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Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés
Les Protocoles des Fous de Sion
 

14/09/06 - Déclaration de Jérusalem à propos du sionisme chrétien


Communiqué du Patriarche et des Evêques des Eglises locales de Jérusalem, Jérusalem, le 22 août 2006 .

 

Original : http://www.j-diocese.com/DiocesanNews/view.asp?selected=238

 

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.


« Bénis soient les faiseurs de paix, car ils seront nommés les enfants de Dieu. » [Matthieu 5:9]


Le sionisme chrétien est un mouvement contemporain, théologique et politique, qui reprend à son compte les positions idéologiques les plus extrémistes du sionisme, en totale contradiction avec une juste paix en Palestine et en Israël. Le programme sioniste chrétien campe une vue du monde dans laquelle l'Evangile est identifié à l'idéologie de l'empire, au colonialisme et au militarisme. Dans sa forme extrême, il accorde une importance primordiale à des événements de nature apocalyptique conduisant à la fin de l'histoire, ce qui est à l'opposé [de l'attitude authentiquement chrétienne consistant] à vivre, aujourd'hui, l'amour du Christ et Sa justice.

Nous rejetons catégoriquement les doctrines sionistes chrétiennes, ces
enseignements fallacieux qui corrompent le message biblique, fait d'amour,
de justice et de réconciliation.

Nous rejetons par conséquent l'alliance actuelle entre les dirigeants du
sionisme chrétien et de organisations impliquées par certains de leurs
membres dans les gouvernements d'Israël et des USA, qui imposent
actuellement leurs frontières préemptives unilatérales et leur domination
sur la Palestine. Cela entraîne inévitablement des cycles sans fin de
violence, qui minent la sécurité de tous les peuples non seulement du
Moyen-Orient, mais de l'ensemble du monde.

Nous rejetons ces enseignements du sionisme chrétien, qui facilitent et
encouragent ces politiques, dès lors qu'ils prônent l'exclusivisme racial
et la guerre perpétuelle, bien loin de reprendre l'Evangile de l'amour
universel, de la rédemption et de la réconciliation, que Jésus Christ nous a
enseigné. Plutôt que condamner le monde à la malédiction de l'Armageddon,
nous exhortons tous les hommes à se libérer des idéologies du militarisme,
et de l'occupation. Ces gens feraient bien mieux d'ouvrer à la guérison des nations !

Nous appelons les Chrétiens rassemblés dans les Églises de tous les
continents à prier pour les Palestiniens et les Israéliens, qui souffrent
les uns autant que les autres de l'occupation et du militarisme, dont ils
sont les victimes. Les actes discriminatoires sont en train de transformer la Palestine en ghettos déshérités, cernés de colonies israéliennes ségrégationnistes. La création de ces
colonies illégales ainsi que l'édification du Mur de Séparation empiétant
sur des territoires palestiniens confisqués sapent la viabilité d'un État
palestinien, ainsi que la paix et la sécurité dans l'ensemble de notre région.

Nous appelons toutes les Églises qui restent silencieuses, à briser leur
silence, et à en appeler à la réconciliation, dans la justice, en Terre
sainte.


C'est pourquoi nous nous engageons à défendre les principes suivants, seule
alternative positive :

Nous affirmons que tous les hommes sont créés à l'image de Dieu. C'est
pourquoi ils sont appelés à honorer la dignité de tous les êtres humains et
à respecter leurs droits intangibles.

Nous affirmons que les Israéliens et les Palestiniens sont capables de vivre
ensemble en paix, dans la justice et la sécurité.

Nous affirmons que les Palestiniens, musulmans et chrétiens, forment un seul
peuple : le peuple palestinien. Nous rejetons toutes les tentatives visant à
subvertir et briser leur unité.

Nous appelons tous les hommes de bonne volonté à rejeter la vision sectaire du monde qui est celle du sionisme chrétien, ainsi que celle prônée par toute autre idéologie privilégiant un peuple au détriment de tous les autres.

Nous nous engageons à mener une résistance non-violente, moyen le plus
efficace pour lutter contre l'occupation illégale afin d'y mettre fin, en
vue de la réalisation d'une paix juste et durable.

Nous mettons en garde, avec un sentiment d'urgence, contre le sionisme
chrétien et les mouvements qui font alliance avec lui, qui justifient la
colonisation, l'apartheid et l'édification d'un empire.

Dieu exige que justice soit faite. Aucune paix, aucune sécurité ni aucune
réconciliation ne seront possibles sans le rétablissement de la justice. Les
exigences de justice ne disparaîtront jamais. La lutte en vue de la justice
doit être poursuivie sans relâche et activement. Mais sans violence.


« Ce que le Seigneur vous demande, c'est d'agir de manière juste, d'aimer la
miséricorde et d'accompagner votre Dieu humblement » [Michée 6:8]


Telle est notre position. Nous prenons le parti de la justice. Nous ne
saurions en prendre aucune autre. Seule, la justice garantira une paix
conduisant à la réconciliation et à une vie dans la sécurité et la
prospérité pour tous les hommes vivant dans notre Terre [sainte]. En prenant
le parti de la justice, nous nous ouvrons à l'oeuvre de paix - et c'est
précisément d'oeuvrer pour la paix qui fait de nous [de dignes] enfants de
Dieu.


« C'est dans le Christ que Dieu s'est réconcilié avec Sa création, sans
retenir contre les humains leurs péchés. Et Il nous a imparti le message de
la réconciliation ». [2ème Epître aux Corinthiens 5:19]


Sa Béatitude le Patriarche Michel Sabbah
Patriarcat Latin, Jérusalem

Mgr Swerios Malki Mourad,
Patriarcat syrien orthodoxe, Jérusalem

Mgr Riah Abu El-Assal,
Église épiscopale (anglicane) de Jérusalem et du Moyen-Orient

Mgr Munib Younan,
Église luthérienne évangélique de Jordanie et de Terre sainte

PJ

 

14/09/06 - Cuba : ce qui ne sent pas bon du tout – Un vétéran du Mossad grand propriétaire foncier à Cuba


par Mary Rizzo, 14 juillet 2006



Rafi Eitan, alias « Le Puant »

Original : http://onlinejournal.com/artman/publish/article_995.shtml.

Traduit de l'anglais par Maria Poumier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft.

Bien peu de choses sont sûres et certaines, dans la vie; en politique, il faut toujours s’attendre à des surprises. Les vérifications sont importantes, en politique, pour obtenir un consensus. Les citoyens d’un État, autant que ceux qui soutiennent ailleurs cet État, ont le droit de savoir comment il est organisé, et ils devraient être au courant des relations économiques et politiques qu’entretient cet État, tant au plan national qu’international ; et s’il y a des contrastes ou des contradictions dans les choix politiques d’un État, ceux qui sont responsables de ces écarts ont l’obligation morale d’en rendre compte à leurs citoyens, et à l’opinion publique internationale.
Rien n’oblige la population d’un pays quelconque à cautionner ou à approuver les décisions prises par son gouvernement, mais ils en seront affectés de toute façons, parce ce qui est décidé en haut lieu l’est en leur nom. Aussi, la moindre des choses est que les gens soient informés de ce que leur gouvernement fait, et qu’ils soient à même d’exprimer leur désaccord éventuel, qu’ils soient en mesure ou non de garantir le consensus.
Rien n’est gravé dans la pierre, en matière de politique, et les hommes politiques sont devenus des caméléons, sont passés maîtres dans l’art d’être fluides ; ils vont dans le sens de ce qu’ils croient consensuel, éventuellement en s’en méfiant , mais en tâchant toujours de garder une orientation générale cohérente. Quand les politiciens donnent l’impression de changer de bord au gré des intérêts, on devrait jeter un coup d’œil sur ce qui se passe à Cuba.
C’est là qu’on trouve un soutien indéfectible à la lutte du peuple palestinien et à sa lutte de libération. On ne manque pas de discours de Fidel Castro où il n’exprime pas son soutien et son amitié aux Palestiniens. Jusqu’où ces discours se sont traduits en actes, je ne saurais le dire, mais en tout cas, une image s’est constituée, celle de Cuba comme le pays qui condamne publiquement l’Israël.
« Cuba réaffirme sa solidarité totale et sans failles avec le peuple palestinien dans sa juste lutte pour l’instauration d’un État indépendant et souverain et pour la restitution de tous les territoires arabes occupés ; Cuba exhorte la communauté internationale à dénoncer énergiquement ces crimes, et se prononce sans hésitation contre les tactiques dilatoires utilisées par Israël pour continuer à imposer sa politique annexionniste et arrogante, en violation des normes élémentaires de la coexistence et de lalégislation internationale, qui valent à Israël le soutien indéfectible de Washington. » [1]

Imaginez ma surprise quand j’ai lu sur Ynet la note sur Castro s’apprêtant à allumer une gigantesque ménorah à La Havane, en compagnie de Rafi Eitan, pour inaugurer le Mémorial de l’Holocauste en cours de construction à Cuba : http://www.lyriel.com/tlaxcala/pp.asp?reference=666&lg=fr
.
On peut avoir une opinion positive, neutre ou négative, sur la construction de monuments holocaustiques dans des contrées fort éloignées des lieux où les choses se sont passées, certes; mais ce qui m’a frappée, dans ce cas particulier, c’est le nom de Rafi Eitan. Rafi Eitan ? Ca me disait quelque chose, c’était un nom tout à fait familier, mais j’avais du mal à retrouver de qui il s’agissait. Un mail de Jeff Blankfort à sa liste de diffusion m’éclaira :
« Ce que j’ai négligé de mentionner dans le message que j’ai transféré (et je n’ai pas pu rectifier avant de l’envoyer) sur Fidel Castro allumant une méenorah à La Havane, c’est que Rafi Eitan, le grand propriétaire terrien israélien mentionné, n’est autre que l’ancien chef du Mossad pour les opérations en Europe et le mentor de l’espion israélien condamné comme tel Jonathan Pollard. On peut se demander s’il fait aussi de l’espionnage à Cuba, et pour quel pays ». [2]

