www.quibla.net

   
Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés

Protocoles des Fous de Sion

Bienvenue en Tunisie à un criminel nommé Sylvan Shalom


par Mondher Sfar, Paris, 8 novembre 2005. Courriel : msfar@wanadoo.fr
La Tunisie n'est pas un pays libre. Il est occupé par les puissances coloniales et à leur tête le soi-disant Etat d'Israël. Ces puissances ont nommé Ben Ali pour donner le change aux naïfs. C'est une marionnette entre leurs mains. On lui fait faire la sale besogne qu'ils faisaient à l'époque de l'administration directe : la torture, le terrorisme, le mépris du peuple, son humiliation au quotidien, etc.
Quand les chefs d'Etat des grandes puissances viennent en Tunisie ils viennent en terre conquise. Ils dressent au cours du dîner officiel l'état économique, social et politique de la Tunisie et félicitent le préfet tunisien pour avoir bien mené la tâche de répression en « bon élève ». La Tunisie est vraiment un « miracle » pour eux.
Jugez-en : On bombarde la Tunisie, on envoie des raids aériens pour des assassinats ciblés, et pour récompenser leur préfet Ben Ali qui a personnellement participé à ces crimes contre sa population, et pour fêter la victoire on s'invite pour boire à la santé de leurs victimes.
Sylvan Shalom est un criminel banal. Il est un des acteurs de l'assassinat de Yasser Arafat selon le Monde diplomatique de ce mois-ci :
Sharon avait « annoncé à Bush qu'il ne se considérait plus comme engagé par ce qu'il lui avait promis lors de leur première rencontre en mars 2001 : ne pas porter atteinte à Arafat. Le président Bush a fait observer qu'il est peut-être préférable de laisser le sort d'Arafat entre les mains du Tout-Puissant, à quoi Sharon a répondu que parfois il fallait aider le Tout-Puissant. » (Maariv, 4 novembre 2004)
Et Kapeliouk de poursuivre :
« A la Mouqata'a, on avait pris d'autant plus au sérieux ces déclarations que l'unité d'élite de l'armée israélienne Sayeret Matkel s'entraînait pour un éventuel assaut du QG d'Arafat et, le cas échéant, pour la liquidation de celui-ci. Le général Sharon aurait même assisté à l'un de ces exercices. Et nul n'ignore que son grand regret est d'avoir « raté » Arafat lors du siège de Beyrouth, en 1982. Le ministre de la Défense Shaul Mofaz et le ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom préconisaient également son élimination. » (ŒYasser Arafat a-t-il été assassiné ? par Amnon Kapeliouk, Le Monde Diplomatique, Nov. 2005, p. 12.)
Ainsi un criminel nommé Ben Ali va serrer la main sanguinolente de son ami Shalom : le sang dans les mains de Ben Ali est le sang d'Abou Jihad ; le sang dans les mains de Shalom est celui d'Arafat.
Qui des deux doit payer le prix le plus fort pour ces crimes : Shalom qui tue ses ennemis, ou Ben Ali qui tue ses frères ?

La nébuleuse Dieudonné


par Stéphanie BINET et Blandine GROSJEAN, Libération, 10 novembre 2005
Porté par le vent du scandale, l'humoriste est devenu un porte-drapeau de la cause noire. Il a ses partisans, ses activistes et ses suiveurs, rassemblant tous azimuts des militants modérés à d'autres moins recommandables.

Personne ne prétend que Dieudonné ait le charisme de Malcolm X ou l'envergure de Martin Luther King. Seulement, «il n'est plus possible d'être contre lui. Affectivement, pour un Noir, je veux dire. Le critiquer, c'est s'attirer les applaudissements des Blancs bien-pensants», admet Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts. Dieudonné fédère autour de lui ceux qui se voient écartés des logements, des bonnes écoles, des médias, et cristallise un ras-le-bol, une impatience, des appétits d'action autour de la cause noire.

«Quand Dieudonné est venu sur le lieu des incendies [fin août], on était contents qu'il nous soutienne», raconte un représentant des Travailleurs ivoiriens de France, Gogona Gnizako, «mais on avait peur qu'il pète les plombs». Lors des manifestations qui ont suivi ces incendies, Jean-Baptiste Ayrault du DAL (Droit au logement), a vu Dieudonné «piquer» aux familles de victimes la tête de la manifestation. Mais il estime que l'humoriste aide les luttes, par ses relais chez «les Blacks conscientisés, installés». La Guyanaise Christiane Taubira, ancienne candidate (PRG) à la présidentielle de 2002, ne parvenant pas à élargir son audience, les Noirs de France ne voient pas d'autre tête d'affiche disponible pour porter leur colère, «son nouveau créneau», raille Patrick Karam du puissant collectif des DOM. «La rancoeur est telle, et tellement légitime chez les Noirs, que les plus modérés sont obligés d'être moins modérés», admet lui aussi Patrick Lozès, membre de l'UDF et président du Capdiv, qui regroupe acteurs et chercheurs de la minorité noire. Dieudonné dit que le 20 février 2004, après l'annulation de son spectacle à l'Olympia, il a compris que les Africains et les Antillais présents s'identifiaient «à l'injustice dont [il était] victime» : «Je dois être à la hauteur de l'espoir qu'ils ont mis en moi, je dois parler en leur nom et les protéger.» Gaspard-Hubert Lonsi Koko, membre du bureau fédéral du PS, président du Club Afrique, soutient cette stratégie : «Le moment est propice.»

La base logistique

Le Théâtre de la Main-d'Or que Dieudonné gère depuis 1999, et le site ogres.org sont à la fois son refuge, son porte-voix, ses oreilles, «le» QG. Le premier accueille les spectacles de l'artiste qui lui permettent de survivre financièrement. Le second diffuse sa parole, les actions, la ligne. Ce think-tank opérationnel se veut offensif par le choix de son nom (les Ogres, Ouvertures géographique religieuse ethnique sociale), le ton, l'audience (40 000 connexions revendiquées). C'est une toute petite structure bénévole, sans hiérarchie mais totalement au service de l'entreprise artistique, politique et judiciaire de Dieudonné. Elle est constituée de six personnes qui restent dans l'ombre : un ingénieur en physique, un informaticien, un cadre de la Poste, une sociologue retraitée, une infirmière, un expert comptable. «Deux hommes blancs, deux hommes noirs et deux femmes», dit Dieudonné. Un système d'alerte très au point se met en branle dès qu'un mot est prononcé, écrit sur leurs causes ou sur leur star. La machine à recycler les infos concernant de près ou de loin les ennemis et les amis de la cause peut se montrer redoutable quand il s'agit de dénoncer les «traîtres».

Le noyau antillais

La conversion de l'humoriste en activiste de la cause noire - sur le terrain des discriminations et celui de la reconnaissance et réparations de l'esclavagisme - a plusieurs sources. L'antillaise est la plus chargée d'histoire, la plus émotionnelle, et ce sont d'ailleurs des militants antillais qui constituent le noyau dur de son entourage, via le Coffad (Collectif des fils et filles d'Africains déportés, par mimétisme avec l'association fondée par Serge Klarsfeld). Ils sont sa caution, son label de «descendants d'esclaves» : nombre d'Antillais- en tout cas pour les plus âgés - contestent en effet ce titre aux Africains qui sont à leurs yeux des négriers (1) et n'admettent donc pas que Dieudonné, métis franco-camerounais, porte leurs revendications. Mais, à mots couverts, les deux principaux mouvements de lobby antillais (le collectif dom et le Comité pour la marche du 23 mai) reconnaissent aujourd'hui que Dieudonné a fait avancer leur cause identitaire à pas de géant, en énonçant de manière fracassante ce qu'Aimé Césaire a dit de façon «tellement subtile que ça n'a fait aucun bruit chez les Blancs». «Il a permis aux Antillais de sortir cette douleur cachée de l'esclavage. Je dirais donc que la communauté antillaise est partagée en deux, ceux qui le soutiennent totalement, et ceux, dont je fais partie, qui ne le critiqueront pas», conclut un responsable de ces associations. «Beaucoup de jeunes Antillais, plus ou moins acculturés, sont en phase avec Dieudonné», estime aussi Henri Delaunay-Belleville, martiniquais, président de l'Ecole normale sociale (qui forme des travailleurs sociaux) : «Ils appartiennent à une nouvelle culture urbaine où se retrouvent les migrants, les beurs des deuxième ou troisième générations, les Africains, les métis, des Portugais qui souffrent de discrimination, de la stigmatisation de leur quartier et qui ont vu leurs parents maltraités. Son discours leur apparaît pertinent, parce qu'il est agressif.»

Shoah et Yovodah

C'est auprès des membres - peu nombreux - du Coffad que s'élabore la quête frénétique de parallélisme avec tout ce qui touche au génocide des Juifs, jusqu'à la tentative de créer un terme équivalent à Shoah : «Yovodah» devrait remplacer le mot esclavage. Les amitiés de Dieudonné avec les mouvances «vert-brun» et «rouge brun» - militants d'ultra-gauche ou écologistes dont l'antisionisme frise l'antisémitisme - se sont nouées autour de la question palestinienne et d'Israël, sujets de commentaires récurrents chez l'humoriste : «On interdit aux Africains de consulter leurs archives. Comme on interdit aux Palestiniens de retourner sur leurs terres», répète-t-il. Après les élections européennes de 2004, où il fut proche d'Euro-Palestine (très anti-Sharon), il s'affiche avec Ginette Skandrani, exclue des Verts pour «cryptonégationnisme». Il fréquente aussi Alain Soral, écrivain aux propos sexistes, homophobes et violemment antisionistes.

