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" Il faut rayer Israël de la carte "

Le Parlement suédois coupe les liens avec le parlement iranien


Le Parlement suédois a cessé tout contact bilatéral avec le Parlement iranien, a annoncé le porte-parole du Parlement suédois Björn von Sydow. « Je défendrai le droit d’Israël d’exister aussi fortement que je défends le droit de mon propre pays d’exister » a déclaré dans une lettre du 14 novembre dernier Bjorn von Sydow, enjoignant les membres du Parlement à cesser tout contact officiel avec leurs homologues iraniens.
Cette décision fait suite à une lettre du Président de la Knesset, Reuven Rivlin, envoyée le 1er novembre dernier à 80 autres Parlements, parmi lesquels des Parlements arabes, après les propos du Président iranien du 26 octobre dernier de « rayer Israël de la carte du monde ». Dans cette lettre, Reuven Rivlin précise que « ces dernières années, l’Iran ne s’est pas seulement contenté d’attaques verbales contre Israël, le sionisme et le peuple juif. Il a été inflexible dans ses efforts d’acquérir la capacité nucléaire militaire et a financé, approvisionné et fourni des formations opérationnelles à plusieurs organisations terroristes majeures ».
Plusieurs Parlements ont passé des résolutions condamnant les propos d’Ahmadinejad, mais « le Parlement suédois a donné la plus forte réaction » a conclu le conseiller diplomatique de Rivlin, Yaakov Levy.
Source : Jerusalem Post, 14 décembre 2005

 

Le sionisme en toute logique…


par Mondher Sfar, 18 décembre 2005 . Courriel : msfar@wanadoo.fr
1) Si l’on considère que le crime de l’holocauste doit être racheté par une terre, pourquoi a-t-on choisi une terre appartenant à des innocents, et non la terre des coupables du génocide ?
2) Si l’on considère que demander pour les ‘juifs’ une terre autre que la Palestine est un acte antisémite, comment expliquer alors que Herzl ait pensé à l’Ouganda pour y établir son Etat et que l’Organisation sioniste ait pris en partie le nom de ‘territorialiste’ ? Le Président iranien a même été en ce sens plus favorable aux juifs que Herzl, puisqu’il ne leur a pas proposé une terre lointaine et peu stratégique comme l’Ouganda, mais bien une terre européenne stratégique comme l’Allemagne ou l’Autriche.
3) Si l’on considère que la Palestine revient aux ‘juifs’ au titre d’un droit historique qui remonterait à 2000 ans, l’Italie serait en droit d’exiger aujourd’hui de l’ONU la reconnaissance d’un Empire romain sur l’Europe et tout le pourtour méditerranéen. Ce principe irrédentiste admis, il n’y a plus aucun empêchement pour que tout Etat ait droit de s’emparer des territoires qu’il possédait à une période reculée de l’histoire, et a fortiori à une époque plus récente.
4) Si l’on admet le principe que la sécurité d’une communauté juive ne peut être garantie que par la création d’un Etat, à l’instar de l’Etat juif en Palestine, l’on devrait appliquer aussi le même principe pour que toute communauté juive de par le monde crée aussi son Etat là où elle se trouve ou sur le territoire de son choix.
5) Ce dernier principe admis, il n’y a plus aucune opposition à ce que toute communauté (religieuse, ethnique, culturelle, y compris les gays, etc.) ait droit à un Etat pour se protéger contre le racisme ambiant, un Etat qu’elle pourra créer soit sur son territoire ou sur n’importe quel autre territoire du monde.

 

Mahmoud Ahmadinejad : « Si les Européens étaient honnêtes, ils devraient offrir une partie de leurs territoires aux sionistes. »


Le président iranien a de nouveau soulevé une tempête à Washington, Bruxelles, Berlin et Tel Aviv en faisant des déclarations le mercredi 7 décembre lors d'une conférence de presse à La Mecque. Voici ce que Ahmadinejad a déclaré, selon l'Agence France-Presse : « Certains pays européens insistent pour dire qu'Hitler a tué des millions de juifs dans des fours et vont jusqu'à dire que quiconque affirme le contraire doit être condamné et jeté en prison. « Bien que nous n'acceptions pas cette affirmation, si elle était vraie nous poserions la question suivante aux Européens: 'le meurtre de juifs innocents par Hitler constitue-t-il la raison de leur soutien aux occupants de Jérusalem?'.

« Si les Européens étaient honnêtes, ils devraient offrir une partie de leurs territoires en Europe - comme l'Allemagne, l'Autriche ou d'autres pays - aux sionistes, de manière à ce que ces derniers y installent leur Etat. Proposez une partie de l'Europe et (en échange) nous vous soutiendrons.

« La question qui se pose est d'où proviennent ceux qui gouvernent en Palestine en tant qu'occupants? Où leurs pères vivaient-ils? Ils n'ont pas de racines en Palestine alors qu'ils se sont emparés du sort de cette nation. Le droit à l'autodétermination n'est-il pas l'un des principes contenus dans la charte des Nations unies? Pourquoi privent-ils les Palestiniens de leurs droits? »


Lundi 12 décembre, Ahmdinejad a "récidivé" lors d'une conférence à Téhéran intitulée "En soutien à la révolution islamqiue en Palestine". Il a posé une question : « Si le massacre des juifs en Europe est vrai et est utilisé comme excuse pour soutenir les sionistes, pourquoi les Palestiniens devraient-ils en payer le prix ? » Et, répondant aux critiques occidentales contre ses positions, il a déclaré : « La politique occidentale concernant la Palestine a toujours favorisé le régime sioniste et blessé le monde islamique, et ils ne peuvent pas être à la fois les médiateurs et les juges de cette question. »

Selon le Sunday Times, Israël pourrait attaquer l'Iran avant les élections S'agit-il d'un ''canard'' ou d'une information vérifiée? Il est encore trop tôt pour se prononcer à ce sujet. En tout cas, le Sunday Times britannique a publié dimanche matin un scoop indiquant que Tsahal pourrait attaquer les installations nucléaires iraniennes avant les élections législatives israéliennes, prévues au mois de mars 2006.

Dans l'article, il est indiqué que ''le Premier ministre Ariel Sharon a donné l'ordre aux forces de sécurité de se préparer à l'éventualité d'un raid contre les réacteurs atomiques iraniens à la fin du mois de mars''.

Les auteurs soulignent que les ordres ont été transmis au chef d'état-major, Dan Haloutz, par le ministère de la Défense et soulignent que des sources militaires israéliennes ont confirmé que les préparatifs pour l'opération battaient leur plein. Le journal, citant des officiers israéliens, prétend que Tsahal envisage des raids aériens et des offensives terrestres pour atteindre ses objectifs et retarder de quelques années le programme nucléaire iranien.

Se voulant plus précis, le Sunday Times estime que les forces de sécurité israéliennes comptent utiliser des unités d'élite et des avions F15, dont les réservoirs ont une capacité suffisante leur permettant de faire un aller-retour sans avoir besoin de se réapprovisionner en carburant.

L'hebdomadaire britannique rappelle que des responsables des services de sécurité israéliens ont déjà mis en garde à maintes reprises contre le développement de l'arme atomique iranienne et ont indiqué que dans quelques mois, Téhéran pourrait atteindre un point de non-retour.

Le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, Youval Steinitz, interviewé dimanche matin sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l'armée, a refusé de confirmer ou d'infirmer le scoop.

De son côté, le vice-président iranien Mohammad Ali Abtahi, également directeur du programme nucléaire, a prétendu samedi soir que son pays suspendrait le processus d'enrichissement de l'uranium tant que les pourparlers se poursuivraient avec l'Occident. Source : Arouts 7, 11 décembre 2005

 

 

Débat


Les ravages de la propagande....


Réponse au site http://www.cyberacteurs.org, par F. Brouquisse, novembre 2005
Je viens de recevoir une demande de protestation à adresser à l'ambassade d'Iran, formulée comme suit : « Je tiens à vous faire connaitre mon émotion en réaction aux propos inadmissibles du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, appelant à ce que l'Etat d'Israël soit "rayé de la carte". »
Je trouve cette initiative consternante.
Vous embrayez le pas - et ce n'est pas la première fois - aux officines sionistes, aux pourfendeurs de "l'islamisme" (de Sarkozy au PS, PC, à l'extrême-droite en passant par Kouchner, Cohn-Bendit et autres reconvertis pro-atlantistes), défenseurs des droits-de-l'homme occidental, (néo-)colonialiste et impérialiste, et dans le meilleur des cas paternaliste, et aux détracteurs traditionnels du monde arabo-musulman.
En outre la moindre analyse et connaissance du dossier (sinon de l'histoire) vous montrerait entre autres choses que l'Iran a toujours combattu et refusé de reconnaitre (et il n'est pas le seul) "l'état" d'Israël avec lequel il a rompu depuis longtemps les relations diplomatiques. Ce n'est donc pas nouveau....
Tant que j'y suis : L'Iran, comme tout autre pays a droit au respect de son indépendance, et à ce titre à avoir les moyens de sa politique énergétique ou militaire, nucléaire y compris. C'est une question de principe. Que la France, les USA, Israël, .... détruisent leurs stocks d'armes de destruction massives (qui elles existent et ne sont pas fictives), et abandonnent le nucléaire (civil et militaire) et on verra après si ils peuvent se permettre de donner des leçons aux indigènes...
Israël est un état colonial, raciste, théocratique et donc au moins 3 fois non-démocratique. En outre s'il existe un danger, bien réel celui-ci, dans la région ce sont les 400 têtes nucléaires ....israéliennes. Rien que cela suffirait amplement à expliquer (sinon à partager le point de vue) la position et les déclarations de l'Iran.
Une précision : rayer Israël ne signifie pas nécessairement virer tous les israéliens. Le jour venu ceux qui joueront le jeu seront accueillis en Palestine, sur un même pied d'égalité (les autres tant pis pour eux : entre un agresseur et un agressé, il serait temps de faire le distinguo !) .[L'afrique du sud a bien été éliminée en tant qu'état d'apartheid, que je sache... (c'est par contre une autre paire de manches du point de vue social et capitalisme...)]
Ceci dit c'est une décision qui appartient aux Palestiniens d'abord, et pas à l'Iran.
Pour info je vous suggère la consultation du site de "Neturei Karta" qui ne sont pas de dangereux islamistes ou gauchistes assoifés de sang : http://www.nkusa.org/
Je ne résiste pas au plaisir de vous en joindre un article : "The Orthodox Jewish response to the criticism of the Iranian President (statement for Al Q'uds Day), 28 October 2005". Et tant qu'à faire, un second d'un personnage bien connu et haut en couleur : "Israel Shamir, à propos de la déclaration du Premier ministre iranien, Päris, 31 octobre 2005".
En conclusion, moi je vais apporter de ce pas mon soutien à l'ambassade d'Iran.
Adichatz,
FB


