Protocoles
des Fous de Sion
Finkielkraut
en correctionnelle pour racisme anti-noir : Compte-rendu de l'audience
du 7 novembre 2006 au TGI de Paris
Par le Comité de Soutien à Joss Rovélas Contre la Négrophobie, communiqué n°21, 13 novembre 2006
Le
7 nov. 2006 au TGI de Paris, Alain Finkielkraut était renvoyé en correctionnelle
face à la 17e chambre pour propos et écrits racistes sur citation directe.
Le
COFFAD et le MNH, parties civiles, étaient représentés par cinq brillants
avocates et avocats (2 femmes + 3 hommes) dont Maître Missamou coordonnateur
principal.
Pour
la deuxième fois tout le monde a pu constater l'arrogance et le mépris
du philosophe négrophobe et arabophobe vis à vis de l'institution judiciaire
et surtout vis à vis des victimes noires : il ne s'est pas présenté
!
Voici
l'attitude inadmissible d'un individu phare, enseignant, chargé d’une
émission hebdomadaire sur France culture, idole de la presse israélienne
et des médias français ; ce qu’il prétend enseigner aux autres,
c’est à stigmatiser la jeunesse française noire ou arabe ;
il aggrave les problèmes sociaux
en les racialisant et insulte publiquement les Noirs.
Ses
avocats, conduits par Maître Zaoui, ont tenté de justifier cette absence
en indiquant qu'ils provoquaient un incident de séance par la présentation
d'une exception d'irrecevabilité de la plainte déposée par le COFFAD.
Leur explication rocambolesque : les statuts du COFFAD, principalement
l'objet de l'association, ne seraient pas conformes à la loi leur permettant
d'ester en justice pour racisme.
Nous
avons assisté alors à un numéro "de cirque". En effet Maïtre
Zaoui, s'est lancé dans une accusation
grossière, affirmant la main sur le coeur que le COFFAD avait trafiqué ses statuts et abusé le tribunal et
le peuple français... Rien que ça !
Le
professeur Assani Fassassi, Président du COFFAD a expliqué pourquoi
les statuts de son association étaient réglementaires, et comment ils
avaient été déposés dans les délais ; il a aussi fourni les références
et des détails sur le déroulement des opérations lors de l'enregistrement
en préfecture.
Puis
Maître Missamou est passé à la contre-attaque : son intervention a été claire, ferme et tonitruante lorsqu'il
a dénoncé la machination orchestrée par la défense. Il a apporté
des preuves déterminantes. Il a ainsi démontré que les documents présentés
par la défense n'étaient pas les bons puisqu'ils ne présentaient aucune
trace d'enregistrement officiel de la préfecture. Immédiatement
il s'est interrogé puis a interrogé le tribunal sur ce fait bizarre
et très inquiétant. Ensuite il a produit le document officiel d'enregistrement
en préfecture du COFFAD, celui-là muni des sceaux officiels de l'Etat
français et du n° d'enregistrement du J.O...
Le
comportement des avocats de la défense est très grave puisqu'il apparaît clairement au cours de cette
audience que des documents sans valeur officielle, ont été invoqués
dont le seul but était de ne pas répondre aux accusations très graves
de racisme anti-noir à l'encontre du Philosophe-Phare de la communauté
juive, et permettre ainsi une diversion en ajoutant de nouvelles accusations
diffamatoires contre les parties civiles et leurs avocats.
Décidément
ces gens qui se croient au dessus des lois sont prêts à tout pour ne
pas avoir à répondre de leurs actes et propos hautement condamnables
par la société française ; ils bafouent l’instrument du respect
des lois que doit être l'institution judiciaire.
Le
jugement est mis en délibéré au 12 décembre 2006 et fera l'objet de
deux parties :
1)
la demande d'irrecevabilité de la plainte (forme) 2) La décision de juger ou pas sur le fond
de l'affaire
Dès
maintenant nous appelons l'ensemble des parties concernées par les propos
et écrits négrophobes tenus par Alain Finkielkraut et diffusés par la
radio communautariste juive radio RCJ à se mobiliser
en diffusant massivement cette information et à se préparer à
venir nombreux et nombreuses le 12 décembre à la 17e ch. correctionnelle
au TGI de Paris.
La
forfanterie, les trucages, les magouilles, les faux et usage de faux
ne sont pas acceptables , encore moins sur des sujets aussi sérieux
que le racisme ! Cette attitude venant de ceux qui accusent à tort et
à travers d'antisémitisme toute personne qui critique la politique ethniciste
et génocidaire de l' Etat d'israël ne peut plus être tolérée dans ce
pays où il n'y a pas de Peuple Elu, mais des citoyens égaux les uns
par rapport aux autres en droits et en devoirs !
Source : comsoutjossrovelas@hotmail.fr
A
propos d’Alain Finkielkraut et autres mélanophobes
par
Raphaël Confiant, 1er avril 2005
L’auteur est écrivain martiniquais
Depuis
quelques semaines, le philosophe Alain Finkielkraut se répand dans tous
les médias, en particulier sur les radios juives, pour stigmatiser les
Antillais, en particulier les Martiniquais, au motif que ces derniers
seraient tout à la fois des « assistés » et des anti-sémites,
adeptes de Louis Farakhan. Mieux (ou pire) : la créolité serait
une idéologie haineuse distillant un discours anti-blanc et francophobe.
Profitant
des différents procès intentés à l’humoriste Dieudonné et des bagarres
provoquées par des « casseurs noirs », venus des banlieues,
à l’encontre des « lycéens blancs et juifs » lors des dernières
manifestations contre la
loi Fillon, il enfonce le clou en lançant une pétition
nationale qui se révèle être un véritable appel à la haine anti-Noirs,
un manifeste de ce qu’on pourrait appeler la « mélanophobie ».
