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Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés

Protocoles des Fous de Sion

Un livre à brûler : L'autre visage d'Israel, d'Israel Adam Shamir

Quel démon vous irrite et vous porte à médire ? Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Boileau

Une nouvelle lune sur les fleurs de Galilée

par Leyla Chavez, 3 novembre 2005

Il était une fois un noble musulman qui résidait en France ; il prit ses cinq enfants avec lui, avec sa femme aussi, une française, et il leur dit : nous partons au Maroc, cet été, où sont nos parents et nos rêves. Mais comme ils étaient pauvres, leur voiture tomba en panne, après avoir traversé l'interminable Espagne. Puis la fin des vacances arriva, et ils rentrèrent à Paris, pleins de la force du Sud.

Deux mois plus tard, Dieu leur envoie une nouvelle épreuve : d'urgence, trouver l'argent pour payer l'avocat, et peut-être même la LICRA, et la justice et l'Etat, car le 2 novembre, il a été condamné à payer une somme exorbitante pour les pauvres, 13 500 euros, outre l'humiliation et la prison avec sursis. Mais d'abord, il célèbre avec tous la fin du Ramadan. Célébrons avec lui ! Il a eu le courage de publier, pour les lecteurs en français, un livre qui rend hommage aux « Fleurs de Galilée » : ses enfants, ses martyrs, et son projet tenace : l'égalité entre tous les habitants. L'auteur est rude, à la façon dont les Israéliens sont rudes : il n'a pas eu peur d'écrire : « Dans une Amérique en expansion constante, les Juifs n'eurent pas besoin de tuer ou de supplanter les élites autochtones ; ils en devinrent une composante importante, contrôlant le discours et conquérant une puissance financière considérable. Ils ne s'identifient toujours pas avec l'Amérique goy : chaque année, ils forcent le Congrès et le gouvernement à envoyer cinq milliards de dollars à leur rejeton israélien, et ils s'efforcent de pousser l'Amérique, aujourd'hui, à faire la guerre à l'Irak à leur place » (L'autre visage d'Israël I « Fleurs de Galilée » éd. Alqalam, Paris 2004, p. 294). C'était il y a quatre ans. Tout ce que l'auteur annonçait s'est confirmé, et nos médias veulent nous pousser à faire la guerre à l'Iran maintenant, pour que les armes nucléaires d'Israël puissent librement terroriser la région. Le juge de Nanterre qui condamne l'esprit de la résistance à travers l'éditeur des « Fleurs de Galilée » a devancé l'Israël et les Etats-Unis, qui ne poursuivent pas encore ce livre, déjà traduit et publié dans une dizaine de langues. Une fois de plus, on peut constater l'abaissement de la justice française, car la formulation des conclusions du juge révèle le tabou : il a refusé de répondre à l'avocat de la défense sur le droit de critiquer de la religion juive, c'est hors sujet, de son point de vue. Cette religion se transmettant presque exclusivement par la filiation maternelle, c'est explicitement une religion qui renforce le sentiment de l'appartenance biologique à une race ; et une seule religion aurait ainsi le droit reconnu par l'Etat français de s'en réclamer. Et c'est bien en application de cet amalgame raciste que l'Etat d'Israël se déclare « Etat juif », et dénie aux non-juifs l'égalité des droits. C'est, logiquement, à une haine de type racial contre les juifs que nous incite la sentence honteuse. Pourtant Dieudonné a gagné ses procès justement en invoquant le droit de critiquer toutes les religions ; et www.Islamiya.info vient également de mettre fin à l'acharnement judiciaire contre son grand site musulman, puisqu'elle a gagné en cassation et sans renvoi, sur le droit de critiquer l' « Etat des juifs », sur plainte des habituels organes de défense des juifs : LICRA, J'accuse, UEJF [1]. L'exceptionnelle sévérité contre l'éditeur d'Israël Shamir prouve bien, s'il en était besoin, l'importance du livre en question : ce n'est pas un pamphlet de plus, dans la série des publications antisionistes, ou un triste outil pour l'histoire scientifique de l'injustice : c'est un livre qui peut faire basculer des gens de tout horizon, à partir des positions les plus sainement philosémites, des gens qui admirent le génie juif, l'esprit communautaire juif, l'attachement juif à sa tradition propre, et qui ne comprennent pas comment ces qualités débouchent sur la construction de multiples murs pour enfermer et pour affamer les Palestiniens.

L'Autre Visage d'Israël est un livre qui produit une libération de la pensée réfléchie, parce qu'il rétablit la circulation du vrai entre les différents domaines : politique locale, histoire internationale, écologie et spiritualité. Le lecteur s'y trouve honoré, il y trouve réponse à ses perplexités, légitimes et pourtant dramatiquement inavouables, un dénouement aux nouds gordiens qui l'étranglent, depuis sa raison inconsciente jusqu'aux balbutiements de son indignation. L'auteur, Israel Adam Shamir, tient à proclamer son identité d'Israélien et de chrétien. C'est avec la brutalité habituelle aux Israéliens qu'il attaque les mensonges des dominants et c'est avec la douceur du Galiléen qu'il rend la vue aux aveugles. M. Alaoui Cherifi, son éditeur en France, assume le rôle spirituel des musulmans de France : il fait appel du jugement de Nanterre. Il donne l'exemple, il résiste à l'aide de sa foi : la dignité, comme la beauté, n'a pas de prix. [1] Pour plus de détails, voir : www.islamiya.info, 0870 440 455

Le procès d'Islamiya va faire jurisprudence

Communiqué de presse, Paris 21 oct. 2005

Le procès d'Islamiya va faire jurisprudence avaient déjà annoncé les sites sionistes et racistes qui ont fait alliance aujourd'hui lorsque le site avait été condamné en appel.

