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Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés
Les Protocoles des Fous de Sion
 

27/05/06 - Comment va la tribu ? En Chine, ça pète le feu par Amiram Barkat, Haaretz, 21 mai 2006.

 

Original : http://www.haaretz.com/hasen/spages/717655.html

 

Traduit - librement - par Marcel Charbonnier

 

Au cours d'une intervention controversée, au cours du récent congrès marquant le centenaire du Comité Juif Américain, l'écrivain A.B. Yehoshua a prédit que les juifs de la diaspora ne manqueraient pas de se précipiter en nombre en Chine, s'il se confirmait que ce pays est effectivement en passe de devenir une puissance mondiale. Le Dr. Avrum Ehrlich, professeur au Centre pour les Etudes judaïques et inter-religieuses de l'université de Shandong [Chine], dit que ce processus est d'ores et déjà actif.

« La communauté juive à Hong Kong est florissante », explique-t-il, « il y a au minimum 3 000 juifs aujourd'hui, qui vivent de manière permanente, rien qu'à Pékin ! »

Au cours des deux siècles écoulés, il y a eu une présence juive continue en Chine. Cela a commencé avec des commerçants séfarades, venus avec les Anglais. Cela a continué avec des juifs russes qui se sont installés à Harbin (avec, parmi eux, le pépé d'Ehud Olmert). Durant la Seconde guerre mondiale, beaucoup de réfugiés allemands [lire : juifs allemands] se sont tout d'abord réfugiés à Shanghai - un des très rares endroits ouverts aux juifs, à l'époque.

L'histoire contemporaine de la Chine est ponctuée de personnalités juives, tel Morris Cohen [« Deux Flingots »], un aventurier né en Pologne, qui a servi d'agent de liaison entre le gouvernement taiwanais et les dirigeants de la Chine communiste. Parmi ces personnages célèbres, Israël Epstein, un intellectuel marxiste né à Varsovie, et disparu l'an dernier, après avoir été honoré par tous les présidents chinois, de Mao à l'actuel - Hu Jintao.

Ehrlich dit regretter qu'aujourd'hui, les relations entre Israël et la Chine soient limitées aux sphères économique et militaire, sans réel dialogue culturel. Parmi les nombreux hommes d'affaires israéliens et juifs qu'il a rencontrés récemment en Chine, explique-t-il, il y a des contrôleurs ultra-orthodoxes de la kashrut. « A croire que toute l'industrie de la kashrut, la production de produits chimiques et de matières premières se sont délocalisées en Chine !. », plaisante-t-il.

Ehrlich doit lui-même sa position sociale actuelle au boom économique que connaît le pays le plus populeux de la planète. En 2004, cet Israélien d' origine australienne âgé de 38 ans s'était rendu en Chine pour y rendre visite à son frère, qui dirige une usine (dont leur famille est propriétaire), près de Shanghai. C'est alors qu'il a entendu parler d'un centre universitaire d'études juives, dans la province de Shandong, relativement proche. Ehrlich est entré en contact avec les enseignants et il a proposé une conférence sur le messianisme.

Très fier, il explique : « On m'a proposé une chaire de titulaire à plein temps immédiatement après ma conf'. » Son déménagement en Chine n'a pas représenté pour lui quelque chose d'extraordinaire, ce qui se comprend quand on connaît son existence plutôt chaotique : il a immigré en Israël à l'âge de seize ans, il a étudié dans quatre yeshivot différentes et il a été ordonné rabbin à la yeshiva Tomchei Tmimim située à Kfar Chabad [sans doute sur les ruines de quelque village palestinien. ndt]. Après quoi il décida de changer de vie : il étudia à l'Institut Shalom Hartman, connu pour son pluralisme, ainsi qu'à l'université Bar-Ilan. Il a terminé son doctorat, consacré aux dirigeants hassidiques, à l'université de Sidney.

« J'ai constaté qu'en Israël, on ne peut pas faire grand-chose qui laisse une trace », explique-t-il. « C'est la raison pour laquelle j'ai cherché un endroit où mon action pourrait faire une différence. »

Le centre universitaire de Shandong [où il enseigne] a été créé il y a une dizaine d'années par un universitaire du coin. D'après Ehrlich, ce centre a reçu en 2004 mandat du gouvernement chinois de mettre sur pied un curriculum d'études juives en Chine. « Cela signifiait amener des chercheurs du monde entier, traduire en chinois tous les classiques juifs et organiser des séminaires et d'autres activités », explique-t-il.

Ehrlich a établi une liste de 25 classiques juifs fondamentaux à traduire, dont la Mishna, le Kuzari et le Zohar, ainsi que les écrits de notabilités comme Maïmonides, Herman Cohen, le rabbin Cook, Ahad Ha'am et le rabbin Mordechai Kaplan. Quand on l'interroge sur la qualité du travail de traduction accompli par des étudiants locaux, il sourit :

« Je dirais que mon boulot a consisté à limiter les dégâts », dit-il ironiquement. « On leur a demandé de traduire, alors : ils traduisent. Même s'ils devront passer les vingt prochaines années à corriger ces traductions. »

Ce sont au moins huit des 300 universités de la Chine qui proposent aujourd' hui des cours en études juives. Ehrlich estime qu'environ une centaine d' étudiants, dans tout le pays, s'inscrivent en hébreu chaque année, à comparer à cinq étudiants seulement, dans les années 1990. Il dit que le Chinois [sic ! « the Chinese ». Ce langage colonialiste n'est pas le mien, ndt] considère qu'étudier les juifs est quelque chose d'absolument fondamental pour comprendre les soubassements de la pensée occidentale.

