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Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés
Les Protocoles des Fous de Sion
 

03/08/06 - Douce France : Fausse amie des Arabes


Par Mondher Sfar, Paris, 2 août 2006. Courriel : mondher.sfar@club-internet.fr


La France fait figure aujourdhui dune puissance amie des Arabes, cherchant à pondérer les
ardeurs fanatiques des Américains dans la nième guerre israélienne.

Il nen est rien. Ce nest quune douce illusion. La réalité est toute autre.
La France, cest Israël, et Israël cest la France, depuis bien longtemps.
Leurs crimes dhier, comme ceux daujourdhui, sont communs.

Le poids majeur du lobby sioniste en France est loin dexpliquer le proisraélisme français. La
France nest pas devenue sioniste à cause du lobby sioniste. La France a plutôt adopté le
sionisme. Elle en a fait un des piliers stratégiques de la République. Elle en a fait un outil
efficace dans sa politique impérialiste non seulement dans le Moyen-Orient, mais aussi dans le
monde arabe, en Afrique et ailleurs. La France sest volontairement sionisée du fait de sa
vocation impérialiste.

Cest que le sionisme est fondamentalement un pur produit impérialiste. Cest un mercenariat au
service de limpérialisme mondial. Dès ses débuts, Herzl a offert les services du sionisme aux
Empires de son époque : aux Ottomans, aux Russes, et après sa mort, les mêmes services ont été
offerts aux Français, aux Allemands, aux Anglais, et aujourdhui aux Américains. Et cest en tant
que mercenaires au service de limpérialisme occidental que les sionistes sont devenus aux yeux du
monde une superpuissance en soi. Celle-ci nest quune illusion et un leurre. Le sionisme nest
rien dautre que de limpérialisme occidental déguisé. Il en est la créature, et il ne subsiste
que par son bon vouloir.

Dès avril 1917, et bien avant la déclaration Balfour du 2 novembre 1917, la France a été la
première puissance mondiale à faire appel au mercenariat sioniste dans la guerre qui lopposait à
lAllemagne. Il sagissait de reconnaître diplomatiquement le sionisme en contre partie de
lintervention de celui-ci auprès des Révolutionnaires russes pour empêcher une paix unilatérale
avec lAllemagne. Cest à cette occasion que le sionisme sest hissé au rang dun partenaire
diplomatique mondial, confirmé aussitôt dans ce nouveau rôle par la Déclaration Balfour. Et cest
la France, lors de la Conférence de la Paix en 1919, qui a donné son plein appui au mandat de
lAngleterre sur la Palestine en vue de la réalisation dun prétendu Etat « juif » au service des
puissances réunies peu après au sein de la Société des Nations (SDN), dont le premier acte a été
dinscrire dans ses statuts la réalisation du projet sioniste sur la Palestine.

A la fin de la Deuxième guerre mondiale, la France sest trouvée face à un grand défi : récupérer
et restaurer son Empire mis à mal par la Guerre. Dès la Conférence de Dumbarton Oaks en 1944,
fondatrice des Nations Unies, la France a obtenu des Etats Unis labandon de sa proposition du
démantèlement des empires coloniaux, dont celui de la France, en contre partie de ladoption de la
règle du veto au sein du Conseil de sécurité exigé par les USA. Le nouvel ordre mondial sest
ainsi inscrit depuis 1945 dans la continuité de la politique impérialiste classique.

Lon sexplique dès lors que la France, nayant pas dengagement direct en Palestine, mais ayant
un empire à majorité arabo-musulmane à consolider, a décidé au cours du mois de novembre 1947 de
sopposer au coup de force des Etats-Unis dimposer un Etat juif en Palestine présenté à lONU
sous la forme diplomatique de « partage de la Palestine ». La France a donné à ses représentants
des consignes pour voter contre le projet. Mais, les sionistes, et à leur tête Léon Blum, se
rappelèrent au bon souvenir de la France et à ses engagements sionistes de trente ans. Sur
instigation de Nahum Goldmann, président du Congrès Juif Mondial, Léon Blum, sioniste de la
première heure (dès 1919 il intervient en faveur du mandat britannique sur la Palestine, et en
1937 un kibboutz est créé en son honneur en Haute Galilée) écrit à son ami Georges Bidault,
Ministre des Affaires étrangères, pour faire revenir la France sur sa décision de voter contre la
résolution de partage. Un télégramme de dernière minute a alors été envoyé par le Quai dOrsay à
New York donnant la consigne dun vote favorable au « partage » de la Palestine. Et cest grâce à
ce vote français que la Résolution fatidique eut la majorité requise des deux tiers, et elle fut
adoptée. Ce coup dEtat sioniste à lintérieur de la diplomatie française montre losmose établie
depuis novembre 1917 entre le sionisme et la France coloniale : ils sont les deux faces dune même
pièce de monnaie : limpérialisme.

Cette fois-ci, la tâche impartie au sionisme est daider limpérialisme américain à sopposer au
communisme bolchevique qui menaçait de damer le pion aux puissances dominant le Moyen-Orient, sans
parler de leur servir de base militaire pour leurs opérations dans le monde et protéger les
réserves pétrolières tombées entre leurs mains. Cest ce rôle que joue encore de nos jours le
mercenariat sioniste, devenu bastion contre les mouvements de libération nationale dans tout le
Moyen-Orient et en Afrique.

Ainsi, Israël na cessé dêtre conforme à sa nature de joker de limpérialisme ouvert au plus
offrant. En octobre 1956, la France a offert la bombe atomique à Israël à charge à celle-ci
dattaquer lEgypte accusée de fournir des armes au FLN. Un symbole qui ne trompe pas : laviation
française a participé à lexpédition sous les couleurs israéliennes. Et cest sous les couleurs
israéliennes que les Européens et les Américains font aujourdhui la guerre aux peuples de
lOrient, y compris dans la guerre actuelle contre le Liban martyre.

Ne nous y trompons pas. La France de Chirac, comme celle naguère de de Gaulle, reste lennemie -
au sens militaire de lOrient au moyen dun pseudo Etat qui na aucune autre raison dêtre que
la préservation des intérêts stratégiques des puissants. Croire que la France joue les modérateurs
face à lOncle Sam, ce serait se bercer de doucereuses illusions que lon paie au prix du sang. La
France nest pas moins sioniste que les Etats-Unis, et elle le restera tant quelle naura pas
renoncé définitivement à sa politique impérialiste, et tant quelle naura pas mis fin à son
empire colonial au Moyen-Orient, dans les pays arabes et africains, et dans ses confettis
océaniens.

Ce nest pas seulement Israël qui envahie et assassine au Liban. Cest aussi la France qui larme,
le finance et le soutient. Et la France est moins entre les mains des sionistes, que ceux-ci sont
aux mains de la France : les sionistes sont de fidèles mercenaires au service de projets
impérialistes. Le sionisme, cest comme les paradis fiscaux : limpérialisme y prospère dans
lanonymat, à labri des juridictions établies, ou des lois humaines.

Ne nous trompons pas. Le vrai combat contre le sionisme, nous devons le mener non pas contre
Israël, mais contre limpérialisme qui se cachent derrière lui.

La France doit avouer sa politique coloniale et impérialiste. Elle doit sengager solennellement à
y renoncer, non seulement en rendant leur indépendance aux territoires et aux pays qui sont encore
sous sa domination directe ou indirecte au moyen de ses marionnettes, mais elle doit aussi mettre
fin au contrat stratégique qui la lie aux mercenaires sionistes, ses créatures.

Aujourdhui, le combat contre limpérialisme passe par léradication du sionisme, son véritable
alibi.

Loin dêtre lamie du Liban ou des Arabes, la France en a été le plus grand prédateur.

Nous demandons à la France de cesser son agression contre le Liban, en cessant de soutenir,
darmer et de financer ses mercenaires sionistes oeuvrant à lintérieur de son territoire comme à
lextérieur.

Paris, le 2 août 2006
Mondher Sfar

[Pour plus de détails, lire : Manifeste pour léradication du sionisme, mars 2006, Collection
Manifestes.]

************************************
Annexe :
Les couleurs israéliennes
de lArmée française

Extraits de « LAffaire de Suez 1956 »,
par Jean-Michel Staebler, mars 1997
http://medintelligence.free.fr/BdSuez.htm
(?)
Veillée d'armes et conspirations

