De
l'antisémitisme
par Gilad Atzmon, 16 décembre 2003. Original : http://www.gilad.co.uk.
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier]
A la lumière du débat croissant lancé par des hommes politiques
israéliens et des zélotes sionistes au sujet de la flambée
alléguée d'un nouvel « antisémitisme », je veux
affirmer aussi fortement que cela m'est possible ce qui suit : l'antisémitisme
n'existe plus ! Dans le contexte de la réalité dévastatrice
créée par l'Etat juif, l'antisémitisme a cédé la
place à une réaction politique normale. Je ne nie pas que des biens
juifs fassent parfois aujourd'hui l'objet de mutilations et de déprédations.
Je ne nie pas que des synagogues soient attaquées, que des tombes juives
soient brutalement profanées. Non. Ce que je dis, c'est que ces actes totalement
illégitimes doivent être vus pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire
des réponses politiques et non des actes à motivation raciste,
ni des crimes dont le mobile serait une haine « irrationnelle ».
Dès lors qu'Israël est l'Etat du peuple juif et que les juifs eux-mêmes
ne protestent pas collectivement contre les crimes perpétrés en
leur nom (par cet Etat), toute personne juive, tout symbole juif et tout bien
juif deviennent des intérêts israéliens et, par tant, des
cibles potentielles pour des actes terroristes. Il incombe au peuple juif de
prendre position contre leur Etat (juif) et de se dissocier de leur mouvement
national zélote.
Si imaginons nous nous réveillons, demain matin, pour découvrir
qu'une énième « cible molle » américaine (comme
ils disent) a été pulvérisée, personne n'aura l'idée
de suggérer qu'il s'agissait d'une « attaque anti-américaine à motivation
raciste ». Nous serions naturellement enclins à penser que cet incident
serait un « acte terroriste » contre des « intérêts
américains ». Nos analystes politiques nous diraient sans doute
qu'il s'agissait d'une forme de représailles contre le « colonialisme »,
l' «expansionnisme » ou le « soutien au sionisme » américains,
etc. etc. Les sionistes voulant qu'Israël soit perçu comme « une
nation parmi les nations », nous ne devons en aucun cas les traiter comme
des cas à part. Nous devons les traiter comme nous le faisons des Américains
et des Britanniques, qui ont déjà pris conscience du fait que leur
divers intérêts expansionnistes de par le monde sont exposés à une
menace très sérieuse. Dès lors que nous commençons à partager
l'exhortation des sionistes à considérer que la judaïté est
une catégorie nationaliste plutôt que religieuse, alors, nous devons être
logiques avec nous-mêmes et considérer que tout acte anti-juif est
une réaction politique, et non une agression raciste irrationnelle. Autrement
dit : le succès du sionisme annihile toute possibilité, pour l'antisémitisme,
d'exister.
Cette dernière proposition choquera certains, parce que les sionistes
ne cessent de nous répéter que l'antisémitisme est un phénomène
croissant. Le sionisme est alimenté par l'antisémitisme. Les sionistes
ont absolument besoin d'actes antisémites afin de justifier ce qu'ils
affirment, à savoir que l'Etat d'Israël est la seule option possible,
pour la survie des juifs. Les sionistes ont compris depuis fort longtemps que
ce sont les actes antisémites qui poussent les juifs à accepter
et à soutenir l'idée d'un Etat juif. En conséquence de quoi,
pour promouvoir les intérêts sionistes, Israël doit générer
un sentiment anti-juif conséquent. A cette fin, la cruauté envers
les civils palestiniens est un des moyens favoris d'Israël. Ainsi, nous
sommes confrontés à une sorte de cercle vicieux : les Israéliens
commettent des atrocités contre les Palestiniens ; quelques sentiments
anti-israéliens mûrissent et se manifestent sous la forme d'attaques
verbales ou physiques sporadiques contre le peuple juif et des intérêts
juifs ; les juifs, de par le monde, se sentent à juste titre menacés
et ils ont tendance à soutenir de plus en plus Israël ; certains,
parmi ces juifs, immigrent en Israël ; encore plus de terres palestiniennes
sont confisquées ; la colère anti-juive s'accroît, dans le
monde entier. Tel est le mouvement perpétuel inventé par le sionisme.
