L'Institut Maïmonide de Montpellier
a retiré la photo d'Arno Klarsfeld en uniforme israélien
de son site
par
CAPJPO-EuroPalestine, 11 janvier 2006
Nous venons de constater que la photo d'Arno Klarsfeld en tenue
de militaire israélien a finalement été enlevée
du site de l'Institut Mamonide, qui annonçait une conférence
de ce dernier le 19 janvier prochain, à Montpellier. La
provocation n'a cessé que grâce à notre mobilisation
à tous, à Montpellier comme dans le reste de la
France, de la part des avocats comme des autres citoyens, qui
ont écrit ou téléphoné pour s'indigner
qu'un Institut, ayant de surcroît obtenu des financements
et collaborations des pouvoirs publics, se permette de vanter
l'action de l'armée d'occupation israélienne au
travers de cette photo obscène. L'Institut Maïmonide
a remplacé la photo de Klarsfeld en militaire par une photo
où l'intéressé est en robe d'avocat, et fait
savoir sur son site que c'est à la suite des protestations
reçues.
Cette fois encore la mobilisation a été payante.
Elle a obligé Finkielkraut à annuler deux interventions
publiques à Lyon et à Montpellier le mois dernier.
Elle montre qu'on ne peut pas tout se permettre. Et nous remercions
vivement tous ceux qui sont intervenus, dont le Pr. Roshdi Rashed,
vice-président de l'Académie Internationationale
de l'Histoire des Sciences, qui a fait savoir qu'il annulait la
conférence qu'il devait donner le 30 mars prochain à
l'Institut Maimonide (et qui a demndé le retrait de son
nom sur tous les documents ayant trait à cet Institut).
Nous n'en n'avons pas fini pour autant avec M. Arno Klarsfeld,
pas plus qu'avec M. Finkielkraut, qui l'un et l'autre se sont
mis en avant comme fers de lance de la politique raciste, rétrograde,
antisociale et répressive de Nicolas Sarkozy et tous ceux
qui le soutiennent.
Un Klarsfeld qui se vante partout d'avoir servi récemment
pendant un an au sein de l'armée israélienne, dans
les territoires palestiniens occupés, et auquel le ministre
de l'Intérieur a confié le soin de décider
si la colonisation française a apporté des "bienfaits"
!
On ne s'étonnera pas de ce que, vu son expérience
dans le domaine, il ait parait-il tranché très rapidement
et rendu son rapport à une vitesse record (et "sans
états d'âme" comme dirait Julien Dray quand
il a annoncé voter en faveur du projet de loi "anti-terroriste"
de Sarkozy ).
Nous n'en n'avons pas fini avec Nicolas Sarkozy, qui veut nous
imposer le modèle israélien et qui a été
jusqu'à faire venir les chefs de la police israélienne
en France le mois dernier pour donner à la police française
des leçons de maintien de l'ordre !
Nous n'en n'avons pas fini avec tous ceux qui ont fait passer
la loi scélérate et obscène de février
2005 sur "les bienfaits de la colonisation" et sur la
nécessité de les intégrer dans l'enseignement
de l'histoire en France. Pourquoi pas une loi sur les bienfaits
de la traite des Noirs ou des croisades pendant qu'on y est ?
Nous n'en n'avons pas fini avec tous les journalistes à
la solde du pouvoir qui se positionnent systématiquement
du côté du manche, qui contribuent de manière
très dangereuse au bourrage de crâne à tous
les niveaux, et qui nous jouent en ce moment la symphonie en grave
majeur du Sharon, grand homme de paix, qu'on n'a pas fini de regretter
! Oh, ils ne sont pas spécialement sionistes pour la plupart
d'entre eux. Ils sont tous simplement lâches et veules.
Sous Pétain, ils auraient défendu les mesures antisémites,
tout comme aujourd'hui ils participent au chantage à l'antisémistime,
ou aux louanges d'israël, parce que c'est dans l'air du temps.
Nous ne pouvons pas accepter cela. Il faut continuer à
interpeller, plus massivement encore, les hommes politiques comme
les médias, leur faire savoir que nous ne sommes pas dupes
et que nous refusons la mise au pas, le "prêt à
penser", la barbarie qu'ils veulent nous imposer.
Nous vous proposons dès ce soir sur notre site http://www.europalestine.com
un texte que vous pourrez imprimer, reproduire, distribuer et
envoyer aux élus comme aux médias.
Seriez-vous par ailleurs prêts à nous aider à
coller des affiches sur ce thème ? Etant donné la
censeure des médias (Thierry Ardisson, dans sa dernière
émission "Tout le monde en parle" sur France
2 qui traitait de la colonisation française, n'a même
pas eu la décence de faire dire à son invité
Arno Klarsfeld qu'il venait de servir un an dans l'armée
israélienne, laissant ainsi des millions de télespectateurs
dans l'ignorance d'un fait essentiel pour apprécier ses
propos !), il est important que nous nous adressions à
un maximum de personnes (et pas seulement celles qui nous lisent
via internet). Si vous avez d'autres propositions, merci de nous
les faire connaïtre.
Si vous êtes à Montpellier
le 19 janvier, mettez votre casque et votre gilet pare-balles
! Le soldat Klarsfeld débarque !
par Europalestine, 6 janvier 2006
Nous apprenons avec consternation que l'"Institut Universitaire
Euro-Méditerranéen" Maïmonide de Montpellier,
financé notamment par la Mairie de Montpellier et par le
Conseil Régional Languedoc Roussillon, invite l'avocat
Arno Klarsfeld à tenir une conférence dans une salle
municipale de la ville, le 19 janvier prochain, en le présentant
en photo de militaire israélien, l'arme au poing. (voir
photo ci-dessous)
Tout le monde sait, puisqu'il s'en est vanté partout, qu'Arno
Klarsfeld vient de faire pendant un an son service militaire en
Israël chez les garde-frontières, un corps de l'armée
israélienne spécialisé dans la répression
des Palestiniens. Au demeurant, Arno Klarsfeld a exercé
ses "talents" d'occupant dans la région de Bethléem,
en Cisjordanie occupée. On sait aussi que Nicolas Sarkozy,
Monsieur Racailles-Karcher, vient de faire appel à ses
services pour présider une commission chargée de
statuer sur la nature de la colonisation française (cf
notre info du 24 décembre 2005 sur notre site http://www.europalestine.com
). Cela peut paraître surréaliste de faire appel
à un fervent défenseur de la colonisation israélienne
pour cela, sauf quand on a déjà tranché et
décidé de décréter, comme la loi de
février 2005 l'a fait, qu'il faut souligner les bienfaits
de la colonisation française.
Quand un ministre de l'intérieur complimente Finkielkraut
pour ses propos racistes anti-Noirs et anti-Arabes en déclarant
qu'ils "font honneur à l'intelligence française"
et que ce même ministre de l'intérieur fait appel
aux dirigeants de la police israélienne pour venir en France
donner des leçons de maintien de l'ordre à la police
française, on serait en droit de ne plus s'étonner
de rien. Mais combien de couleuvres va-ton réussir à
nous faire avaler, ainsi ?
Et comment les avocats peuvent-ils encore défendre l'image
de leur profession s'ils acceptent qu'un des leurs (Me Arno Klarsfeld
est inscrit au barreau de Paris) se présente dans la tenue
militaire d'une armée d'occupation, la mitraillette à
la main et le doigt sur la gachette ? Plusieurs d'entre eux ont
commencé à saisir leurs instances ordinales, le
Batonnier du Barreau de Paris, Me Yves Repiquet (tel : 01 44 32
48 48. Fax : 01 46 34 77 65. e-mail : y.repiquet@brandfordgriffith.com
) et le Conseil National de l'Ordre des avocats (tel : 01 53 30
85 60 - secretariat@cnb.avocat.fr ). Tous les avocats doivent
réagir et en faire autant.