Effectivement, Rafi Eitan est le nouveau ministre élu dans les rangs du Parti des retraités [Gil - Gimla'ey Yisrael LaKneset : retraités d’Israël à Knesset ; Gil signifie « âge » en hébreu, NDT]) lors des dernières élections israéliennes.
http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Personalities/From+A-Z/Rafi+Eitan.htm
Rafi Eitan, l’homme du Mossad et du Shin Bet, célèbre pour avoir organisé la capture d’Eichman [en Argentine] mais aussi pour avoir planifié le bombardement de la centrale nucléaire irakienne d’Osirak, et surtout, pour son rôle dans l’Affaire Pollard, cet Américain qu’il avait recruté pour faire de l’espionnage, pour le compte d’Israel.
Rafi Eitan, « connu dans les milieux de l’espionnage israélien par son surnom de « Stinky », le « puant » [en hébreu HaMasriach, NDT], car il était tombé dans un bassin d’épandage alors qu’il était membre du Palmach, la force d’attaque para-miliataire d’Israël, dite organisation de défense avant 1948 » (http://www.jonathanpollard.org/2006/033106.htm ) ne regrette rien et revendique ses agissements : “comme pour tout ce que j’ai fait, ma vie durant, j’étais convaincu que j’agissais au mieux pour l’État d’Israël ». L’article de Ynet semble suggérer qu’Eitan a des intérêts économiques considérables à Cuba. Cela m’a étonnée, dans la mesure où je supposais qu’il y avait une interruption dans les relations économiques entre les deux États, si bien que j’ai commencé à chercher ce que je pouvais trouver en la matière. [3]« Pendant la dernière décennie, Eitan, connu comme multimillionnaire, s’est trouvé mêlé à de grandes transactions à Cuba dans le domaine de l’agriculture et dans le bâtiment. »
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?c=JPArticle&cid=1145961341557&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
Dans un entretien publié le 3 juillet 2006 par Haaretz nous lisons : “Eitan est un partenaire dans une compagnie qui possède de vastes vergers à Cuba, mais quand on lui demande le secret de ses liens avec Castro, il répond: « Il n’y a aucun secret, ce n’est pas vrai, tout simplement. Je ne travaille pas avec Castro, je suis un exploitant agricole, à Cuba, le reste n’est qu’affabulation de la presse… La firme s’occupe d’agriculture à Cuba, principalement de faire pousser des légumes et de produire du jus de fruit concentré, dans l’unité la plus grande au monde. J’ai rencontré Castro quelques fois, mais nous ne sommes pas amis. »
Pour ce qui est du bâtiment, on trouve ces choses intéressantes, en 2001: “Israël est le seul pays au monde qui a constamment appuyé l’embargo commercial des États-Unis, chaque fois que la question a été évoquée aux Nations Unies ».
Ironie des choses, Israël est aussi en passé de devenir l’un des principaux investisseurs à Cuba, avec des hommes d’affaire juifs qui s’investissent dans tous les domaines, depuis l’exportation des agrumes jusqu’aux projets immobiliers. Maintenant, dans une démarche qui va provoquer la fureur des groupes d’exilés cubains et de l’administration Bush, un groupe d’investisseurs israéliens est en train d’enterrer des dizaines de millions de dollars dans ce qu’ils appellent le premier “complexe intelligent d’immeubles de bureaux”, un parc immobilier à l’extérieur de La Havane, qui comptera dix-huit immeubles de six étages de bureaux, situés sur un emplacement de 180 000 m2. Le Miramar Trade Center (MTC) a été conçu par Inmobiliaria Monte Barreto S. A., une joint-venture entre l’agence d’État Cubalse S. A. et Grupo BM, une entité israélienne dirigée par l’ancien patron des espions du Mossad Rafi Eitan. »
http://www.luxner.com/cgi-bin/view_article.cgi?articleID=363.On trouve aussi un certain nombre d’articles sur Eitan et Cuba; voir http://www.washingtonreport.org/backissues/0194/9401018.htm, http://amenusa.org/aipac5.htm. Voici quelques une de ses déclarations :
« Les affaires israéliennes à Cuba sont coordonnées par la « Business Enterprises corporations » (BEC) dont les bureaux principaux sont à Tel Aviv. Le rôle d’Eitan dans le BEC n’a jamais été défini, écrit Slutzky parce que, « comme d’habitude, Rafi Eitan adore se cacher derrière le décor ». D’ailleurs, il ne s’est jamais rendu à Cuba «Au contraire, affirme Slutzky, il « a envoyé d’autres Israéliens là-bas, dont certains sont restés à titre de conseillers principaux. » Afin d’impressionner les Cubains, Rafi Eitan a organisé des visites en Israël pour leurs experts et des officiels de haut rang. Leurs visites ont eu lieu cette année, apparemment pour qu’ils puissent voir une exposition agricole qui se tenait à Tel Aviv, et en fait pour leur faire rencontrer le ministre de l’agriculture Ya’akov Tsur.
A mesure qu’Israël s’investissait à Cuba, la gestion des plantations d’agrumes cubains est tombée entre les mains israéliennes. Parmi plusieurs zones semblables, l’une d’entre elle dépasse à elle seule la surface totale des vergers d’agrumes en Israel. Si l’on s’en tient à Slutzky, les experts israéliens envoyés par Rafi Eitan avaient découvert que la production cubaine d’agrumes fait « moins que le dixième de la production israélienne ». On comptait sur eux pour la développer, et ils s’efforcent d’augmenter le rendement de l’économie cubaine, particulièrement dans le domaine agricole. »

Bien que n’ayant jamais mis les pieds à cuba, toujours selon Slutzky, Rafi Eitan “représente à Cuba un grand nombre de firmes israéliennes. La haute estime accordée par le régime cubain à un représentant non officiel des services d’intelligence cubains prouve seulement, comme dit le proverbe, que l’argent n’a pas d’odeur. »

C’est là où le bât blesse: comment se peut-il qu’un dirigeant à la pointe du soutien aux Palestiniens autorise l’un des dirigeants du Mossad à co-posséder l’usine “la plus vaste au monde » de production de jus d’orange, à coordonner des investissements massifs pour les firmes israéliennes et à bâtir le plus grand complexe de bureaux et de commerces du pays ? N’est-ce pas de l’incohérence ? Eitan n’est pas qu’un simple citoyen israélien. Lui même affirme que tout ce qu’il l’a fait avait pour but de servir l’intérêt d’Israël !
A tout le moins, Castro devrait faire son examen de conscience. S’il « ignore » qui est son interlocuteur, quelqu’un peut lui fournir un accès à internet, et en cinq minutes il peut apprendre tout ce qu’il pourrait souhaiter savoir sur Eitan et plus encore [4]. S’il « savait », cela relève du crime, parce que tout ce qui se fait dans l’intérêt d’Israël a des répercussions graves sur la vie des Palestiniens, et ajoute à leurs souffrances, dans la mesure où l’Israël n’a pas le moindre intérêt pour le peuple palestinien. L’argent, c’est important, on ne saurait s’en passer. Mais tout a un prix, et on espère que Cuba, comme presque tous les autres pays au monde, n’a pas vendu les Palestiniens au plus offrant [5].

Notes
[1] "Declaración del Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba," Granma, 4 October 2000. English translation by staff, Institute for Cuban and Cuban-American Studies, University of Miami. http://www.granma.cubaweb.cu/4oct00/nacional/articulo11.html
[2] Sur la liste de diffusion de Jeff Blankfort.

[3] Cuba a rompu ses relations diplomatiques avec l’Israël en 1973. (NdT)
[4] Cela pourrait s’avérer plus difficile qu’il n’y paraît : c’est aussi une entreprise israélienne qui gère l’infrastructure informatique de Cuba. Des individus non identifiés informent immédiatement les Américains lorsqu’une entreprise étrangère s’avise de faire des affaires à la fois avec Cuba et avec des Américains, même s’il s’agit de marchés portant sur des articles et des quantités minimes, de sorte qu’elle fasse l’objet d’un procès au Etats-Unis et renonce à investir à Cuba, tandis que Cuba se trouve obligée de s’adresser à un autre fournisseur, plus cher. C’est le ministre des Affaires Étrangères Félix Pérez Roque qui l’explique lui même dans ses discours. (N dT)
[5] De fait, la direction économique cubaine a développé ses échanges avec le plus ferme allié d’israël en Amérique centrale : Le Salvador. Malgré le fait que les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques, la compagnie aérienne TACA dessert San Salvador-La Havane avec deux vols réguliers ; Cuba importe du poulet salvadorien en grandes quantités,mais redoute l’infiltration de propagande hostile au gouvernement sur les vols de TACA. El Salvador est le seul pays d’Amérique latine à voter infailliblement les résolutions usaméricaines contre Cuba à l’ONU, depuis 40 ans, et à maintenir une ambassade à Jérusalem, alors que les autres pays préfèrent prudemment Tel Aviv pour la protection de leurs intérêts [NdT]

 

14/09/06 – Israël membre de la francophonie ?...- Non, merci !

 

par Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés Franco-Irakiennes, AFI-Flash,


12 septembre 2006

Les 28 et 29 septembre, se tiendra à Bucarest le XIème Sommet de la Francophonie. Cinquante trois pays devraient y participer. Selon certains observateurs, l’absence du Liban - si elle est confirmée – va permettre à Israël d’adhérer à l’organisation internationale.