Sans
doute Alain Finkielkraut ignore-t-il ce qu’est exactement la Martinique (à moins qu’il
ne feigne de l’ignorer). Pour sa gouverne et celle de ceux qui le soutiennent
dans sa croisade anti-nègre, il me semble important de rappeler un certains
nombre de faits historiques :
en 1635, les Français débarquent dans une île peuplée depuis
des millénaires par les Caraïbes, île que ces derniers nommaient « Matinino »
ou « Jouanakaéra ». En moins de trente ans, ils massacrent
ceux-ci jusqu’au dernier, continuant ainsi le génocide des Amérindiens
entamé avant eux par les Espagnols et les Portugais.
vers 1660, et cela jusqu’en 1830, ils importent des centaines
de milliers d’Africains qu’ils transforment en esclaves dans des plantations
de canne à sucre lesquelles contribueront pendant trois siècles à faire
la fortune des ports de Bordeaux, Nantes, La
Rochelle etc...et plus généralement de la France, participant ainsi,
aux côtés des autres puissances européennes, à l’esclavage des Nègres.
en 1853, l’esclavage aboli car désormais non rentable, ils
importent, et cela jusqu’en 1880, des dizaines de milliers d’Hindous
du Sud de l’Inde qu’ils installent sur les plantations, en partie désertées
par les anciens esclaves noirs, et leur imposent un système d’asservissement
et de travail forcé qui n’a rien à envier à l’esclavage.
en 1960, l’Etat français crée le BUMIDOM (Bureau des Migrations
des Départements d’Outre-Mer) et importe des dizaines de milliers de
postiers, filles de salles et infirmières, ouvriers d’usine et autres
agents de police antillais qui, aux côtés des travailleurs immigrés
maghrébins, contribueront pour une large part à ce qu’il est convenu
d’appeler les « trente glorieuses ».
Telle
est, en raccourci, l’histoire de la Martinique. On est loin des plages de sable blanc,
des cocotiers et des belles « doudous », n’est-ce pas ?
Mais sans doute est-il bon de rappeler deux autres points à Alain Fienkielkraut :
A l’abolition de l’esclavage des Noirs (1848), pas un arpent
de terre, pas un sou de dédommagement n’a été accordé aux anciens esclaves
lesquels n’avaient d’autre ressource que de défricher les mornes (collines)
de nos îles pour tenter de survivre grâce à des jardins créoles ou de
retourner travailler, en tant qu’ouvriers agricoles sous-payés, sur
les mêmes plantations où leurs ancêtres et eux avaient été réduits en
esclavage. Même les Etats-Unis, accusés pourtant d’être, dans le Sud
profond (Mississipi, Alabama etc.), un enfer pour les Nègres, l’Etat
s’est fait un devoir d’accorder à chaque ancien esclave « twenty-two
acres and a mule » (vingt-deux acres de terre et un mulet). C’est
d’ailleurs là, très symboliquement, le nom de la compagnie cinématographique
du cinéaste noir américain Spike Lee. Aux Antilles, une fois les chaînes
ôtées, le nègre s’est retrouvé Gros-Jean comme devant.
Pas rancunier pour deux sous, le Nègre antillais a participé
à toutes les guerres qu’a lancé ou qu’a subi la
France : guerre de conquête du Mexique en1860
au cours de laquelle le « bataillon créole », de son nom officiel,
fit preuve d’une bravoure extrême comme le reconnurent elles-mêmes les
autorités militaires françaises ; guerre de 1870 contre l’Allemagne ;
guerre de 14-18 au cours de laquelle de nombreux soldats martiniquais
furent décorés pour leur vaillance lors de la fameuse bataille des Dardanelles ;
guerre de 39-45 au cours de laquelle 8.000 volontaires Martiniquais
et Guadeloupéens gagnèrent, au péril de leur vie, les îles anglaises
voisines d’où ils purent rejoindre les Forces Françaises Libres du Général
De Gaulle et participer ainsi aux combats, alors même que nos îles étaient
dirigées par deux gouverneurs vychistes, les amiraux Robert et Sorin ;
guerre d’Indochine où périrent de nombreux Antillais (notamment à Dien
Bien Phu) ; guerre d’Algérie au cours de laquelle, pour un Frantz
Fanon, un Daniel Boukman ou un Sonny Rupaire qui rallièrent le FLN,
des centaines de soldats antillais participèrent sans état d’âme à cette
« sale guerre » ; guerre du Tchad dans les années 80
etc...etc...
Alors,
anti-blancs et francophobes les Martiniquais ? Assistés les Antillais
alors que pendant trois siècles, ils ont travaillé sans salaire, sous
le fouet et le crachat, pour enrichir et des planteurs blancs et l’Etat
français ? Que pèsent, effet, ces cinquante dernières années de
« départementalisation » et de juste remboursement de la dette
de l’esclavage face à ces trois siècles d’exploitation sans merci ?
Sans doute faudrait-il aussi rappeler à Alain Finkielkraut qu’au XVIIIè
siècle, la France faisait les trois-quarts
de son commerce extérieur avec Saint-Domingue (devenue Haïti), la Martinique et la Guadeloupe et qu’entre
ces « quelques arpents de neige du Canada » comme l’écrivait
Voltaire et les Antilles, elle n’hésita pas une seconde. Aux Anglais,
le Canada peu rentable à l’époque (d’où le lâche abandon des Canadiens
français, subitement redécouverts par De Gaulle en 1960). Aux Français,
les riches terres à sucre de canne, café, tabac et cacao des Antilles.
Toute
personne qui fait fi des données historiques et sociologiques présentées
plus haut (et je n’ai même pas parlé de l’idéologie raciste et anti-nègre
qui a sévi dans nos pays pendant trois siècles !) ferait preuve
soit de malhonnêteté intellectuelle soit d’ignorance. Je préfère accorder
le bénéfice du doute à Alain Finkielkraut et croire qu’il ignorait tout
cela avant de traiter les Antillais d’assistés.
Mais
venons-en maintenant à la question de l’anti-sémitisme des Antillais.
Et là, que l’on me permette d’énoncer une vérité d’évidence : la Shoah est un crime occidental !
Comme l’a été le génocide des Amérindiens, comme l’a été l’esclavage
des Noirs, comme l’a été la déportation des Hindous, comme l’a été l’extermination
des Aborigènes australiens etc...Le terme de « crime contre l’humanité »
est une hypocrisie. Un faux-semblant. Une imposture. En effet, quand
un individu commet un crime, personne ne songerait à taire son nom.
