Le Parlement suédois coupe les liens
avec le parlement iranien
Le Parlement suédois a cessé tout contact bilatéral
avec le Parlement iranien, a annoncé le porte-parole du Parlement
suédois Björn von Sydow. « Je défendrai le
droit d’Israël d’exister aussi fortement que je défends
le droit de mon propre pays d’exister » a déclaré
dans une lettre du 14 novembre dernier Bjorn von Sydow, enjoignant
les membres du Parlement à cesser tout contact officiel avec
leurs homologues iraniens.
Cette décision fait suite à une lettre du Président
de la Knesset, Reuven Rivlin, envoyée le 1er novembre dernier
à 80 autres Parlements, parmi lesquels des Parlements arabes,
après les propos du Président iranien du 26 octobre
dernier de « rayer Israël de la carte du monde ».
Dans cette lettre, Reuven Rivlin précise que « ces dernières
années, l’Iran ne s’est pas seulement contenté
d’attaques verbales contre Israël, le sionisme et le peuple
juif. Il a été inflexible dans ses efforts d’acquérir
la capacité nucléaire militaire et a financé,
approvisionné et fourni des formations opérationnelles
à plusieurs organisations terroristes majeures ».
Plusieurs Parlements ont passé des résolutions condamnant
les propos d’Ahmadinejad, mais « le Parlement suédois
a donné la plus forte réaction » a conclu le conseiller
diplomatique de Rivlin, Yaakov Levy.
Source : Jerusalem Post, 14 décembre 2005
Le sionisme en toute logique…
par Mondher Sfar, 18 décembre 2005 . Courriel : msfar@wanadoo.fr
1) Si l’on considère que le crime de l’holocauste
doit être racheté par une terre, pourquoi a-t-on choisi
une terre appartenant à des innocents, et non la terre des
coupables du génocide ?
2) Si l’on considère que demander pour les ‘juifs’
une terre autre que la Palestine est un acte antisémite, comment
expliquer alors que Herzl ait pensé à l’Ouganda
pour y établir son Etat et que l’Organisation sioniste
ait pris en partie le nom de ‘territorialiste’ ? Le Président
iranien a même été en ce sens plus favorable aux
juifs que Herzl, puisqu’il ne leur a pas proposé une
terre lointaine et peu stratégique comme l’Ouganda, mais
bien une terre européenne stratégique comme l’Allemagne
ou l’Autriche.
3) Si l’on considère que la Palestine revient aux ‘juifs’
au titre d’un droit historique qui remonterait à 2000
ans, l’Italie serait en droit d’exiger aujourd’hui
de l’ONU la reconnaissance d’un Empire romain sur l’Europe
et tout le pourtour méditerranéen. Ce principe irrédentiste
admis, il n’y a plus aucun empêchement pour que tout Etat
ait droit de s’emparer des territoires qu’il possédait
à une période reculée de l’histoire, et
a fortiori à une époque plus récente.
4) Si l’on admet le principe que la sécurité d’une
communauté juive ne peut être garantie que par la création
d’un Etat, à l’instar de l’Etat juif en Palestine,
l’on devrait appliquer aussi le même principe pour que
toute communauté juive de par le monde crée aussi son
Etat là où elle se trouve ou sur le territoire de son
choix.
5) Ce dernier principe admis, il n’y a plus aucune opposition
à ce que toute communauté (religieuse, ethnique, culturelle,
y compris les gays, etc.) ait droit à un Etat pour se protéger
contre le racisme ambiant, un Etat qu’elle pourra créer
soit sur son territoire ou sur n’importe quel autre territoire
du monde.
Mahmoud Ahmadinejad : « Si les Européens
étaient honnêtes, ils devraient offrir une partie de
leurs territoires aux sionistes. »
Le président iranien a de nouveau soulevé une tempête
à Washington, Bruxelles, Berlin et Tel Aviv en faisant des
déclarations le mercredi 7 décembre lors d'une conférence
de presse à La Mecque. Voici ce que Ahmadinejad a déclaré,
selon l'Agence France-Presse : « Certains pays européens
insistent pour dire qu'Hitler a tué des millions de juifs dans
des fours et vont jusqu'à dire que quiconque affirme le contraire
doit être condamné et jeté en prison. «
Bien que nous n'acceptions pas cette affirmation, si elle était
vraie nous poserions la question suivante aux Européens: 'le
meurtre de juifs innocents par Hitler constitue-t-il la raison de
leur soutien aux occupants de Jérusalem?'.
« Si les Européens étaient honnêtes, ils
devraient offrir une partie de leurs territoires en Europe - comme
l'Allemagne, l'Autriche ou d'autres pays - aux sionistes, de manière
à ce que ces derniers y installent leur Etat. Proposez une
partie de l'Europe et (en échange) nous vous soutiendrons.
