Un oubli réparé
Une devise pour Israël
Images de Ben Heine
et texte de Fausto Giudice
"
Liberté, Egalité, Fraternité " : cette belle et fière devise,
inscrite au fronton de toutes les mairies de France et des colonies
depuis 1880, est la devise officielle de la République française, inscrite dans les Consittuions
de 1946 puis de 1958. Il lui a fallu du temps pour s’imposer :
la Convention
rejeta en 1790 la proposition de Robespierre de l’inscrire sur les drapeaux
et sur les uniformes. À partir de 1793, les Parisiens inscrivirent sur
leurs maisons : "Unité, indivisibilité de la République ; liberté,
égalité, fraternité ou la mort", mais ils seront bientôt invités
à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur...
Chaque État a sa devise, comme il a son drapeau, son hymne national
ou sa Constitution. Mais un État se singularise : l’État d’Israël.
D’ailleurs, quelle est la forme de cet État ? Monarchie ?
République ? Nul ne peut répondre, puisque cet État, s’il a un
drapeau et un hymne national n’a ni Constitution ni devise. Il est aussi
le seul État membre des Nations unies à ne pas avoir déposé une carte
de ses frontières auprès de l’ONU.
Nous avons donc voulu réparer l’oubli des pères fondateurs de l’État
d’Israël et nous leur proposons donc une devise. Cette devise est en
allemand, elle sera donc facilement comprise par une grande partie des
citoyens israéliens. Pour ceux qui ne comprennent pas l’allemand, voici
une petite explication :
Liberté se dit en allemand
Freiheit. Dans notre proposition, cela
devient Frechheit = culot,
impudence. C’est l’équivalent exact du mot hébreu/yiddish chutzpah,
le fait d’être insolent, effronté, bref de ne pas manquer d’air. La
chutzpah semble bien être la caractéristique principale des sionistes.
Égalité se dit en allemand
Gleichheit. Dans notre proposition, cela
devient Gleichgültigkeit
= indifférence. En effet, l’autre caractéristique
des sionistes est leur indifférence au sort de ceux qui, à leurs yeux,
ne sont pas juifs, sont des goyim (Gentils) ou des « juifs se haïssant
eux-mêmes » (ils définissent ainsi tout juif un tant soi peu critique
à l’égard d’Israël).
Fraternité se dit en allemand
Brüderlichkeit. Dans notre proposition,
cela devient Unbarmherzigkeit
= cruauté, qui vient de unbarmherzig = sans compassion, impitoyable.
Sur ce caractère impitoyable, inutile d’épiloguer : il suffit de
contempler les 60 ans d’histoire de l’État sioniste.

Le dessinateur
Ben Heine a donc, à partir de cette proposition, dessiné une « Myriam »
sioniste, dans laquelle on reconnaitra la Marianne de Delacroix se
dressant sur les barricades de 1830, dans le célèbre tableau « La
liberté guidant le peuple », mais elle est désormais armée d’une
ménorah, le chandelier à sept banches. Et sa poitrine dénudée a vraiment
de quoi choquer les rabbins orthodoxes, mais on peut accuser les sionistes
de tout sauf de pruderie. Évidemment, cette Myriam sioniste devra se
méfier et ne pas trop approcher de Moshe Katsav, président déchu pour
cause de harcèlement sexuel de ses collaboratrices féminines.
Voici donc un
oubli réparé : l’État d’Israël a désormais une devise. Nous nous
attellerons prochainement à l’écriture d’une Constitution sur mesure
pour cet État, directement inspirée du Décalogue, les 10 Commandements
transmis par Yahwé à Moïse sur le Mont Sinaï.
Et voici deux variantes sur le même thème
Fausto Giudice est membre de Tlaxcala,
le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Ben Heine est un artiste
graphique résidant à Bruxelles. Ce document est en Copyleft pour tout
usage non-commercial.
URL de cette page : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1634&lg=fr
« Ségolène n’est pas
venue »
Aussi incroyable que vrai, c’est sous ce titre que Daniel Ben Simon,
journaliste israélien, a produit un article ce mardi dans Haaretz
pour se plaindre de l’attitude de Ségolène Royal, "seule
candidate à ce jour à ne pas avoir assisté à
un diner du CRIF ni à s’être déplacée en
Israël", ce qui la disqualifie totalement, explique-t-il,
au regard du "vote juif" en France.
Nous avons pris la peine de traduire l’intégralité de
l’article, tant il est révélateur de l’absence totale
de retenue dans les pressions exercées par Israël sur les
politiciens français, mais aussi et dans la manière de
présenter tous "les Juifs de France" sous l’angle le
plus communautariste possible.