Guy Georges (Antillais) et Patrice Allègre (Français) sont des « serial
killers ». Fort bien. Mais alors qu’on m’explique pourquoi, quand
il s’agit d’un crime commis par un peuple, un état ou une civilisation
bien particulière, on s’acharne à en dissimuler le nom ? Pourquoi ?
Non,
monsieur Fienkielkraut, si la
Shoah est bien une abomination, elle n’a été mise en
œuvre ni par les Nègres, ni par les Amérindiens, ni par les Chinois,
ni par les Hindous, ni par les Arabes. Elle a été mise en œuvre par
l’Occident. Ce même Occident qui n’a cessé de pourrir la vie des Juifs
depuis 2.000 ans. Citons :
destruction du Temple de Jérusalem par les Romains en l’an
70 et dispersion du peuple Juif.
inquisition au Moyen-âge par les Espagnols.
pogroms au XIXè siècle par les Russes et les Polonais.
chambres à gaz par les Allemands au XXè siècle.
rafle du Vel d’Hiv’ par les Français au même siècle etc...etc...
Et puis,
deux petites précisions à nouveau et là, Alain Finkielkraut ne peut
feindre l’ignorance :
« Le Protocole des Sages de Sion » n’a été rédigé
ni en hindi, ni an quechua, ni en swahili, ni en chinois, ni en arabe.
C’est un faux grossier, un chef d’œuvre d’anti-sémitisme, concocté par
la police tsariste et écrit en russe, langue européenne si je ne m’abuse.
Ce ne sont pas les Juifs vivant dans les pays arabes, les
Séfarades, qui ont dû fuir comme des dératés pour s’en aller construire
un état où ils seraient enfin libres mais bien les Juifs d’Europe, les
Ashkénazes, parce qu’ils avaient compris qu’il ne pouvaient plus vivre
sur ce continent. Quand la France arrive, par exemple,
en Algérie, en 1830, elle découvre trois populations vivant en relative
harmonie, les Arabes, les Berbères et les Juifs. Certes, en terre musulmane,
le Juif avait un statut inférieur, dit « de protégé » car
peuple du Livre, mais on n’a jamais entendu parler, ni au Maroc, ni
en Tunisie, ni au Yémen d’entreprise scientifiquement élaborée d’extermination
du peuple juif.
Ma question à Alain Finkielkraut est donc simple, naïve
même : pourquoi après avoir subi tant d’avanies de la part de l’Occident
vous considérez-vous quand même comme des Occidentaux ? Pourquoi
un ministre des affaires étrangères d’Israël s’est-il permis de déclarer
récemment : « Nous autres, Occidentaux, nous ne nous entendrons
jamais avec les Arabes car ce sont des barbares ». Toute la presse
bien-pensante d’Europe s’est émue du mot « barbares ». Moi,
ce qui m’a choqué par contre, c’est le terme « Occidentaux ».
Comment, monsieur Fienkielkraut, peut-on se réclamer de l’Occident après
avoir subi l’Inquisition, les pogroms, les chambres à gaz et la rafle
du Vel d’Hiv’ ? Oui, comment ?
Quand
vous aurez répondu à cette question, le vrai débat pourra commencer...
Un ultime
point tout de même : quand vous déclarez, sur Radio Communauté
Juive, que nous détesterions Israël « parce que ce n’est pas un
pays métissé », je préfère croire que vous voulez rire. Quel pays
est plus muticulturel et plus multilingue qu’Israël avec ses blonds
aux yeux bleus russophones, ses Noirs d’Ethiopie (Falashas) parlant
l’amharique, ses Séfarades au type sémite et souvent arabophones et
même ses Juifs hindous et chinois ?
Source : LesOgres.Org
Déconstruction d'une campagne d'intoxication
De l’art israélien
de fomenter le « clash entre les civilisations »
Par Jonathan Cook, 23 septembre 2006
Traduit par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice
Nazareth - En remontant la trajectoire
d’une campagne de longue haleine ayant donné naissance, ce mois-ci,
à un scandaleux rapport pluraliste du Parlement britannique sur le soi-disant
« antisémitisme » au Royaume-Uni, on tombe sur un intense
lobbying du gouvernement israélien qui remonte à plus de quatre ans
en arrière, soit au tout début de l’année 2002.
A l’époque, Ariel Sharon finissait de déchiqueter
les lambeaux des accords d’Oslo en ré-envahissant les villes de Cisjordanie
confiées à l’Autorité palestinienne, en procédant à ses destructions
dévastatrices connues sous l’antiphrase d’ « Opération Bouclier
de Protection »… Mais il n’en avait pas oublié, pour autant, de
lancer les médias israéliens dans la bataille. Des quotidiens
(britanniques, notamment) commencèrent à mettre en exergue des préoccupations
au sujet de l’arrivée d’on ne sait trop quel « antisémitisme nouveau »
[à consommer avec modération… NdT], thème promptement repris au vol,
avec un bel enthousiasme, par le lobby sioniste aux USA.
Bien entendu, ce n’était pas la première
fois qu’Israël appelait à la rescousse ses loyaux amis américains. Dans
son ouvrage Beyond Chutzpah [Au-delà du Culot], Norman Finkelstein attribue
de manière circonstanciée l’apparition d’allégations d’un nouvel antisémitisme
à la piètre performance israélienne dans la guerre d’Octobre 1973. A cette occasion, escomptaient
d’aucuns, l’accusation d’antisémitisme pourrait toujours être formulée
contre les détracteurs d’Israël, afin de réduire la pression s’exerçant
sur ce pays pour lui faire restituer le Sinaï à l’Egypte et le contraindre
à négocier avec les Palestiniens.
Israël mit en
alerte le monde entier contre une énième vague d’antisémitisme au début
des années 1980, juste au moment où il se trouvait sous un feu roulant
de critiques sans précédent au sujet de son invasion et de son occupation
du Liban. Ce qui distinguait le nouvel antisémitisme du racisme anti-juif
classique du type de celui qui avait conduit aux camps d’extermination
allemands, c’était que, cette fois-ci, il s’emparait plutôt de la gauche
progressiste que de l’extrême droite.