« La question qui se pose est d'où proviennent ceux
qui gouvernent en Palestine en tant qu'occupants? Où leurs
pères vivaient-ils? Ils n'ont pas de racines en Palestine alors
qu'ils se sont emparés du sort de cette nation. Le droit à
l'autodétermination n'est-il pas l'un des principes contenus
dans la charte des Nations unies? Pourquoi privent-ils les Palestiniens
de leurs droits? »
Lundi 12 décembre, Ahmdinejad a "récidivé"
lors d'une conférence à Téhéran intitulée
"En soutien à la révolution islamqiue en Palestine".
Il a posé une question : « Si le massacre des juifs en
Europe est vrai et est utilisé comme excuse pour soutenir les
sionistes, pourquoi les Palestiniens devraient-ils en payer le prix
? » Et, répondant aux critiques occidentales contre ses
positions, il a déclaré : « La politique occidentale
concernant la Palestine a toujours favorisé le régime
sioniste et blessé le monde islamique, et ils ne peuvent pas
être à la fois les médiateurs et les juges de
cette question. »
Selon le Sunday Times, Israël pourrait attaquer l'Iran avant
les élections S'agit-il d'un ''canard'' ou d'une information
vérifiée? Il est encore trop tôt pour se prononcer
à ce sujet. En tout cas, le Sunday Times britannique a publié
dimanche matin un scoop indiquant que Tsahal pourrait attaquer les
installations nucléaires iraniennes avant les élections
législatives israéliennes, prévues au mois de
mars 2006.
Dans l'article, il est indiqué que ''le Premier ministre Ariel
Sharon a donné l'ordre aux forces de sécurité
de se préparer à l'éventualité d'un raid
contre les réacteurs atomiques iraniens à la fin du
mois de mars''.
Les auteurs soulignent que les ordres ont été transmis
au chef d'état-major, Dan Haloutz, par le ministère
de la Défense et soulignent que des sources militaires israéliennes
ont confirmé que les préparatifs pour l'opération
battaient leur plein. Le journal, citant des officiers israéliens,
prétend que Tsahal envisage des raids aériens et des
offensives terrestres pour atteindre ses objectifs et retarder de
quelques années le programme nucléaire iranien.
Se voulant plus précis, le Sunday Times estime que les forces
de sécurité israéliennes comptent utiliser des
unités d'élite et des avions F15, dont les réservoirs
ont une capacité suffisante leur permettant de faire un aller-retour
sans avoir besoin de se réapprovisionner en carburant.
L'hebdomadaire britannique rappelle que des responsables des services
de sécurité israéliens ont déjà
mis en garde à maintes reprises contre le développement
de l'arme atomique iranienne et ont indiqué que dans quelques
mois, Téhéran pourrait atteindre un point de non-retour.
Le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères
et de la Défense, Youval Steinitz, interviewé dimanche
matin sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l'armée, a
refusé de confirmer ou d'infirmer le scoop.
De son côté, le vice-président iranien Mohammad
Ali Abtahi, également directeur du programme nucléaire,
a prétendu samedi soir que son pays suspendrait le processus
d'enrichissement de l'uranium tant que les pourparlers se poursuivraient
avec l'Occident. Source : Arouts 7, 11 décembre 2005
Débat
Les ravages de la propagande....
Réponse au site http://www.cyberacteurs.org,
par F. Brouquisse, novembre 2005
Je viens de recevoir une demande de protestation à adresser
à l'ambassade d'Iran, formulée comme suit : «
Je tiens à vous faire connaitre mon émotion en réaction
aux propos inadmissibles du président iranien Mahmoud Ahmadinejad,
appelant à ce que l'Etat d'Israël soit "rayé
de la carte". »
Je trouve cette initiative consternante.
Vous embrayez le pas - et ce n'est pas la première fois - aux
officines sionistes, aux pourfendeurs de "l'islamisme" (de
Sarkozy au PS, PC, à l'extrême-droite en passant par
Kouchner, Cohn-Bendit et autres reconvertis pro-atlantistes), défenseurs
des droits-de-l'homme occidental, (néo-)colonialiste et impérialiste,
et dans le meilleur des cas paternaliste, et aux détracteurs
traditionnels du monde arabo-musulman.
En outre la moindre analyse et connaissance du dossier (sinon de l'histoire)
vous montrerait entre autres choses que l'Iran a toujours combattu
et refusé de reconnaitre (et il n'est pas le seul) "l'état"
d'Israël avec lequel il a rompu depuis longtemps les relations
diplomatiques. Ce n'est donc pas nouveau....