« Ils voient dans les juifs les démiurges de la pensée et de l'idéologie occidentales », dit-il. Mais la principale motivation de cet intérêt pour les juifs n'est ni culturel, ni intellectuel, explique-t-il. Et, cela, il l' a remarqué dès son premier voyage en Chine, et même dès son arrivée - en regardant les livres exposés dans le kiosque de l'aéroport :

« J'ai vu plusieurs bouquins avec des titres flashy du style : « Comment devenir un millionnaire juif. »

Par la suite, j'ai compris que lorsque la plupart des Chinois parlent de la « confiance juive », ils désignent par là ce qu'ils considèrent comme la capacité phénoménale des juifs à faire du fric. Je n'y vois rien de négatif, car j'espère que cela est susceptible de leur permettre d'accéder à d'autres domaines [du génie juif] également. »

 

 

25/05/06 - Un humour très, très, très noir


Un étudiant, qui a utilisé des images du camp d'extermination nazi d'Auschwitz dans une vidéo circulant sur l'internet pour annoncer une "rave party" inexistante, a été condamné mercredi à 40 heures de travaux d'intérêt général par la justice néerlandaise, a annoncé l'agence de presse ANA. L'étudiant, Dickie Thijssen, 23 ans, était accusé de discrimination et risquait jusqu'à un an de prison et 4.500 euros d'amende. Il a reconnu à l'audience qu'il s'agissait "d'un humour très, très très noir" et a admis qu'il était allé trop loin. Le juge a estimé mercredi que ce clip vidéo était "insultant et offensant". Il faisait la promotion d'un festival de musique techno intitulé "Housewitz" en référence au style de musique "House" et au camp d'Auschwitz-Birkenau, et le slogan du festival, "Tanzen macht frei" (La danse libère), s'inspirait du credo nazi "Arbeit macht frei" (le travail libère) qui ornait la porte d'entrée principale du camp d'Auschwitz, situé en Pologne alors occupée par les nazis. Dans la vidéo figuraient des images du camp de la mort, notamment des chambres à gaz, où 1,1 million de Juifs originaires de toute l'Europe ont été assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film annonçait que le festival devait avoir lieu aux Pays-Bas le 4 mai, jour de commémoration nationale des victimes de guerre mais aucun événement de ce type n'était réellement organisé. Il avait suscité l'indignation du ministère néerlandais de la Justice, du musée d'Auschwitz et du ministère polonais des Affaires étrangères.
Source : AFP, 24 mai 2006

 

 

25/05/06 - La Cour dAppel confirme la condamnation de « La Paix Maintenant » pour diffamation de CAPJPO-EuroPalestine


par CAPJPO-EuroPalestine, 11 mai 2006
La 11ème Chambre de la Cour dAppel du tribunal de Paris a confirmé jeudi la condamnation du responsable de « La Paix Maintenant - Les Amis de Shalom Archav » pour diffamation de CAPJPO, quil avait accusée davoir commis une agression antisémite, en mars 2003 à Paris.


Une accusation inventée de toutes pièces, pour tenter de jeter le discrédit sur une association qui réclame la fin de limpunité dont bénéficient les crimes du gouvernement israélien à lencontre du peuple palestinien.


David Chemla, auteur de larticle diffamatoire publié sur son site lapaixmaintenant.org, avait déjà été condamné en première instance, par le tribunal correctionnel de Paris, en juin 2005, conjointement avec les responsables du site proche-orient.info, auteurs dun article également diffamatoire.


Proche-orient.info avait accepté le jugement, et acquitté les sommes quil était condamné à payer, « La Paix Maintenant » choisissant de faire appel, sans avoir, et pour cause, « darguments » supplémentaires à avancer pour tenter de justifier lopération de dénigrement de CAPJPO (aujourdhui, CAPJPO-EuroPalestine).


David Chemla est donc condamné à 1.500 euros damende, 1.500 euros de dommages et intérêts, et 2.500 euros de paiement des frais de procédure que nous avons encourus. Il devra en outre publier sur son site un communiqué rendant compte du jugement le condamnant. Nous donnerons éventuellement des informations supplémentaires sur cette affaire lorsque larrêt de la Cour dAppel, dans sa forme écrite, sera disponible dici quelques jours.


Laffaire remonte aux lendemains dune manifestation anti-guerre, le 22 mars 2003 à Paris, en marge de laquelle deux adhérents et/ou sympathisants du mouvement de jeunesse sioniste Hashomer Hatzaïr avaient été blessés. Ni à lépoque, ni au cours des trois années qui viennent de sécouler, les autorités policières nont rendu public le résultat éventuel de leurs investigations sur le déroulement des faits eux-mêmes.


Mais pour les prévenus, un coupable était immédiatement trouvé : la CAPJPO, alors même que notre association navait été impliquée, ni de près, ni de loin, dans le moindre affrontement. Les mass-médias accordèrent une large place à cette "affaire de lHashomer Hatzaïr". Tout en faisant preuve de plus de prudence que proche-orient.info ou lapaixmaintenant.org, plusieurs grands journaux (Libération, Le Monde notamment) avaient néanmoins colporté ces rumeurs sur la CAPJPO. Saffranchissant des règles élémentaires dun journalisme digne de ce nom, qui auraient voulu quils procèdent à un minimum denquête indépendante sur les événements, ils avaient en outre refusé de nous donner la parole, nous empêchant ainsi de nous défendre publiquement daccusations aussi infamantes (exception faite de rares publications, dont le journal LHumanité et lagence de vidéo Digipresse, qui avaient travaillé sérieusement sur le sujet). Cest pourquoi nous avions porté plainte dès le mois de mai 2003.


Nous ne pouvons que nous réjouir du jugement prononcé jeudi par la Cour dAppel. Mais parce que nous navons pas dillusions sur une presse plus prompte à véhiculer de fausses informations quà rétablir la vérité quand celle-ci finit par percer, nous demandons à chacun dentre vous, amis lecteurs, de nous aider à la diffusion de ce communiqué, notamment par emails, ou sur tous les sites internet ou radios auxquels vous pouvez contribuer. Merci davance.


Source : http://www.europalestine.com

 


25/05/06 - Finkielkraut poursuivi pour avoir traité d'antisémite le cinéaste israélien Eyal Sivan


Le philosophe français Alain Finkielkraut était poursuivi, mardi, devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir déclaré à la radio que le réalisateur israélien Eyal Sivan était l'un des acteurs de "l'antisémitisme juif" actuel.

Ce procès devant la 17e chambre du tribunal, présidée par Nicolas Bonnal, a été l'occasion d'un débat sur l'histoire des relations israélo-palestiniennes, le film de M. Sivan oeuvrant, selon ses supporteurs, à construire un dialogue entre les deux peuples, alors que M. Finkielkraut y voit un appel à la violence contre Israël.