La dernière cuvée d’antisémitisme nouveau
a été annoncée au printemps 2002, le site en anglais du prestigieux
quotidien israélien Haaretz affichant en Une, plusieurs mois d’affilée,
un supplément spécial on-line proposant des articles consacrés au « nouvel
antisémitisme », mettant en garde sur le fait qu’une « haine
ancestrale » était en train de connaître un regain tant en Europe
qu’en Amérique. Ce refrain ne tarda pas à être repris par le Jerusalem
Post, un quotidien de droite de langue anglaise, régulièrement utilisé
par l’establishment israélien pour racoler du soutien à sa politique
parmi les juifs de la
Diaspora.
Comme celles qui l’avaient précédée, affirmaient
les thuriféraires d’Israël, la dernière vague d’antisémitisme en date
était attribuable aux mouvements européens progressistes de gauche –
avec toutefois un je ne sais quoi de nouveau. Un antisémitisme occidental
toujours bien présent, mais largement de manière latente, aurait été
porté au degré de la frénésie par l’influence politique et intellectuelle
croissante d’immigrants musulmans fanatiques…. Le sous-entendu étant
qu’une alliance sacrilège aurait été conclue entre la gauche et l’islamisme
militant.
Ce genre de billevesée fut tout d’abord
diffusé par des membres du cabinet de Sharon. Ainsi, au cours d’une
interview accordée au Jerusalem Post en novembre 2002, Benyamin Netanyahu
avertissait que l’antisémitisme latent était en train de sortir de sa
léthargie :
« A mon avis, il y a beaucoup de gens,
en Europe, qui condamnent l’antisémitisme, et beaucoup de gouvernements
et de dirigeants qui luttent activement contre ce fléau, mais la tendance
n’en existe pas moins, sur ce Continent. Dire que l’antisémitisme n’y
est pas présent, ce serait ignorer la réalité. Désormais, il est associé comme marié au
– et stimulé par le – vecteur d’antisémitisme sans doute le plus puissant
et le plus effronté qui soit, j’ai nommé : l’antisémitisme islamique,
issu de certaines minorités musulmanes dans les pays européens. Cet
antisémitisme est souvent camouflé en antisionisme. »
Netanyahu a proposé de « crever l’abcès »
en entreprenant une campagne de relations publiques agressive à base
d’ « autodéfense ». Un mois après, le président israélien
Moshe Katsav sélectionna l’objectif le plus aisé de tous, en avertissant,
au cours d’une visite d’État, que la lutte contre l’antisémitisme devait
être entreprise en Allemagne, où « des voix antisémites commencent
à se faire entendre ».
Mais, comme toujours, la cible principale
de la campagne à propos du nouvel antisémitisme furent de larges publics
aux USA, dont on sait qu’ils sont les parrains généreux d’Israël. C’est
dans ce pays que les officines du lobby pro-israélien se transformèrent
progressivement en un chœur de pleureuses.
Aux premiers stades de la campagne, la
motivation réelle du lobby n’était nullement dissimulée : le lobby
voulait étouffer dans l’œuf un débat pourtant encore balbutiant au sein
de la société civile américaine, notamment dans les Églises et dans
les universités, au sujet de la nécessité de retirer d’Israël des sommes
considérables qui y avaient été investies, en protestation et en réplique
à son opération Bouclier Défensif.
En octobre 2002, Israël ayant effectivement
réoccupé la Cisjordanie,
le toujours serviable Abraham Foxman, directeur de l’Anti-Defamation
League, mit les contempteurs d’Israël prônant ce désinvestissement dans
le même sac que les nébuleux « nouveaux antisémites ». Il
exhorta une nouvelle institution mise sur pied par le gouvernement israélien,
appelée « Forum en vue de la Coordination de la Lutte contre l’Antisémitisme »
[Forum for Co-ordinating the Struggle against anti-Semitism] à exprimer
à haute et intelligible voix « ce que nous ressentons dans nos
cœurs et dans nos tripes : à savoir quand la bande jaune (de l’antisémitisme)
a été franchie. »
Quinze jours plus tard, Foxman était lancé :
il avertissait que les juifs étaient plus vulnérables que jamais depuis
la Seconde
guerre mondiale. « Je ne pensais pas qu’à un moment quelconque
de ma vie je serais - hmmm nous
serions – inquiet(s) au point où nous le sommes aujourd’hui, ni que
nous aurions à affronter l’intensité d’antisémitisme que nous connaissons
actuellement », déclara-t-il au Jerusalem Post.
Se faisant l’écho de l’avertissement de
Netanyahu, Foxman ajouta que la diffusion rapide du nouvel antisémitisme
avait été rendue possible par la révolution communicationnelle, en particulier
par Internet, qui permettait aux musulmans de relayer leurs messages
de haine à travers le monde en quelques secondes, infectant le brave
monde dans le monde entier.
Il est clair, désormais, qu’Israël et ses
affidés avaient à l’esprit trois objectifs, lorsqu’ils entamèrent leur
campagne. Deux de ces objectifs étaient des mobiles déjà connus, utilisés
lors des précédentes tentatives de mettre en exergue un « nouvel
antisémitisme ». Le troisième, en revanche, était nouveau.
Le premier objectif,
sans doute le mieux compris, consistait à couper court à toute critique
d’Israël, tout particulièrement aux usa. Au cours de l’année 2003, il
devint de plus en plus apparent, pour tout journaliste, comme moi-même,
que les médias usaméricains, bien plus tôt que les médias européens,
étaient de plus en plus réticents à imprimer ne fût-ce que les critiques
les plus modérées sur Israël qu’ils ne le faisaient auparavant. Ainsi,
alors qu’Israël commençait à accélérer notablement le rythme de construction
de sa muraille monstrueuse à travers la
Cisjordanie, au printemps 2003, les éditeurs de journaux
étaient réticents à seulement aborder ce sujet.
Le quatrième pouvoir étant devenu muet
comme une carpe, les voix progressistes de nos universités et de nos
églises commencèrent à se taire elles aussi. La question du désinvestissement
disparut totalement de l’ordre du jour. Des organisations de type mccarthyste
comme Campus Watch contribuèrent à imposer le règne de l’intimidation.