Les intellectuels réservés

Au-delà de ce premier cercle, Dieudonné est soutenu, pas toujours ouvertement, par quelques militants des Indigènes de la République, dont le sociologue Said Bouamama. Les trois coordonnateurs de l'ouvrage collectif la Fracture coloniale : la société française au prisme de l'héritage colonial (La Découverte) font également partie de ses sources d'inspiration. Mais le seul et unique universitaire qui accepte de travailler directement avec lui, «sa caution scientifique», est Louis Sala-Molins, professeur de philosophie politique et de droit à l'université Toulouse-II, auteur de l'ouvrage le Code noir ou le calvaire de Canaan (Puf, 1988) et accusateur public de l'Occident «blanc» et «judéo-chrétien». C'est Sala-Molins qui aide Dieudonné à écrire le scénario de son film - toujours pas financé - sur le Code noir (2). S'ils reconnaissent que Dieudonné a sorti l'histoire de l'esclavage de l'«angle mort» où elle végétait, d'autres chercheurs estiment qu'il a «perverti» le sujet. Travailler sur l'esclavage expose désormais les chercheurs noirs aux soupçons d'antisémitisme. «Nous sommes désormais sommés de nous positionner pro ou anti-Dieudonné, donc d'utiliser la prudence lexicale des politiques, quand nos travaux nécessitent de nommer et dire les choses clairement», explique un sociologue.

Les musiciens attirés

Lors des conférences de presse au Théâtre de la Main-d'Or, beaucoup d'artistes sont présents, issus du rap et du reggae, des musiques qui, via les radios Skyrock et Génération, obtiennent toujours une bonne audience auprès des 15-25 ans. Parmi eux, le rappeur hardcore Booba, l'une des meilleures ventes de rap français en 2005 (200 000 exemplaires écoulés de son dernier album, deux disques d'or consécutifs des précédents), est une icône des jeunes de banlieue. Jusqu'à maintenant, il ne s'était engagé pour aucune cause. L'acteur-rappeur Stomy Bugsy (400 000 exemplaires pour ses premiers albums) est à l'affiche de nombreux blockbusters (Gomez et Tavares, le Boulet, les Jolies Choses...). Disiz La Peste, qui a vendu plus de 600 000 exemplaires de son J'pète les plombs, a obtenu son premier rôle dans le long métrage Dans tes rêves. Les Nubians, deux chanteuses franco-camerounaises, font partie des rares artistes françaises à avoir percé aux Etats-Unis (400 000 exemplaires vendus outre-Atlantique). Avec les rappeurs de la Brigade (90 000 albums de leur premier CD), elles sont les plus militantes sur la question de l'identité noire. Joey Starr, lui, a refusé de rejoindre Dieudonné : «Il m'avait appelé (...), j'ai voulu lui envoyer Olivier Besancenot de mon collectif Devoirs de mémoires. J'ai cru qu'il allait me faire un ulcère. Dieudonné confond son fonds de commerce et sa cause.»

Les ultras

Désordonnée, bricolée, la machine Dieudonné - un zeste de scandale, une cible médiatique, un procès - est néanmoins en marche et roule désormais sans lui : des associations antillaises comptent attaquer en justice la journaliste Elisabeth Levy et le directeur de l'information de France 3, Paul Nahon, et certains réclament leur démission. Lors d'une émission de la première sur France Culture, le second a trouvé que l'hommage rendu aux victimes martiniquaises du crash de la West Caribbean était «une cérémonie compassionnelle un peu ridicule». Commentaires du site de Dieudonné, les Ogres : «On attend leur analyse sur les commémorations télévisées de la Shoah qui les touchent sans doute de plus près.» Les mêmes ont déjà dans le collimateur l'historien Olivier Petré-Grenouilleau (3), le philosophe Alain Finkielkraut, l'écrivain Max Gallo et, dans le futur, toute personne mettant en cause leur vision de la traite, qu'ils entendent voir reconnue comme un génocide, et pas seulement comme un crime contre l'humanité. «La traite négrière transatlantique est un mégacrime contre l'humanité», martèle Joss Rovelas, syndicaliste de la Poste, membre du Coffad.

Pour le compte de Dieudonné, mais sans que celui-ci n'apparaisse, Jean-Pierre Omotunde (guadeloupéen) menace le réalisateur (guadeloupéen) Jean-Claude Flamand Barny. L'auteur de Nèg'marron est coupable d'être en pourparlers avec France 2 pour un téléfilm sur le Code noir. «L'heure est extrêmement grave, balance Omotunde sur le site africamaat. On ressent une nouvelle fois dans notre communauté ce que nous détestons le plus : le parfum de la traîtrise. Jean-Claude Flamand fait-il semblant d'oublier que la communauté noire s'organise massivement depuis plusieurs mois pour contrer le refus des autorités cinématographiques françaises de financer le projet de film sur le même thème lancé par Dieudonné ?» C'est aussi dans ces milieux que prospèrent de moins en moins discrètement les thèmes empruntés à la Nation de l'Islam de Louis Farrakhan sur le rôle prétendu des Juifs dans la traite des Noirs d'Afrique, le repli communautaire et la menace de la violence brandie par la Tribu Ka.
Notes :
(1) Les Antillais, descendants d'esclaves, estiment que les Africains ont, au moins pour certains d'entre eux, participé à l'organisation de la traite des Noirs à destination de l'Amérique.

(2) Promulgué en 1685, le Code noir réglemente le statut et la vie des esclaves dans les colonies françaises.

(3) Les Traites négrières : essai d'histoire globale, Gallimard.

Une colère noire


par Stéphanie BINET et Blandine GROSJEAN, Libération, 9 novembre 2005
L'affaire Fogiel-Dieudonné (1). La relaxe de l'humoriste, banni des scènes, et la condamnation, sans conséquences, de l'animateur Marc-Olivier Fogiel: un deux poids- deux mesures qui constitue aux yeux des Noirs la preuve du racisme latent en France.
Tous les samedis après-midi, le Théâtre de la Main-d'Or à Paris tient son assemblée générale. Pas pour programmer les spectacles de son gérant, l'humoriste Dieudonné, mais pour continuer à mordre les mollets de Marc-Olivier Fogiel, devenu pour l'assistance la figure emblématique d'un PAF raciste. Convoquées par e-mails ou SMS, jointes au téléphone par l'humoriste lui-même, plusieurs centaines de personnes se serrent sur les bancs du théâtre pour les deux premières réunions. Devant, des fans de Dieudonné, des proches du collectif qui gère son site Internet, les Ogres. Sur les gradins, une majorité de jeunes, moins de 30 ans, noirs pour la plupart, mais aussi un bon tiers de curieux de toutes origines et de tous âges. Princess Erika appelle les personnalités noires à boycotter l'émission de l'animateur : «C'est une double escroquerie, les gens paient pour envoyer des SMS, et il se permet de les réécrire. Mais, en plus, il nous insulte avec l'argent de la redevance. Il faut que Fogiel parte pour que tous les animateurs de radio et de télé sachent qu'à l'avenir ils ne peuvent plus se permettre d'insulter les Noirs.» Le 29 septembre, Fogiel a été condamné pour injure à caractère racial (1), pour un message «sur les odeurs des Blacks» diffusé dans son émission le 5 décembre 2003. En octobre, l'assemblée réclamait une «sanction» du CSA et, pendant trois semaines, 200 à 300 personnes se sont réunies le dimanche soir à La Plaine-Saint-Denis, devant le studio 101 d'où est diffusée en direct On ne peut pas plaire à tout le monde (près de 3 millions de téléspectateurs). Jamais Dieudonné n'avait réussi à mobiliser aussi longtemps autour de son nom.