Il faut savoir que les décisions aux sommets de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) se prennent à l’unanimité des membres présents. Les pressions exercées par la France sur la Roumanie pour qu’elle n’invite pas le Président Emile Lahoud ayant été suivies d’effets : il n’y aura pas de veto libanais à l’entrée d’Israël dans la Francophonie. Il suffira que le Canada propose la candidature de l’Etat hébreu - comme on lui en prête l’intention - pour qu’elle soit acceptée, probablement sans discussion.

Lobbying israélien
Tout a commencé avec l’accord Bush-Chirac de partage du « Grand Moyen-Orient ». Les Etats-Unis acceptaient que la France « mette de l’ordre » dans son pré carré : la Syrie et Le Liban, pays faisant partie de sa zone d’influence après la Première guerre mondiale. Les grandes manœuvres ont commencé en septembre 2004 avec le vote de la résolution 1559 de l’ONU et le refus du président français d’accepter la prolongation pour 3 ans du mandat d’Emile Lahoud à la présidence du Liban. Depuis, les ministres français de passage à Beyrouth refusent de le rencontrer.

L’idée de Jacques Chirac d’intégrer rapidement Israël dans la Francophonie date aussi de 2004. En février, recevant à Paris le président israélien Moshé Katsav, il avait déclaré qu’un consensus devait «permettre dès que possible l’admission d’Israël… au sein des instances de la Francophonie ». Rafic Hariri, alors Premier ministre du Liban, était sans aucun doute dans la confidence. L’Etat hébreu qui s’estime marginalisé dans les organisations internationales, pourrait donc présenter sa candidature au sommet de l’OIF, ce dont il s’était abstenu jusque là, sûr d’essuyer une rebuffade, ce qui en diplomatie est assimilé à un affront.

Depuis la visite de Moshé Katsav, le Haut Conseil scientifique franco-israélien est en activité. Les ventes d’armes et la coopération militaire franco-israélienne ont été discrètement relancées. Trois villes israéliennes : Tel-Aviv, Eilat et Natanya, ont intégré l’Association francophone internationale de coopération décentralisée (AFICOD). En 2005, l’université de Tel-Aviv a été admise sein de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de langue française). Israël est devenu un des principaux partenaires du Forum francophone des affaires… etc… etc…

En juin 2006, le Sénateur André Ferrand (1) et Philippe Richert – président du groupe France-Israël au Sénat – pouvaient se frotter les mains : Edouard Balladur, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, avait dit à Shimon Pérès, à Jérusalem, qu’il souhaitait « une entrée rapide d’Israël dans la francophonie » et que « le seul obstacle était le Liban » (2). A Paris, Ehud Olmet passait pour un « homme de paix », et Israël était présenté - sans rire - comme un pays francophone … et francophile. Un mois plus tard, « Tsahal » agressait le Liban, les victimes civiles dépassaient le millier et les infrastructures du pays détruites. Qana était de nouveau synonyme de crime de guerre

« Ingérence directe » dans les affaires du Liban
On aurait pu penser que cette guerre allait renvoyer aux calendes grecques le projet de candidature israélienne à la Francophonie. Il n’en est rien. Christian Prada, ministre d’Etat roumain chargé de la Francophonie, était à Beyrouth début septembre pour convaincre Fouad Siniora, Premier ministre libanais, d’assister au sommet. Il lui a proposé d’y « poursuivre des négociations sérieuses sur le processus en cours au Liban » (2). L’an dernier, Jacques Saada, ministre canadien responsable de la francophonie, était allé plus loin en suggérant l’adhésion simultanée d’Israël et de l’Autorité palestinienne à l’OIF, afin que leur présence soit une « valeur ajoutée au processus de paix israélo-palestinien » (3).

L’interdiction faite au Président Lahoud de participer au sommet de Bucarest est condamnée par la majorité des Libanais. Le 21 juin 2006, il avait rappelé, avec le soutien du Général Aoun, que ce n’est pas à la France de « décider de la personne qui présidera la délégation libanaise au sommet ». Une violente campagne anti-Chirac s’était alors développée, accusant le président français d’ « ingérence directe » dans les affaires libanaises.

Fouad Siniora, Premier ministre déjà contesté pour ses amitiés à l’étranger, est bien embarrassé. S’il se rend en Roumanie, il passera définitivement pour un traître. Il a certes déclaré, le 30 août 2006, que « le Liban sera le dernier pays du monde arabe à ratifier un traité de paix avec Israël », mais en ajoutant qu’il ne signera «aucun accord séparé tant qu'une paix globale et juste ne sera pas instaurée dans la région sur la base de l'initiative saoudienne » (4), mais il n’a pas précisé s’il était hostile à des contacts indirects avec l’Etat hébreu dans cette arène internationale.

L’adhésion à part entière d’Israël à la Francophonie va être interptétée comme un gage donné au terrorisme d’Etat. Qui peut croire qu’après cela les Israéliens ne lorgneront plus vers les eaux du Litani ? Ou que l’Etat hébreu va démanteler ses colonies de peuplement et mettre son arrogance en sourdine ? Au nom de la solidarité entre pays « francophones », est-on prêt à avoir pour ennemis prioritaires ceux qu’Israël nous désignera ? Deux mois après l’agression contre le Liban, pays considéré à juste titre comme un des piliers de la francophonie dans le monde, il ne faudra pas s’étonner si le tour de passe-passe chiraquien est perçu par les pays musulmans comme un coup de force pro israélien.

Notes :
(1) Et par ailleurs président du groupe France-Yémen au Sénat !
(2) Edouard Balladur à Jérusalem souhaite une entrée rapide d'Israël dans la francophonie. Commentaires de Max Semory (7/6/06 – audio)
http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=8466
(2) Bucarest « insiste » sur la présence de Siniora au sommet de la francophonie (L’Orient-Le Jour – 8/9/06).
(3) Israël et la Palestine futurs membres de la Francophonie, par Elias Lévy (The Canadian jewish news, 1/9/05 http://www.cjnews.com/viewarticle.asp?id=7160&s=1
(4) Siniora pessimiste pour un traité de paix entre le Liban et Israël (Libaniews - 30/8/06)
http://www.libnanews.com/2006/08/sanioura_pessim.html

 

14/09/06 - Des parlementaires britanniques récidivent
Une philosophie de rêve pour les paranoïaques : « Tuez des Arabes, criez à l’antisémitisme ! »


Par Norman Finkelstein, CounterPunch, 12 septembre 2006


Traduit par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice

Une des thèses centrales de mon livre Beyond Chutzpah [Au-delà du culot monstre], c’est que, dès lors qu’Israël est confronté à une débâcle dans ses relations publiques, ses apologues sonnent l’alarme afin d’avertir qu’une énième forme de « nouvel antisémitisme » vient de nous arriver [comme le Beaujolais nouveau ! NDT]. Aussi, conformément à l’attente, juste après qu’Israël se fut trouvé confronté à un nouveau problème d’image en raison de sa destruction meurtrière du Liban, un groupe multipartidaire du Parlement britannique, sous la houlette du député travailliste Denis MacShane, ci-devant champion notoire d’Israël, a publié un énième rapport alléguant une résurgence d’antisémitisme [Report of the All-Party Parliamentary Inquiry Into Antisemitism, Septembre 2006]. A en juger d’après les témoins (David Cesarani, Lord Janner, Oona King, Emanuele Ottolenghi, Melanie Phillips) et les sources (MEMRI, Holocaust Education Trust) cités dans le corps du texte, beaucoup de temps et d’argent auraient pu être épargnés si ce rapport avait été tout simplement soumissionné au Ministère israélien des Affaires étrangères. [L’affirmation contenue dans ce rapport selon laquelle « nous n’avons reçu aucune preuve du fait que l’accusation d’antisémitisme aurait été en quoi que ce soit utilisée de manière abusive par les organisations et les dirigeants reconnus de la communauté juive britannique » traduit sans doute plus le soin apporté à la sélection des témoins que la réalité].
La seule nouveauté de ce rapport, constitué pour l’essentiel de réchauffé des allégations spécieuses auxquelles nous avons déjà fait un sort dans Beyond Chutzpah, ce sont les paliers inexplorés d’idiotie qu’il franchit.
Lire la suite à http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1117&lg=fr

 

13/09/06 - Lettre ouverte à François Bayrou


par Robert Thompson, Avocat Honoraire au Barreau de Boulogne-sur-Mer, 11 septembre 2006