Hélas, il est sacrément efficace ! Il fonctionne sans interruption
depuis les premiers jours du sionisme. Les dirigeants sionistes allemands furent
très prompts à accueillir Hitler et le régime nazi (le Dr.
Joachim Prinz, dans l'Allemagne de 1933, n'en est qu'un exemple parmi beaucoup
d'autres). Parfois, c'est le Mossad lui-même qui a perpétré des
agressions contre les juifs afin de les « pousser dans la bonne direction » (ainsi
des attentats contre des synagogues, en Irak, dans les années 1950).
La perpétuation des sentiments anti-juifs à laquelle veille le
sionisme a deux objectifs principaux. Le premier, c'est tout simplement de convaincre
les juifs qu'Israël représente leur choix le plus sûr. Le second
est plus intéressant : il s'agit d'empêcher toute possibilité de
critiquer Israël. Les lobbies sionistes veulent faire passer toutes les
opinions critiquant Israël pour une forme d' « antisémitisme ».
Les sionistes sont désormais très bien entraînés,
ils sont devenus les maestros lorsqu'il s'agit de jouer sur la corde de la culpabilité des
Gentils. Cette méthode est extrêmement efficace, parce que la majorité des
Occidentaux ne voient pas la tromperie vicieuse qui est consubstantielle à l'identité sioniste.
Le sionisme est fondé sur une cristallisation très spécifique
de l'identité juive, qui prend la forme d'une synthèse entre la
conscience raciale, la conscience religieuse et la conscience nationale.
Tandis qu'il est plus que légitime de critiquer toute forme de fondamentalisme
raciste et de zèle nationaliste, les sionistes font de toute attaque contre
leur entreprise une agression contre la religion juive ou la liberté de
pensée, voire même contre le droit des juifs à l'existence.
Examinons quelques arguments typiques, développés aujourd'hui par
les sionistes :
a.
Le syndrome des « Sages de Sion » : les sionistes se
plaignent que les juifs continuent à être associés à une
conspiration visant à gouverner le monde au moyen de lobbies
politiques, des médias et de la finance.
La suggestion qu'un tel complot puisse exister est-elle réellement une
accusation infondée ? La liste ci-après est fièrement
affichée par plusieurs sites ouèbes des juifs américains
:
Les juifs dans l'administration Bush :
Ari Fleischer
Porte-parole de la Maison-Blanche
Josh Bolten
Vice-Directeur du personnel (Maison Blanche)
Ken Melman
Directeur Politique (Maison Blanche)
David Frum
Rédacteur des discours présidentiels
Brad Blakeman
Chargé de l'Emploi du temps à la Maison Blanche
Dov Zakheim
Vice secrétaire (Contrôleur) à la Défense
Paul Wolfowitz
Vice secrétaire à la Défense
I. Lewis Libby
Chef du cabinet du Vice-Président (Dick Cheney)
Adam Goldman
Chargé des relations avec la communauté juive (Maison Blanche)
Chris Gersten
Chef de cabinet du Secrétaire de l'Administration de la famille et de
l'enfance
(HHS - Ministère de la Santé)
Elliott Abrams
Directeur du cabinet du National Security Council, chargé de la démocratie,
des droits de l'homme et des opérations internationales
Mark D. Weinberg
Vice-secrétaire au Logement et à l'Urbanisme
Douglas Feith
Sous-secrétaire à la Défense pour les questions politiques
Michael Chertoff
Chef du service criminel au ministère de la Justice
Daniel Kurtzer
Ambassadeur des Etats-Unis en Israël
Cliff Sobel
Ambassadeur aux Pays-Bas
Stuart Bernstein
Ambassadeur au Danemark
Nancy Brinker
Ambassadeur en Hongrie
Frank Lavin
Ambassadeur à Singapour
Ron Weiser
Ambassadeur en Slovaquie
Mel Sembler
Ambassadeur en Italie
Martin Silverstein
Ambassadeur en Uruguay
Jay Lefkowitz
Conseiller en second auprès du Président (Bush) et Directeur
du Conseil de Politique Intérieure
Que
je vous rassure tout de suite : du temps de l'administration Clinton,
c'était encore pire ! Bien que les juifs ne représentent
que 2,9 % de la population des Etats-Unis, c'est le pourcentage ahurissant
de 56 % qu'atteignait le nombre de personnes nommés à des
postes politiques par Clinton. Ah bon : « une coïncidence »,
dites-vous ? Personnellement, je ne le pense pas.