Le sketch «Isra-Heil»
Sur la scène, le rappeur de La Brigade, Franco, tente d'expliquer la rhétorique de l'humoriste : «Quand nous parlons de la mémoire de l'esclavage, des massacres des Algériens, on nous explique que c'est difficile de reparler de choses qui se sont passées il y a longtemps. Ce n'est pas si impossible que ça puisqu'il y a les commémorations de la Shoah. Les Juifs savent plus que d'autres ce que c'est de ne pas être reconnus dans leur souffrance. C'est en ça que ce sont nos amis plutôt que nos ennemis.» La salle applaudit. Disiz La Peste refuse de se départir de son optimisme : «Aujourd'hui, je suis indigné par le SMS de Fogiel mais, pour moi, ça relève d'un racisme latent, inconscient. Le même qui veut que les Noirs seraient plus doués pour le basket et la musique et que les Blancs seraient plus intelligents.» Dans le public, les questions fusent : «Qu'est-ce qu'on fait après l'amendement sur l'enseignement du colonialisme de manière positive ?» , «Comment on s'organise ?» Le CSA n'a pas sanctionné, l'animateur s'est excusé, la pression est retombée mais, à la Main-d'Or, on ne désarme pas. L'affaire Fogiel-Dieudonné a cristallisé des colères éparpillées.
Le point de départ remonte au 1er décembre 2003. L'humoriste est l'invité surprise de Fogiel pour Jamel Debbouze, la tête d'affiche de sa Spéciale comiques. Dieudonné se présente sur le plateau cagoulé, sa voix est déformée. Il porte le chapeau et les papillotes des juifs orthodoxes, puis lit un texte griffonné sur un papier. «Monsieur Fogiel, vous avez invité sur ce plateau l'humoriste musulman Jamel Debbouze.» Il vient annoncer sa conversion «au fondamentalisme sioniste pour des raisons qui me sont purement professionnelles, enfin spirituelles». Il encourage les jeunes gens dans les cités à rejoindre «l'axe americano-sioniste qui vous offrira beaucoup de débouchés» et termine son sketch en levant le bras droit et en criant «Isra-Heil». Debbouze rit, Fogiel aussi. Ils danseront ensemble à la fin de l'émission sur une chanson d'Henri Salvador.
Le lendemain, c'est le scandale : le Consistoire israélite de France, l'Union des étudiants juifs, la Licra, le Mrap annoncent qu'ils vont porter plainte. C'est finalement le ministre de la Justice, Dominique Perben, qui déclenche la procédure pour diffamation raciale. A l'époque, Dieudonné joue le Divorce de Patrick. Les salles où il doit se produire reçoivent quotidiennement des centaines d'appels ou de fax menaçants. Une jeune fille est blessée à Lyon par un flacon contenant un produit chimique lancé par un manifestant anti-Dieudonné. A Paris, l'Olympia annule le spectacle en février 2004.
Quelques jours après le sketch «Isra-Heil», Fogiel débute son émission par des excuses à la communauté juive, puis diffuse une vingtaine de SMS que les téléspectateurs auraient envoyés, dit-il, lors de la précédente émission. Le bandeau, qui défile en bas de l'écran, cite : «Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des Blacks ? T'es tellement bête que ça me choque même plus.» Entre les deux émissions, Marc-Olivier Fogiel et son équipe ont sélectionné dix-sept messages sur les 2 300 reçus concernant l'intervention de Dieudonné. L'animateur fait valider leur passage à l'antenne par la direction des programmes de France 3. Mais sur ces dix-sept textos, certains ont été réécrits, - «en respectant l'indignation des téléspectateurs»-, par Alexandre Gamelin, l'assistant de l'émission.

Un SMS fabriqué
Dans un premier temps, Dieudonné dépose une plainte devant le tribunal de Nanterre pour incitation à la haine raciale ; l'affaire est classée sans suite. L'avocat de l'humoriste, domicilié à Montpellier, porte alors l'affaire devant les tribunaux de sa ville. Devant cette juridiction, Fogiel raconte que le SMS incriminé est le condensé de deux autres ainsi libellés : «Si on se mokai de musulman com Dieudo se moke des Juifs, il nous foutrai une bombe» et «Dieudonné tu as la couleure et tu as dit-on l'odeur [d'une] grosse merde, c'est drôle non, c'est ça ton humour.» L'animateur fait valoir que le SMS ainsi fabriqué signifiait en fait : «Que dirait-on si un humour aussi déplacé et odieux s'exerçait à l'encontre de la communauté noire ?» Dans l'attendu du jugement, le tribunal remarque que «la seule référence en l'occurrence à l'odeur des personnes de race noire renferme une connotation raciste, méprisante et outrageante».
Familier des procédures devant les tribunaux, Dieudonné décide d'exploiter cette victoire judiciaire, d'autant que, cette fois, c'est lui qui a porté plainte. Entre-temps, l'humoriste a été relaxé, le 2 avril, pour le sketch «Isra-Heil». «Le personnage incarné par le prévenu ne représente pas les personnes de confession juive dans leur ensemble, mais une certaine catégorie de personnes uniquement dans l'_expression de leurs idées politiques», notent les juges. Jusqu'à présent, et sous réserve d'une procédure en cours, l'humoriste a gagné les procès qui lui ont été intentés pour racisme, antisémitisme, incitation à la haine raciale, apologie d'acte terroriste, et ne manque pas de le faire savoir.
Les plaintes à son encontre, à partir de janvier 2002, sont consécutives à des propos sur les juifs et la Shoah. Pour une interview donnée à Lyon Capitale en janvier 2002 ­ «pour moi les juifs, c'est une secte, une escroquerie» ­, Dieudonné a bénéficié d'une relaxe confirmée en cour d'appel, mais cassée en mars dernier. Relaxe aussi, confirmée en appel le 2 juin 2004, pour avoir proclamé «je préfère le charisme de Ben Laden à celui de George Bush». Plus récemment, ses déclarations au journal algérien l'_Expression le 18 février 2005 ­ «le sionisme est le sida du judaïsme» ­ lui ont valu l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «contestation de crime contre l'humanité». En revanche, le 7 mai 2004, Alexandre Moïse, secrétaire général de la Fédération sioniste de France, animateur de la campagne d'annulation des spectacles de Dieudonné, est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour dénonciation mensongère : il affirmait être victime de menaces antisémites... dont il était l'émetteur. «Qui en a parlé dans les médias ?, demande l'humoriste, et de mon tabassage à Fort-de-France, le 2 mars dernier, par quatre hommes ?» (dont trois porteurs de passeports israéliens, condamnés à six mois de prison dont un ferme, ndlr).
Attaquant, Dieudonné flirte avec les lignes jaunes. Attaqué, il retourne la situation judiciaire et clame sa victimisation. Il arrive aussi qu'il brandisse l'action judiciaire comme une menace. Le 16 février 2005, il affirme, lors d'une conférence de presse à Alger, que la manière dont est entretenu le souvenir de la Shoah relève de la «pornographie mémorielle», deux mots grappillés dans un texte signé du traducteur de l'historienne israélienne Idith Zertal (que Dieudonné n'a pas lu). Reprenant le terme, relayé par le site proche-orient.info, les médias français rapportent que Dieudonné qualifie la Shoah de «pornographie mémorielle». L'entourage de l'humoriste laisse entendre qu'une plainte a été déposée contre proche-orient.info pour «diffusion de fausse nouvelle» ­ façon de suggérer qu'il est victime de désinformation. L'éditrice du site, Elisabeth Schemla, affirme qu'il n'a jamais déposé plainte. Menace qu'il met, en revanche, à exécution quand il se penche sur la Vérité sur Dieudonné, un livre enquête publié ce mois-ci et sur lequel son avocat, efficace, obtient en référé la suppression de plusieurs passages (2).
Alors, quand est tombée la condamnation de Fogiel, Dieudonné et ses supporters ont décidé de battre le rappel afin que les médias ne puissent l'ignorer. Le message est simple : personne ne bronche quand l'animateur est condamné, alors que Dieudonné, cible de multiples critiques, a toujours été relaxé, il y a donc deux poids et deux mesures.

L'arrogance de l'élite blanche
A ce titre, l'affaire du SMS marque un tournant et l'humoriste élargit son audience. Le silence des médias, l'indifférence des responsables politiques et des organisations antiracistes ont apporté aux yeux des «Noirs de France» «la» preuve de l'arrogance et du mépris de l'élite blanche et médiatique. «Un animateur condamné pour antisémitisme aurait au moins été mis à pied pendant quinze jours», note Hervé Mbongun, rédacteur en chef de Grioo. com. «Une partie du message de Dieudonné n'est pas à rejeter, on voit que certains se sont servis de ses outrances pour nier en bloc les souffrances des Noirs», avance Patrick Lozès, pharmacien, membre de l'UDF et président de Capdiv, association travaillant sur les questions de la diversité en France. Même le président du puissant collectif des DOM (départements d'outre-mer), Patrick Karam, opposé aux tentations «afrocentristes» de Dieudonné, jubile : «Nous étions écoeurés car Dieudonné a été lynché sans procès ; quand Finkielkraut a dit "les Martiniquais sont des assistés", il ne s'est rien passé.» La condamnation de l'animateur de France 3 est arrivée comme du miel après les incendies parisiens d'immeubles d'Africains, après les images des Noirs abandonnés en Louisiane, celles de ceux qui s'échouaient sur les barbelés de Ceuta et Melilla. «Nous qui avons joué les fayots de la République, milité pour l'intégration, nous n'avons pas été entendus. Lui, il apporte la preuve du racisme par le scandale. Par procuration, les Noirs retrouvent une fierté», analyse Stéphane Pocrain, ex-porte-parole des Verts, fondateur du Comité pour l'égalité.

(1) L'animateur a été condamné à 5 000 euros d'amende et l'ex-Pdg de France Télévisions, Marc Tessier, à 4 000 euros.
(2) La Vérité sur Dieudonné, Anne-Sophie Mercier, Plon. L'éditeur a fait appel.
Demain la suite : «la Nébuleuse Dieudonné»

 

Voilà que ça recommence : Hugo Chávez serait..."antisémite" !!! Ils ne savent vraiment plus quoi inventer !


