22/08/06 - La France confisquée !…
« Laïcité », racisme et terrorisme…
Préférences et détestations communautaires de
l’Etat français….
Par Daniel Milan, Nice, août 2006
L’auteur de cette étude a été
victime de persécutions de la police niçoise, orchestrées
par des officines sionistes. Il publie ici une liste impressionnante
d’organisations constituant ce qu’il est convenu d’appeler
le lobby juif de France.
La politique de la France serait-elle définie par le CRIF et
ses filiales ?
Le CRIF régirait-il les institutions de la République
?
Les décisions politiques et judiciaires seraient-elles celles
du CRIF ?
Les émotions et les indignations, de même que toute pensée
et croyances, seraient-elles régies par le CRIF ?
Est-ce au CRIF de nous dire ce que nous devons et ne devons pas penser
? et de nous interdire de regarder telle ou telle télé
?
Est-ce au CRIF nous dire qui est Français ? et qui peut résider
en France ?
Est-ce au CRIF de nous dire, qui peut avoir des droits ? Et qui ne
doit pas en avoir ?
Est-ce encore au CRIF de dire qui peut être arrêté,
expulsé, torturé en violation du droit, des droits et
des droits de l’homme ? condamné et tué civilement
ou socialement ?
Nos droits de vie ou de mort serait-ils en fonction de notre utilité
et de notre allégeance au sionisme et à Israël
?
Y aurait-il en France des intouchables et des innocents par nature,
dispensés de toute critique et des coupables et des suspects
par essence ?
On est en droit de se poser ces questions !
La ménorah et la kippa sont devenues ces dernières années
des symboles de la laïcité, et de la République…
très prisés par les membres du gouvernement et les municipalités…
Et la synagogue, le lieu des funérailles d’état,
pour honorer les victimes de crimes crapuleux instrumentalisés
en crimes « antisémites »…(1) ou pour soutenir
de fausses victimes de « l’antisémitisme »…(2)
Il semblerait d’ailleurs que les émotions de nos politiques,
membres du gouvernement et médias, se limitent à une
seule appartenance religieuse…
Benoît Savéan, mort dans les mêmes conditions et
pour les mêmes raisons qu’Ilan Halimi, de même,
que Chaïb Zehab abattu par un raciste communautariste, n’eurent
pas droit aux mêmes indignations et compassion de la part de
l’Etat…
Et pour ce qui est des petits Zyed et Bouna, morts électrocutés
dans un transformateur, le 27 octobre 2005, où il étaient
allés se réfugier, parce que, pourchassés par
des ratonneurs ; faits en partie, à l’origine des émeutes
des cités en novembre 2006 ; on n’a lu et entendu que
des propos immondes à leur égard…
La loi contre le « port du voile » (foulard dit islamique)
votée en 2003, s’est faite avec l’accord du CRIF
et du Consistoire… qui se sont fait les champions et les apologistes
de la laïcité à cette occasion…
« Les Dîners du CRIF » qualifiés de Républicains
sont très courus par les politiques, tous bords confondus,
les membres du gouvernement et les « religieux » de toutes
confessions…
C’est à l’occasion de ceux-ci, que sont ébauchées
les lois liberticides prises contre les autres composantes de la communauté
nationale…
Nous relevons dans la presse juive, en particulier, des interpénétrations
entre des officines anti-antisémitiques, et des magistrats,
ministres de la justice et de l’Intérieur, en totale
contradiction, avec le principe de la séparation des pouvoirs
et de l’indépendance de la justice… ainsi qu’une
multitude d’ingérences de toutes sortes, peu en rapport
avec des débats démocratiques et le respect de l’ensemble
des citoyens. (3)
Nous entendons de la bouche de nos politiques, du chef de l’Etat
et de ses ministres, l’emploi, dans toutes ses déclinaisons,
du leitmotiv suivant : « Qui touche à un Juif, touche
à la France » ! (4)
Nous aurions espéré entendre à la place un leitmotiv
plus conforme aux principes fondateurs de la République, que
sont « la Liberté, l’Egalité et la Fraternité,
tel que « Qui touche à un humain, touche à la
France » !…
Le Grand Rabbin de France, Joseph Haïm Sitruk, invité
« chez Ardisson » (Emission « Tout le monde en parle
», France 2, 17/06/06), nous a rapporté sa satisfaction
du fait que le président de la République, lui ait assuré
que la devise de la France était « Qui touche à
un Juif touche à la France » !…
Le lendemain , Christan Estrosi, ministre délégué
à l’Aménagement du territoire et ami de Sarkozy,
remettait la croix de chevalier de la Légion d’honneur
au Docteur Samak, au palais des rois sardes de Nice et lui rendait
hommage, en ces termes :
« Homme de foi, de dialogue et d’ouverture, la violence
vous répugne, l’intolérance vous blesse et l’arrogance
vous indigne » (…) « Vous êtres un humaniste
attaché aux valeurs de fraternité, de liberté
et d’égalité… militant courageux et déterminé
du rapprochement entre les communautés ».
Lucien Samak concluait ainsi ses remerciements à la belle homélie
républicaine :
« Ceux qui aiment la France, aiment Israël. Ceux qui n’aiment
pas Israël, n’aiment pas la France… ». (Nice-Matin,
19/06/06)…
Une façon toute « humaniste » de stigmatiser une
partie, voire le reste de nos concitoyens !
Tout le reste de la politique « française » est
conforme à ce que nous venons d’énoncer…
Toute vérité est traquée, poursuivie… tant
par les services policiers et judiciaires de l’Etat, que par
les flics des milices racistes de la pensée, qui émettent
des lettres de cachet avec les noms des « coupables »
aux services de la police et de la justice ; au nom des lois racistes,
dîtes « antiracistes » votées par les racistes
sionistes et leurs amis, à leur seul profit… Lois qui
transforment tout dénonciateur de racistes et du racisme en
« racistes » et qui permettent à certaines officines
de se porter partie civile et de diligenter arrestations et condamnations…
Tandis que le racisme anti-arabe, anti-musulman et islamophobe, sans
fondement, peut s’étaler en toute normalité et
impunité…(5) Il ne fait l’objet que très
rarement de poursuites et n’est jamais condamné…
Les tribunaux considérant que ces propos relèvent de
la « liberté d’expression »…
Une mansuétude dont les racistes sionistes et islamophobes
sont seuls à bénéficier, puisque les antisionistes
sont traduits, eux, devant les tribunaux et sévèrement
condamnés pour des propos infiniment plus fondés et
moindres, mettant en cause le racisme sioniste…
Il est devenu « normal » et « légitime »
aujourd’hui, en France, de se faire traiter « d’antisémite
», de « nazislamiste » de « terroriste »
quand on ose dénoncer le racisme sioniste, les crimes de guerre
d’Israël et le génocide dont est victime le peuple
palestinien !
On a peur de prononcer le mot Juif… (Nice-Matin, 5/03/06).
On peut s’interroger au sujet de ces incitations à la
haine des Musulmans ; se demander qui est derrière celles-ci,
et se demander qui peut souhaiter une guerre civile et dans quel but
?
Mais est-ce bien nécessaire ? Vous connaissez sans doute la
réponse !
Toute critique d’Israël et du racisme sioniste est qualifiée
d’antisémitisme… et son auteur d’ «
antisémite » afin de faire taire toute critique…
« Avoir eu la Shoah » interdirait toute critique d’Israël
et du racisme sioniste !
Toute demande de débat et tout questionnement à propos
de la Shoah » est assimilé à une négation
et voit son auteur poursuivi et condamné pour « négation
de la Shoah »…
On ne doit pas discuter l’histoire officielle érigée
en dogme…
Par ailleurs, toujours dans la même optique, Sarkozy et ses
amis ont étendu une chape de plomb sur « l’Islam
en France », au moyen du CFCM (Conseil Français du Culte
Musulman) créé à l’instigation du CRIF,
des ministres de l’Intérieur successifs et des collaborationnnistes
de « La Mosquée de Paris », afin de contrôler
Imams et de surveiller mosquées et musulmans et d’accréditer
le mythe du danger islamiste/terroriste…
Sarkozy, s’est vanté dans l’émission «
Cultures et dépendances », du 2/06, du 2/06/06, France
3) d’avoir « refusé un CRIF musulman, car cela
aurait été du communautarisme »… Sans doute
parce que le CRIF, n’est pas du communautarisme ?!…
On a surtout peur de l’Islam libérateur pourtant absent
des mosquées du ministère de l’Intérieur
!
Les prêches éventuelles d’Imams qui égratigneraient
les idoles de la République et/ou dénonceraient massacres,
persécutions et répressions et qui appelleraient à
la solidarité avec les victimes, sont leur hantise…(6)
Dans le même temps, les synagogues sont protégées
de l’ennemi imaginaire…
Toujours dans cette même optique de diabolisation et de criminalisation
de l’Islam et des Musulmans, et accréditer le mythe «
terroriste » ; une loi dite « antiterroriste » permet
d’arrêter et d’incarcérer tout suspect de
délit de solidarité avec les Musulmans massacrés
et génocidés, pour « association de malfaiteurs
en relation avec une entreprise terroriste »…
Une loi qui permet, semble-t-il, de tout faire, y compris violer les
lois et porter atteinte à l’intégrité physique
des « suspects/coupables, et de transformer des citoyens, en
citoyens de non-droit , comme l’ont révélé,
bien que timidement et partiellement, onze ans après les faits
les journalistes d’investigation « du Point », Olivia
Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé, dans
« Place Beauveau » sorti chez Robert Laffont, en février
2006…
Qui pourrait nous faire croire que de tels faits, niés par
policiers et magistrats, ne se sont pas reproduits depuis ? alors
que des centaines de suspects sont passés entre les mains des
services « antiterroristes » ! D’autant que j’ai
été victime de faits similaires, à Nice, le 1er
octobre 2001, de la part de policiers, à l’instigation
de l’officine parisienne sioniste, « J’Accuse »
(dirigée par Marc Knobel, chargé de mission au CRIF
et au Centre Simon Wiesenthal de Paris) via le BEAP de Paris : «
Brigade d’Enquête des Atteintes à la Personne »
( sic) dépendant de la 4ème section du parquet de Paris,
section dite de la presse et des libertés publiques. ( re-sic)
et le parquet de Nice… Faits « couverts » par un
« faux en écritures publiques » commis par des
magistrats de Nice et d’Aix-en-Provence… (Voir «
Affaire Daniel Milan » sur le site : www.aredam.net
Cette BEAP et cette 4ème section du parquet de Paris, sur le
fonctionnement desquelles il conviendrait de s’interroger, font
office de correspondants du CRIF et de ses filiales…
[ ndlr : c'est apparemment la BRDP qui a concé Raphaël
Schoemann, le fameux sioniste terroriste épistolaire, qui envoyait
des balles et des menaces de mort aux militants antisionistes. Il
s'agit là, comme pour la cour de cassation qui a absout le
philosophe Edgard Morin poursuivi par les sionistes, que de donner
le change, et de paraître impartial, et donc de condamner en
choisissant bien le sujet, régulièrement le camp sioniste,
alors que la police et la justice leurs sont entièrement inféodés.