Des universitaires qui maintenaient leurs positions, comme Joseph Massad,
de l’Université de Columbia, attirèrent sur eux les foudres vengeresses
de nouveaux groupes d’activistes sionistes, tel le David Project.
Un deuxième objectif, beaucoup moins souvent
relevé, était le désir impérieux d’éviter qu’un certain nombre de juifs
israéliens ne fassent défection, ce qui aurait bénéficié aux Palestiniens,
les deux groupes ethniques approchant de la parité démographique dans
la zone connue des Israéliens sous le nom de Grand Israël et des Palestiniens
sous celui de Palestine historique.
La démographie a de tout temps été l’obsession
lancinante du mouvement sioniste : durant la guerre de 1948, l’armée
israélienne terrorisa ou chassa délibérément quelque 80 % des Palestiniens
vivant à l’intérieur des frontières de ce qui allait devenir Israël,
afin de garantir son nouveau statut d’État juif.
Mais au tournant du millénaire, à la suite
de l’occupation par Israël de la
Cisjordanie et de la
Bande de Gaza, en 1967, et avec la croissance démographique
rapide des populations palestiniennes opprimées tant dans les territoires
occupés qu’en Israël même, la démographie se retrouva à nouveau en tête
de l’ordre du jour politique israélien.
Durant la deuxième Intifada,
tandis que les Palestiniens se battaient contre la machine de guerre
israélienne au moyen d’une vague d’attentats suicides contre des autobus
dans les principales villes israéliennes, le gouvernement Sharon redouta
que les juifs israéliens aisés ne commencent à regarder du côté de l’Europe
ou de l’Amérique, en y voyant des lieux de vie moins dangereux que Jérusalem
ou même Tel Aviv. Le danger étant que la bataille démographique risquait
d’être perdue, au cas où les juifs israéliens émigreraient.
En insinuant que l’Europe, comme par hasard,
était devenue une pépinière pour le fondamentalisme islamique, on espérait
que les juifs israéliens, dont beaucoup détiennent plusieurs passeports,
prendraient peur et resteraient en Israël. Un sondage effectué par l’Agence
juive dès le mois de mai 2002
a ainsi montré que 84 % des Israéliens croyaient
que l’antisémitisme était redevenu une menace sérieuse pour les juifs
du monde entier. Au même moment, certains hommes politiques israéliens
concentraient leur attention sur deux pays européens comportant les
populations juives les plus importantes : la
Grande-Bretagne et la France ; soit deux pays comportant aussi [bingo !]
d’importantes communautés d’immigrés musulmans. Ils braquèrent les projecteurs
sur la montée supposée d’un antisémitisme dans ces deux pays, dans l’espoir
d’en attirer la population juive en Israël.
Ainsi, par exemple, en France, des agressions
antisémites particulières se virent accorder une couverture médiatique
maximale : d’un rabbin âgé poignardé [par lui-même, allait-on apprendre
un peu plus tard, mais passons…] jusqu’à une jeune femme juive attaquée
dans un train de banlieue par une bande d’antisémites [à ceci près qu’elle
n’était pas juive… (et qu’elle n’a pas été agressée non plus !
NdT)].
Sharon tira avantage de ce climat de peur
totalement artificiel, en juillet 2004, pour proclamer que la France était aux prises avec
l’ « antisémitisme le plus sauvage », exhortant les juifs
français à venir s’installer en Israël.
Le troisième objectif, quant à lui, était
du jamais vu. Il consistait à établir un lien entre le nouvel antisémitisme
et la montée du fondamentalisme musulman en Occident, signifiant implicitement
que les musulmans islamistes étaient en train de s’assurer d’un contrôle
idéologique sur la pensée occidentale. Cela s’harmonisait particulièrement
bien avec l’atmosphère paranoïde découlant des attentats du 11 septembre
2001.
C’est dans cet esprit que des universitaires
juifs usaméricains comme David Goldhagen caractérisèrent l’antisémitisme
comme « en évolution constante ». Dans un article intitulé
« Mondialisation de l’antisémitisme » [The Globalisation of
anti-Semitism] publié en mai 2003 par la revue hebdomadaire juive américaine
Forward, Goldhagen avançait l’argument que l’Europe avait exporté son
antisémitisme raciste classique vers le monde arabe, lequel, à son tour,
était en train de re-contaminer l’Occident…
« C’est alors que les pays arabes
réexportèrent la nouvelle démonologie hybride vers l’Europe et, via
les Nations unies et d’autres institutions internationales, vers d’autres
pays, dans le monde entier. En Allemagne, en France, en Grande-Bretagne
et ailleurs, une expression et une agitation antisémites intenses recourent
à de vieux poncifs s’appliquant naguère aux juifs locaux – des accusations
de semer le désordre, de vouloir subjuguer autrui – avec un nouveau
contenu, dirigé quant à lui pour l’essentiel contre des juifs vivant
en-dehors de ces pays. »
Cette théorie à base de contagion « flottante »
de haine envers les juifs, propagée par les Arabes et leurs sympathisants
à travers Internet, les médias et les institutions internationales,
a trouvé de nombreux admirateurs. Ainsi la journaliste néo-conservatrice
britannique Melanie Philips a clamé d’une manière racoleuse, et parfaitement
abusive, que l’identité britannique était en train d’être subvertie
et évincée par une identité islamique qui transformait sa ville natale
en la capitale du terrorisme : le « Londonistan »…
Si l’objectif ultime des tenants du « nouvel
antisémitisme » a été atteint avec un tel succès, c’est parce qu’il
a pu être facilement confondu avec d’autres idées associées à la guerre
usaméricaine contre la terreur, à l’instar du concept de « clash
entre civilisations ». Dès lors que c’était « eux » contre
« nous », le « nouvel antisémitisme » permettait
de poser d’entrée de jeu que les juifs étaient du côté des anges. Il
incomba donc à l’Occident chrétien de choisir son camp, en décidant
de conclure un pacte soit avec le Bien (le judaïsme, Israël, la civilisation)
soit avec le mal (l’Islam, Oussama Ben Laden, le Londonistan) [aussi
simple que ça !]…
Nous sommes encore très loin d’atteindre
le bout de cette route traîtresse, à la fois parce que la Maison Blanche est
en banqueroute d’initiatives politiques autres que sa guerre contre
la terreur et parce que la place d’Israël reste, pour le moment, bien
assurée, au cœur de l’ordre du jour néo-conservateur de l’administration
US.
