Protocoles des Fous de Sion

L'Institut Maïmonide de Montpellier a retiré la photo d'Arno Klarsfeld en uniforme israélien de son site


par CAPJPO-EuroPalestine, 11 janvier 2006
Nous venons de constater que la photo d'Arno Klarsfeld en tenue de militaire israélien a finalement été enlevée du site de l'Institut Mamonide, qui annonçait une conférence de ce dernier le 19 janvier prochain, à Montpellier. La provocation n'a cessé que grâce à notre mobilisation à tous, à Montpellier comme dans le reste de la France, de la part des avocats comme des autres citoyens, qui ont écrit ou téléphoné pour s'indigner qu'un Institut, ayant de surcroît obtenu des financements et collaborations des pouvoirs publics, se permette de vanter l'action de l'armée d'occupation israélienne au travers de cette photo obscène. L'Institut Maïmonide a remplacé la photo de Klarsfeld en militaire par une photo où l'intéressé est en robe d'avocat, et fait savoir sur son site que c'est à la suite des protestations reçues.

Cette fois encore la mobilisation a été payante. Elle a obligé Finkielkraut à annuler deux interventions publiques à Lyon et à Montpellier le mois dernier. Elle montre qu'on ne peut pas tout se permettre. Et nous remercions vivement tous ceux qui sont intervenus, dont le Pr. Roshdi Rashed, vice-président de l'Académie Internationationale de l'Histoire des Sciences, qui a fait savoir qu'il annulait la conférence qu'il devait donner le 30 mars prochain à l'Institut Maimonide (et qui a demndé le retrait de son nom sur tous les documents ayant trait à cet Institut).

Nous n'en n'avons pas fini pour autant avec M. Arno Klarsfeld, pas plus qu'avec M. Finkielkraut, qui l'un et l'autre se sont mis en avant comme fers de lance de la politique raciste, rétrograde, antisociale et répressive de Nicolas Sarkozy et tous ceux qui le soutiennent.
Un Klarsfeld qui se vante partout d'avoir servi récemment pendant un an au sein de l'armée israélienne, dans les territoires palestiniens occupés, et auquel le ministre de l'Intérieur a confié le soin de décider si la colonisation française a apporté des "bienfaits" !
On ne s'étonnera pas de ce que, vu son expérience dans le domaine, il ait parait-il tranché très rapidement et rendu son rapport à une vitesse record (et "sans états d'âme" comme dirait Julien Dray quand il a annoncé voter en faveur du projet de loi "anti-terroriste" de Sarkozy ).
Nous n'en n'avons pas fini avec Nicolas Sarkozy, qui veut nous imposer le modèle israélien et qui a été jusqu'à faire venir les chefs de la police israélienne en France le mois dernier pour donner à la police française des leçons de maintien de l'ordre !

Nous n'en n'avons pas fini avec tous ceux qui ont fait passer la loi scélérate et obscène de février 2005 sur "les bienfaits de la colonisation" et sur la nécessité de les intégrer dans l'enseignement de l'histoire en France. Pourquoi pas une loi sur les bienfaits de la traite des Noirs ou des croisades pendant qu'on y est ?

Nous n'en n'avons pas fini avec tous les journalistes à la solde du pouvoir qui se positionnent systématiquement du côté du manche, qui contribuent de manière très dangereuse au bourrage de crâne à tous les niveaux, et qui nous jouent en ce moment la symphonie en grave majeur du Sharon, grand homme de paix, qu'on n'a pas fini de regretter ! Oh, ils ne sont pas spécialement sionistes pour la plupart d'entre eux. Ils sont tous simplement lâches et veules. Sous Pétain, ils auraient défendu les mesures antisémites, tout comme aujourd'hui ils participent au chantage à l'antisémistime, ou aux louanges d'israël, parce que c'est dans l'air du temps.

Nous ne pouvons pas accepter cela. Il faut continuer à interpeller, plus massivement encore, les hommes politiques comme les médias, leur faire savoir que nous ne sommes pas dupes et que nous refusons la mise au pas, le "prêt à penser", la barbarie qu'ils veulent nous imposer.

Nous vous proposons dès ce soir sur notre site http://www.europalestine.com un texte que vous pourrez imprimer, reproduire, distribuer et envoyer aux élus comme aux médias.

Seriez-vous par ailleurs prêts à nous aider à coller des affiches sur ce thème ? Etant donné la censeure des médias (Thierry Ardisson, dans sa dernière émission "Tout le monde en parle" sur France 2 qui traitait de la colonisation française, n'a même pas eu la décence de faire dire à son invité Arno Klarsfeld qu'il venait de servir un an dans l'armée israélienne, laissant ainsi des millions de télespectateurs dans l'ignorance d'un fait essentiel pour apprécier ses propos !), il est important que nous nous adressions à un maximum de personnes (et pas seulement celles qui nous lisent via internet). Si vous avez d'autres propositions, merci de nous les faire connaïtre.

 

Si vous êtes à Montpellier le 19 janvier, mettez votre casque et votre gilet pare-balles ! Le soldat Klarsfeld débarque !


