexte, il ne me poserait pas de problème."
Burakowksi, qui enseigne depuis 29 ans explique que le livre diabolise l'armée israélienne et glorifie les attentats suicides.
Elle dit que les enfants qui participent au programme Silver Birch ne sont pas en capacité de comprendre la complexité du conflit moyen-oriental ou de comprendre quoi que ce soit au désir affirmé d'enfants palestiniens de devenir des bombes humaines ou de leur admiration pour une soeur qui a fait un attentat suicide.
Dans Three Wishes, quelques enfant Palestiniens disent espérer un jour être capable de tuer des Juifs.
Wafa, une Palestinienne de 12 ans, se plaint des points de contrôle militaire israéliens et dit que "les soldats Israéliens nous traitent comme des chiens. Ils nous font attendre debout sans raison valable, juste parce qu'ils en ont le pouvoir .
"Tuer un Israélien me réjouirait. Je m'en sentirai plus forte... J'en ai assez qu'ils fassent de moi quelqu'un de petit et faible. Je veux me sentir forte et fière."
Une autre Palestinienne, Myriam, âgée de 11 ans dit que "il y a des femmes martyrs qui font des attentats suicides. Elles sont très courageuses... Je n'ai qu'un seul voeu. Je voudrais aller au paradis. Peut-être qu'au paradis existe le bonheur après la mort. Peut-être alors".
Salam, 12 ans, est la soeur d'Aayat Al-Akhras, qui s'était tuée, emportant avec elle l'agent de sécurité Rachel Levy, 17 ans, sur un marché de Jérusalem, dit que si elle l'avait su, elle aurait préparé un petit déjeuner spécial pour sa soeur le matin de l'attentat.
"Je ne pense pas que je souffrirais si je me faisais exploser. Je ne pense pas que ma soeur a souffert. Je pense qu'elle était très courageuse et n'avait pas du tout peur. Je pense qu'elle était sûrement très heureuse." dit Salam.
Selon Burakowski, même si les élèves peuvent discuter du livre avec un enseignant, très peu déléments de contexte et d'arrière-plan sont fournis.
Des inquiétudes similaires ont été émises par une enseignante/bibliothécaire du secteur scolaire de Toronto qui souhaite garder l'anonymat Elle dit qu'elle et deux enseignantes non Juives sont inquiètes "que les enfants n'aient pas une connaissance suffisante de ce qui se passe au Moyen-Orient pour être capable de distinguer un fait d'une opinion."
Par exemple, dit-elle, une fille Palestinienne affirme que les Israéliens ne veulent pas qu'elle réussisse à l'école. "Ce n'est pas un fait, mais quelque chose qu'on lui a appris à croire.
"Je n'ai pas et n'ai jamais ressenti, pas plus que les autres enseignants, que les enfants scolarisés ici disposent des connaissances pour comprendre la différence entre un fait et une opinion."
Miriam Drazin, professeur à York, 25 ans d'expérience, déclare que le livre présente "une image très négative d'Israël."
Elle pointe l'exemple d'une enfant Palestinienne qui affirme que les Palestiniens boivent un verre d'eau contre quatre pour les Israéliens. "Je pense que si on donne ce livre à lire aux enfants, ils l'accepteront comme un fait établi.
"Je le trouve si négatif. Chacun déteste celui de l'autre bord.
"Un enfant parle de devenir un martyr. Est-ce que c'est ce genre de chose que nous voulons faire lire à nos enfants?"
Peggy Thomas, directrice du comité de sélection de l'association des bibliothécaires n'est pas d'accord avec l'idée que ce livre diabolise l'armée isrélienne. Elle rejette la critique selon laquelle ce livre ne s'adresse pas à la bonne tranche d'âge et dit que les jeunes enfants peuvent comprendre quele message profond de ce livre est que la haine est quelque chose qui s'apprend et s'enseigne.
"Je pense que c'est quelque chose que les élèves des nive aux 4, 5 et 6 sauront saisir" a-telle dit.
Selon Peggy Thomas, le livre ne prend pas parti et l'auteur, qu'elle qualifie de "personne humaine remarquable" avait souhaité laisser les élèves parler en leurs propres noms.
"Ce que vous llisez, c'est ce que les enfants lui ont dit. Ce qu'elle a fait ici c'est leur donner un espace pour exprimer ce qu'ils vivent."
Les références faites par les jeunes Palestiniens aux attentats suicides "doivent être abordées de manière pédagogique" poursuit-elle. "C'est ce que les enfants ressentent. Je pense que l'idée de Deborah Ellis était de montrer comment l'environnement déforme les perceptions de l'enfant."
"Il faut enseigner ce genre de choses" dit-elle. "Ca ouvre l'esprit sur ce qui se passe dans le monde."
Jeffrey Canton, critique de littérature jeunesse, dit « être assez emballé par ce livre. Je trouve que c'est une tentative extrêmement courageuse de mettre des voix sur une situation très complexe.
L'idée qu'il s'agit d'une situation au delà des capacités de compréhension d'enfants de ces niveaux est inquiétante. En effet, quel est le rôle des bibliothécaires et des enseignants sinon d'aider à situer le contexte... pour ces problèmes très complexes.»
Avi Benlolo, directeur du Centre Simon Wiesenthal Canada considère le livre "très troublant". Il présente l'image sombre d'un Israël "déchiré par la guerre" sans référer au fait qu'il s'agit d'un pays moderne de premier plan dont les habitants vivent comme tout le monde.
Selon Benlolo, ce livre "peut créer une attitude négative envers Israël et les Juifs."
Len Rudner, directeur des relations avec la communauté juive au Congrès Juif Canadien a déclaré : "mon sentiment premier au sujet de ce livre est que son contenu s'adressre à des lecteurs plus mûrs. Je pense que ce libre peut avoir quelque valeur mais que des enfants entre 9 et 11 ans sont certainement trop jeunes pour le comprendre et comprendre les événements réels qu'il décrit."
"C'est un livre qui donne la possibilité à des enfants de discuter de leur souffrance."
"La position constante du Congrès est que les écoles ont la responsibilité d'aborder les problèmes sensibles de manière sensible" a-t-il ajouté..

