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Le quotidien online des Musulmans libres et actifs et leurs alliés

Protocoles des Fous de Sion

François Bayrou : «Ariel Sharon est un homme dense, charpenté et structuré »

François Bayrou, a inauguré le 20 octobre une série de rencontres entre le Comité Directeur du CRIF et les dirigeants des principaux partis politiques du pays. À propos du désengagement israélien de Gaza, le président de l'UDF qui dit « avoir toujours résisté à l'anti- sharonisme primaire car Ariel Sharon, qu'il a rencontré, lui a paru un homme dense, charpenté et structuré », a considéré que la détente que l'on constate en France par rapport à Israël est due, pour une bonne part à l'action du Premier ministre israélien. « Quelque chose est apparu qui donne de l'espoir » a estimé l'ancien ministre de l'Education, reconnaissant que, Mahmoud Abbas, qui ne pratique pas le double langage de son prédécesseur, a fort à faire avec le Hamas. Il a également annoncé son intention de se rendre très prochainement en Israël. À propos de l'antisémitisme, François Bayrou a rappelé qu'il a toujours considéré la situation de la communauté juive et de son identité, comme un marqueur de la société française. « Les Juifs portent leur propre destin et un peu plus. C'est une forme d'élection dont les Juifs se seraient bien passés, mais c'est ainsi ». Faisant une référence aux indicateurs colorés de la chimie, François Bayrou a ajouté : « Certes, tous les racismes sont intolérables, mais l'indicateur antisémite est le plus grave ».

Sur la société française dans son ensemble, le regard de François Bayrou est assez sombre. « Le pays traverse une crise très lourde. C'est l'ornière. Le système politique s'épuise. La seule solution est de déterminer avec précision les causes de la situation afin de soigner le mal ».

La position du gouvernement qui, dans la question de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, a ignoré l'opinion du Parlement, « faisant honte aux démocrates », a conduit le dirigeant centriste à évoquer, certes en filigrane, l'émergence d'une VIème République. À propos du dernier dîner du CRIF, François Bayrou a indiqué qu'il a été choqué par le procès d'intention qui a été fait à Roger Cukierman, à ce propos. « Je suis pour la confrontation des idées et je suis favorable à des explications vigoureuses entre les citoyens juifs français représentés par le CRIF et les gouvernants ». Le président de l'UDF a abordé d'autres nombreux sujets au cours de son dialogue avec les dirigeants du CRIF : Jérusalem, l'avenir du Proche-Orient, le communautarisme, la discrimination positive à laquelle François Bayrou dit être rebelle, la laïcité, l'urbanisme, la politique du logement et la mixité sociale, l'école, enfin, à laquelle il conviendrait de redonner son statut d'ascenseur social. Les prochains invités du Comité Directeur devraient être François Hollande, Nicolas Sarkozy, Yann Wehrling et Marie- George Buffet. Source : www.crif.org

 

Le Vatican célèbre 40 ans de dialogue avec le judaïsme

Le Vatican va célébrer jeudi quarante ans de dialogue avec le judaïsme initié par la déclaration "Nostra Aetate", l'un des textes majeurs du concile Vatican II, a annoncé lundi à Rome le cardinal Walter Kasper. Cet anniversaire sera marqué, jeudi soir, par un colloque organisé par le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, l'organisme du Vatican en charge de l'oecuménisme et du dialogue avec les juifs présidé par le cardinal Kasper.

Le cardinal français Jean-Marie Lustiger et le rabbin américain David Rosen, de l'American jewish commitee, y retraceront les étapes d'un dialogue que Benoît XVI, lors de sa visite à la synagogue de Cologne le 19 août, a appelé à approfondir. Le concile Vatican II, qui a bouleversé les rapports de l'Eglise avec le monde contemporain, avait été convoqué par le pape Jean XXIII en 1962. En trois ans de travaux, les évêques du monde entier avaient adopté seize textes, dont "Nostra Aetate", le 28 octobre 1965, peu de temps avant la fin du concile.