par Europalestine, 6 janvier 2006
Nous apprenons avec consternation que l'"Institut Universitaire Euro-Méditerranéen" Maïmonide de Montpellier, financé notamment par la Mairie de Montpellier et par le Conseil Régional Languedoc Roussillon, invite l'avocat Arno Klarsfeld à tenir une conférence dans une salle municipale de la ville, le 19 janvier prochain, en le présentant en photo de militaire israélien, l'arme au poing. (voir photo ci-dessous)
Tout le monde sait, puisqu'il s'en est vanté partout, qu'Arno Klarsfeld vient de faire pendant un an son service militaire en Israël chez les garde-frontières, un corps de l'armée israélienne spécialisé dans la répression des Palestiniens. Au demeurant, Arno Klarsfeld a exercé ses "talents" d'occupant dans la région de Bethléem, en Cisjordanie occupée. On sait aussi que Nicolas Sarkozy, Monsieur Racailles-Karcher, vient de faire appel à ses services pour présider une commission chargée de statuer sur la nature de la colonisation française (cf notre info du 24 décembre 2005 sur notre site http://www.europalestine.com ). Cela peut paraître surréaliste de faire appel à un fervent défenseur de la colonisation israélienne pour cela, sauf quand on a déjà tranché et décidé de décréter, comme la loi de février 2005 l'a fait, qu'il faut souligner les bienfaits de la colonisation française.
Quand un ministre de l'intérieur complimente Finkielkraut pour ses propos racistes anti-Noirs et anti-Arabes en déclarant qu'ils "font honneur à l'intelligence française" et que ce même ministre de l'intérieur fait appel aux dirigeants de la police israélienne pour venir en France donner des leçons de maintien de l'ordre à la police française, on serait en droit de ne plus s'étonner de rien. Mais combien de couleuvres va-ton réussir à nous faire avaler, ainsi ?
Et comment les avocats peuvent-ils encore défendre l'image de leur profession s'ils acceptent qu'un des leurs (Me Arno Klarsfeld est inscrit au barreau de Paris) se présente dans la tenue militaire d'une armée d'occupation, la mitraillette à la main et le doigt sur la gachette ? Plusieurs d'entre eux ont commencé à saisir leurs instances ordinales, le Batonnier du Barreau de Paris, Me Yves Repiquet (tel : 01 44 32 48 48. Fax : 01 46 34 77 65. e-mail : y.repiquet@brandfordgriffith.com ) et le Conseil National de l'Ordre des avocats (tel : 01 53 30 85 60 - secretariat@cnb.avocat.fr ). Tous les avocats doivent réagir et en faire autant.
Et nous, citoyens et contribuables, sommes-nous censés accepter que l'on finance avec nos deniers un Institut, qui sous couvert d'entretenir la mémoire de l'histoire des juifs de Montpellier, prend le noble nom de Maïmonide*, et présente un programme de conférences où il est clair qu'il se conçoit comme un instrument de propagande au service de l'armée d'occupation israélienne et du "Grand Israël" !
Un institut qui met sur son site ( www.maimonide-institut.com ) la photo de Klarsfeld en militaire israélien et qui édite une plaquette de 52 pages sur papier de luxe avec la même photo, disponible dans de nombreux lieux publics de Montpellier, dont l'Office du Tourisme de la ville !
Un Institut dont le président, René-Samuel Sirat, ancien grand rabbin qui fait de la propagande pour l'armée israélienne (et après on s'étonnera que des gens confondent tout), ose écrire en introduction sur le même site que "de nouveaux fascismes à visage religieux grangrènent nos sociétés" et "saluer le courage et la maturité politique d'Ariel Sharon qui offre une nouvelle chance aux Palestiniens d'ébaucher leur futur Etat" !
Est-ce que cela ne fait pas un peu beaucoup ?
Nous vous demandons de réagir le plus vite possible pour exiger au minimum que la photo de militaire israélien soit supprimée tant du site de l'institut Maïmonide que de la plaquette de l'institut mise à la disposition du public.
Nos amis du CCIPPP de Montpellier s'en émeuvent également dans leur bulletin . Sous le titre "Montpellier : L'institut Universitaire Euro-Méditérranéen Maïmonide (rien que ça !) abat ses cartes d'officine de propagande du gouvernement israélien actuel", José-Luis Moragues écrit : "Le message est clair, après l'article sur le rôle positif de la colonisation française, après le recours à la loi de 1955 pour le couvre-feu dans les banlieues, après le démasquage de Finkielkraut et sa collusion avec Sarkozy, l'institut, prétendument universitaire Maïmonide ne craint pas d'afficher son soutien total à la colonisation israélienne de la Palestine et à travers ça son soutien total en France aux thèses coloniales et fascistes développées par l'extrême droite et le courant Sarkozy."
Nous vous demandons de protester rapidement auprès :
1) de la Mairie de Montpellier (1 place Francis-Ponge - 34064 Montpellier Cedex 2) La maire de Montpellier est Mme Hélène MANDROUX Tél. 04 67 34 72 09 Fax 04 67 64 15 81 E-mail : dr@ville-montpellier.fr
2) du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, dont le président Georges Frêche est membre du Conseil scientifique de l'Institut Maïmonide : Hôtel de Région, 201 Avenue de la Pompignane 34064 Montpellier cedex 02. Tél. : 04 67 22 80 00 - Fax : 04 67 22 81 92. dircom@cr-languedocroussillon.fr .
3) de l'Université Paul-Valéry qui entretient une étroite collaboration avec l'Institut Maïmonide et dont 8 membres font partie de son conseil scientifique. Président de l'Université Paul Valéry : Jean-Marie Miossec. Tel : 04 67 14 20 50. E-mail : jean-marie.miossec@univ-montp3.fr
4) auprès de l'Institut Maïmonide, lui-même (qui s'inspire si peu des idées de Maïmonide) : Tel/FAX : 04 67 02 70 11. E-mail : institut.maimonide@cegetel.net
Il est clair que si cette provocation n'est pas supprimée du site comme de la plaquette, nous irons nombreux manifester notre indignation sur place, le jeudi 19 janvier à partir de 20 H, Place Pétrarque (centre ville), devant la Salle Pétrarque, salle de la municipalité où le garde-frontière israélien Arno Klarsfeld doit tenir sa conférence.


LES RENCONTRES DE MAIMONIDE
Rencontre autour de Arno KLARSFELD, avocat
Jeudi 19 janvier 2006 à 20h30 - salle Pétrarque - Place Pétrarque, Montpellier
* Maimonide : grand théologien, philosophe et médecin du 12ème siècle (né à Cordoue en 1135, mort à Tibériade en 1204) Moïse Maïmonide, que les Arabes désignaient sous le nom de Mussa bin Maimun ibn Abdallah al-Kurtubi al-Israili, symbolise la longue vie commune des Musulmans et des Juifs autour du bassin méditerranéen. Son oeuvre fut écrite tant en hébreu (ses commentaires religieux et philosophique) qu'en arabe (ses traités médicaux, notamment). Maïmonide fut l'un des conseillers de Saladin, à l'occasion de la libération de Jérusalem occupée par les Croisés, libération qui permit aux Juifs et aux Musulmans de pouvoir à nouveau célébrer leurs cultes respectifs dans la ville sainte.
Pas vraiment le profil de notre avocat-garde-frontières, donc.
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1949

Roshdi Rashed rompt avec l'Institut Maïmonide


Voici la lettre adressée par le scientifique Roshdi Rashed, vice-président de l'Académie Internationale d'Histoire des Sciences, à l'Institut Maïmonide, dans laquelle il annonce notamment qu'il rompt toute collaboration avec cet institut.
Cher Monsieur,
Mon attention a été attirée sur le nom de Monsieur Arno Klarsfeld, qui figure sur le calendrier 2005-2006 de l'Institut Euro Méditerranéen Maïmonide de Montpellier. Or, lorsque j'ai accepté de participer aux activités de cet institut, j'ignorais la présence de Monsieur Arno Klarsfeld sur le programme des conférences.
Je n'ai en effet pas consacré cinquante ans de ma vie à la défense de la science et des idées de justice et de paix pour accepter que mon nom figure auprès de celui d'un personnage dont le portrait, en soldat israelien l'arme au poing, suggère sans équivoque les intentions.
Dans ces conditions, il va de soi que j'annule ce jour la conférence que je m'étais engagé à prononcer dans le cadre de votre institut. Je suis, du reste, attristé que le nom de Maïmonide soit associé à un institut qui procède de cette idéologie et de ces pratiques. Je demande d'autre part que mon nom soit, toutes affaires cessantes, retiré de toute plaquette ou site internet où il pourrait figurer aux côtés de celui de Monsieur Arno Klarsfeld.
Je considère pour ma part que j'ai été pris dans un guet-apens, et m'associe à la protestation adressée à La maire de Montpellier, au Conseil régional du Languedoc-Roussillon, à l' Université Paul-Valéry, ainsi qu'au Batonnier du Barreau de Paris, Me Yves Repiquet, auxquels je transmets copie de cette lettre.
Avec mes meilleures salutations,
Roshdi Rashed, Directeur de recherche émérite au CNRS, Professeur honoraire à l'Université de Tokyo, Vice-Président de l'Académie Internationale d'Histoire des Sciences;
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1951