2 - Quelques jours plus tard j'ai reçu une réponse sous la forme de l'article de Walid Salem, et j'ai répondu à Cyber acteur en quelques lignes (je ne reproduis pas l'article de Walid salem, déjà publié par Quibla) :
Bien joué .... mais trop simple.
* Il serait étonnant que le peuple palestinien, comme n'importe quel autre peuple, soit monolithique. La Fance elle--même face à la menace d'abord, puis l'occupation allemande ensuite, a eu ses Daladier, Doriot, Déat, Pétain, Darlan, comme elle a eu ses Moulin, Thimbaud, d'Estienne d'Orves, ...
* Sans être nécessairement un "collaborateur" Walid Salem s'inscrit dans l'optique de l'initiative de Genève. Or celle-ci a été non seulement contestée mais considérée comme une trahison par la très grande majorité des Palestiniens, en particulier les réfugiés. La simple lecture du protocole de Genève montre d'ailleurs que c'est une capitulation pure et simple.
WS accepte l'existence d'Israël et la création de deux états : c'est une position. Il y en a d'autres.
* Malgré sa présentation non-violente, lissée et "neutre", cousue de fil blanc, le site Mideastweb est un site sioniste. Que des Palestiniens y participent ne change rien à son caractère politique ou idéologique. L'histoire y a été très bien réécrite. Les positions qui y sont défendues sont celles des sionistes "de gauche", de ceux qui veulent la paix au sens de "qu'on leur foute la paix". La prétendue neutralité qui ferait rire s'il ne s'agissait pas d'une question aussi grave est en elle-même tout un programme : il ne peut y avoir de neutralité quand il y a un agresseur et un agressé, un colonisateur et un colonisé. Faire passer les travaillistes pour le camp de la paix est au mieux humoristique...
* Quand à la position de WS sur les propos d'Ahmadinejad, elle est marginale au sein des Palestiniens.
Que le président iranien soit mû par ses convictions religieuses est vraisemblable. Et alors ? On peut être athée, chrétien, agnostique ou bouddhiste, et considérer le sionisme comme une idéologie totalitaire et Israël comme illégitime,
mais je crains que nous ne soyons d'accord là-dessus.
Bonsoir
FB

Il convient de replacer ces observations anti-israéliennes dans leur contexte

par l'Imam Mohammad Eli Elahi

in The Detroit News, 05.11.2005

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

(http://www.detnews.com/2005/editorial/0511/05/E07-372491.htm) L'auteur préside la Maison Islamique de Foi, à Dearborn Heights, Detroit, USA

 

La controverse entoure le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, depuis son allocution très critiquée, consacrée à Israël, à Téhéran, et intitulée « Un monde débarrassé du sionisme ». En tant qu'Américain musulman, j'aimerais donner mon opinion personnelle sur une partie au moins du contexte dans lequel le président iranien a été cité comme ayant déclaré qu'Israël était une « tache disgracieuse » qui « devrait être effacée de la carte ». Mon intention n'est pas de défendre ce que M. Ahmadinejad a dit, mais de clarifier certains deux poids - deux mesures particuliers à ce problème.

Au cours de ses huit années de présidence en Iran, M. Khatami s'est efforcé, dit-on, d'engager le monde et en particulier Israël, dans un dialogue sincère et constructif sur la question palestinienne. Mais Israël est demeurée hostile à l'Iran, et il a menacé, à de multiples occasions l'Iran d 'attaques armées, voire même nucléaires. Pourquoi n'a-t-on pas assisté à une frénésie médiatique similaire, quand Israël appelait à un changement de régime en Iran ?

Comme beaucoup d'Américains, aussi, Ahmadinejad réprouve le comportement agressif d'Israël envers le peuple palestinien. Près de soixante années après la promulgation des résolutions de l'ONU condamnant son occupation, Israël persiste à refuser de se conformer au droit international. La déclaration d'Ahmadinejad reflète la frustration croissante de milliards de personnes qui sont préoccupées par le refus d'Israël de remplir ses obligations légales, vis-à-vis des Arabes. Israël continue à stocker plus de 200 missiles nucléaires, et à refuser de signer un traité de non-prolifération nucléaire. Nous sommes confrontés à une crise grave de prolifération nucléaire, qui menace la sécurité non seulement de la Palestine, mais aussi de tout pays se trouvant à portée des missiles nucléaires israéliens.

Des propos radicaux peuvent froisser certaines sensibilités, mais la politique israélienne dans la région du Moyen-Orient a causé bien plus que de simples susceptibilités. En effet, Israël a été créé par la guerre et l' expulsion du peuple palestinien de ses maisons, et il est évident que ceux qui ont été les bénéficiaires de ces tragédies réagiront par une panique motivée par la culpabilité, dès lors que des appels à la justice en Palestine seront lancés.

Il est évident qu'Ahmadinejad n'a prononcé aucune déclaration antisémite. Des juifs vivent en Iran, et ils sont représentés au Parlement. Le président iranien faisait référence au système politique fondamentalement injuste d' Israël.

De fait, la déclaration du président iranien se comprend mieux quand on la replace dans le contexte américain ; c'est-à-dire dans le contexte de la Déclaration (américaine) d'Indépendance :

« Nous considérons comme évidentes les vérités suivantes : tous les hommes naissent égaux, ils sont dotés par leur Créateurs de certains Droits inaliénables, dont la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur. Afin de garantir ces droits, les Gouvernements sont institués parmi les Hommes, qui tirent leur juste pouvoir du consentement des gouvernés. » Les Américains ont livré une guerre civile, et ont lutté durant un siècle avant de venir à bout de la discrimination raciale. « Un homme, une voix », tel est le principe qui a fonctionné, ici, chez nous, aux Etats-Unis, et il vaut la peine de tenter la même chose en Terre sainte. Plutôt que de monter en épingle l'importance alléguée de quelques mots excessifs, nous devons rester focalisés sur les clés de la paix et de la prospérité. Le discours provocateur de l'Iran offre une base pour un dialogue réel et pour une paix durable.

Nous devons traiter avec Israël sérieusement, et arrêter de tourner autour du pot en marchant sur des oeufs dès qu"il sagit de ce pays. Israël doit cesser ses confiscations de terres et de propriétés appartenant à des groupes ethniques considérés « inférieurs » aux juifs. Israël doit cesser de fomenter des violences dans le monde arabe. Israël doit rendre les territoires occupés à leurs propriétaires légitimes. Les tensions entre l'Iran et Israël cesseront, dès lors qu'Israël aura satisfait aux obligations que lui imposent le droit, tant humanitaire qu' international.

 

 

La réponse d'un Palestinien au président Ahmadinejad


Le site web www.lapaixmaintenant.org a publié et diffusé le texte ci-dessous en le présentant ainsi :


Mahmoud Ahmadinejad appelle à "rayer Israël de la carte". Réponse d'un Palestinien, et pas n'importe lequel

Source : http://www.mideastweb.org/log/archi... 1er novembre 2005
Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant


Walid Salem est directeur de Panorama, Centre pour la diffusion de la démocratie et du développement communautaire, basé à Jérusalem-Est. Site web de Panorama : http://www.panoramacenter.org/index.asp.
Quibla a demandé à plusieurs correspondants de répondre à ce texte. On trouvera après le texte de Walid Salem les premières réponses de Raja Chemayel, Mouloud Fahham, Alain Coutte, Elias Davidsson et Ginette Hess Skandrani.


Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé de façon responsable depuis 31 ans, y compris 5 années passées en prison en tant que prisonnier politique, il est très difficile pour moi de continuer comme si rien ne s'était passé en entendant le président d'un Etat musulman revenir aux slogans des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination d'Israël. A cette époque, c'étaient les slogans des mouvements arabes nationalistes, ainsi que des organisations palestiniennes marxistes. Aujourd'hui, ces slogans sont devenus de la propagande politique islamiste mise au goût du jour par les Iraniens et par différents mouvements politiques qui utilisent l'islam comme idéologie de façade.
Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à leur rôle d'incitation à la haine, mais aussi au fait qu'ils expriment une absence de vision stratégique sur une question liée également à l'après-désengagement en Palestine, à savoir : comment aborder la "question juive" dans les contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman ?
Le premier point à examiner à cet égard est la "question juive" elle-même. Nous, au Moyen-Orient, nous posons-nous cette question ? A l'exception d'un livre écrit il y a quelques années par un journaliste libanais, Joseph Samahah, je n'ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu'il existe une "question juive", non seulement en tant que problème européen, mais aussi en tant que problème arabo-musulman.
Le deuxième point découle du premier. Si la question juive est reconnue, alors, il faut en discuter. Et il faut poser très franchement certaines questions. Les droits des Juifs ont-ils été garantis à travers les siècles dans les pays arabes et musulmans ? Si la réponse est oui, alors pourquoi les Juifs de ces pays ont-ils choisi d'émigrer en Israël ? Ne s'agissait-il que de propagande sioniste ? Et si la seule propagande sioniste les a poussés à émigrer en Israël, alors pourquoi une partie importante des Juifs israéliens originaires des pays arabes et musulmans adoptent-ils des positions de droite à l'égard des Palestiniens et des Arabes ? De plus, qu'ont fait les pays arabes et musulmans pour maintenir de bonnes relations avec ces Juifs une fois ceux-ci émigrés en Israël ? Ces questions appellent des réponses claires, et si nous continuons à justifier les dénis et les omissions, il en résultera une détérioration encore plus grande dans les relations entre Israël et les Palestiniens, et plus généralement, entre Israël et le Moyen-Orient.
Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis d'Israël. Ahmadinejad et les autres de son espèce pensent-ils que ce genre de propagande aide les Palestiniens ? Pensent-ils aider Israël à s'intégrer au Moyen-Orient ? Ou bien cette attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent Israël à faire partie de l'Occident et à se déconnecter des liens avec l'Orient et de la culture orientale, si l'on met à part ces sortes de liens faits de domination et d'hégémonie ? Ces déclarations aident-elles à apporter la paix au Moyen-Orient, ou davantage de haine, de violence, et de prolifération de l'arme nucléaire ? Ahmadinejad espère-t-il utiliser ces armes pour éliminer Israël ? Bien plus, se rend-il compte qu'une réaction israélienne pourrait provoquer l'élimination de l'Iran et probablement d'autres pays du Moyen-Orient ? Pourquoi alimenter une dynamique de militarisation et de prolifération des armes de destruction massive, et non une dynamique de paix ? De quelle sorte de stratégie s'agit-il ? Et qu'est-ce que cela dit sur nos dirigeants ?
Le quatrième point concerne notre rôle dans la résolution de la "question juive". Bien sûr, le problème est né en grande partie en Europe, mais puisque l'Etat juif a été créé au Moyen-Orient, il nous incombe de répondre à la question : allons-nous accepter le défi qui consiste à intégrer Israël dans cette région ? Ou bien voulons-nous créer d'autres problèmes pour la simple raison que nous ne portons pas de responsabilité dans la naissance du problème ? Même si la création d'Israël n'est pas de notre responsabilité directe, il existe malgré tout une responsabilité humaine globale qui nous oblige à trouver une solution au problème des Juifs, et non à traiter les souffrances créées par la création d'Israël en infligeant des douleurs au peuple juif ! Ce sont des questions auxquelles n'a pas pensé Ahmadinejad à cause de l'aveuglement de sa stratégie, incapable de voir l'humanité de l'autre côté.
Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l'islam. Est-ce cet islam tolérant que connaît tout citoyen, de cet islam qui reconnaît "l'Autre" ? Est-ce cet islam qui défend l'égalité des droits sans distinction de religion, de sexe ou de couleur de peau ? Ces idéologies aveugles n'ont rien à voir avec l'islam. Elles ne font que provoquer le contraire de ce que défend l'islam : la haine des différences de religion et, partant, les guerres de religion.
Sur tous ces points, il faut appeler les musulmans modérés à faire entendre leur voix. Les musulmans modérés doivent crier fort, vociférer même, contre ces stratégies aveugles. Ils doivent réclamer un débat réel et intensif autour de la question juive et de la position d'Israël au Moyen-Orient. Sans un pareil débat, profond et fructueux, jamais le conflit israélo-palestinien ne sera complètement résolu.

 

Réponses à Walid Salem


Le Président iranien n'a pas besoin que je le défende


par Raja Chemayel, 4 novembre 2005
L'antisémitisme a fait deux victimes, les Juifs d'abord et les Palestiniens ensuite.
Comme le sionisme qui a cooûté la Palestine au Palestiniens et la moralité aux Juifs.
Tous les deux, l'antisémmitisme et le sionisme ne furent jamais un produit arabe ou oriental.
La question juive et l'État juif sont deux sujets importés et imposés aux Arabes.
Tous ce que les Palestiniens et Arabes font comme bêtises ou comme violences ou n'importe quoi d'autre est justifiable et légal , car c'estde l'autodéfense !!
Finalement, le fanatism de droite chez les Juifs orientaux est dû au fait qu'ils savent tres bien qu'ils ne furent jamais persécutésdans l'océan arabo-musulmant, donc ils n'ont aucune raison d'établir un Israël.....ni en Palestine ni au Canada !!
Le Président iranien espère faire ce que les sionistes ont déjà fait,
Il n'a pas besoin de moi pour le défendre...

 

Mes félicitations au président iranien : une réponse point par point à Walid Salem


par Mouloud Fahham, du Centre intergalactique de lutte contre les hoax sionistes et les dérives communautaristes, qui est totalement indépendant et ne reçoit aucune subvention d'aucun État existant ou virtuel, 4 novembre 2005.
En gras, les propos de Walid Salem, en italique les réponses de Mouloud Fahham

Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé de façon responsable
depuis 31 ans, y compris 5 années passées en prison en tant que prisonnier
politique, il est très difficile pour moi de continuer comme si rien ne s'
était passé en entendant le président d'un Etat musulman revenir aux slogans
des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination d'Israël.

Sur le plan personnel, en tant que Français engagé de façon responsable
depuis 35 ans (plus 4 ans d'engagement « irresponsable » avant ma majorité)
dans la défense de la Cause palestinienne, il est réjouissant pour moi d'
entendre le président d'un Etat musulman revenir à la réalité historique de
l'entité usurpatrice sioniste, et reprendre les propositions humanistes des
mouvements palestiniens, dans les années 70, avant la trahison arafatienne.

A cette époque, c'étaient les slogans des mouvements arabes nationalistes,
ainsi que des organisations palestiniennes marxistes. Aujourd'hui, ces
slogans sont devenus de la propagande politique islamiste mise au goût du
jour par les Iraniens et par différents mouvements politiques qui utilisent
l'islam comme idéologie de façade.

A l'époque, peu de Français s'intéressaient à la cause palestinienne et aux
mouvements de libération arabes. Curieusement, on a vu se multiplier de faux
militants de la cause palestinienne - en réalité, des cryptosionistes -
depuis les accords dit « de paix » d'Oslo, qui correspondent pour nous,
Européens, aux accords de Munich, Philippe Arafat étant dans le rôle de
Yasser Pétain.

Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à leur rôle d'
incitation à la haine, mais aussi au fait qu'ils expriment une absence de
vision stratégique sur une question liée également à l'après désengagement
en Palestine, à savoir : comment aborder la "question juive" dans les
contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman ?

Il n'y a aucune incitation à la haine dans le discours de M. Ahmadinejad,
qui fait preuve d'une très grande profondeur de vue et d'une haute vision
humaniste en énonçant l'évidence : il ne saurait y avoir de paix, ni au
Moyen-Orient, ni dans le monde, tant que subsistera l'entité sioniste
usurpatrice, fomentatrice de la totalité des guerres dites « de
civilisation » qui nous opposent au monde musulman.


Le premier point à examiner à cet égard est la "question juive" elle-même.
Nous, au Moyen-Orient, nous posons-nous cette question ? A l'exception d'un
livre écrit il y a quelques années par un journaliste libanais, Joseph
Samahah, je n'ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu'il existe une
"question juive", non seulement en tant que problème européen, mais aussi en
tant que problème arabo-musulman.

Bien entendu, les sionistes créent de toutes pièces et diffusent grâce aux
médias majoritairement à leurs bottes une « question musulmane » qui ne
trouve de reflet que chez des intellectuels stipendiés tel M. Kepel. Mais la
question juive existe bel et bien, et principalement en Occident. Elle ne
trouvera de solution qu'avec la disparition du paradigme juif, ce que prône
le penseur chrétien ex-juif israélien Israel Adam Shamir.

Le deuxième point découle du premier. Si la question juive est reconnue,
alors, il faut en discuter. Et il faut poser très franchement certaines
questions. Les droits des Juifs ont-ils été garantis à travers les siècles
dans les pays arabes et musulmans ? Si la réponse est oui, alors pourquoi
les Juifs de ces pays ont-ils choisi d'émigrer en Israël ? Ne s'agissait-il
que de propagande sioniste ?

Les sionistes et les cryptos, comme M. Walid Salem, sont gonflés. Mais ça,
il y a longtemps qu'on le sait. Comme si ce n'était pas eux qui avaient
déposé des bombes dans les synagogues de Bagdad, en 1952-1953, pour «
encourager » les juifs irakiens à faire leur « alyah » ? Et comme si ce n'
était pas le député juif Adolphe Crémieux qui, entre autres bévues, a
décerné la nationalité française aux juifs algériens, afin de mieux diviser
pour « mieux » régner ? On connaît le résultat.

Et si la seule propagande sioniste les a poussés à émigrer en Israël, alors
pourquoi une partie importante des Juifs israéliens originaires des pays
arabes et musulmans adoptent-ils des positions de droite à l'égard des
Palestiniens et des Arabes ? De plus, qu'ont fait les pays arabes et
musulmans pour maintenir de bonnes relations avec ces Juifs une fois ceux-ci
émigrés en Israël ?