Tant que j'y suis : L'Iran, comme tout autre pays a droit au respect
de son indépendance, et à ce titre à avoir les
moyens de sa politique énergétique ou militaire, nucléaire
y compris. C'est une question de principe. Que la France, les USA,
Israël, .... détruisent leurs stocks d'armes de destruction
massives (qui elles existent et ne sont pas fictives), et abandonnent
le nucléaire (civil et militaire) et on verra après
si ils peuvent se permettre de donner des leçons aux indigènes...
Israël est un état colonial, raciste, théocratique
et donc au moins 3 fois non-démocratique. En outre s'il existe
un danger, bien réel celui-ci, dans la région ce sont
les 400 têtes nucléaires ....israéliennes. Rien
que cela suffirait amplement à expliquer (sinon à partager
le point de vue) la position et les déclarations de l'Iran.
Une précision : rayer Israël ne signifie pas nécessairement
virer tous les israéliens. Le jour venu ceux qui joueront le
jeu seront accueillis en Palestine, sur un même pied d'égalité
(les autres tant pis pour eux : entre un agresseur et un agressé,
il serait temps de faire le distinguo !) .[L'afrique du sud a bien
été éliminée en tant qu'état d'apartheid,
que je sache... (c'est par contre une autre paire de manches du point
de vue social et capitalisme...)]
Ceci dit c'est une décision qui appartient aux Palestiniens
d'abord, et pas à l'Iran.
Pour info je vous suggère la consultation du site de "Neturei
Karta" qui ne sont pas de dangereux islamistes ou gauchistes
assoifés de sang : http://www.nkusa.org/
Je ne résiste pas au plaisir de vous en joindre un article
: "The Orthodox Jewish response to the criticism of the Iranian President
(statement for Al Q'uds Day), 28 October 2005". Et tant qu'à
faire, un second d'un personnage bien connu et haut en couleur : "Israel
Shamir, à propos de la déclaration du Premier ministre
iranien, Päris, 31 octobre 2005".
En conclusion, moi je vais apporter de ce pas mon soutien à
l'ambassade d'Iran.
Adichatz,
FB
2 - Quelques jours plus tard j'ai reçu une réponse
sous la forme de l'article de Walid Salem, et j'ai répondu
à Cyber acteur en quelques lignes (je ne reproduis pas l'article
de Walid salem, déjà publié par Quibla)
:
Bien joué .... mais trop simple.
* Il serait étonnant que le peuple palestinien, comme n'importe
quel autre peuple, soit monolithique. La Fance elle--même face
à la menace d'abord, puis l'occupation allemande ensuite, a
eu ses Daladier, Doriot, Déat, Pétain, Darlan, comme
elle a eu ses Moulin, Thimbaud, d'Estienne d'Orves, ...
* Sans être nécessairement un "collaborateur"
Walid Salem s'inscrit dans l'optique de l'initiative de Genève.
Or celle-ci a été non seulement contestée mais
considérée comme une trahison par la très grande
majorité des Palestiniens, en particulier les réfugiés.
La simple lecture du protocole de Genève montre d'ailleurs
que c'est une capitulation pure et simple.
WS accepte l'existence d'Israël et la création de deux
états : c'est une position. Il y en a d'autres.
* Malgré sa présentation non-violente, lissée
et "neutre", cousue de fil blanc, le site Mideastweb est
un site sioniste. Que des Palestiniens y participent ne change rien
à son caractère politique ou idéologique. L'histoire
y a été très bien réécrite. Les
positions qui y sont défendues sont celles des sionistes "de
gauche", de ceux qui veulent la paix au sens de "qu'on leur
foute la paix". La prétendue neutralité qui ferait
rire s'il ne s'agissait pas d'une question aussi grave est en elle-même
tout un programme : il ne peut y avoir de neutralité quand
il y a un agresseur et un agressé, un colonisateur et un colonisé.
Faire passer les travaillistes pour le camp de la paix est au mieux
humoristique...
* Quand à la position de WS sur les propos d'Ahmadinejad, elle
est marginale au sein des Palestiniens.
Que le président iranien soit mû par ses convictions
religieuses est vraisemblable. Et alors ? On peut être athée,
chrétien, agnostique ou bouddhiste, et considérer le
sionisme comme une idéologie totalitaire et Israël comme
illégitime,
mais je crains que nous ne soyons d'accord là-dessus.
Bonsoir
FB
Il convient de replacer ces observations anti-israéliennes
dans leur contexte
par l'Imam Mohammad Eli Elahi
in The Detroit News, 05.11.2005
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
(http://www.detnews.com/2005/editorial/0511/05/E07-372491.htm) L'auteur
préside la Maison Islamique de Foi, à Dearborn Heights,
Detroit, USA
La controverse entoure le Président de la République
islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, depuis son allocution très
critiquée, consacrée à Israël, à
Téhéran, et intitulée « Un monde débarrassé
du sionisme ». En tant qu'Américain musulman, j'aimerais
donner mon opinion personnelle sur une partie au moins du contexte
dans lequel le président iranien a été cité
comme ayant déclaré qu'Israël était une
« tache disgracieuse » qui « devrait être
effacée de la carte ». Mon intention n'est pas de défendre
ce que M. Ahmadinejad a dit, mais de clarifier certains deux poids
- deux mesures particuliers à ce problème.
