|
|
|||||||
|
Protocoles des Fous de Sion |
Le prochain satelite-espion israélien sera lancé par l'Inde
Des hélicoptères de l'armée israélienne au service d'un cartel de la drogue
Le bon deal a mal tourné « Qu'est-ce que vous foutez ? Vous avez vu ce que vous êtes devenus ? » - Israël, extension de l'Empire américain
L'auteur est anthropologue. Il préside le Comité Israélien Contre la Démolition des Maisons [Israeli Committee Against House Demolitions - ICAHD]. On peut le contacter à partir du site ouèbe de l'ICAHD : icahd@zahav.net.il L'occupation israélienne présente plusieurs traits tragiques et autodestructeurs pour Israël lui-même. Bien que ce pays ait été fondé sur le « péché originel » de l'exclusivisme et de l'expulsion des réfugiés palestiniens, il n'en avait (a ?) pas moins la capacité de se développer jusqu'à former une société normale, voire même une société progressiste. Bien des principes socialistes qui ont accompagné le programme sioniste ont conduit aux options qu'il a prises. Israël n'a jamais cessé de parler de démocratie, étendant même sa citoyenneté à sa population arabe, en 1948, même si le concept sous-jacent de « démocratie juive », couplé à une peur démographique fortement ancrée (que l'occupation n'a fait qu'exacerber) a quasiment vidé ces bonnes intentions de tout contenu. Israël s'est constitué en tant qu'État providence, mais il n'a pas tardé à constater que ce système social avait été largement démantelé, le conflit israélo-palestinien donnant la haute main à la droite, dont le programme politique, en sus de l'expansion territoriale, était anti-socialiste et pro-privatisations. Israël est devenu membre de l'Internationale socialiste ; il s'est engagé dans une ¦uvre de développement constructif en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Mais son besoin de puissance militaire, couplé à une « alliance » intéressée avec les États-Unis, l'a conduit à devenir un des principaux marchands d'armes à l'échelle mondiale, et un élément subvertissant les éléments progressistes de la société civile, dans l'ensemble des pays en voie de développement. Un des développements tragiques liés à ce glissement à droite de la politique (et surtout des politiques sociales) d'Israël - qui définissaient quasiment la perception d'Israël dans le monde est son émergence en tant que centre pour la droite globalisée ; une constellation d'idéologies, d'organisations et de forces malfaisantes qui aspirent à rien moins que l'hégémonie américano-chrétienne sur le monde entier. En une confluence sans précédent - et, là
encore, tragique de divers processus historiques, l'émergence
d'une idéologie néoconservatrice agressive et d'une
politique étrangère militariste, centrée
aux États-Unis mais ne se limitant pas à eux seuls,
coïncide avec l'émergence des droites israéliennes
et d'un Israël expansionniste.
Beaucoup des fondateurs du néoconservatisme, dans les années 1970 et la plupart de ses épigones éminents, aujourd'hui, sont juifs. Ce n'est pas là une donnée sans importance, et il n'est pas non plus « antisémite » de le souligner. Le néoconservatisme est né, non pas du conservatisme républicain anti-New Deal traditionnel, lequel était très largement WASP [Américains, blancs, protestants, des classes supérieures] et Middle Western dans ses fondements, mais bien du New Deal rooseveltien lui-même, qui entra en résonance avec des immigrants juifs est européens, dont la plupart appartenaient à la classe ouvrière et étaient attirés par le socialisme et le communisme. A partir de là, eux-mêmes, puis leurs enfants se mirent à graviter autour de la Nouvelle Gauche, puis du libéralisme (Irving Kristol a décrit le néocon comme « un libéral sonné par la réalité »). La revue juive Commentary, publication de juifs libéraux qui avaient de fait été sonnés par les années Soixante, devint la source et le haut-parleur dégorgeant le néoconservatisme, tel qu'il émergea et accéda au pouvoir, durant l'Administration Reagan (à l'époque où Jeane Kirkpatrick en devint la principale tête « pensante » non-juive). Un simple coup d'¦il aux principaux néocons : le fondateur et rédacteur en chef de Commentary, Norman Podhoretz ; Irving Kristol, ex-rédacteur en chef de Commentary et fondateur de la revue The Public Interest ; Elliot Abrams, chef du Bureau Moyen-Orient du Conseil National de Sécurité et gendre de Podhoretz ; Douglas Feith, sous-secrétaire à la Défense et un des architectes de l'occupation de l'Irak ; Paul Wolfowitz, ex-sous-secrétaire à la Défense, qui dirige aujourd'hui la Banque mondiale ; Richard Perle, ancien Président du Panel de Politique de Défense du Pentagone ; William Kristol, le fils d'Irving Kristol, co-fondateur du Projet pour Un Nouveau Siècle américain ; Daniel Pipes, professeur spécialisé dans les questions proche-orientales et fondateur du tristement célèbre Campus Watch [un organisme de flicage des universitaires antisionistes] ; Charles Krauthammer, éditorialiste au Washington Post ; Dov Zakheim, ancien Contrôleur du Département de la Défense ; David Wurmser, conseiller en chef ès Moyen-Orient de Cheney ; Kenneth Adelman, expert faucon ès contrôle des armements et haut responsable du Pentagone.. suffit à illustrer une connexion juive qu'il serait difficile de passer par pertes et profits.. Israël, bien entendu, est depuis longtemps la préoccupation première de ces piliers de la communauté juive américaine, qui jouissent aujourd'hui de la puissance politique nécessaire qui leur permet d'intégrer cette question, sans couture apparente, dans la doctrine néoconservatrice et, partant, dans la texture