Nous devons nous poser la question de savoir ce qui motive les juifs américains à conquérir
une telle puissance politique ? Est-ce un souci sincère des intérêts
des Etats-Unis ? Sous peu, le nombre des soldats américains tués
en Irak ne cessant de s'accroître, le peuple américain commencera à se
poser exactement cette question.
L'Amérique jouissant actuellement du statut d'unique superpuissance
mondiale et tous les juifs ci-dessus déclinés se déclarant
sionistes fervents, nous devons commencer à prendre très au sérieux
l'accusation portée contre le peuple juif à savoir : qu'il
cherche à contrôler le monde. Il ne fait aucun doute que les sionistes,
qui sont les juifs les plus radicaux, les plus racistes et les plus nationalistes
entre tous, ont d'ores et déjà réussi à faire de
l'Amérique l'exécutant d'une mission qui lui a été impartie
par Israël. La superpuissance numéro un dans le monde n'existe
qu'afin de garantir la prospérité et la sécurité de
l'Etat juif. Sa prise de position unilatérale et pro-sioniste sur le
conflit israélo-palestinien, le veto américain pavlovien contre
toute résolution onusienne estimée « anti-israélienne »,
la guerre contre l'Irak et aujourd'hui les bruits de bottes contre la Syrie
: tout cela ne laisse aucun doute quant au fait que les intérêts
défendus aujourd'hui par l'Amérique sont les intérêts
sionistes. Les juifs américains organisés ne cessent de tenir
des débats autour de la question de savoir si « Les Protocoles
des Sages de Sion » sont un document authentique ou, au contraire, un
faux sans aucune valeur. Mais il est indéniable que les juifs américains
s'efforcent bel et bien de contrôler le monde, par délégation.
Jusqu'ici, ils s'en tirent très bien, en tout cas pour ce qui les concerne.
La question de savoir si les Américains sont ravis au constat de la
détérioration de la position de leur pays trouvera, n'en doutons
pas, bientôt une réponse.
b.
A l'occasion, les sionistes ne rechignent pas à avancer l'argument
selon lequel, si le nationalisme juif est exécrable, il en
va de même de tout autre nationalismeŠ
Pour ma part désolé je dirai que le nationalisme
n'est pas le problème. Etre nationaliste tout comme être
religieux ou être un fan de musique punk , c'est une question d'appartenance.
En revanche, le nationalisme juif est totalement inacceptable, car il est basé sur
des fondements racistes et sur le fondamentalisme religieux. Le sionisme, qui
s'est fait passer au début pour un mouvement laïque,
a développé des ambitions très concrètes relatives à la
terre de Canaan. Ces aspirations se fondaient sur la promesse biblique. Et
il est de fait que les sionistes ont été très habiles à faire
des Saintes Ecritures un document juridique. Il s'agissait, là, déjà,
de la pire distorsion possible du texte spirituel juif le plus sacré.
Mais les sionistes ne s'en sont pas tenus làŠ
Si être juif est une question de « race » (vous êtes
juif si et seulement si votre mère est juive), les sionistes
pensent que l'ensemble de la Palestine n'appartient qu'au seul peuple juif.