Le grand rabbin de Sao Paulo, l'américain Henri Sobel, a fait part au président George W. Bush dimanche à Brasilia de la situation "précaire" des juifs au Venezuela, accusant le président Hugo Chávez d'être "antisémite". Dans un entretien téléphonique avec l'AFP, le président du rabbinat de la Congrégation israélite de la métropole brésilienne a affirmé que "bien qu'il n'existe pas de discrimination officielle (au Venezuela), Hugo Chávez fait tout pour propager la haine envers les minorités". "Chávez est un démagogue, un radical, un antisémite, dans un pays où il y a beaucoup d'injustice sociale", a dit M. Sobel rapportant les propos qu'il avait tenus au président américain George W. Bush, lors d'un entretien privé auquel participait également le président du Congrès Juif Mondial, Israel Singer.

"Dans ces circonstances, il est tentant de chercher un bouc émissaire", a souligné le rabbin Sobel, ajoutant que "les masses ont tendance à écouter les faux messies".

"Ce mélange de malaise politique et de turbulence sociale crée une ambiance propice à l'antisémitisme et c'est pourquoi la situation, non seulement des des juifs, mais de toutes les minorités est précaire" au Venezuela, a souligné le rabbin qui, toutefois, n'a pas donné d'autres précisions sur les propos antisémites qu'aurait tenus le président Chávez. Selon le responsable de la Congrégation israélite de Sao Paulo, la plus importante du Brésil, M. Bush s'est montré "surpris" et s'est déclaré "préoccupé" par cette situation . Il a indiqué au rabbin qu'il chargerait un responsable d'examiner la question et de "lui donner une réponse". Source : AFP, 7 novembre 2005

 

Un terroriste juif assassiné en prison


Earl Krugel, un terroriste de la Ligue de défense juive, a été assassiné par un autre détenu le vendredi 4 novembre dans la prison fédérale de Phoenix, Arizona, où il purgeait une peine de 20 ans, à laquelle il avait été condamné le 22 septembre dernier.
Krugel avait été convaincu d'avoir comploté pour poser des bombes dans la mosquée du Roi Fahd à Culver City (Los Angeles), au bureau d'un membre arabe-américain du Congrès, le républicain Darrel Issa, d'origine libanaise, et au bureau du Conseil pour les affaires publiques musulmanes. Il était aussi soupçonné d'être lié au meurtre, en 1985, d'Alex Odeh, un Palestinien qui était directeur régional du Comité américain arabe contre la discrimination. Plusieurs anciens membres de la LDJ ont été soupçonnés de ce meurtre mais aucune poursuite n'a été engagée contre eux.
Krugel et le chef de la Ligue de défense juive, Irv Rubin, avaient été inculpés en décembre 2001 de complot terroriste. Rubin était mort un an plus tard des suites de ce qui a été présenté comme un suicide. Il se serait tranché la gorge avant de se jeter d'une coursive située au deuxième étage de la prison.
D'après un porte-parole du FBI, Krugel a été assassiné par un autre détenu qui l'a attaqué par derrière et lui a écrasé la tête avec une brique de ciment.
La Ligue de défense juive a été créée en 1968 à New York par le rabbin raciste Meir Kahane, lui-même assassiné en 1990.
Source : La Voz de Aztlan, 6 novembre 2005

"L'escroc du siècle" franco-israélien Claude Lipsky sera rejugé en janvier prochain


La cour d'appel de Monaco rendra son arrêt le 9 janvier dans la partie monégasque de l'affaire d'escroquerie aux placements financiers au préjudice de 400 militaires français dont le cerveau présumé est Claude Lipsky, 73 ans, a-t-on appris mardi auprès du parquet de la principauté. L'homme d'affaires avait été condamné par défaut en avril en première instance à 5 ans de prison ferme à Monaco pour une partie de cette vaste escroquerie dont l'essentiel, instruit à Versailles (Yvelines), devrait être jugé dans le courant de l'année prochaine. Au cours de la période 1987-1999 Lipsky avait lancé des souscriptions auprès de militaires français en poste à l'étranger, principalement à Dakar ou Djibouti, auxquels il faisait miroiter des placements immobiliers à des taux mirifiques grâce à un logiciel miracle capable, selon lui, d'analyser les flux boursiers à long terme. Quelque 30 millions d'euros avaient été collectés.

Une centaine des militaires floués ont déposé plainte en principauté entre juillet 2003 et janvier 2004 pour un préjudice estimé à 3,5 millions d'euros, car Lipsky qui possède la double nationalité française et israélienne, avait transféré ses activités de Genève à Monaco à partir de 1997.

Lipsky avait fait appel du jugement de première instance monégasque. Le procureur général Annie Brunet-Fuster a réclamé lundi la confirmation de ce jugement de première instance. Surnommé "l'escroc du siècle", Claude Lipsky avait été condamné en 1976 à 8 ans de prison pour le détournement de 6,5 millions d'euros au détriment de plus de 10.000 épargnants dans l'affaire dite du "Patrimoine foncier". Source : AFP, 8 novembre 2005

 

Arrestation du cerveau de l'affaire Sentier II, Philippe Besadoux, alias "Harry Mervin"


Philippe Besadoux, que l'on croyait en cavale en Israël, a été incarcéré à Prague.
par Renaud LECADRE, Libération, 8 novembre 2005
Le cerveau présumé de l'affaire Sentier II, Philippe Besadoux, a été incarcéré la semaine dernière en République tchèque. On le pensait en cavale en Israël. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé en mai 2003 par la justice française, il s'est fait arrêter à Prague, sous l'identité de Harry Mervyn, avec dans sa poche un billet d'avion pour Tel-Aviv, selon TV Nova, la chaîne locale.
Sentier II est la suite judiciaire de la première affaire du Sentier (une centaine de commerçants dans le secteur du textile condamnés en 2002 pour fausses traites bancaires). Outre l'élargissement des secteurs d'activité (cuir, intérim, transport...), le nouveau dossier a mis cette fois en cause les banques, comme complices d'un circuit de blanchiment portant sur un milliard de francs : le nom des bénéficiaires de chèques douteux ou volés était modifié en Israël avant de revenir en France au profit de petits malins sachant surfer entre les différentes législations bancaires.
Huit banques (dont la Société générale, la Bred et American Express) sont poursuivies comme personnes morales. Une trentaine de banquiers (dont Daniel Bouton, PDG de la Société générale) sont poursuivis à titre personnel. Mais aussi six rabbins, l'affaire mettant en cause une utilisation dévoyée de la tradition de collecte au sein de la diaspora juive. Pour mieux attirer les dons à vocation caritative, les héritiers du rabbin Elie Rotneimer, fondateur du Refuge, avaient mis en place une nébuleuse associative (centres de formation, maisons de retraite...) par laquelle ont transité 450 millions de francs, une partie des dons (jusqu'à la moitié) étant rétrocédée en liquide, au noir, aux donateurs.
Philippe Besadoux, à la tête de la Compagnie européenne de textile (CET), aurait à lui seul recyclé plus de 100 millions de francs, en trompant la vigilance du Crédit Lyonnais, de la Bred et de La Poste sous une fausse identité.
L'arrestation intervient au moment où la juge d'instruction Xavière Simeoni vient de clôturer son dossier tentaculaire (142 mises en examen au total). Il devrait vraisemblablement être rouvert, après extradition en France de Philippe Besadoux.

Le sionisme n'est autre chose que la guilde occulte de l'Antéchrist - Une perspective chrétienne


par Alton Reines, Rense.com, 6 novembre 200.
Original : http://rense.com/general67/znsm.htm.
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

Actuellement, partout dans le monde, des « nés à nouveau », chrétiens évangéliques fondamentalistes obnubilés par l'Ancien testament, sont entraînés dans une voie de destruction, au moyen d'une tromperie sataniquement préméditée dont les racines ont été cultivées au fil des siècles ; ils préparent l'affrontement final entre le bien et le mal sur Terre. Ils n'ont pas la moindre idée d'être manipulés. De fait , ils se sont eux-mêmes farcis du cancer de la fierté religieuse, au point d'être totalement abusés. Ils se voient même en correcteurs des égarés et de gens qu'ils considèrent dans l'erreur. Enveloppée dans des controverses oiseuses sur le dogme dénominationniste ou tétanisée par les médias chrétiens contemporains au moyen de spéculations de « fin des temps » (telle la série des romans de religion-fiction The Rapture), une sous-variété encore bien plus sinistre d'auto-aveuglement entraîne l'Eglise, de plus en plus, vers sa « grande défaite », son « apostasie finale ».

Partie intégrante de l'objectif sioniste, reprise à leur compte par beaucoup de factions du mouvement politico-religieux actuel : l'érection d'un troisième temple, en Israël [1], qui devrait être soi-disant érigé à l' emplacement de l'ancien temple (détruit en 70 après J.C.), sur le mont de David, aujourd'hui surmonté par le Dôme du Rocher musulman, lequel abrite ce qu'ils pensent être la pierre sur laquelle Abraham se serait apprété à offrir son fils unique Isaac en sacrifice.

Cette aspiration impérieuse à un nouveau temple à Jérusalem est partagée, financièrement et politiquement soutenue par des dizaines de milliers d' églises évangéliques (il y a, de fait, bien plus de sionistes non-juifs dans le monde que de sionistes juifs, en raison du nombre énorme de chrétiens pro-israéliens). Des tentatives répétées de différentes factions de poser des pierres de fondation et de revendiquer ce lieu saint, depuis les années 1960, ont toujours été repoussées par l'opposition absolue de diverses factions tant islamiques que laïques israéliennes et les affrontements qui en ont résulté ont parfois tourné au bain de sang. Le fumeux « troisième temple » semble tout juste à portée de main, mais tenu à l'écart par des forces remarquables, à la fois visibles et invisibles. La question étant de savoir qui est le plus frustré. : sont-ce ceux qui prétendent travailler pour le Christ, ou ceux qui forment la guilde occulte de l'Antéchrist ? Quelle est la finalité de ce troisième temple, et quels intérêts pourrait-il bien servir ?