même de la politique étrangère et de la stratégie militaire des États-Unis. Cela donne la mesure du point auquel les juifs se sont fondus dans la vie américaine, où ils s'identifient totalement avec les États-Unis dont Israël est à leurs yeux une extension (et la « seule démocratie au Moyen-Orient ».) Dans le paradigme de « clash des civilisations » qui définit l'approche néocon, les États-Unis se sont embringués dans une croisade préemptive visant à générer une « révolution démocratique mondiale », au moyen de changement de régimes politiques visant à mettre aux manettes des gouvernements reflétant au mieux les valeurs américaines et donc, plus syntonisés sur les intérêts américains, dont on sait qu'ils sont, tous, sous tutelle (américaine) privée. C'est l'Empire américain, dans un Nouveau Siècle véritablement américain. Tout d'abord, Israël représente exactement le genre de rejeton américain que les États-Unis se plaisent à montrer en modèle (et la manière dont Israël bénéficie des largesses américaines ne peut que persuader d'autres régimes à l'imiter) ; ensuite, il possède la capacité militaire et la volonté politique de promouvoir et de servir les intérêts américains ; enfin, en troisième lieu, il est situé au Moyen-Orient, le premier « théâtre » des Croisades, région où il est engagé contre l'archi-ennemi déclaré de l'Amérique : l' « Islam radical ». Un Israël fort, par conséquent, veut dire une Amérique forte..
Tout ceci s'imbrique joliment avec encore une autre variante d'idéologie de droite, très puissante : le sionisme chrétien. D'après Stephen Sizer, auteur de « Sionisme chrétien, fondamentalisme chrétien moderne » (2003), le fondamentalisme chrétien contemporain se définit largement comme une forme de dispensationalisme, idée selon laquelle l'humanité traversera sept périodes de mise à l'épreuve divine, culminant dans l'Armageddon et la Seconde Venue du Christ. Dans cette eschatologie, les juifs et l'État moderne d'Israël jouent un rôle si fondamental que le fondamentalisme, le dispensationalisme et le sionisme chrétien sont virtuellement interchangeables. Comme l'explique Sizer, le sionisme chrétien affirme non seulement que tout acte posé par Israël est orchestré par Dieu lui-même, et doit donc être approuvé, soutenu, voire même louangé par tous les autres, mais que ce sont les juifs conduiront ce processus, dès lors que, dans la vision fondamentaliste, cela conduira à la bénédiction pour le monde entier, car les nations reconnaîtront et répondront à ce que Dieu est vu en train de faire, en, et par l'entremise d'Israël. Sizer définit le sionisme chrétien par sept principes : 1. Une herméneutique littéraliste ; Ce mouvement religieux prend ses racines dans la Réforme protestante, au cours de laquelle la Bible fut enseignée en la replaçant dans le contexte historique contemporain, en lui donnant un sens entièrement littéral. L'eschatologie puritaine, qui devint dominante dans les protestantismes européen et américain, dès le 17ème siècle (pensez à Jonathan Edwards et à Cotton Mathers), a pris un caractère post-millénariste et s'est mise à enseigner que la conversion des juifs conduirait à une bénédiction à venir, pour le monde entier. En Grande-Bretagne, pays où le dispensationalisme a mûri, le sionisme chrétien a concerné un large éventail de personnalités telles Lord Shaftesbury, Lord Arthur Balfour et Lloyd George (la Reine Victoria elle-même s'affubla du titre de « Protectrice des juifs »..). Balfour ¦uvra en étroite symbiose avec le dirigeant sioniste Haim Weizmann (qui deviendra le premier président d'Israël), et ils finirent par produire ce qui est connu aujourd'hui sous la dénomination de « déclaration Balfour ». Considérée comme la première déclaration importante de soutien au sionisme par une grande puissance, elle annonce avec un certain détachement que le « gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer National pour les juifs [« for the Jewish people » peut être traduit par : « à l'intention des gens de confession juive ». J'en profite.. Ndt], et fera tout son possible pour mener à bien cette entreprise, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui soit de nature à porter préjudice aux droits tant civils que religieux des communautés non-juives vivant en Palestine ». On le voit : à l'époque, déjà, les chrétiens sionistes accordaient la précellence aux droits des juifs sur ceux des Palestiniens. De fait, ils ignoraient totalement [on n'ose écrire « royalement », NDT] les droits des « indigènes ». Dans une lettre extraordinairement candide, rédigée en 1919, Balfour campait, pour la première fois, le caractère perfide de la politique occidentale vis-à-vis des Palestiniens, nature perfide qui demeura continûment la caractéristique de la politique britannique tout au long du siècle passé : « Car, en Palestine, nous n'envisageons même pas de prendre les formes consistant à consulter les habitants actuels du pays, afin de connaître leurs desiderata », écrivait le cher homme, qui poursuivait ainsi : « Les quatre grandes puissances mondiales de l'époque sont entièrement acquises au sionisme. Et le sionisme, à tort ou à raison (est-ce un bien, est-ce un mal ?) est enraciné dans des traditions pluriséculaires, dans des besoins immédiats, dans des espoirs futurs, qui pèsent beaucoup plus lourd que les désirs ou les craintes des 700 000 Arabes qui habitent à l'époque la Palestine.. En bref, en ce qui concerne la Palestine, les Puissances n'ont posé aucun fait accompli qui n'eût été voulu, ni proclamé la moindre politique dont ils n'eussent l'intention de la violer plus