Invité en Israël, Benoit XVI
pose ses conditions
Le président israélien Moshe Katsav a réitéré
au pape Benoît XVI, qui l'a reçu jeudi au Vatican,
l'invitation faite par Ariel Sharon à se rendre en Israël,
mais le Vatican insiste pour finaliser d'abord les accords sur
le statut de l'Eglise en Israël.
Le souverain pontife et le président israélien
se sont rencontrés pendant 25 minutes dans une ambiance
"cordiale et chaleureuse", et leur discussion a été
"libre et ouverte", a déclaré Moshe Katsav
aux journalistes à l'aéroport avant son départ
pour Israël.
"Je lui ai renouvelé l'invitation à se rendre
en Israël et le pape l'a accueillie favorablement. J'espère
qu'il a déjà une date à l'esprit. Pour ma
part, je souhaite qu'il vienne l'an prochain", a-t-il dit.
Benoît XVI a déjà été invité
officiellement en Israël par le Premier ministre Ariel Sharon
le 6 juillet dernier.
Le communiqué du Vatican publié à l'issue
de l'entretien ne fait aucune référence à
cette invitation. Il indique en revanche que les entretiens ont
notamment porté sur "les rapports qui se sont développés
entre Israël et le Saint-Siège depuis l'établissement
de relations diplomatiques en 1994".
"Une attention particulière a été portée
à l'exécution des deux accords déjà
souscrits: le +fundamental agreement+ (accord fondamental) de
1993 et le +legal personnality agreement+ de 1997" sur le
statut juridique de l'Eglise et de ses biens en Israël",
a précisé le Vatican.
Les négociations entre les deux Etats sur la mise en oeuvre
de ces accords ont été quasiment au point mort pendant
plusieurs années. Au-delà des éventuelles
exemptions fiscales consenties aux biens de l'Eglise et de la
reconnaissance de cette dernière comme personne morale
pouvant agir en justice, ils sont lourds de conséquences
pour le poids de l'Eglise en Israël, où se trouvent
parmi les plus importants lieux saints du christianisme.
"Il reste peu de questions encore en discussions, et nous
sommes convenus d'accélérer les pourparlers",
a annoncé Moshe Katsav, qui a rencontré le secrétaire
d'Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano, à l'issue
de son entretien avec Benoît XVI.
De source diplomatique, on laissait entendre que le Vatican insistait
pour que l'accord économique et financier soit finalisé
avant la visite du pape, alors qu'Israël a proposé
de séparer les deux questions.
Le président israélien a par ailleurs indiqué
avoir remercié le pape pour ses déclarations "favorables
au peuple juif et à l'Etat d'Israël".
Benoît XVI "a commencé l'entretien par une
ferme condamnation de l'antisémitisme et du terrorisme",
a-t-il ajouté, tournant ainsi définitivement la
page de l'incident surgi en août dernier entre les deux
Etats après une omission d'Israël par le pape parmi
les pays victimes du terrorisme lors d'un angélus dominical.
Les deux hommes ont été "en plein accord"
pour dire que "le terrorisme est contraire à l'esprit
de l'islam et au message du Coran", a encore dit M. Katsav.
Il a précisé avoir longuement exposé au
souverain pontife les raisons du conflit au Proche-Orient. Le
communiqué du Vatican indique pour sa part que "concernant
la situation en Terre Sainte", le Saint-Siège a "une
nouvelle fois" exposé sa position "favorable
à l'existence et la collaboration entre deux Etats, Israël
et Palestine".
Parmi les cadeaux offerts au pape par le président israélien
figurent deux photos de mosaïques récemment découvertes
par un détenu dans la prison de Megiddo, et que les Israéliens
présentent comme les fragments du plus ancien temple chrétien
jamais découvert.
"Le pape a été très ému et il
a exprimé le souhait de pouvoir visiter ce temple",
a déclaré Moshe Katsav.