Cela n'est pas faux !

Mais, hélas pour eux, pas dans le sens qu'ils voulaient ! En effet, la Cour de Cassation vient de casser l'appel introduit par quatre associations (J'accuse, UEJF, La Licra .) pour incitation à la haine raciale parce que Islamiya avait eu le courage de dénoncer les crimes de l'armée israélienne contre le peuple martyr de Palestine, photos à l'appui. Les juges ont parfaitement compris que notre action consistait à lutter contre l'apartheid de l'Etat d'Israël et non à incriminer un groupe humain.

Les juges ont compris également la distinction qu'il fallait faire entre un Juif et un Sioniste, partisan d'une idéologie raciste et le chantage à l'antisémitisme dès que l'on critiquait les pratiques inhumaines de l'Etat d'Israël !

Nous les en remercions d'abord pour leur sens aigu de la justice mais aussi parce que l'affaire d'Islamiya fera jurisprudence. Dès lors, il sera permis de critiquer les méthodes d'un Etat raciste qui ne manque pas de défier au quotidien et de narguer la Communauté internationale. La Cour a donc débouté, sans renvoi, nos détracteurs qui n'ont plus aucun recours à faire valoir !

C'est la fin d'une ère de chantage, de diffamations et de calomnies tentant de couvrir les actes d'un Etat voyou mais aussi celle de se faire un argent facile, de commercer avec l'honneur et la dignité des individus car il avait été demandé par ces associations des dommages et intérêts conséquents.

Action politique et action commerciale se sont côtoyées judicieusement dans l'affaire d'Islamiya! Mais, l'heure est venue de rendre des comptes ! Notre site a l'intention de poursuivre ses adversaires mais aussi ses détracteurs pour diffamation. La victoire d'Islamiya est importante car elle prouve que la justice française est saine et que l'on ne doit pas accuser impunément les personnes de crimes qu'elles n'ont pas commis !

 

Condamnation à 23 500 Euro et 3 mois de prison avec sursis pour l'éditeur parisien d'Israel Shamir

C'est une nouvelle proprement époustouflante qui est tombée le 2 novembre à 17 h 34 sur le fil de l'Agence france-Presse. Nous la reproduisons telle quelle : Le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné mercredi le gérant des éditions Al Qalam à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende, pour avoir édité l'ouvrage antisémite "L'autre visage d'Israël" d'Israël Shamir, également interdit à la vente par la justice.

Le tribunal a condamné Abdelila Cherifi Alaoui, gérant de la maison d'édition Al Qalam, pour "incitation à la discrimination, exhortation à la haine et à la violence" en fonction de l'appartenance à une religion.

Outre trois mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende, Al Qalam devra aussi verser 12.000 euros de dommages-intérêts et 1.500 euros de frais de justice à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), partie civile. Enfin, l'éditeur a 30 jours pour retirer l'ouvrage des lieux de vente, sous peine d'une astreinte de 100 euros par exemplaire subsistant à l'expiration du délai.

Le tribunal a motivé son jugement par le fait que "l'_expression +juifs+ est toujours conjuguée au pluriel" dans l'ouvrage, qui présente "les juifs" comme "dominateurs du monde", le tout dans le cadre d'une "troisième guerre mondiale" actuellement en cours selon l'auteur. "L'auteur est attaché à la vulgate antisémite la plus ancienne", notamment en citant dans son livre "Les Protocoles des Sages de Sion", a encore estimé le tribunal.

Paru pour la première fois en 1905 en Russie, "Les Protocoles des Sages de Sion", un livre annonçant comment les juifs entendaient assouvir leur haine, détruire la civilisation chrétienne et prendre un pouvoir universel, a fait le tour du monde, publié à des millions d'exemplaires.

Reconnu comme un faux grossier dès 1921 (il a été écrit par les services secrets de la Russie tsariste opposés à toute libéralisation du régime et voulant utiliser à leurs fins un prétendu complot sioniste), il continue toutefois à être diffusé, utilisé et présenté comme authentique par ceux qui se réclament de l'antisémitisme. Les nazis ont notamment revendiqué l'avoir écrit. Dans "L'autre visage d'Israël", Israël Shamir a écrit page 282: "il faudrait considérer les Protocoles comme un pamphlet politique".

NDLR Quibla : Cette condamnation est d'une extrême gravité. Elle va à l'encontre d'une jurisprudence acceptant des critiques contre des religions, quelles qu'elles soient. Il suffit de lire le livre de Shamir pour se rendre compte que les accusations d' "antisémitisme" sont infondées. Dans les Sages de Sion et les Maîtres du discours, un article de 2002, Shamir tente d'analyser pourquoi, un siècle après leur première publication, les Protocoles des Sages de Sion continuent à avoir un tel succès dans le monde entier. Il en conclut que c'est parce que les sionistes se comportent au jour le jour comme s'ils appliquaient le programme de domination décrit dans ce livre. L'éditeur victime de cette condmnation inique va faire appel. Cette affaire est loin d'être finie.

 

Dieudonné obtient en référé la suppression de passages d'un livre sur lui

L'humoriste Dieudonné a obtenu mercredi du juge des référés du TGI de Paris la suppression de passages d'un livre de la journaliste Anne-Sophie Mercier intitulé "La vérité sur Dieudonné", jugés outrageants à son encontre.