Il en a été de même avec la cour européenne
des droits de l'homme (CEDH), qui pour paraître indépendante
des gouvernements avait condamné la France pour tortures dans
l'affaire de ce dealer arabe massacré et violé par des
flics de la brigade des stups dans les années 90, cela pour
inaugurer le changement de procédure de la CEDH, permettant
à tout simple citoyen de la saisir directement, ce qui n'était
pas le cas avant. La priorité pour la police et la justice,
pour les organisations de "droits de l'homme", et autres
Amnestiste internationaliste et autre Greenpisistes, est de faire
croire au respect du droit, que le droit existe en siono-capitalisme,
que la police est là pour vous protéger, comme la justice,
et donc qu'on doit avoir condiance, et aimer ses bourreaux, ne pas
s'en défendre, ne pas lutter. La ligue des droits de l'homme,
les juges, les avocats, et autres, ne sont que des loups déguisés
en agneaux.]
Une loi « antiterroriste » qui ne vise surtout pas les
collecteurs de fonds pour Tsahal, ni les personnes allant soutenir
Tsahal dans des organisations para-militaires, ou à Tsahal
même, en Israël ; alors que cette armée commet crimes
de guerre, assassinats (« éliminations ciblées
») au Liban et en Palestine ; et un génocide contre le
peuple palestinien…
Le principal magistrat « antiterroriste » Jean-Louis Bruguière
est un proche de Sarkozy et du CRIF, a reçu un prix du CRIF
pour son action « antiterroriste » ! (Actualité-Juive,
29/06/06)… Ce juge est régulièrement (bien que
trop timidement, au regard des faits !) mis en cause pour ses méthodes
dans les dossiers « terroristes »…
Jean-Louis Bruguière, qui voit des terroristes et du terrorisme
partout, s’est « illustré » en inculpant
des survivants français « libérés »
du camp de « Guantanamo », où du reste des enquêteurs
se seraient rendus pour interroger des internés français
!…
« La CIA et la DGSE auraient créée une structure
antiterroriste commune : Alliance base » à Paris, indique
Le Monde du 5/07/05, ce que n’a ni confirmé, ni infirmé
la ministre des armées, Michèle Alliot-Marie, se contentant
de dire que la coopération entre la France et les Etats-Unis
était excellente…
On ne sait rien de plus depuis sur cette dernière officine
franco-américaine, de même que sur les vols d’avions-prisons
de la CIA au dessus de l’Europe et l’usage des aéroports,
signalés un temps et qui auraient miraculeusement épargnés
la France ?
Sarkozy, le plus zélé et acharné des candidats
du CRIF et d’Israël (7), qui n’est plus à
une provocation près, vient de confier le tri, entre «
bons » et « mauvais » enfants (et leurs parents)
à expulser, à Arno Klarsfeld, de nationalité
israélienne (et française ndlr), ex-officier de Tsahal…
Après nous avoir dit, ou fait comprendre de fait, qu’il
y avait en France, des plus Français et des plus citoyens que
les autres…
Sarkozy a fait du tri la base du système politique et législatif
en matière de nationalité française et de séjour
sur le territoire français…
Désormais, seul l’immigré « utile »,
selon ses critères, pourra séjourner en France !
Sarkozy, vient aussi de dissoudre par décret « La Tribu
KA » (Juillet 2006) pour le seul fait que celle-ci s’est
rendue symboliquement et successivement en Mai, dans les deux fiefs
(Une salle de sport, le 21 mai, et au « Marais », le 29
mai 2006) de milices racistes terroristes sionistes, qui depuis des
décennies se livrent en toute impunité à des
exactions diverses : agressions contre des personnes , menaces de
mort, saccages de librairies…pour réclamer leur dissolution…(8)
Sarkozy et de Villiers se sont bien entendu rendus dès le lendemain,
sur les lieux de « l’agression antisémite »
pour soutenir les « victimes » et menacer la Tribu Ka
des foudres de la police et de la justice…
Sarkozy, qui depuis les crimes de guerre d’Israël contre
le Liban, ne cesse de dire « qu’Israël se défend
» à l’instar de Bush, selon la célèbre
« méthode Coué », a demandé à
un membre du gouvernement israélien qui lui rendait visite,
combien de temps il avait besoin (pour liquider le Hezbollah), avant
d’accepter un éventuel « cessez-le-feu »…
En pleine agression israélienne, ce mois de juillet 2006, pendant
que des milliers de ressortissants français fuyaient sous les
bombes et étaient évacués du Liban ; des politiques
Français se bousculaient sur les plateaux des radios communautaristes,
pour apporter leur soutien à Israël, bien qu’ils
se fussent plus discrets les jours suivants… pour ne laisser
sur le devant de la scène, que la parole au vice-président
du groupe parlementaire « France-Israël », composé
de plus de 100 députés, Claude Gloasguen !
Dans le même temps, la télévision nationale française,
s’alignait sur la propagande israélienne, pour répandre
la thèse selon laquelle « Israël était victime
», et rendait service au Liban en le libérant du Hezbollah
(de sa résistance), aidée en cela par le Libanais islamophobe
et pro-sioniste de service, Antoine Sfeir, également invité
des radios communautaires…
Un numéro de sinistre propagande qui n’a trompé
personne…
Daniel Milan
(1)
« Le sommet de l’Etat se recueille à la synagogue
de la Victoire » (Actualité-Juive, 2/03/06).
« L’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Consistoire
de Paris » (Actualité-Juive, 2/03/06).
(2)
Le rabbin Gabriel Fahri, avait prétendu avoir été
poignardé par un homme casqué, qui aurait crié
Allahu Akbar, le 3 janvier 2003, ce qu’infirmera la suite de
l’enquête… (Nice-Matin,12/03/03)
Une étudiante d’Aix-en-Provence, membre de l’UEJF,
qui affirmait avoir été agressée à la
sortie d’un débat sur le Proche-Orient et qui affirmait
lui avait gravé au couteau une étoile de David sur le
bras le 12/03/03, se l’était faite elle-même. (Nice-Matin,
13/03/03)…
L’incendie du collège juif de Gagny dans la nuit du 14
au 15/11/2003, attribué à l’antisémitisme,
alors qu’aucun élément n’est venu corroboré
cette thèse… (« L’incendie criminel du collège
de Gagny reste mystérieux » : « Le Figaro »
10/12/2003)
Alexandre Moïse, porte-parole du Likoud-France, qui affirmait
avoir reçu des menaces téléphoniques le 9 janvier
2004… s’insultait lui-même au téléphone…
(Nice-Matin, 18/05/04)
La « tentative » d’attentat contre la synagogue
d’Ivry n’a pu être prouvée et aucune plainte
n’a pu être déposée, puisque l’attentat
n’a pas eu lieu et reposait sur la découverte d’une
caisse suspecte à une quarantaine de mètres de la synagogue
contenant des bouteilles d’essence (Actualité-Juive,
20/11/03)…
Marie-Léonie Leblanc, qui avait prétendue avoir été
agressée dans le RER, le 9/07/04, par des jeunes Noirs et Maghrébins
qui l’avaient prise pour une juive et proféré
des insultes antisémite, s’était elle-même
taguée une étoile de David sur le ventre à l’aide
d’un feutre…
La profanation de tombes d’un cimetière juif de Lyon,
signée « Phinéas », le 9/08/04, était
le fait d’un certain Michaël T, qui a avoué s’être
servi de ce cimetière juif, comme support médiatique
à ses inscriptions racistes…anti-arabe… (Nice-Matin,
17/08/04)
Le Centre social juif de la Rue Popincourt à Paris incendié
et tagué de slogans antisémites, dans la nuit du 21
au 22/08/04 avait pour auteur un employé juif qui voulait se
venger. (France-Soir, 31/08/04)…
(3)
« Le grand rabbin de Paris reçu par le président
de la République » (Actualité-Juive, 17/01/02).
« Nicolas Sarkozy au dîner du CRIF Sud-Est » (Actualité-Juive,
7/05/03).
« Le Grand Rabbin Sitruk une nouvelle fois à l’honneur
». Chirac lui a remis la médaille de Commandeur de l’Ordre
du Mérite. (Actualité-Juive, 10/07/03).
« L’audition du Grand Rabbin de France par la Commission
Stasi sur la laïcité » (Actualité-Juive ,
20/11/03).
Le CRIF lance un appel à la mobilisation civique » (Nice-Matin,
22/07/04).
« Nicolas Sarkozy a reçu les Communautés juives
des Hauts-de-Seine » (Actualité-Juive, 21/10/04).
« Le Centre Simon Wiesenthal veut la dissolution de l’UOIF
» (Actualité-Juive, 11/11/04).
« Pétition pour demander aux Pouvoirs publics l’interdiction
de la diffusion d’Al-Manar » (Actualité-Juive,
2/12/04).
« Le CRIF Marseille invite le procureur de la République
» (Actualité-Juive, 23/12/04).
« Le CRIF tape sur la politique étrangère de la
France » (Nice-Matin, 14/02/05).
« Sarkozy passe son grand oral devant l’UEJF » (Actualité-Juive,
24/03/05).
« A Cannes : plus de trois cents convives avec le garde des
Sceaux au dîner du CRIF » (Nice-Matin, 24/03/05).
« Le Ministre Dominique Perben, invité du dîner
du CRIF Sud-Est » (Actualité-Juive, 31/03/05).
« Le CRIF Midi-Pyrénées reçoit Sylvan Shalom
en grande pompe » (Actualité-juive, 31/11/05).
« Jean-Louis Debré au dîner du CRIF Rhône-Alpes
» (Actualité-Juive, 24/11/05).
« Le CRIF accueille le nouveau préfet » (Actualité-Juive,1/12/05).
« des représentants de la communauté reçus
par le président de la République » (Actualité-Juive,23/04/06).