Dans un entretien diffusé le 30 juin 2003 sur la radio de la communauté juive (RCJ), à la suite de la sortie du film intitulé "Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël", le philosophe avait affirmé que le réalisateur était "l'un des acteurs de cette réalité particulièrement pénible, particulièrement effrayante, l'antisémitisme juif qui sévit aujourd'hui".

Le philosophe reproche notamment au réalisateur d'avoir effectué dans son film un rapprochement entre le traitement infligé par Israël aux Palestiniens et la Shoah.

"Mais attention, déclarait à la radio l'écrivain, ceux qui nous cousent (...) sur la poitrine une croix gammée ont envie de revendiquer pour eux-mêmes l'étoile jaune".

M. Finkielkraut a expliqué avoir voulu réagir au "caractère violemment unilatéral du film" qui présente l'histoire des relations israélo-palestiniennes comme "l'agression d'un peuple rendu dingue par la Shoah contre un peuple profondément pacifique".

Le prévenu a reçu le soutien du réalisateur du film "Shoah", Claude Lanzmann, qui a qualifié à la barre le film de "négationniste".

"Je ne vois pas pourquoi cet homme s'indigne d'être traité d'antisémite, il l'est", a-t-il affirmé, évoquant "un film piège où la caméra se fait elle-même instrument du mensonge".

"On veut montrer que les Israéliens sont les nazis d'aujourd'hui", a-t-il ajouté.

M. Sivan a de son côté qualifié M. Finkielkraut de "pompier pyromane", cherchant "à l'assassiner politiquement et intellectuellement" par ce qualificatif de "juif antisémite".

Le philosophe "fait partie de ces gens prêts à se battre jusqu'au dernier citoyen israélien, y compris moi-même, pour préserver l'idée de l'Etat d'Israël, ce n'est pas ma position", a ajouté M. Sivan.

Plusieurs intellectuels israéliens sont venus témoigner en sa faveur, notamment Haim Bresheeth, professeur de sciences sociales, dont la famille a été exterminée dans les camps de concentration, qui a estimé que "le plus grand crime de ce film était d'appeler au dialogue entre les deux peuples".

"Ce film est une immense contribution à la construction d'une contre-mémoire israélienne, à la reconnaissance de la souffrance du peuple palestinien, à la construction d'un public en Israël susceptible d'engager un dialogue sur la base de la reconnaissance de cette souffrance", a considéré de son côté un autre professeur, cité par la défense de M. Sivan.

Le procès se poursuivait mardi en début de soirée. Source : AFP, 23 mai 2006

 


25/05/06 - Il n'y a pas de sionisme sans judaïsme


par Natan Sharansky, Haaretz, 12 mai 2006. Original :
http://www.haaretz.com/hasen/spages/715087.html
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

[Né Anatoly Shcharansky en 1948 à Donetsk en Ukraine d'une famille juive, lauteur fut un des plus célèbres dissidents soviétiques. Condamné en juillet 1978 à 13 années de travaux forcés, pour trahison et espionnage en faveur des USA. Après 16 mois d'incarcération dans la prison Lefortovo il est envoyé en Sibérie dans un goulag nommé Perm 35 où il travaille 9 ans. En 1986, il est échangé contre un espion soviétique et émigre en Israël. Il change alors son prénom en Natan.
En 1988 Sharansky a été élu président du Zionist Forum, une organisation d'ancien activistes sionistes soviétiques. Sharansky travaillait également pour The Jerusalem Report.
En 1989 le Président US Ronald Reagan le récompense en le décorant de la médaille de la paix.
Sharansky a fondé en 1995 le parti politique Yisrael Ba'aliyah ("Israël pour l'aliyah") promouvant l'intégration des juifs soviétiques dans la société israélienne. En 1996 ils remportèrent 7 sièges à la Knesset.
Il a été également :
* Ministre de l'Industrie et du Commerce de 1996 à 1999.
* Ministre de l'Intérieur de juillet 1999, il démissionna en juillet 2000.
* chef de cabinet du Premier ministre israélien et Ministre de la maison et de la construction .
* membre du cabinet du gouvernement israélien de 2003 à 2005
Il a démissionné du gouvernement Sharon le 2 mai 2005 pour protester contre l'expulsion des colons israéliens conformément au plan de désengagement des territoires occupés.
Il a été listé par le magazine Time dans la liste des 100 personnes les plus influentes en 2005.]


Les remarques formulées par A.B. Yehoshua lors du récent congrès du Comité Juif Américain a soulevé comme prévu une tempête sur les deux rives de l' Océan atlantique. En Israël, on a protesté : dire que les Israéliens seraient indifférents au sort des juifs de la diaspora est erroné. Aux Etats-Unis, on a dit que sans l'aide continue et le soutien indéfectible apporté à Israël, ce pays n'aurait pas survécu. Des deux côté, encore une fois et comme toujours, telles furent les habituelles réactions paternalistes. Nous savons ce qui est bon pour vous, d'ailleurs nous vous aidons. Sans nous, vous ne survivriez pas.

Mais les observations de Yehoshua, au sujet des relations entre Israël et la diaspora, aussi irritantes soient-elles, me dérangent bien moins que la manière dont il présenté sa propre identité : « Je suis Israélien », a-t-il dit. « La religion juive ne joue aucun rôle dans ma vie ; ce sont le territoire et la langue qui construisent mon identité ».

Une telle définition de l'identité équivaut à la répudiation du peuple juif, de l'héritage juif, de trois mille ans de culture, de créativité, de prières, de rituels, de traditions et de tout ce qui est subsumé par le terme « judaïsme », et elle montre une préférence pour la « nation » israélienne, qui « a surgi de la mer », voici un siècle. Pour Yehoshua - et beaucoup, beaucoup de gens en Israël - la seule chose qui importe, la seule chose qui soit existentielle et pertinente du point de vue juif, c'est ce qui se passe ici, en Israël ; tout ce qui se passe en-dehors d'Israël est considéré obsolète, condamné à disparaître. En affirmant cela, Yehoshua sape et affaiblit la justification de l'Etat d'Israël [sic].