Cela a été précisé de manière extrêmement
claire, la semaine dernière, quand Netanyahu, l’homme politique le plus
populaire en Israël, a ajouté, s’il en était besoin, une énième couche
de malignité mortelle à la machine à bobards néo-conservatrice en train
de faire ronfler les moteurs en vue d’une confrontation avec l’Iran,
ayant pour mobile les ambitions nucléaires de ce pays : Netanyahu
a carrément comparé l’Iran à l’Allemagne de 1933 et son président, Mahmoud
Ahmadinejad, à Adolf Hitler… :
« Hitler a fait ses débuts dans le cadre
d’une campagne militaire mondiale, après quoi il a tenté d’acquérir
des armes nucléaires. L’Iran essaie d’obtenir des armes nucléaires en
premier. Par conséquent, de ce point de vue, il est bien plus dangereux
qu’Hitler », a déclaré Netanyahu à des décideurs israéliens en
matière de lutte contre le terrorisme.
L’insinuation de Netanyahu était parfaitement
transparente : l’Iran rechercherait une nouvelle Solution Finale,
visant cette fois-ci Israël, ainsi que les juifs du monde entier. Le
moment de rendre des comptes est proche, d’après Tzipi Livni, ministre
israélienne des Affaires étrangères, qui affirme contre toute évidence
que l’Iran n’est plus qu’à quelques mois de détenir des armes nucléaires.
« « Terrorisme international »
est une expression erronée », a ajouté Netanyahu. Non que le terrorisme
international n’existerait pas, mais parce que le problème, c’est en
réalité l’islamisme international militant. C’est ce mouvement qui recourt
au terrorisme au niveau international, et c’est aussi lui qui est en
train de mettre au point le stade ultime du terrorisme, à savoir le
terrorisme nucléaire. »
Ainsi, le tour est joué : confronté
comme Israël est censé l’être aux noirs desseins des « fascistes
islamiques », tels ceux d’Iran, l’arsenal nucléaire israélien –
et l’Holocauste nucléaire qu’Israël est en capacité [et même envisage]
de déchaîner – peut être présenté comme la planche de salut du monde
civilisé !
Source : CounterPunch http://www.counterpunch.org/cook09232006.html
Jonathan
Cook, écrivain et journaliste britannique, vit à Nazareth, en Israël, où
il a fondé la Nazareth
Press
Agency. Il est l’auteur de l’ouvrage à paraître
[en anglais] : Blood and Religion :
The Unmasking of the Jewish and Democratic State [Sang et religion :
Bas les masques sur l’Etat « juif et démocratique »] aux éditions
Pluto Press, et qui sera diffusé également aux USA par University of
Michigan Press.
Traduit de l'anglais par Marcel
Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs
pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour
tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à
condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources.
URL
de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1548&lg=fr
Illustrations de Farhad Foroutanian, un artiste iranien
vivant aux Pays-bas
Lettre ouverte au
peuple iranien et au président Ahmadinejad
Les deux attaques terroristes
contre l’ambassade d’Israël en mars 1992 et contre le centre communautaire
juif AMIA en juillet 1994 à Buenos Aires : la connexion israélienne
Par
José Petrosino et Oscar Abudara Bini, novembre 2006
Traduit par Maria Poumier et révisé par Fausto Giudice
Le
juge argentin Rodolfo Canicoba Corral a délivré jeudi 9 novembre un
mandat d’arrêt international, transmis à Interpol, contre l’ancien président
iranien Ali Rafsanjani, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ali
Akbar Velayati, l’ancien ministre des Renseignements Alí Fallahian.
Sont aussi visés par la mandat Mohsen Rezai,
ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Moshen Rabbani, ex-conseilelr culturel
de l’ambassade d’Iran en Argentine, Ahmad Reza Ashgari, ex-scerétaire
de cette même ambassade, Ahmed Vahidi et le Libanais Imad Fayez Moughnieh, ancien responsable du
service de sécurité extérieure du Hezbollah. À cette liste impressionnante s’ajoute le nom de Hadi Soleimanpour,
ancien ambassadeur d’Iran en Argentine. Tous ces hommes sont soupçonnés
par la justice argentine d’avoir organisé l’attentat contre le siège
de l’AMIA, le centre communautaire
juif de Buenos Aires en juillet 1994.
José
Petrosino et Oscar Abudara Bini, qui enquêtent depuis 14 ans sur les
deux attentats de 1992 et 1994 à Buenos Aires, ne partagent vraiment
pas l’opinion du juge argentin. Ils viennent d’écrire au président Mahmoud
Ahmadinejad. (Tlaxcala)
Sur cette affaire
lire aussi
L’Iran
poursuit l’Argentine en justice pour les accusations portées contre
ses représentants
Argentine
1992-1994 : deux attentats suspects ont fait 92 morts ; en 2005, la
vérité éclate sur les complicités israélienne, Usaméricaine et au sommet
du gouvernement argentin. L’ONU doit prendre position.
Le rôle
de l'Argentine dans la préparation psychologique de l'attaque de l'Iran:
Consolider la thèse
Les attentats terroristes de Buenos Aires,
Londres, Madrid et New York (11 septembre) : des caractéristiques
comparables
Nous
demandons le soutien du gouvernement iranien pour ouvrir une enquête
internationale.
Nous
enquêtons depuis dix ans sur les attentats de Buenos Aires dont l’Iran
et le Hezbollah sont injustement accusés, et considérons que le travail
de l’ambassadeur (en fait chargé d’affaires, NdT) Mohsen Baharvand est
très important. En mai 2006 nous avons remis une documentation à ce
sujet au Réseau Voltaire en France, déposée auprès de Thierry Meyssan.