(4)
« Agresser la communauté juive, c’est agresser
la France, c’est agresser les valeurs de notre République
(…) » (Raffarin, au « vélodrome d’hiver
», le 21/07/02). (Nice-Matin, 22/07/2002)
« Agresser la communauté juive, c’est agresser
la France, la République et ses valeurs » (Raffarin au
dîner du Crif, le 25/01/03) (Le Figaro, 27/01/03)
« Le lien des Juifs avec Israël est bien naturel. Vous
n’avez pas à vous en excuser ». Sarkozy, au premier
dîner régional du CRIF Sud-Est. (Nice-Matin, 15/04/03).
« Toute atteinte à un juif pour son appartenance religieuse
constitue une atteinte à la République ». Jacques
Chirac, réception à l’Elysée à l’occasion
des soixante-ans du CRIF. (Nice-Matin, 28/05/03).
« Quand on s’attaque en France, aux juifs, il faut bien
comprendre que c’est à la France tout entière
qu’on s’attaque. Depuis des siècles, nos compatriotes
juifs sont en France chez eux comme chacun de nos compatriotes »
(Chirac, dans une conférence de presse, à l’issue
de sa réception du lobby sioniste, le 17/11/2003)… (Le
Figaro, 18/11/03).
« Je dis aux Juifs de France : n’ayez pas peur. Vous pouvez
avoir confiance en la France parce que vous êtes la France,
parce que chacun d’entre vous détient une partie de ce
bien commun qui est notre pays ». Raffarin, au dîner du
CRIF. (Actualité-Juive, 5/02/04).
« Quand un juif de France est injurié, c’est la
communauté nationale qui est visée.
Français vous êtes, vous n’avez pas à vous
justifier. Je peux prendre un engagement. Tant que j’aurai cette
responsabilité, chaque fois que cela sera nécessaire,
la réponse de l’Etat sera à la hauteur de vos
attentes ». Sarkozy, au Congrès de la Licra (Actualité-Juive,
29/01/04).
« Celui qui touche à un Juif touche à tous les
Musulmans. Nous ne pouvons autoriser qu’un seul cheveu d’un
Juif soit touché » Fouad Alaoui, reçu par le CRIF
(Actualité-Juive, 21/09/04).
« Si la communauté juive a vent d’un discours antisémite
d’un imam, qu’elle prévienne directement l’UOIF
qui saura user de pédagogie auprès de l’intéressé
». Fouad Alaoui, reçu par le CRIF. (Actualité
Juive, 21/09/04).
« Nous sommes prêts à défendre bec et ongles
le principe de l’enseignement de la Shoah ». Fouad Alaoui,
reçu par le CRIF. (Actualité-Juive, 21/09/04).
« Lorsque je défends la France, je défends Israël
et lorsque je défends Israël, je défends la France
» Gilles-William Goldnadel (Actualité-Juive, 31/03/05).
(5)
« L’islamisme aux portes de l’Europe » (Marianne,
11/11/02).
« Islamisme, le nouveau nazisme vert » (Alexandre del
Valle, France-Soir, 12/11/02).
« Après l’oppression nazie, la menace d’une
autre tyrannie : celle de l’islam intégriste »
(Actualité-Juive, 18/03/04).
« Les convertis à l’islam, une minorité
croissante d’activistes » (Le Monde, 4/06/04).
« Le fascisme vert contre la République » (France-Soir,
20/09/04).
« La France menacée ? », « Les islamistes
sont déjà là », « Enquête sur
une guerre secrète » (Pub pour le bouquin de Christophe
Deloire et Christophe Dubois, paru chez Albin Michel, Le Monde, 24/09/04).
« La République a permis à des drapeaux étrangers
d’être plantés là où il ne devrait
pas y en avoir » (Christophe Deloire, Actualité-juive,
21/10/04).
« Les territoire gagnés de l’islamisme »
(Actualité-Juive, 21/10/04).
« Le djihad pousse à l’ombre des cités »
(France-Soir, 21/02/05).
« Les convertis à l’islam inquiètent la
police française » (Le Monde, 13/07/05).
« Leur but : Islamiser l’Europe après avoir réislamisé
les pays musulmans » (Alexandre del Valle, Actualité-Juive,
13/07/05).
« Mosquées sous haute surveillance » (Libération,
30/07/05).
« Nous avons affaire à des gens qui n’aiment pas
la France, qui n’aiment pas ceux qui la représentent
et qui haïssent les Juifs » (Samy Ghozlan, Actualité
Juive, 2/03/06).
« Nous défendrons ensemble avec les Juifs, la civilisation
contre la barbarie » (Philippe de Villiers, Israël Magazine,
juin 2006).
« Auschwitz et la Shoah ont été un traumatisme
mondial, mais il existe malheureusement dans la culture islamique
un antijudaïsme qui est inscrit dans les fondements de l’islam
» (de Villiers, Israël-Magazine, juin 2006).
(6)
« Les flics espionnent les mosquées sur la pointe des
pieds » (Le Canard enchaîné, 16/10/02).
« 16 mosquées sous surveillance » (Aujourd’hui
en France, 18/11/2002).
« M. de Villepin veut créer une fondation pour gérer
le financement des mosquées » (Le Monde, 18/11/04).
« Les universités pourraient délivrer la formation
généraliste des imams » (Le Monde, 28/11/04).
« Islam de France :Le plan Villepin » (Aujourd’hui
en France, 7/12/04).
« L’islam nationalisé ? » (Libération,
8/12/04).
« Plusieurs mouvements musulmans sous surveillance dans le XI
e arrondissement » (Le Figaro, 3/05/04)
« Vers une liste des imams autorisés à exercer
? (Nice-Matin, 4/05/04).
« Sarkozy va s’attaquer aux imams radicaux » (Libération,
15/07/05).
(7)
« Israël mise sur Sarkozy » (Aujourd’hui en
France, 16/12/04).
« Cukierman joue Sarkozy contre Chirac » (Marianne, 18/12/04).
« Sarkozy reçu en grande pompe en Israël »
(Où, il s’était rendu accompagné, entre
autres, de Joël Mergui, aujourd’hui vice-président
du Consistoire israélite de Paris. Actualité-Juive,
23/12/04).
« Une famille terrorisée par un commando antiterroriste
» ; « Un père et son fils, arrêtés
chez eux à Wervicq (Nord) par une trentaine de policiers, ont
été libérés vendredi après trois
jours de garde à vue » (Libération, 30/07/05).
(8)
« Le CRIF n’a jamais condamné les agissements criminels
d’organisations de type paramilitaire tels que le Betar ou la
Ligue de Défense Juive qui saccagent les locaux d’associations
démocratiques ou de librairies réclamant des droits
pour les Palestiniens, qui blessent des manifestants, organisent des
ratonnades et vont jusqu’à poignarder un commissaire
de police alors qu’il essayait de protéger des passants,
comme ce fut le cas le 7 avril dernier à Paris en marge de
votre manifestation en faveur de Sharon.
Au contraire vous entretenez de bonnes relations avec eux, leur permettant
d’assurer le service d’ordre de vos manifestations.
En fait, le CRIF se conduit comme une officine du gouvernement israélien
et devient ce faisant un vecteur d’antisémitisme, en
interdisant toute critique de la politique israélienne, et
en revendiquant constamment un statut à part pour l’Etat
d’Israël » « Lettre ouverte au CRIF »
(extraits). (Le Monde, 18/04/02), émanant du CAPJPO qui d’ailleurs
à notre connaissance ne s’est plus manifestée
pour condamner les milices racistes sionistes qui opèrent toujours
en toute impunité en France, et bénéficient du
soutien de la quasi totalité des officines sionistes, des médias
et des politiques ainsi que du syndicat flic « Action Police,
CFTC » au moins… On peut consulter des listes des principales
exactions des milices sionistes, en tapant « agression suivi
du nom de la milice, sur un moteur de recherche…
Tous les partis politiques français de droite, comme de gauche,
agréés ou non par le CRIF, bien que rivaux du fait que
leur but est l’accession au pouvoir, sont au service du sionisme,
et roulent pour le CRIF et Israël, même si le CRIF à
ses préférences. Il convient de le savoir !
A ces partis, viennent s’ajouter des myriades d’amicales
et de cercles divers, pro-sionistes, visant à influer toujours
plus et à radicaliser ces partis politiques…
Les associations dîtes « antisionistes », à
longueur très variables, sont souvent elles-mêmes infiltrées
par des éléments sionistes, à la base ou à
la tête… Leur mission consiste uniquement à s’informer
des activités qui s’y déroulent, de les purger
des éléments intègres au moyen des viles calomnies
classiques consistant à les qualifier d’antisémites…et
à approcher les groupes radicaux…
Il existe par ailleurs de très nombreuses officines ouvertement
sionistes et pro-sionistes, dont la dialectique ne trompe personne…
Chacune a sa fonction, ses méthodes, son public et son réseau
d’influences, qui peuvent se recouper…
Nous vous livrons les noms des principales dans le désordre…
Congrès Juif Mondial. Pressions.
American Jewish Difamation. Pressions.
Congrès Juif Européen. (Besnenou). Un super-Crif à
l’échelle européenne. Pressions.
CRIF. Conseil Représentatif des Institutions Juives de France.
(Roger Cukiermann,). Le véritable pouvoir politique, médiatique,
législatif et policier de la France, regroupant une multitude
d’associations sionistes. Communiqués de propagande.
Pressions, Soutient Sarkozy.
Consistoire Central de Paris. (Vice-président Joël Mergui,
proche de Sarkozy). Alimentation cachère, recrutement des rabbins,
gestion des consistoires, diplomatie.
Agence Juive. (David Roche, directeur). Aliah.
Likoud de France. (Moché Cohen). Soutien à Israël.
KKL de France. (Fréderic Nordmann, Michaël Bar Zvi). Récolte
de fonds.
La WISO. Œuvres caritatives des femmes sionistes.
Le Bétar (David Reinharc, Arnaud Sayegh, Yaacov Gamrasni) Milice.
LDJ, Ligue de Défense Juive (Pierre Lurçat, Michaël
Carliste) revendique une centaine de membres. Milice.
SPCJ, Service Protection de la communauté juive. (Porte-parole,
Ariel Goldman). Sécurité.
Clubs Krav Maga (3 clubs). Entraînement.
Action-Police CFTC. (Tooris) Syndicat policier pro-sioniste d’extrême-droite,
soutenant et « légitimant » les milices sionistes.
Le correspondant de « Guysen ». Proche de Sarkozy.
UEJF, Union des Etudiants Juifs de France (Yonnathan Arfi). Syndicat
étudiant. Opération « surveille ton net ».