Et nous, citoyens et contribuables, sommes-nous censés
accepter que l'on finance avec nos deniers un Institut, qui sous
couvert d'entretenir la mémoire de l'histoire des juifs
de Montpellier, prend le noble nom de Maïmonide*, et présente
un programme de conférences où il est clair qu'il
se conçoit comme un instrument de propagande au service
de l'armée d'occupation israélienne et du "Grand
Israël" !
Un institut qui met sur son site ( www.maimonide-institut.com
) la photo de Klarsfeld en militaire israélien et qui édite
une plaquette de 52 pages sur papier de luxe avec la même
photo, disponible dans de nombreux lieux publics de Montpellier,
dont l'Office du Tourisme de la ville !
Un Institut dont le président, René-Samuel Sirat,
ancien grand rabbin qui fait de la propagande pour l'armée
israélienne (et après on s'étonnera que des
gens confondent tout), ose écrire en introduction sur le
même site que "de nouveaux fascismes à visage
religieux grangrènent nos sociétés"
et "saluer le courage et la maturité politique d'Ariel
Sharon qui offre une nouvelle chance aux Palestiniens d'ébaucher
leur futur Etat" !
Est-ce que cela ne fait pas un peu beaucoup ?
Nous vous demandons de réagir le plus vite possible pour
exiger au minimum que la photo de militaire israélien soit
supprimée tant du site de l'institut Maïmonide que
de la plaquette de l'institut mise à la disposition du
public.
Nos amis du CCIPPP de Montpellier s'en émeuvent également
dans leur bulletin . Sous le titre "Montpellier : L'institut
Universitaire Euro-Méditérranéen Maïmonide
(rien que ça !) abat ses cartes d'officine de propagande
du gouvernement israélien actuel", José-Luis
Moragues écrit : "Le message est clair, après
l'article sur le rôle positif de la colonisation française,
après le recours à la loi de 1955 pour le couvre-feu
dans les banlieues, après le démasquage de Finkielkraut
et sa collusion avec Sarkozy, l'institut, prétendument
universitaire Maïmonide ne craint pas d'afficher son soutien
total à la colonisation israélienne de la Palestine
et à travers ça son soutien total en France aux
thèses coloniales et fascistes développées
par l'extrême droite et le courant Sarkozy."
Nous vous demandons de protester rapidement auprès :
1) de la Mairie de Montpellier (1 place Francis-Ponge - 34064
Montpellier Cedex 2) La maire de Montpellier est Mme Hélène
MANDROUX Tél. 04 67 34 72 09 Fax 04 67 64 15 81 E-mail
: dr@ville-montpellier.fr
2) du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, dont le
président Georges Frêche est membre du Conseil scientifique
de l'Institut Maïmonide : Hôtel de Région, 201
Avenue de la Pompignane 34064 Montpellier cedex 02. Tél.
: 04 67 22 80 00 - Fax : 04 67 22 81 92. dircom@cr-languedocroussillon.fr
.
3) de l'Université Paul-Valéry qui entretient une
étroite collaboration avec l'Institut Maïmonide et
dont 8 membres font partie de son conseil scientifique. Président
de l'Université Paul Valéry : Jean-Marie Miossec.
Tel : 04 67 14 20 50. E-mail : jean-marie.miossec@univ-montp3.fr
4) auprès de l'Institut Maïmonide, lui-même
(qui s'inspire si peu des idées de Maïmonide) : Tel/FAX
: 04 67 02 70 11. E-mail : institut.maimonide@cegetel.net
Il est clair que si cette provocation n'est pas supprimée
du site comme de la plaquette, nous irons nombreux manifester
notre indignation sur place, le jeudi 19 janvier à partir
de 20 H, Place Pétrarque (centre ville), devant la Salle
Pétrarque, salle de la municipalité où le
garde-frontière israélien Arno Klarsfeld doit tenir
sa conférence.
LES RENCONTRES DE MAIMONIDE
Rencontre autour de Arno KLARSFELD, avocat
Jeudi 19 janvier 2006 à 20h30 - salle Pétrarque
- Place Pétrarque, Montpellier
* Maimonide : grand théologien, philosophe et médecin
du 12ème siècle (né à Cordoue en 1135,
mort à Tibériade en 1204) Moïse Maïmonide,
que les Arabes désignaient sous le nom de Mussa bin Maimun
ibn Abdallah al-Kurtubi al-Israili, symbolise la longue vie commune
des Musulmans et des Juifs autour du bassin méditerranéen.
Son oeuvre fut écrite tant en hébreu (ses commentaires
religieux et philosophique) qu'en arabe (ses traités médicaux,
notamment). Maïmonide fut l'un des conseillers de Saladin,
à l'occasion de la libération de Jérusalem
occupée par les Croisés, libération qui permit
aux Juifs et aux Musulmans de pouvoir à nouveau célébrer
leurs cultes respectifs dans la ville sainte.
Pas vraiment le profil de notre avocat-garde-frontières,
donc.
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1949
Roshdi Rashed rompt avec l'Institut Maïmonide
Voici la lettre adressée par le scientifique Roshdi Rashed,
vice-président de l'Académie Internationale d'Histoire
des Sciences, à l'Institut Maïmonide, dans laquelle
il annonce notamment qu'il rompt toute collaboration avec cet
institut.
Cher Monsieur,
Mon attention a été attirée sur le nom de
Monsieur Arno Klarsfeld, qui figure sur le calendrier 2005-2006
de l'Institut Euro Méditerranéen Maïmonide
de Montpellier. Or, lorsque j'ai accepté de participer
aux activités de cet institut, j'ignorais la présence
de Monsieur Arno Klarsfeld sur le programme des conférences.
Je n'ai en effet pas consacré cinquante ans de ma vie à
la défense de la science et des idées de justice
et de paix pour accepter que mon nom figure auprès de celui
d'un personnage dont le portrait, en soldat israelien l'arme au
poing, suggère sans équivoque les intentions.
Dans ces conditions, il va de soi que j'annule ce jour la conférence
que je m'étais engagé à prononcer dans le
cadre de votre institut. Je suis, du reste, attristé que
le nom de Maïmonide soit associé à un institut
qui procède de cette idéologie et de ces pratiques.
Je demande d'autre part que mon nom soit, toutes affaires cessantes,
retiré de toute plaquette ou site internet où il
pourrait figurer aux côtés de celui de Monsieur Arno
Klarsfeld.
Je considère pour ma part que j'ai été pris
dans un guet-apens, et m'associe à la protestation adressée
à La maire de Montpellier, au Conseil régional du
Languedoc-Roussillon, à l' Université Paul-Valéry,
ainsi qu'au Batonnier du Barreau de Paris, Me Yves Repiquet, auxquels
je transmets copie de cette lettre.
Avec mes meilleures salutations,
Roshdi Rashed, Directeur de recherche émérite au
CNRS, Professeur honoraire à l'Université de Tokyo,
Vice-Président de l'Académie Internationale d'Histoire
des Sciences;
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1951
Dieudonné : Appeler un chat un
chat - L'humoriste antisioniste se défend d'ëtre antisémite
par Hamid Tahri, El Watan, Alger, 5 janvier 2006
« J'aime beaucoup la cérémonie des oscars
à Hollywood. C'est la plus grande fête juive du monde.
» Woody Allen
Le coup de gueule de l'humoriste est né d'une blessure,
d'une déchirure, d'une frustration. Il voulait à
tout prix faire un film sur l'esclavage et la traite négrière.
Le centre du cinéma français n'a pas répondu
à son attente. Il l'en a empêché et subtilement
rabroué en refusant de financer son projet.
Forcément cette attitude inique a profondément choqué
l'artiste. « Pourquoi deux poids, deux mesures ? Il y a
de l'injustice dans l'air », a-t-il conclu. « Pourquoi
donc subventionne-t-on des dizaines de films sur la Shoah et fait-on
l'impasse sur l'esclavage ? », s'est-il écrié.
Et puis à force de revenir à la charge pour dénoncer
tous les outrages, il a fini par agacer certains milieux qui voient
en lui un dangereux provocateur. Ses fans eux n'en démordent
pas et ont été toujours solidaires de leur idole.