tard, au moins dans sa forme. » S'il existe des poches de puissance du sionisme chrétien ailleurs dans le monde en Hollande, en Scandinavie, par exemple, ainsi qu'auprès de beaucoup de fondamentalistes, dans divers pays du tiers-monde son centre est certainement aux États-Unis, où il a été apporté d'Angleterre au milieu du 19ème siècle par John Nelson Darby, que Sizer décrit comme « le père du Dispensationalisme », un homme pour qui un Israël ressuscité était devenu la pierre angulaire de sa théologie apocalyptique. « Darby », explique Sizer, « a certainement eu une influence plus importante, sur la théologie apocalyptique, que n'importe quel autre auteur, sur toute la durée des deux siècles écoulés [même s'il a été concurrencé par les séries des aventures du héros Tim LaHaye, les « Left Behind », écrits par Hal Lindsey, fortement influencé lui-même par Darby]. En l'absence d'un mouvement sioniste juif puissant, le sionisme chrétien américain fut la résultante de ces associations complexes, évangéliques, pré-millénaristes, dispensationalistes, millénaristes et proto-fondamentalistes. Les sionistes chrétiens avaient perdu patience : ils n'attendait plus désormais que les juifs se repentent en tant que nation, repentance qui était censée la condition sine qua non de l'hypothétique restauration de leur royaume (en Palestine) ; cela pouvait être renvoyé après le retour du Christ, durant la période dite du « millenium » [Il s'agit d'une période de mille ans, faisant suite à la seconde venue du Christ, dans cette vision eschatologique, Ndt] Darby prêchait que Dieu avait deux peuples, distincts, bien séparés : l'Église, son peuple céleste, et les juifs, son peuple terrestre. Même s'ils fonctionnent bien en tant qu'entité unie, comme nous l'avons mentionné, les juifs en venant même à prendre un rôle dirigeant, par l'intermédiaire d'Israël, les dispensationalistes n'en envisagent pas moins deux « dispensations » très différentes entre elles, à la fin des temps. Tandis que les chrétiens jouissent de la Seconde Venue (du Christ) et du salut du Millenium [d'une durée de mille ans, NDT], les juifs, leurs alliés supposés, subissent un sort tout à fait différent : à la bataille d'Armageddon, les deux tiers des juifs sont massacrés, et le tiers restant se convertit au christianisme, cette conversion étant la précondition de la Seconde Venue du Christ. On le voit : on ne peut pas dire que le dispensationalisme soit une théologie spécialement sympa pour les juifs. Les trois principales variantes du dispensationalisme, toutefois le dispensationalisme apocalyptique (préoccupé de la fin des temps) ; le dispensationalisme messianique (tout entier voué à convertir les juifs au Christ) et le dispensationalisme politique (recourant à des moyens politiques afin de défendre et de bénir Israël) partagent les mêmes préceptes fondamentaux : un respect absolu du littéralisme biblique ; une eschatologie futuriste et, enfin.. (bingo !) le retour des juifs en Palestine. Plusieurs dispensationalistes ont joué un rôle fondamental dans la formation du sionisme chrétien. William E. Blackstone, qui prêchait que les juifs avaient un droit biblique sur la Palestine et qu'ils y seraient bientôt ramenés, soutenait financièrement Darby et travailla très étroitement avec Louis Brandeis, un juge juif membre de la Cour suprême et un des premiers dirigeants juifs américains, qui affirma, un jour : « C'est vous [Blackstone], qui êtes le véritable père du sionisme, car votre ¦uvre est antérieure à celle de Herzl ! » Cyrus Scofield, dont la Bible, dite « de référence » [Scofield Reference Bible], publiée en 1918, a été à juste titre qualifié de « Bible du fondamentalisme américain », a joué un rôle clé, en ayant été l'ouvrage fondamental du Séminaire Théologique de Dallas, principale officine académique du dispensationalisme (Lidsay en est issu). L'indépendance d'Israël, en 1948, et sa victoire étonnante, dans sa « Guerre des Six Jours », en juin 1967, qui donne un avant-goût de l'Armageddon, ont galvanisé les sionistes chrétiens. Mais ce n'est qu'avec l'élection, en 1976, du président Jimmy Carter, un chrétien « né à nouveau », qui coïncida avec celle de Menachem Begin au poste de Premier ministre d'Israël, que commença à se cristalliser, en tant que force politique organisée à l'intérieur du monde politique américain, une tendance consolidée, par la suite, par l'élection de Reagan et l'émergence de la « majorité morale » du prédicateur [« télévangéliste »] Jerry Falwell. Non seulement le lobby sioniste juif aux États-Unis avait désormais un champion à la Maison Blanche, mais les sionistes chrétiens, dont le procureur général Ed Meese, le secrétaire à la Défense Casper, le secrétaire à l'Intérieur James Watt et, de fait, Reagan en personne, s'emparaient pour la première fois du pouvoir politique. Lindsay, Pat Robertson et Falwell, qui avaient été invités par Reagan, en 1982, à venir parler devant le Conseil national de sécurité, avaient conquis un accès direct aux dirigeants et aux décideurs politiques états-uniens. Aujourd'hui, Jerry Falwell, qui qualifie la « Ceinture biblique » des États-Unis [il s'agit des États puritains du Sud, NDT] de « ceinture de sécurité d'Israël » [quelle subtilité ! NDT], estime qu'il y a 70 millions de sionistes chrétiens, 80 000 pasteurs fondamentalistes, dont les opinions sont diffusées par un près d'un millier de stations de radio chrétiennes et une centaines de chaînes de télévision religieuses. Ils appartiennent dans leur très grande majorité au Parti républicain, et représentent environ un quart des électeurs de Bush.