La
présence d’un faux procureur israélien a été signalée dans le journal
local Nueva Sion, dont nous vous joignons copie.
Voici
quelques détails à ce sujet :
Pendant
quatorze ans d’enquête indépendante, nous avons confronté les informations
officielles et avons découvert un secret de Polichinelle : tout
le monde est convaincu qu’il faut enquêter sur une piste israélienne
bien plus plausible que la piste iranienne sur laquelle nous poussent
vainement les USA et Israël.
Nous
avons transmis nos informations aux tribunaux argentins. Nous suivons
attentivement la presse, les médias et les publications, et sommes en
mesure d’affirmer que nous avons les preuves de ce que nous affirmons,
sur certains points, et de très fortes présomptions sur les autres.
Ce sont des faits concrets qui nous amènent aux conclusions suivantes :
1.
Les explosions ont eu lieu à l’intérieur des deux bâtiments.
2.
De fausses preuves ont été introduites sur les lieux afin de faire figurer
des voitures piégées inexistantes dans les deux attaques
3.
De faux témoignages, relayés par les services de police locale, les
agences de renseignement et la classe politique, ont visé à impliquer
des voitures piégées et des kamikazes, de façon à orienter l’opinion
sur des terroristes musulmans fondamentalistes.
De
ces trois certitudes, nous déduisons :
Qu’il
est impossible qu’il s’agisse d’attaques commises par des musulmans
et que le gouvernement argentin a été accompagné ou plutôt guidé par
l’État d’Israël sur cette fausse piste.
La
complicité conjointe des USA, de l’Argentine et d’Israël est établie.
Quels que soient les coupables de ces attentats, la responsabilité solidaire
des trois États est engagée.
Tout
ceci relève de la « raison d’État » ; elle seule est
à l’œuvre, pour expliquer ces attentats israéliens contre leurs propres
institutions représentatives, ceux
d’un État qui mène une guerre pour subsister comme tel, avec un pronostic
de plus en plus réservé. Cela se produit dans un contexte où la puissance
hégémonique, qui est également le mentor et l’unique
soutien d’Israël, les USA, déploie des stratégies de contrôle
de la planète toute entière. Ces stratégies sont complexes et tellement
audacieuses, qu’il devient difficile pour le public non averti de comprendre
ce qui s’est passé.
Nous
demandons l’assistance internationale pour une enquête internationale
sur les caractéristiques communes des attaques commises à Buenos Aires,
Madrid, Londres et New York.
Notre
groupe de citoyens argentins est convaincu, après dix ans d’enquête
locale, de la nécessité d’enquêter sur la responsabilité d’Israël et
des USA, pour les attentats perpétrés
en Argentine. Le professeur James Petras a récemment exposé les falsifications
à l’œuvre dans la tentative britannique pour expliquer l’attaque dont
les Anglais ont été victimes. En Espagne, les mensonges sur le « sac
à dos de Vallecas » apparaissent comme une manœuvre pour plomber
des musulmans. Thierry Meyssan est le pionnier qui a montré que le Pentagone
n’a pas été attaqué par un Boeing mais par un missile de l’armée américaine.
Il
est très difficile aux USA mêmes d’enquêter sur les attentats du 11
septembre, qui ont été réalisés par le gouvernement américain. C’est
pourquoi le héros William Rodriguez et le millionnaire Jimmy Walter
ont demandé son aide au président Chavez. Nous demandons un soutien
international pour organiser une rencontre des enquêteurs argentins,
espagnols, anglais et américains, pour établir des conclusions sur les
caractéristiques communes à tous ces attentats et un modus operandi
commun. Nous demandons au peuple iranien et à son président de
collaborer à ce projet, avec leur approche propre.
José Petrosino est ingénieur. Oscar Abudara Bini est cinéaste, psychiatre
et psychanalyste. Il poursuit en justice Munir Menem, frère de l’ex-président
Carlos Menem, responsable de la « connexion syrienne » en Argentine
(connu et dénoncé dans la presse pour trafic d’armes et enrichissement
illicite) pour complicité dans les attentats commis à Buenos Aires en
1992 (ambassade d’Israël) et 1994 (siège de l’AMIA), tuant 92 personnes.
Le documentaire qu’il a réalisé sur ces attentats fait l’objet de la
censure en Argentine.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1514&lg=fr
Sur cette affaire lire aussi
Argentine
1992-1994 : deux attentats suspects ont fait 92 morts ; en 2005, la
vérité éclate sur les complicités israélienne, usaméricaine et au sommet
du gouvernement argentin. L’ONU doit prendre position.
Le rôle
de l'Argentine dans la préparation psychologique de l'attaque de l'Iran:
Consolider la thèse
L’Iran
poursuit l’Argentine en justice pour les accusations portées contre
ses représentants
Laura Ginsberg : « Le lancement
d’un mandat d’arrêt argentin contre l’ancien président iranien est une
décision sur mesure pour Bush et l’État d’Israël »
La Verdad
Obrera, 2 novembre
2006
Traduit
par Maria Poumier et révisé par Fausto Giudice
Entretien avec Laura Ginsberg, présidente de l’APEMIA , Association
pour l’enquête sur le Massacre Impuni du Centre communautaire AMIA de
Buenos Aires, qui fit 85 morts en 1994, par La Verdad Obrera, organe
du Parti des Travailleurs pour le Socialisme, 2 novembre 2006.
La Verdad Obrera
: Que faut-il penser de la décision des procureurs Nisman et Martinez
Burgos, qui accusent l’Iran d’être responsable de l’attentat contre
AMIA [et qui ont lancé des mandats d’arrêt internationaux contre l’anicien
président Rasfanjani et d’autres hauts responsables iraniens]?
Pour nous, c’est une nouvelle escroquerie gouvernementale contre
ceux qui demandent une enquête sérieuse et le châtiment des coupables.