"Les juifs" votent comme-ci, "les juifs n’aiment pas
que...", "les juifs attendent que..."
Qu’est-ce qu’il en sait Ben Simon ? Il n’en sait rien, bien évidemment,
mais si le discours peut provoquer un peu d’antisémitisme en
France, c’est toujours cela de gagné, pense-t-il !
Quelques heures après la parution de cet article dans la presse
israélienne, l’agence Reuters annonçait un déplacement
de Ségolène Royal au Proche-Orient dès la fin de
cette semaine. Si c’est le cas et si elle accourt (tout comme Delanoë)
ventre à terre pour faire allégeance à Israël,
après ces remontrances, Ségolène Royal aura raté
une bonne occasion de gagner des voix en France, et certainement bien
plus qu’elle n’en pourrait prendre à Sarkozy en marchant sur
ses traces.
Et elle n’aura alors qu’à s’en prendre à son porte-parole
personnel, Julien Dray, l’un des plus fidèles supporters de la
politique israélienne, pour l’avoir, à tous les coups,
fourrée dans de vilains draps.
Article publié dans Haaretz mardi 28 novembre sous la plume de
Daniel Ben Simon :
Ségolène n’est pas venue
En juillet dernier, au faîte de la campagne pour l’élection
du candidat qui représenterait le Parti Socialiste aux présidentielles,
les responsables de la principale organisation juive, le CRIF, ont invité
Ségolène Royal à se présenter devant les
membres de leur organisation. Le fait de se présenter devant
cette organisation a jusqu’à présent été
considéré comme un événement à ne
pas manquer, non seulement en raison du vote juif, mais parce que l’influence
de la communauté juive en France dépasse de loin sa taille,
qui ne représente qu’un pour cent de l’ensemble de la population.
Les Présidents, les Premiers ministres, les ministres, les intellectuels
et les leaders spirtuels ont tous comparu devant les membres de cette
organisation (le CRIF, ndlr) et énoncé leur credo concernant
la France, Israël et la communauté juive.
Mais Ségolène Royal a répondu qu’elle était
très occupée et qu’elle accepterait l’invitation quand
elle serait disponible. Une fois la désignation du candidat socialiste
achevée, les membres du CRIF lui ont envoyé un rappel
(à l’ordre ? ndlr).
Près de cinq mois se sont écoulés depuis la première
invitation, mais elle n’est toujours pas venue.
"Un fait sans précédent" admet un diplomate
israélien en poste en france. "Absolument", confirme
le directeur du CRIF, Chaïm Musikant. "Tous les dirigeants
français, excepté Ségolène Royal, se sont
présentés devant nous. Nous lui avons proposé de
venir à n’importe quel moment à sa convenance, mais à
mon grand regret, toujours rien jusqu’à présent".
Comme le reste des citoyens, les Juifs de France ont assisté
avec stupéfaction à l’ascension météorique
de Royal. Mais contrairement aux autres citoyens français ils
espèraient entendre, pendant sa campagne électorale, son
opinion sur Israël, le conflit israélo-palestinien et les
agressions antisémites dans le pays. Ils espéraient en
particulier qu’elle se rendrait en israël. Rien de tout cela ne
s’est produit. Non seulement Royal n’a jamais visité Israël,
mais son compagnon, François Hollande, dirigeant du PS, n’a pas
trouvé un moment pour le faire non plus.
Dans les élections à venir en France, des candidats qui
représentent la nouvelle génération politique vont
s’affronter : Royal à gauche et le Ministre de l’Intérieur,
Nicolas sarkozy à droite. La plupart des Juifs, à ce qu’il
apparait pour le moment, vont voter pour le candidat de la droite.
"Sarkozy est le candidat naturel des electeurs juifs" a déclaré
à Haaretz le vice-ministre israélien de l’Intérieur,
Christian Estrozi.
Et cela pour plusieurs raisons : les racines juives de Sarkozy, le fait
qu’il soit considéré comme un ami d’Israël et le
fait qu’il soit le seul dirigeant politique français qui ait
prouvé sa sensibilité à la détresse des
juifs français. Il s’est rendu dans chaque lieu où des
Juifs ont été attaqués, et il a saisi chaque occasion
pour condamner, attaquer et menacer ceux qui font du mal aux Juifs en
proclamant que c’est était une atteinte au coeur de la république.
"Il a honnêtement gagné le vote juif", a déclaré
un médecin juif cette semaine, en révélant que
pour la première fois de sa vie, il a l’intention de faire défection
au camp socialiste. "Et ce n’est pas que moi, mais également
la plupart de mes amis juifs".