De la même manière qu'il a bénéficié de l'ascension de la droite aux États-Unis et ailleurs, surtout en Europe, Israël dirigé par le Likoud (bien qu'il ne soit pas gouverné exclusivement, on le sait, par le Likoud..) est devenu un centre de mobilisation des forces idéologiques et politiques d'extrême droite, à l'échelle mondiale. Particulièrement visible est, en la matière, le sommet annuel, qui se tient à Jérusalem (mais qui se déroule, en réalité, dans la ville israélienne d'Herzliya), et qui réunit toute la tribu néocon(ne), galvanisant ses projets, en vue de la domination mondiale, autour de leur entichement d'Israël. Nous ne parlons pas ici de « zozos » marginaux, mais bien des dirigeants du tout premier cercle, d'Israël, des États-Unis, d'Europe et d'autres régions du monde, de hauts responsables militaires et d'universitaires de renom.. Parmi les principaux intervenants vedettes, on y trouve : la baronne Caroline Cox, vice-porte-parole de la Chambre des Lords, et directrice adjointe de la Fondation Andreï Sakharov (je me demande bien ce que Sakharov, qui a consacré sa vie à défendre les droits de l'homme, peut bien penser de ça !) ; Sam Brownback, sénateur républicain de l'Arkansas [c'est l'État des « red necks » (les « culs-terreux »), d'où est originaire Bill Clinton.. NDT] ; le prof. Moshe Kaveh, président de l'Université Bar-Ilan (israélienne) ; le prof. Daniel Pipes, membre du conseil de direction de l'Institut de la Paix [on ne rit pas ! NDT] des États-Unis, directeur du Middle East Forum et fondateur de [l'officine de flicage des universitaires antisionistes] Campus Watch ; le dr. Yuri Shtern, député à la Knesset (du parti de l'Union nationale), qui est un dirigeant de la communauté russe (israélienne) et membre de l'extrême droite. Leur conception et leur programme mondiaux se résume à ce qu'il est désormais convenu de dénommer la « Déclaration de Jérusalem ». Elle couvre un ensemble de problématiques chères à la droite mondiale. Mais cette déclaration place aussi Israël au c¦ur de l'agenda politique de la droite mondialisé, qui se retrouve ainsi persillé et imbibé de revendications et de conceptions israéliennes des choses. Ainsi, Israël et son « droit » exclusiviste à l'entièreté de la « Terre d'Israël » sont insérés au centre même de l'agenda politique néocon. C'est ainsi que cette Déclaration de Jérusalem affirme les points suivants :
Des millions de personnes, sur terre, pensent que l'importance spirituelle et historique de Jérusalem lui conférerait une légitimité spéciale à devenir le centre de l'unité mondiale. La position géographique et historique d'Israël, unique en son genre, au croisement des civilisations, leur semble autoriser ce pays à réconcilier les conflits qui les opposent et les déchirent. L'expérience spirituelle unique qui est celle d'Israël le rendrait capable de trouver une mine d'or entre les lignes de failles qui divisent entre elles les civilisations : entre la tradition et la modernité, entre la religion et la science, entre l'autorité et la démocratie, etc.. « Nous exhortons toutes les nations à choisir Jérusalem, la capitale éternelle et indivisible d'Israël, pour en faire le centre de cette nouvelle unité en voie de réalisation. Nous sommes persuadés que l'un des objectifs de la renaissance d'Israël, d'inspiration divine, est d'en faire le centre (la capitale..) de l'unité des nations, ce qui conduira à une ère de paix et de prospérité, annoncée par les Prophètes. La plupart des pays musulmans, malheureusement, ont juré de détruire Israël. Nous en appelons aux pays du Monde Libre afin qu'ils réalisent ce qui suit : si le peuple d'Israël peut vivre en paix sur sa Terre Promise, la paix aura une chance de régner dans le monde entier. Si (en revanche) l'Islam radical réussit à détruire Israël, il n'y aura jamais plus de paix, et la civilisation occidentale sera détruite, elle aussi, par le Jihad [la « guerre sainte » islamique, NDT] Il en va donc de l'intérêt du monde entier que la Terre d'Israël appartienne au peuple d'Israël. Et les Palestiniens, que deviennent-ils ? Dans la Déclaration de Jérusalem, ils sont carrément mis à la poubelle, presque comme si de rien n'était : L'ÉTAT OLP EST UNE MENACE POUR LA PAIX Prôner la création d'un État OLP en Judée et Samarie est une injustice historique aux proportions colossales. Une petite démocratie se voit pressée de concéder la seule chose dont elle manque le territoire à des régimes dictatoriaux, en échange de promesses de la seule chose qu'ils sont incapables de lui apporter : la paix. En faisant pression pour parvenir à cet arrangement suicidaire, le « monde libre » trahit les principes mêmes