Le débat interne, entre nous, ici [en Israël], sur la question des frontières du pays, et la discussion sur la manière appropriée de réaliser la paix dans notre région, dérivent entièrement de l'assomption que l'Etat d 'Israël a un droit à exister - moralement, légalement et historiquement. Cette assomption est confrontée à une remise en question constante. Les gens du Hamas tentent de la saper, comme le font bien d'autres dirigeants dans le monde palestinien et arabe. Et beaucoup d'intellectuels, dans le monde occidental, qui ont fait leur la narration arabe, qui voit en nous un reste anachronique d'un colonialisme suranné, s'efforcent eux aussi de miner cette assomption. Se dressant face à ces forces débilitantes, il y a la certitude, dont beaucoup de gens, dans le monde, que le peuple juif a droit à un Etat national, dans sa patrie historique. Nous pouvons remporter la bataille entre ces deux approches, à condition que nous mêmes, nous qui vivons à Sion, croyions et ressentions cela.

Les disciples ultra-orthodoxes du Gaon de Vilnius, qui immigra en Terre d' Israël au dix-huitième siècle, les sionistes socialistes, à la fin du dix-neuvième siècle, et les juifs assimilés de l'Union soviétique qui luttèrent pour conquérir leur droit à immigrer, à la fin du vingtième siècle, n'ont rien en commun entre eux, en ce qui concerne la manière dont ils perçoivent la tradition juive. Toutefois, tous se sont vus comme des partenaires dans la réalisation du même rêve ancestral, l'antique prière juive invoquant le retour en Terre d'Israël. Tous se sont vus comme appartenant à un peuple spécial, et se sont sentis concernés par le processus historique du retour à Sion. Cette persuasion fut la source de leur force et la seule garantie de leur succès.

Il ne saurait y avoir de sionisme sans judaïsme et il n'y en a d'ailleurs jamais eu. De même que le peuple israélien n'a jamais eu un droit à la Terre d'Israël. Ce droit est le droit exclusif du peuple juif. C'est le peuple juif qui a reçu la Déclaration Balfour [ ! ndt] et c'est lui qui s'est vu garantir par les Nations Unies le droit légal d'établir un Etat. C'est le peuple juif qui est retourné dans son ancienne patrie, pour laquelle il avait prié et à laquelle il avait aspiré durant deux millénaires. Car si nous parlons de « peuple » israélien - comment le droit d'un « peuple » qui n'existe que depuis environ un siècle pourrait-il donc être supérieur, ou équivalent, à celui des Palestiniens, qui ont vécu sur leur territoire depuis environ trois siècles [sic ! ndt] ? Qu'est-ce qui le distinguerait, en réalité, des autres projets coloniaux qui ont disparu de la surface de la planète ?

La contestation de notre droit à cette terre et la guerre entre notre narration et la leur n'est pas une dispute purement philosophique. Tout du moins, pas aux yeux des dirigeants palestiniens. Quand les dirigeants du Hamas, à l'instar e Yasser Arafat, dans le temps, étaient ou sont en train de se préparer à reconsidérer l'existence de facto d'Israël, mais non de jure, ils ne jouent pas sur les mots. C'est la raison pour laquelle Arafat n 'a cessé de répéter ses allégations prétendument historiques à propos de l' absence de lien historique entre le Mont du Temple et le peuple juif. Pour lui, il était clair que le lien historique qui est ancré et fondé dans la tradition juive est la base de l'existence de l'Etat d'Israël, et que sans ce lien, l'Etat disparaîtrait, tout juste comme il avait « surgi de la mer ».

D'après Yehoshua, la différence entre l'identité israélienne et l'identité juive, c'est exactement celle qui existe entre le fait d'exister et le droit à exister. La différence est entre un groupe de gens qui vivent sur un territoire et parlent l'hébreu, et les descendants d'un peuple, dispersés dans le monde entier, et qui sont revenus dans leur patrie historique.

Au cas - ce qu'à Dieu ne plaise - où nous nous couperions de la chaîne qui nous relie au peuple juif, si nous nous coupions de trois mille ans d' histoire juive, si nous nous coupions de la réalisation de deux mille ans d' espoir juif - d'être l'an prochain à Jérusalem - alors nous perdrions notre droit à l'existence. Et en perdant ce droit, nous serions perdus.

Sans doute les juifs de la diaspora ont-ils été insultés par les remarques abruptes de Yehoshua, mais nous, les juifs de la Terre d'Israël, nous devons continuer à nous dresser contre ces observations, car il en va de notre existence même.

 

 

25/05/06 - Avec le lobby israélien, ça n'est pas une question de « soit - soit »


par Norman Finkelstein, CounterPunch, 1er mai 2006. Original : http://www.counterpunch.org/finkelstein05012006.html Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

Dans le débat actuel, très tranché, sur le rôle du lobby israélien dans la formulation et l'exécution de la politique états-unienne au Moyen-Orient, le cadre « soit - soit » - qui donnerait la primauté soit au lobby israélien, soit aux intérêts stratégiques états-uniens - n'est pas très pertinent, à mon humble avis.

Mis à part le conflit israélo-palestinien, la politique fondamentale des Etats-Unis au Moyen-Orient n'a pas été significativement affectée par le Lobby. Pour diverses raisons, les élites tant américaines qu'israéliennes ont toujours cru que les Arabes devaient être maintenus dans un état de soumission. Toutefois, les Etats-Unis ayant consolidé leur alliance avec Israël à la suite de la guerre de juin 1967, les Américains ont commencé à voir dans les Israéliens - et les Israéliens se sont mis à se concevoir eux-mêmes - en « experts ès « mentalité arabe » » ! En conséquence, l' alliance avec Israël a renforcé les politiques américaines les plus extrêmes, les Israéliens étant persuadés que les Arabes « ne connaissent que le langage de la force » et que, tous les trois ou quatre ans, il faut que tel ou tel pays arabe soit laminé. Le spectre des différentes politiques américaines est sans doute extrêmement étroit, mais en termes d'impact sur les vies réelles des vraies gens dans le monde arabe, ces différences feraient probablement sens, l'influence israélienne ne faisant dans tous les cas de figure que rendre les choses encore pires.

