www.quibla.net

   
Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés
Les Protocoles des Fous de Sion
 

Pourquoi faut-il s'opposer au lobby israélien ? Commentaires sur le rapport Mearsheimer & Walt

 

par Gabriel Ash, Dissidentvoice, 18 avril 2006. Original : http://www.dissidentvoice.org/Apr06/Ash18.htm Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Lauteur est un militant et un écrivain qui écrit parce que, parfois, la plume est plus efficace que le glaive, mais aussi, parfois non. Il accueillera volontiers vos commentaires à son adresse e-mail : g.a.evildoer@gmail.com

 

[ Introduction / commentaire par Jeffrey Blankfort

 

Gabriel Ash nous propose ici un des commentaires les plus intéressants sur le rapport Mearsheimer & Walt consacré au Lobby israélien, en le comparant à d'autres lobbies puissants, comme celui de l'industrie de la santé, qui a fait en sorte que les Etats-Unis soient (et demeurent, à l'avenir) le seul pays dans le monde soi-disant développé où l'accès aux soins ne soit pas considéré comme un droit fondamental. En qualifiant depuis plus de soixante ans les assurances sociales garanties au niveau national de « médecine socialisée » et en ayant eu recours aux mêmes tactiques pour diaboliser tout ce qui pourrait bien être « socialisé » ou associé à l'idée de socialisme à la manière dont l'Aipac a diabolisé les Palestiniens, ce lobby a en effet atteint un succès comparable.

Il y a, toutefois, des différences qualitatives entre ces deux lobbies. Le Lobby israélien représente bien plus qu'un simple groupe restreint d'élites, telles que Ash les a définies. De fait, il s'agit d'un réseau bien coordonné et motivé d'environ une demi-douzaine de grandes organisations, d'une soixantaine d'organisations plus petites et, au niveau de la base, dans des villes clés, d'environ deux cents consistoires et fédérations communautaires et de plusieurs milliers de synagogues, qui ont une tendance marquée à l' action politique sous couvert d'activités cultuelles. Et cela n'inclut encore pas les boîtes à idées (think tanks) non officiellement liées à la communauté juive, comme l'AEI, le Hudson Institute, la Fondation pour la Défense de la Démocratie ni, bien entendu, l'Institut Washington pour (l' étude) des Politiques Moyen-Orientales, créé par l'Aipac elle-même.

Néanmoins, en termes de puissance purement économique, l'Aipac est éclipsée par le lobby de l'industrie de la santé, qui est composé des Associations de l'industrie pharmaceutique, des Médecins et odontologistes américains et des Hôpitaux américains. Et pourtant, grâce à ses donateurs individuels et aux PACs [Public Affairs Committees], le lobby israélien contribue plus, financièrement, aux campagnes électorales présidentielles et parlementaires que ne le fait le lobby de la santé. De plus, mis à part des médecins, des dentistes et des pharmaciens, pris individuellement, le lobby de la santé ne dispose d'aucun réseau sur le terrain. Bien qu'ayant fait la démonstration de sa capacité à empêcher toute action venue de la base en vue de l' émergence au Congrès d'un programme national de santé digne de ce nom, il n' a pas réussi à bâillonner le dissentiment politique et public à ce sujet avec le même succès que l'Aipac en ce qui concerne le soutien des Etats-Unis à Israël. De fait, aucun autre lobby n'a jamais eu un tel succès dans ses entreprises. On peut dire qu'à ce niveau, tout au moins, le Lobby israélien est le plus puissant de tous. Si, comme je l'affirme, avec un nombre croissant de personnes qui l'ont dit ou écrit, que la guerre actuelle contre l'Irak a été conçue et fomentée par le Lobby israélien en tant que guerre au service d'Israël (et les preuves que ce fut bien le cas abondent), les effets ultimes de cette guerre sur les Etats-Unis pourraient aisément rivaliser avec les effets déplorables que l'absence de sécurité sociale a eu pour le peuple américain, en particulier si le Lobby réussissait à pousser les Etats-Unis à attaquer l'Iran, ce qui représente, on le sait, le principal sujet figurant à son programme depuis l'invasion ô combien effective de l'Irak.

Ash affirme que le nom de certains lobbies est trompeur, ce qui est parfaitement exact. Le lobby des industries de la santé est le principal ennemi de la bonne santé dans ce pays. Le lobby cubain est en réalité le lobby anti-cubain. Mais même si beaucoup d'Israéliens et quelques juifs américains ont tendance à affirmer le contraire, on ne saurait en dire autant en ce qui concerne le lobby pro-israélien. En l'absence du lobby pro-israélien, Israël se serait retiré de tous les territoires occupés depuis fort longtemps. A commencer par Nixon, tous les présidents américains depuis Clinton ont tenté de contraindre Israël à se retirer, non pas au bénéfice des Palestiniens, bien entendu, mais au bénéfice des « intérêts nationaux » de l'Amérique au Moyen-Orient, telle que celle-ci les perçoit ( !), à savoir cet intérêt national auquel font référence Mearsheimer et Walt, et qui est censé garantir aux Etats-Unis et aux pays occidentaux un accès ininterrompu au pétrole et au gaz de cette région du monde, dans un environnement stabilisé. [Ce chapitre fondamental de l'histoire a été largement enterré, non pas par les sionistes, mais bien (paradoxalement) par les « autorités » en vue, au sein de la gauche américaine.]

Sans les envois d'aide massive et sans les milliards en prêts et en obligations garantis, atteignant 25,4 milliards de dollars depuis 1988, et dont aucun n'a jamais fait l'objet d'un quelconque débat au Congrès (ni même n'a été contré par le mouvement anti-guerre, chose dont tant l'UFPJ qu' Answer, ainsi que leurs prédécesseurs, doivent être tenus pour responsables), l'économie israélienne se serait retrouvée les quatre fers en l'air avant le grand boom technologique. Peut-on imaginer un pays quelconque disposant d'une bourse nationale des valeurs et qui aurait assuré aux investisseurs qu'ils ne pouvaient pas perdre d'argent ? Eh bien, c'est ce qu 'Israël a fait. Et devinez qui l'a renfloué, au début des années 1980 ? Bingo ! Encore une histoire qui a disparu entre les lattes du plancher. Quelqu'un peut-il imaginer, de la même manière, que s'il n'y avait pas eu de Lobby israélien en 1967, Israël aurait pu s'en tirer à si bon compte après son agression, une heure et demie durant, contre le navire de guerre américain USS Liberty, qui causa la mort de 37 marins, 171 blessés et l' interdiction faite aux survivants - sous peine de cour martiale ! - d'en parler ? La gauche américaine sionisée refuse d'ailleurs d'en parler, encore à ce jour.

Sans le Lobby, nous n'aurions peut-être pas affaire à un Etat juif, de nos jours, mais un Etat unique. Je pourrais continuer, mais je vais m'arrêter ici. Grâce à John Mearsheimer et à Steven Walt, la question du Lobby pro-israélien a été sortie du placard. Elle est débattue ouvertement et ce génie risque fort de ne jamais pouvoir être forcé à rentrer dans sa bouteille. Beaucoup de problèmes demeurent pendants, bien sûr. Virer les sionistes du mouvement [de solidarité avec la Palestine, ndt] serait un bon début.

Jeff ]

 

Et maintenant, l'article de Gabriel Ash !

 

Deux universitaires de la Faculté de Sciences politiques de l'Université de Chicago et de l'Ecole Kennedy d'Administration publique de l'Université Harvard ont choqué les sensibilités à fleur de peau des classes babillardes en publiant un rapport accablant sur la question de savoir de quelle manière et dans quelle mesure le « Lobby israélien » influence-t-il la politique étrangère des Etats-Unis.

Ce papier a été disséqué et critiqué, souvent de manière hystérique, tant par la gauche que par la droite et tant par les médias consensuels que par les médias radicaux. Cette hystérie est en elle-même éloquente et j'espère lui faire un sort dans un article consacré à cet effet. Mais avant tout, je souhaite examiner l'argumentation développée par Mearsheimer et Walt (M&W) indépendamment. Mon propos est de suggérer un antidote à la paralysie qui affecte des segments significatifs de la gauche états-unienne dès lors que le Lobby israélien vient à être évoqué. A cette fin, je procèderai à la critique de l'article de M&W, mais j'en reconstruirai également l' argumentation dans un cadre de gauche cohérent.

 

La thèse de M&W est la suivante :

Le momentum général de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient est pratiquement dû entièrement à des considérations de politique intérieure américano-américaine et, en particulier, aux activités du « Lobby israélien ». Aucun autre lobby n'a réussi à détourner la politique étrangère américaine aussi loin des orientations que devrait normalement suggérer l' intérêt national.

L'article résume le degré absolument extravagant atteint par le soutien financier et diplomatique prodigué par les Etats-Unis à Israël au cours des décennies écoulées. M&W démolissent de manière succincte les arguments siamois fréquemment cités afin de justifier et d'expliquer le soutien américain à Israël, à savoir : l'argument de « l'allié stratégique » et l' argument moral. Pourquoi, par conséquent, les Etats-Unis soutiennent-ils Israël de la sorte ? M&W répondent à cette question en pointant du doigt le Lobby israélien, qu'ils définissent comme « un terme télégraphique bien pratique pour désigner la coalition un peu relâchée d'individus et d' organisations oeuvrant activement au façonnage de la politique étrangère des Etats-Unis dans un sens pro-israélien. » Le Lobby fait la promotion du soutien à Israël en « exerçant des pressions tant sur le Congrès que sur l' exécutif afin qu'ils soutiennent Israël, en aval » et en luttant « afin de s 'assurer que le discours public au sujet d'Israël le présente toujours sous un jour positif, en répétant des mythes au sujet d'Israël et de sa fondation et en popularisant les positions officielles d'Israël dans les débats du moment. afin d'empêcher que tout commentaire critique concernant Israël n' obtienne une audience significative dans l'arène politique. » Les auteurs procèdent ensuite à l'instruction des preuves du pouvoir du Lobby et des méthodes qu'il utilise afin d'exercer son influence sur le Congrès, le pouvoir exécutif, les médias, les cercles de réflexion (« think tanks ») et l'université.