Mouvement SIONA (Roger Pinto) Collectes de fonds en soutien à
Tsahal. Communiqués de propagande.
ABSI, Association Bien-être du Soldat israélien. (Gil
Taïeb). Collectes de fonds en soutien à Tsahal.
LIBI France. Collectes de fonds en soutien à Tsahal. Communiqués
de propagande.
Association 100% Lahayal-Kravi. Soutien humain à Tsahal. «
Soutenir les soldats d’Israël par des actions directes
dans les bases aux frontières d’Israël » selon
sa pub. (Actualité-Juive, 20/07/06).
SOS Racisme. (Dominique Soppo). Dénonciation de l’antisémitisme,
de l’immigration « incontrôlée » soutien
à la communauté juive. Vise les banlieues en particulier
et un public « multicolore » et le « racisme »
des boîtes de nuit et des agences immobilières. Une passerelle
du PS. Proche de Julien Dray (PS).
LICRA, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme.
(Patrick Gaubert, député UMP) Politique/lois/Police/Justice.
A l’origine des lois racistes dites « antiracistes »
interdisant toute critique des racistes sionistes et de l’Etat
terroriste raciste d’Israël. Le procureur « bis ».
MRAP. Mouvement contre le Racisme pour l’Amitié entre
les Peuples. (Mouloud Aounit). Propagande.
NPNS. Ni putes, Ni soumises. (Fadela Amara). Recrute dans les cités,
arme de guerre contre l’homme des cités, « macho
», « violeur », « violent » et «
voileur ». Dénonciation de « l’antisémitisme
» et de l’islamisme.
Amitiés Judéo-noires (Yves-Victor Kamami, membre du
CRIF). Propagande sioniste auprès des communautés noires).
Amitiés judéo-musulmanes. (Rabbin Michel Serfaty). Soutien/propagande.
Amitiés Judéo-Chrétiennes. Soutien, propagande.
Corse-Israël (Francis Nardizi). Propagande.
[ndlr : il manque les associations judéo-arméniennes]
Breizh-Israël Soutien/propagande/ délation).
Berbères-Israël. Soutien à Israël.
Mouvement des Musulmans Laïques de France. Soutien au sionisme,
dénonciation de l’antisémitisme, des islamistes.
Islamophobie. Collaboration. (Aziz Sahiri, Rachid Kaci, Guy Millière,
Kebi Jbil, Mohammed Ibn Guadi, Ziad Goudjil, Ibn Wanaq, Jérome
Rivière).
Mouvement des Maghrebins Laïques de France. (Alain Clément,
Véronique La Rosas, UPJF). Islamophobie, propagande pro-sioniste.
On dit que les généraux Algériens éradicateurs
: Latifa Ben Mensour, Mohammed Sifaoui, Hassan Zerowski ( ?) seraient
liés à ces officines « maghrébines laïques
». A vérifier ! [ndlr : environ 200 000 assassinés
et torturés en Algérie]
CRAN. Conseil Représentatif des Associations Noires. (Pierre
Lozes, membre de l’UDF). Proche du CRIF, conseiller par le CRIF.
(Actualité-Juive, 15/12/05). Propagande pro-sioniste auprès
des communautés noires. Anti-Dieudonné.
CFCM. Conseil Français du Culte Musulman. Création des
ministres de l’Intérieur et de la Mosquée de Paris
avec l’aval du CRIF. Un « CRIF musulman » avec des
objectifs inverses. La police des prêches et des mosquées,
chargée de fliquer, imams, mosquées, fidèles
et de surveiller les prêches. Empêcher les dénonciations
éventuelles d’injustices et les solidarités à
l’égard des Musulmans persécutés.
Mouvement des Musulmans
UPJF. Union des Patrons Juifs de France. (Claude Barouch). Lobby patronal
communautariste proche de l’UMP, de Sarkozy… et de de
Villiers.
G.O.F. Grand Orient de France, (J.M.Quillardet). Propagande. Soutien
à Israël. (Actualité-Juive, 3/11/05).
LDH. Ligue des Droits de l’Homme. Défendre la communauté.
Dénoncer « l’antisémitisme ». Instruire
les dossiers de personnes ayant « le bon profil ». Apporter
la caution droit-de-l’hommiste à la justice contre les
« mauvaises victimes » de violences policières
et de violation des droits.
Centre Simon Wiesenthal. (Shimon Samuels). Lobby. Politique/Justice.
Vigilance. (Franck Serfati).
Connec’sion. Surveillance du net.
BVCA. Bureau de Vigilance Contre l’Antisémitisme. (Sammy
Ghozlan) Ancien commissaire de police, membre du Consistoire et du
CRIF, proche de l’extrême-droite sioniste. Très
introduit dans les milieux de la justice et de la police. Campagnes
contre les sites antisionistes et dénonciation des «
barbares » musulmans. Communiqués sur des sites ultra-sionistes
et islamophobes.
J’ACCUSE ! (Marc Knobel, chargé de mission au CRIF ;
Richard Sebban, avocat ; Stephane Lilti, avocat). Police du net, dénonciations.
Très introduit dans la police et dans la justice. J’ai
été torturé le 1er octobre 2001 à Nice,
à l’instigation de cette officine, via le BEAP de Paris
et la 4ème section du parquet de Paris et le parquet de Nice.
Voir dossier « Affaire Daniel Milan » sur le site www.aredam.net
L’affaire est aujourd’hui devant la Cour européenne.
Par ailleurs, le doyen Guéry , du TGI de Nice, tarde à
instruire ma plainte pour « faux en écritures publiques
» déposée en octobre 2005, à l’encontre
de magistrats de Nice et d’Aix-en-Provence. Ces magistrats ayant
attribué une fausse date à un certificat médical
authentique constatant mes traces de tortures, pour l’écarter
du dossier et prendre une ordonnance de non-lieu au bénéfice
de mes tortionnaires.
Source : http://www.aredam.net/daniel-milan-editorial.html
09/08/06 – Un sarközioniste à
la tête du Quai d’Orsay

Gérard Araud, De Gaulle et Ben Gourion |
Gérard Araud, ambassadeur de France en Israël, va être
nommé prochainement directeur des Affaires politiques au ministère
des Affaires étrangères, ce qui fera de lui l'un des
patrons du Quai d’Orsay..
Avec Araud, on va assister à une montée en puissance
du lobby sarközioniste à la veille de l’élection
présidentielle française.
Gérard Araud, « chiraquien tendance Sarközy »,
est à l'origine du nouveau rapprochement franco-israélien.
Ce diplomate s'est distingué l'an passé par un célèbre
télégramme diplomatique donnant ce conseil à
de Villepin, qui l’avait nommé, et à à
son gouvernement : « Si on veut vraiment se reconcilier avec
les Israéliens, il faut arrêter de leur parler des Palestiniens.
» Ce télégramme a marqué le début
du virage pro-israélien de la diplomatie française,
qui apparaît désormais en pleine lumière avec
le projet de résolution franco-usaméricain sur le Liban,
mis au point le 12 juillet, après trois visites à Beyrouth
de Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères,
et les protestations tonitruantes d'amitié de Jacques Chirac
à ses amis libanais.
Gérard Araud a été particulièrement actif
dans la préparation de la visite en juin du premier ministre
israélien Ehud Olmert en France, qui a précédé
de six semaines la destruction du Liban. Et il a été
très actif dans les visites de Sarközy et de son homme-lige
Christian Estrosi en Israël.
Il va donc prendre son poste de directeur, auréolé d’une
« excellente réputation » de pro-israélien
bon teint, secondé à distance par Jacques Huntzinger,
ancien ambassadeur de France en Israël, qui caresse le projet
de constituer un office de la jeuesse franco-israélienne sur
le modèle de l'office franco-allemand.
Pourtant, son ambassade avait mal commencé à l’automne
2003, lorsqu’il avait retrouvé cette ambassade au bord
du « Tayelet », le boulevard de front de mer de Tel Aviv,
où il avait eu son premier poste diplomatique en 1982. Un journaliste
avait en effet cru entendre Araud déclarer lors d’une
fête qu’Ariel Sharon était un « voyou »
et Israël « paranoïaque. » Les démentis
vigoureux et vertueux d’Araud ont été crus sur
parole par les Israéliens, qui ont tourné la page et
se sont mis au travail pour faire d’Araud un des leurs.
Du passage d’Araud à l’ambassade de Tel
Aviv, il restera plusieurs choses :
- Il est l’homme qui a resserré les liens entre Israël
et les maires des trois plus grandes villes françaises, Paris
(Delanoë), Marseille (Gaudin) et Lyon (Collomb) ;
- il est l’homme qui a soutenu la position israélienne
sur le Mur d’apartheid devant la Cour internationale de justice
La Haye, au nom de la « solidarité des victimes »
de cette Cour (la France avait été jugée par
cette même Cour pour ses essais nucléaires dans le Pacifique)
;
- il est l’homme qui a oeuvré au contrat de construction
de la ligne de tramway de Jérusalem par Alsthom et Connex ;
- il est l’homme qui a oeuvré au développement
des relations scientifiques et technologiques de haut niveau entre
la France et Israël, ce qui implique une collaboration entre
les complexes militaro-industriels des deux pays ;
- il est l’homme qui a réalisé le lancement de
l’Institut français de Tel Aviv sur un terrain acheté
Boulevard Rotschild, institut qu’il a qualifié de «
porte-avions pacifique de la culture française »
- il est l’homme qui a permis aux Israéliens de se détendre
(ils sont très stressés, ces temps-ci) en découvrant
la Fête de la Musique et les Nuits Blanches (inventées
par Delanoë à Paris)
Gérard Araud et Arno Klarsfeld
|
Voilà en quels termes Gérard Araud conclut
l’éditorial du numéro de juillet 2006 de Dialogues,
la revue de l’ambassade de France en Israël :
« Je ne peux conclure ces propos sans avoir une pensée
pour Gilad Shalit, enlevé le 25 juin 2006 en Israël. J'ai
rendu visite à ses parents à Mitzpe Hila pour leur assurer
de notre soutien en ces moments douloureux. J'ai été
frappé par leur dignité face à l'épreuve.