Ce texte ouvrait la porte au dialogue de l'Eglise catholique avec toutes les religions. Mais c'est avec le judaïsme que les progrès ont été les plus importants. Avec "Nostra Aetate", l'Eglise tournait la page de près de 2.000 ans d'antijudaïsme bâti sur la théorie que les juifs auraient "tué le Christ", et reconnaissait la filiation entre les religions juive et chrétienne. Vingt ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, marquée par le génocide des juifs d'Europe qui n'avait pas été dénoncé à l'époque par le pape Pie XII, l'Eglise catholique amorçait une démarche qui allait s'accélérer sous le pontificat de Jean Paul II.

En 1979, lors de son premier voyage dans son pays natal, la Pologne, le pape Karol Wojtyla allait prier au camp d'extermination d'Auschwitz. Le 13 avril 1986, il se rendait à la synagogue de Rome. Le 16 mars 1998, le Vatican publiait le texte "nous nous souvenons, réflexions sur la Shoah". Enfin en mars 2000, Jean Paul II allait prier à Jérusalem, devant le Mur des lamentations, pour demander à Dieu de pardonner ceux qui ont fait souffrir les juifs au cours de l'Histoire. A peine élu pour lui succéder, le pape allemand Joseph Ratzinger a annoncé son intention de poursuivre dans cette voie. A la synagogue de Cologne, Benoît XVI a souhaité un dialogue "sincère et confiant" entre juifs et chrétiens, et les a appelés à agir ensemble pour "transmettre le flambeau de l'espérance qui a été donnée par Dieu aux juifs comme aux chrétiens, pour que +jamais plus+ les forces du mal n'arrivent au pouvoir". Source : AFP, 24 octobre 2005

 

Une délégation du CRIF à Rome pour le 40ème anniversaire de Nostra Aetate

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman a annoncé lundi qu'il participerait jeudi au Vatican à une cérémonie pour le 40ème anniversaire de la déclaration Nostra Aetate, étape majeure du rapprochement judéo-chrétien. "Aujourd'hui, nous sommes dans un climat de relations vraiment fraternelles ce qui, après vingt siècles de persécutions, crée une sérénité particulièrement appréciée par les juifs", a ajouté M. Cukierman. "Cette évolution de nos relations peut servir de modèle et d'exemple aux relations entre toutes les religions".

M. Cukierman sera accompagné de Haïm Musicant, directeur général du Crif, Richard Prasquier, conseiller du président, Bernard Kanovitch, membre du comité directeur, et Edith Lenczner, directrice de la communication. Durant la cérémonie interviendront trois personnalités impliquées dans le dialogue judéo-catholique: le cardinal Walter Kasper, président de la commission du Vatican pour les relations avec le judaïsme, le rabbin David Rosen, directeur international pour les questions inter-religieuses de l'American jewish committee et le cardinal français Jean-Marie Lustiger. La France compte la principale communauté juive d'Europe occidentale et la troisième au monde, avec 550.000 à 600.000 personnes. Nostra Aetate, sur les relations avec les religions non chrétiennes et notamment le judaïsme, avait été publiée en 1965 par le concile Vatican II.

"Le pape Jean XXIII, qu'on croyait être un pape de transition vu son âge, a fait une sorte de révolution vis-à-vis des juifs en les lavant de l'accusation de déicide", selon M. Cukierman. "Peut-être influencé par son dialogue avec Jules Isaac, il a transformé l'enseignement du mépris qui a sévi pendant vingt siècles en relation fraternelle qui a été confirmée et amplifiée par Jean Paul II avec sa visite à la synagogue de Rome en 1986 puis au Mur à Jérusalem en 2000". Source : AFP, 24 octobre 2005

 

Joschka Fischer : « La relation avec Israël sera toujours primordiale pour l'Allemagne »

De bonnes relations avec Israël sont et resteront toujours à l'avenir un principe central de la diplomatie allemande, a assuré mercredi à Francfort (ouest) le ministre allemand sortant des Affaires étrangères, Joschka Fischer . "Tout gouvernement allemand, quel qu'il soit, a la respnsabilité de s'impliquer pour Israël et pour le processus de paix", a déclaré Fischer , qui s'exprimait en marge de la Foire du livre de Francfort, lors d'une rencontre avec l'écrivain et journaliste israélien David Grossmann, à l'occasion du 40e anniversaire des relations diplomatiques israélo-allemandes.