D'emblée, j'affirme ici mon accord global avec les deux auteurs : le lobby israélien est effectivement puissant et influent ; son influence est néfaste et elle met en danger les Américains, mais aussi les Israéliens, les peuples du Moyen-Orient et du reste du monde (bien que cela ne soit pas nécessairement dans cet ordre.) Les preuves étayant ces affirmations sont absolument incontestables, pour toute personne honnête et ouverte. Le problème, toutefois, ne réside nullement dans ces conclusions, mais dans la manière dont M&W structurent la compréhension qu'ils ont du rôle joué par le Lobby dans la politique des Etats-Unis.

 

L'intérêt national

(voir la note de bas de page n° 1)

Il est de fait que l'existence même du Lobby suggère l'idée qu'un soutien inconditionnel à Israël n'est pas dans l'intérêt national des Etats-Unis. Si tel était le cas, il ne serait nul besoin d'un groupe organisé pour la défense d'intérêts spéciaux pour faire de cet intérêt national une réalité. Mais Israël représentant une charge morale et stratégique [et non un « atout », ndt], ce pays exerce une pression politique incessante sur les Etats-Unis afin de conserver intact le soutien qu'ils lui apportent.

Mais ce sont des conclusions bizarres qui découlent de cette logique ; ainsi, par exemple, la protection de l'environnement, de la même manière, ne « serait pas dans l'intérêt national américain », dès lors qu'il est nécessaire de disposer « d'un groupe d'intérêts spéciaux organisé afin de la définir. »

A l'évidence, il y a quelque chose qui cloche. Afin de voir de quoi ils s' agit, énonçons la conception de la politique que cette observation révèle : « l'intérêt national » existe bel et bien : il s'agit d'un ensemble objectif et non-conflictuel d'objectifs politiques susceptibles de bénéficier aux Américains. Les politiques des Etats-Unis sont définies par un ensemble d' institutions auxquelles ont peut faire confiance quand il s'agit de reconnaître cet intérêt national - ce qu'elles font généralement, à moins qu 'elles n'en soient détournées par une pression extérieure, telle celle du Lobby israélien.

Un tel « intérêt national » allant de soi existe-t-il ? A l'évidence : non. Nous n'aurions pas besoin de politique du tout, si tous les « intérêts nationaux » étaient tous aussi dénués de problèmes. L' « intérêt national » n'est en rien une donnée. Il s'agit bien plutôt du produit final du processus politique. En théorie, l'intérêt national émane des délibérations publiques, au sein et autour du Congrès élu, qui pèse les différentes expressions et intérêts. M&W semblent bien avoir cette théorie à l'esprit quand ils accusent le Lobby israélien d'étouffer le véritable débat dans l' ouf.

Partant, cette thèse revient à dire que la Maison Blanche et le Congrès auraient fait des choix différents, n'eût le Lobby existé. Etonnamment, cette conclusion du type « le-ciel-est-bleu » a été constatée parmi les gens qui se sont sentis attaqués, à gauche. Néanmoins, la véridicité de cette conclusion devrait être évidente - et tout particulièrement au sein de la gauche. On ne peut pas croire que l'argent puisse acheter une influence et en même temps affirmer que les millions de dollars dépensés à Washington, chaque année, par le Lobby israélien, n'ont aucune importance. Impossible, aussi, d'être un militant, tout en croyant que l'activisme ne sert à rien. Si l'effort bien repéré du Lobby israélien afin de promouvoir la guerre ne fait pas grande différence, quelle chance les quelques milliers de militants anti-guerre à la dèche pourraient-ils bien avoir d'en faire une ? Croire que le Lobby serait dépourvu d'impact reviendrait à croire que l'histoire serait déterminée par des forces extérieures au contrôle humain ; ce n'est certainement pas là, en l'occurrence, une position que la gauche puisse faire sienne.

Mais si les constats de M&W concernant le pouvoir du lobby sont véridiques, leur affirmation que le Lobby saperait les « intérêts nationaux » des Etats-Unis est frustre, du point de vue analytique. Car si vous enlevez le Lobby israélien de Washington, vous ne trouverez pas, au-dessous, cet « intérêt national » immaculé auquel M&W semblent s'attendre. Non : vous trouverez d'autres lobbies, et encore d'autres lobbies, et ainsi de suite jusqu'à la fin. Le Lobby (pro-israélien) se contente de « dévier la politique étrangère des Etats-Unis » de la position où d'autres lobbies sont censés l'avoir laissée. Un compte-rendu descriptif de la manière dont l' intérêt national est formulé doit prendre pour point de départ le pouvoir que les différents groupes (de pression) ont de lui donner forme.

Le pouvoir (c'est-à-dire les ressources particulières dont disposent divers groupes sociaux) joue un rôle fondamental et déterminant dans toutes les institutions chargées d'identifier « l'intérêt national ». Le Congrès, l' exécutif, le judiciaire, les médias, l'université, les boîtes à idées, etc. Les différences de pouvoir déterminent quelles sont les questions qui sont introduites au débat et lesquelles en sont exclues. Les différences de pouvoir déterminent la formation sociale, économique, politique et ethnique de ceux qui prennent les décisions, et les différences de pouvoir déterminent aussi la quantité des preuves qui seront éventuellement disponibles afin d'étayer chaque argument. Les groupes d'intérêts ne dévient pas une politique : ils la font. L' « intérêt national » émerge de la lutte et de la coopération entre différents groupes et coalitions, chacun (e) s' efforçant de le définir selon des modalités servant ses intérêts propres.

L'effort déployé par M&W pour dépeindre le Lobby comme la « politisation » inacceptable d'un intérêt national supposé apolitique implique que le pouvoir du Lobby israélien serait une aberration excentrique, qui diffèrerait fondamentalement du milieu du business à Washington.

 

On ne peut comparer le Lobby à des pommes rainettes

Mais peut-être, après tout, le Lobby israélien est-il une aberration excentrique ? Pour vérifier qu'il n'en est rien, comparons-le au lobby de la santé, en utilisant les mêmes critères que ceux retenus par M&W. Le lobby de la santé est puissant. Il s'est affronté et s'est imposé au pouvoir exécutif (voir la réforme Clinton, par exemple). Il s'impose en permanence au Congrès, si bien que la législation sur la santé protège ses profits (par exemple, dans la récente loi sur les bénéfices de l'industrie pharmaceutique, le Congrès a interdit à Medicare [l'équivalent - privé - de la Sécu aux States, ndt] de négocier des rabais avec les fabricants de médicaments.) Le lobby de la santé influence les politiques étrangère et commerciale des Etats-Unis (notamment en matière de licences et de réimportations). Le pouvoir de ce lobby est lourdement ressenti dans le milieu universitaire, où l'argent provenant de firmes pharmaceutiques influe sur la priorité accordée à telle ou telle maladie dans la recherche et aussi, occasionnellement, sur la publication de tels résultats au détriment de tels autres. Les milieux universitaires consensuels encadrent souvent le débat d'une manière qui sert plutôt les intérêts des systèmes d'assurance sociale que ceux des consommateurs (exemples : « médecine socialisée », « choix vs rationnement ».) En bref : le pouvoir du lobby de la santé est ressenti, tout à fait de la même manière qu'est ressentie la puissance du Lobby israélien.

On peut estimer les coûts totaux directs supportés par les Américains en raison du lobbying couronné de succès déployé par l'industrie de la santé. Le lobby de la santé est le premier coupable derrière cette réalité malheureuse : les Etats-Unis dépensent, pour la santé, près de deux fois plus, par habitant, que les autres pays développés. Les dépenses de santé sont passées de 5,2 % du Produit National Brut (PNB) en 1960 à 1,6 % en 2004. Supposons - hypothèse basse - qu'en adoptant un modèle de santé publique moins libéral et moins conciliant pour les intérêts de l'industrie, on ait réduit les dépenses de seulement 20 % (c'est-à-dire qu'on aurait un coût de la vie encore bien plus élevé que dans les autres pays comparables) : un calcul rapide montre que, de 1960 à 2004, le lobby de la santé a aliéné les Américains de près de 6,3 trillions de dollars (valeur 2004). D'après ces chiffres, il faudrait près de quarante-cinq (45) lobbies israéliens pour infliger aux poches des Américains les dégâts causés par un seul et unique lobby de la santé.

Supposons que M&W présentent une estimation exagérément basse. L'économiste Thomas Stauffer a estimé à 2,6 trillions de dollars le coût total du soutien états-unien à Israël, y compris tous les coûts associés au caractère central d'Israël pour la politique étrangère américaine entre 1973 et 2002. Même si ce montant inclut des coûts incidents et ne prend pas en compte d'autres intérêts de la politique étrangère états-unienne au Moyen-Orient, cela représente néanmoins toujours moins de la moitié de l'estimation prudente des coûts directs susceptibles d'être attribués à l'influence du lobby de la santé.

Mais l'argent ne fait pas tout. M&W notent que la politique israélo-centrée du gouvernement américain coûte en vies humaines américaines. Mais c'est aussi le cas du lobby de la santé. L'espérance de vie, aux Etats-Unis, est inférieure de deux ans, environ, à celle relevée dans des pays similaires comme le Canada, la Grande-Bretagne et la France. En supposant que le fait d 'organiser autrement la santé n'ajouterait que six mois à l'espérance de vie américaine moyenne, le nombre d'Américains mourant chaque année diminuerait de près de 100 000. C'est là, de très loin, plus de morts que toutes les victimes américaines de conflits armés et d'attentats terroristes pris ensemble.

Ainsi, le lobby de la santé semble, de très loin, plus néfaste pour les Américains que le lobby israélien. Ceci, pour la simple raison que ce lobby de la santé est également plus puissant. Là où le Lobby israélien tire bénéfice de la promotion de politiques aux résultats complexes très éloignés des préoccupations immédiates de la plupart des Américains, le lobby de la santé a pour tâche beaucoup plus difficile de pousser dans le sens de politiques qui affectent directement et visiblement chaque foyer américain. L'affirmation de M&W selon laquelle le Lobby israélien serait « un cas à part » en raison de son « efficacité extraordinaire » est par conséquent erronée. Le Lobby israélien est un lobby puissant, qui inflige de grands dommages tant aux Américains qu'aux non-Américains. Mais il n'est ni unique, ni le plus puissant, ni le plus néfaste.

