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Ginette
Hess Skandrani agressée à son domicile !
Ginette Hess Skandrani, militante de toutes les
causes anticolonialiste depuis 40 ans, a été agressée à son domicile mercredi
soir 25 octobre par deux jeunes individus de type sépharade qui l’ont très
violemment tabassée. Lisez son témoignage, les communiqués et la lettre ouverte
proposée à la signature.
Témoignage
« Tu
sais pourquoi on est là » : Agression à domicile
Par Ginette Hess Skandrani, Paris, 30 octobre 2006
Ce mercredi 25 octobre à 17h45, lorsque j'ai ouvert
ma porte, croyant que c'était ma petite-fille qui rentrait à la maison, je me
suis trouvée devant deux jeunes mecs
tout de noir vêtus avec des casques à la main qui m’ont dit : « Nous
sommes les petits-enfants de Martin, du deuxième ». J'ai essayé de
repousser la porte, mais ils se sont précipités sur moi en me cognant avec les
casques et en me donnant des coups de pied.
Mes lunettes sont tombées et se son brisées, et j’ai été aveuglée par le sang
qui pissait à travers ma paupière éclatée. J'ai crié tant que j'ai pu, mais ils
ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par terre et en
renversant un banc et une chaise.
Ils étaient
d'une extrême violence et je ne pensais pas m'en sortir vivante.
Il y avait du sang partout car j'étais également
blessée à la tête, suite à un coup de
casque.
J'ai tout de suite pensé au BETAR (groupe
paramilitaire juif) ou à
Ils se sont enfuis car des portes commençaient à
s'ouvrir suite à mes cris. La concierge à appelé la police.
J'habite au troisième étage d'un immeuble avec
digicode. J'ai appris par la police
judiciaire, que selon la concierge, ils étaient quatre, deux qui sont rentrés derrière elle en lui
proposant de porter ses courses et deux
autres qui sont restés en faction dans le couloir extérieur, entre le
portal d’entrée et la porte vitrée intérieure.
Ils savaient où je logeais car ils sont
immédiatement montés à mon étage en courant.
J'ai pu les décrire à la police : environ 25 à 28
ans, assez grands, des cheveux noirs courts,
portant des blousons de cuir noir, de type européen mais de peau un peu hâlée.
Et ressemblant à des séfarades de Belleville.
La police a pris des empreintes digitales sur la
porte et dans l'appartement. Elle a
également pris des photos, mais je ne sais pas si ça va servir à les
retrouver.
La police a prévenu les pompiers qui m'ont amené à l'hôpital Saint-Antoine. J'ai eu des points de suture
sur la paupière gauche, ainsi qu'à l'arrière du crâne. Mon oeil était
complètement fermé et j'ai des contusions sur tout le corps.
Lorsque j'ai été reconduite chez moi, des policiers
m'ont emmené à la 2è DPJ où j'ai porté plainte contre X pour violences
volontaires en réunion et avec arme par destination et violation de domicile.
La procédure a été enregistrée sous le n°
2006/J/ 1510, par M. Bruno
Jacquel, capitaine de police de la 2è DPJ. Les policiers m'ont emmené à
l'hôpital de l'Hôtel Dieu aux urgences médico-judiciaires pour constituer un dossier médico-légal de
mes blessures physiques et de leur retentissement psychologique qui porte le n°
0627830.
J'ai été convoquée à la permanence criminelle,
groupe " GESSET " de la 2è DPJ
le lendemain, 26.10 à 16 heures par M. l'officier de Police judiciaire Tanchon qui m'a auditionnée
pendant plus de deux heures et a
réenregistré ma plainte, sous le n° de dossier 200.
J'attends la suite en espérant qu'ils n'étoufferont
pas l'affaire.
Communiqués
Une lâche agression contre notre présidente,
Ginette Hess Skandrani
Communiqué le 26 octobre
2006 par l’Alliance zapatiste de libération sociale, azls2006@yahoo.fr, http://www.azlsbasta.splinder.com, ++33(0)613992886
La présidente-fondatrice de notre association,
l’AZLS, a été victime, le mercredi 25 octobre en soirée, d’une lâche agression
à son domicile parisien de la part de deux jeunes hommes armés de casques qui
étaient de toute apparence des nervis sionistes. Amenée à l’hôpital
Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au
cuir chevelu.