Les juifs des pays arabes n'ont pas attendu d'être en Israël pour être des
petits blancs fascistes. C'est bien pourquoi ils ont dû, pour la plupart,
décamper d'Algérie en 1962. Pourquoi les pays arabes auraient-ils «
maintenu » des bonnes relations avec des félons passés à l'ennemi,
fussent-ils juifs ? Il y a des limites au racisme anti-arabe, tout de même ?
! ?

Ces questions appellent des réponses claires, et si nous continuons à
justifier les dénis et les omissions, il en résultera une détérioration
encore plus grande dans les relations entre Israël et les Palestiniens, et
plus généralement, entre Israël et le Moyen-Orient.

Pour parler de « détérioration » de je ne sais quelles relations, encore
faudrait-il que ces relations existassent ? La greffe allogène qu'est Israël
au Moyen-Orient ne prend pas, on voit bien les symptômes du rejet. Et elle
ne prendra JAMAIS ! ! !

Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis d'Israël. Ahmadinejad et
les autres de son espèce pensent-ils que ce genre de propagande aide les
Palestiniens ? Pensent-ils aider Israël à s'intégrer au Moyen-Orient ? Ou
bien cette attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent
Israël à faire partie de l'Occident et à se déconnecter des liens avec
l'Orient et de la culture orientale, si l'on met à part ces sortes de liens
faits de domination et d'hégémonie ?

Parce qu'aider les Palestiniens, cela consiste à aider Israël à s'intégrer
au Moyen-Orient ? Je rêve, là, ou quoi ? ! ? Israël, créé par l'Occident, n'
a pas de mal à en faire partie, merci ! Ce qu'il y a de bien, avec Israël, c
'est qu'on voit que toutes les valeurs négatives de l'Occident : racisme,
hégémonisme, colonialisme, découlent des miasmes vétérotestamentaire qui
subsistent dans sa culture. Le jour où l'Occident deviendrait véritablement
chrétien, tout cela disparaîtrait, pour le bien (pour la sauvegarde ?) de l'
Humanité. Lisez Shamir !

Ces déclarations aident-elles à apporter la paix au Moyen-Orient, ou
davantage de haine, de violence, et de prolifération de l'arme nucléaire ?
Ahmadinejad espère-t-il utiliser ces armes pour éliminer Israël ? Bien plus,
se rend-il compte qu'une réaction israélienne pourrait provoquer l'
élimination de l'Iran et probablement d'autres pays du Moyen-Orient ?
Pourquoi alimenter une dynamique de militarisation et de prolifération des
armes de destruction massive, et non une dynamique de paix ? De quelle sorte
de stratégie s'agit-il ? Et qu'est-ce que cela dit sur nos dirigeants ?

Il faut dénoncer haut et fort la détention d'un arsenal nucléaire
sophistiqué et surpuissant par Israël, comme l'a fait le héros ex-Mordechaï
Vanunu, devenu, par son baptême chrétien (bienvenue dans l'humanité !) John
Crossman [Jean L'Homme de la Croix : xi-xi-xi - bisque-bisque-bisque rage,
les sionistes !]. Peut-être une dissuasion nucléaire s'installera-t-elle
entre l'Iran et Israël, comme entre l'Inde et le Pakistan, même si c'est un
pari (très risqué) sur le caractère humain des dirigeants sionistes ? Même
si les dirigeants sionistes risquent de succomber au syndrome de Massada (ou
de Samson : au choix !) ? Ce ne serait pas la première fois que les
sionistes causeraient une guerre mondiale !

Le quatrième point concerne notre rôle dans la résolution de la "question
juive". Bien sûr, le problème est né en grande partie en Europe, mais
puisque l'Etat juif a été créé au Moyen-Orient, il nous incombe de répondre
à la question : allons-nous accepter le défi qui consiste à intégrer Israël
dans cette région ? Ou bien voulons-nous créer d'autres problèmes pour la
simple raison que nous ne portons pas de responsabilité dans la naissance du
problème ? Même si la création d'Israël n'est pas de notre responsabilité
directe, il existe malgré tout une responsabilité humaine globale qui nous
oblige à trouver une solution au problème des Juifs, et non à traiter les
souffrances créées par la création d'Israël en infligeant des douleurs au
peuple juif !

Les Européens n'ont pas su trouver de solution à la question (insoluble)
juive. Pourquoi la Palestine, où les Occidentaux se sont débarrassés de
leurs juifs, devrait-elle apporter cette solution ? Que l'on en finisse avec
la diplomatie du caniveau (je fais allusion ici à une campagne d'affichage,
à Paris, dans le cadre de la lutte contre les déjections canines) !
Il ne s'agit pas de solutionner les problèmes nés de la création de l'entité
sioniste : il en fallait pas la créer ! Le peuple juif, s'il existait,
ferait bien de se poser quelques questions sur la transhistoricité de ses
« souffrances ». C'est ce que Bernard Lazare avait commencé à faire, avant
que les sionistes n'inventent l' « affaire Dreyfus ». Dommage.

Ce sont des questions auxquelles n'a pas pensé Ahmadinejad à cause de l'
aveuglement de sa stratégie, incapable de voir l'humanité de l'autre côté.
Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l'islam. Est-ce cet islam
tolérant que connaît tout citoyen, de cet islam qui reconnaît "l'Autre" ?
Est-ce cet islam qui défend l'égalité des droits sans distinction de
religion, de sexe ou de couleur de peau ?

C'est la première fois que je vois quelqu'un ne pas voir quelque chose « à
cause de l'aveuglement de sa stratégie ». Attendez, permettez, je vais
changer de stratégie, là : je n'y vois pas bien ! ! ! ? !
Ah bon, pourquoi, tout d'un coup, cette pommade pour « cet Islam que connaît
tout citoyen ? » J'en parle à Sarkozy. En quoi, puisqu'il s'agit, me
semble-t-il des juifs, s'agirait-il, pour l'Islam, ou pour une quelconque
philosophie ou religion, d'un « Autre » ? En quoi les juifs sont-ils
différents des autres humains ? M. Salem est raciste ; il est antisémite, ou
quoi ? ! ?

Ces idéologies aveugles n'ont rien à voir avec l'islam. Elles ne font que
provoquer le contraire de ce que défend l'islam : la haine des différences
de religion et, partant, les guerres de religion. Sur tous ces points, il
faut appeler les musulmans modérés à faire entendre leur voix. Les musulmans
modérés doivent crier fort, vociférer même, contre ces stratégies aveugles.
Ils doivent réclamer un débat réel et intensif autour de la question juive
et de la position d'Israël au Moyen-Orient. Sans un pareil débat, profond et
fructueux, jamais le conflit israélo-palestinien ne sera complètement
résolu.

Et voilà, M. Salem nous fait du conflit du Moyen-Orient une guerre de
religion ! Ah, on voit bien d'où est partie la croisade de Bush (on le voit
aussi avec la démission de Scooter Libby.) ! Demander à des musulmans
modérés de vociférer, cela risque de les faire cesser d'être modérés !
Bien entendu, les musulmans doivent s'interroger sur l'illégitimité d'Israël
au Moyen-Orient et sur les moyens les plus efficaces de s'en débarrasser.
Malheureusement, comme l'a signalé et souligné le penseur Israël Shamir, les
musulmans sont daltoniens, en matière de paradigme juif : ils ne voient pas
le danger inhérent au judaïsme : le déracinement (concept emprunté à la
grande philosophe - à la sainte - Simone Veil).

« Centre pour la diffusion de la démocratie et du développement communautaire » : voilà qui sonne bien bizarre ? C'est une filiale de l' Anti-Defamation League, de la Licra ou de l'Aipac ?

Source :
http://www.lapaixmaintenant.org/article1177
Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
Ah : la source : « lapaixmaintenant.org » éclaire tout ! Eh bien, j'espère que ce M. Walid Salem est bien un prête-nom, et que les sionistes usurpateurs de la Palestine n'ont tout de même pas pu trouver un aliéné d'origine palestinienne pour diffuser des billevesées aussi grossièrement fallacieuses.


À chaque secte son État ? Arrêtons le délire !