Au cours de ses huit années de présidence en Iran,
M. Khatami s'est efforcé, dit-on, d'engager le monde et en
particulier Israël, dans un dialogue sincère et constructif
sur la question palestinienne. Mais Israël est demeurée
hostile à l'Iran, et il a menacé, à de multiples
occasions l'Iran d 'attaques armées, voire même nucléaires.
Pourquoi n'a-t-on pas assisté à une frénésie
médiatique similaire, quand Israël appelait à un
changement de régime en Iran ?
Comme beaucoup d'Américains, aussi, Ahmadinejad réprouve
le comportement agressif d'Israël envers le peuple palestinien.
Près de soixante années après la promulgation
des résolutions de l'ONU condamnant son occupation, Israël
persiste à refuser de se conformer au droit international.
La déclaration d'Ahmadinejad reflète la frustration
croissante de milliards de personnes qui sont préoccupées
par le refus d'Israël de remplir ses obligations légales,
vis-à-vis des Arabes. Israël continue à stocker
plus de 200 missiles nucléaires, et à refuser de signer
un traité de non-prolifération nucléaire. Nous
sommes confrontés à une crise grave de prolifération
nucléaire, qui menace la sécurité non seulement
de la Palestine, mais aussi de tout pays se trouvant à portée
des missiles nucléaires israéliens.
Des propos radicaux peuvent froisser certaines sensibilités,
mais la politique israélienne dans la région du Moyen-Orient
a causé bien plus que de simples susceptibilités. En
effet, Israël a été créé par la guerre
et l' expulsion du peuple palestinien de ses maisons, et il est évident
que ceux qui ont été les bénéficiaires
de ces tragédies réagiront par une panique motivée
par la culpabilité, dès lors que des appels à
la justice en Palestine seront lancés.
Il est évident qu'Ahmadinejad n'a prononcé aucune
déclaration antisémite. Des juifs vivent en Iran, et
ils sont représentés au Parlement. Le président
iranien faisait référence au système politique
fondamentalement injuste d' Israël.
De fait, la déclaration du président iranien se comprend
mieux quand on la replace dans le contexte américain ; c'est-à-dire
dans le contexte de la Déclaration (américaine) d'Indépendance
:
« Nous considérons comme évidentes les vérités
suivantes : tous les hommes naissent égaux, ils sont dotés
par leur Créateurs de certains Droits inaliénables,
dont la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur. Afin de
garantir ces droits, les Gouvernements sont institués parmi
les Hommes, qui tirent leur juste pouvoir du consentement des gouvernés.
» Les Américains ont livré une guerre civile,
et ont lutté durant un siècle avant de venir à
bout de la discrimination raciale. « Un homme, une voix »,
tel est le principe qui a fonctionné, ici, chez nous, aux Etats-Unis,
et il vaut la peine de tenter la même chose en Terre sainte.
Plutôt que de monter en épingle l'importance alléguée
de quelques mots excessifs, nous devons rester focalisés sur
les clés de la paix et de la prospérité. Le discours
provocateur de l'Iran offre une base pour un dialogue réel
et pour une paix durable.
Nous devons traiter avec Israël sérieusement, et arrêter
de tourner autour du pot en marchant sur des oeufs dès qu"il
sagit de ce pays. Israël doit cesser ses confiscations de terres
et de propriétés appartenant à des groupes ethniques
considérés « inférieurs » aux juifs.
Israël doit cesser de fomenter des violences dans le monde arabe.
Israël doit rendre les territoires occupés à leurs
propriétaires légitimes. Les tensions entre l'Iran et
Israël cesseront, dès lors qu'Israël aura satisfait
aux obligations que lui imposent le droit, tant humanitaire qu' international.
La réponse d'un Palestinien au président
Ahmadinejad
Le site web www.lapaixmaintenant.org a publié et diffusé
le texte ci-dessous en le présentant ainsi :
Mahmoud Ahmadinejad appelle à "rayer Israël de la
carte". Réponse d'un Palestinien, et pas n'importe lequel
Source : http://www.mideastweb.org/log/archi... 1er novembre 2005
Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
Walid Salem est directeur de Panorama, Centre pour la diffusion de
la démocratie et du développement communautaire, basé
à Jérusalem-Est. Site web de Panorama : http://www.panoramacenter.org/index.asp.