Pour dire les choses à la manière des sionistes, disons que la
totalité de la Palestine appartient à l'ensemble de l'ethnie
juive. Ce genre d'idée devrait nous rappeler la philosophie expansionniste
des nazis. Mais il conviendra de nous souvenir que le sionisme est antérieur à l'idéologie
nazie. C'est l'idéologie nationaliste juive qui a introduit la notion
d' « espace vital » et celle de l'expulsion des indigènes,
bien des années avant la naissance d'Hitler. En toute logique, si le
nazisme est considéré comme une _expression inacceptable du nationalisme,
il devrait en aller de même en ce qui concerne le sionisme.
Mais attendez : il en faut plus, pour arrêter les sionistes ! Ils vont
vous clamer, sur le ton des donneurs de leçon, que les juifs ont droit à l'autodétermination.
Ils vont argumenter, disant que les juifs, comme toute autre nation, ont droit à un
territoire. Qu'il en soit ainsi, ou non, peu importe. Quand bien même
admettrions-nous que les juifs ont un droit à posséder un foyer
national, ce foyer national ne saurait être créé sur le
dos des Palestiniens, ou de qui que soit d'autre.
Nous avons, tous, une tendance naturelle à associer au nationalisme
une référence géographique. Le peuple français,
par exemple, ce sont les individus qui vivent en France, ou qui y sont nés.
De même, les Américains sont des individus qui ont vécu
en Amérique ou qui y sont nés. Mais lorsqu'il est question du
nationalisme juif, il n'y a aucune revendications de liens géographiques,
mais plutôt une notion particulière d'aspiration de nature géographique.
Tout juif de Brooklyn (Ville de New York), ou de Golders Green (quartier de
Londres, Grande-Bretagne) est éligible à la nationalité israélienne,
au détriment du peuple palestinien. Cette forme de nationalisme est
unique en son genre : il s'agit d'une forme de nationalisme colonialiste, raciste
et expansionniste. Le nationalisme juif serait défini, de manière
plus appropriée, comme un mouvement impérialiste international,
spécialisé dans la colonisation de la Palestine.
Il convient de noter que le nationalisme palestinien est fondamentalement différent
de sa contrepartie juive. Il s'agit d'un nationalisme multiculturel, fondé sur
une société multiethnique. Le nationalisme palestinien a une
assise géographique. C'est le fait de vivre en Palestine qui est constitutif
d'éligibilité à l'identité palestinienne. Chez
les Palestiniens, vous trouverez des Palestiniens juifs, des Palestiniens chrétiens
de multiples chapelles, des Palestiniens musulmans appartenant, eux aussi, à des
groupes différents. (En abordant l'identité palestinienne, je
ne nie pas que la possibilité d'affrontements ethniques entre différents
groupes soit réelle). Le nationalisme palestinien aboutit à une
concrétisation dans une société arabe démocratique
et multiethnique. Pas étonnant que le tyran américain soit tellement
acharné à le détruire.
c.
Les sionistes ne seraient pas contents du tout devant le recyclage
des sempiternels vieux « slogans et clichés antisémites ».
Ils seraient particulièrement choqués qu'on les blâme
encore de la mort de Jésus (Ici, je fais allusion à la
réaction de beaucoup d'organisations juives américaines
au film de Mel Gibson : La Passion. Beaucoup de personnes, dans le
monde entier, ont vu dans le siège imposé par l'armée
israélienne à l'Eglise de la Nativité, à Bethléem,
une tentative de tuer Jésus « à nouveau ».)