Le 1er septembre 1956, une réunion secrète se tient chez Louis Mangin à Paris entre Christian
Pineau, Bourgès-Maunoury, le général Challe et Abel Thomas, qui sera la cheville ouvrière civile
de lopération que lon commence à envisager avec le concours britannique. Les Anglais estiment en
effet, que linaction [après la nationalisation de la société du Canal de Suez par Nasser et
lembargo sur le passage de navires israéliens] sonnerait définitivement le glas de leur Empire et
de leur influence au Proche-Orient. Ils entendent invoquer le traité de 1955 qui permet à leurs
troupes de réoccuper la zone du canal, où du matériel a été prépositionné, au cas où une guerre
mettrait en danger la libre circulation dans cette artère maritime vitale.
Cependant, Français comme Anglais nentendent pas lier laffaire de Suez au différend
israélo-arabe, afin de ne pas compromettre leurs positions dans le monde arabe. Dès août, Sir
George Young, porte-parole du Foreign Office a affirmé la position britannique: «Cette question
est tout à fait indépendante du problème israélo-arabe. Toute tentative de faire intervenir Israël
compliquera la solution de la crise.» (7) Quant à Shimon Pérès qui accompagne vers cette époque
Golda Meir à Paris, il relate: «Les Français mexpliquaient quils avaient à faire face à des
nécessités contradictoires. Ils doivent poursuivre la guerre en Algérie et en même temps résoudre
au plus vite la question de Suez tout en évitant de briser leurs liens dassociation avec la
Grande Bretagne.» Et plus loin, Simon Pérès rapporte que le gouvernement français affirme
publiquement quil nest pas à la remorque du gouvernement israélien.
Un mois plus tard, le 1er octobre, une autre réunion secrète, toujours chez Mangin, regroupe les
généraux Challe et Ely, le Colonel Simon et le général Moshe Dayan qui expose son plan de conquête
du Sinaï. Une délégation senvole le soir même pour Tel Aviv afin détudier lappui que la France
peut apporter.
Il est alors convenu que larmée de lair française mettra en place un parapluie aérien pour
assurer la défense de lespace hébreux, ce qui permettra à laviation israélienne de traiter les
aérodromes égyptiens dans un premier temps, puis de soutenir sur le terrain les forces blindées de
Moshe Dayan. A cet effet, les escadres de chasseurs Mystère IV et Sabres F86 basées à Dijon et
Saint Dizier, frappées de létoile de David, seront dépêchées sur le territoire israélien. Des
unités équipées de Noratlas ravitailleront les forces de Tsahal engagées dans le Sinaï. Enfin, la
Marine nationale déploiera le Kersaint, le Surcouf et le Bouvet au large des côtes palestiniennes
pour en assurer la protection.
Le 22 octobre au soir, à Villacoublay, David Ben Gourion et Moshe Dayan débarquent du DC 4 que le
Président Truman a offert au général de Gaulle, et qui est allé les chercher à Tel Aviv. Ils se
rendent alors dans une villa de Sèvres où les attendent Guy Mollet et Selwyn Lloyd. Pour que la
collusion avec létat Hébreux napparaisse pas trop, le chef du Foreign Office propose au Premier
ministre dIsraël le scénario suivant : Larmée israélienne attaquera lEgypte. Londres et Paris
lanceront alors un ultimatum aux deux belligérants leur enjoignant de se retirer à dix miles de
part et dautre du canal. Israël obtempérera, mais il est plus que probable que le raïs égyptien
refusera. Les Franco-britanniques auront alors un prétexte pour débarquer dans la zone du canal en
invoquant les clauses du traité de 1955. Réticent au départ, Ben Gourion finit par accepter ce
scénario.
Tout le monde sait que le Moyen-Orient va sembraser. La station de Rome de la CIA observe un
trafic radio inhabituel et décrypte quelques messages compromettants. Le SHAPE de Rocquencourt a
autorisé la base américaine de Chateauroux à fournir des réservoirs supplémentaires de F-86 et des
pièces de rechange à laviation française, et la 10 ème division parachutiste du Général Massu a
quitté lAlgérie, dans le plus grand secret certes, mais cela ne peut passer inaperçu. Le 15
octobre, le Président Eisenhower est informé quIsraël mobilise ses réservistes et, se trouvant
inopinément à laéroport de Lods, lattaché militaire américain à Tel Aviv découvre avec stupeur
des Sabres F-86 frappés de létoile de David alors quil sait que son pays na pas livré de tels
appareils aux Israéliens. Ces avions ont été parqués sur le tarmac de laéroport civil, faute de
place sur les terrains militaires. Se rapprochant des appareils, il saperçoit que les mécaniciens
parlent français !
Le 27 octobre, la France livre deux cents Dodges 4x4. « Ils sauvent la situation » sécrie Moshe
Dayan qui, dans la nuit du 29 au 30 octobre lance son offensive dans le Sinaï selon les principes
de la blitzkrieg. Ecoutons Uri Dan, journaliste proche du Mossad, alors lieutenant parachutiste :
«Et je tombe sur un officier français, le colonel Simon. Il porte la tenue des parachutistes,
coiffé du béret rouge. Ce nest toutefois pas la tenue du colonel Simon qui mintéresse mais le
canon qui laccompagne... Par cette matinée ensoleillée du 29 octobre, le colonel Simon explique
le maniement du canon 106 sans recul de fabrication américaine. Nous apprenons alors par le
truchement dun interprète que des avions gros-porteurs français décolleront de Chypre pour nous
larguer des canons de ce genre sur les lieux de notre parachutage... Il sest avéré, plus tard,
que la France a enfreint sur ce point ses engagements vis à vis de lOTAN... Mais à lépoque,
Paris se fiche pas mal de Washington et de la campagne présidentielle du général Eisenhower...La
présence du colonel Simon réchauffe les coeurs... Cest dailleurs à bord davions de transport
envoyés par la France que nous serons parachutés derrière les lignes égyptiennes... Mais ce nest
là que la partie la plus visible de la coopération franco-israélienne, la pointe de liceberg.»

L'attaque

Moshe Dayan lance son offensive dans le Sinaï le 30 octobre, après destruction au sol de
l'aviation égyptienne. Comme prévu dans ce scénario cousu de fil blanc, Londres et Paris lancent
leur ultimatum. A la demande de Nasser, la Syrie a fait sauter les Pipes-lines, à lexception du
Tapline, loléoduc appartenant à lARAMCO, ce qui montre la volonté du Caire de ménager les
Américains. Par solidarité, le roi Séoud dArabie a décrété lembargo sur les livraisons de
pétrole à destination de lEurope. Mais larmée égyptienne oppose peu de résistance à Tsahal qui
atteint ses objectifs les 3 et 4 novembre. (?)
Jean-Michel Staebler

[Notre conclusion : Israël avait fonctionné comme une base arrière pour la sauvegarde de lEmpire
français, particulièrement de lAlgérie.
La question que lon se pose aujourdhui : et si lattaque du Liban de juillet 2006 nest pas elle
aussi une opération concoctée en partie par la France, avec lapprobation des Etats-Unis, pour des
intérêts stratégiques impérialistes en faveur de son ancienne aire dinfluence ? Les larmes de
crocodiles de Chirac peuvent ils nous faire oublier quIsraël est un machin stratégique pour la
France, et que la France entrerait en guerre ouverte pour le réoccuper sil venait à être libéré
par les Arabes ?
Au fait, pourquoi tant de discrétion sur le poids militaire, financier et démographique de la
France en « Israël » ? Peut-être découvrions-nous le pot aux roses : que « Israël » nest quun
tout petit département français menacé par de grands méchants loups arabes ? M. Sfar]

 

28/07/06 - Le lobby juif existe-t-il ?


par Mauro Manno, 26 juillet 2006


Traduit de l'italien par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner son auteur et sa source.

L'auteur est membre de Tlaxcala

 