Deux facteur corrélés, toutefois, distinguent effectivement le Lobby israélien. Bien que M&W ne les identifient pas de manière explicite, ils servent de suppositions non examinées. Ces deux facteurs, les voici : la séparation entre politique intérieure et politique étrangère et la différence entre intérêts commerciaux et intérêts ethnico-nationaux. L' examen plus en détail de ces deux questions montre que si les deux types d' intérêts sont importants, si l'on veut comprendre le Lobby israélien, ni l' un ni l'autre ne justifient qu'il soit considéré comme une aberration absolument unique en son genre.

 

Lobby national contre lobby commercial

A l'évidence, ce qui distingue le Lobby israélien du lobby de la santé, c' est le fait que le second est une association d'intérêts commerciaux qui cherchent à protéger et à accroître leur richesse. Apparemment, un lobby tel le Lobby israélien ne se définit pas par les intérêts commerciaux. Ses intérêts se déclinent en identité ethnique juive et en une relation avec un gouvernement étranger : Israël. Le Lobby israélien n'est pas le seul dans sa catégorie : il y a le lobby cubain, le lobby turc, les royalistes iraniens, le lobby irlandais, etc. Mais aujourd'hui, c'est une certitude : le lobby pro-israélien est le lobby qui a le plus de succès et qui est le plus puissant aux Etats-Unis. M&W n'élaborent pas sur cette caractéristiques définissant le Lobby israélien. Ils sont probablement effrayés à l'idée de s 'y attaquer. Le Lobby israélien se définit lui-même en relation à un collectif national juif, bien que toute référence collective aux juifs soit mise au pilori et tombe immédiatement dans un entre-deux constitué d' antisémitisme et de préjugés. Pour avoir simplement voulu parler du Lobby, M&W se retrouvent dans la position délicate de ces gens à qui on a intimé l' ordre de « ne pas penser aux éléphants ! ».

Mais c'est impossible. Le proverbial éléphant est en plein milieu du salon. Nous devons réfléchir au fait que le Lobby israélien se définit au moyen de l'ethnicité/nationalité. Cela n'en fait-il pas un lobby différent, plus puissant, plus vulnérable, plus légitime (ou au contraire moins légitime) que les autres ? Sur un plan plus terre-à-terre, est-il même justifié ?

Quand les dirigeants du pétrole prétendent avoir pour but de protéger l' accès [des Américains] au pétrole, nous ne nous précipitons pas pour les qualifier de lobby des consommateurs. Quand des firmes pharmaceutiques font part de leurs inquiétudes au sujet de l'avenir de l'innovation médicale, nous ne les qualifions pas de « lobby de la science ». De la même manière, devrions-nous croire le Lobby israélien lorsqu'il affirme assurer la promotion des intérêts juifs et israéliens ? M&W notent que « dans une étude de 2004, par exemple, 36 % en gros des juifs américains ont dit qu'ils étaient soit « pas très », soit « pas du tout » attachés émotionnellement à Israël. » Mais on pourrait aller plus loin. Bien que le Lobby utilise et encourage le militantisme de base, son pouvoir provient pour l'essentiel d' une petite élite. L'action centrale de l'Aipac consiste à conseiller des électeurs fortunés quant à la destination de leurs investissements de nature politique. « L'association relâchée d'individus et d'organisations » qu' examinent M&W est composée principalement d'individus extrêmement riches, de firmes et d'organisations à but non lucratif qu'ils financent à hauteur de plusieurs millions de dollars annuellement.

M&W notent également qu' « ironiquement, Israël lui-même serait sans doute en meilleure position si le Lobby était moins puissant et la politique des Etats-Unis plus équilibrée. » Malheureusement, cela ne les amène pas à remettre en question leur cadre d'analyse. Si le Lobby est mauvais pour Israël, et mauvais pour l'Amérique, et pas si bénéfique que ça pour les juifs américains, qu'on nous dise, alors, pour qui il est bel et bon, et les intérêts de qui peut-il bien servir ? Nous avons affaire, ici, à un lobby étrange, apparemment sans base électorale, à un lobby qui mobilise des ressources tout à fait extraordinaires au bénéfice de personne - moins un Lobby israélien qu'un Lobby nihiliste, en quelque sorte !

Le problème s'estompe dès lors que nous remarquons que l'échec des lobbies à faire la promotion des larges électorats qu'ils prétendent représenter n'est pas le fait particulier du Lobby israélien, mais bien une caractéristique marquante des groupes élitaires, aussi bien entrepreneuriaux qu'ethniques. Le lobby pétrolier n'aide pas vraiment les consommateurs à acheter du pétrole à bas coût ; le lobby de la santé se moque des patients comme d'une guigne ; le lobby bancaire ne se bat pas afin de maintenir bas les taux d' intérêts des prêts à la consommation ; et le lobby cubain ne fait absolument rien afin d'améliorer la vie à Cuba.

La différence entre lobbies « nationaux » et lobbies « commerciaux », par conséquent, n'avance pas à grand-chose si l'on veut comprendre les objectifs des lobbies. Les lobbies qui opèrent à Washington sont de manière inhérente des associations de riches et de privilégiés ; leur principale préoccupation, quelle que soit la bannière qu'ils brandissent, c'est le maintien et l'expansion de leurs propres privilèges. Au lieu de prendre les lobbies ethniques pour argent comptant, en considérant qu'ils reflètent des intérêts nationaux « étrangers », nous devons considérer le Lobby israélien en termes de structures élitaires qui sont bien souvent totalement ou partiellement transnationales. A ce sujet, il convient d'accorder une attention suffisante à la structure de classes de la société israélienne et au rôle joué par les institutions d'Etat israéliennes dans la distribution du pouvoir économique. Respectivement, il faut examiner les liens commerciaux et les prises de participation croisées qui lient entre eux les intérêts israéliens et américains. Et il faut aussi laisser place à une certaine porosité, en apportant une attention suffisante tant au montant significatif d'objectifs communs qu'aux coopérations entre éléments du Lobby israélien et éléments d'élites extérieures au Lobby israélien, ainsi qu'aux frictions et aux compétitions à l'intérieur même du Lobby, notamment aux conflits entre intérêts juifs américains et intérêts israéliens. En résumé : il faut voir le Lobby à travers le prisme de la dynamique des classes dirigeantes intérieures, et à travers cette constante compétition pour le pouvoir qu'est la vie des classes dirigeantes. Et ceci doit être fait dans le contexte globalisé, multi- et trans- national, qui est de nos jours la condition de la classe capitaliste dirigeante.

Ceci ne signifie nullement que la nationalité et l'appartenance ethnique n' aient aucune importance. Le nationalisme (et le racisme) sont des idéologies puissamment mobilisatrices. Un lobby défini par la nationalité peut compter sur un soutien populaire fondé sur l'appel émotionnel d'une identité nationale, qui est une ressource dont les lobbies purement commerciaux sont dépourvus. L'appartenance ethnique et l'appartenance nationale sont deux principes majeurs d'organisation de la société, qui interagissent avec les intérêts économiques, de différentes manières complexes. Les intérêts économiques comptent sur les identités ethniques auxquelles ils donnent une forme, car ils visent à organiser le travail et le capital grâce à elles (l' esclavage américain en est sans doute l'exemple emblématique). Peu importe, bien entendu, que le lobby israélien se définisse lui-même en termes nationaux. Mais cela n'est pas sans importance, en termes de rhétorique, de méthodes, de séduction, de contraintes et en fin de compte de pouvoir. Par contre, ce qui doit être rejeté, c'est la description d'un Lobby qui serait simplement l'_expression d'une identité nationale juive / israélienne. En lieu et place, nous devons penser le Lobby au travers de l'interaction entre l'idéologie puissamment mobilisatrice du nationalisme et la constitution et la réplication des élites politiques et économiques. Nous devons examiner les façons dont le Lobby à la fois, met à son service l'identité juive et cherche à la relooker activement, de façon à en solidifier la puissance institutionnelle et économique.

Il s'agit là, à n'en pas douter, d'un sujet déplaisant, que les chercheurs politiquement corrects devraient éviter à tout prix. Il est aujourd'hui un article de foi selon lequel les identités sont trop explosives pour être manipulées par le commun des mortels et qu'elles ne devraient pas être « insultées » par un examen trop insistant de ce qu'elles dissimulent sous leur capot. Discuter du Prophète Mahomet devrait dès lors être le domaine réservé des musulmans, tandis que seuls des juifs proclamés devraient être autorisés à commenter les deux piliers sacrés jumeaux de la foi juive contemporaine : l'Etat d'Israël et l'Holocauste. Mais on ne saurait espérer trouver une quelconque logique à la politique étrangère des Etats-Unis sans déconstruire les prétentions du Lobby à la représentativité, sans examiner les manières dont il a activement remodelé l'identité juive américaine ni sans dénoncer les intérêts économiques - tant en Israël qu'aux Etats-Unis, tant juifs que non-juifs - que son lobbying est en train de servir.

 

Politique intérieure contre politique étrangère

M&W notent la similarité inhérente entre le Lobby israélien et le « Lobby des fermiers, et des travailleurs de l'acier et des textiles », en le situant, de la sorte, parmi les lobbies manifestement domestiques (de manière intrinsèque, tous les lobbies sont, et ne peuvent qu'être « domestiques »). Mais dans leur conclusion, ils limitent l'efficacité incomparable du Lobby israélien à la seule politique étrangère. Je pense que M&W cherchent à maintenir une fausse distinction entre une sphère domestique, dans laquelle se produisent des conflits d'intérêts autour de différences politiques légitimes et une sphère « nationale » unifiée par une politique étrangère cohérente et coulant de source.

La détermination de la politique étrangère par des intérêts intérieurs n'est nullement l'exception : c'est la norme. Qu'il s'agisse de la Compagnie United Fruit, dont l'héritage comporte l'_expression « république bananière », qu'il s'agisse des contrats de Standard Oil en Arabie saoudite, qui conduisent tout droit aux alliances d'affaires de George Bush et de James Baker ou encore des intérêts bancaires qui dominent les interventions des Etats-Unis au Fonds Monétaire International et à la Banque Mondiale, la politique étrangère américaine sert toujours des intérêts domestiques. Cela a toujours été le cas, et ça l'est encore aujourd'hui. Comme l'a dit le Président Coolidge : « La (grande) affaire des Etats-Unis, ce sont les affaires ! » Ainsi, le pouvoir qu'a le Lobby israélien d'affecter plutôt la politique étrangère que la politique intérieure [des Etats-Unis] n'en fait aucunement un lobby à part, de quelque point de vue que ce soit.