Dans sa demande initiale, l'humoriste demandait la suspension de la mise en vente de l'ouvrage qui doit sortir en librairie jeudi dans l'attente de la suppression des passages qu'il estimait injurieux à son égard. Les passages prêtaient à Dieudonné un certain nombre de positions sur la communauté juive et lui attribuaient notamment une forme de négationnisme. Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, Jacques Gondran de Robert estime dans l'ordonnance que "le livre intitulé +La vérité sur Dieudonné+ écrit par Anne-Sophie Mercier contient des passages injurieux".

Il condamne en conséquence la société Plon, éditeur du livre, "à supprimer lesdits passages (...) dans toutes les éditions ultérieures et à insérer dans l'édition actuellement en librairie" un avertissement faisant état de cette condamnation "et ce, sous astreinte, dans les 3 jours suivant la signification de la présente ordonnance, de 100 euros par infraction constatée, et ce, pour une période de 3 mois".

Plon s'est dit "surpris" par la décision et a décidé de faire appel, a-t-on appris auprès de la maison d'édition. Présent à l'énoncé du délibéré, Dieudonné s'est dit de son côté satisfait. "Il faut passer à autre chose, il est temps d'arrêter d'alimenter la polémique (sur les rivalités communautaires entre noirs et juifs, ndlr), ce livre allait mettre de l'huile sur le feu", a-t-il déclaré à l'AFP.

Alors que l'avocat de Plon, Me Jean-Claude Zylberstein avait expliqué lors de l'audience mercredi matin que ce livre était celui d'une "amoureuse déçue" qui souhaitait voir Dieudonné revenir à l'esprit de ses premiers sketches, l'humoriste a déclaré: "j'ai envie de dire à Anne-Sophie, calme-toi, détends-toi, oublie-moi". Interrogé par l'AFP, Me Zylberstein a estimé que cette décision était "une grave atteinte à la liberté de la presse". "La liberté d'_expression ne peut pas être à sens unique et si les juges suivent la voie du politiquement correct, on peut redouter des lendemains très sombres", a- t-il ajouté. Source : AFP, 2 novembre 2005


À Toulouse, entente cordiale France-Israël


Toulouse avait un air de capitale de la diplomatie, samedi soir 29 pctobre où Sylvan Shalom , ministre des affaires étrangères d'Israël et Philipe Douste-Blazy, son homologue français étaient les invités du 3e dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives). Une rencontre à laquelle ont répondu plus de 400 personnes : élus de droite comme de gauche, représentants de toutes les collectivités sans exception, responsables religieux, institutionnels et économiquesŠ « Et qui s'inscrit dans le cadre du renouveau des relations franco-israéliennes », a souligné Arié Bensemhoun, président du Crif régional.
L'actualité dictant sa loi, la soirée s'est résolument placée sous le signe d'une double préoccupation : les détestables déclarations du président iranien niant l'existence même de l'état d'Israël et le combat toujours indispensable, en France, contre l'antisémitisme et tous les racismes. Ces deux thèmes ont été largement abordés par les deux ministres et c'est un hommage appuyé que Sylvan Shalom a rendu à « mon cher Philippe » pour ses déclarations « immédiates, fortes et déterminées qui ont entraîné la condamnation du discours iranien par de nombreux autres pays ».
A 48 heures de l'assemblée générale des Nations Unies, à New-York, qui devrait déboucher lundi, sur une condamnation solennelle, les deux hommes, qui s'y retrouveront une fois de plus, ont donné, à Toulouse, l'image d'une certaine unité de pensée. « Voilà qui nous conforte dans la fierté qui est la notre depuis toujours d'être français et juif », devait conclure Roger Cukierman, président du Crif national.
Source : La Dépêche du Midi, 31 octobre 2005

 

Tous unis pour Israël, qui ne doit pas être "rayé de la carte" !


La classe politique européenne s'est une fois de plus rangée presque comme un seul homme derrière les défenseurs du "droit d'Israël à l'existence", droit mis en danger par la déclaration, la semaine dernière du président iranien Ahmadinejad, qui n'avait fait que répéter ce que disent les dirigeants iraniens depuis 25 ans, à savoir que l'État d'Israël doit être "rayé de la carte". L'État, et non pas le peuple. Si à Paris, les partis politiques ont répondu à l'injonction du CRIF* de manifester ce mercredi 2 novembre, à Rome, c'est le quotidien Il Foglio (La feuille), proche de Berlusconi, qui a lancé un appel à manifester jeudi 3 novembre devant l'ambassade d'Iran. Parmi les 125 personnalités qui appellent à manifester, on trouve le ministre post-fasciste des Affaires étrangères Gianfranco Fini, le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures Franco Frattini, le leader du centre-gauche Francesco Rutelli et le farfelu leader radical Marco Pannella, qui, lui, fait campagne depuis des années pur une adhésion d'Israël à l'Union européenne. Les seuls à troubler un petit peu cette belle unanimité sont les Verts et les Refondateurs communistes. Les Verts ont décidé d'organiser leur propre sit-in devant l'ambassade iranienne dès mercredi, afin d'affirmer non seulement le "droit à l'existence d'Israël" mais aussi "la nécessité d'une pleine application des résolutions de l'ONU reconnaissant un État palestinien et les droits du peuple palestinien". Quant à Fausto Bertinotti, chef du Parti de la refondation commniste, il a déclaré qu'il ne participerait à la manifestation de jeudi que si une autre manifestation était organisée ppour réclamer un État palestinien. Il n'a pas précisé le pourcentage de territoire palestinien sur lequel cet État devrait "régner".
* Conseil représentatif de institutions juives de France, dont le président Roger Cukierman a tendance à se prendre pour l'ambassadeur d'Israël, ce qui n'est pas étonnant, pusque c'est à lui que Dominique de Villepin a téléphoné le jeudi 27 octobre pour lui faire part de son indignation après le discoiurs d'Ahmadinejad.