Il y a encore quelques années, quiconque osait poser cette question se faisait immédiatement taxer d' "antisémitisme", non seulement par des sionistes ou des juifs, mais surtout pas des gens de "gauche". Après la guerre contre l'Iraq, qu'Israël est parven à faire faire par procuration par les USA, cela n'est plus possible. Deux respectables chercheurs américains, Mearsheimer et Walt, ont prouvé, avec une abondance de détails, qu'Israël, via son lobby en Amérique, a le pouvoir de déterminer la politique extérieure US à son avantage.
Faut-il s'étonner de ce qu'aujourd'hui la soi-disant "gauche", et pas seulement institutionnelle, ait glissé dans le marécage répugnant des supporters du sionisme, des colonies, d'Israël et de leurs innombrables crimes, sans cesse renouvelés ? Non, il n'y a pas là de quoi s'étonner. C'est la conséquence logique de choix malheureux faits depuis de longues années. À partir du moment où on définit le sionisme comme "lutte de libération des juifs", de tous les juifs, même les non-sionistes ou les non-israéliens,, alors il est est logique que l'on dise que quiconque s'oppose à israël, c'est-à-dire au produit de cette "lutte de libération", n'est qu'un "antisémite", qui refuse la libération des juifs et ne veut que leur élimination. Mais si le sionisme est la "lutte de libération des juifs", pourquoi tant de juifs, communistes, socialistes, ou simplement démocrates, se sont-ils opposés au sionisme ? Étaient-ils contre leur propre libération ? Pourquoi trouve-t-on encore ce genre de personnes dans la communauté juive mondiale ?
Une lutte de libération en est une parce qu'elle libère un territoire d'une puissance coloniale et non de ses habitants. En revanche, le sionisme a négocié avec l'empire britannique la possession de la Palestine, qu'il a finalement "liberée" de ses habitants, pour construire un État qui constitue aujourd'hui la pointe de dimaant de l'impérialisme ooccidental, usaméricain en tête.
Avant même que les sionistes ou Israël le disent, la "gauche" italienne, confondant sionisme et judaïsme, lançait à droite et à gauche des accusaions faciles d' "antisémitisme". Maintenant que la droite historique est pro-israélienne parce qu'elle est pro-impérialiste et pro-américaine, la gauche se retrouve déphasée. Les antisémites historiques sont devenus philosémites. Gianfranco Fini et Alessandra Mussolini elle-même sont de bons amis d'Israël et accusent même la "gauche" de trahir Israël et d'être inconsciemment aux côtés des "terroristes". Les seuls "antisémites" aujourd'hui sont les antiimpérialistes, les "anti-américains", ceux qui combattent le sionisme et Israël.
Fassino se déclare ouvertement et sans honte "sioniste", Bertinotti déclare qu'il est "difficile de critiquer Israël", mais la majorité des supporters d'Israël préfèrent se taire, ce qui, devant les crimes de guerre et contre l'humanité commis tous les jours par Israël (aujourd'hui à Gaza et au Liban) équivaut à un soutien clair. Qui ne dit mot consent. Les plus "courageux" vont jusqu'à murmurer que les rispostes d'Israël sont "disproportionnées". Disporportionnées ? Détruire un pays, tuer des centaines de cvils, créer un désastre humanitaire en déplaçant 700 000 personnes pour obtenir la libération de deux soldats enlevés, ça n'est qu'une riposte "disproportionnée" ?
On dit aussi que les agissement d'Israël sont une "riposte" à l'enlèvement des soldats et que donc, en quelque manière, ils sont justifiés. Une riposte ? Qui a commencé à enlever des militants palestiniens, ou à les tuer, dans des rafles et des assauts contre les territoires palestiniens ? Les Palestiniens enlevés sont environ 8 000, en prison sans procès et sans inculpation, comme à Guantánamo, et il y a parmi eux des femmes et des enfants. Il y a encore des résistants libanais dans les prisons israéliennes, qui ont été enlevés en temps de paix, même si la résistance à l'occupation du Liban-Sud a chassé les Israéliens en 2000. De ceux-là, nos "gaucho-sionistes" ne disent rien.
Mais "Israël a le droit de se défendre", dit Bush, répétant ce que lui souffle Olmert. "Israël a le droit de se défendre", crie en choeur la gauche sioniste, Bertinotti inclus. Bien sûr, c'est naturel, qui est attaqué a le droit de se défendre. On ne peut certes le nier. Mais il n'en est pas ainsi. Ceux qui, depuis 1948, sont attaqués sont les Palestiniens et tout le monde arabe. On leur enlève la Palestine et on la donne aux sionistes, on empêche la naissance d'un État palestinien, on conquiert et on refuse de rendre des terrritoires arabes, on submerge les pays voisins de refugiés palestiniens, on envahit et on détruit les pays voisins sous mille prétextes : tout cela, ce n'est pas attaquer ? Pour qui accepte l'existence de l'État sioniste, né d'un abus impérialiste et non d'une "lutte de libération", il est logique de dire qu'il est attaqué, avant tout parce qu'il est un allié de l'Occident. Et puis, c'est un État "démocratique" et qui l'attaque est "terroriste". Pour qui n'accepte pas l'État sioniste, justement par ce qu'il est né d'un abus impérialiste (même camouflé sous la "légalité internationale"), il est logique de se ranger du côté des opprimés, des sans État, des réfugiés, des "terroristes". Nous proposons la constitution en Palestine, dans les plus brefs délais, d'un seul État démocratique pour tous, Palestiniens et juifs sur la base du principe "un homme, une voix". Comme cela s'est passé en Afrique du sud. Mais cela implique la dissolution de l'État sioniste pour les seuls juifs, qui est un État d'apartheid, tout comme l'était l'Afrique du sud avant sa libération.
Pourquoi cete position raisonnable et démocratique, qui permettrait, entre autres, aux juifs de se libérer de leur menalité de ghetto (Israël est un État-ghetto pour les seuls juifs), n'est-elle pas celle qui s'affirme parmi les démocrates, les gens de gauche alors qu'elle est inspirée par les valeurs humanistes, d'égalité et de tolérance, par les principes de démocratie et de liberté ?
Certains diront : parce que la gauche a trahi ses propres principes et valeurs fondateurs. Certes. mais cete réponse ne nous satisfait pas.
Revenons à la question initiale : le lobby juif existe-t-il ?
Pour Jeff Blankfort, un juif antisioniste cohérent et courageux, la réponse est OUI ! Par ses écrits nous pouvons comprendre comment les États -Unis d'Amérique, après avoir vendu leurs institutions parlementaires au lobby juif, opèrent au Moyen-Orient contre ces mêmes principes de liberté et d'égalité qu'ils proclament si souvent comme les valeurs fondatrices de leur démocratie.
Certes les États-Unis sont impérialistes, mais que gagnent-ils à être complices et responsables de l'échec de la naissance d'un Éat palestinien, si petit et réduit soit-il ? Que perdent-ils en revanche, du fait de leur politique pro-israélienne inconditionnelle, en termes d'influence sur les pays arabes ? Que gagnent les États-Unis aujourd'hui en consentant à la destruction du Liban ? Ils n'ont pas été capables de bien comprendre la leçon du 11 septembre. Peut-être parce que le lobby juif américain a empêché que se développe un débat sérieux sur les fruits d'une politique étrangère totalement pro-israélienne. L'impérialisme usaméricain, tout en restant impérialiste, aurait tout à gagner d'une atittude plus équilibrée. Il réussirait ainsi à atteindre plus facilement ses objectifs, du moins par rapport aux régimes arabes pro-occidentaux, qui ont toujours plus de difficultés à gérer les masses arabes, solidaires des Palestiniens et fortement antisraéliennes et toujours plus antioccidentales. Jeff Blankfort est un juif courageux car il dénonce depuis longtemps l'oeuvre et le pouvoir du lobby juif. Aujourd'hui, après la guerre en Iraq, les choses sont en train de changer aussi en Amérique. Les sionistes continuent à accuser d' "antisémitisme" ceux qui dénoncent le lobby juif, mais les lances qu'ils rompent sont toujours plus émoussées. Deux chercheurs usaméricains, Mearsheimer et Walt, ont publié une étude détaillée sur le lobby. Le débat a été ouvert, il ne peut plus être arrêté. Nous voyons un tabou s'écrouler : il état temps ! Il aura fallu pour cela la bravade sioniste consistant à faire envahir l'Iraq par l'armée US pour le compte d'Israël. Il a fallu cette guerre désastreuse pour l'Amérique et il a fallu que presque 3 000 Gi meurent pour Israël.
Le lobby juif existe-t-il en Italie ? Non seulement il existe, mais il est fort et, chose grave, il n'a pas d'opposants et personne n'en dénonce la dangerosité. Le Parti radical de Pannella-Bonino-Capezzone prend son argent et ses ordres à Tel Aviv. Le gouvernement lui finance bêtement (avec nos impôts) la gesion factieuse e sioniste de Radio Radicale. Pourquoi sont-ils tellement intéressés à placer leurs acolytes dans des ministères comme les Affaires étrangères, la Défense, les Relations avec le Parlement européen ? Pourquoi pas à la Santé ou a l'Éducation nationale, par exemple ? À part les considérations sur leur force électorale, il est clair que ce qui les intéresse, ce sont les ministères qui ont à faire avec les États-Unis et avec Israël. Pourquoi se meuvent-ils de droite à gauche selon les possibilités de victoire de l'un ou l'autre pôle ? Pour pouvoir entrer au gouvernement, quelle que soit sa couleur, afin de défendre les intérêts d'Israël.
Et venons-en au journal - parti sioniste - italien "La Repubblica", du juif sioniste De Benedetti. Rangé aux côtés de la gauche sioniste, il exerce une gande influence sur le groupe dirigeant du PDS (Parti démocratique de guache, ex-parti communiste) et il en conditionne de mille manières la politique et la culture. Il est parvenu à prendre la place de "L'Unità" comme le journal du parti ayant le plus de poids dans l'Union. Il exerce aussi une influence culturelle néfaste sur la société. Le PDS, qui n'est plus un parti de militants mais un mouvement électoral et d'opinion, n'était plus en mesure de maintenir le journal en vie par les souscriptions et les festivals, il a donc accepté l'offre de se sioniser avec De Benedetti. Le glorieux journal "L'Unità" d'autrefois a été mis entre les mains d'un autre juif sioniste, Furio Colombo, ex-homme de la Fiat et ami de Kissinger, qui le maintient en vie avec l'argent, encore lui, de De Benedetti. Le premier responsable de cette reddition inconditionnelle est Fassino.
Le lobby juif italien, comme le Parti radical, travaille à droite et à gauche, sur les deux branches du pouvoir. Il est ainsi parvenu à placer Feltri au journal "Libero" de Berlusconi et divers de ses hommes dans d'autres journaux et à la télévision. Mieli à la direction du Corriere delle Sera', l'eexcitée Fiamma Nierenstein à "La Stampa", Clemente Mimoun au TG1, son ami Enrico Mentana à Canale 5, Gad Lerner sur la 7. Nous nous contentons d'évoquer les postes dirigeants, sans parler des simples journalistes.
La communauté juive juive italienne compte environ 40 000 membres. Existe-t-il une ville italienne de ces dimensions d'où proviennent tant de directeurs de journaux imprimés et télévisés aussi importants ? Imaginez qu'un nombre similaire de directeurs de médias proviendraient de Merano (Meran) et passeraient leur temps à chanter les louanges de la politique allemande ou autrichienne.
Il y a de toute évidence une stratégie d'attention aux médias italiens de la part du lobby juif italien (et international). La même stratégie s'est avérée victorieuse en Amérique. Il faut ajouter à cela Sky (aux USA : Fox), du fameux Rupert Murdoch, australien de naissance mais de mère juive, donc vrai juif. Cet ami de Sharon a eu la tâche importante à l'échelle mondiale d'orienter l'opinion publique en faveur de la guerre en Iraq et d'Israël. C'es un instrument important dans la "guerre contre le terrorisme" menée par les USA et Israël, ou, mieux encore, USraël. Tout le monde s'en prend aux idiots vaniteux qui occupent le devant de la scène, comme Ferrara et Fede, et personne ne voit les vraies forces vives du sionisme à l'oeuvre en Italie.

Deux lignes dans la lutte contre le sionisme
À ce stade, la véritable dimension du danger pour la paix et la coexistence entre les gens représenté par le sionisme, derait apparaître clairement. Le sionisme en soi, s'il n'y avait le lobby juif qui le soutient, ne serait pas un grand problème pour l'humanité. Imaginons un moment un Israël isolé, accroché à la terre de Palestine, haï par les peuples arabes, méprisé par les démocrates et les antiracistes du monde, sans aucune grande puissance pour l'armer et le défendre, condamné un nombre considérable de fois par l'ONU (sans vetos américains), et ne disposant pas de la cohorte de journalistes, journaux et télévisions qui aujourd'hui le défendent becs et ongles.
La communauté internationale aurait liquidé le problème sionisme/Israël en une minute, par une résolution de l'ONU imposant un État démocratique en Palestine. Le problème subsiste uniquement parce que le lobby israélien américain, soutenu par une grande partie de la communauté juive (mais pas toute), est parvenu, selon les termes de Sharon, à "contrôler" le Congrès et la culture américaine. Cela a créé un monstre impérialiste, que certains appellent désormais USraël, qui a fait sienne l'idéologie raciste, colonialiste et belliciste du sionisme, surtout avec les néoconservateurs likoudniks au sommet du pouvoir américain et solidement arrimés à la tête des deux partis politiques du Congrès.
Que reste-t-il à faire au miliant, au démocrate qui veut lutter contre le sionisme, contre l'USraël et les dangers de guerre actuels, dont la menace est tojjours plus aigüe, vu la situation au Moyen-orient et la perspective qu'Israël attaque l'Iran et entraîne les USA et l'Europe dans une guerre généralisée ?
Avant tout, il faut liquider les ennemis internes. C'est une nécessité et une caractéristique de tous les mouvements de lutte. C'est une nécessité absolue, car les ennemis internes, ceux qui nous dorent la pilule sioniste, paralysent la lutte, dévalorisent les efforts généraux, font dévier par rapport aux objectifs justes, sabotent et font dérailler le train de la lutte pour la paix. Qui sont les ennemis internes ?