L'assertion selon laquelle Israël serait devenu un boulet pour les intérêts (dits) « nationaux » des Etats-Unis au Moyen-Orient passe à côté du scénario général. Parfois, ce qui est particulièrement évident, c'est précisément ce que l'oil ne capte pas. Israël est la seule base stable et sûre permettant de projeter la force américaine dans cette région du monde. Tous les autres pays sur lesquels les Etats-Unis pensent pouvoir compter pourraient fort bien, comme chacun le sait, échapper demain matin au contrôle américain. Les Etats-Unis ont découvert cela, à leur grande horreur, en 1979, après d' immenses investissements sur le Shah d'Iran. Par ailleurs, Israël est une création de l'Occident ; il l'est à tous points de vue : culturellement, politiquement, économiquement - c'est un pays totalement entiché d'Occident, et en particulier de tout ce qui est américain. Cela n'est pas seulement vrai au niveau d'une élite étatique corrompue, comme ailleurs au Moyen-Orient, mais - et c'est beaucoup plus important - cela fait la quasi unanimité, au niveau populaire. L'orientation pro-américaine d'Israël n' existe pas seulement chez les élites israéliennes : elle existe dans toutes les couches sociales en Israël. Quoi qu'il se passe en Israël, il est inconcevable que cette orientation fondamentale puisse changer en quoi que ce soit. Combiné à sa supériorité militaire écrasante, cela fait d'Israël un atout unique et irremplaçable pour les Etats-Unis, au Moyen-Orient.

De ce point de vue, il est utile de rappeler la logique qui présida au soutien britannique au sionisme. Le dirigeant sioniste Chaim Weizman demanda un jour à un officiel britannique pourquoi la Grande-Bretagne continuait à soutenir le sionisme en dépit de l'opposition arabe ? N'aurait-il pas été plus logique, pour les Britanniques, de conserver la Palestine, et de laisser tomber le sionisme ?

« Bien qu'une telle attitude soit susceptible d'apporter un répit temporaire et de calmer les Arabes pour un bref moment, » répondit l'officiel, « cela ne règlera certainement pas le problème, car les Arabes ne veulent pas des Britanniques, en Palestine et, après avoir réglé leur compte aux juifs, ils attaqueraient la position britannique, comme les musulmans [irakiens, ndt] sont en train de le faire en Mésopotamie, en Egypte et en Inde. »

Un autre officiel britannique jugea rétrospectivement qu'aussi grand qu'ait pu être le ressentiment provoqué chez les Arabes par le soutien britannique au sionisme, ce soutien était une politique prudente, car elle instituait au milieu d' « un monde arabe peu sûr une communauté moderne et éduquée, très capable et en définitive encline à dépendre de l'Empire britannique. » Même si elle était possible, les Britanniques avaient peu d'intérêt à promouvoir une réelle coopération judéo-arabe, car cela aurait inévitablement affaibli cette dépendance. De même, les Etats-Unis ne veulent pas d'un Israël authentiquement en paix avec les Arabes, car un Israël tel celui-là pourrait desserrer ses liens de dépendance vis-à-vis des Etats-Unis, faisant de lui un atout moins fiable pour ceux-ci. C'est une des raisons qui font que l' affirmation selon laquelle les élites juives seraient globalement « pro-israéliennes » est peu pertinente. Les élites juives [américaines] sont bien « pro » quelque chose, mais elles sont « pro » un Israël qui puisse être utile aux Etats-Unis et, donc, utile pour elles. Quel usage un Paul Wolfowitz pourrait-il faire d'un Israël vivant en paix avec ses voisins arabes, et d'autant moins enclin à faire le sale boulot des Etats-Unis ?

L'Histoire suggère fortement que ni les néoconservateurs juifs, en particulier, ni les intellectuels juifs consensuels, de manière générale, n' ont une allégeance première vis-à-vis d'Israël. De fait, ils n'ont pas d' allégeance vis-à-vis d'Israël du tout. Les intellectuels juifs consensuels sont devenus « pro »-israéliens après la guerre de juin 1967, c'est-à-dire au moment où Israël est devenu un atout stratégique pour les Etats-Unis, au Moyen-Orient, autrement dit : quand Israël était en sécurité et quand il engrangeait des bénéfices. Les créditer d'une quelconque conviction idéologique serait, à mon avis, très naïf. Ils ne sont pas plus dévoués au sionisme que les néoconservateurs, parmi eux, ne l'étaient jadis vis-à-vis du trotskisme. Leur seul « -isme », c'est l'opportunisme ! Du point de vue des profils psychologiques, ces Amoureux de Sion sortis des presses ressemblent fortement à la police juive dans le ghetto de Varsovie. « Chaque jour, pour sauver sa peau, chaque policier juif devait apporter sept vies sacrificielles sur l'autel de l'extermination », a rappelé abruptement un dirigeant de la Résistance. « Il y avait des policiers qui sacrifiaient leurs propres parents âgés, avec l'excuse qu'ils allaient mourir bientôt, de toute manière. » Les néoconservateurs juifs veillent sur les intérêts (dits) « nationaux » des Etats-Unis, et c'est là la source de leur pouvoir et de leurs privilèges. Or il se trouve qu'au Moyen-Orient, cet intérêt (dit) « national » coïncide largement avec l'intérêt (dit) « national » d'Israël.

Si un jour ces intérêts devaient entrer en conflit, qui douterait qu'afin de sauver leur propre peau, ils ne fassent exactement ce qu'on leur aura ordonné de faire, et avec enthousiasme, de surcroît ? !

A la différence de ce qui peut se passer ailleurs au Moyen-Orient, la politique de l'élite états-unienne dans le conflit israélo-palestinien serait quasi certainement différente dût le lobby pro-israélien ne pas exister. Qu'est-ce qui fait que les Etats-Unis retirent un profit des colonies et de l'occupation israéliennes ? En termes d'aliénation du monde arabe, les Américains avaient à y perdre (et ils y ont perdu). Le Lobby n' est probablement pas assez puissant pour menacer un intérêt américain fondamental, mais il peut faire monter de manière significative le seuil que les élites américaines doivent franchir avant d'être prêtes à agir - par exemple, en ordonnant à Israël de se retirer des territoires palestiniens occupés, comme les Etats-Unis ont finalement contraint par la pression les Indonésiens à se retirer du Timor Oriental occupé. Même si Israël n'a pas beaucoup d'options au cas où les Etats-Unis finiraient par lui donner l' ordre de faire son baluchon, les Etats-Unis n'en feront rien avant que l' occupation israélienne ne soit devenue un handicap majeur pour eux : du point de vue du lobby, le point auquel cet « avant» sera atteint fait l' objet de dissensions considérables. En l'absence du Lobby et devant un ressentiment arabe généralisé, les Etats-Unis auraient peut-être à l'heure qu'il est déjà ordonné à Israël de mettre un terme à son occupation, épargnant ainsi aux Palestiniens des souffrances considérables.