Le 27 janvier proclamé journée de commémoration de l'Holocauste : tous les autres génocides purement et simplement oubliés


L'Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi une résolution créant et fixant au 27 janvier la Journée internationale de commémoration du génocide par les nazis de six millions de personnes, des juifs pour la plupart, pendant la Deuxième Guerre mondiale.
L'ambassadeur israélien à l'ONU Dan Gillerman a remercié les 191 membres de l'AG «en ce moment unique et historique (...) pour avoir adopté cette résolution sans précédent».
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, cité par son porte-parole Stephane Dujarric, a estimé que la commémoration annuelle représenterait «un important rappel des leçons universelles de l'Holocauste, un mal unique qui ne peut pas simplement être consigné dans le passé et oublié».
La résolution a été adoptée sans vote, par consensus, mais l'ambassadeur égyptien Maged Abdelaziz a émis quelques critiques après, jugeant que la Journée devrait être consacrée à toutes les victimes de génocide «sans discrimination sur la base de leur origine religieuse ou ethnique». «Personne ne devrait avoir le monopole de la souffrance», a-t-il lancé. Son homologue vénézuélienne Imeria Nuñez de Odreman a également regretté que le 27 janvier ne concerne pas des génocides récents comme ceux du Cambodge, du Rwanda et du Kosovo.
Le représentant de la Jordanie, le prince Ziad Hussein, a en revanche salué la résolution présentée par Israël, les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Russie, souhaitant que le souvenir du génocide de la Deuxième Guerre mondiale empêche que cela ne se reproduise et prévienne d'«autres expressions» de la haine au XXIème siècle.
Source : AP, 1er novembre 2005

 

Les sionistes appellent à manifester mercredi contre l’ambassade d’Iran à Paris

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a appelé dimanche dans un communiqué à un rassemblement de protestation mercredi devant l'ambassade d'Iran à Paris après les "propos scandaleux du président iranien appelant à rayer Israël de la carte". "Le Crif a demandé une audience à l'ambassadeur d'Iran à Paris, le 2 novembre, pour lui remettre une lettre de protestation après les propos scandaleux du président iranien qui a appelé à +rayer Israël de la carte+ et réitéré ses menaces d'agression contre la communauté internationale", a annoncé le Crif.

Ce dernier invite "tous les partis politiques, les familles spirituelles, les organisations de défense des droits de l'Homme", à se rassembler devant l'ambassade d'Iran à Paris mercredi, à 19h00. D'autres organisations juives ont appelé à cette manifestation: le Consistoire de Paris et l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) notamment. Source : AFP, 30 octobre 2005

 

Raphaël Lellouche avait menacé un porteur de keffieh : la justice le condamne


Le tribunal de Paris vient de condamner à une peine d’amende un provocateur qui avait proféré des menaces contre un homme, parce ce que ce dernier portait un keffieh, a-t-on appris de source judiciaire.
Le nommé Raphaël Lellouche a écopé d’une amende de 800 € pour menace de crime ; il devra en outre payer 1.500 € de dommages et intérêts à la victime, M. Garcia, et lui verser 800 € au titre des frais de justice.
L’audience, qui a eu lieu le mois dernier, traitait de faits remontant à la fin 2004.
Un dimanche après-midi de novembre 2004, tandis que M. Garcia et sa femme se promènent dans le quartier du Marais, M. Garcia, qui porte un keffieh autour du cou, est accroché par un groupe de 4 hommes encagoulés. Ceux-ci le coincent dans une rue peu passante, et le somment de leur donner son keffieh. Le rapport de forces étant ce qu’il est, M. Garcia s’exécute.
Il se rend ensuite au commissariat de police, où il aura du mal à faire enregistrer une première plainte. Mais il parvient à faire publier, quelques jours plus tard, le récit de ses mésaventures dans le journal Libération (qui titre la correspondance : « Délit de keffieh à Paris »).
Le quotidien ayant exigé que le courrier des lecteurs soit signé par son auteur, M. Garcia reçoit dans la foulée une série d’appels téléphoniques à son domicile, dont celui-ci : « On a retrouvé votre écharpe. On va vous la rapporter avec quelques amis, vous l’aurez autour du cou avec quelques ingrédients supplémentaires ».
Nouvelle plainte donc, qui permet à la police d’identifier rapidement l’auteur anonyme des menaces. Il s’agit de Raphaël Lellouche, qui se présente comme « consultant », agrégé de philosophie et sémiologie.
Le procureur décide qu’il n’y a pas lieu de poursuivre ( !), mais ordonne quand même un « rappel à la loi », c’est-à-dire une procédure au cours de laquelle la personne en infraction est convoquée par un officier de police judiciaire, lequel a pour tâche de signifier à l’intéressé qu’il ne faut pas recommencer ce genre de choses.
Mais M. Lellouche, guère intimidé, en rajoute, se pose en victime de « l’antisémitisme » et d’un « pogrom » ; il hurle, insulte les policières (« connasses »), bref, refuse ledit « Rappel à la Loi », et contraint ainsi l’appareil judiciaire à le mettre quand même en examen pour menace de crime contre les personnes, un délit passible d’une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 5 ans.
A l’audience, Lellouche se rendra pareillement odieux. Les quatre voyous auteurs de l’agression n’ont pour leur part jamais été retrouvés, et aucun élément matériel n’indique que Lellouche ait eu partie liée avec eux. Mais ce dernier aura le culot d’affirmer qu’en portant un keffieh -symbole de terrorisme palestinien -- dans un quartier « juif », la victime a bien mérité son sort.
Dans sa plaidoirie, Me Jean-Yves Halimi, pour la partie civile, s’est étonné qu’il ait finalement fallu attendre le comportement extravagant de M. Lellouche avec les policiers pour déclencher des poursuites. Lesquels policiers n’ont curieusement pas porté plainte contre M. Lellouche, comme l’a fait remarquer Me Halimi.
On ne s’étonnera qu’à peine, en revanche, de l’absence complète de représentants de la presse, y compris du journal Libération (pourtant protagoniste de l’affaire), lors du procès. Non plus que du silence du CRIF qui, s’il représentait effectivement les intérêts des Juifs comme il le prétend, aurait dû dans l’instant se démarquer publiquement d’un énergumène tel que Raphaël Lellouche. Il est vrai que le CRIF n’a même pas été capable de se débarrasser de l’un de ses dirigeants, le nommé Alex Moïse, animateur de la Fédération Sioniste de France, après que ce dernier avait été condamné par les tribunaux, pour s’être adressé des messages antisémites ... à lui-même.
Source : http://www.paixjusteauprocheorient.com, 31 octobre 2005