par Alain Coutte, 4 novembre 2005
Ce texte me semble bien réfléchi pour une personne qui aurait fait de la prison.
Première question : Es-il vraiment palestinien ou est-ce un texte conçu et rédigé par un "sioniste modéré" ? Je m'interroge toujours avant car, par les temps qui courent.... allez savoir !
Pour en venir au fond, comme je le rappelais récemment lors d'un violent échange avec un "sioniste immodéré", la question est de savoir si chaque religion ou secte a le droit de créer un État hérétique au mépris des populations locales ? Pourquoi pas un Etat chréti(e)n, musulman ou encore de la secte des utilisateurs de PC ?
Imaginez que je crée un Etat en Casamance, au sud du Sénégal, qui rassemblerait la communauté de tous les "utilisateurs de PC au monde". Sa population serait déjà plus nombreuse que celle d'Israël et, vu l'excellent climat et les kilomètres de plage du Cap Skirring [pub], je suis certain de réussir mon coup. Mais par là-même, je déstabiliserai un pays et surtout mes frères et amis Diolas casamançais qui feraient immédiatement de la résistance. Mais il est vrai que vu qu'il n'existe pas de pétrole, il y a peu de chances que les Nations unies s'emparent de laquestion, sous réserve que notre communauté crée des emplois, donnent de bons bakchichs aux autorités sénégalaises pour créer cet Etat, etc, etc... L'affaire est donc jouable, mais elle ne m'intéresse pas, car je préfère conserver mes excellentes relations locales.
C'est en résumé ce qui s'est passé pour Israël : des zélotes fanatiques d'horizons différents, mais possédant pour SEUL point commun : la même religion, ont créé un Etat hérétique en plein Proche et Moyen-orient, au mépris des populations locales, sous le SEUL prétexte qu'un abruti - aujourd'hui reconnu comme un mythe -, leur a promis cette terre il y a quelques milliers d'années !
La question de fond étant posée, venons-en aux réalités. Tout le monde sait, les Iraniens les premiers, qu'Israël existe.
Tout d'abord il y a lieu de rectifier une monumentale erreur de propagande. Le président iranien n'a JAMAIS dit qu'il fallait "rayer israël de la carte", mais il a parlé de "rayer le régime d'occupation de la carte".
De la même manière que les Alliés ont "rayé le régime fasciste nazi de la carte" en 1945, ni l'Allemagne, ni les Allemands n'étaient concernés et n'ont pas été rayés de la carte.
Il y a tout d'abord lieu de rétablir LA VERITE et ce, SANS MENTIR (Episiode 4).
Ensuite, il y a lieu de dissocier complétement les Juifs des Sionistes, tout comme on distinguait clairement les Allemands des Nazis. Ne mélangeoons pas les serviettes et les torchons. Les premiers sont des gens comme tout le monde, avec leurs qualités et leurs défauts, tandis que les seconds sont des zélotes fanatiques qui adhérent à une idéologie raciste et triplement antisémite :
- à l'encontre des Palestiniens, un véritable peuple sémite, LUI ! ;
- à l'encontre de la "Maison d'Israël", ces Juifs éthiopiens qualifiés de "Falashas" (Aliens,étrangers,...) en Israël, sous prétexte qu'ils ont la peau noire ;
- à l'encontre des 100 000 Juifs Sépharades irradiés par Israël dans les années 1960 et qui EUX n'auront jamais un mur avec leurs noms inscrits dessus ! Paix à leurs âmes.
Enfin, quand on parle des "Juifs", c'est comme si on parlait des Chrétiens ou des Musulmans : il y a en a partout dans le monde, dans tous les pays. Ils ont tous des avis différents, mais sont parfaitement assimilés dans leurs Etats respectifs, en dehors des quelques antisémites marginaux qui constituent une infime minorité que l'on rencontre fatalement partout dans le monde et ce, de tout temps, qui ne méritent même pas qu'on s'intéresse à eux, sauf pour les punir sévèrement et les mettre en prison. Hélas il restera toujours des abrutis et des antisémites (le terme "antisémite" ne désignant pas seulement "contre les Juifs" dont seulement 10% d'entre eux sont véritablement d'origine sémite selon les experts en ADN, mais tous les Sémites, dont en particulier les Palestiniens, Libanais,...).
Où est le problème ?
1- Le problème "Juif" n'existe pas et il n'a jamais existé, car les Juifs sont parfaitement assimilés dans leurs pays respectifs et tellement bien intégrés qu'ils en constituent bien souvent l'élite de part leur ardeur au travail, leur sens des affaires, ou encore leurs talents artistiques,...
2- Le seul problème qui existe, c'est qu'une bande de Zélotes fanatiques se sont emparés d'une religion - tout comme je pourrais m'emparer de la religion chrétienne pour créer un Etat avec quelques amis (rassurez-vous, cela ne m'intéresse pas du tout) -, avec un soutien financier massif de quelques milliardaires qui contrôlent le monde pour imposer un Etat "pseudo démocratique" aujourd'hui reconnu par tous les corrompus de la planète.
C'est ce problème qui pose aujourd'hui un réel problème, non seulement au Proche et Moyen-Orient, mais aussi à l'humanité toute entière, la preuve en a été apporté par un sondage européen réalisé en décembre 2003 qui considérait Israël comme la première menace pour la planète.
Et ce problème, il faudra bien le résoudre.
Comment ?
Tout simplement en regardant ce qui a marché dans l'histoire et le plus bel exemple en est l'Afrique du Sud :
- Hier, raciste et ségrégationniste avec différentes communautés marginalisées,
- Aujourd'hui, un bel exemple de pays démocratique multiculturel en pleine Afrique noire.
Alors, vu que Noël approche, est-il permis de penser qu'un seul Etat démocratique et multiculturel puisse aussi voir le jour en plein Proche et Moyen-orient avec Jérusalem comme capitale ?
Je concluerai simplement par cette phrase :
"Les rêves les plus fous sont ceux qui mettent le plus de temps à se réaliser, mais ils sont les plus durables, lorsqu'ils deviennent réalité."
Excellent week-end à toutes et tous.

Un commentaire d'un Palestinien juif à Walid Salem

par Elias Davidsson, Reykjavik, 4 décembre 2005

J'ai suivi les propos du dirigean iranien ainsi que lu les propos de Walid Salem. Il est correct que les intellectuels arabes ne se sont pas penchés sur la "question juive" au Moyen-Orient. Vu la puissance de l'Etat sioniste, on peut comprendre que l'accent ait été mis sur le combat contre cet Etat plutôt que sur le sort à réserver à ses citoyens, une fois que les droits du peuple palestinien seraient conquis. Pour beaucoup d'arabes, la "question juive" semble soit académique, soit un luxe qui ne les concerne pas. Je ne crois pas que cette attitude est désirable. Je suis d'accord avec Walid Salem que le sloganisme ne peut pas remplacer une stratégie intelligente pour combattre le sionisme. On peut comprendre que les victimes directes du régime sioniste sentent une forte haine contre leurs oppresseurs. Mais cela ne donne pas le droit à des tiers, y inclus des dirigeants de pays étrangers à la Palestine, à attiser cette haine. Leur devoir est d'indiquer un chemin, tracer une stratégie. Il est aussi vrai que les pays arabes ont peu fait pour démontrer leur sympathie pour leurs ressortissants juifs qui se sont installés en Israël, et les inciter à retourner dans leurs pays d'origine (à l'exception du Maroc). Cela montre que les dirigeants de ces pays ne se soucient pas de leurs ressortissants juifs. Walid Salem propose que les pays arabes (et l'Iran) s'efforcent d'intégrer Israël au Moyen-Orient. Je ne pense pas qu'il soit possible de le faire, car aussi longtemps qu'Israël reste un Etat "juif", il n'acceptera pas de s'"intégrer" au Machreq. Pour l'Etat juif il est nécéssaire de maintenir un mur physique ou au moins mental entre soi et son entourage, pour éviter la dilution de son caractère "juif" (culturel, démographique). C'est pourquoi l'Etat juif procède régulièrement à des provocations envers ses voisins. Cet Etat ne peut pas survivre une vraie paix avec ses voisins. C'est là, pourtant, que je joins l'argumentation de Walid Salem: Il a raison de penser qu'une politique musculaire contre cet Etat, accompagnée de cris de guerre, ne peut que renforcer l'unité nationale parmi les juifs israéliens et le soutien par les juifs de la diaspora. Une telle politique est mauvaise et peut même être suicidaire. Le mouvement de résistance palestinien a essayé pendant presqu'un siècle de s'opposer au sionisme avec des attaques physiques. Le résultat est nul. Le Congrès national africain a réussi à faire démanteler l'apartheid parce qu'il se donna une stratégie qui faisait place honorable aux blancs au lieu de les acculer au mur. L'OLP aurait du proposer aux juifs israéliens de rejoindre la combat contre le sionisme, comme camarades de lutte. Il ne l'a pas fait. Cette erreur majeure continue jusqu'aujourd'hui à empêcher les Palestiniens de conquérir leurs droits. Pour ceux, comme moi, qui luttent honnêtement depuis longue date pour les droits inaliénables du peuple palestinien, dont le droit au retour, et pour l'abolition du sionisme, il est important de décrisper les israéliens de leur angoisse existentielle, maintenue - il est vrai - par leurs dirigeants, envers le monde musulman. Il faut qu'ils puissent avoir confiance dans une convivialité future avec leurs voisins musulmans. Il est du devoir de chacun qui désire une paix juste en Palestine d'oeuvrer dans ce sens. Il faut, pour cela, encourager toutes les formes de coopération honnête et à base de solidarité entre juifs et musulmans, entre israéliens et palestiniens, au lieu de créer des fossés. C'est la meilleure voie pour combattre le sionisme.

Une réponse anticolonialiste à un Palestinien victime du syndrome du colonialisme

par Ginette Hess Skandrani, 4 novembre 2005

Les slogans des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination de la structure de d'Israël afin de faire naïtre un pays où tous ses habitants, (y compris les juifs qui venaient d'Europe et n'avaient rien à y faire) seraient des citoyens libres et égaux, ont bien aidé à décoloniser l'Algérie ainsi que d'autres colonies africaines. Si les organisations de la gauche stalinienne, trotsko-communiste ou socio-démocrate n'avaient pas soutenu l'idéologie sioniste, la Palestine aurait également profité de cette mouvance anticolonialiste. Ces slogans que nous avons criés et écrits sur tous les murs, ont été et restent le fondement de toute réflexion sur la souveraineté des peuples autochtones, face à ceux qui les ont spoliés de leur terre et de leur histoire.

La Palestine, au sens historique du terme est le dernier échantillon de cette spoliation. Vous dites : "A cette époque, c'étaient les slogans des mouvements arabes nationalistes, ainsi que des organisations palestiniennes marxistes".

Je n'ai jamais été ni nationaliste, ni marxiste. Je suis écologiste et en tant que telle l'appartenance à la terre et à la tradition de cette terre est primordiale. Les Palestiniens respectaient cette terre ancestrale. Ce sont les Européens qui, en arrivant ont exporté les traditions de culture expansionniste occidentale, qui demande énormémént d'eau, d'engrais et de pesticides, dans une région semi-désertique et qui ont , de ce fait, détruit l'équilibre écologique de la Palestine.