« N'enlevez pas la parole au seul Noir présent sur
la scène humoristique française. 400 ans d'esclavage,
il faut que ça sorte. Les Noirs, soutient Dieudonné,
ne sont pas antisémites et n'ont de leçon de racisme
à recevoir de personne. » A ce propos, le comédien
fait remarquer qu'il y a une véritable injustice dans le
traitement de la lutte contre le racisme. « Nous avons été
manipulés par des partis politiques, notamment le PS, qui
ont instrumentalisé la lutte contre le racisme et qui n'ont
fait finalement qu'inciter au racisme. Aujourd'hui quand on voit
un Finkielkraut qui se lâche carrément, qui dit qu'il
y a un racisme anti-Blanc, que les Noirs sont plus ou moins en
train de faire chauffer la marmite et qu'on va manger les Blancs
dans la rue, cela devient inquiétant. » Bien qu'il
revendique depuis longtemps ses prises de position, ses véritables
déboires commenceront le 1er décembre 2003 sur France
3 lorsqu'il a fustigé un axe américano-sioniste,
avant de conclure par Isra-Heil ! dans l'émission «
On ne peut pas plaire à tout le monde ».
Dieudonné président
Dans les rédactions, c'est le branle-bas de combat. L'humoriste,
relève-t-on, a dépassé les bornes. Ce n'est
plus de l'humour, mais de l'hystérie, du délire
hallucinatoire ! Sommé de s'expliquer, Dieudonné
ne perd pas son sang-froid et affirme : « Il y a une inégalité
dans le traitement de la souffrance dans ce pays. On a d'un côté
une souffrance sacralisée qui est mise sur un piédestal.
C'est quasiment devenu messianique. Il faut suivre comme ça
les commémorations. Et de l'autre côté, des
populations qui ont souffert et qui n'ont pas de leçon
à recevoir de cette souffrance. A mes enfants, je leur
ai dit, vous n'étudiez pas cette souffrance là tant
qu'il n'y aura pas les autres. Il n'y a aucune raison que vous,
descendants d'esclaves, vous n'ayez pas accès à
votre histoire. » Comme on l'imagine, la blessure est profonde.
Devant ce forcené qui ose défier l'ordre établi,
les intellectuels se mobilisent pour le faire taire. Alain Finkielkraut
est de ceux-là. Il voue l'humoriste aux gémonies
en termes blessants. Le qualifiant de raciste, d'antisémite.
« Antisioniste, rectifie Dieudo, pas antisémite.
» Pourtant s'il y a bien quelqu'un de mal placé pour
parler de Dieudo, c'est bien ce Finkielkraut que se présente
comme le leader du courant des nouveaux réactionnaires.
Dans l'entretien qu'il s'est accordé dans le journal israélien
Ha'Aretz, notre philosophe a exposé ce qu'il n'osait, affirmait-il,
dire en France. Des propos insultants visant « les immigrés
et leurs rejetons qui détestent la France. Ils n'aiment
pas travailler. Ils veulent de l'argent et des vêtements
de marque ». Ainsi, le colonialisme aura été
une bénédiction pour l'Afrique, l'humanité
se partage entre « civilisés et sauvages ».
Ses propos, qu'il assume par ailleurs, s'assimilent à du
racisme lorsqu'il évoque, insidieusement, l'intifada des
banlieues. Il s'agit pour lui d'une violence ethnico-religieuse,
dont les causes ne sont pas socioéconomiques. Elle est
le fait d'Africains et d'arabes, liés par leur adhésion
à l'Islam et par la haine de l'Occident. Les attaques contre
les écoles et les édifices publics ? Des pogroms
commis à l'encontre de la République. On sait bien
évidemment à qui appartient ce lexique usité
sciemment pour entretenir l'amalgame. Cukierman, le chef des juifs
de France, n'est pas en reste pour avoir livré l'humoriste
à la vindicte avec des mots très durs aussi à
l'encontre du gouvernement français, dont les membres,
présents ce soir-là, n'ont eu pour seule réaction
que de baisser la tête sous une pluie d'invectives. Cukierman
a été excessif sans qu'il soit inquiété
ni poursuivi par une quelconque organisation anti-raciale. Seuls
quelques téméraires membres de son conseil ont jugé
les propos scandaleux, alors que l'Union des juifs de France pour
la paix s'est vu obligée de pondre un communiqué
pour se démarquer. Chaque année, le gouvernement
français et de nombreux parlementaires se précipitent
au dîner du Crif pour montrer patte blanche et faire la
démonstration qu'ils ne sont pas anti-sémistes.
Et chaque fois, le piège tendu par cette instance communautaire
et son président Roger Cukierman se referme un peu plus
sur les politiques français entraînés dans
une logique infernale : démontrer qu'on n'est pas anti-sémite
ne peut se faire, selon le Crif, qu'en acceptant toujours plus
l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme,
et en se taisant de plus en plus sur la politique israélienne
d'occupation. Quant à Bernard Henry Lévy, il n'a
pas été par quatre chemins pour stigmatiser le rôle
joué par le comédien. « Bernard Henry Levy
veut m'éliminer du paysage audiovisuel. Il a bien dit qu'il
veut m'éradiquer du monde des médias ». «
Qu'ils disent carrément qu'il y a une loi qui interdit
aux humoristes d'origine africaine de faire un sketch sur l'Etat
d'Israël. Au moins là ce sera clair, net et précis.
Or, j'ai le droit, et j'ai gagné mes 17 procès »,
s'insurge-t-il. Pourtant, Dieudonné n'a d'autre ambition
que de dénoncer l'hypocrisie des puissants de ce monde.
A Alger, il a fait un tabac.
Je m'en fous du conformisme
C'était en février 2005 à la salle Ibn Khaldoun.
« Je fais mon come-back discretos. Je commence par l'Afrique.
» Depuis sa « mésaventure », les espaces
d'_expression de l'humoriste ont été réduits
à une peau de chagrin. « C'est tout juste s'ils ne
m'ont pas accusé des attentats du 11 septembre. »
Dieudo a trouvé la parade, il s'expatrie. A Alger où
il a présenté son spectacle Mes excuses, il répond
d'une manière caustique à ses détracteurs
dont Levy qui l'a qualifié de fils de Le Pen. Pourtant,
l'humoriste a fait son mea culpa. « Je ne suis pas un kamikaze,
je ne veux pas faire du mal aux autres sans pour autant courber
l'échine face au réseau médiatique sioniste
et à la pensée unique ambiante, je n'ai rien à
perdre mais je ne peux pas mentir à ma conscience, parce
que cette manipulation devient de la pornographie. » Justement,
l'artiste a été aussi épinglé parce
qu'on lui a attribué des déclarations sur la pornographie
mémorielle, qu'il dément avoir tenues. « C'est
pas mon terme. Il y a un trop-plein de souffrance unique. Y aurait-il
un crime plus important qu'un autre ? Comment se fait-il qu'il
y ait un traitement différencié. Comment se fait-il
qu'il n'y ait pas de commémoration de 4 siècles
d'esclavage ? Hiérarchisation de la souffrance ? »
« Il y en a une dont on entend parler en permanence. La
République française est sous des groupes de pression
extrêmement nuisibles. » Des Juifs, qui ne sont pas
soupçonnés de sympathie envers l'humoriste, s'ils
reconnaissent l'hypertrophie de l'information sur la Shoah et
l'atrophie sur l'histoire de l'esclavage des Noirs, invitent l'artiste
à faire ce qu'ont fait les Juifs après la Seconde
Guerre mondiale en faisant un immense travail de mémoire,
en recueillant les témoignages, en traversant de nombreux
pays pour faire éclater la vérité. «
Pourquoi Dieudonné s'acharne-t-il contre nous ? Il n'a
qu'à faire comme nous », suggèrent-ils.