 

Jean-Yves Camus récidive


par Ayman El Hakim, 31 octobre 2005
Privé depuis plusieurs mois de tribune quotidienne suite à la disparition du site proche-orient.info [qui est cependant en train de préparer son retrur en force], le chercheur-policier Jean-Yves Camus n'a trouvé que Politis, l'hebdomadaire d'extrême-gauche le plus confidentiel de la presse francophone, fondé et dirigé par Bernard Langlois, pour distiller son venin diffamatoire contre Israel Shamir et ses amis. Mais cela semble normal : Camus serait, paraît-il, de gauche. Une information confidentielle qui reste à confirmer.
Cet article est une construction proprement grotesque. L'argument-massue contre Shamir ne manque pas de sel : et d'abord, il n'est même pas juif, non seulement puisqu'il s'est converti à la foi orthodoxe grecque mais parce que son "ascendance juive" n'est pas prouvée ! Monsieur Camus devrait fournir le kit de dépistage génétique ou sanguin de la "judéité" ! Imaginons un instant que cela soit vrai, que Shamir n'ait pas d'origines juives. Qu'est-ce que cela changerait à sa critique du sionisme ? Deuxième argument grotesque de Camus : il a un passeport suédois en plus de son passeport israélien. Et alors ? Combien de centaines de milliers d'Israéliens n'ont-ils pas deux, ou trois ou quatre passeports ? Troisième argument : à son arrivée en Israël d'Union soviétique, il parlait un hébreu "académique", ce qui indiquerait qu'il l'avait appris sur quelques bancs d'une école du KGB, à Novosibirsk sans doute. Et quel genre d'hébreu Monsieur Camus parle-t-il donc? On l'aura compris, celui du fameux - et inexistant - "vrai peuple juif" fantasmé par les fous de Sion.


Le faux ami de la cause palestinienne


par Jean-Yves Camus, Politis, 27 octobre 2005

Auteur d'un livre sulfureux, Israël Shamir est en France ces jours-ci. Le politologue Jean-Yves Camus* brosse ici le portrait politique d'un personnage infréquentable.

Quel ami de la cause palestinienne prétendrait que la présence de Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002 «signifie le commen-cement de la fin de l'ascendant juif de l'après-guerre» ? Qui, parlant de Daniel Cohn-Bendit, affirmerait que «la cause Juive monopolise le plus clair de son temps » ? Cet homme existe, se dit journaliste israélien d'origine russe, et se nomme Israël Adam Shamk II donnera une conférence à Paris le 29 octobre, quelques s jours avant que le tribunal correctionnel de Nanterre rende son verdict dans le procès \ pour incitation à la haine raciale intenté par la Liera au responsable des éditions al Qalam, qui ont publié son livre, l'Autre Visage d'Israël. Disons-le tout net : Shamir et son petit groupe d'amis sont des marginaux démonétisés depuis longtemps. Comme le responsable de l'as-sociation Entre la plume et l'enclume, qui , organise sa conférence, l'opposant tunisien Mondher Sfar, vieux compagnon de route des négationnistes, ou le site islamiste radical www.quibla.net, dont l'orientation transparaît assez dans le fait qu'une de ses rubriques s'intitule finement « les Protocoles des fous de Sion ».

Reste que, malgré les mises en garde à son encontre diffusées depuis des années par Han Halevi, Dominique Vidal, Hussein Ibish ou Ali Abunimah, cofondateur de Electronic Inti-fada, Shamir continue, en France, à polluer le débat sur la question palestinienne, dans lequel l'accusation d'antisémitisme est maniée à tout propos. Qu'un de ses textes a été publié, le 11 juin 2001, sur un site musulman très fréquenté, www.oumma.com ; que le site de Shamir publie à son tour des contributions (volontaires ? piratées ?) de Maria Poumier et Silvia Cattori. Et qu'il nuit donc à la cause qu'il prétend servir : difficile en effet de rêver mieux, lorsqu'on veut discréditer les associations de soutien à la Palestine, que de les présenter comme complices de ce « juif » qui se fait publier par la même maison que le cheikh Qaradawi et dont l'éditeur prend pour avo-cat Me Éric Delcroix, ancien élu du FN condamné pour négationnisme. Il faut donc démythifier Shamir pour mieux démolir le fantasme de « l'alliance rouge-verte-brune ».