sur lesquels il est fondé. Les attitudes anti-israéliennes et antisionistes, qui ne sont que le déguisement d'un antisémitisme primaire, constituent un des domaines où l'hypocrisie de la politique internationale est particulièrement visible. La genèse d'un État OLP totalitaire représenterait une reddition à la fausse rhétorique de l'Islam radical et une capitulation devant le terrorisme. L'État OLP totalitaire deviendrait un havre sûr pour le terrorisme international, un nouveau refuge talibanesque, où seraient concoctés les complots visant à détruire tant Israël que l'Occident. Ainsi, les générations futures du Monde Libre paieront de leur sang l'aveuglement moral de leurs pères. Nous appelons le gouvernement d'Israël à fournir la guidance morale au monde entier, dans sa lutte contre le terrorisme : - en cessant de relâcher des terroristes et d'annoncer
des libérations massives d'assassins arrêtés
: Quant à toutes les nations libres, nous les appelons à : - s'unir, en vue d'écarter du pouvoir des régimes
islamiques despotiques et de rééduquer toute une
génération d'enfants musulmans afin qu'ils embrassent
les traditions démocratiques de l'Islam classique ; Nous devons rejeter le relativisme moral et faire face à un « antisionisme » rampant, sur les campus universitaires occidentaux. Une cible favorite pour les néocons mondialisateurs, les fondamentalistes chrétiens et la droite israélienne, est l' « Islam radical » - très pratique, pour Israël, au cas où il parviendrait à portraiturer les Palestiniens comme représentant une partie de cette population / conspiration néfaste mais largement mystifiée. Ainsi, une déclaration publiée par le Sommet de Jérusalem indique : « La ligne de front de la guerre que nous sommes en train de mener passe par le berceau de la civilisation judéo-chrétienne. Les enjeux sont énormes : si Israël et Jérusalem peuvent être suffisamment fortifiés, ils deviendront le centre où l'humanité se rassemblera, avant d'entrer dans une ère de paix et de prospérité. Mais l'échec de l'Occident à les sauver risque fort de condamner à jamais la civilisation elle-même. De même que, par le passé, le monde libre a tenu front, uni, au fascisme et au communisme, de même, aujourd'hui, il doit relever un troisième défi : l'Islam radical. Nous avons vaincu, alors, et nous vaincrons, aujourd'hui. Unis autour de Jérusalem et armés de nos valeurs éternelles, nous ne saurions être vaincus. Mais les néocons de l'administration Bush ont une autre cible favorite : les ONG, qui constituent le corps et l'âme même de la société civile. Bon, ce n'est pas entièrement vrai. Après tout, certaines des organisations chouchoutes des néocons, les églises fondamentalistes, les boîtes à idées [think tanks] de droite, le Projet pour un Nouveau siècle américain, l'Organisation sioniste d'Amérique [Zionist Organization of America : « la grande Zoa »] et d'autres, appartiennent, elles aussi, à la société civile. Reformulons, donc : les néocons ont pour cible favorite les ONG progressistes. Celles-ci se voient reprocher d'être non-démocratiques ( !), de n'avoir pour principale raison d'être que la volonté de réfréner le pouvoir américain. « Le travail de l'État », écrit le néocon australien éminent Gary Johns, dans son article célèbre « Le défi des ONG : La démocratie de qui, au juste ? » ["The NGO Challenge: Whose Democracy is it Anyway?"] « consiste autant à contrer la tyrannie des minorités, dont des personnes individuelles, qu'à contrer la tyrannie de la majorité. Sa tâche consiste à limiter les revendications, à dépolitiser autant que faire se peut les différents aspects de la vie, à la rendre moins accueillante pour le débat public. Dans les pays les plus égalitaires et pacifiques, on assiste à l'invention d'une litanie permanente d'atteintes [imaginaires] aux droits de l'Homme. » Ce n'est autre que le vénérable American Enterprise Institute (une ONG), vivier des principaux néocons, qui anime un site ouèbe baptisé « NGO Watch » [L'Observatoire des ONG], qui a à l'¦il toutes les ONG « non démocratiques » éventuelles. Les ONG représentant une sérieuse menace pour l'Empire américain, en dénonçant ses turpitudes, en contrant sa désinformation et en mobilisant l'opposition de la société civile (les ONG européennes sont particulièrement tenues en suspicion), il n'est pas surprenant de constater qu'Israël a, lui aussi, son propre site ouèbe anti-ONG, « NGO Monitor », un rejeton de NGO Watch, et dont l'objectif déclaré est « de mettre un terme aux pratiques utilisées par certaines ONG autoproclamées « humanitaires », qui exploitent le label universel des droits de l'homme afin de promouvoir des agendas