Dieudonné : Appeler un chat un chat - L'humoriste antisioniste se défend d'ëtre antisémite

par Hamid Tahri, El Watan, Alger, 5 janvier 2006
« J'aime beaucoup la cérémonie des oscars à Hollywood. C'est la plus grande fête juive du monde. » Woody Allen
Le coup de gueule de l'humoriste est né d'une blessure, d'une déchirure, d'une frustration. Il voulait à tout prix faire un film sur l'esclavage et la traite négrière. Le centre du cinéma français n'a pas répondu à son attente. Il l'en a empêché et subtilement rabroué en refusant de financer son projet.
Forcément cette attitude inique a profondément choqué l'artiste. « Pourquoi deux poids, deux mesures ? Il y a de l'injustice dans l'air », a-t-il conclu. « Pourquoi donc subventionne-t-on des dizaines de films sur la Shoah et fait-on l'impasse sur l'esclavage ? », s'est-il écrié. Et puis à force de revenir à la charge pour dénoncer tous les outrages, il a fini par agacer certains milieux qui voient en lui un dangereux provocateur. Ses fans eux n'en démordent pas et ont été toujours solidaires de leur idole. « N'enlevez pas la parole au seul Noir présent sur la scène humoristique française. 400 ans d'esclavage, il faut que ça sorte. Les Noirs, soutient Dieudonné, ne sont pas antisémites et n'ont de leçon de racisme à recevoir de personne. » A ce propos, le comédien fait remarquer qu'il y a une véritable injustice dans le traitement de la lutte contre le racisme. « Nous avons été manipulés par des partis politiques, notamment le PS, qui ont instrumentalisé la lutte contre le racisme et qui n'ont fait finalement qu'inciter au racisme. Aujourd'hui quand on voit un Finkielkraut qui se lâche carrément, qui dit qu'il y a un racisme anti-Blanc, que les Noirs sont plus ou moins en train de faire chauffer la marmite et qu'on va manger les Blancs dans la rue, cela devient inquiétant. » Bien qu'il revendique depuis longtemps ses prises de position, ses véritables déboires commenceront le 1er décembre 2003 sur France 3 lorsqu'il a fustigé un axe américano-sioniste, avant de conclure par Isra-Heil ! dans l'émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ».

Dieudonné président
Dans les rédactions, c'est le branle-bas de combat. L'humoriste, relève-t-on, a dépassé les bornes. Ce n'est plus de l'humour, mais de l'hystérie, du délire hallucinatoire ! Sommé de s'expliquer, Dieudonné ne perd pas son sang-froid et affirme : « Il y a une inégalité dans le traitement de la souffrance dans ce pays. On a d'un côté une souffrance sacralisée qui est mise sur un piédestal. C'est quasiment devenu messianique. Il faut suivre comme ça les commémorations. Et de l'autre côté, des populations qui ont souffert et qui n'ont pas de leçon à recevoir de cette souffrance. A mes enfants, je leur ai dit, vous n'étudiez pas cette souffrance là tant qu'il n'y aura pas les autres. Il n'y a aucune raison que vous, descendants d'esclaves, vous n'ayez pas accès à votre histoire. » Comme on l'imagine, la blessure est profonde. Devant ce forcené qui ose défier l'ordre établi, les intellectuels se mobilisent pour le faire taire. Alain Finkielkraut est de ceux-là. Il voue l'humoriste aux gémonies en termes blessants. Le qualifiant de raciste, d'antisémite. « Antisioniste, rectifie Dieudo, pas antisémite. » Pourtant s'il y a bien quelqu'un de mal placé pour parler de Dieudo, c'est bien ce Finkielkraut que se présente comme le leader du courant des nouveaux réactionnaires. Dans l'entretien qu'il s'est accordé dans le journal israélien Ha'Aretz, notre philosophe a exposé ce qu'il n'osait, affirmait-il, dire en France. Des propos insultants visant « les immigrés et leurs rejetons qui détestent la France. Ils n'aiment pas travailler. Ils veulent de l'argent et des vêtements de marque ». Ainsi, le colonialisme aura été une bénédiction pour l'Afrique, l'humanité se partage entre « civilisés et sauvages ». Ses propos, qu'il assume par ailleurs, s'assimilent à du racisme lorsqu'il évoque, insidieusement, l'intifada des banlieues. Il s'agit pour lui d'une violence ethnico-religieuse, dont les causes ne sont pas socioéconomiques. Elle est le fait d'Africains et d'arabes, liés par leur adhésion à l'Islam et par la haine de l'Occident. Les attaques contre les écoles et les édifices publics ? Des pogroms commis à l'encontre de la République. On sait bien évidemment à qui appartient ce lexique usité sciemment pour entretenir l'amalgame. Cukierman, le chef des juifs de France, n'est pas en reste pour avoir livré l'humoriste à la vindicte avec des mots très durs aussi à l'encontre du gouvernement français, dont les membres, présents ce soir-là, n'ont eu pour seule réaction que de baisser la tête sous une pluie d'invectives. Cukierman a été excessif sans qu'il soit inquiété ni poursuivi par une quelconque organisation anti-raciale. Seuls quelques téméraires membres de son conseil ont jugé les propos scandaleux, alors que l'Union des juifs de France pour la paix s'est vu obligée de pondre un communiqué pour se démarquer. Chaque année, le gouvernement français et de nombreux parlementaires se précipitent au dîner du Crif pour montrer patte blanche et faire la démonstration qu'ils ne sont pas anti-sémistes. Et chaque fois, le piège tendu par cette instance communautaire et son président Roger Cukierman se referme un peu plus sur les politiques français entraînés dans une logique infernale : démontrer qu'on n'est pas anti-sémite ne peut se faire, selon le Crif, qu'en acceptant toujours plus l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme, et en se taisant de plus en plus sur la politique israélienne d'occupation. Quant à Bernard Henry Lévy, il n'a pas été par quatre chemins pour stigmatiser le rôle joué par le comédien. « Bernard Henry Levy veut m'éliminer du paysage audiovisuel. Il a bien dit qu'il veut m'éradiquer du monde des médias ». « Qu'ils disent carrément qu'il y a une loi qui interdit aux humoristes d'origine africaine de faire un sketch sur l'Etat d'Israël. Au moins là ce sera clair, net et précis. Or, j'ai le droit, et j'ai gagné mes 17 procès », s'insurge-t-il. Pourtant, Dieudonné n'a d'autre ambition que de dénoncer l'hypocrisie des puissants de ce monde. A Alger, il a fait un tabac.

Je m'en fous du conformisme
C'était en février 2005 à la salle Ibn Khaldoun. « Je fais mon come-back discretos. Je commence par l'Afrique. » Depuis sa « mésaventure », les espaces d'_expression de l'humoriste ont été réduits à une peau de chagrin. « C'est tout juste s'ils ne m'ont pas accusé des attentats du 11 septembre. » Dieudo a trouvé la parade, il s'expatrie. A Alger où il a présenté son spectacle Mes excuses, il répond d'une manière caustique à ses détracteurs dont Levy qui l'a qualifié de fils de Le Pen. Pourtant, l'humoriste a fait son mea culpa. « Je ne suis pas un kamikaze, je ne veux pas faire du mal aux autres sans pour autant courber l'échine face au réseau médiatique sioniste et à la pensée unique ambiante, je n'ai rien à perdre mais je ne peux pas mentir à ma conscience, parce que cette manipulation devient de la pornographie. » Justement, l'artiste a été aussi épinglé parce qu'on lui a attribué des déclarations sur la pornographie mémorielle, qu'il dément avoir tenues. « C'est pas mon terme. Il y a un trop-plein de souffrance unique. Y aurait-il un crime plus important qu'un autre ? Comment se fait-il qu'il y ait un traitement différencié. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de commémoration de 4 siècles d'esclavage ? Hiérarchisation de la souffrance ? » « Il y en a une dont on entend parler en permanence. La République française est sous des groupes de pression extrêmement nuisibles. » Des Juifs, qui ne sont pas soupçonnés de sympathie envers l'humoriste, s'ils reconnaissent l'hypertrophie de l'information sur la Shoah et l'atrophie sur l'histoire de l'esclavage des Noirs, invitent l'artiste à faire ce qu'ont fait les Juifs après la Seconde Guerre mondiale en faisant un immense travail de mémoire, en recueillant les témoignages, en traversant de nombreux pays pour faire éclater la vérité. « Pourquoi Dieudonné s'acharne-t-il contre nous ? Il n'a qu'à faire comme nous », suggèrent-ils.