Rappelons que Nisman travaillait pour le juge Galeano [destitué ensuite
pour irrégularités] au début de l’année 2003. A ce moment, ils avaient déjà tenté de lancer
un mandat d’arrêt contre des fonctionnaires iraniens, mais la procédure
a échoué, parce qu’ils n’avaient pas pu étayer leur accusation. Maintenant,
ils recommencent sur les instructions reçues d’Interpol, Nisman lui-même
le reconnaît. La décision peut bien adopter des formes juridiques, c’est
en fait un acte purement politique. Nisman fait preuve de docilité face
à l’insistance des pressions qu’exercent sur le gouvernement argentin
le Département d’État des USA, l’ambassade de l’État d’Israël et les
organisations judéo-américaines, que Kirchner a rencontrées à Buenos
Aires et à Washington.
Cette accusation politique contre le régime iranien n’a rien à voir
avec la recherche de la vérité sur le massacre de nos proches dans l’attentat
contre l’AMIA, mais fait partie d’une opération pour utiliser l’affaire
de l’AMIA de façon à déclencher la guerre au Moyen Orient, contre l’Iran
et le Hezbollah. C’est le résultat des manœuvres du président Kirchner
pour transformer l’Argentine en pays de référence pour l’Amérique latine
en matière de lutte contre le terrorisme international. Il s’agit d’un
simple alignement sur la politique de Bush. Cela contribue en fait à
étouffer l’affaire de l’attentat ; notre gouvernement a remis en liberté,
après un procès frauduleux, les principaux inculpés pour le crime, et
ne poursuit personne, même pas ceux qui ont commis des « irrégularités
» au cours de l’instruction. Le juge Galeano n’a pas été arrêté, et
le conseil de la magistrature laisse tranquille Bonadío, un autre des
juges complices. Kirchner fait le jeu des USA, et il consacre l’impunité.
Ce qui est grave, dans le cas de Nisman, c’est que sa décision se base
sur une information secrète fournie par les services de renseignement
étrangers.
LVO : Y a-t-il un rapport entre la décision de Nisman et les agissements
de Galeano ?
Absolument. Nisman reprend les mêmes méthodes et les approfondit.
Il a prétendu se distinguer de l’ex-juge, mais il agit de façon à lancer
une accusation politique plus profonde. Il a rendu publique sa décision
quand le gouvernement lui a donné le feu vert, parce qu’il avait tout
mis au point avec ses interlocuteurs aux USA et en Israël. A la différence
de Galeano, il est soutenu par tous les autres pour « oublier » que
le Tribunal Oral a déjà déclaré nulles une bonne partie des accusations
instruites par le procureur lui-même, et les remises en liberté des
individus censés constituer le « réseau local ». Notre collectif APEMIA
continue à protester, car le gouvernement cache des archives, qui restent
secrètes. Et il y a d’autres dossiers en rapport avec l’affaire AMIA
en Israël et aux USA. Il s’agit donc pour Kirchner de préparer le terrain
pour faire ce que même Bush ne parvient pas à faire aux USA, c’est-à-dire
accuser sans fournir de preuves. Un point très grave, c’est la modification
de la loi sur les services secrets nationaux. Les associations Memoria
Activa et le CELS ont font connaître leur inquiétude à la Commission Interaméricaine
des Droits Humains (CIDH). Nous avons pris la peine de comparer le texte
de la loi en vigueur avec celle dont ils ont convenu avec le ministère
de la Justice,
et qu’ils ont transmise à la CIDH. Selon la nouvelle
mouture, même les juges ne vont pas avoir accès à l’information des
services de renseignement et aux preuves éventuelles. L’accès à l’information
secrète leur sera interdit.
Il s’agit donc, dans l’opération conduite par Nisman, de satisfaire
aux exigences de l’ambassade d’Israël, du lobby judéo-américain et du
Département d’État, pour aligner l’Argentine sur leur politique belliciste,
avec le prétexte de la lutte contre le terrorisme ; il s’agit de valider
une méthodologie qui est illégale, dans n’importe quel pays au monde,
telle que l’accusation sur la base d’informations secrètes des services
de renseignement. Un exemple : Nisman affirme avoir des preuves – qu’il
ne montre pas, naturellement – sur une réunion des ex-fonctionnaires
iraniens mis en cause, dans la ville iranienne de Mashad le 14 août
1993 ; c’est là qu’ils auraient décidé de commettre l’attentat contre
l’AMIA. Or - et il le cache bien- les mêmes services secrets avaient
reconnu que l’État argentin, Israël, et le Brésil, savaient six mois
avant cette date (depuis février 1993) qu’il se préparait un attentat
à Buenos Aires. Il cache aussi une information qui est du domaine public
: en 2004, un ex-directeur du FBI a déclaré au Brésil que l’attentat
contre l’AMIA avait été préparé au Brésil.
LVO : Que penser des positions de la DAIA (Délégation d’Associations
Israélites Argentines) et de l’AMIA ?
Les représentants de la communauté juive, des associations comme Memoria
Activa, le gouvernement israélien et celui des USA ont félicité ensemble
Nisman et l’État argenin. Nous rejetons ce comportement des représentants
de la communauté juive, et d’autres associations de parents des victimes
; c’est le point d’orgue à la « performance », au show consistant à
soutenir sans limite le gouvernement de Kirchner. Je considère qu’ils
ont renoncé à chercher la vérité sur le massacre et à punir les coupables.
Il s’agit d’une affaire pour laquelle il n’y a pas une détention, pas
un condamné, pas un suspect, même pas en matière de complicités
(la complicité est un délit mineur, dans le cadre de la gravité du crime
commis il y a douze ans). Douze ans sont passés, et vous verrez que
le gouvernement va finir par dire qu’il n’est pas obligé de poursuivre
qui que ce soit parce qu’il y a prescription. Or ce que cherche l’État
argentin, c’est à être lavé de sa propre responsabilité criminelle.
C’est l’État argentin, le coupable du massacre, non seulement à titre
de complice, mais aussi pour sa responsabilité criminelle directe. Il
savait que l’attentat était en cours de préparation, il a mis ses forces
de sécurité à disposition pour qu’il se réalise, et il a couvert le
tout pendant douze ans. Ses complices et compères pour occulter les
faits sont les USA, le Brésil, la Grande Bretagne,
l’Israël et l’Allemagne.
Nous lançons une accusation formelle contre ces États, et particulièrement
l’État argentin, qui compte sur le soutien des organisations locales
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