politiques anti-israéliens politiquement et idéologiquement motivés. » « Géré par une ONG « labellisée », dirigée par Dore Gold, ambassadeur de Netanyahu à l'ONU, l' « observatoire » NGO Monitor prend pour cibles des associations telle la Fondation Ford (laquelle, d'après ce « Monitor », « a fourni des financements à un certain nombre d'ONG de défense des droits de l'homme, engagées dans la démonisation d'Israël et dans des activités anti-israéliennes »), Christian Aid, l'ICAHD [Association contre les démolitions de maisons, de Jeff Halper, NDT], B'tselem, Human Rights Watch et Amnesty International, ainsi que les ONG israéliennes favorables à la « paix » (dont le très modéré New Israeli Fund) et bien entendu, quasiment par définition, toutes les ONG palestiniennes.. En intimidant les financeurs d'ONG dont les opinions sont inacceptables, à leurs yeux, ces « moniteurs » nécons et leurs clones israéliens espèrent limiter l'efficacité des associations progressistes de la société civile, en renforçant ainsi la mainmise de gouvernements dans lesquels des éléments aussi « démocratiques » que peuvent l'être ces gens-là c'est-à-dire les fondamentalistes religieux, les multinationales et les militaires ont la haute main..
Bien que n'ayant aucune sympathie pour les chrétiens, Menachem Begin et ses collègues du Likoud appréciaient les similarités idéologiques avec les sionistes chrétiens, ainsi que leur façon dont leur visions politiques mondiales coïncidaient en tous points avec les leurs propres, d'autant plus que l'existence d'un Israël militairement puissant et capable d'utiliser son occupation à des fins d'expansion était leur commune préoccupation. Afin non seulement de renforcer la position de la droite en Israël, mais aussi d'influencer les politiques décidées par la communauté internationale sous houlette américaine dans un sens pro-israélien, la droite israélienne a ¦uvré avec diligence afin de s'insérer dans l'alliance mondiale des droites. Depuis très longtemps, le Likoud courtise la droite chrétienne. En 1980, Falwell devint le premier non-juif à se voir décerner la Médaille Vladimir Ze'ev Jabotinsky de l'Excellence Sioniste [sic] par Menachem Begin.. Il est largement connu que Benjamin Netanyahou, lors de ses visites à Washington en sa qualité de Premier ministre, rencontrait habituellement en premier Falwell et la Coalition Nationale Unie pour Israël, un rassemblement de plus de cinq cents dirigeants fondamentalistes chrétiens, et ensuite seulement le Président des États-Unis et les dirigeants du Congrès américain.. Cela continue encore aujourd'hui : Pat Robertson a reçu, en 2004, le Prix de la Liberté d'Israël, et tant Netanyahou que Benny Alon, chef du Parti (israélien) de l'Union Nationale, d'extrême droite, continuent à entretenir avec eux des relations très approfondies et suivies. C'est là un cas étrange de compagnonnage de lit, mutuellement très utile. Alon et d'autres rabbins orthodoxes xénophobes, qui méprisent fortement le christianisme, embrassent le dispensationalisme, lequel aspire pourtant à la Fin des Temps, et donc à la disparition des juifs ! Néanmoins, l'un et l'autre a un intérêt particulier à utiliser Israël comme véhicule de son programme politique et, bien entendu, les néocons juifs confèrent à cette relation leur légitimité. Chacun utilise tous les autres.. Un autre faux pli intéressant est fourni par une autre communauté xénophobe et en principe anti-chrétienne, en Israël : les dirigeants de la communauté russe immigrée, tels Nathan Sharansky et Avigdor Lieberman, ex-chef de cabinet de Netanyahou.. Unis par leur anticommunisme véhément et une même vision néoconne du monde (ainsi, par exemple, Sharansky, qui a reçu le sobriquet de « gourou de Bush », a joué un rôle fondamental dans la politique américaine visant à isoler Arafat), les dirigeants de la communauté russe israélienne entretiennent une relation intime avec Washington, relation qui passe tant par les néocons que par la droite chrétienne, tout en assurant, grâce à la mobilisation de la communauté russe d'Israël (forte d'un million de personnes) la pérennisation du pouvoir du Likoud (même si ces Russes sont, en réalité, encore plus à droite que le Likoud. Mais oui : c'est possible !) Grâce à leur contrôle sur la communauté juive organisée aux États-Unis et ailleurs dans le monde contrôle mis en évidence de manière ouverte par l'action de l'AIPAC [American-Israel Political Action Committee] le Likoud et les éléments russes d'Israël ont même réussi à transformer ce qui était une instance juive libérale en une énième arme obéissante de la politique israélienne, et par conséquent de l'extrême droite.