Un joyeux luron
S'il est comédien, Dieudo a touché aussi à la politique. Il est l'un des rares humoristes à s'être frayé un chemin dans l'arène politique en se présentant à plusieurs reprises devant les électeurs. En 1997, il concourt pour les législatives à Dieux face au FN. Il obtient 7,74% des voix au premier tour. Il participe également aux régionales de 1998 où sa liste obtient 5%. En 2002, il tente, dans le sillage de Coluche en 1981, de se présenter à l'élection présidentielle. Mais sa tentative fait long feu en raison de son incapacité à réunir les 500 parrainages d'élus. Récemment, il a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2007. Dieudonné n'est pas le seul à subir les foudres des décideurs médiatiques. Avant lui, d'illustres personnages ont été cloués au pilori comme Garaudy, traîné dans la boue pour avoir dénoncé la victimisation excessive des juifs et la culpabilisation des autres dans ses « mythes fondateurs de la politique israélienne » ou encore l'abbé Pierre qui avait osé critiquer la politique israélienne. Le retour du vieil homme le plus populaire de France dans les médias n'a été possible qu'après un mea-culpa à la télévision où le vieux ecclésiastique presque en sanglots dut faire amende honorable. C'était le prix à payer pour rester dans les bonnes grâces du média-système.

Parcours
Mbala Mbala Dieudonné est né en 1966 à Fontenay d'une mère Bretonne sociologue et d'un père Camerounais expert-comptable. Avant de débuter le spectacle en 1991, il s'occupait à vendre des voitures. Avec Elie Semoun, il forme un duo explosif qui occupera la scène durant de longues années. Après ses prises de position, Elie Semoun le traitera de Le Pen de gauche. Au cinéma, il interprète le rôle de commentateur sportif dans Didier film d'Alain Chabat (1997) puis Le derrière de Valérie Lemercier (1999), Mission Cléopâtre de Chabat (2002). En juin 2003, il comparait pour apologie d'actes de terrorisme après avoir affirmé qu'il préférerait le charisme de Ben Laden à celui de Bush. Il est relaxé. L'humoriste franco-camerounais s'est produit pour la première fois en Algérie les 16 et 17 février 2005 à la salle Ibn Khaldoun qui a affiché complet. Subjugué par l'accueil chaleureux qui lui a été réservé par le public algérois, il s'est surpassé dans un spectacle apprécié où il a passé en revue sa propre situation, où après avoir flirté avec la gloire et les feux de la rampe, il se retrouve censuré, attaqué, boycotté par les émissions de télé par le système médiatique en général. Il est devenu infréquentable et même ses collègues comédiens l'évitent pour ne pas s'attirer les foudres des décideurs.
Source : http://www.elwatan.com/2006-01-05/2006-01-05-33728

« Auschwitz aller-retour ? Oui, c'est possible ! »


C'est le texte d'une affiche publicitaire de la compagnie de bus PKS Malopolska de Cracovie qui a provoqué la colère de Piotr Kadlcik, président de l'Union des communautés religieuses juives de Pologne, à cause la photo qui accommpagne le texte, celle d'un camp de concentration avec du fil de fer barbelé. Il a déclaré au Jerusalem Post que l'affiche est un outrage et une faute de goût. Il a ajouté que la compagnie de bus avait été simplement stupide et n'avait pas voulu être délibérément blessante. Tomasz Stanek, président de la compagnie, a déclaré qu'il n'avait l'intention d'offenser qui que ce soit et que sa société était la seule à assurer la navette de Cracovie à Oswiecim, où se trouve le camp de concentration d'Auschwitz. Le ticket aller-retour coûte la modeste somme de 24 dollars. On ne comprend vraiment pas les raisons de la colère de Monsieur Kadlcik. En quoi informer sur les transports vers le camp avc une photo du camp constitue-t-il un outrage ?

 

 

Enrico Macias : ''Le bon choix, c’est Israël''


par Yehouda Serezo, Guysen Israël News, 25 décembre 2005

Les 23 et 24 janvier prochain, le célèbre artiste français Enrico Macias se produira au Eikhal Hatarbout de Tel-Aviv pour deux concerts exceptionnels. Une occasion choisie par le ministère de la Défense israélien pour lui remettre une distinction spéciale pour son soutien à l'Etat d'Israël et à son armée tout au long de sa carrière.

M. Macias a accordé une interview exclusive à Guysen Israël News depuis son domicile parisien. Découverte d’un amoureux d’Israël et grand défenseur de la paix (sic!).


Quel effet cela vous fait-il d’être décoré par le ministère israélien de la Défense ?

Vous savez, chaque fois que je viens en Israël, c’est un évènement important pour moi. Et même s’il s’agit de vacances, je ne manque pas de rencontrer les responsables du pays pour m’informer de la situation. Dans la mesure où je suis ambassadeur de la paix pour l’ONU et porte-parole de Kofi Annan, cela me permet d’accéder à tous les hommes d’Etats et d’évoquer les divers problèmes internationaux. Et tout ce qui touche à Israël me tiens à cœur car je me considère dans mon pays, au milieu de mon peuple quand je me rends en Israël.


C’est une histoire d’amour qui dure depuis longtemps déjà puisque l’on se rappelle que vous étiez venu chanter pour les soldats pendant la guerre des 6 jours et de celle de Kippour.

Oui, j’étais sur le front à leurs côtés. Je pense d’ailleurs que c’est pour mon soutien à l’armée et à Israël que le ministère me donne cette distinction. Je ne vous cache pas que cela me touche énormément parce qu’en général elle est réservée aux citoyens israéliens.


L’on parle beaucoup en ce moment du rapprochement entre Israël et les pays arabes modérés comme la Tunisie ou le Maroc. Pensez-vous que nous allons à court terme vers une normalisation des relations ?

Oui et je pense qu’aucune des parties n’a le choix. C’est inéluctable. Il est évident que les pays arabes, même les plus durs, vont comprendre que les promesses de paradis sont un leurre et qu’il faut absolument cesser la violence. Je vous dis la vérité, la violence me touche quelle que soit la partie concernée. Quand une mère perd un fils, c’est une tragédie et cela me touche profondément. Et j’aimerai vraiment que les gens, tous bords confondus, comprenne que la violence est totalement inutile.


Nous sommes actuellement en période pré-électorale tant en Israël que chez les Palestiniens. Selon vous, comment peut-on aider Mahmoud Abbas à se libérer des éléments terroristes qui empêchent la population palestinienne de revenir à une vie normale ?

Je voudrais vous raconter une ‘anecdote’. J’étais, il y a quelques années, avec M. Rabin et M. Peres. Ils m’ont montré la toute première lettre que leur avait adressée Yasser Arafat pour mettre en œuvre le processus de paix avec les Palestiniens. La lettre ne disait pas qu’ils devaient se rencontrer pour faire la paix mais en substance : ''rencontrons-nous pour éliminer nos extrémistes''. C’était à l’époque où M. Arafat était sincère. Nous avons aussi nos extrémistes et ce sont ces gens là qui empêchent la paix de se faire. J’ai deux exemples à vous donner. Prenons Ariel Sharon. On ne peut pas dire qu’au début ses intentions envers les Palestiniens étaient basées sur le dialogue et la paix. Son objectif prioritaire était la sécurité d’Israël et je l’ai soutenu dans ce sens. Parce que l’on ne peut pas parler de paix si la sécurité du pays n’est pas garantie. Il n’est pas possible de s’asseoir à la table de négociations si l’on n’élimine pas toute forme de violence. Et une fois que cela est acquit, alors on a la possibilité d’aborder et de régler tous les problèmes.
Regardez à présent le virage qu’a pris Ariel Sharon. Il a fait des concessions importantes qui ont permis de faire un grand pas en avant.
Mahmoud Abbas de son côté voudrait en faire autant mais il est bloqué par le Hamas. Et vous savez ce que je pense ? Je souhaite que le Hamas gagne les élections car à ce moment-là, il ne pourra plus se positionner comme un groupe terroriste. Il n’en aura plus le droit car il représentera le peuple palestinien.