Quibla a demandé à plusieurs
correspondants de répondre à ce texte. On trouvera après
le texte de Walid Salem les premières réponses de Raja
Chemayel, Mouloud Fahham, Alain Coutte, Elias Davidsson et Ginette
Hess Skandrani.
Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé de façon
responsable depuis 31 ans, y compris 5 années passées
en prison en tant que prisonnier politique, il est très difficile
pour moi de continuer comme si rien ne s'était passé
en entendant le président d'un Etat musulman revenir aux slogans
des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination
d'Israël. A cette époque, c'étaient les slogans
des mouvements arabes nationalistes, ainsi que des organisations palestiniennes
marxistes. Aujourd'hui, ces slogans sont devenus de la propagande
politique islamiste mise au goût du jour par les Iraniens et
par différents mouvements politiques qui utilisent l'islam
comme idéologie de façade.
Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement à
leur rôle d'incitation à la haine, mais aussi au fait
qu'ils expriment une absence de vision stratégique sur une
question liée également à l'après-désengagement
en Palestine, à savoir : comment aborder la "question
juive" dans les contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman
?
Le premier point à examiner à cet égard est la
"question juive" elle-même. Nous, au Moyen-Orient,
nous posons-nous cette question ? A l'exception d'un livre écrit
il y a quelques années par un journaliste libanais, Joseph
Samahah, je n'ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu'il
existe une "question juive", non seulement en tant que problème
européen, mais aussi en tant que problème arabo-musulman.
Le deuxième point découle du premier. Si la question
juive est reconnue, alors, il faut en discuter. Et il faut poser très
franchement certaines questions. Les droits des Juifs ont-ils été
garantis à travers les siècles dans les pays arabes
et musulmans ? Si la réponse est oui, alors pourquoi les Juifs
de ces pays ont-ils choisi d'émigrer en Israël ? Ne s'agissait-il
que de propagande sioniste ? Et si la seule propagande sioniste les
a poussés à émigrer en Israël, alors pourquoi
une partie importante des Juifs israéliens originaires des
pays arabes et musulmans adoptent-ils des positions de droite à
l'égard des Palestiniens et des Arabes ? De plus, qu'ont fait
les pays arabes et musulmans pour maintenir de bonnes relations avec
ces Juifs une fois ceux-ci émigrés en Israël ?
Ces questions appellent des réponses claires, et si nous continuons
à justifier les dénis et les omissions, il en résultera
une détérioration encore plus grande dans les relations
entre Israël et les Palestiniens, et plus généralement,
entre Israël et le Moyen-Orient.
Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis
d'Israël. Ahmadinejad et les autres de son espèce pensent-ils
que ce genre de propagande aide les Palestiniens ? Pensent-ils aider
Israël à s'intégrer au Moyen-Orient ? Ou bien cette
attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent Israël
à faire partie de l'Occident et à se déconnecter
des liens avec l'Orient et de la culture orientale, si l'on met à
part ces sortes de liens faits de domination et d'hégémonie
? Ces déclarations aident-elles à apporter la paix au
Moyen-Orient, ou davantage de haine, de violence, et de prolifération
de l'arme nucléaire ? Ahmadinejad espère-t-il utiliser
ces armes pour éliminer Israël ? Bien plus, se rend-il
compte qu'une réaction israélienne pourrait provoquer
l'élimination de l'Iran et probablement d'autres pays du Moyen-Orient
? Pourquoi alimenter une dynamique de militarisation et de prolifération
des armes de destruction massive, et non une dynamique de paix ? De
quelle sorte de stratégie s'agit-il ? Et qu'est-ce que cela
dit sur nos dirigeants ?
Le quatrième point concerne notre rôle dans la résolution
de la "question juive". Bien sûr, le problème
est né en grande partie en Europe, mais puisque l'Etat juif
a été créé au Moyen-Orient, il nous incombe
de répondre à la question : allons-nous accepter le
défi qui consiste à intégrer Israël dans
cette région ? Ou bien voulons-nous créer d'autres problèmes
pour la simple raison que nous ne portons pas de responsabilité
dans la naissance du problème ? Même si la création
d'Israël n'est pas de notre responsabilité directe, il
existe malgré tout une responsabilité humaine globale
qui nous oblige à trouver une solution au problème des
Juifs, et non à traiter les souffrances créées
par la création d'Israël en infligeant des douleurs au
peuple juif ! Ce sont des questions auxquelles n'a pas pensé
Ahmadinejad à cause de l'aveuglement de sa stratégie,
incapable de voir l'humanité de l'autre côté.
Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l'islam.
Est-ce cet islam tolérant que connaît tout citoyen, de
cet islam qui reconnaît "l'Autre" ? Est-ce cet islam
qui défend l'égalité des droits sans distinction
de religion, de sexe ou de couleur de peau ? Ces idéologies
aveugles n'ont rien à voir avec l'islam. Elles ne font que
provoquer le contraire de ce que défend l'islam : la haine
des différences de religion et, partant, les guerres de religion.