Permettez-moi de suggérer que, sans doute, il serait bon que nous regardions
la vérité en face, une bonne fois pour toutes : oui, ce sont
les juifs qui ont été les responsables de la mise à mort
de Jésus, lequel, je le rappelle au passage, était lui-même
un juif palestinien. Ceci étant rappelé, deux questions doivent être
posées :
1. Comment peut-il se faire que des gens, vivant aujourd'hui, se sentent (ainsi)
responsables, ou punis, pour un crime commis par leurs arrière-arrière-arrièreŠ grands-parents,
voici près de 2 000 ans ? Je suppose que les juifs qui se mettent en
colère lorsqu'on leur reproche d'avoir tué Jésus sont
ceux qui s'identifient aux assassins de Jésus. Ce sont ceux qui commettraient à nouveau
ce crime, si c'était à refaire, aujourd'hui. Ces juifs là s'appellent
les sionistes, et ils ont déjà entamé leur dixième
décade de crimes inhumains contre le peuple palestinien et le monde
arabe. Le sionisme, pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est la répétition
de la pire époque de l'ère du judaïsme biblique. Il n'est
dès lors aucunement surprenant que les sionistes aient sélectionné les
chapitres les plus suicidaires de l'histoire juive (comme les épisodes
de Massada et de la révolte de Bar Kochba) pour en faire les pierres
angulaires de leur culture ressuscitée. Mais, d'un autre côté,
force est bien de féliciter les sionistes pour leur logique. Ils assènent
que l'ensemble de la Palestine appartient aux juifs parce que leurs ancêtres
juifs y vivaient, voici deux millénaires. Les juifs qui tentent (plutôt
mal que bien) de vivre sur les terres volées aux Palestiniens, de nos
jours, considèrent être les mêmes que ces juifs qui vivaient
en Palestine il y a deux mille ans. Cela explique sans doute pourquoi les sionistes
montent sur leurs grands chevaux quand on les accuse des exactions de Judas.
Ils sont piqués au vif, parce que ce sont, tous autant qu'ils sont,
des Judas. Puis-je rappeler au lecteur que les Judas d'aujourd'hui possèdent
des centaines de têtes nucléaires et qu'ils n'ont signé aucun
traité international en matière de contrôle de ce type
d'armes ?
2. Comment se fait-il que les juifs, qui ne cessent d'exiger du monde chrétien
qu'il présente ses excuses pour son implication dans d'anciennes persécutions,
n'aient jamais songé que le temps était peut-être venu,
pour eux, de demander pardon pour avoir mis Jésus à mort ? Personnellement,
je n'irais pas demander aux Italiens de s'excuser, au nom des Romains, pour
la part qu'ils ont prise dans l'exécution du Christ, pour la simple
raison que les Italiens ne se sentent pas le moins du monde offensés
lorsqu'on accuse les Romains de cette mise à mort du Christ. Je dis
simplement que, si un juif se sent offensé lorsqu'il en est accusé,
cela ne fait que révéler son attachement aux tortionnaires. Il
est sans doute grand temps, pour l'Etat juif, de demander pardon, au nom du
peuple juif, pour leur comportement immoral.
J'imagine aisément que la réalité linguistique que je
vais exposer ci-après est ignorée par la plupart des non-juifs.
Les juifs n'emploient pas le nom « Jésus » lorsqu'ils font
référence au Christ. En lieu et place, ils utilisent le mot hébreu « Yeshu »,
qui signifie : « Puisse sa mémoire être effacée à jamais » [ce
nom est l'acronyme de l'_expression suivante : Yeshu = « Yimach Shemo
Vzichro »]. Je ne peux imaginer un seul instant que la plupart des juifs
ordinaires ignorent l'étymologie du surnom de Jésus : Yeshu.
En hébreu, dans la hiérarchie des insultes, c'est la plus grave
et la plus infamante. Cette combinaison de mots est généralement
employée à la suite des noms d'Hitler et d'autres monstres du
même acabit. Ainsi, il appert que Jésus est considéré par
les maîtres spirituels juifs représenter l'incarnation du mal
absolu. Je me demande souvent : si Jésus était aussi horrible
qu'Hitler (aux yeux des rabbins), pourquoi, alors, les juifs sont tellement
offensés lorsqu'on les accuse de l'avoir tué ? Pourquoi ne considèrent-ils
pas sa mise à mort comme le chapitre le plus glorieux de leur histoire
?
d.
Les sionistes sortent toujours de leurs gonds lorsqu'on les compare
aux nazis. Ils disent aussitôt qu'affirmer « les victimes
d'hier sont devenues les bourreaux, aujourd'hui » est une forme
de « déni de l'Holocauste », de « négationnisme »,
et ils avancent même que le fait de présenter Israël
comme la source de tous les maux reviendrait à justifier l'Holocauste.