Mais à quoi ressemblerait une politique étrangère véritablement autonome, comme celle que M&W semblent appeler de leurs voeux ? Comment l' « intérêt national » serait-il déterminé, une fois totalement isolé de la politique ? Bien qu'ils ne le disent pas explicitement, leur argumentation implique que la « politique étrangère » devrait être le domaine réservé d'experts et de bureaucrates, c'est-à-dire un service public qui gèrerait des agences telles la CIA et le Département d'Etat et qui serait protégé contre un monde de la politique dominé par les lobbies et par des « intérêts spéciaux. »

Il y a peut-être là un indice sur les origines polémiques de ce papier dans la guerre des tranchées internes qui fait rage, depuis quelque temps, à Washington, entre les fonctionnaires faisant carrière et les contractuels nommés à des postes politiques, très majoritairement néoconservateurs, depuis le début du règne de Bush. En réalité, les néoconservateurs ont rendu un tas de mauvaises choses encore pires, et s'en débarrasser en tirant la chasse serait certainement une amélioration très substantielle. J'en suis partisan à deux cents pour cent. Mais la restauration des fonctionnaires de carrière ne séparerait pas - comme le pensent M&W sans doute trop naïvement - la politique étrangère de la (basse) politique. Tout simplement, elle ne ferait que déplacer le pouvoir politique de la politique étrangère vers d'autres intérêts intérieurs. Ce qui nous permet de l'affirmer, c'est le fait que telles étaient les choses avant que George Bush n'accède à la Maison Blanche et ne décide de bousiller la fonction publique aux Etats-Unis.

 

Ainsi, M&W reprennent implicitement un refrain très connu. A savoir, que la solution de la corruption serait le pouvoir des experts, la technocratie.

Il faut rejeter cela. Ce que nous voulons, ce n'est ni la corruption, ni la technocratie, mais bien : la démocratie !

Pour terminer, permettez-moi de resituer le terrain commun. Le Lobby israélien est puissant. Le Lobby israélien est néfaste. Le Lobby israélien doit être attaqué et dénoncé et son influence doit être réduite et, espérons-le, anéantie. Mais les raisons de lutter contre le Lobby israélien n'ont rien à voir avec le fait qu'il contrarie les carrières des diplomates et des experts politiques, même s'il les contrarie effectivement. Nous ne devrions pas non plus nous battre contre le Lobby israélien au motif qu'il serait unique et différent de tous les autres formations des classes dirigeantes qui dominent à Washington, car ce n'est pas le cas.

Si nous ne retenions qu'une seule raison de lutter contre le Lobby israélien, ce serait parce qu'il promeut des politiques qui placent l' intérêt de quelques-uns au-dessus de la vie et du bonheur de millions de personnes.

 

Ingrid, lépouse dErnest Zündel, invitée à témoigner au procès de Mannheim


Ingrid Zündel a reçu il y a quelques jours une lettre du juge Meinerzhagen datée du 4 avril l'invitant à venir témoigner au procès de son mari. Dans
sa lettre d'information "Power" d'avril 2006, Ingrid écrivait déjà à ses
abonnés qu'elle avait eu vent d'une telle future convocation et qu'elle ne
prendrait aucune disposition avant d'en parler à son mari, ce qu'elle va
sûrement faire maintenant qu'elle en a reçu la lettre officielle.
Mais dès aujourd'hui, 19 avril 2006, elle écrit:
"Chaque fois que j'ai pu laisser entendre que j'envisageais de me rendre en
Allemagne pour témoigner, au procès de Ernst, que c'est moi qui suis la
propriétaire du 'Zundelsite', ce ne sont que cris d'horreur me mettant en
garde: 'Au nom du Ciel, n'y allez pas!!!' La meilleure réponse m'est venue
d'un supporter qui, sur un bout de papier blanc, m'écrit: 'Viens dans mon
salon, dit l'araignée à la mouche'."

Cette lettre du juge, rédigée en anglais ( bien étrange sous certains aspects est étrange), peut être résumée à peu près ainsi:
- Nous avons besoin de votre témoignage concernant la création et
l'exploitation du "Zundelsite".
- Vous n'êtes pas obligée de venir en Allemagne et pourrez être interrogée
par des autorités américaines.
- Vous avez le droit de refuser de témoigner, aussi bien en Allemagne qu'aux
Etats-Unis.
- En raison des soupçons portant sur votre responsabilité conjointe
concernant le "Zundelsite.org", le parquet de Mannheim a ouvert une
instruction contre vous pour incitation à la haine et à la violence contre
des segments de population et vous risqueriez fort, par vos réponses aux
questions posées, d'être poursuivie pénalement; par conséquent vous auriez
parfaitement le droit de refuser de témoigner.
- Mais si vous êtes d'accord pour témoigner, il conviendra de déterminer la
date. Le tribunal vous délivrera un sauf-conduit à cet effet, c'est-à-dire
que vous ne courrez pas le risque d'être arrêtée ou inquiétée par le parquet
de Mannheim dans le cadre de l'instruction mentionnée plus haut. Vos frais
de voyage et de séjour vous seraient remboursés.
- Si vous ne souhaitez pas venir en personne témoigner à Mannheim, vous
pourriez être interrogée par vidéo à partir des Etats-Unis, par exemple dans
un consulat allemand de votre région. Si vous refusez, la dernière solution
est celle d'un interrogatoire conduit par un fonctionnaire du consulat.
Toutefois, la solution de la vidéo-conférence serait préférable car elle
permettrait aux participants au procès, y compris à votre mari, de vous
poser directement leurs questions.
- En conclusion je vous pose les questions suivantes:
1. Etes-vous prête à témoigner devant le tribunal de Mannheim?
2. Si vous êtes d'accord pour témoigner,
a. en personne, avec un sauf-conduit fourni par le tribunal?
b. par vidéo-conférence?
c. par simple interrogatoire d'une autorité allemande aux Etats-Unis?
- Vous n'êtes pas obligée de répondre à ces questions.
Le juge termine ainsi sa lettre:
"Dans l'intérêt d'un déroulement rapide de la procédure pénale en cours
contre votre mari, ce qui serait certainement aussi de votre intérêt puisque
votre mari est en détention préventive, le tribunal vous serait très
reconnaissant de faire preuve de coopération en répondant aux questions
ci-dessus. Sinon le tribunal devra envisager d'essayer de vous approcher par
le truchement de fonctionnaires américains en faisant appel à l'assistance
judiciaire de ce pays."
Sincèrement vôtre
Dr. Meinerzhagen
Source : quibla.net, 20 avril 2006

 

"Treize juifs de Soragna ont été déportés et aucun d'entre eux n'est revenu..." : réponse d'un historien à des petits mensonges télévisés

 

Le 18 avril 2006, un historien et chercheur italien de Parme (Émilie-Romagne], auteur de nombreux articles consacrés à la ville de Parme durant la période 1943-1945, adressait la lettre recommandée suivante au Conseiller culturel adjoint de la mairie de Soragna, située dans la même province :

Messieurs, Je me permets de vous importuner à la suite de l'émission télévisée diffusée sur la Rai 2, "Sorgente di Vita" (Source de vie), dans la soirée du 17 avril courant et consacrée principalement aux travaux de restauration de la synagogue de Soragna. On a pu entendre au cours de cette émission une voix off affirmant textuellement, entre autres choses, que "treize juifs de Soragna ont été déportés et aucun d'entre eux n'est revenu..." Le soussigné, qui a déjà largement traité de la situation des juifs de Parme au cours du dernier conflit, doit franchement constater qu'une telle affirmation n'est nullement vérifiée, du moins à partir des faits connus des historiens à ce jour. A partir des documents en possession du soussigné il appert que, parmi les 13 juifs, effectivement nés ou demeurant à Soragna pendant la période en question, aucun n'a été déporté hors de la province de Parme, ce qui fait que l'affirmation selon laquelle aucun n'est retourné est absolument infondée. Afin de vous en convaincre je vous adresse ci-après les données de l'état-civil des juifs attachés à la région géographique de la commune de Soragna pendant la guerre, entre 1943 et 1945:

1. Bassani Alberto di Giacomo, né à Soragna le 14.06.1907 et demeurant dans cette ville;
2. Levi Giuseppe, né à Soragna le 02.10.1862 et demeurant dans cette ville;
3. Levi Isacco di Giuseppe (?), né à Soragna le 17.02.1859 et demeurant dans cette ville;
4. Levi Fausto di Mosè, né à Parme le 10.03.1925, demeurant à Soragna;
5. Segre Nella di Prospero, née à Livourne le 25.04.1876 demeurant à Soragna;
6. Fano Gilda, née à Soragna le 25.09.1888, transférée à Parme;
7. Fano Gisella, née à Soragna le 23.01.1893, transférée à Parme;
8. Fano Enrico feu Bonaiuti, né à Soragna le 16.01.1863, transféré à Parme;
9. Levi Bruno di Mosè, né à Soragna le 20.09.1921, transféré à Parme;
10. Sforni Giuseppe di Michele, né à Soragna le 16.04.1910, transféré à Parme;
11. Sforni Vittorio di Giuseppe, né à Soragna le 25.03.1884, transféré à Parme;
12. Sforni Wanda di Michele, née à Soragna le 02.04.1912, transférée à Parme;
13. Vigevani Adele, née à Soragna le 19.06.1872, transférée à Parme.

A cette liste on pourrait ajouter, pour être plus précis, Sforni Alessandro, né à Soragna le 11.11.1888 puis transféré à Parme, bien qu'il ait été à l'époque "discriminé" pour appartenance à une famille dite "famille mixte". En tout cas le fait est qu'aucune des treize personnes indiquées n'a été déportée mais que seules deux d'entre elles sont mortes au cours de la guerre.