Sur tous ces points, il faut appeler les musulmans modérés
à faire entendre leur voix. Les musulmans modérés
doivent crier fort, vociférer même, contre ces stratégies
aveugles. Ils doivent réclamer un débat réel
et intensif autour de la question juive et de la position d'Israël
au Moyen-Orient. Sans un pareil débat, profond et fructueux,
jamais le conflit israélo-palestinien ne sera complètement
résolu.
Réponses à Walid Salem
Le Président iranien n'a pas besoin que
je le défende
par Raja Chemayel, 4 novembre 2005
L'antisémitisme a fait deux victimes, les Juifs d'abord et
les Palestiniens ensuite.
Comme le sionisme qui a cooûté la Palestine au Palestiniens
et la moralité aux Juifs.
Tous les deux, l'antisémmitisme et le sionisme ne furent jamais
un produit arabe ou oriental.
La question juive et l'État juif sont deux sujets importés
et imposés aux Arabes.
Tous ce que les Palestiniens et Arabes font comme bêtises ou
comme violences ou n'importe quoi d'autre est justifiable et légal
, car c'estde l'autodéfense !!
Finalement, le fanatism de droite chez les Juifs orientaux est dû
au fait qu'ils savent tres bien qu'ils ne furent jamais persécutésdans
l'océan arabo-musulmant, donc ils n'ont aucune raison d'établir
un Israël.....ni en Palestine ni au Canada !!
Le Président iranien espère faire ce que les sionistes
ont déjà fait,
Il n'a pas besoin de moi pour le défendre...
Mes félicitations au président
iranien : une réponse point par point à Walid Salem
par Mouloud Fahham, du Centre intergalactique de lutte contre les
hoax sionistes et les dérives communautaristes, qui est totalement
indépendant et ne reçoit aucune subvention d'aucun État
existant ou virtuel, 4 novembre 2005.
En gras, les propos de Walid Salem, en italique les réponses
de Mouloud Fahham
Sur le plan personnel, en tant que Palestinien engagé
de façon responsable
depuis 31 ans, y compris 5 années passées en prison
en tant que prisonnier
politique, il est très difficile pour moi de continuer comme
si rien ne s'
était passé en entendant le président d'un Etat
musulman revenir aux slogans
des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination
d'Israël.
Sur le plan personnel, en tant que Français engagé
de façon responsable
depuis 35 ans (plus 4 ans d'engagement « irresponsable »
avant ma majorité)
dans la défense de la Cause palestinienne, il est réjouissant
pour moi d'
entendre le président d'un Etat musulman revenir à la
réalité historique de
l'entité usurpatrice sioniste, et reprendre les propositions
humanistes des
mouvements palestiniens, dans les années 70, avant la trahison
arafatienne.
A cette époque, c'étaient les slogans des mouvements
arabes nationalistes,
ainsi que des organisations palestiniennes marxistes. Aujourd'hui,
ces
slogans sont devenus de la propagande politique islamiste mise au
goût du
jour par les Iraniens et par différents mouvements politiques
qui utilisent
l'islam comme idéologie de façade.
A l'époque, peu de Français s'intéressaient
à la cause palestinienne et aux
mouvements de libération arabes. Curieusement, on a vu se multiplier
de faux
militants de la cause palestinienne - en réalité, des
cryptosionistes -
depuis les accords dit « de paix » d'Oslo, qui correspondent
pour nous,
Européens, aux accords de Munich, Philippe Arafat étant
dans le rôle de
Yasser Pétain.
Les dangers de pareils slogans ne tiennent pas seulement
à leur rôle d'
incitation à la haine, mais aussi au fait qu'ils expriment
une absence de
vision stratégique sur une question liée également
à l'après désengagement
en Palestine, à savoir : comment aborder la "question
juive" dans les
contextes israélo-palestinien et israélo-arabe/musulman
?
Il n'y a aucune incitation à la haine dans le discours
de M. Ahmadinejad,
qui fait preuve d'une très grande profondeur de vue et d'une
haute vision
humaniste en énonçant l'évidence : il ne saurait
y avoir de paix, ni au
Moyen-Orient, ni dans le monde, tant que subsistera l'entité
sioniste
usurpatrice, fomentatrice de la totalité des guerres dites
« de
civilisation » qui nous opposent au monde musulman.
Le premier point à examiner à cet égard
est la "question juive" elle-même.
Nous, au Moyen-Orient, nous posons-nous cette question ? A l'exception
d'un
livre écrit il y a quelques années par un journaliste
libanais, Joseph
Samahah, je n'ai vu aucun écrit arabe qui reconnaisse qu'il
existe une
"question juive", non seulement en tant que problème
européen, mais aussi en
tant que problème arabo-musulman.