Lettre ouverte du Parti des jeunes musulmans
belge à Nicolas Zomersztajn*, laïciste sioniste islamophobe
par Rachid Zegzaoui, et Jean-François Bastin Abdullah Abu
Abdulaziz, Parti des jeunes musulmans, Bruxelles, 15 novembre
2005. Source : www.mvjm.be
Yacob Mahi (1), que vous qualifiez d'"humaniste" islamiste
et homophobe, serait donc, selon vous, M. Zomersztajn, le grand
inquisiteur de l'homosexualité ? Allons donc ! Pour avoir
osé exprimer librement ses opinions lors d'une manifestation
citoyenne contre l'adoption d'enfants par les couples homosexuels
? http://www.mvjm.be/dossiers/SOCIETE/MAHI_ZOMERSZTAJN.html
N'est-ce pas vous, plutôt, qui pourfendez un homme et des
"islamistes" qui, bien au-delà des questions
liées à l'homosexualité, défendent
des idées diamétralement opposées aux vôtres,
qui tentez, par le biais de ce sujet ô combien porteur mais
tout compte fait marginal, de les discréditer, de les bannir
d'une cité qui ne peut en aucune manière dire et
penser autrement que vous ne pensez vous et le CCLJ ? Avez-vous
agi autrement à l'égard du PJM lorsqu'il a osé
prendre le parti des Refuzniks contre la misérable récupération
dont ils furent victimes aussi bien de votre part que de celle
de vos "amis" de l'UPJB?
http://www.mvjm.be/dossiers/RELATIONS-INTERNATIONALES/utilisez-nous/commentaire_ZOMERSZTAJN.html
Le fait que des laïques athées, dont l'UPJB (mais
ni Mahi, ni Présence musulmane), aient constitué
le COIFE (2) exigerait-il que les quelques associations étiquetées
islamiques de ce collectif contre l'interdiction du port du foulard
à l'école s'alignent sur les principes d'une laïcité
soi-disant neutre ? Neutre comme le CCLJ, dont le caractère
irréductiblement sioniste n'est plus à démontrer
? Ce n'est même plus un renvoi d'ascenseur que vous attendez
de lui pour sa très suspecte dénonciation du non-respect
des différences, mais son abandon inconditionnel à
la voracité phagocytaire de l'idéologie totalitaire,
versus Grollet (3), expert incontesté en impostures laïques
en tout genre, ou versus Haarscher, qui la préconise pour
tous, sauf pour Israël, lequel doit, bien entendu, garder
son caractère exclusivement juif.
La reconnaissance des gays et lesbiennes impliquerait-elle qu'on
en louange les pratiques, celle du droit à la différence,
qu'on les ignore ? Vos sophismes ne vous amènent-ils pas
à revendiquer l'égalité des chances et de
statut pour le droit et le non droit, pour le vice et la vertu
(excusez-moi du mot), pour l'opprimé et pour l'oppresseur
(nous pensons ici à la Palestine) ? Pourquoi et à
quel titre, sinon, les homosexuels, qui ont obtenu en Belgique
les droits que l'on sait, auraient-ils celui, au travers de la
légalisation exigée par eux de l'adoption d'enfants,
de détruire toute cohérence parentale ? Pourquoi,
surtout, Yacob Mahi, les catholiques "traditionalistes",
les "fondamentalistes" chrétiens, les "islamistes"
ne pourraient même pas en débattre en citoyens responsables
?
Ni Mahi, ni ces organisations religieuses n'ont contesté
la reconnaissance officielle des homosexuels et leur droit à
vivre en couple. Ce professeur de religion islamique n'est-il
pas allé jusqu'à dire qu'il était prêt
à participer à la Gay Pride ? Que la défense
de l'intégrité générationnelle ne
plaise pas aux militants de la gauche progressiste radicale (c'est
bien de l'UPJB que vous parlez ?), en quoi cela devrait-il modifier
les propos ? M. Mahi les oblige-t-il à épouser ses
convictions religieuses ? S'il devait y avoir (et pourquoi pas
?) une réelle "sympathie" militante d'essence
anti-hégémonique entre ces courants de pensée,
en quoi celle-ci devrait-elle, forcément, conditionner
les réflexions, sceller les collusions ?
Il n'échappe à personne, par contre, que les clabauds
indigénés à votre idéologie sioniste
traînés par vous dans vos incessantes commémorations
et autres "rencontres" prétendument interculturelles,
ne sont qu'un gage donné par eux à une sous-citoyenneté
de colonisé (4). Les musulmans d'Europe, ne vous en déplaise,
M. Zomersztajn, auront toujours plus tendance à écouter
le cheikh Youssef al-Qaradawi, président du Conseil Européen
de la Fatwa et la Recherche (Londres) qui dit que Al Qods (Jérusalem)
est partie intégrante du dar el islam, qu'elle doit être
arabe, musulmane et palestinienne (sans que cela empêche
en rien juifs et chrétiens d'accomplir leurs devoirs religieux),
que de prêter l'oreille à ce farceur de Cheref-Khan
qui se proclame président d'un farfelu "Institut européen
d'humanisme musulman" !