Le candidat de la droite n’a pas toujours été le candidat
"naturel" des Juifs. Entre 1981 -- quand les socialistes conduits
par François Mitterrand, l’ont emporté pour la première
fois depuis le début de la 5ème république-- et
2002, la majorité des Juifs français ont voté à
gauche. Le début de la crise entre les Juifs et le camp socialiste
date de la deuxième intifada. Pendant les 5 ans qui ont précédé
son explosion, il y a eu 16 incidents antisémites rapportés
en france. Pendant les 5 années suivantes, il y en a eu 672.
Le ministre français de l’Intérieur a estimé qu’un
Juif avait 44 fois plus de risque d’être attaqué qu’un
Noir ou un Musulman.
Les Juifs ne sont pas prêts d’oublier le manque d’efficacité
du gouvernement socialiste dirigé par Lionel Jospin, qui fut
au pouvoir jusqu’en 2002, face à ces incidents. Ils estiment
que leur vulnérabilité actuelle est liée à
ces manquements du gouvernement socialiste. "Les Juifs ont eu le
sentiment que l’Etat les avait abandonnés", explique Musikant.
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2421
L’American Jewish Committee (AJC) va venir entraîner
la police française le mois prochain
L’American Jewish Committee (AJC) va venir entraîner la police
française à Paris, à la mi-décembre, à
combattre les "crimes haineux", titre le site de l’AJC.
L’American Jewish Committee se félicite ainsi de la proposition
française d’accueillir un symposium international pour former
les policiers français et européens à combattre
les "crimes de haine", sous la direction de Paul Goldenberg,
expert pour le compte du American Law Enforcement et de l’American Jewih
Committee.
Un programme mis en route il y a deux ans, précise-t-on de même
source. On se souvient en effet que Nicolas Sarkozy avait accueilli
en France en décembre 2005, juste après les révoltes
dans les banlieues, les deux chefs de la police israélienne Gideon
Ezra et Moshe Karadi, pour donner des conseils à la police française
sur l’art et la manière de mater les trublions. Il faut dire
que les Israéliens en connaissent un rayon sur le sujet et qu’ils
sont mondialement célèbres pour la douceur et l’efficacité
de leurs méthodes.
L’AJC précise que Goldenberg vient de présenter devant
le parlement allemand les résultats d’un programme sur "Les
bonnes pratiques pour combattre l’antisémitisme", et souligne
que le rabbin Andrew Baker, directeur des affaires internationales au
sein de l’American Jewish Committee et partie prenante des travaux de
formation de la police, est "sensible au fait que la France accueille
ce programme dans la foulée du meurtre et des tortures antisémites
subies par Ilan Halimi en France l’an passé".
Nos dirigeants et candidats aux prochaines élections ont clairement
fait le choix du modèle israélien pour assurer la paix
sociale en France. Un programme qui a le mérite d’annoncer la
couleur : rouge sang.
Source : http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2420
Original : http://www.ajc.org/site/c.ijITI2PHKoG/b.685761/k.CB97/Home.htm
L'Iran organise une conférence sur l'holocauste
les 11 et 12 décembre
L'Iran organise une conférence internationale les 11 et 12 décembre
"pour permettre aux historiens de clarifier les aspects cachés"
de l'holocauste des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, a affirmé
mardi le site internet du ministère des Affaires étrangères
iranien.
Cette conférence vise à "créer des opportunités
(...) pour une recherche scientifique à propos des aspects cachés
et non cachés du plus important événement politique
du 20e siècle pour qu'il soit plus transparent", ajoute
le site.
L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, soutient les historiens
révisionnistes qui mettent en doute la réalité
ou l'ampleur de l'holocauste.
L'Institut des études politiques internationales (IPIS) du ministère
des Affaires étrangères a invité les historiens
et les chercheurs à envoyer leurs articles pour participer à
la conférence.
La conférence intitulée "Etudes sur l'holocauste
: perspective mondiale" coïncidera avec la journée
internationale des droits de l'Homme, le 10 décembre.
"Cette conférence respecte totalement la religion juive
et est loin de toute politisation et propagande", ajoute le communiqué.
Les thèmes retenus sont notamment : "antisémitisme,
nazisme et sionisme";
"nazisme et sionisme : collaboration ou coopération";
"les chambres à gaz, négation ou confirmation";
"l'holocauste et l'exode des juifs en Palestine"; "les
lois contre les négationnistes", etc.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié à
plusieurs reprises l'holocauste des juifs de "mythe" et affirmé
qu'Israël était condamné à "disparaître".
Un journal iranien et la Maison de la caricature ont lancé en
février un concours international de caricature sur l'holocauste
en réponse aux caricatures sur le prophète Mahomet publiées
dans la presse occidentale. Des prix ont été attribués
aux gagnants du concours en novembre.
Source : AFP, 28 novembre 2006
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