Ce sont tous ceux qui soutiennent :

 

1 - que c'est de "l'anitisémitisme" d'attaquer Israël, le sionisme et tout simplement le lobby juif. Vous trouyverez en particulier des faux antisionistes qui disent lutter contre le sionisme mais défendent le "droit à l'existence d'Israël" comme État juif et nient l'existence du lobby juif ou, s'ils en reconnaissent l'existence, le font seulement pour en diminuer le rôle et le pouvoir. Ce n'est pas un hasard si ces gens-là sont opposés à la perspective d'un seul État démocratique en Palestine.

 

2 - que ceux qui dénoncent le lobby juif et son pouvoir en Amérique et en Europe recourent à la "théorie du complot juif", un complot secret des juifs pour dominer le monde. On ne parle pas des "Sages de Sion" mais l'idée est la même. Attention : ceux qui accusent les antisionistes d'être des partisans de la théorie du "complot juif" les accusent de manière indirecte d'être "antisémites". Il n'y a pas de complot secret juif. Tout se passe en pleine lumière. Le lien entre Israël e la majorité de la communauté juive américaine est certes fondé sur des rapports racistes/ethniques/idéologiques mais aussi et surtout matériels, vu les intérêts matériels communs retirés par Israël et le lobby de la domination sur la politique de la superpuissance américaine.

 

3 - que la guerre en Iraq n'est pas une guerre sioniste au proft d'Israël, une guerre catastrophique du point de vue du peuple américain et des interêts matériels eux-mêmes de l'impérialisme US.

 

4 - que la guerre en Iraq a été menée pour les intérêts pétroliers US. Les USA auraient pu avoir plus de pétrole iraquien, beaucoup plus, en se mettant d'accord avec Saddam Hussein au lieu de lui imposer des sanctions qui ont réduit les exportations pétrolières iraquiennes à moins d'un cinquième. La même chose vaut pour la guerre. À cause des désordres et sabotages, la production pétrolière iraquienne ne parvient pas à décoller. La rareté de pétrole iraquien sur le marché mondial contribue à l'augmentation extraordinaire du prix du pétrole. Remercions Israël si le prix de l'essence a crevé le plafond.

 

5 - qu'il existe une "spirale guerre-terrorisme". Ces paroles sont dangereuses. Il n'y a pas de guerre contre le terrorisme. Il y a une guerre contre les peuples et les nations qui ne se plient pas à l'USraël. Une grande partie de ce qui a été défini comme "terrorisme" est une lutte de libération. Le vrai terrorisme, c'est l'agression de l'USraël contre les peuples. En Palestine, il n'y a pas de terrorisme, mais une résistance à l'expansionnisme sioniste. Au Liban, il n'y a pas de terrorisme, mais une défense de la communauté nationale, un désir d'affirmation des masses chiites opprimées et une résistance au projet franco-us-israélien de mettre le Liban dans l'orbite occidentale en se servant des chrétiens maronites et de l'Arabie saoudite contre la majorité chiite (d'ailleurs en forte croisance démographique). En Afghanistan, il n'y a pas de terrorisme, mais une lutte contre un régime pro-occidental corrompu imposé par l'OTAN. Le gouvernement Karzaï est composé de trafiquants d'héroïne et de seigneurs de guerre. Les masses déshéritées se reconnaissent dans la résistance taliban. En Iraq, il n'y a pas de terrorisme, il y a une lutte contre l'occupation militaire américano-britannique. Cette lutte est destinée à s'étendre, entraînant aussi les masses chiites, restées jusqu'ici spectatrices, encouragées en cela par les dirigeants chiites, qui espèrent que les Américains élimnent pour eux la résistance sunnite.

 

6 - qu'un régime laïc corrmpu est préférable à un gouvernement islamique populaire, authentique e anti-occidental. Qu'ils le soutiennent ouvertement ou de manière voilée ne change rien.

 

7 - le caractère inévitable d'une guerre de civilisation contre l'Islam, défini comme "répressif", "antiféministe", "fanatique", "violent", "expansionniste" etc. Qu'ils le soutiennent de manière directe ou indirecte ne change rien.

Atention à tous ceux qui soutiennent et diffusent de telles positions dans le mouvement contre la guerre et de soutien à la Palestine. Ce sont ceux-là qui rendu impuissant un mouvement qui a engagé des millions de personnes et avait des potentialités énormes. Ceux qui ont soutenu (ou soutiennent encore) de telles positions ont agi (ou agissent) consciemment ou inconsciemment selon une ligne politique déterminée par le sionisme. La ligne juste et gagnante est celle qui évitera tous ces pièges et obstacles.

 

"Sentier II": quatre banques et une centaine de prévenus renvoyés devant le tribunal

 

PARIS (AP) - Quatre banques, dont la Société générale et son PDG Daniel Bouton, et une centaine de prévenus ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de blanchiment entre la France et Israël, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires. Outre la Société Générale, la Barclays-France, la National Bank of Pakistan et la Société Marseillaise de Crédit (SMC) ont été renvoyées en tant que personnes morale pour "blanchiment aggravé" par la juge d'instruction Xavière Simeoni, précise-t-on de mêmes sources. Plusieurs responsables de ces banques sont également renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris. Quatre établissement bancaires ont bénéficié d'un non-lieu: la banque israélienne Leumi, la BRED/Banque Populaire, la banque libanaise Saradar France, et American Express Paris. Quarante-neuf prévenus ont bénéficié d'un non-lieu. Le parquet de Paris avait souhaité un non-lieu pour la Société Générale et son PDG, M. Bouton, ainsi que pour Barclays-France mais n'a pas été suivi par la juge d'instruction. Ce dossier de blanchiment a été mis au jour au cours de l'enquête dite "Sentier 1", vaste réseau d'escroquerie dans le quartier parisien de la confection. Près d'une centaine de prévenus ont également été renvoyés devant le tribunal pour "blanchiment". Via cinq réseaux, composés de commerçants, de particuliers, d'associations cultuelles israélites, des chèques émis en France étaient déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces. Les faits se seraient déroulés entre 1997 et 2001. Ces chèques, dont les montants excédaient rarement 1.500 à 2.200 euros, étaient ensuite compensés en France par des banques comme la Société Générale ou la SMC. Ces faits de blanchiment dissimulaient des délits de vols, abus de biens sociaux, fraude fiscale ou escroquerie..

Les sommes volées ont-elles financé le terrorisme juif ?

(NDLR) Israël, comme toutes les organisations terroristes, a besoin de fonds pour programmer de nouveaux attentats ou pour corrompre leurs adversaires les plus faibles. Les milliards de dollars que l'Oncle Samuel d'Amérique envoie chaque année ne suffisent pas. Ainsi des membres de la diaspora infiltrés dans beaucoup de pays ont constitué de vastes réseaux d'escroquerie qui rapatrient l'argent sale. En France, après des décennies de laxisme, les pouvoirs publics ont enfin réagis et le tribunal correctionnel de Paris juge une deuxième affaire dite du Sentier II.
Si l'honnête citoyen, que je suis, se félicite de la condamnation des escrocs du Sentier, il y a tout de même un pan entier du dossier qui restera dans l'ombre, ce qui alimente un profond sentiment de frustration. En effet, la justice française et les médias, toujours prompt à voir derrière chaque voleurs maghrébin un financier des maquis algérien, ne se sont pas demandé à quoi pouvaient servir les millions d'Euros volés. Ou plutôt, ils n'ont pas jugé bon de nous en informer. Pensant sûrement que le sionisme avait déjà suffisamment d'ennemis en France et qu'ils ne devaient donc pas en rajouter.
Mais vu la complexité de l'organisation, le nombre d'intervenant et la quasi impossibilité de reverser les sommes volées à chaque intervenant, ùl est probqble que les réseaux étaient
chapeauté par une institution suffisamment apprécié des voleurs pour qu'ils prennent des risquent pour elle et qu'ils lui abandonnent ensuite leurs parts du butin.
C'est bien un travail de fanatique. De fanatique du Grand Israël. Mais nous ne le saurons sans doute jamais avec certitude.

 

 

10/07/06 - Conférence de presse de Kemi Seba, fara de la Tribu Ka (06/07/06) suite à la lettre du ministre de l'intérieur la menaçant de dissolution
http://www.thotep.com/

 

10/07/06 - Musulmans terroristes ou piste israélienne ? L'attentat de Buenos Aires contre l'AMIA en 1994


par José Petrosino et Oscar Abudara Bini, http://uruguay.indymedia.org, juillet 2006.

 

Traduit de l'espagnol par Leyla Chávez pour Quibla.

 

Résumé: L'Argentine à la hauteur des USA dans les enquêtes sur les attentats terroristes. Un libéral de droite, l'écrivain Vargas Llosa, donne le coup d'envoi à "l'holocauste du mythe" israélien, celui d'un État d'Israël « made in Walt Disney ».

« Je n'accepte pas le chantage consistant à qualifier d'antisémite ceux qui dénoncent les abus et les crimes que comment le gouvernement israélien (Marco Vargas Llosa)

Les auteurs sont de simples citoyens argentins qui ont enquêté et ont porté plainte sur les attentats commis à Buenos-Aires contre l'ambassade d'Israël en 1992 et contre AMIA en 1994.

L'Argentine a reconnu ses torts devant l'OEA, pour n'avoir pas su prévenir l'hécatombe lors de l'attentat contre le centre communautaire AMIA après celui qui avait eu lieu deux ans plus tôt contre l'ambassade d'Israël et d'avoir en outre inventé de faux coupables. Qui a-t-on aidé activement ou passivement à commettre l'attentat, quels intérêts étrangers protège-t-on ? En fait, le président Menem s'est entendu avec Itzak Rabin pour dire que les coupables étaient des musulmans. Cela paraît incroyable ? Et pourtant

Des recherches internationales dénoncent le terrorisme d'État post-moderne , coordonné par Israël, l'Angleterre et les États-Unis. Cette violence fabrique une guerre sainte depuis l'implosion de l'URSS. Le 11 septembre, a eu lieu le massacre de 3000 "citoyens" noirs et latinos dans l'attentat des Tours jumelles; mais il y avait eu des précédents : explosion du cuirassé Maine dans la baie de la Havane, prétexte pour intervenir dans la guerre hispano-cubaine en 1898, Pearl Harbour pour entrer dans la Deuxième Guerre mondiale, incident du Tonkin, pour envahir le Viet-Nam.
Les enquêtes françaises, allemandes, américaines et les inculpations judiciaires aux États-Unis avancent. Voyez sur Google les notices sur Philips Berg, Stanley Hilton, Reopen 9-11, Réseau Voltaire, Thierry Meyssan, Axis of Peace, Alex Jones, James Petras, William Rodriguez, Andreas von Bulow etc. : une étude comparée des différents attentats attribués à des musulmans aide à comprendre ce qui a pu se passer en Argentine, et ce qui s'y passe encore.