Un joyeux luron
S'il est comédien, Dieudo a touché aussi à
la politique. Il est l'un des rares humoristes à s'être
frayé un chemin dans l'arène politique en se présentant
à plusieurs reprises devant les électeurs. En 1997,
il concourt pour les législatives à Dieux face au
FN. Il obtient 7,74% des voix au premier tour. Il participe également
aux régionales de 1998 où sa liste obtient 5%. En
2002, il tente, dans le sillage de Coluche en 1981, de se présenter
à l'élection présidentielle. Mais sa tentative
fait long feu en raison de son incapacité à réunir
les 500 parrainages d'élus. Récemment, il a annoncé
sa candidature pour la présidentielle de 2007. Dieudonné
n'est pas le seul à subir les foudres des décideurs
médiatiques. Avant lui, d'illustres personnages ont été
cloués au pilori comme Garaudy, traîné dans
la boue pour avoir dénoncé la victimisation excessive
des juifs et la culpabilisation des autres dans ses « mythes
fondateurs de la politique israélienne » ou encore
l'abbé Pierre qui avait osé critiquer la politique
israélienne. Le retour du vieil homme le plus populaire
de France dans les médias n'a été possible
qu'après un mea-culpa à la télévision
où le vieux ecclésiastique presque en sanglots dut
faire amende honorable. C'était le prix à payer
pour rester dans les bonnes grâces du média-système.
Parcours
Mbala Mbala Dieudonné est né en 1966 à Fontenay
d'une mère Bretonne sociologue et d'un père Camerounais
expert-comptable. Avant de débuter le spectacle en 1991,
il s'occupait à vendre des voitures. Avec Elie Semoun,
il forme un duo explosif qui occupera la scène durant de
longues années. Après ses prises de position, Elie
Semoun le traitera de Le Pen de gauche. Au cinéma, il interprète
le rôle de commentateur sportif dans Didier film d'Alain
Chabat (1997) puis Le derrière de Valérie Lemercier
(1999), Mission Cléopâtre de Chabat (2002). En juin
2003, il comparait pour apologie d'actes de terrorisme après
avoir affirmé qu'il préférerait le charisme
de Ben Laden à celui de Bush. Il est relaxé. L'humoriste
franco-camerounais s'est produit pour la première fois
en Algérie les 16 et 17 février 2005 à la
salle Ibn Khaldoun qui a affiché complet. Subjugué
par l'accueil chaleureux qui lui a été réservé
par le public algérois, il s'est surpassé dans un
spectacle apprécié où il a passé en
revue sa propre situation, où après avoir flirté
avec la gloire et les feux de la rampe, il se retrouve censuré,
attaqué, boycotté par les émissions de télé
par le système médiatique en général.
Il est devenu infréquentable et même ses collègues
comédiens l'évitent pour ne pas s'attirer les foudres
des décideurs.
Source : http://www.elwatan.com/2006-01-05/2006-01-05-33728
« Auschwitz aller-retour ? Oui,
c'est possible ! »
C'est le texte d'une affiche publicitaire de la compagnie de bus
PKS Malopolska de Cracovie qui a provoqué la colère
de Piotr Kadlcik, président de l'Union des communautés
religieuses juives de Pologne, à cause la photo qui accommpagne
le texte, celle d'un camp de concentration avec du fil de fer
barbelé. Il a déclaré au Jerusalem Post que
l'affiche est un outrage et une faute de goût. Il a ajouté
que la compagnie de bus avait été simplement stupide
et n'avait pas voulu être délibérément
blessante. Tomasz Stanek, président de la compagnie, a
déclaré qu'il n'avait l'intention d'offenser qui
que ce soit et que sa société était la seule
à assurer la navette de Cracovie à Oswiecim, où
se trouve le camp de concentration d'Auschwitz. Le ticket aller-retour
coûte la modeste somme de 24 dollars. On ne comprend vraiment
pas les raisons de la colère de Monsieur Kadlcik. En quoi
informer sur les transports vers le camp avc une photo du camp
constitue-t-il un outrage ?
Enrico Macias : ''Le bon choix, c’est
Israël''
par Yehouda Serezo, Guysen Israël News, 25 décembre
2005
Les 23 et 24 janvier prochain, le célèbre artiste
français Enrico Macias se produira au Eikhal Hatarbout
de Tel-Aviv pour deux concerts exceptionnels. Une occasion choisie
par le ministère de la Défense israélien
pour lui remettre une distinction spéciale pour son soutien
à l'Etat d'Israël et à son armée tout
au long de sa carrière.
M. Macias a accordé une interview exclusive à Guysen
Israël News depuis son domicile parisien. Découverte
d’un amoureux d’Israël et grand défenseur
de la paix (sic!).
Quel effet cela vous fait-il d’être décoré
par le ministère israélien de la Défense
?
Vous savez, chaque fois que je viens en Israël, c’est
un évènement important pour moi. Et même s’il
s’agit de vacances, je ne manque pas de rencontrer les responsables
du pays pour m’informer de la situation. Dans la mesure
où je suis ambassadeur de la paix pour l’ONU et porte-parole
de Kofi Annan, cela me permet d’accéder à
tous les hommes d’Etats et d’évoquer les divers
problèmes internationaux. Et tout ce qui touche à
Israël me tiens à cœur car je me considère
dans mon pays, au milieu de mon peuple quand je me rends en Israël.
C’est une histoire d’amour qui dure depuis longtemps
déjà puisque l’on se rappelle que vous étiez
venu chanter pour les soldats pendant la guerre des 6 jours et
de celle de Kippour.
Oui, j’étais sur le front à leurs côtés.
Je pense d’ailleurs que c’est pour mon soutien à
l’armée et à Israël que le ministère
me donne cette distinction. Je ne vous cache pas que cela me touche
énormément parce qu’en général
elle est réservée aux citoyens israéliens.
L’on parle beaucoup en ce moment du rapprochement entre
Israël et les pays arabes modérés comme la
Tunisie ou le Maroc. Pensez-vous que nous allons à court
terme vers une normalisation des relations ?
Oui et je pense qu’aucune des parties n’a le choix.
C’est inéluctable. Il est évident que les
pays arabes, même les plus durs, vont comprendre que les
promesses de paradis sont un leurre et qu’il faut absolument
cesser la violence. Je vous dis la vérité, la violence
me touche quelle que soit la partie concernée. Quand une
mère perd un fils, c’est une tragédie et cela
me touche profondément. Et j’aimerai vraiment que
les gens, tous bords confondus, comprenne que la violence est
totalement inutile.
Nous sommes actuellement en période pré-électorale
tant en Israël que chez les Palestiniens. Selon vous, comment
peut-on aider Mahmoud Abbas à se libérer des éléments
terroristes qui empêchent la population palestinienne de
revenir à une vie normale ?
Je voudrais vous raconter une ‘anecdote’. J’étais,
il y a quelques années, avec M. Rabin et M. Peres. Ils
m’ont montré la toute première lettre que
leur avait adressée Yasser Arafat pour mettre en œuvre
le processus de paix avec les Palestiniens. La lettre ne disait
pas qu’ils devaient se rencontrer pour faire la paix mais
en substance : ''rencontrons-nous pour éliminer nos extrémistes''.
C’était à l’époque où
M. Arafat était sincère. Nous avons aussi nos extrémistes
et ce sont ces gens là qui empêchent la paix de se
faire. J’ai deux exemples à vous donner. Prenons
Ariel Sharon. On ne peut pas dire qu’au début ses
intentions envers les Palestiniens étaient basées
sur le dialogue et la paix. Son objectif prioritaire était
la sécurité d’Israël et je l’ai
soutenu dans ce sens. Parce que l’on ne peut pas parler
de paix si la sécurité du pays n’est pas garantie.
Il n’est pas possible de s’asseoir à la table
de négociations si l’on n’élimine pas
toute forme de violence. Et une fois que cela est acquit, alors
on a la possibilité d’aborder et de régler
tous les problèmes.
Regardez à présent le virage qu’a pris Ariel
Sharon. Il a fait des concessions importantes qui ont permis de
faire un grand pas en avant.
Mahmoud Abbas de son côté voudrait en faire autant
mais il est bloqué par le Hamas. Et vous savez ce que je
pense ? Je souhaite que le Hamas gagne les élections car
à ce moment-là, il ne pourra plus se positionner
comme un groupe terroriste. Il n’en aura plus le droit car
il représentera le peuple palestinien.