Tout aussi facétieux que ce gugusse, vous décrétez
que M. Mahi "n'est pas et ne sera jamais dans le camp du
progrès" ! Et vous, dans quel camp croyez-vous être
? Celui des progressistes, nous vous le concédons, mais
qui ne progressent que dans la décadence, qui précipitent
dans sa chute en avant (quelle avancée !) une société
privée de tout repère...
Allons donc, M. Zomersztajn vous allez nous faire mourir de rire
au moment même où nous allions vous demander des
comptes ! Voulez-vous vraiment nous faire croire que ce sont les
libertés reproductives des homosexuels contre lesquelles
fondamentalistes chrétiens et islamistes (et pourquoi pas
juifs ?) seraient "tous unis", qui justifient l'exclusion
par vous de M. Mahi et des tenants de la "morale religieuse"
de toute participation citoyenne au destin d'une société
que vous êtes le premier à faire régresser?
Votre injuste accusation d'homophobie à leur endroit cache
tout simplement votre volonté de décrédibiliser
tous ceux, juifs, chrétiens et musulmans qui ont l'outrecuidance
de ne pas accepter votre idéologie sioniste aussi criminelle
que rétrograde.
Notre combat contre l'adoption des enfants par les couples homosexuels,
le croirez-vous, c'est vraiment, dans notre esprit, celui des
enfants, de la famille, de la société.
Est-il outrageant pour vous que nous vous le confirmions ?
* Nicolas Zomersztajn est directeur de publication de la revue
Regards et membre du conseil d'administration du Centre Communautaire
Laïc Juif (CCLJ). Son épouse et présidente
s'époumone au nom de cette association familiale subsidiée
par les fonds publics à maudire Dieudonné dans les
multiples rencontres promo-socialistes organisées dans
la capitale, non pour ses opinions pour ou contre l'homosexualité,
bien évidemment, mais pour sa ferme position, taxée
d'antisémite, à l'encontre de l'idéologie
sioniste et son application meurtrière en territoire palestinien.
Notes :
(1) Yacob Mahi est professeur de religion islamique à Bruxelles.
(2) Le PJM a eu maintes fois l'occasion de dire tout le bien qu'il
en pensait !
(3) Guy Haarscher est professeur à l'ULB .Il est le président
du Centre de Philosophie du Droit. Philippe Grollet est le président
du CAL (Centre d'Action Laïque).
(4) Ainsi d'un Chemsi Cheref-Khan ("juriste et conférencier"),
qui cache son "Islam des Lumières" (en fait,
sa laïcité de stricte obédience maçonnique)
derrière un obscur "Observatoire de l'islam humaniste
d'Europe", et d'un Mahfoudh Romdhani http://www.mvjm.be/dossiers/CULTE/recommandation_diabolique.html
député bruxellois (spécimen médaillé
de clébard toujours aux pieds), à l'occasion de
la "grande cérémonie d'hommage" à
Yitzhak Rabin. Ainsi du même Cheref-Khan (jamais fatigué
celui-là) et d'un autre Chico Kebsi, président de
"Promo-Jeunes", entourés des présidents
de deux associations pseudopodes du PS français, Fadela
Amara (Ni putes ni soumises) et Dominique Sopo (SOS Racisme),
à l'occasion des "1ères rencontres de la laïcité,
de l'égalité et de la mixité" !
http://www.mvjm.be/dossiers/INTEGRATION-JUSTICE-SOCIALE/basket-promo_pour_jeunes-zozos.html
Gaon, le David suisse défie le
Goliath russe
par Aude Marcovitch , Le Figaro, 19 novembre 2005
Pour se faire rembourser une dette du gouvernement russe, l'homme
d'affaires genevois Nessim Gaon multiplie les coups spectaculaires.
À 83 ANS, Nessim Gaon n'est pas encore un homme tranquille.
Sur son visage, les traits fatigués cohabitent avec un
regard étonnamment déterminé. «Je ne
veux pas partir de ce monde sachant que j'ai été
volé dans ce monde», déclare-t-il. Et ses
mains volent, suivant le mouvement. Encore une fois, le petit
monsieur au chapeau de feutre s'est lancé dans un bras
de fer avec la Russie. A ses côtés il y a son fils,
son gendre, ses avocats. Et un peu plus loin ses deux filles,
qui veillent. Autant de proches pour qui il faut aussi sauver
l'honneur, ses trois enfants mais aussi ses douze petits-enfants.