Objet : Votre intervention à l'Assemblée Nationale du 7 septembre 2006


Monsieur le Président,
C'est avec une grande tristesse que j'ai lu votre discours, ayant vu en premier lieu que vous vous êtes laissé prendre par la propagande sioniste qui veut nous faire croire que le sionisme est la bonne réponse aux horreurs commises par les occupants nazis et leurs collaborateurs contre ceux qu'ils ont définis comme juifs. Le logique fait défaut à votre argumentation, puisqu'il est inacceptable de dire que l'injustice exercée contre ceux censés être juifs puisse justifier une injustice semblable appliquée au peuple palestinien, et/ou - tout récemment - aux libanais.
Je vous recommande la lecture du livre Der Judenstaat de Theodor Herzl, le principal fondateur du mouvement sioniste. Ensuite je vous demande d'étudier la vie de David Gruen (qui a choisi de changer son patronyme en Ben Gourion) et de lire certains des discours anti-arabes de ce dernier. De telles lectures vous permettraient de voir l'attitude de ces sionistes, qui traitaient les palestiniens - comme les nazis vis-à-vis des juifs - d'Untermenschen, soit des êtres sous-humains. Il me semble surprenant que vous soyez même allé jusqu'à citer la fameuse expression de Szimon Wiesenthal «plus jamais» sans l'appliquer à ce qui se passe actuellement tous les jours en Palestine, où les bourreaux sont les sionistes et les victimes des palestiniens qui ne demandent qu'à vivre paisiblement dans le pays de leurs ancêtres.
Vous paraissez en outre avoir mal compris le situation juridique de cet État d'Israël , dont l'existence de facto fut reconnu par les Nations Unies après les actions terroristes des sionistes en 1947 et en 1948. Le plan de partage de 1947 fut rédigé en pleine contradiction avec la Charte des Nations Unies, sans la moindre demande de leur avis aux principaux intéressés, les habitants indigènes. Ce plan de partage, préparé à une époque où les terres appartenaient à plus de 90% à des arabes, qu'ils soient musulmans ou chrétiens, proposait une part presque égale du territoire aux habitants censés être juifs, propriétaires de quelques 7% de ces mêmes terres.
Je ne peux évidemment pas accepter tout ce que dit le Président Ahmadinejad, mais il a eu le bon sens de dire que si on devait créer un «État juif» on aurait dû le créer en Europe sur des terres prises à ceux qui avaient persécuté ceux censés être des juifs, plutôt que de l'installer sur un autre continent en Palestine. Les palestiniens n'avaient aucune part aux évènements qui ont motivé les fondateurs de cet état sioniste en Palestine, et le peuple indigène n'aurait jamais dû en soufrir à son tour.
Votre intervention en tant que président du parti et député, du fait qu'elle traite sur un plan d'égalité les agresseurs sionistes et leurs victimes libanaises et palestiniennes, m'oblige à quitter l'UDF, où j'avais cru trouver une politique qui s'accorde avec ma préoccupation en faveur de la justice pour tous les hommes de la planète. En effet, je suis attristé de penser que vous n'ayez pas la clarté de vue qui vous permettrait de juger sur des critères identiques les horreurs commises par les nazis avant et pendant la deuxième guerre mondiale et celles commises depuis lors par les sionistes. En tant que juriste ayant pratiqué le droit international au plus haut niveau et le droit pénal à tous les niveaux, je reste sûr et certain qu'une injustice ne peut jamais justifier une autre.
À première vue, votre discours concernant cet État d'Israël aurait pu être prononcé par Monsieur Nicolas Sarkozy ou Monsieur Dominique Strauss-Kahn, qui tous les deux chantent toujours la gloire de cet état fondé non seulement sur les principes de la supériorité du peuple juif - un concept inventé par Theodor Herzl et adopté par Adolf Hitler - mais également sur une forme d'apartheid plus brutale encore que celle pratiquée sous l'ancien régime en Afrique du Sud. Comme vous devez bien le savoir, la définition de juif de Herzl, reprise dans les lois dites de l'Aliyah, n'a aucun lien avec la pratique du judaïsme, une religion pour laquelle, en tant que chrétien catholique engagé et pratiquant, j'ai un très profond respect. En outre, tant d'hommes et de femmes politiques font semblant de ne pas savoir que les sémites parlent dans leur énorme majorité l'arabe, et que ce n'est qu'une petite minorité qui parle l'hébreu, l'araméen ou le maltais. En ce qui me concerne, je continuerai à me battre pour la justice et contre toute forme de racisme et de discrimination, y compris l'anti-sémitisme - le plus souvent rencontré en France sous sa forme anti-arabe que sous celle dirigée contre les juifs.
En terminant cette lettre dans la tristesse, je vous adresse - malgré la grosse déception que m'a causé votre discours, mais dans l'espoir que vous verrez un jour l'étendue de l'erreur dans laquelle vous êtes tombé - mes salutations toujours cordiales.


 

13/09/06 - Analyse d'un concours de caricatures antisémites juives
Juifs haineux de vous-mêmes de tous les pays, unissez-vous


Gilad Atzmon, 1er mai 2006

Traduit par Marcel Charbonnier

 


L’hommage aux inventeurs juifs a été un grand succès : Holocauste : inventé pour opprimer les non-juifs ; État d’Israël : inventé pour priver de patrie les Arabes ; Grippe aviaire : inventée pour tuer les Arabes en douce ; Presse occidentale : inventée pour répandre la propagande sioniste ; 11 septembre : inventé pour faire prendre les musulmans pour des terroristes ; Sable : inventé pour se coincer entre les doigts de pieds des Arabes

Il y a un peu plus de deux mois, à la suite du scandale des caricatures [du prophète Mohamed, NDT] et de l’indignation du monde musulman qui s’en est ensuivie, un groupe d’Israéliens ont annoncé leur propre concours de caricatures anti-juives http://www.boomka.org/. Sur le moment, ils ont bénéficié d’une très large couverture dans les médias israéliens et dans la presse pro-juive, dans le monde entier. Après tout, les Israéliens en particulier, et plus généralement les juifs, ne tiennent-ils pas à être « vus » avant tout comme des êtres ouverts, capables de manipuler l’autodérision ?…

Le concours est aujourd’hui terminé. Beaucoup de caricatures ont concouru, provenant du monde entier, beaucoup d’entre elles étant l’œuvre de juifs et d’Israéliens. La plupart de ces caricatures sont d’une perversité hilarante, mais – comment dire ? – les médias juifs et israéliens sont aujourd’hui beaucoup moins enthousiastes pour toute cette histoire d’autodérision. Deux des quatre avocats [composant le jury, NDT] (Art Spiegelman et Amos Biderman) se sont rapidement distanciés du concours, rejetant les caricatures proposées en les qualifiant de « décevantes » et « de mauvaise qualité ». Tandis que Spiegelman suggérait que ces caricatures auraient été « effrayantes parce que trop réalistes, dépourvues de tout sens de l’ironie, et beaucoup trop évocatrices d’authentiques caricatures antisémites », Biderman insistait pour dire que ces illustrations n’avaient vraiment rien de drôle et qu’elles tombaient dans la catégorie du « laisser la merde tomber dans les pales du ventilateur ».

« Nous ne pensons pas qu’il s’agisse-là de la bonne façon de procéder », a déclaré un porte-parole du Musée mémorial de l’Holocauste Yad Vachem, sis à Jérusalem. Le Centre Simon Wiesenthal a dénoncé le concours, en le qualifiant d’ « humour digne des galères ». Quand le message potentiellement véhiculé par les caricatures fut clairement établi, la presse consensuelle israélienne s’imposa à leur sujet un silence de carpes.

Il est tout à fait évident que les artistes qui ont envoyé leurs caricatures ont quelque chose à dire au sujet de la réalité juive dévastatrice – quelque chose que les médias israéliens et juifs préféreraient balayer sous le tapis. Apparemment, les deux artistes à l’initiative du concours (Eyal Zusman et Amitai Sandi), ont été lâchement abandonnés. Les médias israéliens et juifs ont été lamentablement recalés, à leur « épreuve d’autodérision ».

Dans un article intitulé « Des antisémites cachère », Henryk M. Broder, un Allemand partisan fanatique d’Israël, a proposé une analyse du contenu du Concours israélien de caricatures antisémites. « Par le passé », écrit Broder, « il y avait des antisémites juifs, comme un Marx, un Otto Weininger ou autre Karl Kraus… Mais ils opéraient individuellement, et non pas collectivement. « Mais aujourd’hui », conclut Broder, « cela pourrait changer… » (http://service.spiegel.de/cache/international/0,1518,412390,00.html)
De fait, M. Broder a absolument raison. Cela pourrait changer et, de fait, cela a d’ores et déjà changé. A une époque où les juifs célèbrent collectivement, et tout aussi violemment, leurs propres symptômes, il est tout à fait naturel que quelques juifs qui se trouvent éthiquement motivés et suffisamment doués pour s’exprimer élèvent la voix. Apparemment, la conduite moralement dégradée de l’État juif et des lobbies juifs qui lui sont favorables incite certains juifs à des manifestations d’auto-détestation collective. Le Concours israélien de caricatures antisémites a donné l’exemple, avec une véritable anthologie de l’«antisémitisme kasher », d’une célébration de ce que j’ai tendance à définir comme une « haine de soi juive fière d’elle-même ».

Il est crucial de suggérer la critique nécessaire qui suit.

Très clairement, dans la plupart des caricatures, le juif orthodoxe, avec caftan et barbe, est un stéréotype du juif protagoniste de crimes israéliens. Aussi bizarre cela peut-il paraître, les juifs orthodoxes ont fort peu de choses en commun avec les crimes auxquels on voudrait les associer malgré eux : l’industrie de l’Holocauste, le péché sioniste qui opprime des Palestiniens et le lobbying américain en faveur d’Israël. D’abord parce que l’inverse est vrai aussi. C’est une secte juive orthodoxe, à savoir celle des Neturei Karta, qui soutient collectivement les Palestiniens et combat férocement le sionisme. La tendance juive laïque à stéréotyper le juif orthodoxe risque de dévoiler deux éléments psychologiques fondamentaux à l’intérieur de la psyché collective juive laïque.

Tout d’abord, plus que toute autre chose, l’anti-judaïsme et l’antisémitisme sont des questions juives d’ordre interne. Ce sont les juifs qui sont les premiers à détester tout ce qui est juif, de près ou de loin. Ensuite, le juif laïc soi-disant « libéré » est fortement enclin à se distancier de tout lien possible avec la notion de « juif », qu’il définit à dessein comme un juif ultra-orthodoxe de la diaspora, drapé dans un caftan caractéristique et le visage mangé par la barbe. Plutôt que de se regarder dans un miroir et d’engager un processus d’introspection, le juif laïc rejette les crimes actuels d’Israël et des lobbies juifs sur un homme à l’aspect déplaisant et rebutant, avec un grand nez et un grand chapeau noir.

Comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit là d’une tactique trompeuse et manipulatrice : les crimes de l’Etat juif et des lobbies juifs qui le soutiennent sont commis par des Sabras sémillants et par des êtres humains à l’aspect parfaitement ordinaire ; c’est-à-dire des gens qui ressemblent bien plus à M. Broder qu’à un rabbin orthodoxe. Les juifs orthodoxes n’ont point de part dans ces crimes, tout du moins, pas collectivement.
La collection des caricatures donne un aperçu de la vision du monde qu’ont quelques juifs moralement éclairés, en particulier de ce qui les met mal à l’aise. Elle représente aussi ce qui semble être la notion d’antisémitisme juif. A l’évidence, trois thèmes principaux reviennent, de manière récurrente :
1 – « Le pouvoir juif » ;
2 – « Le récit sioniste officiel de l’Holocauste » ;
3 – « Les crimes rituels ».
C’est dans cet ordre que je présenterai mes caricatures préférées.
Lire la suite
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1103&lg=fr


 

11/09/06 - Jugement en appel des éditions Al Qalam, poursuivies par la LICRA pour avoir publié L’autre visage d’Israël, d’ Israel Adam Shamir


L’éditeur est condamné à une amende de 7. 500 euros pour « incitation à la haine et à la discrimination » et à verser 8 000 euros de dommages et intérêts à la LICRA ;

Néanmoins, il n’est plus poursuivi à titre d’auteur ; et il est autorisé à continuer à vendre le livre incriminé ; dans celui-ci, seuls 6 passages ont été estimés contraires à la loi, au lieu de la vingtaine qui avaient été reconnus tels dans le jugement en première instance.

Le président du tribunal, visiblement conscient de l'absurdité de la situation, a lui-même suggéré à M Cherifi de se pourvoir en cassation. On a presque eu droit à des excuses…

Effectivement, le tarif a quand même baissé, c’est comme sur un marché perse, il suffit d’insister pour obtenir des rabais substantiels…. En tout cas, la victoire d’Edgar Morin et du site Islamiya, en cassation, pour des « délits » semblables, semble bien prouver que ce sont là les mœurs désormais normales en France….

On nous signale un nouveau livre, qui vient de paraître, sur la LICRATISATION, inspiré sans doute par une authentique LICRASSITUDE que nous connaissons de mieux en mieux.

Rappelons l'existence d'une "Fédération des victimes de la justice et annexes", créée en 1998, "flottante et horizontale", www.justicepourtous.fr . Nous, nous aimons bien ce que nous apprennent les écrivains foudroyants et verticaux....

Au fait , Israël Adam Shamir vient de sortir un nouveau livre en français : "Notre Dame des Douleurs" (458 p. + Index des noms propres), qu'on peut commander à l'association Entre la Plume et l'Enclume, pour 20 euros (+ 5 euros frais de port).

A suivre…. Demain nous aurons la liste des 6 choses qu’on n’a pas encore le droit de dire des juifs, dans l’ex-pays de la liberté d’expression, de l’égalité et de la laïcité.

Pour le moment, on a le droit de dire tout le reste, comme par exemple qu’Israël est un État terroriste qui doit être traduit en justice pour sa récente invasion génocidaire du Liban et sa politique systématique de nettoyage ethnique avec extermination des Palestiniens ; c’est ce que nous disons, et nous ajoutons que les groupuscules qui exercent des pressions en France pour défendre la politique israélienne sont des groupuscules terroristes au service d’un État terroriste étranger. Et on va le marteler....

Source : Entre la Plume et l'Enclume, 6 septembre 2006

 

11/09/06 - Un évènement local aux conséquences internationales


Par Michel Dakar, http://www.aredam.net, septembre 2006




Le 18 septembre 2006, à 9 heure du matin, à la 6ème chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Versailles, pour la première fois en France, un juge français, M. Philippe DAVID, aura à affronter la tâche de décider à lui seul, si un génocide existe, ou si ce génocide est une invention.


Ce génocide, selon Michel DAKAR, qui est le prévenu dans cette affaire que M. DAVID a à juger, sur plainte directe du ministre de la justice M. Pascal CLEMENT, serait celui de la population de Palestine. Les auteurs de ce génocide selon le prévenu, seraient les juifs sionistes.


Voici en simplifiant, pour ceux que le droit rebute, les faits :


Michel DAKAR est en partie un authentique « sémite » (d’ascendance paternelle araméenne). Il est originaire du Proche-Orient, de Normandie et d’Alsace. Il a déposé les statuts d’une association dénommée CODEIG (Compréhension et dépassement de l’idée de génocide), dont l’objet est la lutte contre l’esprit génocidaire et raciste en général. Il dénonce, entre autres, le génocide en cours de perpétration des Palestiniens par les juifs sionistes.


Pour ce que le gouvernement français considère à l’évidence comme étant un quasi crime de « lèse majesté », qu’il baptise « antisémitisme », il a ordonné au parquet de Paris d’obtenir à tout prix la dissolution de CODEIG, pour l’ « illicéité » de ses statuts.


Il faut déjà là relever que le pouvoir en France cherche à faire admettre comme illicite le simple fait de qualifier de génocide, le sort fait à la population de Palestine, par les juifs sionistes.


Les juges ont pour le moment donné tort au gouvernement en refusant en première instance de dissoudre CODEIG. Cette affaire sera jugée en appel à Paris le 10 octobre 2006, à la 1ère chambre civile.

Ce résultat était pourtant prévisible, puisque le droit français, la Constitution française, et une décision historique du Conseil constitutionnel (16 juillet 1971) pourtant connue de tous les juristes, protègent la liberté d’association, la liberté du contenu des statuts d’une association, et la liberté de publication de ces statuts. Il est impossible en France d’obtenir l’interdiction d’une association déclarée en préfecture, en se fondant sur ses statuts. Il faut que l’association commette un délit ou un crime après que sa création ait été rendue publique au Journal officiel. C’est le sens de la décision du Conseil constitutionnel. On n’a pas encore, en France, reconnu la notion de délit d’intention, ou de crime par la pensée.


C’est pour obéir aux sionistes, que le gouvernement français, par son ministre de la justice M. Pascal CLEMENT, attente au principe constitutionnel de liberté, soit au cœur même de la Constitution, et tente d’établir la notion de crime par la pensée.


Passé ce premier échec, et agissant visiblement sur ordre, le gouvernement fit poursuivre personnellement Michel DAKAR au pénal, en plus de l’association CODEIG au civil, devant les tribunaux de Paris et de Versailles, sans doute pour faire état à son encontre d’une condamnation ignominieuse, aux juges civils de Paris, lesquels devront se prononcer en appel au sujet de la dissolution de CODEIG, espérant ainsi les influencer.


Le parquet de Paris enclencha une poursuite devant la 17ème chambre du TGI de Paris, relativement aux statuts de CODEIG, lesquels seraient « antisémites » et « négationnistes », contre Michel DAKAR, pour les avoir publiés sur un site internet personnel. Cette procédure est normalement vouée à l’échec, en raison du droit à la liberté des statuts d’association.


Le ministre de la justice porta lui-même plainte contre Michel DAKAR, et choisit arbitrairement d’adresser cette plainte au procureur de Versailles. La cour de cassation a avalisé ce grave cas d’acte arbitraire, qui ouvre la voie à l’éloignement administratif et sans recours, de toute affaire judiciaire qui dérange.


Cette plainte du ministre fut constituée sur l’incrimination d’ « injure », envers une magistrate de Paris, la substitut du procureur Mme Sylvie KACHANER, laquelle avait rédigé les réquisitions demandant la dissolution de CODEIG.


Ces « injures », seraient présentes au sein d’un texte de Michel DAKAR, publié sur l’Internet. Ce texte reprenait point par point en en faisant l’analyse critique, les termes du réquisitoire de Mme KACHANER, et concluait que cette dernière était complice du génocide des Palestiniens par les juifs sionistes, donc complice d’un crime contre l’humanité, donc criminelle elle-même et devrait être jugée.

N’importe quel apprenti juriste, même parmi les plus distraits, remarque immédiatement qu’il ne peut s’agir là d’injure, mais de diffamation, puisque les allégations de Michel DAKAR portent sur des faits précis, et que pour cela, la qualification d’injure ne peut être retenue.


Et c’est à ce moment que tout le poids du monde vient à être posé sur les épaules du juge Philippe DAVID.


Car pour condamner Michel DAKAR pour diffamation, il faut que le juge DAVID décide à lui seul, à Versailles, de la véracité d’un évènement d’une importance mondiale et historique, que d’aucuns considèrent comme étant le point focal de la période contemporaine, l’élimination des Palestiniens par les juifs sionistes.


Car si le juge Philippe DAVID condamne Michel DAKAR, c’est que le génocide des Palestiniens, leur élimination, est un mirage, une illusion, un fantasme, une invention, ce qu’il est de plus en plus difficile de soutenir, vue l’amenuisement inexorable des territoires palestiniens dits autonomes, allant vers leur disparition totale et programmée.


Si le juge Philippe DAVID relaxe Michel DAKAR, qui allègue de l’ « exception de vérité », laquelle exonère du chef de diffamation et annule la poursuite, c’est que le juge Philippe DAVID considérera que l’élimination des Palestiniens par les juifs sionistes, de leur espace vital de Palestine, est une réalité, et constitue un crime contre l’humanité.


L’élimination des Palestiniens répond en effet exactement aux définitions de tous les cas de génocide, énumérés dans les écrits de 1944 du créateur du terme « génocide », Raphaël LEMKIN, un juriste juif polonais réfugié aux USA pendant l’occupation nazie. Ses travaux ont servi de base au Tribunal militaire international de Nuremberg, à la Convention de l’ONU du 9 décembre 1948, intitulée « pour la prévention et la répression du crime de génocide », et à l’élaboration de l’article 211-1 du code pénal français réprimant l’acte de génocide. Il est vrai que pour les sionistes, officiellement, les Palestiniens n’existent pas (« une terre sans peuple … »), et donc qu’il ne peut y avoir génocide. Nous verrons si c’est aussi la manière de voir du juge Philippe DAVID.