Nous avons présenté une requête à la justice, sur la base de notre enquête sur la piste israélienne. Une question nous est posée : comment Israël aurait-il pu faire massacrer ses propres ressortissants ; c'est pourtant ce que les États-Unis ont fait avec les leurs, et, malgré notre dégoût, nous devons comprendre que ce sont là des modalités de la guerre. Si 3000 Américains ne comptent pas, pourquoi certains se feraient-ils du souci pour une centaine d'Argentins sacrifiés ?
On murmure d'ailleurs que pour le 11 septembre, les 2800 victimes [finalement recensées] doivent être classés dans les "dommages collatéraux"; et qu'à l'ambassade d'Israël on a pris soin d'épargner la vie des 100 personnalités qui, quelques instants plus tôt, se trouvaient là pour discuter de la paix au Proche Orient ; seuls périrent donc des ouvriers boliviens, quelques Argentins, et des diplomates de rang secondaire. L'écrivain Marcos Aguinis a évoqué à titre de fiction le résultat, si l'attaque avait eu lieu au siège de la Société hébraïque : 1500 victimes, probablement ; on peut en déduire à tout le moins que si le but de l'attentat contre AMIA avait été d'exterminer des « gens importants », il aurait eu lieu dans un horaire différent [l'attentat s'est produit à l'heure du déjeuner, une fois toutes les personnalités sorties].

Israël, l'Angleterre et les États-Unis invoquent une guerre entreprise contre le terrorisme, mais ils ont déclenché une guerre « avec » terrorisme, invasions de pays souverains et torture (voir les articles de Naomi Klein sur la torture à Abu Ghraib et à Guantanamo ; on doit à Noam Chomski le démontage des guerres entreprises par les États-Unis « avec » terrorisme : celle des Contras au Nicaragua, le plan condor dans le Cône Sud.L'Argentine conduit des enquêtes contre des militaires pour des entreprises génocidaires dans les années 1970 mais on « n'est pas autorisé » à enquêter sur le parrainage de Kissinger pour le plan Condor. Nous ne devrions pas nous contenter du fait que ce soit seulement de la « viande locale » qui ait été victime des attentats de 1992 et 1994 à Buenos Aires.

Mais, si la piste israélienne s'avérait logique, l'Argentine pourrait-elle mener l'enquête ? Même l'écrivain renommé Mario Vargas Llosas, s'il s'y risquait, serait traité d'antisémite. Les ambassadeurs israéliens ont brandi l'anathème chaque fois qu'un résultat d'enquête ne collait pas avec la théorie qu'ils proposaient, concernant les attentats de Buenos Aires. Par là, ils ont fait du tort aux Argentins, mais aussi, tout particulièrement aux Argentins juifs. Des juifs progressistes ont dénoncé le fait que le lobby juif a collaboré pour camoufler les faits, et que le « jugement sale » du juge Galeano avait été encouragé par les dirigeants de la communauté.
Malgré l'évidence, les Argentins ne parviennent pas à admettre une piste israélienne : les Américains non plus, ne surmontent pas leur terreur, face à l'hypothèse que le carnage des Tours Jumelles et l'attaque du Pentagone soient l'¦uvre de leur propre gouvernement.

Or le 11 septembre a permis aux États-Unis de relancer son programme d'armement et d'envahir l'Irak, et le succès du premier coup d'État contre la démocratie la plus avancée au monde. Aujourd'hui les libertés constitutionnelles sont suspendues, grâce au « Patriot Act », qui est une monstruosité plus brutale encore que le « Proceso de reorganización nacional » du régime militaire argentin de 1976.
Notre enquête, comparée à celle des attentats de Madrid, de Londres et des États-Unis, est en fait la plus avancée! Et elle avancera bien plus lorsqu'on demandera au juge Galeano destitué et à Teilleldin [le faux fournisseur d'une fausse camionnette piégée, emprisonné 10 ans puis relâché avec des excuses] ce qu'ils avaient négocié avec Eldad Gaffner, un faux procureur israélien, qui était accouru pour violer les lois nationales et internationales. Aucun besoin de preuves secrètes pour étayer ces termes : c'est le journal juif Nueva Sion, qui a révélé la man¦uvre frauduleuse, reconnue par la "Unidad AMIA" du ministère de la justice et par le TOF (Tribunal Oral Federal).
Le juge qui a succédé à Galeano, M. Canicoba Corral, ne poursuit nullement le faux procureur israélien, mais il nous a envoyé un camion de type SWAT, terrorisant le voisinage et nous réclamant des document secrets de la SIDE (services secrets argentins) volés au tribunal.
Les parties prenantes dans l'affaire taisent le vol de cette documentation, de même que les journalistes. Cependant, une enquête a été ouverte, une fois que nous avons informé la SIDE et que nous nous sommes présentés devant Nissman. mais sur ces documents, silence radio ! Or dans ce cas, le vol est l'aspect le moins grave de la chose : il se trouve que la documentation prouvait que la SIDE n'avait rien trouvé pour étayer la piste musulmane. C'est dans le style des meilleurs romans d'espionnage que la SIDE secoue le joug qui lui avait été imposé, et révèle indirectement, avec douze ans de retard, qu'il n'existe aucune preuve sérieuse pour incriminer des Arabes.

Que cache donc la SIDE ? A notre avis, les services secrets cachent ce qu'ils ne peuvent pas montrer. Il est probable qu'ils en savent bien plus que nous, simples citoyens, sur la piste israélienne qui nous saute objectivement aux yeux. Mais ils attendent l'occasion favorable pour mettre sur le tapis la politique terroriste d'Israël et des États-Unis.

La débâcle annoncée de Bush et les critiques au lobby israélien aux États-Unis (rapport Walt et Maersheimer, mars 2006) créent les conditions attendues, pour apprécier les preuves existantes et pour en faire apparaître d'autres.
Il y a deux innocentes : les camionnettes Ford et Renault incriminées respectivement dans l'attentat contre l'ambassade d'Israël et contre AMIA. Mais il faut au gouvernement argentin le soutien des juifs argentins pour les ramener au statut qu'elles méritent : celui de deux créatures imaginaires.
Le général israélien Zeev Livne a « trouvé » un morceau de moteur, puis un gouvernement et des juges argentins ont collaboré pour corroborer cette trouvaille. La possibilité d'une explosion interne, comme le dit l'intellectuel juif Gabriel Levinas, a été rejetée parce qu'elle impliquait une responsabilité de la part de la direction de AMIA.
Pourtant, à l'ambassade, en 1992, la police fédérale avait immédiatement conclu à l'explosion à l'intérieur du bâtiment, et avait ordonné au juge d'instruction Alfredo Bisordi d'arrêter les livreurs de matériaux [qui étaient passés par là peu avant, déposant des tas de sacs de ciment dans le bâtiment]. Mais le soir même, Roni Gorni, chef de la sécurité de l'ambassade, a persuadé le gouvernement de l'existence d'une voiture piégée. Aussitôt, il a été interdit de pousser l'enquête sur une explosion interne jusqu'en 1996, lorsqu'une expertise d'ingénieurs argentins concluait une fois de plus à l'explosion interne.

Alors ce fut l'hécatombe. Ambassade, DAIA, AMIA lancèrent des attaques contre les ingénieurs et les juges, jusqu'à ce que ceux ci décident d'ouvrir un débat entre les partisans de la thèse israélienne (voiture piégée) et de l'explosion intérieure. L'audience s'est tenue en 1997, mais elle a eu lieu à huis-clos, et c'est par des fuites qu'on sait que les experts de la thèse israélienne ont été désavoués.
Cette victoire argentine donna lieu à une débâcle. L'ambasadeur Aviran redoubla de fureur, jusqu'à ce que les courtisans refilent le dossier à un Secrétariat Spécial. Et celui-ci suivit docilement les pistes indiquées par le gouvernement israélien, pour finir par mettre le tout. au frigo !

La pression israélo-états-unienne a été telle que le juge Bisordi, aujourd'hui magistral à la Cour de Cassation a fait une déclaration à ce sujet en mars 2002 devant une commission législative en présence d'Elisa Carrio [députée, figure de proue de l'opposition], et a insisté sur les preuves d'ingérence d'Israël dans l'enquête sur l'attentat à l'ambassade. Mais Mme Carrio n'a ordonné aucune action.... À la fin de l'année dernière, nous nous sommes présentés à la Cour Suprême, avec nos arguments pour exiger la reprise de l'enquête sur la piste israélienne. Pour ce qui est du premier attentat, les preuves sont accablantes, au point que le gouvernement de Menem n'a pas osé les détruire. C'est un baril de poudre, et il suffira d'une note dans un journal, ou d'un soupir du nouveau tribunal, ou d'un geste minime de l'exécutif, pour allumer l'incendie. Nous invitons les parents des victimes à s'en mêler activement, et nous suggérons à nos frères boliviens parmi eux, à demander au président Evo Morales son soutien.
Lors du second attentat, on nous a ressorti l'histoire des « musulmans » ; c'était indispensable, selon le scénario prévu, tout comme il fallait absolument qu'il y ait eu des véhicules piégés. Quelques heures après l'explosion, on fit pression sur les blessés pour qu'ils affirment avoir vu une camionnette Trafic, tandis que les experts déclaraient dans les médias qu'il y avait eu une « autre » explosion intérieure.

Jorge Lanata [directeur du quotidien Página 12 à l'époque] est l'un des journalistes qui interrogea le mieux tous les témoins qui auraient dû voir une voiture piégée le jour de l'attentat, et qui n'avaient rien vu du tout.
Si Israël et les États-Unis ont couvert ces falsifications pendant si longtemps, c'est qu'il y allait de leurs intérêts. Les enquêteurs sur les Tours jumelles partent d'une question semblable: à qui profitent ces attentats ? Une seule réponse possible : aux pays qui définissent leur politique extérieure sur la base d'une guerre mondiale contre des terroristes arabes supposés.