 

Un espion israélien condamné à 12 ans de prison aux USA : les médias se taisent


Larry Franklin vient d’être condamné vendredi 20 janvier par un tribunal fédéral US à 12 ans et sept mois de prison pour espionnage au profit de l’AIPAC, le principal lobby israélien de Washington. Larry Franklin travaillait sous les ordres de Douglas Faith, numéro 3 du Pentagone et l’un des principaux faucons néoconservateurs qui ont poussé à la guerre en Iraq. L’AIPAC devrait donc êtr classée comme lobby étranger, au terme des lois votées par le Congrès. les grands médias US ont fait l’impasse sur la nouvelle de la condamnation de Franklin, alors qu’un autre espion et lobbyiste israélien, lui aussi lié aux leaders néoconservateurs, Jack Abramoff est inculpé. Abramoff collectiat d el’argent pour des buts “humanitaires” qui se sont avérés être de l’aide militaire aux colons juifs armés de Cisjordanie.

Patrick Gaubert : ’’Je ne veux plus d’autre Durban’’


Patrick GAUBERT, président de la Licra [Ligue internationale contre l’antisémitisme et le racisme] et député européen de l’UMP a assisté à la dernière réunion des parlementaires juifs qui vient de se tenir à Jérusalem. Lors de son intervention, il a dénoncé les réunions internationales consacrées à la lutte contre le racisme, le colonialisme et les discriminations qui, selon lui, sont « désormais l’occasion d’attaques systématiques contre Israël et les Juifs ».
Il a expliqué que, intellectuellement, les inconditionnels d’Israël ne manquent pas de moyens pour défendre l’état sioniste, il faut juste qu’ils sachent où et quand ils doivent intervenir et agir « Je ne veux plus d’autre Durban » a-t-il affirmé.
Il s’est ensuite désolé qu’en France la presse écrite soit laminée et écrasée par Internet sur lequel tout peut circuler librement. Il agita ensuite l’épouvantail de la peur de voir Israël anéantie et les juifs exterminés par "Goliath" oubliant que "David" est la quatrième puissance militaire mondiale.
Puis, il s’étonna de cette communauté africaine qui « veut que l’on parle de l’esclavage comme on parle de la Shoah » et qui faute de pouvoir établir des équivalences crédibles, « accuse les Juifs d’avoir exagéré l’ampleur de l’entreprise d’extermination des Juifs d’Europe ».
Rappelons que Patrick GAUBERT a refusé de signer le texte portant reconnaissance de l’esclavage et de la traite négrière comme crime contre l’humanité, inspiré par le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais. Ce texte écrit en commun avec les députés européens reprenait les termes exacts de la loi de 2001, adoptée par les députés français. S’il avait été député français en 2001, Patrick GAUBERT aurait refusé de voter la loi TAUBIRA !
Source : http://www.agence-paf.net, 18 janvier 2006

Compte-rendu du procès Finkielkraut


par le Mouvement pour une Nouvelle Humanité, 17 janvier 2006
Poursuivi par le COFFAD et le MNH, deux associations de défense de la mémoire des filles et fils d'africains déportés, M. Finkielkraut - philosophe médiatique et enseignant à l'école polytechnique de Paris - était attendu à la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris pour être entendu sur les propos qu'il a tenus dans une émission de RCJ, la radio de la communauté juive L'audience a commencé avec une heure de retard car la cour attendait M. Finkielkraut qui, visiblement, assume difficilement ses responsabilités devant les tribunaux

Le prévenu s'étant porté absent, Me Philippe Missamou, l'un des avocats des associations ( COFFAD et MNH), a commencé sa présentation en déplorant la brillante absence de M. Finkielkraut qui, a t-il dit, préfère se "pavaner" dans les média au lieu de venir s'expliquer devant les tribunaux de la république Me Missamou a ensuite présenté ses clients, puis qualifié les faits qui sont reprochés à M. Finkielkraut et aux Responsables de la radio RCJ.