Cette capacité d’un juge français à décider ce qui est crime contre l’humanité de ce qui ne l’est pas, fera jurisprudence, et permettra à quiconque de saisir n’importe lequel des juges français, pour qu’il se prononce sur un évènement de cet ordre ayant lieu dans le monde. C’est l’avènement du juge français à compétence universelle.

Pour finir, si le juge Philippe DAVID retient comme valable la qualification d’injure et non de diffamation, on sera alors devant une autre première mondiale, encore plus extraordinaire et fructueuse.


Cette première mondiale sera la manifestation explicite d’un nouveau type de délit, dans la suite logique du délit de déni d’un crime contre l’humanité, de la loi Gayssot.


On sera là en présence de la première manifestation officielle de déni du déni, puisqu’il s’agira de dénier que la présente procédure de Versailles porte sur le déni d’un crime contre l’humanité.


Ce nouveau type de délit ainsi mis en évidence, ne peut qu’aider à pénétrer dans l’intimité du mécanisme du déni, ou du mensonge.


Car le mensonge généralisé dans une société ne peut en effet subsister que par le déni du mensonge, soit le déni du déni, et cela sans fin, progressant au déni du déni du déni, puis au déni du déni du déni du déni … mobilisant peu à peu toute l’énergie sociale disponible dans le but devenu unique et exclusif de falsifier le réel, de maintenir un état totalitaire d’imposture, entraînant immanquablement une telle société vers son autodestruction, qui aura lieu quand elle aura épuisé toutes ses forces pour maintenir cet état instable de fuite du réel. La folie sioniste comme norme totalitaire absorbera toute l’énergie du monde.


Au-delà, la compréhension du mécanisme du mensonge, du déni du réel, ouvre sur la compréhension et la résolution mêmes de l’état de crime, car l’état de crime qui est le nôtre, ne peut exister que grâce au maintien d’un état de mensonge permanent. Le rôle de maintenir la société dans un état de mensonge permanent, de tuer la pensée, d’interdire l’accès au réel, et de réprimer toute tentative de lucidité, est dévolu aux sionistes.

Nota :

Ce texte tient lieu de conclusion. Il sera remis au greffe de la 6ème chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Versailles, avant l’audience du 18 septembre 2006 pour qu’il figure au dossier judiciaire, ainsi qu’au début de l’audience au greffier de la cour, pour que ces conclusions soient prises en compte par le juge Philippe DAVID.

Ce texte est publié sur les sites internet aredam.net et aredam.org, est diffusé par voie postale et par e-mails, et est proposé à la publication sur d’autres sites Internet.

 



Naeim Giladi 1998

11/09/06 - Les juifs d'Iraq ou comment les Britanniques et les sionistes ont provoqué l’exode de 120 000 Juifs d’Iraq après 1948


Par Naeim Giladi, 1998

 

Traduit par Pétrus Lombard et révisé par Fausto Giudice


Naeim Giladi révèle les dessous de l’exode des 120 000 juifs d’Irak en 1950-1951 : manipulations britannqiues derrière l’émeute antijuive de Bagdad en 1941 et réseau sioniste à l’œuvre dans les attentats de 1950-1951. Une page mal connu de l’histoire sanglante du sionisme.
J'ai écrit cet article pour la même raison que j'ai écrit mon livre : pour dire au peuple usaméricain, et particulièrement aux juifs usaméricains, que les juifs des pays musulmans n'ont pas émigré volontairement en Israël ; que, pour les forcer à partir, des juifs ont tué des juifs ; et que, pour gagner du temps afin de confisquer toujours plus de terres arabes, les juifs ont rejeté à de nombreuses reprises de véritables initiatives de paix de leurs voisins arabes. J'écris au sujet de ce que le premier Premier ministre d'Israël a appelé le « sionisme cruel. » J'écris à son sujet parce que j'en faisais partie.
À lire sur
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1089&lg=fr

06/09/06 – Angela Merkel, femme la plus puissante du monde, selon Forbes

 

La chancelière allemande Angela Merkel a détrôné la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice comme femme la plus puissante de la planète, selon le classement 2006 des 100 femmes les plus influentes en termes de visibilité médiatique et de pouvoir économique, publié jeudi par le magazine Forbes. L'an dernier, Mme Merkel, alors chef de l'opposition démocrate-chrétienne en Allemagne, n'apparaissait même pas dans le classement. Mme Rice, secrétaire d'Etat depuis janvier 2005 après avoir conseillé le président George W. Bush sur la sécurité nationale depuis son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2001 doit se contenter de la 2e place de ce classement qu'elle dominait depuis 2004. La vice-premier ministre chinoise Yi Wu, surnommée la "dame de fer" de Chine, réputée pour son intelligence, sa fierté et son élégance, glisse également d'une place pour se retrouver au 3e rang des femmes les plus puissantes du monde. Les sept femmes suivantes du Top 10 sont des "executive women" appartenant au monde des affaires. Le PDG désigné de PepsiCo, l'Américaine d'origine indienne, Indra Nooyi est 4e de la liste de Forbes, suivie d'Anne Mulcahy, dirigeante de Xerox. La première française du classement est Anne Lauvergeon (8e) qui dirige le groupe nucléaire Areva. Parmi les entrées remarquées figurent les noms de Michelle Bachelet, la présidente socialiste du Chili (17e), celui de la présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf (51e) et celui de la Premier ministre de Corée du Sud Han Myung-sook (68e). La démocrate Hillary Clinton, possible candidate démocrate à la Maison Blanche en 2008, a fait un bond de huit places occupant cette année le 18e rang contre le 26e l'an dernier. La première dame des Etats-Unis, Laura Bush occupe la 43e place tandis que la reine Elizabeth II se classe à la 46e place entre la présidente des Philippines Gloria Arroyo (45e) et la prix Nobel de la paix birmane Aung San Suu Kyi (47e). L'égérie de la politique indienne, l'Indienne d'origine italienne Sonia Gandhi, présidente du Parti du Congrès occupe la 13e place du classement. Deux femmes politiques françaises figurent dans ce classement, la ministre déléguée au Commerce extérieur Christine Lagarde, 50 ans, qui se classe 30e et la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie (57e) qui perd six places par rapport à l'an dernier . Christie Hefner, fille du fondateur du magasine Play Boy et désormais à la tête des publications du même nom, fait un bond de 10 rangs passant de la 90e à la 80e place. Source : AFP, 31 août 2006

 

06/09/06 - La culpabilité de l’historien David Irving confirmée en appel à Vienne

 

VIENNE, 4 sept 2006 (AFP) - L'historien britannique David Irving, condamné en février à trois ans de prison pour avoir nié la réalité de l'Holocauste, a perdu un appel déposé auprès d'une cour autrichienne qui a confirmé fin août à huis clos sa culpabilité, a annoncé lundi l'agence de presse autrichienne APA. Une autre cour d'appel doit encore se prononcer sur la condamnation à trois ans d'emprisonnement de M. Irving, une peine qu'il purge dans une prison de Vienne. Cette annonce ne devrait pas intervenir avant un délai d'au moins deux mois. David Irving, 68 ans, avait plaidé coupable, au début de son procès en février, d'avoir nié l'Holocauste en 1989, assurant qu'il avait changé d'avis et qu'il reconnaissait désormais l'existence des chambres à gaz à Auschwitz. Il a affirmé avoir changé d'avis après avoir découvert en Argentine des documents contredisant ses thèses, dont certains de l'architecte de la "Solution finale", Adolf Eichmann. Le Britannique avait cependant tenté de faire valoir la "logique" de ses raisonnements, notamment de celui qui l'avait conduit à conclure à l'absence de chambres à gaz à Auschwitz dans la mesure où 100.000 personnes avaient survécu à ce camp. M. Irving encourait dix ans de prison au titre de la loi autrichienne de 1947 contre la réactivation du nazisme. Il avait indiqué qu'il ferait appel du verdict, rendu par un jury unanime après sept heures d'audience. David Irving est notamment l'auteur de "Hitler's War" ("La guerre d'Hitler"), un livre paru en 1977 qui tente de minimiser les atrocités nazies et d'exonérer Adolf Hitler de sa responsabilité dans l'extermination de six millions de juifs dans les camps de la mort nazis. Il avait même affirmé qu'Hitler était un ami des juifs.

Documents


03/09/06 - « Nous sommes les uns comme les autres, victimes de l'oppression » : Texte complet de la lettre du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad à la Chancelière allemande Angela Merkel


La lettre du Président Mahmoud Ahmadinejad à la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Mme Angela Merkel a été remise le 19 juillet 2006 au Chargé d'affaires allemand en poste à Téhéran. L'agence de presse Reuters vient de publier à Londres des extraits de cette lettre, suite à quoi le bureau de la Présidence en a publié le 28 août le texte complet. Source : www.entekhab.ir

 

Au nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.

Mme Angela Merkel,

 

Chancelière de la République fédérale d'Allemagne
Je vous présente mes plus chaleureuses salutations. Je tiens à vous dire que si j'ai décidé de vous adresser cette lettre, c'est parce votre pays, la République fédérale d'Allemagne a été à l'origine de grandes évolutions mondiale dans les sciences, les arts, la littérature et la politique. Elle est bien capable de jouer un rôle encore beaucoup plus important et plus positif dans les relations internationales et le renforcement de la paix dans le monde. Cependant, la volonté de certaines puissances mondiales et de certains milieux est de suggérer que le grand pays qu'est l'Allemagne doit rester éternellement le "perdant" de la Seconde Guerre mondiale pour qu'ils puissent lui demander toujours encore plus.