Lorsque Shamir publie en France, en 2003, l'Autre Visage d'Israël, le scandale est immédiat, tant l'ouvrage est rempli d'expressions antisémites, ce qui n'étonne guère venant d'un propagateur de la théorie du complot et des vieux poncifs chrétiens de déicide et de meurtre rituel. Le livre est vite retiré de la vente par son coéditeur, les éditions Balland. Mais l'homme se défend par un curriculum vitae qui paraît impeccable : né en 1950, Shamir explique qu'il est arrivé en 1969 en Israël, qu'il fut parachutiste lors de la guerre de Kippour, puis journaliste pour les plus grands quotidiens israéliens de gauche, et qu'il vit à Jaffa. Pourtant, les magazines antifascistes Searchlight, en Grande-Bretagne, Expo, en Suède, et Monitor, en Norvège, ont mené leur enquête et dressé un tout autre portrait. Celui d'un Russe né à Novosibirsk, dont l'ascendance juive n'est pas prouvée, et qui dit lui-même être converti à la religion grecque orthodoxe. Celui d'un homme qui se cache derrière plusieurs identités et plusieurs résidences. Shamir a bien quitté la Russie pour Israël en 1969. Mais il se pourrait fort qu'il ait été un agent soviétique chargé d'infiltrer les milieux juifs russes dans l'État hébreu. Ceux qui l'ont alors connu affirment qu'il parlait un hébreu appris de manière académique, ce que les refuzniks, dont aucun ne se souvient de lui, n'avaient pas le loisir de faire. En 1988, Sha-mir dit avoir quitté Israël pour la Russie, pour mieux rapporter le déroulement de la pre-mière Intifada, mais peut-être surtout parce que la perestroïka rendait inutile sa mission en service commandé. Cette hypothèse est confor-tée par le fait qu'il a publié dans la Pravda et surtout dans l'hebdomadaire Zavtra, porte-voix des obsessions rouges-brunes, qui publie les encarts publicitaires du négationniste néo-nazi Ernst Zundel. En 1993, Shamir dit avoir quitté la Russie pour retourner en Israël. La date coïncide avec la tentative avortée de putsch contre Eltsine, qui marque une nouvelle défaite de ses amis idéologiques. Mais, en fait, Shamir, à cette date, avait déjà depuis presque dix ans une autre adresse. En Suède. Car, comme l'ont démontré les enquêtes d'Expo et de Monitor, Shamir apparaît dès 1984 dans les registres du recensement suédois, avec une adresse à Stockholm. il a changé de nom en 2001 pour s'appeler Jöran Jermas et a acquis la nationalité suédoise. En avril dernier, le militant propalestinien britannique Manfred Ropschitz a publié, sur le site indymedia.uk, la copie du passeport suédois de Shamir.

Si Shamir est infréquentable, c'est aussi parce qu'il est désormais objectivement d'extrême droite. La preuve : sa participation, en juin der-nier, à la conférence organisée à Kiev par l'Académie interrégionale de management du personnel (MAUP), qui est le principal lieu d'agitation antisémite en Ukraine. Sur le thème « Le sionisme, menace majeure pour la civilisation moderne », Shamir parlait aux côtés de Serge Thion, exclu du CNRS pour négationnisme, et, surtout, de David Duke, un suprémaciste blanc américain venu du Ku Klux Klan. Désormais, sur son site, Shamir n'hésite plus à donner la parole à ceux qui souhaitent une alliance de tous les « antisionistes », néonazis compris : il a mis en ligne l'article du Sud-Africain Joh Domingo, qui affirme que « les nationalistes blancs sont des isolationnistes et non pas des cabalistes internationaux qui veulent diriger le monde», donc avec qui il est possible de faire un bout de chemin pour «arrêter le vol, la dépossession et le massacre des Palestiniens». Faire avancer la cause palestinienne avec le concours des racistes américains d'extrême droite n'est-il pourtant pas le meilleur moyen de donner du grain à moudre à ceux qui voient des antisémites partout ?

* Jean-Yves Camus est notamment l'auteur (avec René Monzat) des Droites nationales et radicales en France (Presses universitaires de Lyon, 1992).


Une conférence d'Alain Ménargues à Neuchâtel


Les clefs du Moyen-Orient
par Jean-Luc Wenger
, L'Express, Suisse, 29 octobre 2005
"Seul sur la scène du théâtre de la Poudrière à Neuchâtel, le grand reporter Alain Ménargues ne se fatigue pas. Jeudi soir, devant une salle presque pleine, il a développé ses connaissances du Moyen-Orient durant 2h30. Invité par l'association les Amis du Monde diplomatique et le Collectif Urgence Palestine, l'ancien directeur de l'information de Radio France Internationale (RFI) a brillé. Le public, connaisseur, a apprécié son tour géopolitique des pays arabes entourant Israël. L'auteur du "Mur de Sharon" a réitéré son affirmation: "Israël est un Etat raciste. Selon la définition du "Petit Larousse", le racisme est la théorie qui privilégie une race, une religion ou une ethnie qu'elle estime supérieures aux autres. Un Etat qui place une partie de sa population au-dessus des autres est raciste".
Le genre de propos qui lui valent régulièrement des menaces des associations juives. Comme ce fut le cas avant sa conférence à Neuchâtel. "Je rejette totalement cette accusation d'antisémitisme. C'est le mot magique pour éviter de dialoguer sur des arguments".