Finalement, l’attitude des Américains et des Européens visant à boycotter le Hamas, n’est pas selon vous une bonne tactique ?

Si l’on veut de la démocratie, il faut jouer cette carte à fond. Il faut laisser tout le monde s’exprimer et le peuple choisir. Si le Hamas est élu et si [le nouveau président] se comporte en véritable homme d’Etat, cela voudra dire qu’ils jouent le jeu. Mais s’ils se comportent comme des marginaux et s’ils ne suivent pas les règles, alors il faudra, comme dans une partie de carte, les exclure de la table. Et là, tout le monde aura de vraies raisons de les mettre au ban nations.
Vous avez déjà une longue et brillante carrière derrière vous et vous continuez inlassablement à chanter, enregistrer… Qu’est ce qui fait courir Enrico aujourd’hui ?
L’amour du public. Tant que le public me désire, je serais là, à sa disposition et le jour où il se lassera de moi, je n’insisterai pas.


Combien de chansons avez-vous écrite (sic) ?

Je crois que j’ai dépassé les 700 chansons.


Il faudrait plus d’un spectacle pour balayer le répertoire…

[Rires] Je ne pourrais jamais…


Qu’en est-il de vos enfants ? Suivent-ils votre voie ? Comment va votre épouse ?

Mon épouse est un peu fatiguée mais je la soigne bien. Je m’en occupe au maximum. Ma fille travaille avec la télévision. Quand à mon fils, il est avocat mais il ne professe pas. C’est lui qui réalise mes albums. C’est un très grand musicien, très grand chef d’orchestre et un très grand compositeur. Il travaille avec EMI où il a un poste de très haut niveau.


Guysen a entendu que vous étiez le parrain de la soirée au profit des Magav [gardes-frontières NDLR], organisée par l’association française Migdal. Vous êtes donc toujours proche de l’armée israélienne ?

Je ne suis pas très militariste de nature, mais Tsahal pour moi, c’est comme le bouclier de David.


Ces dernières années auront été le théâtre d’un retour de l’antisémitisme en France et plus récemment, il y a eu cette flambée de violence dans les banlieues. Que pensez-vous de ces évènements qui ont secoué la France ?

J’aimerai vous livrer une pensée à méditer. La question est complexe pour moi. Si je me mets du côté du gouvernement, j’ai la sensation d’abandonner mes frères. Si je n’avais pas réussi, je serais toujours un banlieusard. Quand nous sommes venus d’Algérie, nous avons habité à Argenteuil. Donc, je suis solidaire des gens qui vivent dans les banlieues. D’un autre côté, je ne peux pas m’associer avec ceux qui brûlent des synagogues ou des voitures dans ces banlieues. Moi, je suis fondamentalement contre l’injustice. Celle du gouvernement envers ces jeunes, et celle de ces jeunes qui se trompent de cible car pour moi, la véritable cible c’est l’extrême droite. Et bien sûr, je suis aussi contre la violence.


Il faudrait peut-être aller chanter dans les banlieues pour redonner à ceux qui y vivent le goût de l’amour en les êtres humains ?

Je fais énormément de concerts dans les banlieues. Et je leur fais des conditions spéciales pour qu’ils viennent nombreux. Je suis le seul chanteur qui depuis 45 ans réuni dans les salles de spectacles toutes les communautés. Pendant mes concerts, je fais fraterniser toutes les communautés. Mon rôle d’ambassadeur à l’ONU n’a de sens que si je m’occupe en priorité de mes frères qui vivent à mes côtés.
Quand à l’antisémitisme, il existe en France depuis l’Affaire Dreyfus et le gouvernement de Vichy. Mais je ne me sens pas persécuté ici. Vous savez, à l’époque de la Shoah, la seule issue pour les Juifs, c’était Auschwitz. Aujourd’hui l’issue des Juifs, c’est Israël. Le problème n’est vraiment plus le même.


Un message pour la communauté francophone d’Israël, qui vous adore ?

Je leur dit « bravo » d’être parti habiter en Israël et de continuer à développer leur culture française là-bas. C’est très bien sur le plan de l’enrichissement personnel quoi que nous ayons la Tora qui me semble être, quand même, bien mieux sur ce plan. Je trouve que les francophones d’Israël on fait un très bon choix. Je pense que nous et nos enfants, en Diaspora, nous n’aurons pas d’autre choix que de venir un jour vivre en Israël.

 

Menaces de mort pro - israéliennes : l' Affaire Schoemann bientôt jugée


par Gilles Munier, 3 janvier 2006
En 2002 et 2003, douze personnes connues pour leur engagement « pro-palestinien » ou pour avoir critiqué la politique israélienne (1), ont reçu des menaces de mort sous la forme de coups de téléphone anonymes ou d'une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle assortie d'un message inquiétant : « La prochaine n'arrivera pas par la poste ».

Coup de couteau au ventre
Bien qu'étant considéré plutôt comme « pro-irakien » en raison de mon combat contre l'embargo, contre l'agression puis l'occupation de l'Irak, je me suis retrouvé fin juillet 2003 parmi les destinataires du courrier. Je me suis dit que désormais tout ce qui était lié à l'Irak devenait une priorité d'Israël. J'ai porté plainte contre X, bien que pensant à l'époque que la police n'arrêterait jamais l'auteur des menaces.
Je me trompais. Le coupable, un certain Raphaël Schoemann, a été appréhendé en février 2004 et est passé aux aveux. La date du procès sera bientôt fixée. On dit que l'agression le 7 avril 2002 à Paris d'un commissaire des Renseignements généraux - un coup de couteau au ventre donné par un extrémiste de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d'une manifestation pro-israélienne « contre le terrorisme et l'antisémitisme » - est à l'origine de l'intérêt porté par la police à cette affaire.

« Sanayim » ou « chemise jaune » ?
Selon une source proche du dossier (2), Raphaël Schoemann est « un homme froid et décidé .. marqué par l'expérience de ses parents, internés à l'arrivée des nazis en Allemagne ». Les enquêteurs ont trouvé chez lui un nombre considérable d'armes - carabine, pistolet, revolver, fusil d'assaut - des cartouches de différents calibres, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit. De quoi assassiner à titre d'exemple, et discrètement, les intellectuels qu'il accuse de propager « des thèses négationnistes et antisémites », sous couvert de critiques de l'armée israélienne. Malgré la gravité des faits, il a été laissé en liberté provisoire. Heureusement pour lui qu'il ne s'appelle pas Mohamed, sinon il était bon pour le quartier de haute sécurité !
Raphaël Schoemann, âgé alors de 64 ans, serait retraité d'une société d'import-export. Toute la question est de savoir ­ mais je doute qu'on veuille y parvenir ­ s'il a agi seul ou dans le cadre d'un plan d'intimidation israélien, si c'est un « sanayim », nom donné aux supplétifs recrutés par le Mossad dans la diaspora (3), ou pire une « chemise jaune » de la LDJ. Cette organisation internationale raciste fondée par le Rabbin fanatique Meir Kahane ­ assassiné en 1990 - a perpétré plusieurs attentats et meurtres aux Etats-Unis et en Israël avec des 22 LR, son arme de prédilection (4). Elle est dénoncée partout ­ y compris en Israël - comme terroriste.. sauf en France où elle a pignon sur rue sous des noms d'emprunt.

Notes :
(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem.

(2) Le Parisien Libéré (24/5/04)
(3) Mossad ; un agent des services secrets israéliens parle, par Victor Ostrovsky (Presses de la Cité)
(4) Les chemises jaunes , par Simon Epstein (Calmann-Lévy).