"L'Allemagne, quel que soit son gouvernement, utilisera toujours son influence au sein de l'Europe en faveur d'Israël", a poursuivi le ministre sortant, qui doit quitter ses fonctions dans quelques jours. "Nous serons toujours confrontés à notre histoire", a encore dit M. < Fischer en évoquant le génocide des Juifs par les nazis. "Nous, l'Allemagne démocratique, ne pourrons jamais effacer notre responsabilité face à ce crime contre l'humanité", a poursuivi Fischer , tout en observant qu'on ne pouvait cependant pas "réduire l'histoire de l'Allemagne aux douze ans de la période nazie". Evoquant son départ prochain du gouvernement, Fischer s'est déclaré prêt, sans plus de précision, à jouer un rôle à l'avenir en faveur du processus de paix au Proche-Orient. "Ce que je pourrai faire (pour la paix au Proche-Orient), je le ferai", a-t-il affirmé, observant que "la relation israélo-allemande ne se réduit pas à la sphère gouvernementale". Source : AFP, 19 octobre 2005

Un petit dîner avec Rupert Murdoch à 25 000 dollars, ça vous dit ?

Le magnat des médias Rupert Murdoch entend collecter des dizaines de milliers de dollars pour un collège technique israélien en organisant un dîner au siège de son empire à New York dont il sera l'invité d'honneur. Il a diffusé à cet effet une annonce sur le site eBay du réseau Internet, les invitations à ce dîner étant mises aux enchères à partir de 25.000 dollars.

"Le gagnant et quatre autres personnes auront l'unique opportunité de dîner avec leur hôte, M. Murdoch, tout en sachant que la totalité de la somme réunie sera versée au profit du collège technique de Jérusalem, une institution de réputation internationale", indique l'annonce sur le site eBay.

Le Collège technique de Jérusalem, créé en 1969, a gagné sa réputation pour ses travaux de recherche notamment dans les domaines de l'optique électronique et de la médecine technologique. Source : AFP, 18 octobre 2005

 

Le PCF et l'Holocauste : un partenariat international


Ce lundi, en fin de journée, le Parti communiste français et le département de la Seine-Saint-Denis, d'une part, le Mémorial de la Shoah et le musée national de l'Holocauste de Washington, d'autre part, vont signer une convention ayant trait aux archives du PCF relatives à la Seconde Guerre mondiale et déposées aux archives départementales à Bobigny. L'United States Holocaust Memorial Museum est une institution créée en 1980 par un acte du Congrès fédéral. Au-delà de l'extermination des juifs d'Europe, il s'intéresse à l'ensemble des événements de la période allant de la montée du nazisme en Allemagne au procès de Nuremberg. Le Mémorial de la Shoah-centre de documentation juive contemporaine (CDJC) poursuit et développe l'oeuvre initiée en 1943, dans la clandestinité, par Isaac Schneersohn. Avec le Yad Vashem de Jérusalem, ces deux institutions sont les principaux centres mondiaux de documentation sur la destruction des juifs d'Europe. Elles mènent en partenariat un vaste programme de dépouillement systématique des archives publiques françaises. C'est dans ce cadre que les historiens du musée de Washington ont eu connaissance du dépôt du fonds PCF et de l'intérêt qu'il pouvait présenter au regard de leurs recherches.
Peggy Frankston est la déléguée en France de l'US Holocauste Memorial Museum : « Il est patent que le PCF a joué un rôle de premier plan dans la résistance au régime de Vichy et au nazisme. Nous avons déjà étudié les archives publiques de cette période dans une trentaine de départements et fait des relevés dans deux douzaines d'autres. Partout, on trouve en grand nombre des documents relatifs à l'action communiste clandestine et sa répression. Renforcées par le fait que beaucoup de juifs, surtout parmi ceux originaires d'Europe centrale et orientale, étaient membres du PCF ou sympathisants, il y a de nombreuses corrélations entre les deux sujets. » Cette intuition s'est trouvée confirmée par un sondage effectué aux archives de la Seine-Saint-Denis en accord avec le PCF qui demeure propriétaire de son fonds. La convention, qui sera signée ce soir, porte sur l'étude, l'établissement d'un inventaire, le microfilmage et l'usage de ces archives par les deux institutions spécialisées. Ce travail scientifique de première importance bénéficiera directement à la valorisation du fonds, à sa connaissance, en élargira l'accès aux chercheurs et au public, permettra d'en assurer les meilleures conditions de préservation.
Marc Blachère, L'Humanité, 24 octobre 2005