La résultante opérationnelle de tout ceci est non seulement une cabale mondiale, particulièrement bien organisée, bien financée et bien introduite de nécons, de fondamentalistes religieux, d'universitaires qui en légitiment les positions et de leaders politiques, mais l'intégration d'Israël dans un système militaire mondial, là encore dirigé par les États-Unis, mais impliquant les élites de pratiquement tous les pays du monde, y compris celles des pays arabes et musulmans, dont la seule ambition est de subvertir les éléments progressistes de leurs sociétés civiles et de créer un « environnement » favorable à l'instauration de l'Empire américain et, donc, au confort et au bien-être de ces élites internationales bénies-oui-oui. La position dominante d'Israël dans cette alliance militaire, quant à elle, a certes des implications mondiales. Mais elle sert aussi à donner à Israël la force militaire et le parapluie politique dont il a besoin afin de transformer son occupation en annexion, tout en promouvant la « Pax » Americana dans l'ensemble du Moyen-Orient. L'influence militaire d'Israël, en tant que base de déploiement de l'Empire américain, découle de quatre sources principales : (1) Israël s'est inséré au centre de l'industrie américaine de l'armement. Cela explique, entre bien d'autres choses, la capacité de l'AIPAC à vendre Israël aux membres du Congrès américain. D'après son site ouèbe, en 2001 (http://www.aipac.org) : Les États-Unis et Israël forment désormais un partenariat stratégique unique [une « alliance stratégique » en bonne et due forme ayant été signée, en 1985]. Plus, sans doute, que n'importe quel couple d'autres États, les États-Unis et Israël partagent des renseignements vitaux en matière de terrorisme, de prolifération d'armements et autres menaces. Avec l'aide des États-Unis, Israël est capable de maintenir sa supériorité militaire qualitative, ce qui lui permet de dissuader tout ennemi potentiel de l'agresser. En collaborant avec Israël, les États-Unis disposent d'un partenaire fiable, démocratique et avancé en matière de technologies, pour assurer leurs intérêts stratégiques. Ce partenariat comporte : des accords stratégiques bilatéraux en matière de planification militaire, de missiles balistiques de défense et de contre-terrorisme ; le développement conjoint d'armes et de technologies ; le partage de renseignement ; des exercices militaires conjoints. En travaillant étroitement avec les Forces Israéliennes de Défense et (surtout) en pré-positionnant du matériel en Israël, l'armée américaine est à même de renforcer l'état de préparation de ses propres forces à répondre à de futures crises au Moyen-Orient. Les États-Unis pré-positionnent en effet pour des centaines de millions de dollars d'équipements militaires, dont des pièces détachées, des camions, des munitions et des véhicules blindés, en Israël. Cet équipement peut être utilisé par Israël en tant que fournitures d'urgence, en temps de crise, et il est à la disposition des forces américaines pour pallier à toute contingence militaire dans la région. Les industries israéliennes de la défense sont désormais des fournisseurs conséquents d'équipement militaire aux forces armées américaines. Israël représente l'un des cinq premiers fournisseurs de hardware militaire de haute technologie aux États-Unis, et il est le premier fournisseur si on procède à ce classement en tenant compte du nombre d'habitants d'Israël, c'est-à-dire Œpar tête'. Ce sont en moyenne trois cents agents du ministère de la Défense et de l'armée des États-Unis qui se rendent mensuellement en visite en Israël, ce qui, ramené, Œpar tête' à la population israélienne, fait d'Israël le premier allié des États-Unis dans le monde. Inutile de préciser qu'Israël a apporté un soutien fondamental aux États-Unis en Irak, allant jusqu'à construire de faux quartiers urbains et de faux villages irakiens dans le désert du Néguev, afin que les troupes américaines puissent s'y entraîner. Le gouvernement militaire américain en Irak, appelé par antiphrase « Civil Administration » [sic !], a été calqué sur l'Administration civile [sic !] israélienne, qui gouverne dans les territoires occupés. L'implication israélienne dans les entreprises de défense situées dans les districts (électoraux) de la plupart des membres du Congrès américain explique dans une large mesure la raison pour laquelle Israël jouit de leur soutien aveugle. L'astronaute israélien qui a perdu la vie dans l'accident de la navette Challenger atteste de l'engagement intime d'Israël dans les secteurs les plus protégés de l'armée américaine, à savoir ceux d'où les pays européens alliés des États-Unis sont eux-mêmes exclus. De fait, Israël vient d'obtenir la livraison d'avions avancés de combat de type F-16 et de mitrailleuses héliportées qui sont toujours refusés à l'Europe ! (2) Israël sert également de sous-traitant majeur aux industries américaines de l'armement. Illustration : deux accords signés récemment, chacun pour 1,5 milliard de dollars, visant à entraîner et à équiper tant l'armée chinoise que l'armée