Dans le débat « soit - soit » actuel sur la question de savoir si le lobby affecte la politique américaine au Moyen-Orient, au niveau des élites, la plupart des interlocuteurs sont passés à côté du fait qu'une des dimensions cruciales de ce débat devrait être à quel point le lobby pro-israélien étouffe tout débat public et ouvert sur ce thème. Car en termes de tentatives d'élargir la discussion publique, ici (aux Etats-Unis) sur le conflit israélo-palestinien, le lobby fait une différence majeure et condamnable. En particulier, dès lors que les élites américaines n'ont aucun intérêt sacro-saint dans l'occupation israélienne, la mobilisation de l' opinion publique peut avoir un impact véritablement réel et efficace en matière de prise de position politique - c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Lobby investit autant d'énergie dans ses efforts visant à éradiquer tout débat.

[* Le dernier ouvrage de Norman Finkelstein est : Beyond Chutzpah : On the misuse of anti-Semitism and the abuse of history [Au-delà du Culot (à l' israélienne) : Du mésusage de l'antisémitisme et des distorsions de l' Histoire] (University of California Press). Son site ouèbe est à l'adresse URL ci-dessous : http://www.NormanFinkelstein.com ]

 

 

25/05/06 - Et voilà pourquoi Israël et Tony Judt sont incapables de devenir adultes ! par Patrick H. McNally (Tokyo), 23 mai 2006.

 

Courriel : patrick@fps.chuo-u.ac.jp.

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

 

[Patrick McNally est d'un anti-judaïsme, d'un antiracisme, d'un anticapitalisme garantis grand teint ; il est tout simplement pro-humain. Il est aussi très drôle, dans un style 'raisins verts'. Il n'a pas toujours raison, il n'est pas toujours fair-play dans ses attaques, mais il nous rappelle la nécessité qu'il y a à regarder plus loin : au-delà, derrière le sionisme. Une voix comme la sienne est très utile ; elle nous évite de tomber dans la complaisance. Signalons toutefois que cet article a été élagué, afin de le conformer à la législation en vigueur. I. A. Shamir]

Tony Judt en tient pour que l'incapacité de l'Etat juif d'Israël à devenir adulte mette désormais en danger l'existence même dudit Etat. [voir son article : « Le pays (incorrigible) qui décidément ne grandira jamais » [« The Country that Wouldn't Grow Up »]]. Le professeur Judt est l'exemplification de votre concierge cousin typique. C'est ce qui fait de son bref article une combinaison intéressante d'aveu candide et d'auto-tromperie consciente. Mon propos n'est pas de défendre les juifs israéliens ni de suggérer qu'il s'agirait de personnes honnêtes, mais bien de démontrer que les juifs américains sont bien plus racistes, lâches et menteurs [qu'eux], et que certains juifs américains pseudo-de-gôche sont en train de poignarder les juifs israéliens dans le dos, à seule fin de laisser leurs co-tribaux un peu moins futés qu'eux, dans l'Etat juif, faire le sale boulot, tandis que l 'Etat juif est en passe de devenir l'accusé d'un procès de Nuremberg pour crimes de guerre nouvelle manière. [Pour faciliter la lecture, les déclarations de Judt seront mises entre parenthèse et entre guillemets.]

1. (« l'Etat d'Israël demeure immature et ne grandira jamais ») C'est faux : Israël a bel et bien cru et « embelli », le monstre saurien tenant les promesses de ses débuts racistes reptiliens. Tony Judt ne fait que se bercer de l'idée préconçue et vieille comme le monde selon laquelle la bigoterie et le racisme de ses co-tribaux pourraient conduire les Auto-Elus dans quelque Terre Auto-Promise [et dans tous les cas volée à d' autres], l'ensemble de l'opération se résumant à une promenade de santé, une part de gâteau et une solution à base de lait et de miel à leurs problèmes.

Mais aujourd'hui, Judt est désemparé, car les Relations Publiques n'ont pas marché si bien que cela pour vendre l'Etat « Jews Only » [exclusivement pour les juifs] d' « apart-hate » [jeu de mots sur 'apartheid', littéralement : « la haine, bien dans son « chez-soi », ndt].

Mais par ailleurs, Israël ne saurait grandir, parce que les juifs, dans le monde entier, ne peuvent ni grandir, ni reconnaître les mensonges éhontés qui sont à la base de leurs projets politiques déments. De plus, certains juifs israéliens ont le sentiment que si les Auto-Elus américains poussent Isra-hell [litt. : Isra-Enfer] dans des politiques extrémistes, c'est à la seule fin que les juifs américains puissent réaliser leurs fantasmes de revanche contre les Gentils, pour des crimes imaginaires. Certains juifs israéliens se plaignent du fait que la juiverie américaine envoie essentiellement des malades et des cinglés faire leur aliyah. Dans tous les cas, un excellent exemple de cet extrémisme psychotique est donné par le document du PNAC [Project for a New American Century - Projet pour un nouveau siècle (forcément) américain], dans lequel les fauconneaux cousins de New York exhortaient Bennie Net'yahoo [il s'agit de Benjamin Netanyahou ;jeu de mots sur le 'net' (le réseau internet), et Yahoo (le célèbre moteur de recherche), ndt] à redessiner totalement la carte de l'ensemble du Moyen-Orient. Ces guerriers en fauteuil de New York sont décidés à se battre jusqu'au dernier juif israélien, juste pour montrer de quel bois ils se chauffent. Bien entendu, ils s'arrangeront toutes affaires cessantes pour que des tas de goyim américains à encéphalogramme plat aillent - à leur place - combattre et mourir pour l'Etat juif.

2. (« Mais ça, vont me dire mes lecteurs israéliens, ça n'est rien d'autre que la vision subjective des observateurs extérieurs. ») Le professeur Judt voudrait nous faire croire que le racisme narcissique auto-indulgent cousinesque serait une exclusivité des juifs israéliens. En réalité, les juifs israéliens sont dans l'ensemble moins obscurantistes, moins ignorants et moins fanatiques que les joos américains, qui n'ont pas à endosser les crimes terroristes d'Etat perpétrés en permanence contre des civils palestiniens sans défense. Bien entendu, il y a ce petit noyau de maniaques joos, à Hébron, qui exposent leurs enfants au danger dans l'espoir chiliastique que quelques cinq cents occupants et colons juifs seront un jour en mesure de chasser plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens de chez eux.