Bien entendu, les sionistes créent de toutes pièces
et diffusent grâce aux
médias majoritairement à leurs bottes une « question
musulmane » qui ne
trouve de reflet que chez des intellectuels stipendiés tel
M. Kepel. Mais la
question juive existe bel et bien, et principalement en Occident.
Elle ne
trouvera de solution qu'avec la disparition du paradigme juif, ce
que prône
le penseur chrétien ex-juif israélien Israel Adam Shamir.
Le deuxième point découle du premier. Si la
question juive est reconnue,
alors, il faut en discuter. Et il faut poser très franchement
certaines
questions. Les droits des Juifs ont-ils été garantis
à travers les siècles
dans les pays arabes et musulmans ? Si la réponse est oui,
alors pourquoi
les Juifs de ces pays ont-ils choisi d'émigrer en Israël
? Ne s'agissait-il
que de propagande sioniste ?
Les sionistes et les cryptos, comme M. Walid Salem, sont gonflés.
Mais ça,
il y a longtemps qu'on le sait. Comme si ce n'était pas eux
qui avaient
déposé des bombes dans les synagogues de Bagdad, en
1952-1953, pour «
encourager » les juifs irakiens à faire leur «
alyah » ? Et comme si ce n'
était pas le député juif Adolphe Crémieux
qui, entre autres bévues, a
décerné la nationalité française aux juifs
algériens, afin de mieux diviser
pour « mieux » régner ? On connaît le résultat.
Et si la seule propagande sioniste les a poussés à
émigrer en Israël, alors
pourquoi une partie importante des Juifs israéliens originaires
des pays
arabes et musulmans adoptent-ils des positions de droite à
l'égard des
Palestiniens et des Arabes ? De plus, qu'ont fait les pays arabes
et
musulmans pour maintenir de bonnes relations avec ces Juifs une fois
ceux-ci
émigrés en Israël ?
Les juifs des pays arabes n'ont pas attendu d'être en Israël
pour être des
petits blancs fascistes. C'est bien pourquoi ils ont dû, pour
la plupart,
décamper d'Algérie en 1962. Pourquoi les pays arabes
auraient-ils «
maintenu » des bonnes relations avec des félons passés
à l'ennemi,
fussent-ils juifs ? Il y a des limites au racisme anti-arabe, tout
de même ?
! ?
Ces questions appellent des réponses claires, et si
nous continuons à
justifier les dénis et les omissions, il en résultera
une détérioration
encore plus grande dans les relations entre Israël et les Palestiniens,
et
plus généralement, entre Israël et le Moyen-Orient.
Pour parler de « détérioration » de
je ne sais quelles relations, encore
faudrait-il que ces relations existassent ? La greffe allogène
qu'est Israël
au Moyen-Orient ne prend pas, on voit bien les symptômes du
rejet. Et elle
ne prendra JAMAIS ! ! !
Le troisième point concerne la stratégie vis-à-vis
d'Israël. Ahmadinejad et
les autres de son espèce pensent-ils que ce genre de propagande
aide les
Palestiniens ? Pensent-ils aider Israël à s'intégrer
au Moyen-Orient ? Ou
bien cette attitude ne fait-elle que renforcer ces tendances qui appellent
Israël à faire partie de l'Occident et à se déconnecter
des liens avec
l'Orient et de la culture orientale, si l'on met à part ces
sortes de liens
faits de domination et d'hégémonie ?
Parce qu'aider les Palestiniens, cela consiste à aider
Israël à s'intégrer
au Moyen-Orient ? Je rêve, là, ou quoi ? ! ? Israël,
créé par l'Occident, n'
a pas de mal à en faire partie, merci ! Ce qu'il y a de bien,
avec Israël, c
'est qu'on voit que toutes les valeurs négatives de l'Occident
: racisme,
hégémonisme, colonialisme, découlent des miasmes
vétérotestamentaire qui
subsistent dans sa culture. Le jour où l'Occident deviendrait
véritablement
chrétien, tout cela disparaîtrait, pour le bien (pour
la sauvegarde ?) de l'
Humanité. Lisez Shamir !
Ces déclarations aident-elles à apporter la
paix au Moyen-Orient, ou
davantage de haine, de violence, et de prolifération de l'arme
nucléaire ?
Ahmadinejad espère-t-il utiliser ces armes pour éliminer
Israël ? Bien plus,
se rend-il compte qu'une réaction israélienne pourrait
provoquer l'
élimination de l'Iran et probablement d'autres pays du Moyen-Orient
?