« Ile ne faut jamais oublier. que le but suprême du rassemblement des juifs qui vivaient dans l'exil et de la création de notre Etat, c'est l' édification du temple. Le temple est au sommet même de la pyramide ». [1]

Il n'y a qu'une seule finalité, qu'un seul « besoin » à l'édification d'un troisième temple : le retour des juifs à l'entièreté de la loi mosaïque et au service du temple, qui implique le sacrifice d'animaux en rachat des péchés (des hommes). De même, il n'est nul besoin, ni nulle utilisation possible d'un temple, s'il n'y a pas d'Arche d'Alliance, sur laquelle le sang doit être versé en sacrifice - Arche d'alliance dont on sait qu'elle avait (curieuse coïncidence ?) disparu du temple, avant même l'avènement du Christ. Il semble hautement improbable que la guilde actuelle de prêtres qui s'entraîne aux services du temple [2] pourrait le faire, s'il n'existait pas une connaissance fiable et détaillée de cette pièce centrale du temple ainsi que de ses fonctions essentielles. Ces prêtres juifs sont aujourd'hui en possession de tous les autres artefacts nécessaires au service du temple, dont le Shemen Afarshimon [3] - une fiole originelle d'huile sacrée destinée à l'onction du grand prêtre - et la « heifer » rougeoyante, qui a fait opportunément sa réapparition (il s'agit de la braise indispensable au servi ce du temple). Quant au « Grand Prêtre » anticipé, il s'avère, en dernière analyse, être le Messie attendu lui-même. Pour les juifs, il s'agit de sa première apparition. Pour les chrétiens, il s'agit de Sa Seconde venue depuis le ciel. Mais, dans les deux cas, la prophétie indique qu'avant lui viendra le malin, le Fils de la Perdition : l'Antéchrist.

Le prophète Daniel a annoncé le moment de la venue du Messie, en indiquant qu'il apparaîtrait soixante-dix semaines d'années (c'est une façon qu' avaient les Hébreux antiques de compter le temps) à partir de la signature d 'un décret de libération des juifs de leur captivité à Babylone, qui leur permit de retourner à Jérusalem et d'y reconstruire tant la ville que le temple. Ceci se produisit en 444 avant J.C. [4], quand Artaxerxes Longimanus, roi de Perse ( 464 - 423 avant J.C.) signa ce décret, permettant ainsi aux juifs de retourner à Jérusalem. Exactement comme dans la prophétie de Daniel, Yeshua de Nazareth (Jésus) se présenta au peuple et au temple en tant que Messie et que Roi - à seule fin de se faire rejeter par les autorités religieuses régnantes, qui n'avaient cessé de conspirer contre Lui dès l'instant même où sa naissance, tout aussi prophétisée, avait été révélée.

Durant son ministère, le Christ déclarait publiquement : « Détruisez ce temple, et je le redresserai de ses ruines en trois jours », confondant tout uniment les chefs religieux et les rabbins. Bien entendu, ce n'est pas du temple de pierres et de mortier dont il parlait, mais de son propre corps, en tant que temple sublime et que sacrifice ultime pour le rachat des péchés (des hommes), ainsi que de sa résurrection triomphante d'entre les morts (après trois jours et trois nuits au tombeau) - mettant pour l'éternité un terme au besoin de et au recours à de quelconques sacrifices d'animaux dans un quelconque temple, qui n'étaient qu'une propitiation métaphorique, dans l 'attente de la venue du Messie, lequel offrit sa propre vie et son sang en prix payé cash, sacrifice agréé par Dieu. La rédemption de l'humanité de la déréliction spirituelle n'a pas été forgée dans les éléments terrestres de temples et de rituels, mais dans la personne même du Christ, rendue manifeste dans la chair, apportant la réconciliation éternelle, écartant à jamais ces éléments matériels qui ne faisaient qu'annoncer Sa venue et son accomplissement, dans l'incarnation.

Il se présenta lui-même au temple, le jour même où l'agneau pascal du sacrifice devait y être apporté et examiné par le grand prêtre afin de déterminer s'il était assez pur et noble pour le sacrifice (sans tâche ni flétrissure). Sans en avoir conscience, ils examinèrent le véritable et l' ultime agneau d'offrande, dans la cour du temple, lorsqu'ils virent Jésus, « l'agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde ». Bien qu'ils n'aient trouvé en lui nulle tache, et bien qu'ils eussent été réduits au silence par sa foi et son autorité, bien incapables de le prouver qu'il s'agissait d'un usurpateur, ils le rejetèrent, et ils mirent en scène la dernière forfaiture qui allait aboutir à son arrestation, en pleine nuit, au moyen de la trahison de son disciple Juda, qui servit de témoin à charge devant le tribunal d'opérette du Sanhedrin, puis à sa crucifixion, qui allait s' ensuivre, par les justiciers romains, Rome occupant alors la Judée.

Même Ponce Pilate, le gouverneur romain nommé dans la région, n'a trouvé aucune faute chez Jésus, et il l'a renvoyé aux autorités religieuses juives, sous l'autorité du roi Hérode (une marionnette juive du proconsul romain régnant). A la fin, le grand prêtre, conspirant contre Jésus, eut recours au plus vil des terrorismes psychologique et politiques, afin de forcer la main de Ponce Pilate, donc il se lava rapidement les mains dans un bassin afin de proclamer qu'il n'aurait nul sang sur les mains, dans cette affaire de la mise à mort manigancée de Jésus de Nazareth. Pilate alla même jusqu'à recourir à une forme particulière d'apaisement vis-à-vis de la populace, comme il était de coutume chaque année à l'époque de la Pâque juive, en lui offrant la possibilité de choisir entre la libération d'un zélote convaincu d'insurrection, Barabbas, et celle de Jésus. La populace, excitée par la classe dirigeante des juifs, réclama à cors et à cris la crucifixion de Jésus et l'élargissement de Barabbas. (Curieusement, le nom Barabbas signifie « fils du père » en hébreu, et beaucoup d'auteurs ont spéculé sur le fait que les Romains n'auraient pas compris que le peuple, en réalité, en appelait à la libération de Jésus, qui se qualifiait lui-même de « Fils du Père », dans son ministère).

Quoi qu'il en soit, c'est Jésus qui a été condamné à la croix, et Barabbas qui a été libéré. Et conformément à la prophétie, et comme Il le dit souvent à ses disciples, Il allait ressusciter des morts, au troisième jour. Le Christ Lui-même fut bien le « temple » final et véridique. Même Son apôtre auprès des Gentils, Paul, déclara plus tard aux Athéniens : « Dieu, qui a fait le monde et toute chose en ce monde, sachant bien qu'Il est le Seigneur du ciel et de la terre, ne s'attarde pas dans des temples édifiés par les mains de l'homme » [Actes 17:24]. Il est généralement peu compris que si, au moment où le Christ est mort, le grand voile qui recouvrait l'entrée du Saint des Saints du Temple, le dissimulant aux regards, s'est déchiré du haut jusqu'en bas, sous l'action d'une force invisible, ce fut afin de révéler à la foule deux choses, en même temps : a) que l'accès à la grâce divine était largement ouvert, à tous les hommes et b) que le service du temple, effectué par les juifs depuis des générations, était une forfaiture. En effet, l'Arche d'alliance en était absente, et donc, tout sacrifice avait été vain. Et cette absence de l'Arche remontait à fort longtemps ! Ce fut là une autre manière de révéler que le Christ était lui-même la substance / l' accomplissement de tous les rituels symboliquement accomplis en conformité à la Loi, et que l'Arche elle-même n'était qu'une métaphore, un prototype du Christ.

Ce n'est que sur le véritable autel de Dieu, à travers le Christ, par son propre sang, que Dieu est satisfait de la propitiation finale des péchés. Comme l'affirme la Bible : «. il n'y a plus de sacrifice, pour la rémission des péchés » [Héb. 10:26]. Par conséquent, l'Arche d'Alliance ne sert plus à rien, et elle ne saurait servir ni Dieu ni un quelconque être humain, quelle qu'en soit la forme. Toutefois, elle POUVAIT être utilisée afin de tromper les hommes - et c'est exactement ce qui fut planifié.

Rien de nouveau, sous le soleil

Des forces puissantes cherchent à rétablir ce qui ne devrait plus jamais exister, ce qui a été détruit et abandonné à la désolation (l'Esprit en étant absent) ; elles cherchent à reprendre des rites et des sacrifices qui, si on les offrait, seraient entièrement et suprêmement satanique aux yeux de Dieu, et représenteraient un horrible blasphème.