Finalement, l’attitude des Américains et des Européens
visant à boycotter le Hamas, n’est pas selon vous
une bonne tactique ?
Si l’on veut de la démocratie, il faut jouer cette
carte à fond. Il faut laisser tout le monde s’exprimer
et le peuple choisir. Si le Hamas est élu et si [le nouveau
président] se comporte en véritable homme d’Etat,
cela voudra dire qu’ils jouent le jeu. Mais s’ils
se comportent comme des marginaux et s’ils ne suivent pas
les règles, alors il faudra, comme dans une partie de carte,
les exclure de la table. Et là, tout le monde aura de vraies
raisons de les mettre au ban nations.
Vous avez déjà une longue et brillante carrière
derrière vous et vous continuez inlassablement à
chanter, enregistrer… Qu’est ce qui fait courir Enrico
aujourd’hui ?
L’amour du public. Tant que le public me désire,
je serais là, à sa disposition et le jour où
il se lassera de moi, je n’insisterai pas.
Combien de chansons avez-vous écrite (sic) ?
Je crois que j’ai dépassé les 700 chansons.
Il faudrait plus d’un spectacle pour balayer le répertoire…
[Rires] Je ne pourrais jamais…
Qu’en est-il de vos enfants ? Suivent-ils votre voie ? Comment
va votre épouse ?
Mon épouse est un peu fatiguée mais je la soigne
bien. Je m’en occupe au maximum. Ma fille travaille avec
la télévision. Quand à mon fils, il est avocat
mais il ne professe pas. C’est lui qui réalise mes
albums. C’est un très grand musicien, très
grand chef d’orchestre et un très grand compositeur.
Il travaille avec EMI où il a un poste de très haut
niveau.
Guysen a entendu que vous étiez le parrain de la soirée
au profit des Magav [gardes-frontières NDLR], organisée
par l’association française Migdal. Vous êtes
donc toujours proche de l’armée israélienne
?
Je ne suis pas très militariste de nature, mais Tsahal
pour moi, c’est comme le bouclier de David.
Ces dernières années auront été le
théâtre d’un retour de l’antisémitisme
en France et plus récemment, il y a eu cette flambée
de violence dans les banlieues. Que pensez-vous de ces évènements
qui ont secoué la France ?
J’aimerai vous livrer une pensée à méditer.
La question est complexe pour moi. Si je me mets du côté
du gouvernement, j’ai la sensation d’abandonner mes
frères. Si je n’avais pas réussi, je serais
toujours un banlieusard. Quand nous sommes venus d’Algérie,
nous avons habité à Argenteuil. Donc, je suis solidaire
des gens qui vivent dans les banlieues. D’un autre côté,
je ne peux pas m’associer avec ceux qui brûlent des
synagogues ou des voitures dans ces banlieues. Moi, je suis fondamentalement
contre l’injustice. Celle du gouvernement envers ces jeunes,
et celle de ces jeunes qui se trompent de cible car pour moi,
la véritable cible c’est l’extrême droite.
Et bien sûr, je suis aussi contre la violence.
Il faudrait peut-être aller chanter dans les banlieues pour
redonner à ceux qui y vivent le goût de l’amour
en les êtres humains ?
Je fais énormément de concerts dans les banlieues.
Et je leur fais des conditions spéciales pour qu’ils
viennent nombreux. Je suis le seul chanteur qui depuis 45 ans
réuni dans les salles de spectacles toutes les communautés.
Pendant mes concerts, je fais fraterniser toutes les communautés.
Mon rôle d’ambassadeur à l’ONU n’a
de sens que si je m’occupe en priorité de mes frères
qui vivent à mes côtés.
Quand à l’antisémitisme, il existe en France
depuis l’Affaire Dreyfus et le gouvernement de Vichy. Mais
je ne me sens pas persécuté ici. Vous savez, à
l’époque de la Shoah, la seule issue pour les Juifs,
c’était Auschwitz. Aujourd’hui l’issue
des Juifs, c’est Israël. Le problème n’est
vraiment plus le même.
Un message pour la communauté francophone d’Israël,
qui vous adore ?
Je leur dit « bravo » d’être parti habiter
en Israël et de continuer à développer leur
culture française là-bas. C’est très
bien sur le plan de l’enrichissement personnel quoi que
nous ayons la Tora qui me semble être, quand même,
bien mieux sur ce plan. Je trouve que les francophones d’Israël
on fait un très bon choix. Je pense que nous et nos enfants,
en Diaspora, nous n’aurons pas d’autre choix que de
venir un jour vivre en Israël.
Menaces de mort pro - israéliennes
: l' Affaire Schoemann bientôt jugée
par Gilles Munier, 3 janvier 2006
En 2002 et 2003, douze personnes connues pour leur engagement
« pro-palestinien » ou pour avoir critiqué
la politique israélienne (1), ont reçu des menaces
de mort sous la forme de coups de téléphone anonymes
ou d'une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle assortie
d'un message inquiétant : « La prochaine n'arrivera
pas par la poste ».
Coup de couteau au ventre
Bien qu'étant considéré plutôt comme
« pro-irakien » en raison de mon combat contre l'embargo,
contre l'agression puis l'occupation de l'Irak, je me suis retrouvé
fin juillet 2003 parmi les destinataires du courrier. Je me suis
dit que désormais tout ce qui était lié à
l'Irak devenait une priorité d'Israël. J'ai porté
plainte contre X, bien que pensant à l'époque que
la police n'arrêterait jamais l'auteur des menaces.
Je me trompais. Le coupable, un certain Raphaël Schoemann,
a été appréhendé en février
2004 et est passé aux aveux. La date du procès sera
bientôt fixée. On dit que l'agression le 7 avril
2002 à Paris d'un commissaire des Renseignements généraux
- un coup de couteau au ventre donné par un extrémiste
de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d'une manifestation
pro-israélienne « contre le terrorisme et l'antisémitisme
» - est à l'origine de l'intérêt porté
par la police à cette affaire.
« Sanayim » ou « chemise jaune » ?
Selon une source proche du dossier (2), Raphaël Schoemann
est « un homme froid et décidé .. marqué
par l'expérience de ses parents, internés à
l'arrivée des nazis en Allemagne ». Les enquêteurs
ont trouvé chez lui un nombre considérable d'armes
- carabine, pistolet, revolver, fusil d'assaut - des cartouches
de différents calibres, un réducteur de son et une
lunette de visée laser de nuit. De quoi assassiner à
titre d'exemple, et discrètement, les intellectuels qu'il
accuse de propager « des thèses négationnistes
et antisémites », sous couvert de critiques de l'armée
israélienne. Malgré la gravité des faits,
il a été laissé en liberté provisoire.
Heureusement pour lui qu'il ne s'appelle pas Mohamed, sinon il
était bon pour le quartier de haute sécurité
!
Raphaël Schoemann, âgé alors de 64 ans, serait
retraité d'une société d'import-export. Toute
la question est de savoir mais je doute qu'on veuille y
parvenir s'il a agi seul ou dans le cadre d'un plan d'intimidation
israélien, si c'est un « sanayim », nom donné
aux supplétifs recrutés par le Mossad dans la diaspora
(3), ou pire une « chemise jaune » de la LDJ. Cette
organisation internationale raciste fondée par le Rabbin
fanatique Meir Kahane assassiné en 1990 - a perpétré
plusieurs attentats et meurtres aux Etats-Unis et en Israël
avec des 22 LR, son arme de prédilection (4). Elle est
dénoncée partout y compris en Israël
- comme terroriste.. sauf en France où elle a pignon
sur rue sous des noms d'emprunt.
Notes :
(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani,
Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain
Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant,
Mondher Sfar, Jean-Claude Willem.
(2) Le Parisien Libéré (24/5/04)
(3) Mossad ; un agent des services secrets israéliens parle,
par Victor Ostrovsky (Presses de la Cité)
(4) Les chemises jaunes , par Simon Epstein (Calmann-Lévy).