Le procureur Nissman a juré qu'il avait retrouvé le conducteur kamikaze de la camionnette inexistante, et le journaliste Hugo Presman en a fait des gorges chaudes. Mais la mise en scène sembla convaincante un temps, car on avait introduit de force les restes d'une camionnette dans le décor, et personne ne protestait. Puis Renault prouva qu'il n'y avait pas de restes d'une carrosserie correspondante que Telleldin, le revendeur de voitures volées, aurait trafiquée. On inventa donc une deuxième Trafic, mais malgré tous les efforts déployés, on n'en retrouva pas l'ombre.

Les complices du montage sont des Argentins traités comme chair à canon, mais la falsification s'est faite sur pressions directes d'Israël, par le truchement de ses organisations relais DAIA et AMIA.

La population juive argentine, la plus importante et prestigieuse de toute l'Amérique latine, généralement de gauche [depuis les années 1970 où les étudiants ont été sauvagement réprimés] est aujourd'hui atterrée par la politique de l'État d'Israël, dénoncée dans le monde entier.
Il faut lire Israël-Palestine, le témoignage récemment publié par Vargas Llosa après une visite à Gaza : on le croirait financé par les barbus du Hamas ! Or c'est un libéral de droite ce qui prouve l'approche imminente d'un « holocauste du mythe » israélien, celui d'un État israélien « made in Walt Disney ». Chez nous, les militants juifs ont les mains liées par la peur d'être accusés d'antisémitisme, mais ailleurs, heureusement, il n'en va pas de même.

Il y a désormais un Goulag israélien, avec des dissidents, comme Mordechai Vanunu, Barry Chamish, Israël Shamir et d'autres, qui clament, dénoncent et appellent au secours la communauté internationale. En Israël, notre compatriote Daniel Baremboin encaisse vaillamment les insultes et les coups. Les cow-boys juifs Jeffrey Blankfort et Chomsky continuent de tonitruer. Les rabbins antisionistes de Neturei Karta, implantés à New York, sont acclamés à Téhéran et accusent le militarisme sioniste d'être la principale usine de production d'antisémitisme. Vargas Llosa nous invite à connaître la vie et l'¦uvre d'Amos Oz, d'Ilan Pappe, de Meir Margalit, de Claudia Levin, de Gideon Levy, de Yehuda Shaul, d'Amira Hass, de Benny Morris, d'Allegra Pacheco etc.
Comment se fait-il que je juifs progressistes argentins restent en marge de cette révolution mondiale du judaïsme ? Il est probable que l'un des « effets positifs » des deux attentats de Buenos Aires soit précisément la soumission des masses juives argentines à n'importe quelle politique israélienne.
Lors du récent sommet de Mar del Plata, le président Bush a insisté pour que nous l'aidions dans sa « guerre sainte ». Alors qu'on nous annonçait de nouvelles « relations charnelles » [comme les qualifiait le président Menem] entre nos deux pays, le président USaméricain reçut une claque du président Kirchner, qui répondit à peu de choses près: « unis, certes contre le terrorisme, mais pas seulement contre celui dont tu fais la promotion, ami Bush, contre TOUS les terrorismes, de tous les horizons ».

Quelques jours après le « niet » retentissant de Kirchner, le lobby sioniste USaméricain, avec le procureur Nissamn et le soutien du FBI, jura devant le monde entier qu'on avait obtenu des « aveux » des frères du chauffeur kamikaze présumé ! 24 heures plus tard, le gouvernement argentin réalisa l'opération d'intelligence la plus éclatante de toute l'histoire : on a fourni un véritable Exocet à Rolando Hanglin [le journaliste qui a découvert que le kamikaze imaginaire était en fait mort au Liban ; son corps, capturé par les Israéliens, n'a jamais été rendu] qui a prouvé que l'histoire du « procureur » [bidon, un agent des services secrets israéliens intervenu pour dévier l'enquête sur l'attentat contre AMIA] était une histoire presque aussi rigolote que l'histoire de la somme [de 400 000 dollars] versée à Telleldin [pour qu'il témoigne dans le sens voulu]. Jorge Lanata a plaisanté sur les « salades » de Nissman à propos de Berro [« cresson »], le nom du kamikaze imaginaire. Hugo Pressman [journaliste juif de gauche] a renchéri, ce qui lui a valu les foudres des dirigeants communautaires.

La SIDE et notre gouvernement doivent et peuvent réaliser des opérations secrètes contre les camouflages complices, même si un procureur argentin, le lobby juif international et le FBI lui-même tentent de l'en empêcher.

La famille du kamikaze imaginaire déclara à Hanglin que Nissman avait tout inventé ; puis le lobby sioniste revint à la charge, et ce fut pire. Aux États-Unis, Nissman avait rencontré des dirigeants de AMIA, et les fit par là tomber dans un piège funeste. C'est une agence juive d'informations basée à Washington qui a révélé ce conclave. Certains juristes ont trouvé si scandaleuse la violation des lois et l'ingérence étrangère qu'une plainte a été déposée contre le procureur Nissman et le procureur Martinez Burgos, contre les responsables de l'American Jewish Committee et contre les responsables de AMIA.

L'Argentine doit se manifester, avec tout le poids de sa communauté juive, la plus à gauche et la plus prestigieuse de toute l'Amérique latine, face à la déferlante qui s'annonce, contre le système combinant terrorisme, torture et guerre, mis en place par États-Unis, Israël et Grande Bretagne.
L'Argentine se dresse contre ses militaires génocidaires dans les années 1970, mais s'écrase devant Kissinger, auteur du Plan Condor. Surmontons cette faiblesse en ce qui concerne nos deux attentats. Ce furent deux ballons d'essais de la politique d'hégémonie mondiale qui a suivi la Guerre Froide, et que dénoncent désormais les Arabes, les juifs démocrates, les Américains eux-mêmes. Nous avons proposé récemment au juge Canicoba Corral un face-à-face avec l'ambassadeur Munir Menem [frère du président Menem, ambassadeur en Syrie, acharné pour empêcher la diffusion du film réalisé par oscar Abudara Bini sur l'attentat contre AMIA], qui a servi de guide à Monser Al Kasar [trafiquant d'armes et agent de la CIA, qui vit à Marbella, en Espagne, comme un certain nombre de brigands] dans sa tournée en Argentine, et que nous dénonçons comme l'auteur de la destruction de documents officiels de la présidence argentine. Nous demandons également un face à face avec Carlos Corach [ministre de l'intérieur sous Menem] et H. Anzorregui [chef de la SIDE sous Menem ; c'est lui qui a fourni les 400 000 dollars pour acheter le témoignage de Teilleldín].

Et de même que l'Argentine a fait son mea culpa devant l'OEA, nous demandons aux gouvernements israélien et Usaméricain de reconnaître, pour commencer, qu'ils entravent l'enquête sur les deux attentats.

Signatures à adresser à : petrosino@speedy.com.ar ou à drabudarabini@yahoo.com.ar

 

07/06/06 - Tribu Ka: son leader refuse la dissolution envisagée par l'Intérieur


Le leader de la Tribu Ka, groupuscule noir radical (sic) mis en
cause dans des incidents de la rue des Rosiers à Paris en mai, a jugé jeudi "nulle et non avenue" la procédure de dissolution lancée par le ministère de l'Intérieur sur le fondement de la loi de janvier 1936 sur les groupes de combat. "En aucun cas on ne tiendra compte de cette demande de dissolution", a affirmé Kemi Seba jeudi lors d'une conférence de presse au siège de ce mouvement à Paris. "Nous allons passer à la vitesse supérieure dans les actions", a-t-il ajouté sur un ton
incantatoire (sic).
Le 28 mai, une trentaine de membres de la Tribu Ka s'étaient rendu rue des Rosiers pour s'en prendre à la Ligue de défense juive ou au Betar (mouvements extrémistes juifs) [NDLR Quibla : pourquoi pas "groupuscules juifs radicaux" ?]. Kemi Seba a précisé jeudi que les enquêteurs saisis de cette affaire n'avaient pu prouver aucune violence ou propos antisémites.
Le ministère de l'Intérieur estime que ce groupuscule (resic) propage des théories racistes et antisémites. La dissolution, si elle est décidée, sera ordonnée par décret présidentiel.
Source : AP, 6 juillet 2006

 


07/07/06 - La "tribu Ka" ne tiendra pas compte de la demande de dissolution la visant

 

Le leader de la "tribu Ka", groupuscule noir ultra-radical et antisémite (sic), Kemi Seba, a indiqué jeudi lors d'une conférence de presse qu'"en aucun cas" il ne tiendrait compte de la demande de dissolution faite par le gouvernement à l'encontre de son organisation.

"En aucun cas, on ne tiendra compte de cette demande de dissolution", a déclaré Kemi Seba, entouré des membres de son groupe, lors d'une conférence de presse, organisée dans le local de la "Tribu Ka", dans le 10e arrondissement de Paris.

"Cette France qui nous juge veut dissoudre la tribu Ka, ce n'est pas Chirac ou Sarkozy qui vont décider si elle doit être dissoute", a-t-il lancé.

"La Tribu Ka sera dissoute le jour où la Françafrique sera dissoute, la tribu Ka sera dissoute le jour où les potentats, les roitelets à la tête de nos Etats (africains, ndlr), nommés à Paris, seront démis de leurs fonctions, elle sera dissoute lorsque vous ferez très attention à la manière dont vous vous comportez vis-à-vis des nôtres", a poursuivi M. Seba, appelé "fara" (leader) par ses disciples.

Pour le leader de la "tribu Ka", "Sarkozy dit: +ceux qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent+. Nous, on répond que la France, non seulement on l'aime pas mais on la quittera le jour où elle nous remboursera ce qu'elle nous doit".

Une procédure de dissolution a été lancée contre le groupement mis en cause dans des incidents à caractère antisémite (resic) le 28 mai rue des Rosiers, au coeur du quartier juif de Paris.