C'est le cas, par exemple, de Mme Adele Vigevani, qui a été victime du premier bombardement effectué par les Anglo-Américains sur Parme le 25 avril 1944.

Il faut également tenir compte de la mort de Enrico Fano, décédé de cause naturelle pendant sa détention dans la prison de Parme le 25 janvier 1945, même si des sources comme celles qui figurent dans "La population civile de Parme dans la guerre de 40-45", de V. Barbieri, le classent, de manière erronée, comme décédé en déportation (à la page 136). Telles sont, en substance, les données historiques actuelles, sujettes, bien sûr, à des modifications en cas de nouvelles acquisitions documentaires. Si donc votre Administration communale était en mesure de fournir des éléments et des documents susceptibles de démentir, ne serait-ce que partiellement, les propos de la présente lettre, le soussigné sera heureux d'apporter les modifications qui s'imposeraient à la recherche historique correspondante qu'il a publiée en 2003 et que vous trouverez ci-jointe pour votre information.

En vous demandant de bien vouloir excuser le désagrément éventuel que j'ai pu provoquer je vous prie de croire... Franco Morini Via delle Grazie n. 24 43100 PARMA Source : quibla.net, 21 avril 2006

 

 

Annulation du spectacle "Jésus-Christ super star" dans le camp de Majdanek

 

La représentation de la célèbre comédie musicale "Jésus-Christ super star", préparée sur le site du camp d'extermination nazi de Majdanek dans l'est de la Pologne, a été annulée à la suite d'une polémique, a indiqué jeudi la direction du musée de Majdanek.

"Après réflexion et suite aux controverses que ce projet a suscitées, j'ai décidé de retirer mon autorisation à la représentation de cette pièce sur le site du camp", a déclaré à l'AFP le directeur du musée Edward Balawajder. "J'informerai dans la journée de ma décision le théâtre musical de Lublin", à l'origine du projet, a-t-il ajouté.

 

"Initialement, j'ai donné mon accord après avoir reçu l'assurance de la part du réalisateur que les scènes de la passion du Christ ne seront pas représentées", a reconnu le directeur. "Mais, si le projet blesse qui que ce soit et surtout les milieux juifs, il vaut mieux y renoncer", a-t-il déclaré.

Le directeur de la Ligue contre la diffamation (ADL), Abraham Foxman, a protesté, estimant que le projet constituait une "preuve de mauvais goût". "C'est un lieu sacré, dédié à la mémoire de ceux qui y ont souffert, à celle de 230.000 juifs et représentants d'autres nations (sic) tués dans le camp", a-t-il écrit dans une protestation appelant les organisateurs à "transférer le projet dans un autre endroit". La journaliste italienne vivant à New York, Oriana Fallaci, s'est également dit "indignée" par le projet. Selon M. Balawajder, le projet du spectacle avait reçu le soutien des anciens prisonniers polonais, estimant qu'une forme artistique contemporaine pourrait attirer les jeunes sur le site de Majdanek.

Pour Robert Skolimowski, metteur en scène polonais de la comédie musicale écrite par Andrew Lloyd Webber à la fin des années 60, "Jésus-Christ fut la victime de l'intolérence au même titre que les victimes de Majdanek". Dans cette région, considérée comme le coeur des grandes communautés juives de Pologne, le camp de Majdanek avait été créé par les nazis près de la ville de Lublin. 360.000 de son demi-million de détenus ont péri dans des chambres à gaz ou ont été fusillés de 1941 à 1944. Parmi eux, 230.000 juifs européens, 120.000 Polonais non juifs et des milliers de prisonniers de guerre soviétiques.

Source : AFP, 20 avril 2006

 

Procès contre le négateur de l'Holocauste : la police porte l'avocate de Zündel en dehors de la salle d'audience

 

Source : Der Spiegel, 5 avril 2006.

 

Traduit de l'allemand par Eva, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). cett traduction est en Copyleft.

 

Interrompu le 9 mars, le procès d'Ernest Zündel a repris le 5 avril à Mannheim. les prochaiens audiences sont prévues pour le 26 avril, les 12 et 19 mai 2006. compte-rendu de l'udience agitée du 5 avril. (NDLR Quibla)

 

Nouvel éclat dans le procès contre le négateur de l'Holocauste Ernst Zündel : Une avocate exclue du procès refuse de quitter le banc de la Défense et des femmes agents de police la portent en dehors de la salle.

Mannheim ­ Pendant que deux agents de polices portent l'avocate Sylvia Stolz en dehors de la salle d'audience du Tribunal de Grande Instance à Mannheim, l'avocate de la Défense saluait le public de la main, un public consistant avant tout de sympathisants de l'extrême droite, et s'exclamait : « Le peuple allemand se soulève ». Le Président du Tribunal avait demandé plusieurs fois auparavant à l'avocate de quitter le banc de la Défense et de prendre place parmi le public. La Cour d'Appel à Karlsruhe avait exclu l'avocate de choix de la Défense vendredi dernier parce qu'elle aurait saboté le procès de façon répétée par des discours partiellement à contenu délictuel nationale-socialiste. L'avocate aurait essayé de transformé le procès en une farce populaire. Me Stolz, qui avait déjà été exclue du procès auparavant entre autres à cause de ces paroles d'extrême droite à l'occasion de journées d'audience devant la sixième grande Chambre du Tribunal de Grande Instance, a reproché au Président qu'il faisait un procès de « Lynchage sans droit ». Meinerzhagen incarnait en outre une domination étrangère sur le peuple allemand. Quant à elle, elle représentait « ici l'Empire allemand ». Depuis 60 ans, le peuple allemand renonçait à s'auto diriger. « Moi, pour ma part, je ne suivrai pas ce mauvais exemple ». Après cela, elle a été expulsée de la salle.

Négation de l'Holocauste via Internet

L'exclusion du procès n'étant pas encore exécutoire, la juriste souhaitait continuer à défendre son mandant. Selon la conception de la Cour, la décision de Karlsruhe est cependant valide jusqu'à une éventuelle révision de cette décision par la Cour de Cassation (BGH), dit le Président Ulrich Meinerzhagen. La BGH n'aurait pourtant pas encore reçu de plainte de la part de l'avocate de la Défense. Le délai pour le dépôt d'une telle plainte expire ce vendredi. L'avocate a reproché à nouveau à Meinerzhagen qu'il évinçait la loi et qu'il « suivait l'exemple des procès de Nuremberg ». Un autre avocat de la Défense a déposé une requête contre Meinerzhagen pour gêne.

Le procureur reproche à Zündel (66 ans) d'avoir nié de son ancien domicile au Canada via Internet le meurtre de millions de juifs au temps des Nazis. Le premier procès contre l'accusé avait déjà échoué à cause de son avocate de la Défense. Au total, Zündel est représenté par trois avocats de son choix et trois avocats imposés. En ce sixième jour d'audience il n'a pas non plus souhaité s'exprimer concernant ces reproches. Au cours de ce nouveau volet du procès qui dure depuis février, il y a eu, de façon répétée, des disputes violentes entre la Cour et la Défense : la comparaison d'un membre du public avec le système judiciaire des Nazis a causé des tumultes et plusieurs visiteurs ont reçu des amendes par le Juge.

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,410015,00.html

 

 

Mise en accusation des négateurs de l'Holocaustee Germar Rudolf et Siegfried Verbeke

 

par Le procureur d'Etat Grossmann, du Parquet de Mannheim, 18 avril 2006 Le ministère public de Mannheim a mis en accusation devant le tribunal de grande instance de Mannheim deux nouveaux militants internationaux de la négation de l'Holocaustee. Il est en effet reproché aux "révisionnistes" Germar Rudolf et Siegfried Verbeke d'avoir via internet et par diffusion de littérature systématiquement nié ou minimisé le génocide des juifs perpétré par le national-socialisme et d'avoir par antisémitisme excité à la haine contre la population juive. Les deux accusés déjà condamnés pour de tels faits auraient exercé leurs activités à l'échelle mondiale et avec des investissements publicitaires importants. Le chimiste allemand Germar Rudolf, âgé de 41 ans, vivait dernièrement aux Etats-Unis d'où il a été extradé vers l'Allemagne en novembre dernier puis incarcéré. Il s'était fait connaître par de prétendues expertises scientifiques réfutant l'existence de chambres à gaz dans les camps de concentration. Le co-accusé Siegfried Verbeke est un Belge de 64 ans. Il a été arrêté en Hollande et extradé vers l'Allemagne en novembre 2005. Il est en détention provisoire depuis cette date. Il est accusé d'incitation à la haine, offenses et diffamation de la mémoire des morts. L'affaire est actuellement en instance devant la deuxième chambre correctionnelle du tribunal. Les accusations sont semblables à celles qui ont motivé la procédure actuellement en cours contre Ernst Zündel devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal de Mannheim. L'enquête n'a pas révélé de collaboration directe entre Zündel et Verbeke.

 

 

Un Messie pour tous ou seulement pour les juifs ?

 

Un chercheur israélien a annoncé avoir décodé un texte en hébreu venant du célèbre rabbin d'origine ukrainienne Nachman de Bratslav (1772-1811) sur la venue du messie, qui n'avait jamais été déchiffré.

 

"Le Rav (rabbin) Nachman annonce dans ce texte la venue d'un messie qui aurait tout de suite le rôle de rédempteur pour le monde entier et pas seulement pour les juifs" a indiqué mardi à l'AFP le chercheur, Zvi Mark, qui a travaillé près de dix ans sur le mystérieux document.

"Cette conception contraste avec l'idée traditionnelle dans le judaïsme que le messie libère d'abord les juifs du joug des nations et que seulement à un stade ultérieur, il devient le rédempteur de l'Humanité" a-t-il précisé.

Le rabbin Bratslav est à l'origine d'un courant mystique du judaïsme, basé sur la piété, la proximité avec la nature et le dialogue intime avec Dieu. Ce courant connaît une forte résurgence en Israël et aux Etats-Unis.

"Le plus frappant c'est que dans ce document le Rav Nachman rompt avec la vision apocalyptique courante dans la mystique juive et écarte les guerres et catastrophes censées précéder les temps messianiques" a ajouté le chercheur.