indienne avec du matos américain tamponné « made in Israël ». Les États-Unis utilisent Israël comme un tuyau de siphon quand ils veulent échapper aux embargos imposés par le Congrès, ces embargos qui ont été incarnés par l'Arms Export Control Act, sur la vente de matériels militaires à des pays violant gravement les droits de l'homme, ou encore, comme dans le cas de l'Inde et du Pakistan, quand ils veulent éviter de prendre le parti de l'un ou de l'autre.. (3) Grâce à son accès à la technologie et au soutien financier américains, Israël est devenu le troisième producteur mondial d'armes. Israël fabrique plus d'armes que la Chine, l'Angleterre ou la France ! De fait, Israël produit, à lui seul, 12 % de l'armement mondial. Et il vend ses armes à des pays auxquels peu de pays honnêtes souhaiteraient s'associer : l'Afrique du sud, à l'époque de l'apartheid (dont il a entraîné les tristement célèbres forces de sécurité, tout en contribuant à son programme nucléaire), le Zaïre de Mobutu, le Libéria sous la dictature de Charles Taylor, les généraux birmans, l'Argentine, le Brésil, le Chili, le Honduras et le Guatemala soumis à leur dictature militaire respective, les régimes brutaux et corrompus d'Asie centrale et le Rwanda, où Israël a vendu des armes blanches aux Hutus, avant et pendant le génocide, puis, sans transition, aux Tutsis, immédiatement après. (4) Israël est devenu, en soi, une superpuissance militaire. Son armée de terre et son aviation peuvent rivaliser avec celles des plus puissants pays européens, et il est devenu la quatrième puissance nucléaire mondiale, bien qu'il n'ait jamais signé le traité de non-prolifération nucléaire. Israël travaille étroitement avec l'armée américaine. Ainsi, Seymour Hersh a écrit, dans le New Yorker (24-31.01.2005) que « Le prochain objectif stratégique, c'est l'Iran. L'administration Bush effectue des missions de reconnaissance à l'intérieur de l'Iran depuis au moins l'été dernier. Les responsables civils du ministère américain de la Défense, sous la direction de Douglas Feith, travaillent avec des planificateurs et des consultants israéliens afin de développer et de définir des cibles, en Iran, pour des frappes de missiles, éventuellement des frappes utilisant armes chimiques, voire même des frappes nucléaires ». Et Israël poursuit une politique militaire agressive qui lui est propre, même si c'est avec un « feu vert » tacite ou explicite des États-Unis. Israël est devenu le principal violateur des droits de l'homme et le principal agent de subversion des politiques progressistes de par le monde. Il a des conseillers militaires et des mercenaires en Colombie (des deux côtés à la fois : du côté du gouvernement, et du côté des cartels de la drogue !). Ses mercenaires (qui opèrent tous sous la supervision du ministère israélien de la Défense) sont actifs en Afrique de l'Ouest, où ils ont brisé un boycott imposé par l'ONU aux « diamants du sang », ainsi que dans de nombreux conflits locaux.
En tant qu'Israélien (par-dessus le marché, immigré dans ce pays), j'écris tout ceci avec beaucoup d'amertume et de préoccupation. En dépit de toute la violence et de toute l'injustice qui en ont accompagné la naissance, Israël n'était pas supposé être ce qu'il est devenu aujourd'hui. Le slogan du mouvement israélien de la paix, « l'occupation corrompt », s'avère ô combien vrai. Israël est devenu une nouvelle Sparte, un pays agressif, sans aucun frein moral, qui met en danger ses voisins, des peuples de pays fort éloignés et, en fin de compte, sa propre population. Le fait qu'Israël soit devenu la femme à tout faire (pour utiliser une _expression gentille) de l'Empire américain, qu'il ait composé les péchés de l'occupation avec l'alignement sur des néocons chauvins, des trusts avides de profits de guerre, des fondamentalistes antisémites et d'autres forces interlopes qui subvertissent les éléments progressistes des sociétés de par le monde, ce fait représente la pire des trahisons, non pas seulement de ce qu'Israël aurait pu être, eût-il recherché des arrangements et la paix avec les Palestiniens et ses autres voisins, mais trahison, aussi, du peuple juif, dans son ensemble, qui a été très présent, et même sur-représenté, dans les forces progressistes soucieuses de diffuser des droits humains et civils universels, et qui ont joué un rôle fondamental dans l'imposition de tels principes. Cet article n'a pas pour but de mettre Israël « knock-out », mais de le secouer, et de gueuler à la face de ses dirigeants et de ses citoyens : « Mais qu'est-ce que vous foutez ? Vous voyez, ce que vous êtes devenus ? Sauvez-vous ! » Si nous ne le sauvons pas, au moins, contenons Israël, de la même manière que nous devons absolument réfréner la folie de l'Empire américain, dans l'intérêt de tous.
Prior, Michael 1999 Zionism and the State of Israel: A Moral
Inquiry. Yitzhak Rabin : cérémonie du 14 novembre à l'Hôtel de Ville de Paris "strictement sur invitation et réservations (plus de places disponibles)"
Claude Lelouch au festival international du cinéma juif de Beer Sheva
|
|
|
![]() |
|
|