Sur la Ligue de Défense Juive: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_d%C3%A9fense_juive
Contact Gilles Munier: gilmun@club-internet.fr
Sur France- Irak Actualité:

http://gmunier.blogspot.com/2006/01/menaces-de-mort-pro-israliennes.html

 

« La loi sudéoise n’interdit pas la mise en question ou la négation de l’Holocauste »


Le 10 november 2005 a eu lieu un débat au parlement suédois concernant Radio Islam et son anumeteur, le Marocain Ahmed Rami.
Des membres juifs du parlement ont critiqué le gouvernement suédois pour avoir "abdiqué" devant les activités médiatiques anti-sionistes d´Ahmed Rami en Suède.
Ce débat a eu lieu à la suite d´ un grand nombre de plaintes juives - aupès des autorités judiciaires suédoises - exigeant de juger Ahmed Rami par un tribunal suédois ou par un tribunal public international - comme l´a d´ailleurs déjà auparavant demandé Robert Assaraf, dans un article publié par Jeune-Afrique, car Ahmed Rami a osé "réclamer pour les Marocains" - dans sa Radio Islam et au cours d´un débat à Al Jazeera - " les mêmes droits que les juifs ont au Maroc".
Robert Assaraf, qui est un sioniste affirmé, s´était répandu en lamentations (dans Jeune Afrique, du 7-13 mars 2000, numéro 2043), dans un article intitulé "Maroc: de l'islamisme à l'antisémitisme", où il écrivait : "Ne faudrait-il pas aujourd'hui mobiliser les Juifs du Maroc, dispersés à travers le monde, afin de lancer un procès public contre Ahmed Rami?..."
Le ministre suédois de l´interieur et de la justice THOMAS BODSTRÖM a répondu à tous ces gens dans un discours au Parlement - au nom du gouvernement -que (dans un État de droit) "ce n´est pas à moi ou aux membres du Parlement, d´inculper ou de juger Ahmed Rami. Cela est de la compétence du Procureur. Mais ce dernier n´a pu trouver aucune preuve qu´Ahmed Rami ait commis une infraction à la loi suédoise." Le ministre a ajouté que: " La loi suédoise n’interdit pas la mise en question ou la négation de l´holocauste ".
Voici un autre extrait (en suédois et sa traduction en francais) du discours du ministre Thomas Bodström prononcé, le 10 november 2005, devant le Parlement suédois au cours du débat consacré à Radio Islam et publié sur: (http://www.riksdagen.se/webbnav/index.aspx?nid=101&bet=2005/06:27)
« Det gäller till exempel frågan huruvida det ska vara förbjudet att påstå att Förintelsen inte ägde rum. Vi har haft en total enighet i Sverige om att detta inte är någonting som vi ska förbjuda. Om man nu kommer till en annan åsikt får man gärna framföra det i det sammanhanget. Vi har möjlighet att påverka här i riksdagen och väcka en motion men naturligtvis också att påverka det arbete som sker i EU. Än så länge har vi sett en enighet i detta.
Jag tror att det är ganska klokt att bemöta sådana fullständigt felaktiga påståenden med en bra diskussion. Man behöver inte vara det minsta rädd för att förlora en sådan diskussion. Jag betvivlar starkt att det skulle behöva bevisas i ett brottmål i Sverige att Förintelsen har ägt rum eller inte när det faktiskt inte är brottsligt att påstå vare sig det ena eller det andra. »
Traduction française :
« Il s´agit par exemple de la question de savoir s´il faut interdire l´affirmation que l´ Holocauste n´a pas eu lieu. Nous avons en Suède un consensus total sur le fait qu´il ne faut pas interdire cela. Si maintenant quelqu’un a une autre opinion, qu´il l´exprime alors ici dans ce contexte. Nous avons ici au Parlement l´occasion d´influencer par une motion, ainsi que naturellement la possibilité d´influer sur le travail qui se fait à l´Union européenne. Mais, jusqu´à présent c´est un consensus que nous avons sur ce sujet.
Je crois qu’il est assez intelligent d’affronter de telles affirmations complètement erronées par une bonne discussion. Nous ne devons absolument pas avoir peur de perdre dans de tels débats. Je doute fortement que l’on ait besoin en Suède de prouver devant un tribunal que l´Holocauste a eu ou n´a pas eu lieu, puisque de fait ni l´une ni l´autre de ces deux affirmations n´est interdite. »

 

« La Loi Taubira est une loi vidée de toute sa substance. Elle est une coquille vide » : compte-rendu d'une conférence de presse Dieudonné le 28 décembre


par Ginette Hess Skandrani, 1er janvier 2006
L'ambiance était à la fois fraîche, car il faisait un froid de canard et passionnée car Dieudonné avait soulevé un sacré lièvre avec son communiqué de presse. Peu de journalistes de la presse officielle étaient représentés " officiellement ", mais plusieurs représentants de la presse alternative, des journaux africains, des sites internet s'étaient fait connaître.. et beaucoup de militants de la cause anti-raciste, anti-négrophobe et anti-sioniste remplissaient le théâtre. Dieudonné a commenté le communiqué présentant sa candidature aux présidentielles de 2007, sur la crise démocratique et sociale en France, en accentuant sur les atteintes à la liberté d'_expression. Il a critiqué la servilité des médias et la rupture entre le peuple et l'élite qui devrait le représenter. Il s'est également présenté comme un anti-communautariste, critiquant le modèle américain et dénonçant la politique des lobbies, tout en prônant une France multiculturelle et républicaine. Il a également dénoncé la politique belliqueuse US envers l'Iran et la Syrie.
Son intervention portait surtout sur les lois racisantes : - la loi Gayssot du 13 juillet 1990 qui punit ceux qui auront contesté un ou plusieurs crimes contre l'humanité. - la loi du 29 janvier 2001 dans laquelle la France reconnaît le génocide arménien. - la loi du 21 mai 2001 dite loi Taubira, qui reconnaît que la traite négrière et l'esclavage constituent un crime contre l'humanité. - la loi du 23 février 2005 dont l'article 4 stipule : les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer. La majorité des questions posées portait sur la loi Taubira. Les présents étaient tous d'accord sur l'abrogation des lois Gayssot, sur le génocide arménien ou sur les bienfaits du colonialisme, mais ne comprenaient pas la demande de l'abrogation de la loi Taubira. Dieudonné nous a expliqué que la loi Taubira était une loi vidée de toute sa substance qui n'entraîne aucune exigence de réparation, elle est une copie inachevée car elle n'impose aucune contrainte. " Nous n'avons pas à accepter ce genre d'anesthésie. Soit les Noirs de France sont traités de la même façon que la communauté concernée par la loi Gayssot, soit-on abroge la loi ".
La population noire est complètement marginalisée. La loi Taubira est une escroquerie, vidée de toutes ses substances. La loi Gayssot demande des réparations. La loi Taubira ne les demande pas. On n'a pas besoin d'une loi sans contraintes, pour savoir que l'esclavage a existé. Certains pensent qu'on peut remplir une coquille vide et cela fait déjà cinq ans qu'elle est vide, elle n'a pas évolué d'une virgule. Il ne fallait pas présenter une coquille vide. La loi Taubira n'a pas empêché Petré Grenouillot, Finkelkraut ou Fogiel de s'exprimer et d'avoir des propos négationnistes ou diffamant pour les Noirs. Je suis dans l'idée d'avoir accès à la vérité et je suis donc pour retirer toutes ces lois. Il n'y a pas d'autre solution. On les abroge ou on les remplit par un somnifère. Quand on a pas terminé sa copie, on ne la rend pas. Tous ceux qui étaient venus afin de demander des explications à Dieudonné, y compris moi, ont compris le sens de sa démarche mais lui ont demandé d'approfondir sa réflexion afin de ne pas tomber dans le piège tendu par les 19 historiens qui avaient des raisons précises concernant l'abrogation de ces lois. " Si on doit également aborder les " bienfaits du colonialisme " qui n'en a aucun, pourquoi alors ne pas aborder les " bienfaits du nazisme " ? Les gens présents ont proposé de créer des comités de soutien à la candidature de Dieudonné et de partir à la recherche des 5OO signatures de maires afin de pouvoir la présenter. Dieudonné étant pressé par la présentation de son spectacle en province a promis de continuer ce débat. Nous vous invitons tous à y participer.