« De quel châtiment ô combien terrible supposez-vous qu'il doive être jugé digne, celui qui a écrasé sous son pied le Fils de Dieu, et a considéré que la sang de la (nouvelle) alliance, avec lequel il a été sanctifié, était impie, et a agi à l'encontre de l'Esprit de grâce ? » [Héb. 10:29] et, plus loin : « Mais le Christ ayant été élevé au rang de grand prêtre des bonnes choses à venir, par un tabernacle (= temple) bien plus grand et bien plus parfait, non pas érigé par des mains humaines, c'est-à-dire, pas fait de pierres ; ni par le sang de chèvres et de veaux, mais par son propre sang, c 'est par son propre sang qu'il s'est assis à la droite du Père, après avoir obtenu le pardon éternel pour nous. Car si le sang des boufs et des chèvres et si les cendres d'un heifer répandues sur l'impur, sanctifient en vue de la purification de la chair : combien a fortiori le sang du Christ, qui s' est offert, à travers l'Esprit éternel, en victime immaculée en sacrifice à Dieu, purgera votre conscience des ouvres mortes afin que vous serviez Dieu, qui est vivant ? » [Héb. 9:11] [Retraduction de Saint-Paul de l'anglais par Marcel Charbonnier, ndt].

Tout en sachant que ce serait là le pire des blasphèmes, impavides, des millions de chrétiens soupirent après un troisième temple, et soutiennent diverses organisations juives qui désirent, elles aussi, revenir en arrière, au temps révolu des sacrifices ! Il semble y avoir une forme de folie, par les temps qui courent, nombreux étant ceux qui pense que l'on puisse forcer la main à Dieu, que l'on puisse commander des prophéties à sa convenance, et que l'on puisse accélérer la venue de la fin des temps - sans se rendre compte que, du simple fait qu'ils se livrent à une telle tentative, ils se mettent eux-mêmes dans le rôle d'agents du mal. La patience à laquelle le Christ et ses apôtres nous ont exhortés, en matière de Seconde Venue, a été remplacée par une anxiété zélée, non biblique, causée par ce que ces gens perçoivent être un retard du Seigneur. Il y a presque un air de dépit, comme si on les contraignait à souffrir par trop longtemps dans ce monde pécheur, comme si il y avait là quelque chose d'inhabituel, d'incongru ? Jésus en a pourtant parlé ; il a délivré des avertissements très sévères contre une telle folie. Mais, de nos jours, cela tombe dans l'oreille d'un sourd, titillé et endormi par des cantiques glacés au sucre, et par des enseignements trompeurs, comme ceux de l'église « pré-enlèvement », qui a induit des millions de gogos, de par le monde, en un sentiment de fausse sécurité et en une compréhension prophétique distordue. C'est le résultat d' une entreprise de lavage de cerveau, qui a coûté des milliards de dollars, diffusée par les médias chrétiens contemporains. Beaucoup de ceux qui sont impliqués dans ce message « Pre-Trib » [litt. : « d'avant les tribulations »] entretiennet des liens avec des figures occultes, qui oeuvrent manifestement à des buts inavouables.

Retourner à un temple construit de la main de l'homme, à l'Arche d'alliance, aux services rituels, aux sacrifice de sang animal, cela revient à perpétrer un blasphème phénoménal. Cela revient à considérer inutile, inapproprié, insuffisant et futile le sacrifice de son sang par le Christ, comme le déclare sans ambages Saint-Paul dans Héb. 9 & 10. C'est là le désir, le but et le projet de l'Antéchrist, c'est permettre à Satan de satisfaire à sa prétention, à lui dictée par sa vanité, qui a fait qu'il a été rejeté du royaume de Dieu : à savoir, sa certitude absurde qu'il s'emparerait du trône de Dieu.

En effet, l'Arche d'Alliance est un trône [5]. Son couvercle d'or est appelé le Siège de Merci, sur lequel Dieu, apparaissant sous la forme de la Gloire Shekinah, se manifesta aux jours du tabernacle, du temps de Moïse - c'est une copie, ou une réplique de l'Arche céleste, c'est-à-dire du trône du Christ, lequel, durant son incarnation, lorsqu'il fut élevé vers le véritable tabernacle céleste, offrit son sang, une terrible et unique fois, pour tous les hommes, puis s'assit à la droite du Souverain des Cieux. C'est à propos de cette Arche céleste que Satan fut appelé « le chérubin oint qui cache » ; il est très accoutumé à ce rôle de comparse qui, sous l'influence de son intense vanité, le conduit à rechercher l'adoration de lui-même. Mais ce rôle lui a été arraché.

Il y a un nombre incalculable de millénaires de cela, avant même que ce monde ne soit formé, le grand archange de Dieu auquel furent donnés la plus haute de toutes les responsabilités et le plus haut des rangs fut rejeté « en tant que prophane » du plus haut des cieux, en raison de ses péchés impies et de la violence qui en découlait. Il séduit des nations d'êtres angéliques, les incitant à l'adorer ; il prophana les sanctuaires et fut empli de colère, à la suite de son bannissement. Il était si habile à se faire la mascarade du Christ pré-incarné (l'image du Dieu invible), du fait qu'il était la plus glorieuse de toutes les créatures, qu'il apporta la confusion au milieu des anges, entraînant plusieurs anges dévoyés à le suivre. Ceux-ci furent bannis dans les abîmes noires des cieux inférieurs, et ce sont des « étoiles errantes » auxquelles est réservée la lueur éternelle de l'enfer final, au jour du jugement des impies. Ces êtres sont désignés par Paul comme « des principautés et des pouvoirs, dans les royaumes célestes, au-dessus de nous », lesquels, ligués à Satan, manipulent les événements afin qu'ils culminent dans le blasphème suprême impliquant un « temple de Dieu ». Là, par l'entremise de l'Antéchrist final, « . cet homme de péché sera révélé, fils de la perdition ; Celui qui se rebelle et s' exhalte lui-même en se plaçant au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu, ou de tout ce qui est adoré ; au point que lui-même, comme Dieu, est assis dans le temple de Dieu, et se fait passer lui-même pour Dieu. » [2 Thess 2:4] Le « siège » qu'il choisira ne pourra être que l'Arche d'Alliance, car c'est le seul trône légitime dans un tel temple. Considérez dès lors quelles sont les implications du fait que ce siège soit occupé par le parfait représentant de Satan, dans la personne du « Fils de la Perdition ». Ce trône doit être mis à l'écart, et sans doute caché, jusqu'à ce qu'une transition intervienne. Car le Christ, à un moment donné, quittera le véritable trône du ciel et descendra sur la Terre, afin d'enlever l' abomination impie, « que le Seigneur consumera par l'esprit expiré de sa bouche, et qu'il détruira par la brillance de sa venue. » [Thess. 2:8]

Ainsi, il est du désir et de la volonté des architectes du mal éternel, les grands Illuminati, de construire le troisième temple, non pas pour Dieu, mais pour Satan - dans la croyance folle que si ce trône peut être occupé par un impie absolu, Satan pourra accomplir sa rébellion originelle, délibérée, déclarée :

« Car tu as dit dans ton cour : « Je monterai au Ciel, j'exhalterai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu : je serai assis, aussi, au-dessus du mont de la congrégation, sur les côtés du nord : je m'élèverai au-dessus des hauteurs des nuages ; je serai comme le Très-Haut (Dieu). » [Isaïe 14:13]

Les idiots vont être surpris

En quelque sorte, la chrétienté est tombée sous une malédiction trompeuse ; elle croit qu'aider les juifs dans leur entreprise d'édifier un troisième temple est une bonne chose. Et pourtant, les juifs, aujourd'hui, n'ont pas de dieu, comme il est écrit : « Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est l'Oint ? Il est (donc) l'Antéchrist, celui qui rejette le Père et le Fils. Quiconque rejette le Fils, ne peut pas avoir non plus le Père : celui qui reconnaît son Fils, reconnaît du même coup (Dieu) le Père ». [1 Jean 2:22] Ils n'ont pas non plus d'alliance, puisque la première alliance a été abolie et que la Nouvelle Alliance, avec son sang nouveau, avec ses « meilleures des promesses » a été incarnée en Jésus-Christ, qui est le Seigneur, le Messie et le Roi (des Cieux).

L'Empire occulte des sionistes opère au moyen du même mensonge raciste perpétré par leurs ancêtres, les hommes de loi et la caste juive régnante, toute imbue d'elle-même, qui dominait l'ensemble d'Israël ; ces juristes sociopathes, au seul service d'eux-mêmes, qui ont perpétuellement inventé des trucs au-dessus, autour et même à l'intérieur de la Loi, afin de s' emplir les poches, de subjuguer les masses sous une tyrannie religieuse basée sur la peur et, comme l'a dit le Christ, « de faire la volonté de (leur) père : le Diable ».

Le mensonge du « peuple élu » a été contesté pour la première fois par Jean le Baptiste, en présence des maîtres de la loi, qui se vantaient souvent d' être les descendants d'Abraham. Jean les a fustigés en raison de leur vanité et il a appelé la pitié sur Abraham et sur tous les croyants, en raison de ces allégations, en affirmant que Dieu pourrait bien faire surgir des enfants d'Abraham de simples pierres du chemin - car Abraham selon la chair, cela signifiait : RIEN - et ils furent contestés ensuite par Jésus, lors de plusieurs altercations en face à face avec le grand-prêtre qui invoquait le nom d'Abraham afin de justifier leurs tromperies, leur absence de foi et leurs méfaits sataniques. Jésus leur dit : « Avant que n'existât Abraham, moi, JE SUIS ».