Cette semaine, une cinquantaine de tableaux exposés en
Suisse et provenant du Musée Pouchkine de Moscou ont été
saisis et immobilisés quelques heures à la frontière
helvétique à la demande des avocats de Nessim Gaon.
Une situation débloquée par le gouvernement suisse
qui a préféré éviter une crise diplomatique
avec la Russie. Pour se faire rembourser une dette du gouvernement
russe que la compagnie Noga de Gaon estime à 1,5 milliard
de dollars, plusieurs autres coups spectaculaires ont déjà
été tentés par l'homme d'affaires genevois.
Il y a eu la saisie du voilier école Sedov dans la rade
de Brest, celle de deux avions russes venus participer à
un meeting aérien au Bourget. A chaque fois, les biens
ont été récupérés par Moscou.
Premier palace cinq étoiles
Si Nessim Gaon poursuit avec acharnement le combat, c'est aussi
parce qu'il marque le début de la chute de son empire.
«J'ai fait du commerce avec les Chinois, avec le Nigeria,
ils m'ont toujours payé jusqu'au dernier centime, commente
Nessim Gaon. Mais les Russes, à la sortie du communisme,
il y a des chefs qui voulaient devenir riches très vite
et là, ça n'a plus été.»
L'histoire de Nessim Gaon commence au Soudan en 1922. Plus exactement
à Port-Soudan, sur les bords de la mer Rouge. C'est là
que son père s'est installé et devient gouverneur
de la ville. Là aussi que Nessim fait ses premières
armes dans le négoce. Il y rencontre sa femme, Renée
Tamman, une cousine germaine. L'histoire de leur famille, juive
séfarade, se mêle à celle de la Méditerranée
: on y retrouve des ancêtres espagnols, italiens et turcs.
A la fin des années 50, Nessim et sa femme, bientôt
rejoints par les autres membres de la famille, s'installent à
Genève. Le climat y est frais et la cité du bout
du Léman est la capitale mondiale du négoce des
matières premières. Nessim Gaon a eu le nez fin
: Genève devient un tremplin idéal pour faire fructifier
ses activités d'import-export. Commence alors une période
faste où il commerce avec le Soudan, la Chine, la Russie,
l'Argentine. Les produits oléagineux puis les pesticides
deviennent sa spécialité. Dans le Nigeria de Sani
Abacha, Gaon conduit des affaires financières lucratives.
En parallèle, son groupe se lance dans l'immobilier. A
Genève, il s'associe avec Hilton et établit un palace
cinq étoiles sur la promenade la plus en vue de la ville
: le Quai du Mont-Blanc. La famille fait alors du Noga Hilton
sa résidence. Plus tard, le Noga Hilton de Cannes puis
celui d'Abuja au Nigeria rejoindront les acquisitions du groupe.
Le début des déboires
Nessim Gaon se dit fier d'être juif. La communauté
israélite de Genève, où il fait construire
la première synagogue de rite séfarade, bénéficie
de ses largesses. Les associations caritatives en Israël
profitent aussi de ses dons. Il s'est lié d'amitié
avec l'ancien premier ministre Menahem Begin. Nessim Gaon affirme
avoir aidé au rapprochement entre Begin et le président
Sadate qui, à la fin des années 70, a mené
à l'accord de paix israélo-égyptien. La rumeur
prétend alors que le Genevois serait un candidat potentiel
à la présidence de l'Etat d'Israël. Fausses
rumeurs, disent les uns, vraie proposition, déclare l'intéressé
qui aurait refusé «parce que je n'avais pas le projet
de m'installer en Israël». Finalement, c'est sa fille
aînée, Marguerite, qui resserrera les liens entre
la famille et l'histoire du Proche-Orient en épousant Joël
Herzog, fils de Haïm Herzog, ex-président israélien.
Le début des déboires financiers de la famille Gaon
commence dans les années 90. Il y a d'abord l'Argentine,
où la société de son fils David, Granadex,
y subit de plein fouet la crise économique. Puis en 1991
débute la fameuse histoire russe. Le groupe Noga conclut
avec Moscou un contrat pour un échange de biens de consommation
payables en pétrole. Les marchandises sont livrées,
mais les paiements russes s'arrêtent subitement. Moscou
reprochera plus tard à Noga d'avoir surévalué
le prix des biens. Un fait contesté par plusieurs jugements
arbitraux donnant raison à Nessim Gaon. Avec l'importance
des sommes en jeu, la compagnie ne résiste pas. C'est la
chute. Les Noga Hilton sont vendus, la famille doit quitter les
murs du palace genevois.