Commentaire de Silvia Cattori


Avant la conférence, Johanne Gurfinkiel secrétaire de la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation) a répandu des informations mensongères contre le journaliste ALAIN MENARGUES afin d'intimider les organisateurs et de dissuader le public de s'y rendre en le qualifiant d'antisémite. En quoi J. Gurfinkiel ne fait que répercuter ce que répandent des sionistes Français comme désinformation (via le magazine judaïque l'Arche, la LICRA, le CRIF, France-Israël, etc) J. Gurfinkiel intervient régulièrement pour accuser d'antisémitisme tout personne qui, selon ses estimations, peut nuire à l'image d'Israël en critiquant sa politique et ses dirigeants.
Il convient de souligner que Dominique Vidal, rédacteur en chef adjoint du Monde Diplomatique, a participé de cette campagne de diffamation scandaleuse. En effet, depuis la publication du livre d'Alain Ménargues « Le mur de Sharon » il n'a cessé de combattre ceux qui au sein de l'Association « Les amis du monde diplomatique » s'opposent à son analyse et veulent simplement écouter et discuter avec Alain Ménargues.
Il est heureux de constater qu'il y a aujourd'hui une résistance contre tous ces zélotes qui se servent de l'antisémitisme pour promouvoir leur ligne politique et faire taire ceux qui ne sont pas dans leur mouvance.
Il est également heureux de voir que le public a compris que dans la quasi-totalité des cas, l'antisémitisme sert à tenter d'éteindre les voix qui rappellent, comme le dénonçait le Dr. Israël Shahak, Président de la Ligue Israélienne des Droits de l'Homme, qu'Israël est une Etat raciste qui pratique l'apartheid.

 

Benoît XVI : nous avons un devoir envers les Juifs et la mémoire de la Shoah


40 ans ont passé depuis la signature de la "Nostra Aetate", la déclaration ecclésiastique déculpabilisant les Juifs d'avoir assassiné Jésus. Dans une lettre écrite par le Pape Benoît XVI et lue lors de la célébration commémorant cet événement, le 27 octobre, le Pape a promis aux Juifs du monde que ni lui ni le Vatican n'oublieraient la Shoah, et qu'ils demeureront engagés dans la consolidation des liens entre le christianisme et le judaïsme.
Selon le Pape, Nostra Aetate a posé les fondements de l'amélioration des relations entre Juifs et Chrétiens. "Nous devons surmonter les préjugés, les quiproquos, les différences et le langage hostile". "Par le passé, j'ai déjà exprimé ma grande détermination à suivre le chemin de mon prédécesseur bien aimé, Jean-Paul II. Le dialogue judéo-chrétien doit continuer et approfondir les liens d'amitié entre ces religions".
L'Ambassadeur d'Israël au Vatican, Oded Ben-Hour, et le Chargé d'Affaires religieuses et de la Diaspora au Ministère israélien des Affaires étrangères, Nimrod Barkan, étaient présents à la cérémonie. Du côté français, il faut notamment mentionner la participation de l'archevêque émérite de Paris, le Cardinal Lustiger, et du Président du Crif, Roger Cukierman.
Source : Ynet, 27 octobre 2005

 

Les timbrés récupèrent Einstein


« La poste israélienne a émis un nouveau timbre commémorant Albert Einstein et les grandes découvertes scientifiques de 1905, année connue sous le nom de Annus Mirabilis, l'année miraculeuse. 2005 est également le 50ème anniversaire de la mort d'Einstein. Le timbre porte une illustration d'Einstein ainsi que de petites icônes illustrant ses grands exploits, y compris l'équation E=mc2 qui décrit la relation entre la lumière et la matière.
En 1952, Einstein a refusé la proposition de David Ben-Gourion de servir comme Président de l'Etat d'Israël naissant, bien qu'il n'ait jamais manqué de mettre en valeur ses rapports profonds avec le peuple juif et son État. »
Ça, c'est ce qu'écrit la presse sioniste. La vérité est quelque peu différente. Albert Einstein, s'il vivait encore de nos jours, serait sûrement une des voix les plus critiques de l'État sioniste. Lui qui était engagé dans la lutte contre la ségrégation raciale aux USA [voir l'article Einstein : races et racisme > http://quibla.net/histoire/histoire19.htm] n'aurait jamais accepté des monstruosités comme le Mur de l'apartheid. Voici ce qu'il écrivait en 1948 à propos d'une visite aux USA de Menachem Begin, ancien chef de l'Irgun et futur Premier ministre d'Israël.


Non aux sionistes nazis !


par Albert Einstein et Hannah Arendt, Lettre au Rédacteur en Chef du New York Times, 4 décembre 1948. Traduit de l'anglais par Mondher Sfar
Cett lettre a été signée par Einstein et Hannah Arendt, avec 26 autres personnalités juives américaines.