Sur la Ligue de Défense Juive: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_d%C3%A9fense_juive
Contact Gilles Munier: gilmun@club-internet.fr
Sur France- Irak Actualité:
http://gmunier.blogspot.com/2006/01/menaces-de-mort-pro-israliennes.html
« La loi sudéoise n’interdit
pas la mise en question ou la négation de l’Holocauste
»
Le 10 november 2005 a eu lieu un débat au parlement suédois
concernant Radio Islam et son anumeteur, le Marocain Ahmed Rami.
Des membres juifs du parlement ont critiqué le gouvernement
suédois pour avoir "abdiqué" devant les
activités médiatiques anti-sionistes d´Ahmed
Rami en Suède.
Ce débat a eu lieu à la suite d´ un grand
nombre de plaintes juives - aupès des autorités
judiciaires suédoises - exigeant de juger Ahmed Rami par
un tribunal suédois ou par un tribunal public international
- comme l´a d´ailleurs déjà auparavant
demandé Robert Assaraf, dans un article publié par
Jeune-Afrique, car Ahmed Rami a osé "réclamer
pour les Marocains" - dans sa Radio Islam et au cours d´un
débat à Al Jazeera - " les mêmes droits
que les juifs ont au Maroc".
Robert Assaraf, qui est un sioniste affirmé, s´était
répandu en lamentations (dans Jeune Afrique, du 7-13 mars
2000, numéro 2043), dans un article intitulé "Maroc:
de l'islamisme à l'antisémitisme", où
il écrivait : "Ne faudrait-il pas aujourd'hui mobiliser
les Juifs du Maroc, dispersés à travers le monde,
afin de lancer un procès public contre Ahmed Rami?..."
Le ministre suédois de l´interieur et de la justice
THOMAS BODSTRÖM a répondu à tous ces gens dans
un discours au Parlement - au nom du gouvernement -que (dans un
État de droit) "ce n´est pas à moi ou
aux membres du Parlement, d´inculper ou de juger Ahmed Rami.
Cela est de la compétence du Procureur. Mais ce dernier
n´a pu trouver aucune preuve qu´Ahmed Rami ait commis
une infraction à la loi suédoise." Le ministre
a ajouté que: " La loi suédoise n’interdit
pas la mise en question ou la négation de l´holocauste
".
Voici un autre extrait (en suédois et sa traduction en
francais) du discours du ministre Thomas Bodström prononcé,
le 10 november 2005, devant le Parlement suédois au cours
du débat consacré à Radio Islam et publié
sur: (http://www.riksdagen.se/webbnav/index.aspx?nid=101&bet=2005/06:27)
« Det gäller till exempel frågan huruvida det
ska vara förbjudet att påstå att Förintelsen
inte ägde rum. Vi har haft en total enighet i Sverige om
att detta inte är någonting som vi ska förbjuda.
Om man nu kommer till en annan åsikt får man gärna
framföra det i det sammanhanget. Vi har möjlighet att
påverka här i riksdagen och väcka en motion men
naturligtvis också att påverka det arbete som sker
i EU. Än så länge har vi sett en enighet i detta.
Jag tror att det är ganska klokt att bemöta sådana
fullständigt felaktiga påståenden med en bra
diskussion. Man behöver inte vara det minsta rädd för
att förlora en sådan diskussion. Jag betvivlar starkt
att det skulle behöva bevisas i ett brottmål i Sverige
att Förintelsen har ägt rum eller inte när det
faktiskt inte är brottsligt att påstå vare sig
det ena eller det andra. »
Traduction française :
« Il s´agit par exemple de la question de savoir s´il
faut interdire l´affirmation que l´ Holocauste n´a
pas eu lieu. Nous avons en Suède un consensus total sur
le fait qu´il ne faut pas interdire cela. Si maintenant
quelqu’un a une autre opinion, qu´il l´exprime
alors ici dans ce contexte. Nous avons ici au Parlement l´occasion
d´influencer par une motion, ainsi que naturellement la
possibilité d´influer sur le travail qui se fait
à l´Union européenne. Mais, jusqu´à
présent c´est un consensus que nous avons sur ce
sujet.
Je crois qu’il est assez intelligent d’affronter de
telles affirmations complètement erronées par une
bonne discussion. Nous ne devons absolument pas avoir peur de
perdre dans de tels débats. Je doute fortement que l’on
ait besoin en Suède de prouver devant un tribunal que l´Holocauste
a eu ou n´a pas eu lieu, puisque de fait ni l´une
ni l´autre de ces deux affirmations n´est interdite.
»
« La Loi Taubira est une loi vidée
de toute sa substance. Elle est une coquille vide » : compte-rendu
d'une conférence de presse Dieudonné le 28 décembre
par Ginette Hess Skandrani, 1er janvier 2006
L'ambiance était à la fois fraîche, car il
faisait un froid de canard et passionnée car Dieudonné
avait soulevé un sacré lièvre avec son communiqué
de presse. Peu de journalistes de la presse officielle étaient
représentés " officiellement ", mais plusieurs
représentants de la presse alternative, des journaux africains,
des sites internet s'étaient fait connaître.. et
beaucoup de militants de la cause anti-raciste, anti-négrophobe
et anti-sioniste remplissaient le théâtre. Dieudonné
a commenté le communiqué présentant sa candidature
aux présidentielles de 2007, sur la crise démocratique
et sociale en France, en accentuant sur les atteintes à
la liberté d'_expression. Il a critiqué la servilité
des médias et la rupture entre le peuple et l'élite
qui devrait le représenter. Il s'est également présenté
comme un anti-communautariste, critiquant le modèle américain
et dénonçant la politique des lobbies, tout en prônant
une France multiculturelle et républicaine. Il a également
dénoncé la politique belliqueuse US envers l'Iran
et la Syrie.
Son intervention portait surtout sur les lois racisantes : - la
loi Gayssot du 13 juillet 1990 qui punit ceux qui auront contesté
un ou plusieurs crimes contre l'humanité. - la loi du 29
janvier 2001 dans laquelle la France reconnaît le génocide
arménien. - la loi du 21 mai 2001 dite loi Taubira, qui
reconnaît que la traite négrière et l'esclavage
constituent un crime contre l'humanité. - la loi du 23
février 2005 dont l'article 4 stipule : les programmes
scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence
française outre-mer. La majorité des questions posées
portait sur la loi Taubira. Les présents étaient
tous d'accord sur l'abrogation des lois Gayssot, sur le génocide
arménien ou sur les bienfaits du colonialisme, mais ne
comprenaient pas la demande de l'abrogation de la loi Taubira.
Dieudonné nous a expliqué que la loi Taubira était
une loi vidée de toute sa substance qui n'entraîne
aucune exigence de réparation, elle est une copie inachevée
car elle n'impose aucune contrainte. " Nous n'avons pas à
accepter ce genre d'anesthésie. Soit les Noirs de France
sont traités de la même façon que la communauté
concernée par la loi Gayssot, soit-on abroge la loi ".
La population noire est complètement marginalisée.
La loi Taubira est une escroquerie, vidée de toutes ses
substances. La loi Gayssot demande des réparations. La
loi Taubira ne les demande pas. On n'a pas besoin d'une loi sans
contraintes, pour savoir que l'esclavage a existé. Certains
pensent qu'on peut remplir une coquille vide et cela fait déjà
cinq ans qu'elle est vide, elle n'a pas évolué d'une
virgule. Il ne fallait pas présenter une coquille vide.