Il y eut, et il demeure, un « peuple élu », mais ce n'est pas un peuple correspondant à une race, ni à une culture, ni même une religion données. C' est bien plutôt, comme l'a écrit Jean : « Ceux qui sont nés, non de sang, non de la volonté de la chair, non de la volonté de l'homme, mais de Dieu » [Jean 1:13] et cet Israël de Dieu est défini, clairement, ainsi qu'il suit : « Car en Jésus-Christ, ni la circoncision (= la judéité), ni l' incirconcision ne voulaient plus rien dire, il s'agissait d'une nouvelle création. Et innombrables sont ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, ainsi que sur tout l'Israël de Dieu » [Galates, 6:15-16]. Cette transition vers qui constituait et ce qu'était le véritable Israël a été également déclarée par le Christ, quand il a dit la parabole du propriétaire d'une vigne, dans Mathieu 21, déclarant clairement : « Par conséquent, je te le dis : le royaume de Dieu te sera enlevé et donné à une nation [les juifs n'étaient pas considérés comme étant une nation, les nations étant les « goyim », ndt] qui en portera les fruits » [Mathieu 21:43].

Sion, dans le monde, marche totalement à l'encontre de la vérité ; il la défie, il s'y oppose et il en est l'ennemi, à jamais. Comme cela est démontré par l'arrogance d'un Menahem Begin (Premier ministre israélien, 1977 - 1983), qui a crânement affirmé : « Notre race (il parlait, on l'aura deviné, des juifs) est la Race des Seigneurs. Nous sommes des Dieux, sur cette planète. Nous sommes différents des races inférieures, qui ne sont que des insectes. En réalité, comparées à notre race, les autres races sont des races d'animaux, de bêtes, des troupeaux d'animaux domestiques, dans le meilleur des cas. Nous devons considérer les autres races comme des excréments humains. Notre destin est de régner sur les races inférieures. Notre royaume terrestre sera gouverné par nos dirigeants d'une main de fer. La populace nous lèchera les pieds et se mettra à notre service, en tant qu' esclaves. » Menahem Begin.

Imaginez un instant qu'un quelconque non-juif, d'une certaine influence, ait dit une chose telle celle-ci, à propos des juifs, au vingtième siècle ! Imaginez les hauts-cris, imaginez les conséquences ! Ce discours a-t-il un quelconque rapport avec l' « Israël de Dieu » dont a parlé Saint Paul ? Begin n'a fait que révéler publiquement ce que des millions de sionistes juifs zélés pensent secrètement, dans leur cour. Le régime d'apartheid qu' ils imposent aujourd'hui à la Palestine n'en est que l'éloquente illustration.

S'il est un « Sion » que les chrétiens devraient embrasser, ce Sion là n'est pas de ce monde :

« Ainsi, tu es venu sur le mont Sion, dans la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et dans une compagnie d'innombrables anges, au rassemblement général de l'église des premiers-nés, qui sont inscrits dans le ciel, et devant le Dieu, Juge de tous les hommes, et devant les esprits des hommes justes devenus parfaits, et aussi devant Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et devant le sang qui jaillit de la source (céleste) et qui annonce des choses ô combien meilleures que celui d'Abel » [Héb. 12:22].

Il nous est dit, à de multiples reprises, dans les Ecritures, que nous ne sommes en ce bas-monde que de passaage ; que nous ne devons pas rechercher les biens terrestres, car ils ne tardent pas à disparaître ; que les grands exemples de la foi, tels qu'ils sont rappelés dans Héb. 11, aspiraient à un « pays meilleur » ; ce qui ne signifie en rien un quelconque pays matériel, quelque part sur la terre, mais le Royaume de Dieu lui-même, et « un nouveau ciel et une nouvelle terre », à venir, « où règnent la droiture et le bien. »

En s'accrochant de manière illusoire à un prétendus héritage et à une prétendue lignée abrahamiques, cette petite tribu corrompue, parmi les douze tribus d'Israël, qui usurpa, il y a fort longtemps le sanctuaire du temple et prit le contrôle d'une mafia de faux prêtres, serviteurs d'un temple qui était devenu ni plus ni moins qu'une tombe, pas plus reconnu par Dieu que n' importe quelle coquille vide et un témoignage déplorable de leur péché impardonnable (sauf peut-être pour les rares croyants, pour lesquels le temple restait un lieu de prière), exigerait de nous d'être reconnue comme étant « Israël », fût-ce au scandale des véritables juifs de la Torah, qui eux, sont autrement dans le vrai. En vain, les juifs ont-ils servi du bout des lèvres les grands anciens de la tribu de Juda, comme le Roi David, et ont-ils même élevé Abraham au rang d'un demi-dieu, dans leur synchrétisme écoeurant influencé par l'hellénisation, et dans leur attirance pour la philosophie païenne et une cosmologie spirituelle bien plus plaisante gratifiante. Et tout ceci, en assassinant les prophètes et en lapidant ceux qui lui furent envoyés, de temps à autre, afin d'assurer son salut. Si corrompus étaient ses adeptes qu'ils n'ont même pas été en mesure de reconnaître leur vrai Roi, quand ils furent face à face avec lui, en dépit d 'une litanie de prophètes qui L'avaient décrit en des termes inconfondibles ; qui avaient dit quand Il viendrait, où Il viendrait au monde, dans quelles circonstances Il naîtrait, qu'Il soignerait l'aveugle, qu'Il rendrait l'ouïe au sourd, qu'Il ferait marcher le paralytique et qu'Il ressusciterait même les morts. Et, image la plus claire qui soit : qu'Il s'offrirait lui-même en sacrifice pour la rémission des péchés (des hommes).

Néanmoins, ils étaient pourris jusqu'au trognon, et soit qu'ils ne L'aient pas vu, soit qu'ils n'aient pas voulu Le reconnaître, ils l'ont rejeté, catégoriquement. Leur vaine revendication d'Abraham et le vol de sa droiture sont enracinés dans leur rapacité et dans leur dévotion au monde de la chair, de l'argent, du pouvoir et du contrôle ; ne comprenant pas que la semence d'Abraham ne comptait pas, en tant que telle, parce qu'elle était une race, parce qu'elle ressortissait à la chair, mais bien, en revanche, selon la foi et selon la promesse faite à ceux qui avaient cette foi, qu' eux, les juifs faisaient semblant d'avoir en se livrant à des simagrées religieuses sidérantes, fondée sur des rudiments de la Loi détournées à leur propre avantage (ce qui a, depuis lors, abouti au culte du « judaïsme »), ne réalisant pas, dans leur zèle pour la loi, « . qu'elle (la Loi) avait été ajoutée (à la création) en raison des transgressions, dans l'attente que la semence vienne (le Christ) à qui la promesse avait (véritablement) été destinée » [Galates, 3:19]. Plus ils ont tenté de s'emparer du statut de juste choisi en raison de la Loi, plus la Loi les jugeait et les condamnait à une mort éternelle. Néanmoins, conformément au choix et à l'élection gracieuse de Dieu, un reste précieux fut en permanence préservé : les croyants. Ceux-là étaient les enfants de la promesse, de la foi. Mystiquement ordonnés, et même pré-ordonnés dans l'éternité passée, prédestinés à être conformés à l'image du Christ. Cela n'avait rien à voir avec la race. Ceux qui avaient - et ont aujourd'hui la foi - étaient - et demeure aujourd'hui - le seul « peuple élu » de Dieu : ils ne revendiquent d 'autre héritage que celui du Christ.

Il a été dit par Dieu à Abraham qu'il serait le père de toutes les nations, et que sa descendance serait nombreuses comme les grains de sable de la mer et comme les étoiles dans les cieux, alors qu'il était très âgé et que son épouse avait dépassé l'âge de tomber enceinte. Les juifs sont-ils tellement nombreux, dans le monde ? Nombreux, l'ont-ils été, à quelque moment de l' histoire ? Non. Ils n'ont jamais été nombreux. Ils n'ont même jamais été en passe de le devenir. Mettez vos casques à réfléchir. l'écheveau du mystère de tous les temps est débobiné devant vous, tout est désormais évident. Cette tribu parmi d'autres, dont la plupart de ceux qui s'en revendiquent aujourd'hui ne relèvent ni de près ni de loin d'Israël, car ce sont des juifs ashkénazes, et leurs descendants, n'ont rien à voir avec « Israël » - ils n'ont aucun droit non plus à s'en revendiquer, ni en raison de son appellation, ni en raison de sa localisation - comme Esaü tentant de racheter son droit d'aînesse qu'il avait échangé, dans un moment d' égarement, contre une simple assiette de lentilles, « Car tu sais que par la suite, alors qu'il aurait hérité de la bénédiction, il fut rejeté : car il ne trouva pas de place pour la repentance, bien qu'il l'eut recherchée, ô combien, en versant moult larmes. » [Héb. 12:17]. Les juifs sionistes qui occupent aujourd'hui la terre de Palestine ne sont pas autre chose que des squatters, placés là par une conspiration mondiale orchestrée par la Grande-Bretagne et Ligue des Nations [= les Nations unies]. Ils ont tout simplement usurpé le siège d'un ancien Royaume qui n'est plus de ce monde, car il a été accompli avec la venue de Jésus, un juif de la maison royale de David, dont le trône est dans les cieux (c'est-à-dire : incorruptible et éternel) et non terrestre (passager, corruptible), jusqu'à ce que ses ennemis finissent écrasés sous ses pieds.