L'Arabie saoudite renonce au boycott d'Israël
et est donc admise à l'OMC
Après avoir déclaré renoncer à toute
forme de boycott du commerce avec Israël, l'Arabie saoudite
vient d'être admise comme 149ème membre de l'Organisation
mondiale du commerce. on pourra donc trouver prochainement des
produits cacher à La Mecque...
En Iran, Edoardo Agnelli est devenu un martyr antisioniste
Environ 200 étudiants islamistes ont manifesté
mardi soir devant l'ambassade d'Italie à Téhéran
contre "le sionisme" qui
aurait, affirment-ils, "assassiné" l'un des héritiers
Agnelli il y a cinq
ans, a constaté une journaliste de l'AFP.
Dans une déclaration, les étudiants membres des
milices islamistes affirment
qu'Edoardo Agnelli, qui s'est suicidé en novembre 2000,
a en fait "été
assassiné par les sionistes", pour ne pas laisser
tomber la fortune des
patrons de Fiat entre les mains d'un homme qui, selon eux, s'était
converti
à l'islam chiite.
Selon eux, Edoardo Agnelli s'était rendu à plusieurs
reprises en Iran, avait
rencontré le fondateur de la République islamique,
l'ayatollah Ruhollah
Khomeiny, et avait décidé de venir étudier
la théologie dans la ville
religieuse de Qom (centre).
Les islamistes, qui brandissaient les portraits d'Edoardo Agnelli,
ont brûlé
les drapeaux américain et israélien et scandé
les rituels slogans "mort à
l'Amérique", "mort à Israël".
Les islamistes ont récupéré l'un des drames
qui ont frappé la famille
Agnelli pour faire d'Edoardo un "martyr" du "sionisme"
depuis le tollé
suscité par les propos du président iranien, Mahmoud
Ahmadinejad, le 26
octobre.
Ce dernier avait alors dit qu'Israël devait être "rayé
de la carte". Ces
déclarations avaient provoqué une vive indignation
en Italie aussi.
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, les avait
qualifiées de
"complètement folles et inacceptables". Le chef
de la diplomatie italienne,
Gianfranco Fini, avait parlé "d'écoeurement".
Plus de 10.000 personnes avaient manifesté leur soutien
à Israël devant
l'ambassade d'Iran à Rome.
Source : AFP, 15 novembre 2005
L'ambassadeur d'Israël à Londres
interrogé dans une affaire de blanchiment
L'ambassadeur d'Israël à Londres, Zvi Hefetz a été
interrogé par la police
israélienne qui enquête sur une affaire de blanchiment
d'argent avant qu'il
n'occupe ses fonctions, a-t-on appris mardi de sources policières
israéliennes.
L'ambassadeur a été interrogé durant six
heures par la brigade des fraudes
vendredi dernier comme suspect dans le cadre de l'enquête
sur le principal
établissement bancaire d'Israël, la Banque Hapoalim,
impliquée dans une
affaire de blanchiment portant sur plusieurs centaines de millions
de
dollars.
Il s'était rendu en Israël pour accompagner le ministre
britannique des
Finances, Gordon Brown, en visite la semaine dernière.
Le scandale a été révélé en
mars à la suite d'une enquête menée discrètement
depuis plus d'un an par la police en coopération avec la
Banque centrale
d'Israël.
Pas moins de 180 comptes sur lesquels plus de 376 millions de
dollars
d'origine inconnue ont transité, ont été
gelés, selon la police.
M. Hefetz était en relation d'affaires, il y a trois ans,
avant sa
nomination au poste d'ambassadeur, avec le magnat russo-israélien
Vladimir
Goussinski soupçonné d'implication dans ce scandale.
Le Gafi, Groupe d'action financière sur le blanchiment
des capitaux, qui
regroupe 28 pays industrialisés avait inclus Israël
en 2000 sur une liste de
15 pays refusant de coopérer avec lui.
L'Etat juif avait ensuite été rayé de cette
liste après avoir créé en août
2002 une Autorité anti-blanchiment et promulgué
des lois spéciales pour
lutter contre le financement des groupes terroristes et le blanchiment
d'argent sale provenant du crime organisé (prostitution,
trafic de
stupéfiants, extorsions de fonds, etc...)
Source : AFP, 15 novembre 2005