La France a condamné cet acte et nous souhaitons que Gilad
soit rendu sans tarder à l'amour des siens. »
[Source : http://212.179.113.170/sites/ambassade/admin/DBImages/Gallery/Dialogues_Bilingue9Internet.pdf]
Pour découvrir l’homme qui va jouer un rôle déterminant
dans la diplomatique française à partir de cet automne,
on peut écouter une interview de lui réalisée
en janvier 2004 par site franco-israélien (ou israélo-français)
Guysen News : http://www.guysen.com/articles.php?sid=1900.
quibla.net, 9 août 2006, à partir d’ informations
fournies par René Naba
10/08/06 - Les intellectuels israéliens
aiment la guerre
par Ron HaCohen, Antiwar.com, 7 août 2006
Original : http://antiwar.com/hacohen/?articleid=9486
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
[Ran HaCohen mène ce combat depuis longtemps. C'est sa critique
des liens intimes entretenus par la Confédération Israélienne
du Travail (Histadrut) avec l'apartheid sud-africain qui avait servi
de base à la première action du Comité des Travailleurs
pour le Moyen-Orient, à San Francisco, en juillet 1987. Nous
avions alors protesté contre le dîner de gala annuel
organisé en l'honneur de la Histadrut par le Conseil du Travail
de San Francisco. Que ce soit ou non en raison de notre protestation,
reste que non seulement ce fut, en l'occurrence, le dernier dîner
de gala organisé par le Conseil du Travail en l'honneur (perdu)
de la Histadrut, mais cela aboutit même à la fermeture
de la représentation de ladite Histadrut à San Francisco
(authentique : elle disposait d'un bureau dans le bâtiment abritant
le Restaurant et l'Hôtel des Travailleurs !), laquelle prit
la poudre d'escampette en direction de cieux plus cléments.
Avec cet article, encore une fois, Ron met dans le mille ! Jeff Blankfort]
Toute généralisation ne peut être qu'erronée,
sauf celle-ci : « Les intellectuels progressistes israéliens
sont contre la guerre ».
Ils ont toujours été contre la guerre, et ils ont beaucoup
souffert en raison de leurs opinions critiques, comme ils le soulignent
non sans quelque fierté. Ils étaient contre la précédente
guerre ; ils seront contre la prochaine.
Bref : ils sont contre toutes les guerres.
Toutes les guerres ? Toutes les guerres ! Sauf - exception mineure
- celle qui est en cours.
Ils sont POUR toute guerre en cours - qu'ils soutiennent à
tous les coups.
Parce que, vous comprenez, la guerre en cours - éh bien, comment
dire. - c' est complètement différent de toutes les
autres guerres, là, voilà ! Comment osez-vous comparer
? ! La guerre en cours est toujours inévitable, elle.
Elle est toujours nécessaire. Toujours juste. Et toujours digne
d'être soutenue.
Pour ceux qui se berceraient encore de l'illusion que l'élite
intellectuelle israélienne serait une oasis immaculée
peuplée de progressistes rationnels, modérés
et amoureux de la paix, voici quelques chromos sur les gourous de
la classe intellectuelle israélienne et sur leur marche patriotique
actuelle, en soutien à la dévastation du Liban.
Rétropédalage, de 1984 à 1948
Le Roi Rhino Ari Shavit, journaliste à Ha'aretz, naguère
militant de « La
Paix maintenant » et ancien membre de l'Association pour les
Droits Civiques
en Israël, écrit :
« Israël est en train de mener la guerre la plus juste
de toute son
histoire. [.] Par conséquent, quiconque aspire à ce
qu'Israël se retire, à l
'avenir, des territoires occupés jusqu'à une frontière
permanente et
reconnue doit se tenir aux côtés d'Israël, dans
la présente guerre.
Quiconque désire la paix, la stabilité et la fin de
l'occupation doit
soutenir Israël dans sa juste guerre. » [Ha'aretz, 18 juillet
2006].
Pour faire bref : la Guerre, c'est la Paix, et la Paix, c'est la
Guerre (et
Israël n'est en train de dévaster le Liban qu'à
la seule fin de donner la
liberté aux Libanais !)
Si l'inspiration intellectuelle de Shavit sonne quelque peu littéraire
(George Orwell), l'historien Yosef Gorny de l'Université de
Tel Aviv aurait,
quant à lui, plutôt tendance à se référer
à l'Histoire, dans le cas d'
espèce. Dans un bref article intitulé « La Seconde
Guerre d'Indépendance »
(sic !), il écrit :
« Dans une réalité, qui est que l'Iran menace
le monde libre, ce combat
contre ses supplétifs au Liban est une guerre de l'Etat d'Israël
pour son
existence à l'avenir. A ce sujet, bien que dans des circonstances
complètement différentes, la combat en vue de la création
même de l'Etat,
lors de la Guerre d'Indépendance, voici près de soixante
ans de cela, et la
guerre actuelle ont un dénominateur commun. Et c'est également
en cela que
réside leur commune justification : la lutte pour l'existence
de notre
Nation. » [Ha'aretz, 30 juillet 2006].
La formulation de Gorny est juste un peu plus pathétique que
celle des
autres, mais la notion recyclée à l'infini d'un Hezbollah
représentant
soi-disant une menace existentielle pour Israël a lavé
les cerveaux d'
énormément d'Israéliens. Ainsi, par exemple,
le dramaturge Yehoshua Sobol
qualifie l'offensive du Hizbullah (ainsi que les tirs de missiles
Qassam
depuis Gaza) comme « l'annonce que nous n'avons personnellement
aucun droit
à exister » [Ma'ariv, 21 juillet 2006]. Aussi fou que
cela paraisse, on a
inculqué à des gens que le fait qu'une bonne partie
d'Israël soit à la
portée des missiles du Hizbullah représenterait une
menace existentielle. En
même temps, le fait que n'importe quel point au Moyen-Orient
- et bien
au-delà - soit à la portée des armes israéliennes,
tant conventionnelles que
nucléaires, n'est pas perçu comme représentant
une menace existentielle pour
qui que ce soit : après tout, Israël est un pays responsable,
non ? Un pays
qui, lui, ne veut qu'une seule chose : la paix. N'est-ce pas ?
L'écrivain A.B. Yehoshua, « homme de paix » autoproclamé,
dit les choses
avec sa manière bien à lui, plus primitive : «
Enfin, nous avons une guerre
juste ; abstenons-nous de tordre le nez dessus, de peur qu'elle ne
devienne
injuste. » [Ha'aretz, 21 juillet 2006].
Tuez-les tous !
Vous avez remarqué que Yehoshua, très franc, pousse
un soupir et dit «
Enfin ». Il faut dire que notre vieux « peacenik »
était en manque de guerre
depuis si longtemps !. Le leader israélien fasciste Effi Eitam
a reconnu un
jour que s'il y a une chose qui l'excite, c'est bien « le spectacle
d'hommes
montant au front ». Pour Yehoshua, la purification est l'effet
désiré. Voici
deux ans de cela, il rêvait d'opérations israéliennes
sanglantes à Gaza ;
son rêve est désormais devenu réalité,
même si les médias n'en parlent
pratiquement pas, « grâce » aux événements
au Liban :
« Après avoir évacué les implantations.
on utiliserait la force contre toute
une population, nous recourrions à la force d'une manière
totale. Nous
couperions l'électricité à Gaza. Nous y couperions
tous les moyens de
communication. Nous supprimerions les fourniture de carburant. Ce
ne serait
certes pas une guerre désirable ; mais ce serait, à
n'en pas douter, une
guerre purificatrice. » [Ha'aretz, 19 mars 2004].
Rafo Ginat, rédacteur en chef du quotidien israélien
à plus fort tirage
Yediot Ahronot), a des fantasmes encore plus vivides. A la une de
son
quotidien, il exhorte le gouvernement à « raser les villages
qui abritent
des terroristes du Hizbullah » et à « nettoyer
au lance-flammes les
terroristes du Hizbullah, ceux qui les aident, ceux qui collaborent
avec
lui, et ceux qui détournent les yeux, ainsi que tous ceux qui
ont l'air
Hizbullah. Que leurs innocents meurent, et non les nôtres !
» [Yediot
Ahronot, 28 juillet 2006].
Interlude poétique
Les auteurs de chansons et les chanteurs populaires comme l'orthodoxe
Amir
Benayoun sont rarement des progressistes. Aussi personne ne fronce-t-il
les
sourcils quand ils habillent ces mêmes idées de frusques
plus poétiques :
« Ceux qui me haïssent sont pressés de me kidnapper,
de m'éliminer,
De m'injecter du poison.
Notre cruel ennemi assassine encore un autre enfant,
Cet ennemi doit mourir. il doit mourir. »
L'intello israélien, toutefois, aura tendance à hausser
les épaules devant
ce « primitivisme oriental » caractérisé.
En effet, nous autres, les
progressistes, nous avons nos poètes de haute volée,
aux goûts raffinés et à
l'érudition époustouflante. Tel un Ilan Shenfeld, qui
prétend avoir « de
tout temps été de gauche » - ce qui fait qu'à
l'instar de n'importe quel
authentique poète, il souffre terriblement, à cause
de cette guerre. « Il n'
est pas facile, pour moi, d'écrire un poème qui soutienne
cette guerre, et
qui exhorte à envahir le territoire souverain d'un autre pays
et à le
dévaster. »
Mais Shenfeld a fait effort sur lui-même : il est venu à
bout de cette
difficulté et son poème, qui fait allusion au «
poète national » Bialik,
démontre, une fois de plus, que c'est toujours la douleur authentique
qui
produit la meilleure poésie :
« Marchez sur le Liban, et marchez aussi sur Gaza, avec les
charrues et le
sel ;
Détruisez-les jusqu'au dernier.
Transformez-leur pays en un désert aride, en une vallée
empoisonnée et
inhabitée.
Car nous aspirions à la paix et nous la voulions, et, les premiers,
nous
avons détruit nos maisons, de nos propres mains [allusion au
retrait de
Gaza, ndt].
Mais c'était un cadeau vain, pour ces assassins barbus arborant
des bandeaux
de guerre sainte,
Qui crient : « Massacrez-les, maintenant ! » et qui ne
connaissent ni amour,
ni paix,
Ni Dieu, ni père. [.] »
« Sauvez votre peuple, et fabriquez des bombes,
Faites-les pleuvoir sur les villages, les villes, les immeubles jusqu'à
ce
qu'ils s'écroulent !
Tuez-les, versez leur sang, terrifiez-les, de crainte qu'ils ne tentent
une
nouvelle fois
De nous détruire ; jusqu'à ce que nous entendions, depuis
les sommets des
montagnes en train d'exploser,
Ecrasées sous nos coups de talon, l'écho de leurs supplications
et de leurs
lamentations.