Cette lâche agression intervient quelques jours
avant une rencontre pacifique pour
L’AZLS demande solennellement aux autorités
françaises de tout faire pour que cesse la terreur organisée par des groupes
sionistes ayant depuis longtemps franchi les limites de la légalité
républicaine.
Pour l’AZLS,
le trésorier, Fausto
Giudice
Ginette Skandrani, membre fondatrice des
Verts, lâchement agressée à son domicile par deux nervis de type
sépharade : plusieurs points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir
chevelu
Communiqué le 26 octobre
2006 par le Collectif de
C’est vers 19h de ce
mercredi 25 octobre que deux jeunes sont venus pour aider la concierge de
l’immeuble où habite Ginette Skandrani, membre fondatrice des Verts, au moment
où elle entrait les poubelles. Ils se sont engouffrés aussitôt dans les
escaliers, et ont frappé à la porte de Mme Skandrani, qui leur a ouvert la
porte sans se méfier. Ils se sont rués sur elle pour la rouer de coups de pied
et à l’aide de leurs casques, puis ils se sont enfuis. La concierge alertée par
les cris a aussitôt appelé les pompiers et la police. Elle a été amenée aux
urgences de l’Hôpital Saint Antoine, puis à l’Hôtel Dieu pour un examen
médico-légal.
Notre Collectif dénonce
avec la plus grande colère cette lâche agression contre Mme Ginette Skandrani
qui a consacré sa vie pour de justes causes : l’écologie, la solidarité
avec les peuples du Maghreb, mais aussi pour faire connaître la tragédie
palestinienne, notamment en co-organisant avec plusieurs associations dont la
nôtre, les derniers samedis de chaque mois des rassemblements au Châtelet à
Cette
agression perpétrée par des sionistes vise à faire taire les rares voix en
France qui s’élèvent contre le massacre quotidien des Palestiniens.
Notre
Collectif exprime son entière solidarité et sa sympathie avec Ginette
Skandrani, et appelle tous ceux qui militent pour la cause palestinienne à lui
exprimer publiquement leur soutien pour son combat contre le sionisme et ses
crimes contre les Palestiniens.
Nous lançons
un appel aux autorités françaises à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires
pour retrouver les agresseurs et mettre fin à la terreur exercée en toute
impunité par des ligues factieuses en France contre toute personne
critique de l’entité sioniste.
Fait à Paris,
le 25 octobre 2006
Le Président,
Mondher Sfar
Agression
sioniste à domicile
Communiqué par l’association Entre
L'association Entre
Défendre l'égalité des droits pour tous les
habitants de
Pour le secrétariat, Maria Poumier
Communiqué de
l’Institut Tunisien des Relations Internationales
Par Ahmed Manaï, Paris 26
Octobre 2006
Ginette Hess Skandrani,
présidente fondatrice de l’Alliance Zapatiste de libération sociale et de
l’association
Aucun doute que les
agresseurs de Ginette ont voulu lui faire payer son engagement inconditionnel
et son soutien de tous les instants à la cause du peuple Palestinien. Rappelons
que Ginette avait reçu en 2003, en même temps qu’un certain nombre de militants
pro- palestiniens, entre autres notre compatriote Mondher Sfar, une
lettre contenant une balle, accompagné du message suivant « la
prochaine ne vous parviendra pas par la poste ». L’apprenti terroriste, un
dénommé Shoemann, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis !
Transportée à l’hôpital
Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au
cuir chevelu.
Durant ces quarante
dernières années, Ginette Hess Skandrani a accompagné tous les combats
anti-coloniaux et s’est illustrée au cours des années 1990 par un soutien actif
et permanent à l’opposition tunisienne. L’Azls qu’elle préside a organisé en
1997, les deux premières manifestations publiques à Paris, contre le régime
tunisien (voir texte).
L’ITRI condamne cette
agression et ses lâches auteurs, exprime son soutien et son entière solidarité
avec Ginette Skandrani et appelle les Tunisiens à lui manifester leur
solidarité : azls2006@yahoo.fr
Lettre ouverte
Questions de principe, questions pratiques,
questions vitales
30 octobre 2006
Ginette Hess
Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction,
non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du
corps ni d’escorte policière.