Ils n'aimaient pas cette terre, ils voulaient juste la conquérir et non la préserver pour les générations future.

C'est une attitude purement colonialiste. Ils ont agi de la même manière dans toutes leurs colonies depuis la conquête de la terre des Amérindiens, jusqu'à celle des Africains.

Vous répétez, comme les sionistes : "Aujourd'hui, ces slogans sont devenus de la propagande politique islamiste mise au goût du jour par les Iraniens et par différents mouvements politiques qui utilisent l'islam comme idéologie de façade".

Dans l'association "Pour un seul Etat démocratique en Palestine/Israël", dont je suis une des représentante en France, il n'ya pas "d'islamistes" et pourtant tous ses membres, très divers et couvrant les cinq continents de la planète, sont également pour le démantèlement des structures de l'Etat d'Israël.

Votre phrase : "Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à leur rôle d'incitation à la haine, mais aussi au fait qu'ils expriment une absence de vision stratégique sur une question liée également à l'après désengagement en Palestine, à savoir : comment aborder la "question juive" dans les contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman"

Pourquoi aborder uniquement la question juive et non celle de tous les habitants de ce pays et également de la région? Vous avez certainement un problème, car il me semble que les juifs font partie de l'humanité et ne sont pas une entité extra-humanitaire.

Pour parler d'incitation à la haine, il me semble que le fait de défendre un Etat pluriel et multiculturel où tous ceux qui aiment cette terre auront leur place est un acte de solidarité humaine contraire à toute haine. Si les Juifs des pays européens ont choisi d'émigrer en Israël, c'est qu'ils avaient, autant que les chrétiens l'esprit de conquête et s'imaginaient qu'il pouvaient exporter leur civilisation (ou décivilisation), tout en s'enrichissant dans des contrées éloignées et non belliqueuses. C'était le but de l'idéologie sioniste.

Que les pays arabes environnant la Palestine, n'aient pas accueilli des colonisateurs éradicateurs, les bras ouverts, se comprend très bien. C'était une intrusion dont ils ne se sont jamais remis. Le président Ahmadinejad, en relançant le débat sur le "comment vivre ensemble" et dans le respect de toutes les composantes des sociétés moyen-orientales, en proposant une solution qui permet aux juifs de s'y intégrer à travers le démantèlement d'Israël , a relancé un véritable débat, qui nous permet, après les manipulations d'Oslo 1 ou 2 et tous les faux accord suivants servant à décrédibiliser la résistance légitime des colonisés, de poser la légitimité d'un Etat ethnique dans cette région.

Et ce n'est certainement pas l'Iran qui est un danger pour le Moyen-Orient vu que ce pays cherche seulement, afin deconstruire un certain équilibre dans la région, à acquérir ce qu'Israël développe depuis plus de vingt ans, au vu et au su du monde entier .... la bombe atomique.

S'il est un pays dangereux pour la Paix ... c'est bien l' Israël. Les populations européennes l'ont exprimé en 2004, dans un sondage où ils ont désigné cet Etat, comme un danger pour la paix par 59 % de réponses positives. Avant de désigner l'Iran, ne vaudrait-il pas mieux, au nom de la Paix et de la Sécurité du Moyen-Orient, lancer une campagne pour le déarmement d'Israël ? Et là, nous pourrons effectivement demander à l'Iran de ne pas développer la bombe nucléaire.

Le débat reste ouvert. À vos claviers ! Envoyer vos contributions à redactionquibla@yahoo.fr


Kofi Annan reporte sa visite en Iran


Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a reporté sa visite prévue en Iran à la mi-novembre, après les propos du président iranien concernant Israël, a annoncé vendredi 4 novembre son porte-parole.
"Le secrétaire général et le gouvernement iranien sont convenus que le moment n'était pas approprié pour qu'il fasse une visite en Iran", a déclaré le porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.
"Compte tenu de la controverse actuelle, il aurait été difficile (à M. Annan) de faire des progrès sur les thèmes qu'il souhaitait aborder avec les autorités iraniennes", a-t-il ajouté.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait appelé la semaine dernière à "rayer de la carte" Israël, déclenchant un tollé dans de nombreux pays du monde.
Source : AFP, 4 novembre 2005

 

"Vive la liberté ! Vive Israël !" : 10 000 personnes devant l'ambassade d'Iran à Rome


« L'unique note amère a été la difficulté à trouver un orateur iranien de l'opposition, parce qu'ils sont menacés, aussi bien en Italie que dans leur pays, eux et leurs familles. Nous avons réparé cela en scandant DURUD BAR AZADI ­ ZENDEBAB ISRAEL, qui veut dire en farsi : Vive la liberté ! Vive Israël ! » (Giuliana Ferrara, Il Foglio, éditorial du 4 novembre 2005 intitulé "Comment est née la marche aux flambeaux des métis" (sic!)
Entre 10 000 et 15 000 personnes ont participé jeudi soir devant l'ambassade d'Iran à Rome à une manifestation de soutien à Israël, qui a réuni hommes politiques de droite et de gauche, syndicalistes et représentants des communautés juives et musulmanes.
L'appel à cette manifestation a été lancé par le directeur du quotidien de droite Il Foglio, Giuliano Ferrara, ancien porte-parole de Silvio Berlusconi, en réaction aux propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelant à ce que l'Etat d'Israël soit "rayé de la carte".
Selon les organisateurs, 15 000 personnes ont participé à ce rassemblement pacifique où chaque manifestant tenait à la main une bougie et où une marée de drapeaux isaréliens flotte au-dessus des têtes. Les forces de l'ordre, citées par l'agence italienne Ansa, ont recensé pour leur part 10 000 personnes.
Quelques heures avant le début du rassemblement, le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini et le ministre de la Défense Antonio Martino ont renoncé à participer à la manifestation, afin de "ne pas porter préjudice à nos intérêts nationaux et à la sécurité de nos compatriotes".
Roberto Calderoli, ministre des Réformes et également leader du parti populiste de la Ligue du Nord, ainsi que Mario Landolfi, ministre des Communications, ont été les seuls représentants du gouvernement Berlusconi à participer à ce rassemblement.
"On conteste le droit d'Israël à exister. On ne le fait pas pour les pires dictatures du monde ou pour les gouvernements les plus sanguinaires", a dénoncé le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, lors de la manifestation.
"Je suis ici pour réaffirmer que les déclarations du président iranien sont un obstacle au processus de paix" au Moyen-orient, a déclaré le président de la Ligue musulmane en Italie, Mario Sciajola, ex-ambassadeur italien en Arabie saoudite et converti à l'Islam, qui a participé au rassemblement "à titre personnel".
Etaient également présents Walter Veltroni le maire de Rome, Massimo d'Alema le président de Démocrates de gauche (DS) ou encore Alfonso Pecoraro Scanio le président des Verts italiens.
Romano Prodi, leader de l'opposition italienne, n'avait pas prévu de participer à la manifestation. Il a cependant rencontré dans la journée de jeudi l'ambassadeur d'Israël à Rome, Ehud Gol, et l'ambassadeur iranien à Rome, Bahram Ghasemi.
L'Italie est un des tous premiers partenaires économiques européens de l'Iran. Un responsable ministériel iranien cité jeudi par le quotidien économique Il Sole-24 Ore sous couvert de l'anonymat a mis en garde contre de possibles rétorsions financières iraniennes contre l'Italie.
Quelques dizaines d'islamistes avaient manifesté jeudi devant l'ambassade d'Italie à Téhéran en réaction au rassemblement romain.
"Israël doit être et sera rayé de la carte" ou encore "Les soldats italiens doivent quitter l'Irak", proclamaient les pancartes brandies par les manifestants à Téhéran, répondant à l'appel d'organisations étudiantes.
"Mort à Israël", "Mort à l'Amérique", ont scandé les manifestants qui ont aussi dénoncé un "coup d'Etat juif chez Fiat".
La mission diplomatique italienne n'avait pas vu de manifestations depuis des années alors qu'elles ont été fréquentes ces derniers mois devant d'autres ambassades européennes dans la capitale iranienne, à commencer par la britannique.
Les Affaires étrangères iraniennes ont pour leur part durement critiqué de récentes déclarations du chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini condamnant les propos du président iranien et faisant preuve de fermeté dans la querelle nucléaire iranienne.
Les paroles de M. Ahmadinejad ont "provoqué l'écoeurement dans le monde" et la réponse de la communauté internationale doit être "claire et résolue", a dit M. Fini au journal Yediot Aharonot à l'occasion d'une visite en Israël ces derniers jours.
Les déclarations de M. Fini, "faites dans les territoires palestiniens occupés contreviennent aux règles de courtoisie diplomatique et sont synonymes d'indifférence devant le massacre de Palestiniens sans défense, et devant le terrorisme d'Etat d'Israël", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, cité par l'agence officielle Irna.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a qualifié de "complètement folles et inacceptables" les déclarations de M. Ahmadinejad. Il a aussi soutenu les efforts diplomatiques allemands, britanniques et français pour "dissuader (l'Iran) de produire des armes nucléaires".
Source : AFP, 3 novembre 2005

02/11/2005 - Tous unis pour Israël, qui ne doit pas être "rayé de la carte" !