« La prochaine n'arrivera pas par la poste » : pour avoir adressé des lettres de menaces de mort accompagnées de balles, Raphaël Schoemann sera jugé le 19 janvier à Paris


par Ginette Hess Skandrani, 29 décembre 2005
L'auteur de lettres de menaces de mort qui ont visé plusieurs
personnes solidaires de la lutte du peuple palestinien en 2003 sera
enfin jugé.
M. Raphaël Schoemann est prévenu d'avoir, à Paris, Rosny sous Bois et
au Raincy, entre le 26 février et le 21 juillet 2003 adressé un courrier
comportant deux balles de 22 LR et la mention " la prochaine n'arrivera
pas par la poste ", menacé de mort Mme Coutant-Peyre, Mme
Hess-Skandrani, M.Sivan, Melle Poumier, M.Bitterlin, M.Munier, M. Lipietz,
M.Sfar, Mme Chemillier-Gendreau, M.Bové, Melle Coussemant et
M.WILLEM.
Raphaël Schoemann, 64 ans, a avoué être l'auteur de ces courriers de
menaces : " Ces intellectuels, sous couvert de critiquer l'armée
israélienne, propagent des thèses négationnistes et antisémites " dit-il
en revendiquant les faits.
Les enquêteurs ont trouvé un nombre important d'armes à son domicile.
Je suis invitée en qualité de partie civile à l'Audience correctionnelle. Je
ne sais pas si les victimes de ces menaces sont toutes convoquées ou si
cette convocation de partie civile est individuelle.


L'AUDIENCE SE TIENDRA LE 19 JANVIER 2006 À 13H30, 10ÈME CHAMBRE/2.
SALLE D'AUDIENCE DE LA 10È CHAMBRE, AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS, 4 BOULEVARD DU PALAIS. M° CITÉ.


Dossier
Le soldat israélien Arno Klarsfeld chargé de mission par Sarközy sur "la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire"


Tandis que l'association conteste sa légitimité pour diriger une mission sur la loi et l'Histoire, Arno Klarsfeld risque un parallèle entre le Mrap et le
président iranien.
En réponse au Mrap qui conteste sa "légitimité" pour diriger une mission sur la loi du 23 février sur la colonisation, l'avocat Arno Klarsfeld s'est dit mardi
27 décembre sur France Inter "attaché à la vérité".
Le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouloud Aounit, a qualifié l'avocat, chargé par Nicolas
Sarkozy d'une mission sur "la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire", de "défenseur de la colonisation israélienne" qui "n'a ni les compétences ni la légitimité pour une telle mission".


Aounit/Ahmadinejad

"Mouloud Aounit est peut-être sur la même ligne que le président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) qui estime que les juifs n'ont rien à faire au Moyen-Orient", a répliqué Arno Klarsfeld, qui s'est dit favorable à "un pays pour les Palestiniens, un pays pour les Israéliens et un partage de Jérusalem". Concernant la mission sur la loi du 23 février qui a déclenché la polémique en reconnaissant "le rôle positif" de la colonisation, Arno Klarsfeld a dit "avoir montré lors du procès Touvier et du procès Papon qu'(il) était attaché à la vérité". Il a réaffirmé qu'il souhaitait que la loi reconnaisse "à la fois les méfaits" et "les bienfaits" de la colonisation. "C'est une piste qui me semble aller dans le sens de l'apaisement", a-t-il dit.

"Défenseur de la guerre coloniale"

Lundi, Le secrétaire général du Mrap Mouloud Aounit a exprimé sa "stupeur" après le choix d'Arno Klarsfeld, qualifié d'"avocat de la mémoire et de la vérité" par le président de l'UMP, pour se prononcer sur la loi du 23 février 2005 et réfléchir à l'ensemble des lois portant un jugement sur l'Histoire. "Le Mrap, qui prépare avec l'association "Au nom de la mémoire" une grande mobilisation unitaire à l'occasion du premier anniversaire de cette loi inique estime que Arno Klarsfeld n'a ni les compétences ni la légitimité pour une telle mission", a indiqué Mouloud Aounit, qualifiant l'avocat de "militant actif de la colonisation", en référence à son service militaire israélien. "Peut-on faire confiance dans ce domaine à un défenseur de la colonisation israélienne qui, après avoir pris la nationalité israélienne, a servi volontairement dans une unité de gardes-frontières de l'armée israélienne et a participé délibérément à l'humiliation et à la répression de la population palestinienne ?", a-t-il ajouté, lui reprochant en outre d'être "un farouche défenseur de la guerre coloniale contre l'Irak". "Devant cet affront, le Mrap en appelle au boycott des demandes d'audition d'Arno Klarsfeld", a précisé Mouloud Aounit.

«Il y a du bon et il y a du mauvais» : quand "l'avocat de la vérité" devient expert en histoire...


Arno Klarsfeld a donné une interview au journal Libération du 30 décembre 2005, qui se passe de commentaire.
Après la polémique sur la loi insistant sur le «rôle positif» de la colonisation, l'avocat Arno Klarsfeld a été chargé par Nicolas Sarkozy, en tant que président de l'UMP, d'une mission sur «la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire». Entretien.


Est-ce votre proximité avec l'UMP ou avec Nicolas Sarkozy qui vous a fait accepter cette mission ?


Non, c'est tout simplement parce que c'est une mission intéressante, sur un sujet sur lequel je pense avoir des choses à apporter. Je ne suis pas membre de l'UMP. Quant à Nicolas Sarkozy, j'ai déjà dit que je trouve injuste et scandaleux de le comparer à Jean-Marie Le Pen.


Mais pourquoi, selon vous, Nicolas Sarkozy vous a-t-il choisi ?


Il a dû lire une phrase de l'historien Henri Rousso, écrite dans Libération lors du procès Touvier, qui disait de moi que j'étais «l'avocat de la vérité».


C'est pourtant l'UMP qui est responsable de l'article prescrivant «l'enseignement positif de la colonisation» et qui a refusé de l'abroger, comme le souhaitait le PS...


Je ne suis pas d'accord pour abroger l'article 4 de la loi du 23 février 2005. La solution doit s'inspirer du discours lucide et courageux de Jacques Chirac au Vel d'Hiv' en 1995 qui a reconnu les fautes de l'Etat français, mais aussi rappelé l'attitude courageuse de la population française. Pour la colonisation, il faut en rappeler les méfaits, la torture, les massacres, les injustices, mais aussi les aspects positifs. Une solution par amendement peut vite se dégager.


C'est le but fixé à Jean-Louis Debré par Jacques Chirac. Lui faites-vous concurrence ?


Certainement pas.Je voudrais simplement travailler à une solution d'apaisement, j'aimerais que les deux missions se complètent.


Quels sont les «bienfaits» de la colonisation ?


La France a construit des routes, des dispensaires, apporté la culture, l'administration... Je ne suis pas un spécialiste du sujet, mais le nier serait de l'aveuglement historique.


Ne craignez-vous pas d'être démenti par certains historiens pour qui ces «bienfaits» ont surtout concerné les populations européennes des colonies ?