Les juifs sionistes contemporains ne diffèrent en rien de la classe régnante des juifs de l'époque du Christ : ils expriment les mêmes prétentions outrageantes et blasphématoires aux fins expresses de voler un héritage qui n'est pas le leur, sous la forme de la terre de Palestine et de tous les bénéfices qu'ils en retirent. Pire, ils manipulent outrancièrement et impavidement le monde, et la loi, et ils recherchent, aux moyens de l' extorsion, un statut Teflon absolu, dans le monde politique contemporain, comme l'a montré une loi adoptée récemment à la Knesset, interdisant dans une illégalité totale toute interrogation des faits historiques relatifs à l 'Holocauste ! Pays après pays, Israël est en train d'ouvrer afin que ces lois soient adoptées dans le monde entier, sous la bannière fallacieuse d' une législation « anti-haine ». L'Anti-Defamation League est même allée jusqu'à suggérer que les Evangiles seraient de la littérature haineuse, et cherche, dès aujourd'hui, à faire de tout croyant chrétien un criminel, sous l'empire de sa législation « anti-haine », avec le soutien du Département d' Etat américain.

Ce sont avec ces mêmes sionistes que les chrétiens évangéliques partagent leur lit, depuis des générations. Le réveil sera sans doute rude !

Cette danse macabre est un slow

Qu'est-ce qui incite donc les chrétiens évangéliques à soutenir l'antéchrist sioniste, malgré tout cela ? Ayant reçu des coups d'oil complices de nombreux faux-convertis issus du judaïsme, qui exagèrent outrageusement les racines juives du christianisme jusqu'à en faire une complète domination juive (en réduisant bien entendu le christianisme à une simple religion, comme le poison judaïque a le don de le faire), ainsi que d'une myriade de prêcheurs télévangéliques, qui nourrissent leurs congrégations affamées de spiritualité avec une litanie d'obsessions « de types et d'ombres » vétérotestamentaires (certains d'entre eux allant même jusqu'à ramener leurs congrégations à des pratiques obéissant aux ordonnances mosaïques, tel l' observance de la Pâque et des fêtes et rituels variés), ainsi que par des chrétiens « messianiques » obsédés de « judéité » (ce sont des juifs qui se sont convertis au christianisme, mais qui ont maintenu divers degrés de culture juive, des traditions religieuses juives et une certaine vanité charnelle juive, allant jusqu'à la subordination des accomplissements christiques sur la croix, ou à leur occultation - certains occultant l' ordination de la Nouvelle Alliance christique et la nouvelle naissance), en faisant tout reposer sur un seul élément dela prophétie : la « renaissance » d'Israël en tant que nation.

On serait bien en mal de trouver un quelconque chrétien évangéliste qui ne croit pas dur comme fer que la création de l'Etat d'Israël, par l'ONU, en 1948, était l'accomplissement d'une prophétie biblique majeure, dans lequel ils voient un miracle. Toutefois, il leur échappe que ce qui s'est passé en 1948 n'était en rien la renaissance prophétisée d'Israël, puisque les prophètes disent clairement que TOUT Israël sera rétabli dans son pays, c' est-à-dire pas seulement la seule tribu de Juda, et certainement pas les gens qui se trouvent aujourd'hui là-bas, à savoir en très grande majorité des juifs ashkénazes, c'est-à-dire des Turcs convertis au judaïsme. En se fondant sur des prophéties imaginaires d'un millénium âge d'or, où le Messie gouvernerait et règnerait sur la terre entière depuis un trône dressé à Jérusalem, les Evangéliques se sont laissé avaler tout cru par la clique frauduleuse des sionistes, qui ne sont pas autre chose que ce que Paul appela les « concis », voici deux millénaires. « Cave canem ! Faites attention au chien, faites attention aux agents du malin, prenez garde aux concis ! Car nous (qui croyons au Christ), nous sommes les (véritables) circoncis, qui adorent Dieu dans l'esprit, et se réjouissent en Jésus Christ, et n'ont aucune confiance en la chair. » [Philippiens, 3:2].

Rien n'a changé. Ils sont toujours les mêmes, tels qu'en eux-mêmes : anti-chrétiens, terre-à-terre, cupides, voleurs, violents, libidineux, sans spiritualité ; ce sont ces agents d'iniquité, sans dieu, contre lesquels le Nouveau Testament nous met sans cesse en garde. Mais, apparemment, ces mises en garde sont sans effet pour les églises évangéliques, de nos jours, qui sont shootées au sionisme (ou à un mélange de sionisme et de théologie de « domination, tout de suite », qui incite les chrétiens à se considérer comme les maîtres du monde, en se prévalant du nom du christ et en insistant fortement sur la politique, le pouvoir et le contrôle terrestres, sans doute guidés par la culpabilité ou la ruse à observer une fausse humilité vis-à-vis des juifs ; toujours entichés de leurs missions mortes (telle celle consistant à apporter l'Evangile « d'abord aux juifs, ensuite aux Grecs », ce qui a été accompli et a pris fin quand Paul s'est enfin rendu compte que le jugement des juifs était fait et qu'il en a eu marre d'eux), aveugles dans leur soutien et leur allégeance politique envers ce qui est carrément l'antéchrist et qui recherche le blasphème suprême contre le Dieu des Cieux, ces églises, ces prétendus chrétiens rendent possible le pire du mal qui règne aujourd'hui sur la Terre.

Les avertissements sont pourtant clairs : ne pas s'allier à eux, être en permanence sur ses gardes afin de ne pas tomber dans leurs pièges et leurs complots - qui aurait pu savoir ces choses-là mieux qu'un membre de cette mafia politico-religieuse comme l'était Paul lui-même, tant par la chair que par la mentalité ?

« Non que je ne puisse, aussi, avoir confiance selon la chair. Si quiconque (parmi vous, les juifs, ndt) pense qu'il a raison et qu'il peut faire confiance en la chair, c'est d'autant plus mon cas : circoncis à l'âge de huit jours, issu du troupeau d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu parmi les Hébreux ; du point de vue de la loi, Pharisien ; en ce qui concerne le zèle, persécuteur de l'Eglise ; en ce qui concerne la stricte conformation à la Loi : sans faute ni reproche. Mais toute chose qui était pour moi un bénéfice [en tant que juif], je devais le compter comme une perte, pour le Christ ». [Philippiens 3 :4]. Paul savait fort bien de quoi il retournait, car il savait cela de lui-même et son expérience, sur la route de Damas, quand il fut transformé (miraculeusement) de Saül en Paul, de massacreur de chrétiens de par son zèle sioniste, en disciple du Christ toujours vivant et homme de paix, il a rendu très claire, pour tout un chacun, sa mise en garde contre « les ennemis de la croix ».

Les Eglises [dites « chrétiennes] n'ont donc absolument aucune excuse pour leur persistance dans leur politique lamentablement pro-israélienne, qui ne fait qu'entacher le monde de toujours plus de sang répandu, qui est enracinée dans les corruptions de la chair, sans espoir de rédemption, condamnée à la tombe éternelle, noyée dans le péché et fondée sur un blasphème impardonnable contre la Grâce de l'Esprit.

Notes

[1] Rabbi Shlomo Chaim Hacohen Aviner, cité in Grace Halsell, Forcing God's Hand (Washington: Crossroads International, 1999), p. 71.

[2] http://bayzan.net/article_view.php?id=200 (Voir 5.3.1 Training the Priests - The Temple Mount Yeshivas)

[3] Livraison d'octobre 1989 de National Geographic Magazine. Discovered April, 1988 in Cave 13, Qumran/ location of many of the Dead Sea Scrolls. [Découverte, en avril 1988, dans la grotte 13, où furent trouvés la plupart des manuscrits dits des « Rouleaux de la Mer Morte ».]

[4] Certains spécialistes situent ce décret en 475 avant J.C., ou encore distinguent entre deux décrets différents, l'un autorisant (les juifs de Babylone) à retourner à Jérusalem pour reconstruire la ville, et l'autre concernant la reconstruction du temple. Quoi qu'il en soit, Yeshua de Nazareth (Jésus) est le seul qui apparaisse à cette époque et qui ait accompli la totalité des prophéties messianiques, à la lettre près.

[5] http://www.christiananswers.net/dictionary/ark.html - Sa surface supérieure, c'est-à-dire le couvercle, le siège de merci, était sertie d'un liseré d'or pur. De chaque côté étaient fixés deux anneaux d'or, dans lesquels étaient passées deux barres recouvertes d'or, grâce auxquelles l' Arche pouvait être portée et déplacée [Nombres 7:9 ; 10:21 ; 4:5 ; 19:20 ; 1 Rois 8:3,6]. A chacune des deux extrémités, il y avait deux représentations de chérubins, situés face à face [Lévitique 16:2 ; Nombres 7:89]. Leurs ailes, étendues au-dessus de l'Arche, formaient le trône de Dieu, tandis que l'Arche elle-même représentait le piédestal de ce trône [Exode 25:10-22 ; 37:1-9].