A ma grande honte, je dois bien avouer que le comportement d'Israël
explique pour partie les persécutions subies par les juifs à travers
les siècles. Sans doute le temps est-il venu de faire un sort à la
notion de « déni de l'Holocauste » ?
Les Occidentaux redoutent plus que tout d'être associés à une
quelconque forme de déni de l'Holocauste. Dans certains pays, le négationnisme
est un crime légal. Des années durant, j'ai affirmé que
le négationnisme n'est pas un sujet particulièrement intéressant,
parce qu'il s'agit d'une notion bien trop large. En pratique, quiconque tente
de s'opposer à l'interprétation sioniste officielle de la Seconde
guerre mondiale devient immédiatement « négationniste ».
Certains sionistes sont même allés jusqu'à accuser Roberto
Benigni de négationnisme après qu'il eut produit son chef-d'¦uvre
: La Vie est Belle [Grand Prix du Jury Cannes 1998, ndt].
Certes, pendant un bon bout de temps, les sionistes ont accumulé les
succès. Ils ont réussi à empêcher que le monde étudie
l'histoire du sionisme. Peu de gens, en Allemagne, en Israël ou n'importe
où ailleurs, sont au courant de la collaboration intense entre les sionistes
et les nazis, avant et pendant la Seconde guerre mondiale. Je ne suis pas historien
et la question de savoir si ce sont plutôt 6 millions de juifs ou plutôt
5 500 000 qui sont morts dans l'Holocauste n'est pas mon principal souci. Pour
moi, le fait de tuer est en soi une catastrophe, et une « tuerie en série
organisé par un Etat » est une catastrophe colossale, absolument
insupportable. C'est pourquoi la forme de négationnisme qui me dérange
réellement est celle qui consiste à nier l'Holocauste, en cours,
des Palestiniens. Cet Holocauste est attesté, il est couvert, jour après
jour, par les médias occidentaux. La transformation des villes palestiniennes
en camps de concentration ; le fait de pousser délibérément
la population palestinienne à la famine ; le refus de secours médicaux à des
civils palestiniens ; un mur qui déchire la Terre sainte en cantons
isolés et en bantoustans ; le bombardement incessant des civils par
l'armée israélienne tout cela, tout le monde le sait. Cet
Holocauste est perpétré par l'Etat juif avec le soutien de la
juiverie mondiale. Cet Holocauste, en dépit du fait qu'il est bien couvert
par les médias, est encore largement ignoré. Il s'agit là de
la forme la plus grave de négationnisme. Plus : je soupçonne
les sionistes de soulever la question du négationnisme afin de tenter
de cacher leurs propres atrocités derrière ce rideau de fumée.
Les sionistes : voilà qui il faut accuser. De commettre un holocauste.
Et d'être les premiers à le nier. Et il faut les condamner.
Israël et l'entreprise sioniste sont les principaux responsables de toute
outrance anti-juive. Il est grand temps, pour les juifs, de se dresser contre
leur mouvement nationaliste. Il est plus que temps, pour le monde, de se dresser
contre les crimes du sionisme. Comme l'a montré un sondage récent
effectué dans l'Union européenne, 58 % des Européens voient
dans Israël la plus grande menace pesant sur la paix mondiale. Ils ont
ouvert les yeux, ils voient juste. L'Etat juif doit être stoppé.
Le plus tôt sera le mieux.
Je sais ce que les sionistes vont me dire : ils vont tenter de remettre leur
argumentation au goût du jour et affirmer que le véritable antisémitisme
est en réalité une haine aveugle envers les juifs, quoi qu'ils
fassent, quelles que soient leur politique ou leurs exactions. Ils vont me
dire qu'un juif est haï, pour la seule raison qu'il est juif. Je leur
répondrai que, même si une haine telle qu'ils disent pouvait exister,
rien n'autoriserait à la qualifier d' « antisémitisme ».
C'est de la xénophobie, telle que la définit le Dictionnaire
d'Oxford : « un dégoût ou une crainte intenses à l'égard
de personnes étrangères. »
Peut-être que les juifs ne sont pas aussi uniques qu'ils le prétendent,
finalementŠ