Et vos crachats les recouvriront. Celui qui dédaigne un jour
de bain de
sang,
Qu'il soit méprisé ! Sauvez votre peuple : faites la
guerre ! » [on Ynet
(site ouèbe du Yediot Ahronot, 30 juillet 2006]
Amos Oz prépare des crimes de guerre
Terrible ironie du sort : le poème de Shenfeld a été
publié le jour du
(deuxième) massacre à Qana. Cette coïncidence a
quand même réussi à
embarrasser quelque peu le poète lui-même. Ce bain de
sang n'aurait pas mis
dans un tel embarras un propagandiste israélien beaucoup plus
aguerri, tel
un Amos Oz, alias l'Incarnation du camp sioniste de la « paix
». Ayant
soutenu le Premier ministre Ehud Barak bien longtemps encore après
qu'il eut
entrepris son écrasement meurtrier de l'Intifada palestinienne,
Oz s'en
remet à la mémoire courte de ses lecteurs, lorsqu'il
écrit, sous le titre
orwellien : « Pourquoi les missiles israéliens, en réalité,
apportent la
paix » :
« Très souvent, par le passé, le mouvement de
la paix israélien a critiqué
des opérations militaires israéliennes. Pas cette fois-ci.
[.] Cette
fois-ci, Israël n'envahit pas le Liban. Non ; Israël assure
son autodéfense
[.]. Le mouvement pacifiste israélien doit soutenir purement
et simplement
cette tentative déployée par Israël pour se défendre,
aussi longtemps que
cette opération visera principalement le Hizbullah en épargnant,
autant que
faire se peut, la vie des civils libanais. » [Los Angeles Times,
19 juillet
2006].
Et ici, afin d'éviter d'être mis dans l'embarras par
tout massacre de civils
à venir, Oz n'oublie pas d'ajouter, à toutes fins utiles,
le thème standard
de propagande ci-après :
« Mais cela n'est pas toujours tâche aisée, les
lanceurs de missiles du
Hizbullah utilisant très souvent les civils libanais en guise
de sacs de
sable. »
L'ennemi de l'intérieur
Le Hizbullah n'est pas l'unique ennemi d'Israël : les intellectuels
mondialistes sont souvent la cible favorite de nos patriotes, également.
Commentant leur lettre ouverte contre la guerre, l'éminente
critique
littéraire israélienne Ariana Melamed met Noam Chomsky,
Arundhati Roy, José
Saramago, Howard Zin et Naomi Klein dans le même sac que le
philosophe nazi
Martin Heidegger, ni plus ni moins [Ynet, 24 juillet 2006]. Mais,
bon Dieu,
qu'est-ce que ces gens peuvent bien avoir en commun ? Simple : ce
sont tous
des intellectuels, et ils sont tous « dans l'erreur »
!
Mais le pire ennemi, c'est l'ennemi de l'intérieur. Le professeur
de
littérature hébraïque de Jérusalem Gershon
Shaked accuse ainsi « la gauche
israélienne » de « désirer à ce point
plaire aux Européens » qu'elle « en
perd tous ses standards moraux, pour ne pas parler du minimum requis
en
matière de patriotisme. » De la même manière,
bien qu'avec plus de détail
dans l'explication, le journaliste et analyste Dan Margalit accuse
« la
gauche radicale » (allusion à la progressiste sioniste
de gauche Shulamit
Aloni) non seulement d' « abîme moral sans aucun précédent
», mais aussi « d
'amour pour ses maîtres de Beyrouth, de Damas et de Téhéran
» [Ma'ariv, 26
juillet 2006].
Des analogies pittoresques
Le professeur Oz Almog, un sociologue de Haïfa, découvre
tout soudain « une
similarité saisissante entre 2006 et 1933 », le président
iranien étant le
nouvel Adolf Hitler, le « fondamentalisme islamique »
le nouveau nazisme, et
tous ceux qui osent critiquer les atrocités perpétrées
par Israël - la
nouvelle génération des antisémites européens.
[Ynet, 30 juillet 2006]. Ce
genre d'analogie historique banale, est, bien entendu, monnaie courante.
Par
le passé, l'écrivain Yoram Kanyuk, qui ne cessait de
se vanter de ses états
de service en tant que pacifiste, à une époque indéterminée
du millénaire
passé, exprimait son soutien à Ariel Sharon qui dirigeait
à l'époque le
Likoud, en le comparant à Winston Churchill - durant les journées
les plus
sanglantes de l'Intifada, notamment au moment de l' « Opération
Boucler de
Protection » [Ha'aretz, 15 mai 2002]. En toute logique, il ne
reste plus à
Kanyuk qu'à faire du Premier ministre actuel, Ehud Olmert,
à tout le moins,
un nouveau Napoléon. Que le petit plaisantin qui a soufflé
: « Jules César »
se dénonce !.
« En dépit des tueries de masse [auxquelles nous assistons],
je soutiens
cette guerre et je soutiens Olmert, qui mène une guerre importante,
primordiale, et même mythique. En un bref laps de temps, il
est devenu un
grand commandant. » [Ynet, 23 juillet 2006].
Les Américains ayant eu besoin de justifier leur invasion
de l'Irak, Kanyuk
assimila Saddam Hussein à Hitler [Ha'aretz, 8 octobre 2002].
Au cours de son
vol depuis la plume acérée de Kanyuk, Hitler avait réussi
à se translater
plusieurs milliers de kilomètres vers l'Est, à se convertir
à l'Islam chiite
et même à se laisser pousser la barbe - mais il n'avait
néanmoins pas réussi
à tromper la sagacité de notre détective littéraire
physionomiste, qui
amalgama la Seconde guerre mondiale et l'Armageddon dans une sorte
de
Troisième guerre mondiale 'made in Israel » :
« Les Iraniens et le Hizbullah disent très précisément
ce qu'ils pensent.
Ils veulent nous plonger dans une crise aiguë, et ils veulent
trouver un
moyen de nous éliminer. Quand Hitler disait déjà
la même chose, les gens
riaient de ce clown. La gauche continue à se marrer. Mais il
faut dire, à sa
décharge, qu'à l'époque, déjà,
la gauche internationale s'esclaffait. L'
Europe, avec les dix millions de musulmans qui y vivent, dont pas
mal d'
extrémistes, subira le choc de plein fouet : elle ne sait pas
que la
nouvelle guerre mondiale a déjà commencé, à
petite échelle, à Bint Jbeil. »
[Ynet, 4 août 2006].
Des colombes muettes
Comme à chaque fois que se produit une atrocité, il
y a les inévitables
badauds : ceux qui soutiennent le mal, tout simplement en n'intervenant
pas
pour l'empêcher. Ou l'arrêter. Ce n'est pas là
une attitude surprenante chez
un romancier consensuel tel Shulamit Lapid, dont la sagesse et la
modestie -
qui, on le sait, sont chez lui immenses - ont produit cette perle
:
« Je ne veux rien dire, parce que tout est très dynamique,
et ce qui est
vrai aujourd'hui ne le sera plus demain [.]. Ce serait insolent, de
ma part,
d'exprimer une quelconque opinion sur ce sujet. » [Ha'aretz,
11 juillet
2006].
Plus décevant, toutefois, est le chanteur pop Aviv Gefen,
qui est aux yeux
de beaucoup d'Israélien l'incarnation du chanteur protestataire
de gauche :
« Yep. Je suis un homme de paix, je suis un dissident, un pacifiste,
vous
savez. Mais on nous impose ni plus ni moins la guerre ; je ne vois
pas
comment l'éviter [.]. Je pense que l'occupation est la méthode
la plus
indiquée. Mais aujourd'hui, à mon avis, il convient
de garder le silence
quelque temps. » [Walla, 5 août 2006].
10/08/06 - L’Holocauste annexe la mémoire
collective
Par Eva Martin, août 2006
Une propagande constante
Si vous pensez à la Seconde Guerre mondiale, sauf si vous ou
vos proches l'ont vécue personnellement, les premières
images qui viendront dans votre esprit seront donc celles d'un film,
d'un reportage ou celles associées à un livre.
De "La liste à Schindler" de Spielberg à Benini,
en passant par "Au revoir les enfants", toute nouvelle saison
cinématographique débutant par le Festival de Cannes,
révèle à chaque fois, quelques oeuvres sur l'Holocauste.
Tout cela aboutit à ce que dans la mémoire collective,
on associe automatiquement aux victimes de la Seconde Guerre mondiale,
les juifs et les camps de la mort ou le contraire, les camps de la
mort et les juifs. Dans le domaine littéraire, même phénomène
puisque à chaque nouvelle saison, des écrivains apportent
leurs livres sur l'Holocauste.
Dans cette avalanche se mêlent régulièrement des
ouvrages partiellement ou totalement bidonnés. Par exemple,
il se publie encore des livres de témoins décrivant
comment du savon à été fabriqué à
partir des cadavres de Juifs dans les camps de concentration, fait
rapporté initialement par Elie Wiesel en 1946. Parmi les grands
succès, impossible de ne pas mentionner les édifiants
récits de Binjamin Wilkomirski ou Martin Gray.
L'Holocauste utilisé de manière impérialiste
et même dans certains terroristes (au sens intellectuel) pour
conquérir toute la mémoire collective.
Ce phénomène se renforce par de nombreux événements
s'égrainant constamment dans l'actualité et largement
rapportés par les média :
- des procès, par exemple ceux de Barbie, de Papon, Priepke,
etc.
- des dénonciations publiques telles l'affaire Waldheim, le
lynchage médiatique de l'Abbé Pierre (1996), et celle
des fonds en déshérence contre la Suisse attaquée
par du Congrès juif mondial;
- des commémorations, des prix littéraires, etc.;
- les activités d'organismes, de musées, d'instituts
de recherches;
- la campagne contre les Carmélites d'Auschwitz, exclues alors
que de nombreuses victimes étaient des Polonais chrétiens;
- les campagnes et procès en vue de dédommagements;
- les procès pour anti-sémitisme comme, par exemple,
celui attenté contre Daniel Mermet de France Inter;
- les procès contre la négation ou la minimisation de
l'Holocauste comme celui attenté récemment à
propos du Quid 2003.
Demande de retrait de la vente du Quid 2003
Mercredi 30 octobre 2002, 20h28
PARIS (AFP) - Le juge des référés du Tribunal
de grande instance de Paris se prononcera le 6 novembre sur la demande
de retrait des 300.000 exemplaires en vente du Quid 2003, présentée
mercredi par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF),
la LICRA, J'accuse, le Consistoire israélite de France et Mémoire
2000.
Ces associations reprochent à l'éditeur Robert Laffont
de ne pas avoir respecté leur accord de décembre 2001,
après une première procédure, lors de la publication
de l'édition 2002. Cet accord prévoyait la suppression
de l'opinion des historiens révisionnistes sur le nombre des
victimes d'Auschwitz.