De plus, l'article de Judt a été publié par le site en anglais d'un quotidien israélien. Aucun journal jooish américain ne l'aurait seulement pris en main, si bien qu'il a dû l'envoyer dans « le pays qui ne deviendra jamais adulte » pour qu'il puisse être publié. Vraiment, ce Judt devrait grandir un peu. Son commentaire critique, sur le site en anglais du quotidien israélien Ha'aretz, n'aurait jamais pu passer dans les médias joos des UassA [USA] : ce Judt est vraiment ingrat vis-à-vis de ses co-tribaux de l'Etat juif.

3. (« Ce qu'Israël a perdu en raison de son occupation prolongée de territoires arabes, il l'a regagné grâce à son identification intime avec la mémoire retrouvée des juifs massacrés en Europe [la reconnaissance internationale croissante de l'Holocauste dans l'éducation et dans les médias]. »)

Ici, Judt nous démontre qu'il est resté un enfant. C'est tout simplement outrageant, de voir ainsi un camelot juif tenter de nous refiler l' Holocauste depuis sa chaire universitaire, c'est-à-dire depuis une institution publique ou quasi publique. Ce genre de prêche devrait être confiné aux synagogues, aux camps d'été cousinesques et aux instituts gériatriques destinées à ces cousins que leur Alzheimer amène à croire qu' ils seraient des survivants du mot commençant par un grand H.

4. (« Aujourd'hui, seule une petite minorité de gens extérieurs [extérieurs, à Isra-Hell] voient dans les Israéliens des victimes. »)

Fidèle à son habitude, le professeur Juifdt [Jewdt] délire. Le contraste réel n'est pas entre « aujourd'hui et les années 1960 », mais entre « les juifs et les humains ordinaires ». L'immense majorité des Joos américains persistent à ne pas admettre la moindre critique publique d'Israël de la part d'être humains ordinaires, et jusqu'à aujourd'hui encore, ils deviennent totalement dingues dès lors qu'il est fait allusion, à propos de leur précieux petit Etat juif, à sa nature. (hé bien : oui !). d'Etat. juif

5. (« Comparer Israël. au pire à l'Afrique du Sud de l'apartheid et des bantoustans. est devenu une banalité. »)

Il est vraiment injuste de comparer l'Etat juif à l'Afrique du Sud de l' apart-hate [voir plus haut, ndt], à l'Espagne de Franco ou encore à l' Allemagne nazie. Ces trois gouvernements n'ont jamais bombardé les régions habitées par leurs minorités, ni empoisonné leur eau potable. L'Afrique du Sud n'a jamais importé des milliers de coolies chinois afin de congédier les indigènes de leurs corvées de quasi-esclaves. C'est bien pourtant ce que fait aujourd'hui Izzie [sobriquet 'affectueux ' désignant l' « unique démocratie du Moyen-Orient », ndt]. L'Allemagne nazie a fait de son mieux afin d'aider les sionistes, en les autorisant à monter des camps spéciaux destinés à entraîner les juifs à faire ouvre utile en Palestine, à publier des journaux sionistes en Allemagne et à hisser publiquement le drapeau sioniste. L'Allemagne voulait aider l'installation des juifs en Palestine, et ce sont les juifs qui lui ont déclaré la guerre. Mais ils se sont arrangés pour que ces imbéciles de goyim se chargent dû rôle consistant à crever. Aujourd'hui, le président iranien veut contribuer à installer pacifiquement les juifs en Europe, et que font les juifs ? Ils lui déclarent la guerre ! Une fois de plus, ces stupides de goyim sont supposés se charger du rôle consistant à crever. Je vous demande un peu.

8. (« L'habitude de ternir toute critique étrangère avec le pinceau de l' antisémitisme est profondément ancrée dans les instincts politiques israéliens. Mais les juifs de la diaspora paient très cher cette tactique. »)

Ha-ha-ha ! Ce Juifdt [Jewdt] est vraiment un menteur effronté : il veut que ce soient ces pauvres Israéliens qui soient pris la main dans le sac et paient les mensonges, les trahisons et les tromperies des juifs de la diaspora ! Le fait de crier « auntie-Semite ! » [« Taty Sémite » ! ndt] et « anti-Semenist ! » [« anti-spermiste » ! ndt] est quelque chose de profondément enraciné dans les instincts juifs, et pas seulement chez les Israéliens. Voir : Alley Weasel [« Allée Fouine », ndt], Alan Dirtshits [« Alain Sales Merdes » - Dershowitz, ndt] : c'est bien en tant que Joos, et non en tant qu'Israéliens que les QG américains chargés de l'Industrie de l' Holocauste diffament, traînent dans la boue, mentent et prévariquent, que je sache ?

9. (« cela [le recours au badigeon d'antisémitisme] encourage d'autres à voir dans les juifs, partout, des collaborateurs de facto des exactions d' Israël - cela revient en effet à dire que ces agissements seraient non pas des agissements israéliens, mais des agissements juifs. »)

Enfin, le professeur Juifdt dit quelque chose de censé et d'à moitié honnête. Les crimes israéliens sont de fait des crimes juifs, parce qu' Israël est l'Etat juif [c'est le Judenstaat d'Herzl]. Les juifs américains volent traîtreusement les UassA pour donner à Israël le système de survie sans lequel il se dessécherait et exploserait dès demain. Judt voudrait-il faire des Eskimos et des Mongols les responsables des agissements d'Israël ? Non : ce sont les juifs, et uniquement les juifs. Je ne dis pas que les juifs soient responsables à 100 %. Ce ne sont peut-être que 96 %, ou autour de 96 % des juifs qui sont coresponsables du comportement dévastateur de l' Etat juif. Si l'Abraham biblique devait revenir rendre visite à la juiverie diasporique aujourd'hui, il serait bien en mal de trouver ses cinquante juifs honnêtes qui exigeraient : a) le démantèlement de l'Etat juif intrinsèquement et irrémédiablement raciste, b) une enquête criminelle complète sur la diffamation sanglante de l'Hoaxco$t et c) une dénonciation exhaustive du rôle de diversion joué par le Mossad dans les faux attentats terroristes contre le World Trade Center (un certain 11 septembre 2001, ndt). Pour revenir à Israël : d'aucuns y évoquent une solution à deux Etats, et d' autres une solution à un seul Etat. Mais la seule et unique solution, c'est : « Pas d'Etat Juif ! »