Elle est une
militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis
quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la
souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble
logique à la situation coloniale de
Elle est victime
depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation
émanant de diverses composantes, de « droite » comme de
« gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme
« État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions
physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou
électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique
« sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25
octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre
hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et
concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au
risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres
membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes
n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils
ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens
français et israéliens, soldats
d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre.
Les ordres
viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de
représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance
non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux
principes qui fondent notre république.
Cette grave
atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la
cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux
qu’elle devrait interpeller.
Nous précisons
que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de
Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes
campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.
Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a
quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires,
par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or,
cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses
idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun
acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous
pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées
qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la
tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles
il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous
donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire
pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées
par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes
doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge
leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant
observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess
Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce
cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence
d’Israël » :
Certains d’entre vous ont
proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a
contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25
octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi.
Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra
que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons
aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans
laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur
l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont
exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots
programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et
commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les
mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une
milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de
tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice.
Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.
Premiers
signataires :
Association entre la plume et l’enclume, France - Claire Aymes, Citoyenne, Marseille - Janine Borel, militante,
Bouches-du-Rhône - Comité de lutte
contre la barbarie et l'arbitraire, Salons-de-Provence - Mireille Delamarre,
responsable de publication www.planetenonviolence.org, présidente de Vpaixmed
(Voix de paix en Mediterranée, association pour la non violence active et le
respect des droits de l'homme), Bouches-du-Rhône - Jean-Jacques
Dikongué,
journaliste, Paris - Gabriel Enkiri, candidat au 1er
tour de
Envoyer vos signatures à azls2006@yahoo.fr
Message d’Argentine aux agresseurs de Ginette
Par Oscar Abudara Bini, psychiatre,
psychanalyste, et cinéaste censuré à cause de de son enquête personnelle sur
les attentats terroristes commis en Argentine en 1992 et 1994
Toutes mes félicitations!
J'imagine que vous vous êtes entraînés sérieusement pour attaquer un ennemi
aussi importan t. Moi même, j'ai dû m'exercer aux arts martiaux et au maniement
des armes à feu, parce que j'ai peur de me faire assassiner ou qu'on agresse
mes enfants, dans la mesure où je fais des recherches [qui dérangent] en
Argentine sur les attentats terroristes qui ont été commis ici [imputés
officiellement à l'Iran, alors que TOUS les éléments matériels de l'enquête
signalent une piste conjointe US- ISRAELIENNE] Je sais qu'on peut me tirer
une balle dessus à tout moment, que je risque l'enlèvement et que l'on peut
envoyer des gros bras me taper dessus. Je suis prêt pour tout cela, et j'ai de
bonnes chances d'être perdant. Mais je ne me suis jamais entraîné pour taper
sur une femme, encore moins pour frapper, savater et blesser une femme
d'un certain âge.Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer le mode d'emploi? Quel
est le religieux qui pourrait m'apprendre à piétiner toute ma formation
de macho latin, celle-la même qui m'interdit de frapper une femme
parfaitement honorable? Allez, messieurs les agresseurs de Ginette, vous voulez
bien m'apprendre?
¡Los felicito de todo
corazòn! Imagino que os habreís entrenado concienzudamente para atacar a tan
importante enemigo. Yo mismo, he debido entrenarme en artes marciales y en
armas de fuego, dado el miedo que tengo a que me asesinen o dañen mis hijos, a
causa de las investigaciones que tengo enla Argentina por los atentados
terroristas que aquì se han cometido.
Sé que pueden asesinarme de
un balazo en cualquier momento, que pueden raptarme y que pueden enviarme
corpulentos matones a golpearme. Para todo ello estoy preparado, naturalmente
con riesgo altìsimo de perder.
Jamàs me entrenè para golpear
a una mujer, menos para apalear, patear y lastimar a una mujer de cierta edad.
¿Serìan ustedes tan gentiles de decirme còmo se hace? ¿Qué religioso puede
adoctrinarme para abolir toda mi formaciòn de macho latino que me impide atacar
una mujer honorable?
¡Por favor, señores
atacantes de Ginette, dìganme còmo se hace!