Si elle intervenait, la dissolution, rendue possible par la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat, serait ordonnée par un décret présidentiel, sur proposition du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur.
Source : AFP, 6 juillet 2006

 

06/07/06 - La Tribu Ka bientôt dissoute ?


Le leader du groupe extrémiste noir affirme avoir reçu une lettre du
ministre de l'Intérieur qui indiquerait avoir demandé à Jacques Chirac
sa dissolution.
Nicolas Sarkozy a fait parvenir au groupe extrémiste noir la Tribu Ka
une lettre dans laquelle il annonce avoir saisi le président de la
République d'une demande de dissolution du mouvement, a affirmé
Kémi Séba, le leader de la Tribu Ka, dans un appel téléphonique à
nouvelobs.com lundi 3 juillet.
Cette information a été confirmée par le ministère de l'Intérieur, qui
précise que le courrier en question indique que la mesure était
envisagée et l'invite à faire connaître ses arguments, dans le cadre
d'une procédure contradictoire.
Si elle intervenait, la dissolution, rendue possible par la loi du 10
janvier 1936 sur les groupes de combat, serait ordonnée par un
décret présidentiel, sur proposition du Premier ministre et du
ministre de l'Intérieur.

Un vif émoi
La demande de dissolution, pour "incitation à la haine raciale", faite
par le ministère de l'Intérieur serait liée à l'opération menée par le
Tribu Ka le 31 mai rue des Rosiers, dans le quartier du Marais, à
Paris. Des militants s'étaient rendus dans cette rue fréquentée du
quartier juif afin de réclamer que lui soient livrés des membres
d'associations radicales juives, accusés d'avoir agressé des Noirs.
Plusieurs témoins affirment que les membres de la Tribu Ka étaient
armés et proféraient des insultes antisémites, ce que démentent les
intéressés. La police, rapidement sur les lieux, avait pu contrôler les
militants sans retrouver d'armes. Cet incident avait suscité un vive
émoi, de nombreuses associations de lutte contre l'antisémitisme
demandant que des sanctions soient prises à l'encontre de la Tribu
Ka.

 

"Ministre du Crif"


Selon Kémi Séba, Nicolas Sarkozy, qu'il nomme "le ministre de Crif"
[NDLR : Conseil représentatif des institution juives], "aurait dû
attendre les conclusions de l'enquête qui va infirmer ses propos".
"Les policiers vont confirmer que nous n'étions pas armés et que
nous n'avons pas proféré d'insultes antisémites".
Depuis l'incident de la rue des Rosiers, la Tribu Ka a multiplié les
actions médiatiques, notamment en se rendant, dimanche 24 juin, à
Compiègne où un homme avait tiré le 18 juin sur plusieurs
personnes de couleur, faisant deux blessés. Une quinzaine de
militants s'étaient rendus au chevet d'une des victimes du tireur afin
de dénoncer l'inaction des pouvoirs publics, et notamment de Nicolas
Sarkozy.
Plus récemment, mercredi 28 juin, des représentants de la Tribu Ka
étaient présents au tribunal correctionnel de Paris pour soutenir une
famille dont l'enfant est décédé à la suite d'un tir accidentel, le 26
juin 2004, d'un policier qui manipulait son arme de service à son
domicile.
Le policier, poursuivi pour "homicide involontaire et blessure
involontaire", avait mortellement blessé un enfant noir dans un
appartement voisin du sien en manipulant son arme de service.
Conférence de presse
Le représentant de la Tribu Ka, Kémi Seba, avait alors qualifié le
prévenu d'assassin. Entouré d'une dizaine de sympathisants, Kémi
Séba avait comparé les cinq siècles d'oppression des Noirs au
génocide des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.
En réaction à la lettre du ministère de l'Intérieur, le leader de la Tribu
Ka a annoncé la tenue d'une conférence de presse jeudi 6 juillet
dans l'après-midi, au cours de laquelle le groupe devrait annoncer
une série d'actions.
Source : nouvelobs.com, 5 juillet 2006

 

05/07/06 - Alain Finkielkraut relaxé pour un jeu de mots sur le MRAP

 

Le philosophe Alain Finkielkraut a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris de la poursuite en diffamation intentée contre lui par le Mrap qui lui reprochait un jeu de mots sur un risque de dérive antisémite de la mouvance anti-raciste.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) reprochait à M. < Finkielkraut son intervention lors d'un colloque intitulé "antisémitisme: la gauche face à elle-même", organisé le 23 novembre 2003.

Lors de cette manifestation, il avait déclaré, évoquant l'échec de la conférence de l'ONU sur le racisme à Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001: "il s'est constitué à Durban un mouvement contre le racisme et pour l'antisémitisme des peuples. Et ce Mrap-là est toujours plus puissant".

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a estimé que le philosophe avait "nécessairement créé une parenté, au moins autour de cet acronyme commun (Mrap, ndlr)", destiné à sous-entendre une dérive de l'organisation française.

Pour autant, "il demeure que le propos poursuivi, aussi allusif soit-il à l'égard de la partie civile, n'énonce ni n'insinue à son encontre aucun fait précis qui serait susceptible d'un débat sur la preuve, sans lequel le délit de diffamation ne saurait être constitué", énonce le jugement du tribunal pour relaxer le philosophe.

Le Mrap a fait appel de cette décision, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Pierre Mairat. Source : AFP, 4 juillet 2006

 

 

05/07/06 - Voici de quelle manière le tribalisme juif a pu devenir politiquement correct

 

par Jonathan Cook, The Electronic Intifada, 30 juin 2006.

Original : http://electronicintifada.net/v2/article4881.shtml

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

 

Au cours d'une récente passe d'armes avec des membres de la communauté juive américaine organisée, le romancier israélien lauréat de plusieurs prix littéraires A. B. Yeoshua a prétendu que l'identité juive laïque n'aurait aucun sens en-dehors d'Israël. Mettant mal à l'aise son public de Washington, il a avancé que la judaïté n'était pas pertinente, dans la diaspora : si la Chine devait devenir un jour la plus puissante superpuissance mondiale, a-t-il prévenu, les juifs y émigreraient afin de s' y assimiler, de préférence aux Etats-Unis.

« Mais, en ce qui me concerne, il n'y a pas d'alternative. Je ne peux pas, moi, conserver mon identité en-dehors d'Israël. Ce qu'il y a d'israélien, chez moi, c'est ma peau - ce n'est pas mes chemises », a-t-il dit aux dirigeants du Comité Juif Américain. Certains délégués ont qualifié ses remarques d' « impertinentes », de « folledingues », de « mauvais goût » ou encore d' « impolies ».

Cependant, cette brève algarade faisait bien plus sens encore que l'un et l' autre camp n'étaient vraisemblablement enclins à l'admettre.

Bien qu'étant enracinée dans une interprétation de l'identité juive qui n'a cours que depuis moins d'un siècle, la conviction de Yehoshua est aujourd' hui la conviction dominante : c'est la vision d'une identité juive qui est sous-jacente au sionisme, et c'est la seule qui soit en mesure d'expliquer l 'existence d'un nationalisme juif. C'est celle qui est partagée par pratiquement tous les Israéliens, et admise tacitement par une majorité de juifs de la diaspora, même s'ils se rengorgent devant les conclusions abruptes de Yehoshua.

Le malaise que les juifs de la diaspora manifestent devant cette conception typiquement israélienne de l'identité juive découle pour partie du fait que Yehoshua dévoile allègrement le deux poids - deux mesures inhérent au sionisme : les sionistes revendiquent le droit, pour les juifs, à réinventer leur identité à l'ère de l'Etat nation, tout en déniant le même droit à leurs voisins palestiniens. Les sionistes, à l'instar de Yehoshua, voudraient conserver entier leur gâteau, tout en y mordant à belles dents !

Jusqu'à l'avènement du sionisme, au début du vingtième siècle, les juifs pour qui leur judaïté avait quelque importance pensaient soit que leur identité était de nature strictement religieuse, soit, s'ils étaient laïcs, qu'elle était un indicateur signifiant de leur appartenance ethnique. Autrement dit : les juifs qui voulaient s'identifier en tant que tels étaient soit des juifs pratiquant une religion appelée judaïsme, soit des juifs dans le sens qu'ils étaient convaincus d'appartenir à un groupe ethnique déterminé.

Mais voilà que le sionisme est venu ajouter une troisième catégorie d' identité juive aux deux précédentes. Un juif n'avait désormais plus le droit d'envisager le choix simplement en termes de soit - soit. A savoir : juif, en tant que croyant en un Dieu juif, ou jui, en tant que membre d'un groupe ayant en commun un même héritage biologique.

En lieu et place, un juif pouvait désormais s'identifier en tant que membre d'une « nation », dont ses droits découlaient sans pouvoir pour autant être entièrement satisfaits ni au niveau purement biologique, ni au niveau purement métaphysique. Pour les sionistes (ou tout au moins, pour la quasi-totalité de ceux qui s'affirment tels de nos jours), la judéité, en tant qu'identité nationale, devait aussi trouver sa réalisation au niveau territorial : au minimum, les juifs avaient besoin d'un Etat où leur souveraineté serait susceptible de s'exercer.

Bien entendu, aujourd'hui, tous les sionistes ne pensent pas qu'ils doivent vivre personnellement dans un Etat tel que celui-là pour que la nation juive puisse exister. Un grand nombre d'entre eux, se contentant de soutenir l' Etat juif de loin, choisissent de vivre en Europe et en Amérique.

A leurs yeux, la nation juive peut exister indépendamment de l'Etat juif. Mais, pour la plupart d'entre eux, il ne s'agirait que d'une nation théorique - d'un peuple - s'il n'existait un foyer national concret où les droits nationaux juifs soient incarnés, où les intérêts juifs puissent être affirmés sur la scène mondiale et où les juifs puissent éventuellement se réfugier, en cas de pétard.

Telle est, pour l'essentiel, l'opinion développée par Yehoshua.

Dès le début, la nouvelle variante de l'identité juive a toujours été un hybride quelque peu étrange. Les sionistes pensaient nécessaire qu'un Etat juif existât pour que les juifs fussent en mesure de s'identifier eux-mêmes en tant que nation. Mais, en même temps, les seuls critères à l'aune desquels juger de l'appartenance à cet Etat étaient de nature religieuse ou ethnique, voire les deux à la fois. En fusionnant les identités religieuse et ethnique, la nation juive excéda la somme de ses deux composantes.