La classe politique européenne s'est une fois de plus rangée presque comme un seul homme derrière les défenseurs du "droit d'Israël à l'existence", droit mis en danger par la déclaration, la semaine dernière du président iranien Ahmadinejad, qui n'avait fait que répéter ce que disent les dirigeants iraniens depuis 25 ans, à savoir que l'État d'Israël doit être "rayé de la carte". L'État, et non pas le peuple. Si à Paris, les partis politiques ont répondu à l'injonction du CRIF* de manifester ce mercredi 2 novembre, à Rome, c'est le quotidien Il Foglio (La feuille), proche de Berlusconi, qui a lancé un appel à manifester jeudi 3 novembre devant l'ambassade d'Iran. Parmi les 125 personnalités qui appellent à manifester, on trouve le ministre post-fasciste des Affaires étrangères Gianfranco Fini, le commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures Franco Frattini, le leader du centre-gauche Francesco Rutelli et le farfelu leader radical Marco Pannella, qui, lui, fait campagne depuis des années pur une adhésion d'Israël à l'Union européenne. Les seuls à troubler un petit peu cette belle unanimité sont les Verts et les Refondateurs communistes. Les Verts ont décidé d'organiser leur propre sit-in devant l'ambassade iranienne dès mercredi, afin d'affirmer non seulement le "droit à l'existence d'Israël" mais aussi "la nécessité d'une pleine application des résolutions de l'ONU reconnaissant un État palestinien et les droits du peuple palestinien". Quant à Fausto Bertinotti, chef du Parti de la refondation commniste, il a déclaré qu'il ne participerait à la manifestation de jeudi que si une autre manifestation était organisée ppour réclamer un État palestinien. Il n'a pas précisé le pourcentage de territoire palestinien sur lequel cet État devrait "régner".
* Conseil représentatif de institutions juives de France, dont le président Roger Cukierman a tendance à se prendre pour l'ambassadeur d'Israël, ce qui n'est pas étonnant, pusque c'est à lui que Dominique de Villepin a téléphoné le jeudi 27 octobre pour lui faire part de son indignation après le discoiurs d'Ahmadinejad.


Discours de M. Mahmud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran


26.10.2005
http://www.nytimes.com/2005/10/30/weekinreview/30iran.html?pagewanted=2
Traduit du farsi en anglais par Mme Nazila Fathi
Traduit de l’anglais pour Quibla par Marcel Charbonnier

[Nous publions ci-après la traduction, par Nazila Fathi, du bureau du New York Times à Téhéran, du discours prononcé le 26 octobre par le Président Mahmud Ahmadinejad lors d’une conférence de l’Association des Etudiants musulmans consacrée à « Un monde débarrassé du sionisme ». Cette conférence a été tenue à Téhéran, dans les locaux du ministère de l’Intérieur.
Ce discours a été affiché online, en persan , par Iranian Studient News Agency ( http://wwwisnagency.com ) Les explications données entre crochets sont celles de Mme Fathi.
]

Je remercie Dieu d’avoir l’opportunité de participer, en ce jour, à cette manifestation…

Nous devons examiner les origines véritables du problème palestinien : s’agit-il d’un conflit entre un groupe de musulmans et des non-juifs ? S’agit-il d’un conflit entre le judaïsme et d’autres religions ? Est-ce le combat d’un pays contre un autre pays ? Est-ce le combat d’un pays contre le monde arabe ? Est-ce une lutte pour la terre de Palestine ? J’imagine que la réponse à toutes ces questions est : « non ».

L’installation du régime d’occupation de Qods [Jérusalem] a représenté une offensive majeure de l’oppresseur du monde [les Etats-Unis] contre le monde musulman. La situation a fluctué, au cours de cet affrontement historique. Parfois, les musulmans ont vaincu, sont allés de l’avant, et l’oppresseur a dû reculer.

Malheureusement, depuis trois siècles, le monde musulman ne cesse de reculer. Je ne veux pas examiner ici les raisons de cet état de fait, mais simplement passer en revue l’histoire. Le monde musulman a perdu ses dernières défenses, au cours du siècle écoulé, et l’oppresseur du monde a installé le régime d’occupation. Par conséquent, la lutte, aujourd’hui en Palestine, est le principal front de l’affrontement du monde musulman avec l’oppresseur mondial, et le sort de cette bataille décidera du destin d’un combat qui se poursuit depuis sept siècles.

La nation palestinienne représente la nation musulmane [Ummah] contre un système d’oppression et, grâce à Dieu, la nation palestinienne a adopté la foi musulmane, dans un environnement musulman, dans son combat, et ainsi, nous avons assisté à son progrès et à ses succès.

Je tiens à vous remercier pour le choix judicieux du titre de cette conférence.

Beaucoup de personnes, perdus dans l’affrontement entre le monde musulman et les infidèles ont essayé d’élargir le blâme et les responsabilités. Ces gens disent qu’un monde sans les Etats-Unis et le sionisme est inenvisageable. Mais vous savez que c’est là un but, et donc un slogan (tout à fait) possible !

Prenons un peu de recul. Nous avions un régime hostile, dans ce pays, un régime anti-démocratique, armé jusqu’aux dents, qui surveillait tous les citoyens, au moyen de son appareil sécuritaire, la Savak [service de renseignement du régime du Shah d’Iran]. Chez nous, régnait un environnement de terreur. Quand notre cher Imam [Ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la Révolution iranienne] a dit que ce régime devait être balayé, beaucoup de personnes qui se prétendaient politiquement bien informées dirent que c’était impossible. Tous les gouvernements corrompus soutenaient le régime (du Shah), quand l’Imam Khomeini initia son mouvement. Tous les pays, tant occidentaux qu’orientaux, soutenaient le régime (du Shah), et ils ont même continué à le faire après le massacre du 7 septembre [1978], et ils continuaient à dire que le régime était indéboulonnable. Mais notre peuple a résisté, et cela fait aujourd’hui vingt-sept ans que nous survivons, sans régime inféodé aux Etats-Unis. La tyrannie de l’Est et de l’Ouest sur le monde doit prendre fin, mais les gens faibles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne peuvent y croire.

Qui pouvait imaginer qu’un jour nous assisterions à l’effondrement de l’Empire oriental ? Mais nous avons assisté à sa chute, de notre vivant, et il s’est effondré à tel point qu’il faut aller faire des recherches en bibliothèque (à son sujet), parce qu’il n’en reste absolument rien. L’Imam [Khomeini] disait que Saddam devait débarrasser le plancher, il disait qu’il serait affaibli à un point que personne ne pouvait imaginer. Aujourd’hui, vous le voyez, cet homme qui parlait avec une telle arrogance, il y a à peine dix ans de cela, qu’on aurait pu croire qu’il était immortel : il est jugé dans son propre pays, il est pieds et poings liés, par ceux dont il pensait qu’il le soutenaient, et aussi ceux avec le soutien desquels il a perpétré ses crimes…

Notre Imam bien-aimé disait que le régime d’occupation devait être rayé de la carte, et c’était là un propos très sage. Nous ne pouvons faire de compromis sur la question de Palestine. (Bien entendu), il est (toujours) possible de créer un nouveau front, à l’intérieur (et en recul) d’un ancien front. Mais ce serait une défaite et quiconque reconnaît la légitimité de ce régime [Israël] a, de fait, signé la reddition du monde musulman. Notre cher Imam visait le cœur de l’oppresseur du monde dans son combat, c’est-à-dire le régime occupant. Je ne doute pas un seul instant que la nouvelle vague qui s’est soulevée en Palestine, et dont nous sommes les témoins dans le monde islamique, aussi, éliminera cette tache disgracieuse (sur le visage) du monde musulman. Mais nous devons être en éveil, et nous méfier des traquenards.

Depuis plus de cinquante ans, l’oppresseur du monde essaie de donner une légitimité au régime occupant, et il a pris des mesures en ce sens, afin de le stabiliser. Voici vingt-sept ou vingt-huit ans, ils ont franchi un palier majeur. Mais, malheureusement, un des pays les plus importants a commis une grave erreur, et nous espérons que cette erreur, ce pays va la réparer [allusion au traité de paix entre l’Egypte et Israël].

Récemment, ils [les Israéliens] ont essayé un nouveau tour. Ils veulent faire passer l’évacuation de la bande de Gaza, qui leur a été imposée par les Palestiniens, pour la victoire… des Palestiniens. Une victoire finale, des Palestiniens (donc), qui mettrait un terme au problème de la Palestine au motif que serait créé un Etat palestinien à côté d’eux. Aujourd’hui, ils veulent emberlificoter les Palestiniens dans leurs viles manœuvres et les amener à se battre entre eux autour de positions politiques, qui les distrairaient de leur cause (sacrée) : la cause palestinienne. Ils (les Israéliens) veulent convaincre certains des pays islamiques que, étant donné qu’ils ont évacué la bande de Gaza et apporté la preuve de leurs bonnes intentions, la légitimité de leur régime (usurpateur) corrompu devrait être reconnue. J’espère que les formations et le peuple palestiniens sont bien conscients de cette manœuvre (sioniste).

La question de Palestine n’est absolument pas réglée. Viendra le jour où un gouvernement palestinien, représentant vraiment le peuple palestinien, viendra au pouvoir ; viendra le jour où tous les réfugiés (palestiniens) rentreront chez eux ; viendra le jour où un gouvernement démocratique, élu par le peuple, accèdera au pouvoir. Bien entendu, ceux qui sont venus de loin à seule fin de piller cette terre (de Palestine) n’ont aucun droit à décider du destin de cette nation.

J’espère que le peuple palestinien restera en alerte, et conscient, comme ils l’ont toujours été, en poursuivant leur lutte, tout au long de la décennie écoulée.