Les révisionnistes sont conduits par Robert Faurisson, ex-professeur
de littérature à Lyon, exclu de l'université
et condamné pour avoir affirmé, depuis 1978, que le
génocide des juifs par les nazis était un mensonge destiné
à récolter des dommages de guerre, que les chambres
à gaz n'avaient jamais existé dans les camps et que
les déportés étaient morts de maladie et de malnutrition.
Les associations estiment que l'évaluation par le Pr Faurisson
du nombre de morts à Auschwitz, "150.000 en tout (dont
environ 100.000 Juifs, la plupart morts du typhus)", ne doit
pas figurer dans cette encyclopédie.
"Cela banalise la pensée de Faurisson en l'incluant parmi
les grands historiens", plaide Me Stéphane Lilti, avocat
de l'UEJF, selon lequel "on ne peut pas exclure que l'équipe
rédactionnelle du Quid ait été infiltrée
par un négationniste".
La loi Gayssot interdit de propager les idées révisionnistes,
c'est à dire "la contestation de la réalité
même du génocide", répond Me William Bourdon,
avocat de Robert Laffont, mais "elle n'interdit pas de parler
de Faurisson et des condamnations de Faurisson".
Me Bourdon, qui évalue à 2 millions d'euros le prix
du rapatriement des 300.000 exemplaires distribués, en vue
de leur modification, propose l'affichage d'un avertissement sur les
lieux de vente, l'insertion d'un erratum dans les 100.000 exemplaires
encore en possession de l'imprimeur et la diffusion d'un communiqué
dans la presse.
Une proposition soutenue par le parquet qui l'estime suffisante pour
faire cesser le trouble né de la diffusion des opinions révisionnistes.
Qu'importe le jugement rendu le 6 novembre 2002, espérons
que cette opération d'intimidation n'aboutisse pas et que l'éditeur
ne cède pas à la menace, ce qui mérite le respect
quand on connaît la force du lobby sioniste. En tout cas, les
organisations mentionnées n'hésitent pas à causer
la faillite d'une entreprise pour imposer leur vision de l'Holocauste
et servent, de fait, surtout de chiens de garde au sionisme.
- la recherche et la célébration de Justes;
- la chasse aux négationnistes;
Et cætera, etc... Tout a pour but d'engendrer un climat si ce
n'est de terreur, mais dans tout les cas d'intimidation! Combien de
personnes ont été ruinées, mises en prison pour
avoir oser mis en doute la version sioniste de l'Holocauste qui n'est
certainement pas celle partagée par tous les juifs. En effet,
certains d'entre eux considèrent l'Holocauste comme la juste
punition de leur Dieu et pour d'autres, la conséquence de la
politique sioniste incluant le mépris des juifs ashkénazes
pour les juifs séfarades ou ceux de l'est. En résumé,
le dogme imposé aux travers de la perversion de lois anti-racistes
sert en fait des intérêts nauséeux qui servent
à nuire à la vérité !
Tout cela fait que le massacre d'Oradour-sur-Glâne, Katyn, le
bombardement anglo-américain de Dresdes (plus de 100'000 morts
alors que cette ville n'était pas un objectif militaire!),
sans parler d'Hiroshima et de Nagasaki, ainsi que de nombreux autres
tragiques événements deviennent secondaires pour ensuite
tomber dans l'oubli, effacer de la mémoire collective. Le fait
que des Français résistants furent déportés
va, lui aussi, bientôt tomber dans l'oubli par la disparition
des derniers survivants.
Le devoir de mémoire lié à l'Holocauste reste
seul, perpétuellement ravivé, toujours amplifié,
pour qu'il accapare toute la mémoire collective. Par conséquent,
lorsque la majorité des gens pensent à :
- une erreur judiciaire: c'est l'Affaire Dreyfus comme si d'autres
français n'avaient pas aussi été d'une justice
partiale parce pauvre ou riche (l'affaire du notaire de Bruey-en-Artois),
corse ou breton, on encore pour d'autres motifs.
- des victimes des camps de concentration, ils ne peuvent être
que des juifs, méprisant les nombreux français déportés
pour fait de résistance.
C'est un devoir de mémoire à deux vitesses !
Tout ça pour que l'Holocauste soit utilisé pour couvrir
de nouveaux crimes
On pourrait rajouter des milliers de faits illustrant cet impérialisme
de l'Holocauste visant à investir la mémoire collective,
mais c'est le moment de dévoiler pour quel but caché
tant d'individus, tant d'organismes participent à cette opération.
Il s'agit de faire associer juif et victime dans l'inconscient des
gens, dans le but d'occulter l'histoire réelle de la Palestine
dans laquelle, les sionistes mènent depuis un siècle
une politique colonialiste basée sur l'épuration ethnique
et de nombreux massacres. En résumé, pour cacher le
fait que des juifs, grâce à l'Holocauste, se conduisent
en toute impunité en vils bourreaux. Signalons une résolution
de l'ONU de 1948, exigeant le retour des Palestiniens chassés
par la terreur. Plus de cinquante après, cette résolution
reste lettre morte, ces Palestiniens survivant dans des camps! Quand
à la fondation d'un Etat palestinien, prévue en 1948,
ce n'est pas pour demain la veille !
Eva MARTIN, journaliste indépendante.
06/08/06 - Pour moi,
désormais Pourim aura toujours un arrière-goût
de sang : compte-rendu d’un livre sur “l’héritage
de la violence juive”
par Ruth Meisels, Ha'aretz, 9 juin 2006
http://www.haaretz.com/hasen/objects/pages/PrintArticleEn.jhtml?itemNo=724870
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé
par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs
pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction
est en Copyleft.
La rédactrice en chef adjointe de Haaretz rend compte ci-dessous
de l’ouvrage : « Reckless Rites: Purim and the Legacy
of Jewish Violence » [Des rites imprudents : Pourim et l'héritage
de la violence juive], par Elliott Horowitz, Princeton University
Press, 2006, 356 pages, US$ 35. Commandes : http://www.allbookstores.com/author/Elliott_Horowitz.html.
Pour lire l’introduction en anglais : http://www.pupress.princeton.edu/chapters/i8213.pdf].
Elliott Horowitz est un historien d’origine
usaméricaine, professeur associé d’histoire juive
à l’Université Bar-Ilan
Permettez-moi de commencer par un aveu : aussi loin que remontent
messouvenirs, je n'ai jamais aimé la fête de Pourim [voir
note à la fin de l’article], avec son histoire de massacre
des Gentils et son message de revanche et de réjouissance devant
l'écrasement d'autres que nous. A croire que la pendaison des
dix fils d'Haman ne suffisait encore pas : le Livre d'Esther va jusqu'à
se vanter du fait que « les autres juifs qui vivaient dans les
provinces du royaume du roi déchu se rassemblèrent et
défendirent leur vie ; ils furent libérés de
leurs ennemis, desquels ils égorgèrent soixante-dix
et cinq mille » [Esther 9:16].
De plus, nous pouvons lire la requête horrifiante d'Esther que
les juifs de Shushan se vissent accorder une journée supplémentaire
pour mettre en application « le décret pris en ce jour
», c'est-à-dire, pour massacrer leurs voisins non-juifs.
Comme pour éliminer tout risque de doute, l'auteur du Livre
d'Esther souligne qu'il ne s'agissait absolument pas d'autodéfense
et qu' « aucun homme ne put leur résister ; car la peur
qu'ils (= les juifs) inspiraient s'imposa à tout le monde »
[9:2]. Ainsi, chaque année, la seule chose qu'il me reste à
faire, à la synagogue, c'est de serrer les dents pendant la
lecture de la Megillah [=désigne un rouleau de parchemin, et
plus particulièrement le Livre d’Esther, NDT], et me
consoler en me disant qu'historiquement, tout au moins, la véridicité
de cette histoire est plus que douteuse.
Mais voilà que, juste au moment où cette fête
prenait fin, cette année, le livre d'Elliott Horowitz, «
Des rites imprudents : Pourim et l'héritage de la violence
juive » m'étant tombé par hasard entre les mains,
j'ai été soulagée d'y trouver des alliés
dans mon aversion pour Pourim. Depuis la seconde moitié du
dix-neuvième siècle, ai-je ainsi appris, les critiques
portant sur le Livre d'Esther ont commencé à s'insinuer
dans les cercles juifs, en particulier dans l'Angleterre victorienne
et divers dirigeants de la communauté juive ont veillé
à mettre la sourdine au massacre et à la forte composante
revancharde qui sous-tend cette fête.
Ainsi, l'ouvrage «A Bible reader adapted for the use of Jewish
schools and families », un « Manuel de lectures bibliques
adaptées à l'usage des écoles et des familles
juives », donc, publié en 1877 avec l'imprimatur du grand
rabbin de Grande-Bretagne, Nathan Marcus Adler, laisse tomber la plupart
des détails sanguinolents qui apparaissent dans les derniers
chapitres du Livre d'Esther. Claude Goldsmid-Montefiore, petit-neveu
de Sir Moses Montefiore, suscita un certain émoi, en 1888,
en publiant un article dans la revue londonienne Jewish Chronicle,
dans lequel il critiquait impitoyablement le message véhiculé
par Pourim. En des termes choisis avec grand soin, il déclara
qu'il « n'aurait aucun regret » si cette fête «
perdait graduellement la place qui est aujourd'hui la sienne dans
notre calendrier religieux ».
Dans des commentaires plus récents, publiés en 1896,
sur le Livre d'Esther tel qu'il est présenté dans le
« Manuel biblique à l'usage des lectures domestiques
», Montefiore fut sans doute le premier juif à qualifier
les événements décrits dans ces deniers chapitres
de « massacre de Gentils n' opposant [pourtant] aucune résistance.
» « Si la Bible n'avait pas comporté le Livre d'Esther
», concluait-il, « loin d'être appauvrie, elle n'en
aurait que gagné en valeur religieuse et morale ».
Mais les libéraux du dix-neuvième siècle n'étaient
pas les premiers à critiquer le Livre d'Esther. La censure
suscitée par ce texte fut au tout début le fait de certains
cercles ecclésiaux, en particulier dans l'Eglise protestante.
Déjà, au tout début, en 1543, dans son essai
infamant intitulé : « Des juifs et de leurs mensonges
», Martin Luther observait à quel point les juifs «
aiment le Livre d'Esther, qui flatte tellement leur rapacité
et leurs aspirations d'êtres assoiffés de sang, vindicatifs
et criminels ».