Ainsi, afin de revendiquer son caractère de citoyen de l'Etat juif - afin, donc, de devenir israélien - un juif doit prouver soit qu'il est un juif pratiquant, soit qu'il a hérité de gènes juifs. Telle est la base légale - la Loi du Retour adoptée en 1950 - qui permet de déterminer qui est éligible, ou non, à la citoyenneté israélienne.

Personne ne saurait dénier aux juifs leur droit à réinventer leur identité et à s'y complaire, pour peu que la réalisation d'une telle identité revisitée soit légale et morale. L'identité, par nature, est quelque chose de fluide. Pour chacun d'entre nous, elle change, au fil du temps, sur les plans personnel, politique, social et culturel. Mais en même temps, dans l' intérêt de la cohérence et de la justice, les juifs ne devraient pas dénier à d'autres les droits qu'ils revendiquent pour eux-mêmes.

Ainsi, dans la pratique, quelle fut l'attitude des sionistes - ces partisans d'un Etat juif destiné à une nation juive - vis-à-vis d'autres groupes ethniques et religieux, distincts, qui réclament eux aussi un Etat pour eux ? Plus important encore : quelle a été l'attitude des sionistes vis-à-vis des revendications nationales des habitants autochtones de la Palestine, dont la plupart en ont été chassés - soit par la terreur, soit par la force armée - durant la guerre de 1948, qui aboutit à la création de l'Etat juif ?

Aujourd'hui, ces réfugiés et leurs descendants - ainsi que ceux qui sont restés sur leurs terres et qui sont actuellement soumis à la loi israélienne, tant à l'intérieur d'Israël que dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza - sont plus de huit millions. L'immense majorité d' entre eux s'identifient en tant que Palestiniens, c'est-à-dire en tant que membres d'une nation dont le foyer national était jadis connu sous le nom de Palestine.

Tout au long de l'histoire d'Israël, les sionistes ont tenu à assigner une double identité ethnique et religieuse aux Palestiniens ; mais surtout pas ( !) une identité nationale.

C'est la raison pour laquelle les Israéliens font couramment référence aux Palestiniens en parlant d' « Arabes », et non en tant que membres d'une nation. Une des rebuffades les plus courantes des Israéliens voulant envoyer paître des Palestiniens affirmant leurs droits nationaux, c'est : « Mais pourquoi auriez-vous besoin d'un énième pays ? Vous avez déjà vingt-deux pays arabes ; choisissez-en un, et allez y vivre ! »

C'est tout particulièrement le cas en ce qui concerne la minorité des un million de citoyens palestiniens d'Israël. Ils ne sont pas autorisés à s' identifier en tant que Palestiniens, contrairement aux Italo-Américains qui, eux, sont autorisés - et même, de fait, encouragés - à s'identifier en tant que membres d'une communauté italienne vivant aux Etats-Unis. Non. Loin de là, ils sont des « Arabes israéliens », qu'ils le veuillent, ou non [et l' immense majorité ne le veut pas ! ndt].

Pour les juifs israéliens, un Palestinien citoyen d'Israël qui exige que son identité palestinienne soit reconnue soulève automatiquement des suspicions quant à sa loyauté, le présupposé étant qu'il ne peut être à la fois Palestinien et fidèle à Israël. Bien sûr, aucun juif n'accepterait qu'on le soupçonne de loyauté duplice, en ce qui le concerne personnellement. Un juif américain, fût-il sioniste, dénoncerait comme antisémite toute suggestion qu 'il ne serait pas toujours un citoyen américain loyal.

Par ailleurs, les sionistes ne sont que trop heureux de concéder aux Palestiniens leur(s) identité(s) religieuse(s). Là encore, c'est absolument évident en Israël même, où les autorités préfèrent traiter les Palestiniens non pas en tant que minorité nationale, ni même en tant que groupe ethnique unifié, mais en tant qu'une série de communautés sans liens entre elles : des communautés religieuses, comme les musulmans et les chrétiens, aussi bien que ce qu'Israël considère représenter des groupes ethno-religieux séparés, comme les Druzes et les bédouins.

Ce contre-pied israélien de l'affirmation par les Palestiniens d'une identité nationale relève d'une stratégie coloniale bien pratique, et qui a fait ses preuves : il s'agit tout simplement du « diviser pour régner ».

Dans les territoires occupés, aussi, Israël a ouvré à accentuer l'identité religieuse des Palestiniens - et en particulier celle de l'importante majorité musulmane. Il a encouragé et financé le réseau d'organisations islamistes qui allaient se cristalliser plus tard dans le parti Hamâs, afin de saper l'allégeance au nationalisme séculier du mouvement Fath de Yasser Arafat. Pour des raisons évidentes, Israël préfère depuis longtemps être aux prises avec une résistance luttant pour la ré-instauration du Califat, plutôt qu'avoir affaire à la résistance que lui opposerait un mouvement de libération nationale.

Ainsi, tout en exigeant que les profondes différences propres au peuple juif - tels les clivages ethniques séparant les ashkénazes, les mizrahim, les juifs éthiopiens et les juifs russes, et les clivages religieux entre les courants orthodoxes, haredim, conservateurs et réformateurs, sans oublier les laïcs - soient ignorées, les sionistes tiennent à ce que les clivages palestiniens soient non seulement exagérés, mais aussi utilisés afin d'obérer tout droit palestinien à la nationalité et à une patrie.

Pourquoi les sionistes sont-il tellement déterminés à refuser aux Palestiniens un droit qu'ils revendiquent pour eux-mêmes ?

Parce que le foyer national territorial que revendiquent les Palestiniens n' est sous domination israélienne que depuis quelques décennies seulement. Les Palestiniens, à l'instar de nombre de groupes nationaux de l'ère coloniale, peuvent ne pas avoir connu de souveraineté dans leur propre patrie soumise à occupation comme elle l'est depuis des siècles (dans le cas des Palestiniens, il s'agit d'une occupation successivement : ottomane, britannique, jordanienne, égyptienne et enfin israélienne). Mais leur patrie, fût-elle occupée, n'en est pas moins leur patrie. Après tout, ils n' auraient pas pu vivre sous occupation, s'ils n'avaient vécu là depuis des générations et des générations !

Par contraste, la revendication juive d'une patrie nationale en Palestine (plutôt que n'importe où ailleurs) ne saurait être excipée d'aucune revendication nationale, ni ethnique. Jusqu'au début de la dépossession des Palestiniens, voici un siècle, le nombre des juifs vivant en Palestine était resté minuscule durant près de deux mille ans. Leurs effectifs étaient plus importants - de très loin - partout ailleurs : en Amérique, en Europe et dans le reste du Moyen-Orient.

Mais, en lieu et place, les sionistes recherchent une légitimité à leur revendication sur la Palestine à partir d'une affirmation religieuse : les juifs se seraient vu promettre cette terre par rien moins que Dieu ! Cette assomption le plus souvent tacite, chez les sionistes, a deux conséquences, aussi problématiques l'une que l'autre :

- cela porte au degré de l'irrationalité dogmatique cette croyance selon laquelle les Israéliens ne doivent à aucun prix faire la moindre concession tant sur leur souveraineté que sur le territoire qu'ils possèdent hic et nunc. Ceci signifie qu'il ne saurait y avoir aucune discussion au sujet d'un quelconque droit au retour pour les Palestiniens dépossédés, ni d'un quelconque partage du pouvoir, ni d'un quelconque Etat binational, ni d'une quelconque démocratisation d'Israël (en transformant Israël, d'Etat juif qu' il est actuellement en un Etat pour tous ses citoyens) ;

- par ailleurs, cela continue à faire obstruction à l'émergence d'un Etat palestinien séparé, et en tous les cas d'un Etat palestinien séparé viable. Pourquoi ? Parce que, d'après la Bible, ce ne sont ni Tel Aviv, ni Haïfa, que Dieu a promis [aux juifs], mais bien les villes cisjordaniennes de Naplouse, Hébron, Bethléem et Jérusalem - autant de parties de la Terre sainte qui, en vertu du droit international, continuent à appartenir aux Palestiniens.

Aussi les colons, bien qu'ils en soient venus au point d'incarner l' aspiration agressive à des endroits sacrés pour le peuple juif, ne font-ils que refléter les assomptions irrationnelles inhérentes au remodelage de l' identité juive opéré par le sionisme - un remodelage dans le genre de celui exprimé par des intellectuels laïcs, comme un certain Yehoshua.

Et c'est dans ce contexte que le débat international autour du conflit israélo-palestinien met en application un deux poids - deux mesures effarant. Tout en voyant dans le conflit un contentieux entre deux nationalismes rivaux combattant pour le même territoire, l'Occident exige comme préalable des Palestiniens (un non-peuple dispersé) qu'ils reconnaissent Israël (un Etat nation), à tel point que la communauté internationale en est arrivée aujourd'hui à affamer les Palestiniens et leurs dirigeants du parti Hamâs au moyen de sanctions, jusqu'à ce qu'ils se soumettent et obtempèrent.

Mais en réalité, si le conflit perdure, c'est parce qu'Israël et ses partisans sionistes refusent de reconnaître les Palestiniens, et parce qu' ils continuent à faire preuve de mauvaise foi dans les négociations de paix. Le plan de convergence du Premier ministre israélien Ehud Olmert, à l'instar du processus d'Oslo, avant lui, est une méthode destinée à déguiser une séparation territoriale illusoire qui permettrait de garantir la perpétuation de la reconnaissance d'on ne sait trop bien quelle « identité nationale juive » en Israël, tout en déniant une identité nationale palestinienne tout à fait fondée en Palestine.

Olmert veut préserver et renforcer l'Etat juif, y compris en élargissant ses frontières, au détriment mortel des objectifs nationaux des Palestiniens. Les Palestiniens seront mis en cage dans une série de ghettos qui pourraient, pourquoi pas, être baptisés « Etat palestinien », mais dans lesquels ils ne seront pas en mesure d'exercer une quelconque souveraineté nationale.

Yehoshua a peut-être raison quand il dit que son identité nationale juive ne saurait survivre qu'en Israël, où l'intégration régionale et le compromis ne semblent pas, en effet - comme