La loi Taubira n'a pas empêché Petré Grenouillot,
Finkelkraut ou Fogiel de s'exprimer et d'avoir des propos négationnistes
ou diffamant pour les Noirs. Je suis dans l'idée d'avoir
accès à la vérité et je suis donc
pour retirer toutes ces lois. Il n'y a pas d'autre solution. On
les abroge ou on les remplit par un somnifère. Quand on
a pas terminé sa copie, on ne la rend pas. Tous ceux qui
étaient venus afin de demander des explications à
Dieudonné, y compris moi, ont compris le sens de sa démarche
mais lui ont demandé d'approfondir sa réflexion
afin de ne pas tomber dans le piège tendu par les 19 historiens
qui avaient des raisons précises concernant l'abrogation
de ces lois. " Si on doit également aborder les "
bienfaits du colonialisme " qui n'en a aucun, pourquoi alors
ne pas aborder les " bienfaits du nazisme " ? Les gens
présents ont proposé de créer des comités
de soutien à la candidature de Dieudonné et de partir
à la recherche des 5OO signatures de maires afin de pouvoir
la présenter. Dieudonné étant pressé
par la présentation de son spectacle en province a promis
de continuer ce débat. Nous vous invitons tous à
y participer.
« La prochaine n'arrivera pas par
la poste » : pour avoir adressé des lettres de menaces
de mort accompagnées de balles, Raphaël Schoemann
sera jugé le 19 janvier à Paris
par Ginette Hess Skandrani, 29 décembre 2005
L'auteur de lettres de menaces de mort qui ont visé plusieurs
personnes solidaires de la lutte du peuple palestinien en 2003
sera
enfin jugé.
M. Raphaël Schoemann est prévenu d'avoir, à
Paris, Rosny sous Bois et
au Raincy, entre le 26 février et le 21 juillet 2003 adressé
un courrier
comportant deux balles de 22 LR et la mention " la prochaine
n'arrivera
pas par la poste ", menacé de mort Mme Coutant-Peyre,
Mme
Hess-Skandrani, M.Sivan, Melle Poumier, M.Bitterlin, M.Munier,
M. Lipietz,
M.Sfar, Mme Chemillier-Gendreau, M.Bové, Melle Coussemant
et
M.WILLEM.
Raphaël Schoemann, 64 ans, a avoué être l'auteur
de ces courriers de
menaces : " Ces intellectuels, sous couvert de critiquer
l'armée
israélienne, propagent des thèses négationnistes
et antisémites " dit-il
en revendiquant les faits.
Les enquêteurs ont trouvé un nombre important d'armes
à son domicile.
Je suis invitée en qualité de partie civile à
l'Audience correctionnelle. Je
ne sais pas si les victimes de ces menaces sont toutes convoquées
ou si
cette convocation de partie civile est individuelle.
L'AUDIENCE SE TIENDRA LE 19 JANVIER 2006 À 13H30, 10ÈME
CHAMBRE/2.
SALLE D'AUDIENCE DE LA 10È CHAMBRE, AU TRIBUNAL DE GRANDE
INSTANCE DE PARIS, 4 BOULEVARD DU PALAIS. M° CITÉ.
Dossier
Le soldat israélien Arno Klarsfeld chargé de mission
par Sarközy sur "la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire"
Tandis que l'association conteste sa légitimité
pour diriger une mission sur la loi et l'Histoire, Arno Klarsfeld
risque un parallèle entre le Mrap et le
président iranien.
En réponse au Mrap qui conteste sa "légitimité"
pour diriger une mission sur la loi du 23 février sur la
colonisation, l'avocat Arno Klarsfeld s'est dit mardi
27 décembre sur France Inter "attaché à
la vérité".
Le secrétaire général du Mouvement contre
le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouloud
Aounit, a qualifié l'avocat, chargé par Nicolas
Sarkozy d'une mission sur "la loi, l'Histoire et le devoir
de mémoire", de "défenseur de la colonisation
israélienne" qui "n'a ni les compétences
ni la légitimité pour une telle mission".
Aounit/Ahmadinejad
"Mouloud Aounit est peut-être sur la même ligne
que le président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) qui estime
que les juifs n'ont rien à faire au Moyen-Orient",
a répliqué Arno Klarsfeld, qui s'est dit favorable
à "un pays pour les Palestiniens, un pays pour les
Israéliens et un partage de Jérusalem". Concernant
la mission sur la loi du 23 février qui a déclenché
la polémique en reconnaissant "le rôle positif"
de la colonisation, Arno Klarsfeld a dit "avoir montré
lors du procès Touvier et du procès Papon qu'(il)
était attaché à la vérité".
Il a réaffirmé qu'il souhaitait que la loi reconnaisse
"à la fois les méfaits" et "les bienfaits"
de la colonisation. "C'est une piste qui me semble aller
dans le sens de l'apaisement", a-t-il dit.
"Défenseur de la guerre coloniale"
Lundi, Le secrétaire général du Mrap Mouloud
Aounit a exprimé sa "stupeur" après le
choix d'Arno Klarsfeld, qualifié d'"avocat de la mémoire
et de la vérité" par le président de
l'UMP, pour se prononcer sur la loi du 23 février 2005
et réfléchir à l'ensemble des lois portant
un jugement sur l'Histoire. "Le Mrap, qui prépare
avec l'association "Au nom de la mémoire" une
grande mobilisation unitaire à l'occasion du premier anniversaire
de cette loi inique estime que Arno Klarsfeld n'a ni les compétences
ni la légitimité pour une telle mission", a
indiqué Mouloud Aounit, qualifiant l'avocat de "militant
actif de la colonisation", en référence à
son service militaire israélien. "Peut-on faire confiance
dans ce domaine à un défenseur de la colonisation
israélienne qui, après avoir pris la nationalité
israélienne, a servi volontairement dans une unité
de gardes-frontières de l'armée israélienne
et a participé délibérément à
l'humiliation et à la répression de la population
palestinienne ?", a-t-il ajouté, lui reprochant en
outre d'être "un farouche défenseur de la guerre
coloniale contre l'Irak". "Devant cet affront, le Mrap
en appelle au boycott des demandes d'audition d'Arno Klarsfeld",
a précisé Mouloud Aounit.
«Il y a du bon et il y a du mauvais»
: quand "l'avocat de la vérité" devient expert en
histoire...
Arno Klarsfeld a donné une interview au journal Libération
du 30 décembre 2005, qui se passe de commentaire.
Après la polémique sur la loi insistant sur le «rôle
positif» de la colonisation, l'avocat Arno Klarsfeld a été
chargé par Nicolas Sarkozy, en tant que président
de l'UMP, d'une mission sur «la loi, l'Histoire et le devoir
de mémoire». Entretien.
Est-ce votre proximité avec l'UMP ou avec Nicolas Sarkozy
qui vous a fait accepter cette mission ?
Non, c'est tout simplement parce que c'est une mission intéressante,
sur un sujet sur lequel je pense avoir des choses à apporter.
Je ne suis pas membre de l'UMP. Quant à Nicolas Sarkozy,
j'ai déjà dit que je trouve injuste et scandaleux
de le comparer à Jean-Marie Le Pen.
Mais pourquoi, selon vous, Nicolas Sarkozy vous a-t-il choisi
?
Il a dû lire une phrase de l'historien Henri Rousso, écrite
dans Libération lors du procès Touvier, qui disait
de moi que j'étais «l'avocat de la vérité».
C'est pourtant l'UMP qui est responsable de l'article prescrivant
«l'enseignement positif de la colonisation» et qui
a refusé de l'abroger, comme le souhaitait le PS...
Je ne suis pas d'accord pour abroger l'article 4 de la loi du
23 février 2005. La solution doit s'inspirer du discours
lucide et courageux de Jacques Chirac au Vel d'Hiv' en 1995 qui
a reconnu les fautes de l'Etat français, mais aussi rappelé
l'attitude courageuse de la population française. Pour
la colonisation, il faut en rappeler les méfaits, la torture,
les massacres, les injustices, mais aussi les aspects positifs.
Une solution par amendement peut vite se dégager.
C'est le but fixé à Jean-Louis Debré par
Jacques Chirac. Lui faites-vous concurrence ?
Certainement pas.Je voudrais simplement travailler à une
solution d'apaisement, j'aimerais que les deux missions se complètent.
Quels sont les «bienfaits» de la colonisation ?
La France a construit des routes, des dispensaires, apporté
la culture, l'administration... Je ne suis pas un spécialiste
du sujet, mais le nier serait de l'aveuglement historique.