Ailleurs, Luther qualifia ce livre de « juif, à l'excès
» et, dans une apparente alliance non consacrée avec
les libéraux juifs qui allaient apparaître plusieurs
siècles plus tard, il écrivit qu'il aurait souhaité
que ce livre n'eût jamais existé. A travers les générations,
ses disciples continuèrent à qualifier le Livre d'Esther
du plus assoiffé de sang, et donc, du plus « anti-chrétien
» des livres de l'Ancien Testament.
Dans le monde juif, toutefois, la critique du Livre d'Esther a toujours
été une opinion minoritaire, ne reflétant en
rien le consensus. Et c'est l' approche consensuelle qui fait l'objet
de la thèse centrale - et iconoclaste - d'Horowitz sur la violence
juive envers les non-juifs (en particulier, mais pas seulement envers
eux), cette violence le plus souvent l iée la fête de
Pourim. Contrastant fortement avec le stéréotype antisémite
présentant le juif comme faible, passif et efféminé,
Horowitz postule qu'à travers les siècles, les juifs
ont commis leur part de violence, qui connaissait régulièrement
des f lambées autour de la fête de Pourim. Même
si le récit sanglant du Livre d' Esther n'est pas historiquement
attesté, le simple fait que les actes qui y sont décrits
aient été glorifiés chaque année, des
siècles durant, a créé
une tradition de vengeance et de violence, et aussi l'opportunité
d'exprimer ouvertement ce type de sentiments.
Il est bien vrai que le sionisme, en particulier après l'occupation
des territoires par Israël, à la suite de la guerre de
1967, a permis à la violence juive à l'encontre des
Arabes « Amalécites » [descendants d’Amalek,
archétype de l’ennemi des juifs, NDT] de prospérer,
mais d'après Horowitz, les semences d'un tel comportement avaient
été plantées depuis bien plus longtemps. Haman,
le « Hagaguite », est décrit dans le Livre d'Esther
comme un descendant des Amalécites - qualificatif [désignant
l'ennemi des juifs] appliqué, au fil des années, aux
Romains, aux Arméniens, aux chrétiens, aux nazis et,
de nos jours, par beaucoup de rabbins, aux Arabes. Et, c'est bien
connu : Amalek doit être liquidé.
Moquer Jésus
En 408 après J.C, l'Empereur romain Théodose II publia
un édit interdisant aux juifs de « brûler Haman
[ fils de Hamedata, descendant d'Agag, roi des Amalécites,
NDT] en souvenir d'un châtiment passé, au cours d'une
certaine cérémonie de leur rituel, ainsi que de brûler
dans une intention sacrilège une silhouette conçue afin
de ressembler à la sainte Croix, par mépris pour la
foi chrétienne. » Autrement dit : la coutume consistant
à se moquer de Jésus et de la Ccroix, lors de processions
(juives) de Pourim - qu 'Horowitz analyse longuement dans la deuxième
partie de son livre - était déjà très
répandue au cinquième siècle de l'ère
chrétienne. L'édit de Théodose, explique Horowitz,
ne mit pas un terme aux traditions anti-chrétiennes de la fête
de Pourim. La combinaison entre un narratif de salut divin des juifs
et de vengeance prise sur leurs ennemis et l' atmosphère carnavalesque
accompagnée de beuveries qui caractérise Pourim avait
fini par produire des comportements vraiment très différents
du stéréotype du juif de la diaspora rasant les murs.
La deuxième partie du livre s'ouvre par divers récits
de profanation de la Croix par les juifs tout au long du Moyen-Âge.
Et cela, pas seulement à l' occasion de la fête de Pourim.
Horowitz cite des dizaines de cas, dont beaucoup sont opportunément
occultés par l'historiographie juive contemporaine, de violences
symboliques juives - ou, pour être plus exacts, de « violences
contre des symboles » - allant du fait de mettre le feu à
la croix, à celui d'y pisser dessus publiquement, en passant
par celui d'y cracher dessus. Ces agissements se terminaient bien
souvent en « martyre », c'est-à-dire par la mort
du profanateur, et par des atteintes à l'ensemble de la communauté
juive concernée. Tels sont les « rites imprudents »
qui ont donné son titre à l'ouvrage et qui sont liés
au refus de Mordechaï - un refus obstiné, mais apparemment
sans motif - de s'incliner devant le roi Haman, dans le Livre d'Esther.
Pour revenir au présent, en octobre 2004, un étudiant
de la yéshiva [école religieuse juive, NDT] Har Hamor,
à Jérusalem, Natan Zvi Rosenthal, a craché sur
l'archevêque arménien, qui portait un grand crucifix,
durant une procession marquant un jour de fête chrétienne,
dans la Vieille Ville de Jérusalem. Cet incident, qui suscita
un tollé dans la population et qui a été largement
couvert par les médias locaux, est présenté dans
le livre d' Horowitz comme un des maillons d'une interminable chaîne
de violences juives à l'encontre du christianisme et des symboles
chrétiens (Pour jeter encore un peu plus d'essence sur la braise,
les Arméniens sont décrits, depuis le dixième
siècle, dans les écrits juifs, comme les descendants
d'Amalek !). L' acte sacrilège de Rosenthal doit par conséquent
être vu dans son contexte historique : il s'agit d'une continuation
directe de la tradition juive de mépris publiquement affiché
pour la Croix.
Un agenda non dissimulé
Dans les derniers chapitres de son ouvrage, Horowitz élargit
le débat historique, passant de la violence contre des symboles
chrétiens à la violence physique contre les Chrétiens
eux-mêmes. L'accusation la plus grave, ici discutée longuement,
est la participation de juifs au massacre de dizaines de milliers
de prisonniers chrétiens, à Jérusalem, en l'an
614, à la suite de la conquête de la ville par les Perses.
[A ce sujet, lire : Le réservoir de Mamilla, par Israel Shamir,
ci-dessous NDT] D'autres incidents cités par l'auteur sont
peu nombreux, et espacés dans le temps : l'assassinat d'un
jeune garçon chrétien durant une parade de Pourim, près
d'Antioche, en Syrie, au cinquième siècle ; l'exécution
lors d'un Pourim, au douzième siècle, d'un chrétien
qui avait assassiné un juif dans la Brie, une région
située au nord de Paris, en France (exécution extrajudiciaire,
sans l'approbation des autorités), ainsi qu'un incident violent
à l'intérieur de la communauté juive, un couple
juif accusé d' adultère ayant été agressé
physiquement lors d'un carnaval de Pourim, en Provence (au quatorzième
siècle). Ce qui est intéressant, ici - plus que les
incidents par eux-mêmes - c'est la brillante analyse historiographique
faite par Horowitz de ce qui a inspiré la documentation, c'est-à-dire
l' enregistrement par écrit, de tels incidents - depuis l'enthousiasme
d'une poignée d'historiens chrétiens désireux
d'attirer l'attention sur la violence juive, jusqu'aux efforts déployés
par certains historiens juifs contemporains pour les occulter ou,
au minimum, les minimiser.
Sur ces entrefaites, l'auteur lui-même ne cherche absolument
pas à cacher son objectif. Bien au contraire ; dans son introduction,
il met toutes ses cartes sur table : « J'ai par conséquent
choisi, sans doute de manière quelque peu désordonnée,
de ne pas commencer par le commencement, mais par la fin »,
afin d'attirer notre attention sur les leçons à tirer
pour aujourd'hui de sa recherche historique. « Depuis le massacre
de musulmans en prière au Tombeau des Patriarches, à
Hébron, lors du Pourim 1994, par Baruch Goldstein »,
écrit-il, « pour moi, et pour bien des gens, Pourim n'a
plus jamais eu le même goût ». De fait, c'est cet
événement qui l'amena à élargir l'étendue
de son étude, qui aurait dû originellement se conclure
sur le dix-neuvième siècle. Tout au long de l'ouvrage,
c'est l'avertissement de Mordechaï à Esther qui lui sert
de boussole morale : « Tout cela ne se serait pas produit, si
tu avais été fidèle à la paix que tu observais
à cette époque » [4:14]
En tant qu'historien juif, Horowitz a senti qu'il ne pourrait plus
connaître la paix de l'âme tant qu'il ne dénoncerait
pas le lien entre l' héritage de la violence juive et les exactions
actuelles des « juifs, en Terre Sainte, qui continuent à
vider leur « vieille et toujours nouvelle querelle contre ceux
qu'ils considèrent les « Amalécites » [du
moment], alors même que leur malice est très loin d'être
aussi inoffensive qu'elle avait pu l'être aux temps reculés
d'un Théodose II. »
Horowitz cite des rabbins et des colons qui assimilent les Palestiniens
à Amalek. Il décrit les défilés de Pourim
à Hébron, qui deviennent chaque année plus violents,
depuis qu'un groupe de juifs est venu s'installer dans le quartier
de Beit Hadassah afin de « renouveler » la colonie établie
en centre-ville en 1981, choisissant, pour ce faire - sans doute un
hasard - la fête de Pourim.
Sur le point de conclure son étude, Horowitz retourne vers
ce qui fut pour lui un point de rupture - le massacre au Tombeau des
Patriarches - et il conclut, amer : « Le fait même que
la fête de Pourim ait continué à battre son plein
dans les rues du centre de Jérusalem après qu'eut éclaté
la nouvelle du massacre sanglant d'Hébron est une des raisons
qui font que j' aurais tendance à être d'accord avec
l'assertion prophétique de Samuel Hugo Bergman, pour qui la
perpétuation de l'observance de cette fête ne saurait
trouver d'autre explication plausible que la « profonde décomposition
de notre peuple. »
Notes
La fête de Pourim
Pourim est une fête juive qui commémore la délivrance
des Juifs de l'empire perse du plan d'extermination décrété
par Haman, le ministre du roi Assuérus, selon le récit
biblique du livre d'Esther.
D'après ce livre, la fête de Pourim a été
instituée fête nationale juive par les protagonistes
du livre, Mardochée et Esther. Pourim est célébré
chaque année durant le mois hébreu d'Adar (février/mars,
voir ci-dessous).
La fête de Pourim est classée, tout comme Hanoucca, parmi
les fêtes moins importantes que celles qui sont prévues
dans la Torah. Toutefois, Pourim a de tout temps été
populaire dans la communauté juive ; certains ont soutenu que,
même après la venue du Messie, le Livre d'Esther sera
encore rappelé et que la fête de Pourim continuera à
être observée (Talmud Yerushalmi, ä de mégohm
i.; Maïmonide, «