Le texte, écrit en Ukraine, avait été gardé secret par les fidèles du rabbin Nachman, à cause de l'opposition auquel ce courant se heurtait dans le monde religieux de l'époque. Il avait ensuite été caché des autorités soviétiques.

"Ce document reproduit les paroles du Rav, consignées par son principal disciple, mais avec des abréviations qui ont nécessité un véritable travail de déchiffrement", a affirmé le chercheur.

Les juifs croient à la venue du messie alors que les chrétiens croient qu'il est déjà venu en la personne de Jésus Christ. 5Et les Musulmans considèrent Jésus comme un prohète, NDLR Quibla]

Venue ou retour? Le texte ne donne pas de date à cet évènement. Source : AFP, 18 avril 2006

Procès contre le négateur de l'Holocauste : la police porte l'avocate de Zündel en dehors de la salle d'audience

Source : Der Spiegel, 5 avril 2006. Traduit de l'allemand par Eva, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). cett traduction est en Copyleft.

Interrompu le 9 mars, le procès d'Ernest Zündel a repris le 5 avril à Mannheim. les prochaiens audiences sont prévues pour le 26 avril, les 12 et 19 mai 2006. compte-rendu de l'udience agitée du 5 avril. (NDLR Quibla)

Nouvel éclat dans le procès contre le négateur de l'Holocauste Ernst Zündel : Une avocate exclue du procès refuse de quitter le banc de la Défense et des femmes agents de police la portent en dehors de la salle.

Mannheim ­ Pendant que deux agents de polices portent l'avocate Sylvia Stolz en dehors de la salle d'audience du Tribunal de Grande Instance à Mannheim, l'avocate de la Défense saluait le public de la main, un public consistant avant tout de sympathisants de l'extrême droite, et s'exclamait : « Le peuple allemand se soulève ». Le Président du Tribunal avait demandé plusieurs fois auparavant à l'avocate de quitter le banc de la Défense et de prendre place parmi le public. La Cour d'Appel à Karlsruhe avait exclu l'avocate de choix de la Défense vendredi dernier parce qu'elle aurait saboté le procès de façon répétée par des discours partiellement à contenu délictuel nationale-socialiste. L'avocate aurait essayé de transformé le procès en une farce populaire. Me Stolz, qui avait déjà été exclue du procès auparavant entre autres à cause de ces paroles d'extrême droite à l'occasion de journées d'audience devant la sixième grande Chambre du Tribunal de Grande Instance, a reproché au Président qu'il faisait un procès de « Lynchage sans droit ». Meinerzhagen incarnait en outre une domination étrangère sur le peuple allemand. Quant à elle, elle représentait « ici l'Empire allemand ». Depuis 60 ans, le peuple allemand renonçait à s'auto diriger. « Moi, pour ma part, je ne suivrai pas ce mauvais exemple ». Après cela, elle a été expulsée de la salle.

 

Négation de l'Holocauste via Internet

L'exclusion du procès n'étant pas encore exécutoire, la juriste souhaitait continuer à défendre son mandant. Selon la conception de la Cour, la décision de Karlsruhe est cependant valide jusqu'à une éventuelle révision de cette décision par la Cour de Cassation (BGH), dit le Président Ulrich Meinerzhagen. La BGH n'aurait pourtant pas encore reçu de plainte de la part de l'avocate de la Défense. Le délai pour le dépôt d'une telle plainte expire ce vendredi. L'avocate a reproché à nouveau à Meinerzhagen qu'il évinçait la loi et qu'il « suivait l'exemple des procès de Nuremberg ». Un autre avocat de la Défense a déposé une requête contre Meinerzhagen pour gêne.

Le procureur reproche à Zündel (66 ans) d'avoir nié de son ancien domicile au Canada via Internet le meurtre de millions de juifs au temps des Nazis. Le premier procès contre l'accusé avait déjà échoué à cause de son avocate de la Défense. Au total, Zündel est représenté par trois avocats de son choix et trois avocats imposés. En ce sixième jour d'audience il n'a pas non plus souhaité s'exprimer concernant ces reproches. Au cours de ce nouveau volet du procès qui dure depuis février, il y a eu, de façon répétée, des disputes violentes entre la Cour et la Défense : la comparaison d'un membre du public avec le système judiciaire des Nazis a causé des tumultes et plusieurs visiteurs ont reçu des amendes par le Juge.

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,410015,00.html

 

 

Mise en accusation des négateurs de l'Holocaustee Germar Rudolf et Siegfried Verbeke

 

par Le procureur d'Etat Grossmann, du Parquet de Mannheim, 18 avril 2006 Le ministère public de Mannheim a mis en accusation devant le tribunal de grande instance de Mannheim deux nouveaux militants internationaux de la négation de l'Holocaustee. Il est en effet reproché aux "révisionnistes" Germar Rudolf et Siegfried Verbeke d'avoir via internet et par diffusion de littérature systématiquement nié ou minimisé le génocide des juifs perpétré par le national-socialisme et d'avoir par antisémitisme excité à la haine contre la population juive. Les deux accusés déjà condamnés pour de tels faits auraient exercé leurs activités à l'échelle mondiale et avec des investissements publicitaires importants. Le chimiste allemand Germar Rudolf, âgé de 41 ans, vivait dernièrement aux Etats-Unis d'où il a été extradé vers l'Allemagne en novembre dernier puis incarcéré. Il s'était fait connaître par de prétendues expertises scientifiques réfutant l'existence de chambres à gaz dans les camps de concentration. Le co-accusé Siegfried Verbeke est un Belge de 64 ans. Il a été arrêté en Hollande et extradé vers l'Allemagne en novembre 2005. Il est en détention provisoire depuis cette date. Il est accusé d'incitation à la haine, offenses et diffamation de la mémoire des morts. L'affaire est actuellement en instance devant la deuxième chambre correctionnelle du tribunal. Les accusations sont semblables à celles qui ont motivé la procédure actuellement en cours contre Ernst Zündel devant la 6e chambre correctionnelle du tribunal de Mannheim. L'enquête n'a pas révélé de collaboration directe entre Zündel et Verbeke.

 

 

Le Nouveau bestiaire sioniste - Volume 28 : l'aigle noir et le coq de combat


par François Costes, avril 2006
Au sommaire de ce volume :
Le chien jaune, la réduve, Olmert le canard, le chien garde-frontière, le clône, l'aigle noir, le Pipus neoconus, le coq de combat, le caméléon orthodoxe, le rat d'eau lourde, le ver bibliophage, la chauve-souris très bigleuse, le rat à l'odeur trop forte, le faucon juif, le chien impérial, le chien aboyeur, le tigre de papier, le rejeton belliqueux, la mouche bzzz-bzzz, la sardine dannychoise, la taupe privilégiée, le Menachemus dynamitus, le caniche fouetté, le prédateur national-socialiste, le dauphin nucléaire, la vrillette des ateliers, le vampire des ondes, l'animal de faction, le tueur des décharges, le noamivore israélien, le nuisible de Brooklyn, l'espèce contaminée, le charançon des rosiers, le renard sacrifié et... le bon thon !

LE CHIEN JAUNE | THE YELLOW DOG

Of all the unhappy trends I have witnessed-conservative swings on television networks, dwindling newspaper circulation, the jailing of reporters and "spin"-nothing is more troubling to me than the obsequious press during the run-up to the invasion of Iraq. They lapped up everything the Pentagon and White House could dish out-no questions asked. Reporters and editors like to think of themselves as watchdogs for the public good. But in recent years both individual reporters and their ever-growing corporate ownership have defaulted on that role. Ted Stannard, an academic and former UPI correspondent, put it this way: "When watchdogs, bird dogs, and bull dogs morph into lap dogs, lazy dogs, or yellow dogs, the nation is in trouble."

The Nation (USA) | Helen Thomas | 10 mars 2006


LA REDUVE | THE ASSASSIN BUG

Etre Israélien, c'est être engagé dans une négation meurtrière d'autrui. Pour les Israéliens, et dans une certaine mesure, pour les juifs post-talmudiques, Etre, c'est Haïr. Dès lors que les Israéliens cesseraient de balancer des tonnes de bombes et de haïr les gens qui les entourent, ils ne seraient plus des Israéliens, ils deviendraient des "Palestiniens parlant hébreu". Permettez-moi de vous dire que cela finira par arriver, de lui-même : c'est un glissement démographique inévitable.

Gilad Atzmon
Conversation avec Manuel Talens
La République de Canaan (France) | Numéro 7 | Décembre 2005


OLMERT LE CANARD | OLMERT THE DUCK

Contrary to appearances, the elections this week are important, because they will expose the true face of Israeli society and its hidden ambitions. More than 100 elected candidates will be sent to the Knesset on the basis of one ticket - the racism ticket. If we used to think that every two Israelis have three opinions, now it will be evident that nearly every Israeli has one opinion - racism. Elections 2006 will make this much clearer than ever before. An absolute majority of the MKs in the 17th Knesset will hold a position based on a lie: that Israel does not have a partner for peace. An absolute majority of MKs in the next Knesset do not believe in peace, nor do they even want it - just like their voters - and worse than that, don't regard Palestinians as equal human beings. Racism has never had so many open supporters. It's the real hit of this election campaign. One does not have to be Avigdor Lieberman to be a racist. The "peace" proposed by Ehud Olmert is no less racist.

Haaretz (Israel) | Gideon Levy | 27 mars 2006


LE CHIEN GARDE-FRONTIERE | THE BORDER GUARD DOG

Depuis septembre 2000, plus de 800 enfants palestiniens ont été tués. Qui prendra la responsabilité de leur mort ? Qui doit être condamné ? Le 18 mars 2006, j'ai rendu visite à une famille dans la peine à Al Yamoun, une ville dans le nord de la Cisjordanie. Leur fillette de 7 ans avait été tuée la nuit précédente par la police des frontières israéliennes qui avait pénétré dans la ville pour arrêter des militants palestiniens "recherchés" lors d'un raid des forces de défense israéliennes (IDF). Son nom était Akaber Abdelrahman Zaid, elle allait voir un docteur pour se faire enlever des points de suture au menton. Au lieu de cela, elle a reçu une rafale de balles dans la tête, une unité de la police des frontières a ouvert le feu sur la voiture qui l'emmenait avec son oncle. Un porte-parole des IDF a dit que la police avait cru que les militants qu'ils recherchaient essayaient de s'échapper dans la voiture, elle a donc tiré sur les roues pour les en empêcher. L'oncle d'Akaber dit qu'il était visible que les seuls passagers dans la voiture étaient lui-même et la petite fille, précisant que les policiers avaient tiré presque à bout portant. Un journaliste d'Ha'aretz a inspecté la voiture par la suite et constaté que les quatre pneus étaient intacts. Pour des tireurs d'élite d'une unité spécialement entraînée, tirer sur des pneus de voiture à une courte distance et les manquer parait vraiment étonnant, pour le moins.