Madame la Chancelière, vous êtes une personnalité politique expérimentée et vous avez vécu les expériences douces et amères de deux systèmes politiques dans votre propre pays. Vous profitez également des privilèges que Dieu a accordés uniquement aux femmes, dont les plus fortes et les plus profondes émotions humaines, et la maternité qui est l'exemple par excellence de la clémence divine et de l'amour céleste. et vous vous êtes chargée à servir votre peuple, responsabilité qui est commune à tous ceux qui croient en Dieu et à tous ceux qui veulent défendre la dignité de l'Homme, et empêcher le bafouage de ses droits. Nous sommes tous les créatures de Dieu Tout Puissant. Le Seigneur nous a gratifié tous de cette dignité humaine, sans qu'Il privilégie des uns par rapport des autres. Il est dont inconcevable que l'on puisse priver une société humaine de ses droits ou empêcher sa marche en avant vers le progrès et le perfectionnement ou vouloir la mépriser pour tel ou tel prétexte.

Par ailleurs, nos peuples ont été, de façon différentes, victimes de l'oppression et notre responsabilité commune est de renforcer et de développer la justice en tant que principe fondamental de la paix et de l'égalité pour les citoyens.

Madame la Chancelière, les dirigeants politiques se succèdent les uns aux autres, mais les peuples restent là avec leur Histoire, leur culture, leurs intérêts et leurs préoccupations.

Les occasions qui se prêtent aux dirigeants politiques peuvent être plus ou moins nombreuses, mais elles sont tous passagères et éphémères. Il faut donc ne pas les perdre car elles peuvent être à l'origine des changements et des évolutions positives ou négatives pour tout un pays. Les dirigeants politiques ont des mandats brefs et courts, mais leur responsabilité devant Dieu et devant le peuple est grande.

Tout le monde le sait, mais certaines évolutions peuvent avoir des conséquences régionales ou internationales très importantes qu'il ne faut jamais négliger. Je me demande alors pourquoi aujourd'hui on ne permet pas aux nations dont l'Histoire montre qu'elles sont capables de jouer des rôles très déterminants dans le progrès et le développement matériels et moral de l'Humanité, de contribuer aux progrès de la civilisation humaine dans tous les domaines scientifiques, artistiques, littéraires, philosophiques et politiques, et d'accomplir ainsi leur mission en tant que grande nations dotées de grandes acquis historiques. Par contre, on s'efforce de les mépriser.

Le pire c'est que malheureusement certains responsables politiques de ces nations croient que leurs peuples méritent cette situation injuste. N'est-il pas un fait étonnant et rare dans le monde actuel ?

La campagne médiatique, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale était telle que certains ont vraiment cru qu'ils étaient historiquement blâmables et qu'ils doivent se résigner à payer éternellement le prix des fautes commises par leurs pères, de génération en génération jusqu'à une date indéterminée.

Madame la Chancelière, la Seconde Guerre mondiale avec toutes ses dommages matérielles et plus de 60 millions de victimes a fini. La mort des Hommes dans la guerre est certes douloureuse et tragique.

Dans toutes les religions divines et pour toutes les consciences éveillées dans le monde, il faut toujours respecter la vie, les biens et la dignité de tous les Hommes de toute race, de toute religion et dans tout lieu. Mais la Seconde Guerre mondiale a fini il y a 60 ans, cependant certaines nations souffrent encore des impacts de cette guerre. En effet, certaines puissances hégémoniques et certains groupes bellicistes se comportent encore en tant que pays vainqueurs par rapports aux autres nations.

Ils poursuivent leurs chantages et ne permettent pas aux peuples de poser même une question sur l'origine de cette injustice, sinon ils finiront par être jugés et emprisonnés. Cette situation doit-elle durer aussi longtemps ? 60 ans, un siècle, dix siècles ? Je regrette d'évoquer qu'aujourd'hui ceux qui en veulent toujours à la grande nation allemande sont certaines puissances hégémoniques et des sionistes qui ont créé injustement et par la force un régime d’occupation en Palestine.

Madame la Chancelière, je ne veux pas évoquer ou vérifier ici la question de l'Holocauste, mais ne semble-t-il pas que certains pays "vainqueurs" veulent en faire un prétexte pour essayer de réduire les nations "vaincues" en un état perpétuel de honte et de mépris, pour pouvoir les affaiblir et empêcher leurs progrès ?

Mais les Allemands ne sont pas seuls à payer pour l'Holocauste, car les peuples du Moyen-Orient en ont également subi les impacts. En effet, le plan qui insistait sur la nécessité de la création d'un État pour les victimes et les survivants de l'Holocauste en Palestine est devenu une menace permanente pour les nations du Moyen-orient. La conscience collective de l'Humanité s'indigne contre les crimes que commettent les occupants sionistes quasi-quotidiennement contre les Palestiniens, en détruisant leurs maisons et leurs fermes, en tuant leurs enfants, en assassinants leurs leaders et leurs combattants, et en bombardant leurs villes et leurs villages.

Madame la Chancelière, vous voyez comment le gouvernement du régime sioniste ne supporte même pas l'existence d'un gouvernement élu par les Palestiniens et comment il a prouvé à maintes reprises qu'il n'hésite jamais à agresser ses voisins.

La question qui se pose est dont de savoir que si certains États notamment celui de la Grande-Bretagne se sentaient responsables envers les victimes et les survivants de l'Holocauste, pourquoi ne les ont-ils pas accueillis dans leur propres pays, pourquoi les ont-ils poussés, par leur comportement antisémite à immigrer dans le pays d'une autre nation, et pourquoi ont-ils encouragé les juifs du monde entier à immigrer massivement dans les territoires palestiniens, de sorte qu'une grande partie de la population est composée des Juifs européens ?

Pour condamner et pour indemniser une oppression et un massacre dans une partie du monde, faut-il vraiment accepter l'oppression et le massacre dans un autre endroit ?

Madame la Chancelière, les sionistes reçoivent chaque année des millions de dollars au titre d'indemnités pour l'Holocauste, de la part des gouvernements occidentaux. Savez-vous comment ils les utilisent dans les territoires occupés palestiniens ?