10. (« Le fait est que l'invasion désastreuse de l'Irak et ses conséquences commencent à produire un changement radical dans le débat autour de la politique étrangère, ici, aux Etats-Unis. »)

Le rapport ennuyeux, superficiel et « rien de nouveau » pondu par John Mearsheimer et Stephen Walt n'est important que parce qu'il s'agit d' intellectuels de haut niveau du Pentagone et de mandarins universitaires, qui ont commis l'erreur fatale pour leur carrière d'écrire publiquement ce que tout le monde dit en privé depuis des années et des années.

11. (« C'est [le fait que les accusations fallacieuses d'antisémitisme ne soient plus prises au sérieux] mauvais pour les juifs. »)

Dit en anglais, Juifdt nous dit que ce qui est mauvais pour les juifs, c'est que les bobards ne marchent plus. Ce faisant, il se confond enfin lui-même, il cesse de se cacher derrière ses grandes périodes de pseudo-universaliste des Lumières, et il démontre que la vieille question juive [« Est-ce que c' est bon pour les juifs ? »] est quelque chose de tout à fait fondamental dans sa pensée. Il réalise, à juste titre, qu'il s'agit de la seule manière correcte pour retenir l'attention de M. Juif et de faire apparaître le problème sur son écran radar. Après tout, Judt lui-même ne voit toujours pas quel est le véritable problème inhérent à Israël, à savoir : le fait qu'il n 'ait pas le droit d'exister, de par sa nature même.

12. (« J'essayais d'expliquer. pourquoi l'Espagne de Franco tient une place tellement spéciale dans notre imagination morale. Je ne vois pas, ai-je expliqué à mes étudiants, qu'un autre pays occupe une place aussi péjorative dans la conscience publique démocratique de nos jours. « Vous vous trompez », m'a répondu une jeune femme : « Et Israël, alors ? » A ma grande surprise, la majorité de mon amphi - y compris beaucoup d'étudiants appartenant à un contingent juif pourtant plutôt étoffé - hochèrent du chef, en approbation. »)

Bravo aux étudiants du Professeur Juifdt, qui l'ont réveillé un tant soit peu ! En réalité, l'Espagne d'après la guerre civile était un modèle de tolérance et d'harmonie interethnique, en comparaison avec l'Etat juif. Le Professeur Juifdt va-t-il modifier le contenu de ses topos à ses étudiants juifs américains ? J'en doute fort.

12. (« Toutefois, l'Israël moderne a aussi ses propres options. »)

Malheureusement, toutes les options recensées par Juifdt se réduisent à la nécessité pour Israël de cesser d'être Israël, c'est-à-dire un Etat « pour les juifs seulement », un Etat raciste, un Etat d'apart-hate de juifs, constitué de juifs, créé par les juifs, et pour les juifs. De même qu'une panthère ne perd jamais ses taches, un crocodile ne saurait cesser d'être un crocodile, ni par conséquent parvenir à l'illumination bouddhiste.

Judt n'est pas seul dans son cas. Mme Andreas a publié un article intitulé « Le sionisme n'est l'ami de personne » [« Zionism is Nobody's Friend »]. Elle se complaît dans l'absurdité consistant à blâmer uniquement le sionisme des crimes jooish. Toutefois, la paranoïa du complexe de persécution, le racisme reptilien et la mégalomanie politique des juifs existaient bien avant que le mot « sionisme » n'ait été inventé. Cette paranoïa, ce racisme et cette mégalomanie ont atteint leur apex avec les enseignements anti-humains du Talmud. Les sionistes, les artistes néocons, les traîtres de l'Aipac, les sodomites kissingeriens et les ADLers [Les ligueurs de l' Anti-Defamation League] ne sont rien d'autre que les manifestations actuelles de siècles d'extrémisme blasphématoire et d'ignorance dégoûtante du Jewdayisme.

De plus, le sionisme n'a jamais représenté une option politique sérieuse pour les Joos eux-mêmes. Il n'a jamais existé qu'au sens de la vieille plaisanterie juive : « Qu'est-ce qu'un sioniste ? C'est un juif rusé qui veut envoyer des Joos stupides en Palestine ! ». Les Joos israéliens d' aujourd'hui sont les jouets de la joorie mondiale, et ils ne sont que les éponges à subsides soutirés à des gouvernements 'gentils' stupides par leurs co-tribaux plus insidieux et habiles, constituant une cinquième colonne félonne au milieu de goyim politiquement naïfs.

Joody Andreas nous fait la leçon : « C'est une grave erreur que de croire que tous les juifs seraient sionistes. » Encore une absurdité de la part de cette auteure passionnée ! Le Solomon Sixpacker [sur « sixpacker » : pack de six cannettes de bière, ndt] ou le Leonard Lunchboxer [sur « lunchbox » : boîte à fast-food, ndt] de base peut ne pas ETRE sioniste, il n'en SOUTIENT pas moins virtuellement tout comportement siono-criminel. Bien entendu, tous les juifs ne sont pas racistes. Il ne sont peut-être qu'environ 96 %, à l' être ! Selon moi, les juifs les plus intelligents et les plus à gauche, comme Tony Judt et Judy Andreas, comprennent qu'Israël représente un danger pour tous les juifs. C'est pourquoi ils se targuent d'être à l'avant-garde de la critique de l'Etat juif.

Mais ils refusent obstinément d'examiner la profondeur et l'ampleur des racines historiques du racisme juif. Ils regardent Israël de haut, n'y voyant qu'un malheureux épiphénomène venu on ne sait d'où.

Si je souffrais de la malédiction d'être un juif israélien, je protesterais vigoureusement contre la tactique de Judt et Andreas, consistant à me laisser tenir le sac proverbial [de l'_expression : 'avoir la main dans le sac'] alors même que la merde ne va pas tarder à tomber dans les pales du ventilateur et l'Etat juif de partir en fumée métaphorique et/ou littérale.