CCIPPP ( ) | Leigh Brady | 02 avril 2006


LE CLONE | THE CLONE

At a second-hand book stall in the Rue Monsieur le Prince in Paris a few days ago, I came across the second volume of Victor Klemperer's diaries. The first volume, recounting his relentless, horrifying degradation as a German Jew in the first eight years of Hitler's rule - from 1933 to 1941 - I had bought in Pakistan just before America's 2001 bombardment of Afghanistan. It was a strange experience - while sipping tea amid the relics of the Raj, roses struggling across the lawn beside me, an old British military cemetery at the end of the road - to read of Klemperer's efforts to survive in Dresden with his wife Eva as the Nazis closed in on his Jewish neighbours. Even more intriguing was to find that the infinitely heroic Klemperer, a cousin of the great conductor, showed great compassion for the Palestinian Arabs of the 1930s who feared that they would lose their homeland to a Jewish state. "I cannot help myself," Klemperer writes on 2 November 1933, nine months after Hitler became Chancellor of Germany. "I sympathise with the Arabs who are in revolt (in Palestine), whose land is being 'bought'. A Red Indian fate, says Eva." Even more devastating is Klemperer's critique of Zionism - which he does not ameliorate even after Hitler's Holocaust of the Jews of Europe begins. "To me," he writes in June of 1934, "the Zionists, who want to go back to the Jewish state of AD70 ... are just as offensive as the Nazis. With their nosing after blood, their ancient 'cultural roots', their partly canting, partly obtuse winding back of the world they are altogether a match for the National Socialists..."

The Independent (UK) | Robert Fisk | 01 avril 2006


L'AIGLE NOIR | THE BLACK EAGLE

L'humoriste Dieudonné M'Bala M'Bala a été reconnu coupable d'"incitation à la haine raciale", vendredi 10 mars. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à 5 000 euros d'amende pour des propos antisémites tenus dans une interview au Journal du dimanche en février 2004. Le tribunal l'a également condamné à publier le jugement dans quatre journaux : Le Journal du dimanche, Le Monde, Le Figaro et Libération. Il devra aussi verser 1 euro symbolique de dommages et intérêts à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), au Consistoire israélite de France, à Avocats sans frontières et à SOS-Racisme, associations parties civiles. Dans l'édition du 8 février 2004, Dieudonné avait déclaré : "'Sale nègre, les juifs auront ta peau', voilà le genre de slogans que j'ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon." "Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage", ajoutait Dieudonné, qui s'exprimait après des incidents survenus lors d'un de ses spectacles à Lyon, au cours duquel des manifestants d'organisations juives l'avaient pris à partie. Lors de l'audience de fond le 27 janvier, Dieudonné M'Bala M'Bala, candidat à la présidentielle de 2007, s'était défendu d'avoir voulu assimilé "juifs" et "négriers", expliquant qu'il faisait référence au soutien "indéfectible" qu'Israël avait pu apporter au régime d'apartheid en Afrique du Sud, "qui opprimait les Noirs".

Le Monde (France) / AFP | 10 mars 2006


LE PIPUS NEOCONUS | THE PIPUS NEOCONUS

Once again, the Islamophobe Daniel Pipes reveals the Straussian neocon mindset, disregarding the teaching of his guru, Leo Strauss, who advised Machiavellian deception when dealing with the dumbed-down masses. "Fixing Iraq is neither the coalition's responsibility nor its burden," Pipes told New York Sun on February 28. "Civil war in Iraq . would be a humanitarian tragedy but not a strategic one," Pipes continued, allowing us commoners a glimpse of the way the Straussian neocon mind works. According to Pipes, a "civil war" in Iraq would be a good thing since it would invite "Syrian and Iranian participation, hastening the possibility of an American confrontation with those two states," an objective at the very core of the Straussian plan to unleash society and culture destroying chaos and violence in the Middle East and thus breaking the region up into more easily controllable Bantustans. More sectarian violence would also put an end to the "dream of Iraq serving as a model for other Middle Eastern countries, thus delaying the push toward elections. This will have the effect of keeping Islamists from being legitimated by the popular vote, as Hamas was just a month ago." In other words, if thousands of Iraqis must suffer horrible deaths in a "civil war" created by the Straussian neocons in the Pentagon, this will be a price worth paying, as Madeline Albright said of the medieval sanctions imposed on Iraq (1.5 million Iraqis killed, 500,000 of them children), because it will prevent democratic elections resulting in the empowerment of leaders opposed by the Straussian neocons. As Pipes views it, an Iraqi "civil war" can only be considered a good thing because Muslims will die, not non-Muslims, and for Daniel Pipes and his Straussian neocon ilk, thousands of dead Muslims is not a big deal. In fact, as Pipes hints, the "civil war" in Iraq is all about killing as many Muslims as possible, adding an appreciable heap to the 250,000 or so Iraqis killed since Bush launched his invasion. Pipes' admission that "civil war" in Iraq is a good thing on several levels gives more credence to the claim that the Straussian neocons basically engineered the current violence through black ops and provocations. Let us give thanks that Daniel Pipes is a windbag unable to keep a secret or pretend, as the Bush administration does, that the "civil war" in Iraq is an unfortunate tragedy. In fact, it is all part of a long-held plan adopted wholesale from the Jabotinsky Likudites in Israel.

www.kurtnimmo.com <http://www.kurtnimmo.com> (USA) | Kurt Nimmo | 05 mars 2006


LE COQ DE COMBAT | THE FIGHTING COCKEREL

Démagogue, à la recherche de la bonne image pour les journaux télévisés, [Nicolas Sarkozy] se risque même à prononcer quelques mots en créole, en allusion à l'annulation de son voyage en décembre 2005. Traduction : "On dit de moi que j'ai fui. Le coq de combat ne fuit pas. Je suis ici parmi vous." Il répète à l'envie qu'il se sent "Martiniquais de coeur", cite le général de Gaulle : "La politique la plus ruineuse est celle qui consiste à être petit."

Le Monde (France) | P. Ridet | 12 mars 2006


LE CAMELEON ORTHODOXE | THE ORTHODOX CHAMELEON

Three Israelis were killed when a Palestinian suicide bomber detonated explosives in a car after nightfall Thursday at the entrance to the West Bank settlement of Kedumim, located west of Nablus. The vehicle blew up around 9:45 P.M. next to the Kedumim gas station. (...) The three Israeli casualties had apparently picked up the suicide bomber, who was likely dressed as an observant Jew, as he was hitchhiking on the road. He then exploded in their car. (...) A rescue service official said medics could not approach the car, because it was still on fire nearly an hour after the blast.

Haaretz (Israel) | A. Harel et J. Lis | 31 mars 2006


LE RAT D'EAU LOURDE | THE HEAVY WATER RAT

Britain secretly supplied Israel with plutonium during the 1960s despite a warning from military intelligence that it could help the Israelis to develop a nuclear bomb, it was disclosed last night. The deal, made during Harold Wilson's Labour government, is revealed in classified documents released under the Freedom of Information Act and obtained by BBC2's Newsnight programme. The documents also show how Britain made hundreds of shipments to Israel of material which could have helped in its nuclear weapons programme, including compounds of uranium, lithium, beryllium and tritium, as well as heavy water. (...) Documents show that the decision to sell plutonium to Israel in 1966 was blocked by officials in both the Ministry of Defence and the Foreign Office, who said: "It is HMG's policy not to do anything which would assist Israel in the production of nuclear weapons." But the deal was forced through by a Jewish civil servant, Michael Michaels, in Tony Benn's Ministry of Technology, which was responsible for trade in nuclear material, according to Newsnight. Peter Kelly, who was British defence intelligence's expert on the Israeli nuclear weapons programme, knew Mr Michaels. He told Newsnight he believed Mr Michaels knew that Israel was trying to build an atomic bomb, but that he had dual loyalties to Britain and Israel.

The Guardian (UK) | R. Norton-Taylor | 10 mars 2006


LE VER BIBLIOPHAGE | THE BIBLIOPHAGUS WORM

Le Salon du Livre des droits de l'Homme qui rassemblait des écrivains, des associations, des revues à l'Espace des Blancs Manteaux (Paris IV°) a été perturbé par l'intrusion d'un groupe d'une vingtaine de personnes se revendiquant de la Ligue de Défense Juive (LDJ) le dimanche 26 février au soir peu avant la fermeture du Salon. Ces individus, dont certains étaient casqués ou masqués, se sont dirigés vers un stand de l'association France Palestine Solidarité, heureusement inoccupé. Après avoir proféré des menaces, et tenté de perturber la bonne marche du Salon par des comportements agressifs (...), les perturbateurs qui ont blessé un militant de la Ligue des droits de l'Homme ont du être repoussés à l'extérieur par les organisateurs. La Fédération de Paris de la LDH, qui organisait ce salon, condamne fermement cette agression.

Ligue des droits de l'homme (France) | Communiqué | 06 mars 2006


LA CHAUVE-SOURIS TRES BIGLEUSE | THE BLINDEST BAT

Everyone in the Middle East rewrites history, but never before have we had a US administration so wilfully, dishonestly and ruthlessly reinterpreting tragedy as success, defeat as victory, death as life - helped, I have to add, by the compliant American press. I'm reminded not so much of Vietnam as of the British and French commanders of the First World War who repeatedly lied about military victory over the Kaiser as they pushed hundreds of thousands of their men through the butchers' shops of the Somme, Verdun and Gallipoli. The only difference now is that we are pushing hundreds of thousands of Arabs though the butchers' shops - and don't even care. Last week's visit to Beirut by one of the blindest of George Bush's bats - his Secretary of State, Condoleezza Rice - was indicative of the cruelty that now pervades Washington. She brazenly talked about the burgeoning "democracies" of the Middle East while utterly ignoring the bloodbaths in Iraq and the growing sectarian tensions of Lebanon, Egypt and Saudi Arabia.