Une foule nombreuse dans la salle écoutait attentivement l'avocat lorsqu'il a repris les termes insoutenables que M. Finkielkraut avait développés dans l'émission à laquelle il participait ce jour du 6 mars 2005.

Le délit

Dans cette émission intitulée "Qui vive" et diffusée par la radio de la communauté juive, le philosophe-enseignant-écrivain-omnimédia a d'abord qualifié le public des spectacles de Dieudonné en Martinique de "foule surexcitée", avant de traiter la population antillaise entière "de victime de l'esclavage vivant aujourd'hui de l'assistance de la métropole."

Monsieur Finkielkraut, qui n'en est pas à son premier outrage a à maintes reprises innondé la presse française et israélienne de déclarations négrophobes et négationnistes sur la traite négrière et la déportation des africains.

La suite du procès

Après avoir écouté longuement Mè Missamou, le président du tribunal a regrété l'absence du prévenu et a ensuite demandé à la défense de se présenter . Contrairement à M. Finkielkraut qui a brillé par le mépris qu'il voue à l'autorité judiciaire, les responsables de la radio RCJ absents eux aussi, se sont fait représenter par leurs avocats. Le tribunal a donc enregistré leur déclaration, puis fixé l'audience de jugement au 7 novembre 2006.

Cette décision a été accueillie bruyamment par une audience exaspérée et ayant le sentiment que la République n'est pas attentive à sa souffrance .

Certains responsables et journalistes de la presse politique ont aussi manifesté leurs inquiétudes, à l'instar de ce Directeur d'un hebdo politique national qui adressa à son voisin "Alain a porté un lourd préjudice à notre communauté" . La foule a ensuite évacué les lieux, digne dans sa souffrance, mais résolue à soutenir ses portes-voix .

 

La conférence de presse

A l'issue de l'audience, les avocats du COFFAD et du MNH, regroupés dernière Me Missamou, se sont adressés à la presse. Me Missamou a exprimé le sentiment des plaignants en déclarant qu'il trouvait la nouvelle date conforme à l'esprit de la loi et au code de procédure en vigueur .

Il a ajouté qu'il faisait confiance à la justice et a invité M. Finkielkraut à partager ce sentiment en étant plus respectueux des lois républicaines et en venant s'expliquer devant ceux qui jugent au nom des Français au lieu de se pavaner dans les médias. Me Missamou s'est ensuite adressé à la foule qui s'était mobilisée pour l'occasion et pour laquelle la décision du tribunal correctionnel de fixer la date de l'audience au 7 novembre 2006 semblait injustifiée. Les responsables du COFFAD et du MNH leur ont demandé de faire confiance à la justice et de rester mobilisés et solidaires

 

Les trublions

Un trublion sionniste, se déclarant proche d'Alain Finkielkraut, s'est agité hors de la salle d'audience sans grand écho. Les reporters du MNH ont souhaité lui donner les moyens d'exprimer sa violence autrement que par l'outrage et l'invective.

 

La mobilisation porte ses fruits

Par la voie de sa Présidente, le M.N.H remercie vivement les membres et les sympathisants qui se sont manifestés très nombreux cet après-midi "Nous les encourageons à rester mobilisés solidaires dans ce combat", a répété Mme Joby Valente. Elle a ajouté à l'adresse de l'audience de continuer à manifester leur soutien envers les mouvements qui défendent la dignité et l'histoire des déportés d'Afrique.
Source : http://association-mnh.com/modules.php

 

Dieudonné se défend d'être antisémite dans une interview au Haaretz


L'humoriste français Dieudonné, taxé d'antisémitisme depuis des attaques au vitriol contre les juifs et Israël, s'est défendu d'être antisémite dans une interview publiée vendredi par le quotidien israélien Haaretz, dont une récente interview d’Alain Finkielkraut avait à juste titre défrayé la chronique.
"Je ne suis pas du tout antisémite. Je n'ai aucun problème avec les juifs mais je me permets de critiquer certaines formes d'intégrisme", a-t-il déclaré dans l'entretien.

"Alors, quand c'est sur l'intégrisme musulman, ça passe, ou chrétien ou des chefs d'Etats africains ou je ne sais quoi, mais par contre, dès que cela touche de près ou de loin à la politique israélienne ou à Israël, ici il existe un lobby pro-israélien hystérique", a-t-il ajouté.

Il a accusé ce "lobby" de "détester les Noirs, les Arabes et d'être raciste", ainsi que d'installer une "véritable dictature de la pensée unique" en France.

"Dans mes sketches, je fais aussi des plaisanteries sur les Noirs et les Arabes, mais pour une étrange raison, personne ne s'en offusque" a-t-il déclaré dans son entretien au quotidien. Il a nié avoir établi un parallèle entre la traite des Noirs et la Shoah, le génocide perpétré par les nazis durant la Seconde guerre mondiale.

"Ce serait la pire des erreurs. Il ne faut pas tomber dans le piège de la +charte de la souffrance+ qui attribuerait à telle ou telle communauté plus de souffrances qu'à l'autre", a-t-il souligné.
Source : AFP, 20 janvier 2006