Ne craignez-vous pas d'être démenti par certains
historiens pour qui ces «bienfaits» ont surtout concerné
les populations européennes des colonies ?
Vous pouvez penser qu'il n'y a pas d'aspects positifs dans la
colonisation. C'est votre position. Pas la mienne. En outre, toutes
les nations se sont bâties dans la violence. Il faut replacer
leur histoire dans un contexte global.
Dire dans une loi «il y a du positif et du négatif»
et qu'on doit l'enseigner, n'est-ce pas prendre les enseignants
pour des imbéciles ?
Non. Dans les années 80, les manuels scolaires rédigés
par des agrégés d'histoire affirmaient que les juifs
en France avaient été arrêtés par les
seuls Allemands, alors que les trois quarts l'ont été
par des policiers de Vichy. Les historiens ne sont pas neutres,
ils ont aussi leurs engagements politiques.
Mais ils affirment que la loi Gayssot contre le négationnisme,
la loi sur le génocide des Arméniens, celle sur
l'esclavage, renforcent le phénomène de concurrence
des mémoires...
Si on célèbre le 14 Juillet ou le 8 Mai, c'est par
la force de la loi. C'est au législateur de fixer des bornes
morales. La loi Gayssot est nécessaire pour protéger
la mémoire des victimes de la Shoah. La loi sur le génocide
des Arméniens l'est aussi, tant que la Turquie, candidate
à l'Union européenne, ne l'aura pas reconnu. Tout
comme la loi sur l'esclavage, car il faut se souvenir du temps
des déportations, des massacres, du tri, du travail forcé
et du viol des femmes, du mépris. C'est d'autant plus important
que l'esclavage existe encore dans le monde. Le législateur
doit avoir le souci de rassembler les communautés présentes
au sein de la société et dont la mémoire
est douloureuse, et donc prendre en compte la mémoire des
anciens colonisés. C'est pourquoi je propose de reconnaître
les méfaits et les points positifs...
Mouloud Aounit, président du Mrap, affirme que votre engagement
pro-israélien vous disqualifie pour cette mission...
Mouloud Aounit prétend que je suis pour la colonisation
en Palestine. C'est faux, je suis globalement pour le retour aux
frontières de 1967 et le partage de Jérusalem. S'il
le maintient, c'est qu'il pense que la colonisation juive commence
en Israël même, et donc il est sur la position du président
iranien.
N'est-ce pas introduire le conflit israélo-palestinien
dans le débat français...
C'est lui qui introduit cet élément. Si l'existence
d'Israël le rend malade, je n'y peux rien.
« Je demande à messieurs
Villepin et Chirac de démissionner monsieur Sarközy
et de révoquer monsieur Klarsfeld »
par Dieudonné Mbala Mbala, candidat à
l'élection présidentielle, 31 décembre 2005
Le ministre de l'Intérieur vient une nouvelle fois de s'illustrer
en
procédant à la nomination du dénommé
Arno Klarsfeld en tant que
« chargé de mission » concernant « la
loi, l'histoire et le devoir de
mémoire ».
Mr Klarsfeld, militant ultra sioniste, est devenu citoyen Israélien
en
choisissant de faire son service militaire en Israël, sous
l'uniforme des
« gardes frontières », dont l'activité
principale est l'humiliation et la
persécution des populations palestiniennes occupées.
Cette nomination constitue une véritable provocation pour
tous les
républicains soucieux de l'égalité entre
tous les citoyens et attachés à
un débat historique libre, pluraliste et apaisé.
Elle démontre s'il en était besoin, l'inconséquence
et la duplicité de
Nicolas Sarközy, qui entraîne la République
dans la haine
communautaire et assure la promotion d'une idéologie
néo-conservatrice dangereuse et rejetée par le peuple
français.
L'histoire et la mémoire de la République Française
n'ont pas à être
mises sous tutelle de l'Axe du bien. N'en déplaise à
son laquais Sarközy,
elles sont la propriété de tous les citoyens.
Monsieur Sarközy démontre par ses agissements qu'il
est indigne des
fonctions qui sont les siennes et inapte à celles auxquelles
il aspire.
Je demande donc à messieurs Villepin et Chirac de démissionner
monsieur Sarközy et de révoquer monsieur Klarsfeld.
L'avocat français Arno Klarsfeld
devient Israélien et va dans les campus américains
par Nicholas Simon, The Jerusalem Report, 25
septembre 2002
Arno Karsfeld prend la nationalité israelienne, son baton
de pélerin et va porter son message aux étudiants
des campus américains.
L'avocat français très en vue et activiste pro-Israëlien
Arno Klarsfeld a pris la citoyenneté israélienne
et se trouve sur le point de s'engager dans une tournée
des campus des universités américaines pour convaincre
les étudiants américains de la justesse de la cause
d'Israël.
"Le temps était venu pour moi de prendre part à
l'expérience collective des Juifs," a dit Arno Klarsfeld,
36 ans, au Jerusalem Rapport à son retour en France depuis
Jérusalem, où on lui a accordé les papiers
d'identité israéliens, bien qu'il continue à
résider à Paris. Arno, ardent, flamboyant, fils
des Chasseurs de Nazi Beate et Serge Klarsfeld, a pris la nationalité
israélienne bien que les fonctionnaires de Ministère
de l'Intérieur aient refusé de l'enregister comme
Juif puisque sa mère, détenue dans le passé
en Syrie, en Amérique du Sud et en son Allemagne natale
pour seq activités pro-juives, soit une Luthérienne
non pratiquante .
" Ils ont voulu m'enregistrer comme Protestant mais j'ai
refusé. Je fais partie du peuple Juifs" a dit Klarsfeld.
Il a une fois fini couvert de bleus après avoir sans aucune
aide sauté sur scène lors d'un rassemblement du
parti d'extrême droite de Jean Marie Le pen pour le dénoncer
comme anti-sémite. (Klarsfeld a acquis sa renommée
comme avocat pour les victimes de l'Holocauste dans les procès
des collaborateurs français Maurice Papon et Paul Touvier.
Il a aussi fait campagne pour la création de cours internationales
qui jugeraient les criminels de guerre pour des massacres tels
le génocide au Rwanda et celui du Kosovo.)
Il explique que les fonctionnaires de Jérusalem ont finalement
laissé vide la case du formulaire de sa CARTE D'IDENTITÉ
qui décrit "la nationalité", mais enregistre
en réalité la religion du détenteur. "Ils
ont aussi voulu que je change mon prénom 'en David' mais
j'ai dit non. Arno était le nom de mon grand-père
paternel tué à Auschwitz et cela me suffit."
Klarsfeld a dit qu'il allait suspendre son activité juridique
pendant environ deux mois à partir d'octobre pour s'engager
dans sa tournée des campus américains, où
la cause de l'Israël a souffert depuis le début de
l'intifada, il y a deux ans. "Beaucoup d'étudiants
ne connaissent pas les faits. Je ne suis peut être pas capable
d'expliquer mieux qu'un autre mais je crois ardemment à
ce que je dis : l'existence de l'Etat d'Israël est en jeu
et nous devons rappeler des faits historiques et le droit d'Israël
à exister de manière très claire" a-il-dit.
Klarsfeld a dit que sa tournée n'était pas été
organisé par le gouvernement israélien, quoiqu'il
soit resté vague sur qui était derrière cela
("Nous le mettrons au point avec des groupes d'étudiant
Juifs").
Mais Klarsfeld - qui est indéniablement charismatique
et dont la beauté et les amitiés avec des top model
lui doivent de paraître fréquemment dans les magazines
de commérage locaux -(...). "je vais avec les gens
et j'aime le sport ; je participe aux triathlons," dit-il
de l'intérêt que lui portent les échos. En
effet, il ajoute, "j'ai pris la décision de devenir
Israélien en courant lors du marathon de Jérusalem
en avril - j'ai fini loin derrière le speaker de la Knesset
Avraham Bled et le maire de Jérusalem Ehud Olmert ! "
Article original paru dans The Jerusalem Report : The Reporter
: French lawyer Klarsfeld becomes Israeli and heads to U.S. campuses