Vous pouvez penser qu'il n'y a pas d'aspects positifs dans la colonisation. C'est votre position. Pas la mienne. En outre, toutes les nations se sont bâties dans la violence. Il faut replacer leur histoire dans un contexte global.


Dire dans une loi «il y a du positif et du négatif» et qu'on doit l'enseigner, n'est-ce pas prendre les enseignants pour des imbéciles ?


Non. Dans les années 80, les manuels scolaires rédigés par des agrégés d'histoire affirmaient que les juifs en France avaient été arrêtés par les seuls Allemands, alors que les trois quarts l'ont été par des policiers de Vichy. Les historiens ne sont pas neutres, ils ont aussi leurs engagements politiques.


Mais ils affirment que la loi Gayssot contre le négationnisme, la loi sur le génocide des Arméniens, celle sur l'esclavage, renforcent le phénomène de concurrence des mémoires...


Si on célèbre le 14 Juillet ou le 8 Mai, c'est par la force de la loi. C'est au législateur de fixer des bornes morales. La loi Gayssot est nécessaire pour protéger la mémoire des victimes de la Shoah. La loi sur le génocide des Arméniens l'est aussi, tant que la Turquie, candidate à l'Union européenne, ne l'aura pas reconnu. Tout comme la loi sur l'esclavage, car il faut se souvenir du temps des déportations, des massacres, du tri, du travail forcé et du viol des femmes, du mépris. C'est d'autant plus important que l'esclavage existe encore dans le monde. Le législateur doit avoir le souci de rassembler les communautés présentes au sein de la société et dont la mémoire est douloureuse, et donc prendre en compte la mémoire des anciens colonisés. C'est pourquoi je propose de reconnaître les méfaits et les points positifs...


Mouloud Aounit, président du Mrap, affirme que votre engagement pro-israélien vous disqualifie pour cette mission...
Mouloud Aounit prétend que je suis pour la colonisation en Palestine. C'est faux, je suis globalement pour le retour aux frontières de 1967 et le partage de Jérusalem. S'il le maintient, c'est qu'il pense que la colonisation juive commence en Israël même, et donc il est sur la position du président iranien.


N'est-ce pas introduire le conflit israélo-palestinien dans le débat français...


C'est lui qui introduit cet élément. Si l'existence d'Israël le rend malade, je n'y peux rien.

 

« Je demande à messieurs Villepin et Chirac de démissionner monsieur Sarközy et de révoquer monsieur Klarsfeld »


par Dieudonné Mbala Mbala, candidat à l'élection présidentielle, 31 décembre 2005
Le ministre de l'Intérieur vient une nouvelle fois de s'illustrer en
procédant à la nomination du dénommé Arno Klarsfeld en tant que
« chargé de mission » concernant « la loi, l'histoire et le devoir de
mémoire ».
Mr Klarsfeld, militant ultra sioniste, est devenu citoyen Israélien en
choisissant de faire son service militaire en Israël, sous l'uniforme des
« gardes frontières », dont l'activité principale est l'humiliation et la
persécution des populations palestiniennes occupées.
Cette nomination constitue une véritable provocation pour tous les
républicains soucieux de l'égalité entre tous les citoyens et attachés à
un débat historique libre, pluraliste et apaisé.
Elle démontre s'il en était besoin, l'inconséquence et la duplicité de
Nicolas Sarközy, qui entraîne la République dans la haine
communautaire et assure la promotion d'une idéologie
néo-conservatrice dangereuse et rejetée par le peuple français.
L'histoire et la mémoire de la République Française n'ont pas à être
mises sous tutelle de l'Axe du bien. N'en déplaise à son laquais Sarközy,
elles sont la propriété de tous les citoyens.
Monsieur Sarközy démontre par ses agissements qu'il est indigne des
fonctions qui sont les siennes et inapte à celles auxquelles il aspire.
Je demande donc à messieurs Villepin et Chirac de démissionner
monsieur Sarközy et de révoquer monsieur Klarsfeld.

 

L'avocat français Arno Klarsfeld devient Israélien et va dans les campus américains


par Nicholas Simon, The Jerusalem Report, 25 septembre 2002


Arno Karsfeld prend la nationalité israelienne, son baton de pélerin et va porter son message aux étudiants des campus américains.


L'avocat français très en vue et activiste pro-Israëlien Arno Klarsfeld a pris la citoyenneté israélienne et se trouve sur le point de s'engager dans une tournée des campus des universités américaines pour convaincre les étudiants américains de la justesse de la cause d'Israël.

"Le temps était venu pour moi de prendre part à l'expérience collective des Juifs," a dit Arno Klarsfeld, 36 ans, au Jerusalem Rapport à son retour en France depuis Jérusalem, où on lui a accordé les papiers d'identité israéliens, bien qu'il continue à résider à Paris. Arno, ardent, flamboyant, fils des Chasseurs de Nazi Beate et Serge Klarsfeld, a pris la nationalité israélienne bien que les fonctionnaires de Ministère de l'Intérieur aient refusé de l'enregister comme Juif puisque sa mère, détenue dans le passé en Syrie, en Amérique du Sud et en son Allemagne natale pour seq activités pro-juives, soit une Luthérienne non pratiquante .

" Ils ont voulu m'enregistrer comme Protestant mais j'ai refusé. Je fais partie du peuple Juifs" a dit Klarsfeld. Il a une fois fini couvert de bleus après avoir sans aucune aide sauté sur scène lors d'un rassemblement du parti d'extrême droite de Jean Marie Le pen pour le dénoncer comme anti-sémite. (Klarsfeld a acquis sa renommée comme avocat pour les victimes de l'Holocauste dans les procès des collaborateurs français Maurice Papon et Paul Touvier. Il a aussi fait campagne pour la création de cours internationales qui jugeraient les criminels de guerre pour des massacres tels le génocide au Rwanda et celui du Kosovo.)

Il explique que les fonctionnaires de Jérusalem ont finalement laissé vide la case du formulaire de sa CARTE D'IDENTITÉ qui décrit "la nationalité", mais enregistre en réalité la religion du détenteur. "Ils ont aussi voulu que je change mon prénom 'en David' mais j'ai dit non. Arno était le nom de mon grand-père paternel tué à Auschwitz et cela me suffit."

Klarsfeld a dit qu'il allait suspendre son activité juridique pendant environ deux mois à partir d'octobre pour s'engager dans sa tournée des campus américains, où la cause de l'Israël a souffert depuis le début de l'intifada, il y a deux ans. "Beaucoup d'étudiants ne connaissent pas les faits. Je ne suis peut être pas capable d'expliquer mieux qu'un autre mais je crois ardemment à ce que je dis : l'existence de l'Etat d'Israël est en jeu et nous devons rappeler des faits historiques et le droit d'Israël à exister de manière très claire" a-il-dit. Klarsfeld a dit que sa tournée n'était pas été organisé par le gouvernement israélien, quoiqu'il soit resté vague sur qui était derrière cela ("Nous le mettrons au point avec des groupes d'étudiant Juifs").

Mais Klarsfeld - qui est indéniablement charismatique et dont la beauté et les amitiés avec des top model lui doivent de paraître fréquemment dans les magazines de commérage locaux -(...). "je vais avec les gens et j'aime le sport ; je participe aux triathlons," dit-il de l'intérêt que lui portent les échos. En effet, il ajoute, "j'ai pris la décision de devenir Israélien en courant lors du marathon de Jérusalem en avril - j'ai fini loin derrière le speaker de la Knesset Avraham Bled et le maire de Jérusalem Ehud Olmert ! "
Article original paru dans The Jerusalem Report : The Reporter : French lawyer Klarsfeld becomes Israeli and heads to U.S. campuses