Parmi les événements politiques les plus inquiétants de notre temps, c'est l'émergence dans l'État d'Israël nouvellement créé du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique proche dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son attrait social aux partis nazis et fascistes. Il est issu et succède à l'Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste de droite et chauviniste en Palestine.
La visite actuelle du chef de ce parti, Menachem Begin, aux États-Unis est de toute évidence calculée pour donner l'impression que l'Amérique soutient son parti dans les prochaines élections en Israël, et de cimenter les liens politiques avec les éléments conservateurs du sionisme aux États-Unis. Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour lui souhaiter la bienvenue. Il est inconcevable que ceux qui s'opposent au fascisme à travers le monde, s'ils sont bien informés des actes et des projets de Begin, puissent souscrire leurs noms et soutenir le mouvement qu'il représente.
Le public américain doit être informé des actes et des projets de Begin avant que l'irréparable ne soit commis au moyen de contributions financières, de manifestations publiques en sa faveur, et la création en Palestine de l'impression qu'un large secteur de l'Amérique soutient les éléments fascistes en Israël. Les déclarations publiques du parti de Begin ne sauraient nous renseigner sur sa véritable nature. Aujourd'hui, ils parlent de liberté, démocratie et anti-impérialisme, alors que naguère ils prêchaient ouvertement la doctrine de l'État fasciste. C'est à travers ses actes que le parti terroriste trahit sa vraie nature. C'est à travers ses actions passées que nous pouvons juger de ce qui se produira dans l'avenir.

 

Une attaque contre un village arabe


Un exemple choquant est donné par leur comportement dans le village de Deir Yassine. Loin des grandes routes et entouré par des colonies juives, ce village n'a aucunement participé à la guerre, et il a même chassé des bandes d'Arabes qui ont cherché à utiliser leur village comme base de leur action. Le 9 avril, des bandes terroristes attaquèrent ce village pacifique, qui ne représentait pas d'intérêt militaire objectif dans la bataille, et tuèrent la plupart de ses habitants, 240 hommes, femmes et enfants, et s'emparèrent de quelques-uns pour parader avec eux en tant que captifs à travers les rues de Jérusalem. La majorité de la communauté juive a été horrifiée par cet acte, et l'Agence juive a envoyé un télégramme d'excuses au Roi Abdullah de Transjordanie. Mais les terroristes, loin d'être honteux de leur acte, étaient fiers de ce massacre, en firent une large publicité, et invitèrent tous les correspondants étrangers présents dans le pays pour voir les corps amoncelés et les ravages commis à Deir Yassine. L'incident de Deir Yassine est exemplaire quant à la nature et la pratique du Parti de la Liberté.
Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un assemblage d'ultranationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale. A l'instar d'autres partis fascistes, on les utilisait pour briser les grèves, et ils ont eux-mêmes ¦uvré pour mettre fin à la liberté syndicale. Durant les dernières années de violence sporadique anti-britannique, les groupes IZL (Irgun) et Stern inaugurèrent un règne de terreur au sein de la communauté juive de Palestine. Des enseignants ont été battus parce qu'ils les dénoncèrent, des adultes ont été la cible de tirs parce qu'ils ont refusé de permettre à leurs enfants de les rejoindre. Les terroristes ont intimidé la population et extorquèrent un lourd tribut au moyen de méthodes de gangsters, de passages à tabac, de défenestration et d'un brigandage à grande échelle.
Les gens du Parti de la Liberté n'ont pris aucune part à l'oeuvre de construction en Palestine. Ils n'ont pas revendiqué de terre, n'ont pas construit de colonies, et ils se ont seulement retirés de l'action de Défense juive. Leurs activités en matière d'immigration par trop médiatisées étaient en fait infimes et vouées essentiellement en faveur de leurs compatriotes fascistes.
Des contradictions constatées
Les contradictions entre les revendications audacieuses faites maintenant par Begin et son parti, et leurs réalisations passées en Palestine révèlent un parti politique pas comme les autres. C'est là la trace incontestable d'un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes, et les Britanniques sans distinction), et la représentativité sont les moyens, et un « État leader » est l'objectif.
A la lumière de ces considérations, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement se fasse jour dans ce pays. La situation est d'autant plus tragique que les plus hautes instances dirigeantes du sionisme américain ont refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d'exposer à leur électorat les dangers pour Israël d'un tel soutien à Begin.
C'est pour cela que les soussignés agissent ainsi pour présenter ouvertement quelques faits saillants concernant Begin et son parti, et presser toutes les parties concernées afin de ne pas soutenir cette manifestation du fascisme.
Source : Des juifs résistent au sionisme, Paris, 2005, 63 pages, 2,50 Euros. Edité par : La Pierre et l'Olivier - Alliance Zapatiste pour la Libération Sociale (AZLS) - Résistance Verte - Le Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe (CCTE). Commandes : msfar@wanadoo.fr

 

Des sionistes à des postes-clé au Canada


Le Congrès islamique du Canada, qui compte 50 000 membres et représente les 750 000 musulmans du Canada, dénonce la nomination de deux fieffés sionistes à des postes sensibles. Il s'agit de Leo Kolber, 76 ans, ancien sénateur et longtemps conseiller de la puissante famille Bronfman, qui vient d'être nommé à la tête d'une commission consultative fédérale sur la sécurité nationale, et de Jonathan Schneiderman, 43 ans, ancien président régional de la loge maçonnique juive B'nai Brith, nommé conseiller du ministre fédéral des Affaires étrangères Pierre Pettigrew. Ces nominations, a déclaré Mohamed Elmasry, président du Congrès islamique, "rendent nerveux les musulmans canadiens".
Source : www.forward.com, 28 octobre 2005