Si nous dépassons cette brève période avec succès, la voie vers l’élimination du régime occupant sera aisée, et ce sera une pente descendante.

J’avertis tous les dirigeants du monde musulman du danger de cette manœuvre (sioniste). Quiconque reconnaît ce régime, à cause des pression de l’oppresseur du monde, ou encore par naïveté ou par égoïsme, sera damné à jamais et brûlera dans (le feu de) la fureur des pays islamiques.

Les gens qui sont assis dans les cabinets calfeutrés ne sauraient décider au nom de la nation islamique, ni permettre à cet ennemi historique de continuer à exister au cœur du monde islamique.

 

30/10/2005 - Les sionistes appellent à manifester mercredi contre l'ambassade d'Iran à Paris


Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a appelé dimanche dans un communiqué à un rassemblement de protestation mercredi devant l'ambassade d'Iran à Paris après les "propos scandaleux du président iranien appelant à rayer Israël de la carte". "Le Crif a demandé une audience à l'ambassadeur d'Iran à Paris, le 2 novembre, pour lui remettre une lettre de protestation après les propos scandaleux du président iranien qui a appelé à +rayer Israël de la carte+ et réitéré ses menaces d'agression contre la communauté internationale", a annoncé le Crif.
Ce dernier invite "tous les partis politiques, les familles spirituelles, les organisations de défense des droits de l'Homme", à se rassembler devant l'ambassade d'Iran à Paris mercredi, à 19h00. D'autres organisations juives ont appelé à cette manifestation: le Consistoire de Paris et l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) notamment.
Source : AFP, 30 octobre 2005

 

Ali Khamenei : « Ces ignorants ne savent pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen pour renverser un régime ou un gouvernement.

C'est la résistance et la volonté des nations qui anéantissent les régimes corrompus » Le numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré dimanche que "la résistance palestinienne" ferait tomber le "régime sioniste", laissant ainsi entendre que la position iranienne vis-à-vis d'Israël était inchangée. "C'est la résistance en Palestine qui, sans aucun doute possible, fera tomber le régime sioniste", a déclaré le Guide suprême, cité par l'agence estudiantine Isna. L'ayatollah Khamenei s'exprimait quatre jours après que le président Mahmoud Ahmadinejad eut suscité un tollé international en déclarant: "comme l'a dit l'imam (Khomeiny, fondateur de la République islamique), Israël doit être rayé de la carte". Ces propos, condamnés par le Conseil de sécurité de l'Onu, ont conforté les États-Unis et Israël dans l'idée que l'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire. "Ces ignorants ne savent pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen pour renverser un régime ou un gouvernement. C'est la résistance et la volonté des nations qui anéantissent les régimes corrompus", a dit le Guide. Il a mis en garde les pays de la région "soumis" aux États-Unis: "l'Égypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie et les autres pays de la région doivent prendre en compte cette réalité que les États-Unis n'ont pas seulement un problème avec le Liban et la Syrie".

Selon le Guide, "l'objectif principal" des États-Unis est d'instaurer des "gouvernement fantoches" dans la région. "Les dirigeants américains, par de tels actes, conduisent leur propre pays à l'anéantissement, ce qui est probablement la vengeance divine". Source : AFP, 30 octobre 2005

 

 

Ahmadinejad vire 3 ambassadeurs et en rappelle 18


Alors que l'ensemble de la direction irnaienne s'est rangé derrière le président Ahmadinejad, suite à ses déclarations du 26 octobre sur la nécessité de "rayer l'État d'Israël de la carte", les diplomates iraniens en poste en Occident ont eu des réactions plus louvoyantes, craignant que le prix à payer pour l'Iran serait trop élevé. Le président iranien a donc réagi énergiquement à la mollesse des diplomates et vient de limoger les ambassadeurs iraniens à Londres, Paris et Berlin, qui avaient été nommés à leurs postes par son prédécesseur Mohamed Khatami. En outre, dix-huits diplomates ont été rappelés à Téhéran pour consultations. On va leur sonner les cloches et leur expliquer que la conjoncture est favorable pour l'Iran, face à l'enlisement US en Iraq et aux hésitations européennes sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'Iran. Selon le Leader suprême de la révolution iranienne et le président, il n'y a pas à craindre d'action militaire occidentale contre l'Iran, les menaces ne sont que du bluff.
L'Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, chef du système judiciaire iranien, a déclaré le 28 octobre, lors de la grande manifestation célébrant la Journée international d'Al Qods :
« Israël a été créé pour que les superpuissances mondiales puissent établir leur base arrogante, à travers ce gouvernement terroriste, dans le monde musulman. C'est pourquoi cela ne concerne pas que la Palestine, c'est beaucoup plus prfond que cela. »
Le député juif au parlement iranien Morris Motammed a déclaré de son côté le même jour que tous les vrais juifs et adepts de la religion divine ainsi que ceux qui croient en Moïse haïssent les usurpateurs israéliens à cause du comportement barbare du régime sioniste. la guerre inégale et les affrontements entre les Israéliens, équipés des armes les plus sophistiquées, et les Palestiniens, qui n'ont que des pierres, sont la cause du ressentiment général contre Israël.
Source : Iran Focus et www.irna.ir, 28 octobre 2005

 

« Il faut rayer Israël de la carte », ou quand un battement d'ailes de papillon à Téhéran provoque un cyclone de Tel Aviv à Washington en passant par Bruxelles et Paris

La petite phrase du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, prononcée devant 4 000 étudiants réunis en congrès sur le thème "Le monde sans le sionisme", mercredi à Téhéran, a suscité un véritable cyclone. De Shimon Peres à Mouloud Aounit, en passant par Douste-Blazy et Barroso, tous se sont dit outrés, scandalisés, révoltés, et j'en passe. Ceux qui ont fait le plus fort sont évidemment les chefs sionistes israéliens, qui exigent rien moins que l'exclusion de l'Iran de l'ONU ! Cette "proposition" rejoint celle de cette chère Emma Bonino, la radicale italienne qui fait campagne pour l'adhésion d'Israël à l'Union européenne, et exige depuis plus d'un an que l'ONU soit réservée aux seuls pays "démocratiques".

Mais qu'a donc dit le président iranien ? A-t-il dit : "Il faut rayer les juifs de la terre" ? Non. Il a dit tout simplement : «Il faut rayer Israël de la carte. » Israël est une entité coloniale illégitime et illégale. Elle disparaîtra tôt ou tard au profit d'une entité englobant tous les citoyens de la Terre sainte, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cela est inéluctable, que les sionistes le veuillent ou non. Et pour atteindre ce but, il n'y aura pas besoin de provoquer un holocauste nucléaire. À moins bien sûr, que les seuls à disposer d'armes nucléaires dans la région recourent à cette folie extrême. Et les seuls à avoir des armes de destruction massive, ce sont justement les sionistes. Lesquels ne manquent pas de culot lorsqu'ils poussent des cris d'orfraie contre le "danger nucléaire" soi-disant représenté par l'Iran.

C'est le loup qui crie au loup. Mais c'est de bonne guerre : l'axe Washington-Tel Aviv constatant des résistances au Conseil de sécurité à propos de ses projets de guerre contre la Syrie - la principale résistance vient de la Russie - essaye d'ajuster le tir contre une autre cible : l'Iran. Les dirigeants iraniens ont déjà déclaré sereinement qu'ils attendaient de pied ferme une agression militaire. Et soixante-dix millions d'Iraniens avec eux. Et un milliard et demi de musulmans. Et quelques centaines de millions de non-musulmans qui sont dans la même situation que les musulmans : opprimés, exploités, humiliés, provoqués par les seigneurs de la Terre.
Jeudi 27 octobre 2005

The event of the day
Thursday 27th October 2005


« Israel must be wiped off the map », or when the flutter of a butterfly's wings in Tehran provokes a cyclone from Tel Aviv to Washington passing by Brussels and Paris


The short sentence by the Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, pronounced before 4,000 students meeting together on the theme of "The world without Zionism", on Wednesday in Tehran, has raised a real cyclone. From Shimon Peres to Mouloud Aounit, passing by Douste-Blazy and Barroso, all have said that they were shocked, scandalised, revolted, and so on. Those who have gone furthest are obviously the Israeli Zionist leaders, who demand nothing less than the exclusion of Iran from the UNO! This "proposition" joins up with that of our dear Emma Bonino, the Italian radical who campaigns for Israel to be admitted to the European Union, and has being insisting for more than a year that the UNO should be limited to "democratic" countries only.
But what did the Iranian President say ? Did he say : "The Jews must be wiped of the face of the world" ? No. He quite simply said : "Israel must be wiped off the map." Israel is an illegitimate and illegal colonial entity. It will disappear sooner or later to be replaced by an entity including all the citizens of the Holy Land, with the same rights and the same duties. That is unavoidable, whether the Zionists wish it or not. And to achieve this aim, there will be no need to bring about a nuclear holocaust. Unless, of course, the only ones to dispose of nuclear arms in the region have recourse to this extreme folly. And the only ones who have weapons of mass destruction are precisely the Zionists. And they are not lacking in cheek when they scream out loud against the "nuclear danger" supposedly represented by Iran.
It is the pot calling the kettle black. But it is typical warfare : the Washington-Tel Aviv axis, having noted some resistance in the Security Council regarding its proposed threats of war against Syria - the principal resistance coming from Russia - are trying to change their aim to another target : Iran. The Iranian leaders have already serenely declared that they were ready for any military aggression. And seventy million Iranians are behind them. And one and a half thousand million Muslim. And several hundreds of millions of non-Muslim who are in the same situation as the Muslim : oppressed, exploited, humiliated and provoked by the lords of the Earth.