The Independent (UK) | Robert Fisk | 26 février 2006


LE RAT A L'ODEUR TROP FORTE | THE SMELLING RAT

Mazher Mahmood, whose picture I shall shortly unveil, has gulled the greedy and the gaffe-prone. But he couldn't "get Galloway". Thanks to my well-honed sense of smell for rats, and with the assistance of my clever comrade Kevin Ovenden and others too well placed to name, I attended London's salubrious Dorchester hotel with a heightened sense of suspicion. In my experience, few wealthy men come looking for a good cause to support. Yet the "wealthy men" described here were running after me faster than most millionaires make it into the House of Lords. I knew from the minute I met them that they were impostors.

The Guardian (UK) | George Galloway | 30 mars 2006


LE FAUCON JUIF | THE JEWISH HAWK

Saviez-vous que le gouvernement israélien gère un institut qui se charge de traduire la soi-disant littérature hébraïque "de gauche" vers de nombreuses langues étrangères ? Ainsi, ce sont des auteurs comme Amos Oz et Edgar Keret, qu'ils diffusent partout. Cela vous semble sans doute bizarre, non ? Un gouvernement israélien de droite se casse le tronc à traduire et à diffuser des écrivains "de gauche" ! Vous voyez, ils le font dans le but de créer l'image fallacieuse d'un "Etat juif recherchant la paix". Non que Oz et Keret auraient quoi que ce soit à voir avec une pensée idéologique authentiquement de gauche. Non. Ce sont simplement deux colombes sionistes typiques. Il s'agit simplement de colombes sionistes typiques, donc "de gauche". Cependant, ils sont promus par l'establishment israélien de droite. Apparemment, les faucons juifs sont conscients du fait que l'entreprise sioniste tire profit de l'image du juif bien comme il faut. Comme je l'ai dit, les sionistes sont loin de stupides, et même, ils réussissent même à tourner à leur avantage l'invite que je leur ai faite, à se désintégrer. Les juifs de droite de la troisième catégorie sont toujours prompts à promulguer la liste des "bons juifs" qui se comptent sur les doigts des deux mains. Quand vous attaquez le pouvoir juif, ils vous rappellent immanquablement les juifs humanistes : vous entendez alors parler de Chomsky, de Finkelstein, de Leibovitch. Je n'écarte pas voir apparaître un jour mon nom, quelque part, dans la lancée. Vous voyez : le sionisme tire profit de ses opposants juifs. C'est là un défi majeur à relever, et c'est pour moi une raison supplémentaire de ne jamais me comporter comme un ex-Israélien, ni même comme un ex-juif.

Gilad Atzmon
Conversation avec Manuel Talens
La République de Canaan (France) | Numéro 7 | Décembre 2005


LE CHIEN IMPERIAL | THE IMPERIAL DOG
LE CHIEN ABOYEUR | THE BARKING DOG
LE TIGRE DE PAPIER | THE PAPER TIGER

The president of Venezuela has hit back at the US defence secretary for comparing him to Adolf Hitler, calling him a "dog of the empire" who is right to be concerned by Latin America's tilt to the left which is threatening the "weakening" US "empire". Hugo Chavez made his remarks in Havana on Friday where he received a UN prize handed over by Fidel Castro, the president of Cuba. His visit to Havana comes amid an intensifying war of words between Washington and Latin America's leaders. Donald Rumsfeld compared Chavez to Adolf Hitler on Thursday and criticised Cuba and the populist leadership in Bolivia. Chavez played down Rumsfeld's comparison. "Let the dogs of the empire bark, that's their job," he said. "Ours is to battle to achieve the true liberation of our people." Chavez said the US government was weakening already, and echoed Chinese revolutionary Mao Zedong's idea that capitalist countries were a "paper tiger" to be challenged.

Al Jazeera (Qatar) / AP | 04 février 2006


LE REJETON BELLIQUEUX | THE BELLICOSE OFFSPRING

Les néo-conservateurs et le lobby israélien ont entraîné les Etats-Unis dans la guerre en Irak. Le père du président actuel, le premier George Bush, était contre cette guerre et les compagnies pétrolières aussi. (...) Aujourd'hui, les mêmes forces sont en train de pousser les Etats-Unis à la confrontation avec l'Iran.

Jeffrey Blankfort | Interview par Silvia Cattori | 11 février 2006


LA MOUCHE BZZZ-BZZZ | THE BUZZING FLY

It's not President Bush who's living in a fantasy world, it's most of his critics who are. I'm no apologist for Bush - I neither like nor dislike him. He's no more significant to me than a fly buzzing around outside my window.

Information Clearing House (USA) | D. Eriqat | 17 mars 2006


LA SARDINE DANNYCHOISE | THE DANNYSH SARDINE

In her Feb. 10 "Diplomatic Dispatches" column, Washington Post correspondent Nora Boustany reported on a "high-powered dinner party" given two days earlier at his official residence by Israeli Ambassador Daniel Ayalon (known to CNN's Wolf Blitzer and other intimates as "Danny"). Guest of honor was Israel's new Foreign Minister Tzipi Livni, a former Mossad agent and close adviser to comatose Israeli Prime Minister Ariel Sharon. According to the Feb. 5 New York Times, the Israeli government official also is the daughter of members of the Irgun terrorist organization which, among other acts, blew up the King David Hotel in 1946, killing 91 people. Her father, Eitan, was Irgun's head of operations, and her mother, Sara, "was an Irgun heroine who had a song written about her." Livni arrived at the ambassador's residence after having met with Secretary of State Condoleezza Rice and Vice President Dick Cheney. (...) Livni was seated between Director of National Intelligence John D. Negroponte and Homeland Security Secretary Michael Chertoff. Not surprisingly, many senators and congressmen were in attendance, including Sens. Hillary Clinton, Norm Coleman, Dianne Feinstein and Joseph Lieberman, and Reps. Gary Ackerman, Shelly Berkley, Jane Harman, Tom Lantos and Nita M. Lowey. Among the non-elected American officials dining at Danny's were Assistant Secretary of State David Welch, Deputy National Security Adviser Elliott Abrams and Deputy Assistant Secretary of State Liz Cheney. Rounding out the merry band of Israel-firsters were former U.S. Ambassadors Dennis Ross and Martin S. Indyk and "other players" such as Slim Fast founder F. Daniel Abraham and U.S. News and World Report publisher Mort Zuckerman.

Washington Report on Middle East Affairs (USA) | J. McMahon | Avril 2006


LA TAUPE PRIVILEGIEE | THE PRIVILEGED MOLE

L'AIPAC est quelque chose de tout à fait particulier. Tout en étant un lobby déclaré et enregistré, en faveur d'Israël, il n'est pas tenu de s'enregistrer en tant que lobby étranger. Et cela lui confère une situation absolument unique aux Etats-Unis. A chaque audition, au Congrès, qui implique les questions moyen-orientales, vous verrez des employés de l'AIPAC y participer. Aucun autre lobby - en particulier, aucun lobby étranger - n'a un tel privilège. Ce sont eux, aussi, qui rédigent les lois que le Congrès adopte ensuite. Ainsi, par exemple, le récent décret [contre la Syrie] (Syrian Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act).

Jeffrey Blankfort | Interview par Silvia Cattori | 11 février 2006


LE MENACHEMUS DYNAMITUS | THE MENACHEMUS DYNAMITUS

Jewish terrorists plotted to assassinate Ernest Bevin, the foreign secretary, in 1946, as part of their campaign to establish the state of Israel, newly declassified intelligence files have shown. The plan was devised by Irgun, the insurgent group led by Menachem Begin, who went on to become a Nobel peace prize winner and prime minister of Israel.

Forward (USA) | O. Nir | 17 mars 2006


LE CANICHE FOUETTE | THE WHIPPED LAP DOG

The winds of war and political dissent are heating up as the media lap dogs from FOX News whipping up Bush propaganda are getting 20 lashes of their own from prime time critics like David Letterman and Keith Olbermann. Letterman recently said half of what comes out of the mouths of neocon commentators Bill O'Reilly and Sean Hannity are outright lies and Bush propaganda. And MSNBC host Keith Olbermann agreed, saying O'Reilly is the "worst of the worst."

www.rense.com <http://www.rense.com> (USA) | G. Szymanski | 10 mars 2006


LE PREDATEUR NATIONAL-SOCIALISTE | THE NATIONAL-SOCIALIST PREDATOR

A l'origine, Israël a été créé pour servir les intérêts mondialisés anglo-américains. A l'évidence, ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'Amérique combat aujourd'hui (sans aucun succès) les dernières poches de résistance arabe (au colonialisme sioniste). En ce qui concerne le rôle joué par la gauche israélienne dans cette affaire criminelle planétaire, je suggère que nous soyons très prudents. Traditionnellement, la gauche israélienne était associée au parti démocrate américain. Dans les années 1980, le Likoud a institué des liens extrêmement étroits avec la droite radicale du parti républicain. Ce partenariat est aujourd'hui tellement fort que l'Amérique est prête à envoyer ses soldats mourir pour les intérêts stratégiques israéliens [voir, par exemple, l'invasion de l'Iraq]. Si vous tenez vraiment à parler de la gauche institutionnelle israélienne, je vais devoir vous assurer qu'en réalité, la gauche israélienne n'est rien d'autre qu'une entité verbale. Il n'y a rien, derrière ce vocable. La raison en est extrêmement simple. Si Israël est l'Etat du peuple juif, alors toute pensée de gauche, au sein d'un tel environnement politique nationaliste, doit être conçue en termes de "national-socialisme juif" [je suis sûr que cela fait "tilt", chez vous !]. Ceci étant dit, il y a quelques très rares hommes de gauche, en Palestine, qui se trouvent être d'origine juive. Comme nous le savons, ils ne leur viendrait pas à l'idée de se définir comme Israéliens ou comme sionistes de gauche, mais bien plutôt comme "Palestiniens de langue