Ces fonds sont-ils dépensés pour la paix et le bien-être les gens ou pour la guerre contre les Palestiniens et agresser les pays voisins ? L'existence des arsenaux nucléaires en Israël est-elle un moyen de défense des victimes de l'Holocauste ou est-elle une menace permanente contre les nations du Moyen-Orient et un instrument d'hégémonie et d'occupation, et éventuellement pour défendre les intérêts de certains milieux du pouvoir en Occident ? Malheureusement l'influence des sionistes dans l'économie, les médias et des centres du pouvoir politique, mettent en danger même les intérêts des peuples européens, et les privent de bien des occasion historiques.
Le prétexte à cette sempiternelle propension au chantage est l'Holocauste. Si ce mythe vieux de soixante ans n'existait pas, qu'en serait-il aujourd'hui de la place et du rôle de certains États européens sur les scènes internationales ? Je crois que vous et moi, nous sommes d'accord que l'essor de chaque nation dépend du degré de son indépendance et du sentiment de fierté qu'elle a envers elle-même.
Fort heureusement, en dépit des pressions et des restrictions qu'elle a subi, la grande nation allemande a franchi des pas géants dans le sens du progrès et son pays s'impose en un pôle économique incontournable qui aspire à jouer un rôle diplomatique plus visible. Mais imaginez un instant une Allemagne libérée du fardeau de ce mythe. Qu'en serait-il alors de son prestige diplomatique, de son influence politique auprès des Européens et des Musulmans, si elle ne cédait pas au chantage et qu'elle n'appuyait pas autant qu'elle le fait à présent, les politiques de cet ennemi de l'humanité (NDLR : Israël) ?
C'est un constat désolant que de voir l'Europe dépouillée de son poids d'acteur politique dans les jeux internationaux. C'est tout autant regrettable de la voir à ce point désarmée, à chaque fois que les développements mondiaux exigent son intervention. C'est regrettable mais compréhensible car les puissances extra-européennes cherchent à prouver que l'Europe ne peut pas compter sur elle même et qu'il lui faut pour réussir leur aide et leur assistance.
Cet état de fait n'est pas étranger pour nous autres Iraniens. Notre nation a connu les ingérences similaires après la Seconde Guerre mondiale. Pendant de longues années, les Puissances se sont immiscées dans les moindres détails de notre vie politiques, quitte à empêcher notre élan vers le progrès. Ce qu'elles convoitaient, c'était notre sous-sol riche en ressources naturelles. En 1953, ces immixtions ont fini par provoquer la chute du gouvernement iranien de l'époque et de renforcer la dictature de Shah. Plus tard (NDLR : dans les décennies 80), ces mêmes puissances ont soutenu Saddam dans sa guerre contre l'Iran sans imposer de limite à ce soutien.
La nation iranienne a goûté au fruit amer des ingérences de ceux qui se posent aujourd'hui en fervent défenseur des droits de l'homme. Sont nombreux ceux et celles des Iraniens qui portent toujours les séquelles de 8 ans de la guerre imposée. Ces séquelles sont, en réalité, l'oeuvre des puissances sorties victorieuses de la Seconde Guerre, celles là même qui ont emporté la Guerre Froide et qui sont devenue, sous l'effet de cette victoire, encore plus maximalistes, plus égoïstes, et plus déterminées à suivre leurs desseins.
Nous croyons que les politiques des vainqueurs de la Seconde Guerre n'a pas fini d'influer une majorité des pays du monde tout comme la plupart des instances internationales. A l'Assemblée générale de l'ONU, j'ai expliqué en détail les positions iraniennes. J'ai posé la question de savoir si le Conseil de sécurité où certains membres possèdent le droit de veto, était vraiment dirigé suivant le principe de la justice et de l'équité. J'ai demandé si le temps n'était pas venu de changer, en collaboration avec tous les États indépendants, un ordre qui violente toutes les conscience éclairées, qui contredit la raison et la logique ou si le temps n'était pas arrivé de parer à cet état de faits en accordant au moins le droit de veto à un groupe de pays indépendants. Mme la Chancelière, vous connaissez les maux qui rongent le monde actuel.
Les souffrances que subissent les Irakiens dans leur pays occupés, l'insécurité, et les attentats dont ils sont victimes ne les concernent pas seuls, c'est toute l'humanité qui en souffre. La politique d'ingérence poursuivie par des États expansionnistes, leur opposition aux droits inaliénables et légitimes des États à maîtriser les technologies de pointe, la menace que fait peser au reste du monde leur arsenal chimique et atomique, leurs complots multiples contre les États latino- américains, leur soutien aux dictatures, leur mépris pour le sort des nations africaines, et le pillage de leurs ressources, voilà quelques-unes de ces interminables souffrances.
Dans une précédente lettre adressée au Président américain, j'ai déjà énuméré la longue liste de défis qui se posent à l'humanité contemporaine. Mme la Chancelière, quelles sont les racines de ces souffrances ?Eet jusqu'à quand pourront-elles perdurer? Ne croyez-vous pas que la source de tous ces maux se trouve quelque part dans l'oubli des enseignements des prophètes divins, Abraham, Moise, Christ et Mohamed (que le salut de dieu soit sur eux), oubli dont font montre les hommes d'État et les gouvernements ?
Toutes les religions en quoi nous avons foi partagent les principes suivants :
Dieu est créateur du monde. C'est lui qui a crée l'homme et il l'a créé libre. Dieu n'autorise pas qu'il soit esclave.
Il a recommandé qu'on l'adore, lui, et personne d'autre et qu'on évite de se soumettre aux tyrans. Dieu ordonne la probité, la bonté, la générosité, la défense du plus faible face au plus fort. C'est Dieu qui a recommandé à l'homme de ne jamais s'humilier. La mission de ses messagers, le message de ses Livres vont tous dans ce même sens et appellent l'homme à faire la justice.
Tous ces enseignements sont communs aux trois grandes religions monothéistes. La justice, la paix que nous souhaitons pour le monde ne peuvent que naître sur la base de ces enseignements. C'est le droit de tous les êtres humains de rester dignes, de vivre en paix, de s'épanouir.
Vous et nous, nous saurons ensemble jeter les bases d'une dynamique nouvelle sur fond de ces mêmes instructions, dynamique qui sache conduire l'homme au sommet de la gloire. Notre casier est vierge. L'Histoire est là pour plaider en faveur de la nation iranienne qui n'a jamais cherché ni à agresser les autres pays ni à leur imposer son hégémonie. L'Histoire montre également que l'Iran ne s'est jamais laissé faire. Aucun pays, fût-il la première puissance, ne peut se permettre d'ignorer cette réalité.
L'expérience de 8 années de guerre imposée par l'Irak prouve qu'il ne s'agit là d'une simple prétention. Je crois que l'Iran et l'Allemagne ont fait l'objet, tous deux, d'une grande injustice. Les puissances n'ont pas respecté vos droits et elles cherchent à bafouer les nôtres. Madame, vous êtes parée de la belle qualité de franchise et d'un altruisme qui refuse le bellicisme. Madame la Chancelière, l'instinct spirituel de l'homme moderne est enfin réveillé et il cherche la justice et l'équité. L'homme moderne se tourne à nouveau vers Dieu.
Les opprimés ne tolèrent plus que leurs droits soient foulés aux pieds. Le monde d'aujourd'hui est bien différent de ce qu'il était hier. Les attitudes ambiguës, des comportements à double sens ne conviennent plus à un modèle durable de relations internationales. L'Iran et l'Allemagne sont à même de se serrer les coudes pour remplir un rôle plus important à l'échelle mondiale.
Ces coopérations seront de bon augure pour l'Europe et la place qui est la sienne sur la scène internationale. Il va sans dire que le partenariat irano-allemand, deux pays dotés d'une riche culture, est dans l'intérêt de tout le continent.
Il appartient à nous donc de mettre un terme à l'actuel rapport des forces hérité de l'époque de la guerre. Sur ce chemin, nous ne serons pas seuls, de nombreuses nations du monde sont prêtes à nous suivre. Nous devons dissiper l'ombre pesante de la Seconde Guerre et aider à l'expansion de la sécurité, de la liberté et du bien-être à travers le monde.
Les nations iranienne et allemande ont été initiatrices de bien de progrès dans le domaine de l'art, des sciences, de la littérature et de la philosophie. Les deux nations sont croyantes et soumises aux enseignements des prophètes divins et ont un long passé en matière d'échanges culturels, commerciaux. Elles pourront, j'en suis sûr, franchir des pas géants pour lever des obstacles sur la voie de la paix et de la sécurité mondiale.
Pour ce faire, il faut s'attaquer aux injustices, aux humiliations et à tout ce qui viole les droits des nations et cela demande du courage. Autant que je sache, les Allemands sont depuis toujours engagés sur une telle voie et demandent à ce que leur honneur et leur dignité leur soient rendus pour qu'ils les utilisent à des fins de l'expansion de la paix et de la sécurité. Cet esprit existe aussi chez nous les Iraniens.
Main dans la main, Iraniens et Allemands pourront convaincre les Grandes Puissance de la nécessité de respecter les droits de toutes les nations du monde et du fait que ce respect va dans leurs intérêts. La paix mondiale et la dignité humaine ont tout à gagner à la lumière d'une telle coopération.
Que le succès et la prosperité soient avec nos deux nations.
Wa Salam Ala Man Ataba al Hoda
Mahmoud Ahmadinejad.

 

03/09/06 - Une lectrice écrit à Fausto Giudice suite à son article « Le poker menteur sur le dos du Liban »

 

Merci pour votre article sur le Liban. Il m'est arrivé par hasard au
travers d'une alerte google.
J'adhère totalement à ce que vous écrivez et ne peux m'empêcher en
tant que citoyenne de vous dire à quel point je suis indignée.
Concernant un éventuel printemps syrien, je n'y crois pas trop car
les Syriens ont une claire analyse des choses et, comme vous le
dites, ils préfèrent tenir que courir. Ils connaissent les pièges
qu'on leur tend. De plus, ils savent qui est Khaddam et ce dont il
est capable. Leur lucidité sur la situation les rend, certes,
moroses, mais ils ne se laisseront pas manipuler.

La France s'est ridiculisée, elle est tombée dans le piège, et
protégeait des intérêts sans doute peu avouables. Le balais entre le
fils Hariri et notre présidence est une chose indigne et la question
se pose de savoir depuis quand la France autorise un ressortissant
étranger à lancer publiquement et officiellement des attaques contre
un gouvernement en place, et contre un autre pays et son dirigeant ?
Les cris de Monsieur Hariri depuis la ville lumière contre une frange
du Liban et la Syrie sont donc, de fait, cautionnés par la France.
Les Français ont-ils conscience de cela ? Depuis quand la politique
étrangère de la France sort-elle dans le monde entier par la bouche
d'un milliardaire qui ne rejoint pas la capitale dont il est le
député alors que son pays est attaqué ?

Ne parlons pas de l'infermal couple anglo-américain, en train de
mettre à feu et à sang une partie du monde avec un cynisme tel qu'un
dégoût profond vous vient.

Alors, oui, le Liban a payé et va payer.
Enfin, rien que de très naturel en somme, car cela fait des années
que le Liban par Hariri paye : la reconstruction avec Solidere,
enrichissant un Hariri sur le dos d'un pays meurtri (il n'y a qu'à se
souvenir de ce que l'on entendait dans les rues et dans tous les
milieux libanais il y a quelques années pour savoir que l'ange dont
on voudrait nous parler était détesté pour son impudique manière à
s'enrichir sur le dos de son pays). Enfin, cela lui a permis de
financer, en partie, les hôtels particuliers d'alliés du moment, les
campagnes politiques d'autres, les vacances ... Tout cela avec le
soutien de cette grande démocratie des droits des hommes et des
femmes qu'est l'Arabie Saoudite. Oui, le Liban a payé, il paye et
payera. Dans tous les sens du terme.
Que faire ?
Merci pour vos lignes. Il est réconfortant de savoir que des voix
pourraient s'élever ; les médias sont le relais imbécile et criminel
des pires.

02/09/06 - « Le monde arabe n’est pas un acteur politique » : les recettes du Docteur Jospin pour le monde arabe et musulman

 

Voici le texte de l’intervention de Lionel Jospin, ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2002, lors d’un colloque organisé à Santander (Espagne) et intitulé : « Démocratie et dialogue : l’Occident et le monde arabe ». Cette intervention a été faite le lundi 21 août 2006, lors de la session 3 : « La démocratie comme antidote approprié à la violence ». lisez ! C’est un morceau d’anthologie de la pensée social-démocrate au début du XXIème siècle.

 

Le nouveau drame qui s’est noué cet été au Proche-Orient crée un contexte peu propice à une réflexion sereine sur la question de la violence et de la démocratie dans le monde arabe. Mais peut-il y avoir jamais une réflexion sereine sur la violence ? et n’est-ce pas cette violence elle-même qui justifie qu’on lui recherche un remède ?

Sous nos yeux, une démocratie, Israël, indûment provoquée par une faction libanaise, le Hezbollah, a frappé en représailles non seulement celui qui l’a agressé : le « parti de Dieu », mais les populations civiles, les infrastructures et l’économie du Liban, une des rares démocraties au Proche-Orient. Sans doute est-ce une démocratie particulière, communautarisée, instable et dont la souveraineté est limitée de