Pourquoi alimenter une dynamique de militarisation et de prolifération
des
armes de destruction massive, et non une dynamique de paix ? De quelle
sorte
de stratégie s'agit-il ? Et qu'est-ce que cela dit sur nos
dirigeants ?
Il faut dénoncer haut et fort la détention d'un
arsenal nucléaire
sophistiqué et surpuissant par Israël, comme l'a fait
le héros ex-Mordechaï
Vanunu, devenu, par son baptême chrétien (bienvenue dans
l'humanité !) John
Crossman [Jean L'Homme de la Croix : xi-xi-xi - bisque-bisque-bisque
rage,
les sionistes !]. Peut-être une dissuasion nucléaire
s'installera-t-elle
entre l'Iran et Israël, comme entre l'Inde et le Pakistan, même
si c'est un
pari (très risqué) sur le caractère humain des
dirigeants sionistes ? Même
si les dirigeants sionistes risquent de succomber au syndrome de Massada
(ou
de Samson : au choix !) ? Ce ne serait pas la première fois
que les
sionistes causeraient une guerre mondiale !
Le quatrième point concerne notre rôle dans
la résolution de la "question
juive". Bien sûr, le problème est né en grande
partie en Europe, mais
puisque l'Etat juif a été créé au Moyen-Orient,
il nous incombe de répondre
à la question : allons-nous accepter le défi qui consiste
à intégrer Israël
dans cette région ? Ou bien voulons-nous créer d'autres
problèmes pour la
simple raison que nous ne portons pas de responsabilité dans
la naissance du
problème ? Même si la création d'Israël n'est
pas de notre responsabilité
directe, il existe malgré tout une responsabilité humaine
globale qui nous
oblige à trouver une solution au problème des Juifs,
et non à traiter les
souffrances créées par la création d'Israël
en infligeant des douleurs au
peuple juif !
Les Européens n'ont pas su trouver de solution à
la question (insoluble)
juive. Pourquoi la Palestine, où les Occidentaux se sont débarrassés
de
leurs juifs, devrait-elle apporter cette solution ? Que l'on en finisse
avec
la diplomatie du caniveau (je fais allusion ici à une campagne
d'affichage,
à Paris, dans le cadre de la lutte contre les déjections
canines) !
Il ne s'agit pas de solutionner les problèmes nés de
la création de l'entité
sioniste : il en fallait pas la créer ! Le peuple juif, s'il
existait,
ferait bien de se poser quelques questions sur la transhistoricité
de ses
« souffrances ». C'est ce que Bernard Lazare avait commencé
à faire, avant
que les sionistes n'inventent l' « affaire Dreyfus ».
Dommage.
Ce sont des questions auxquelles n'a pas pensé Ahmadinejad
à cause de l'
aveuglement de sa stratégie, incapable de voir l'humanité
de l'autre côté.
Enfin, je me demande si ces actions reflètent bien l'islam.
Est-ce cet islam
tolérant que connaît tout citoyen, de cet islam qui reconnaît
"l'Autre" ?
Est-ce cet islam qui défend l'égalité des droits
sans distinction de
religion, de sexe ou de couleur de peau ?
C'est la première fois que je vois quelqu'un ne pas voir
quelque chose « à
cause de l'aveuglement de sa stratégie ». Attendez, permettez,
je vais
changer de stratégie, là : je n'y vois pas bien ! !
! ? !
Ah bon, pourquoi, tout d'un coup, cette pommade pour « cet Islam
que connaît
tout citoyen ? » J'en parle à Sarkozy. En quoi, puisqu'il
s'agit, me
semble-t-il des juifs, s'agirait-il, pour l'Islam, ou pour une quelconque
philosophie ou religion, d'un « Autre » ? En quoi les
juifs sont-ils
différents des autres humains ? M. Salem est raciste ; il est
antisémite, ou
quoi ? ! ?
Ces idéologies aveugles n'ont rien à voir avec
l'islam. Elles ne font que
provoquer le contraire de ce que défend l'islam : la haine
des différences
de religion et, partant, les guerres de religion. Sur tous ces points,
il
faut appeler les musulmans modérés à faire entendre
leur voix. Les musulmans
modérés doivent crier fort, vociférer même,
contre ces stratégies aveugles.
Ils doivent réclamer un débat réel et intensif
autour de la question juive
et de la position d'Israël au Moyen-Orient. Sans un pareil débat,
profond et
fructueux, jamais le conflit israélo-palestinien ne sera complètement
résolu.
Et voilà, M. Salem nous fait du conflit du Moyen-Orient
une guerre de
religion ! Ah, on voit bien d'où est partie la croisade de
Bush (on le voit
aussi avec la démission de Scooter Libby.) ! Demander à
des musulmans
modérés de vociférer, cela risque de les faire
cesser d'être modérés !
Bien entendu, les musulmans doivent s'interroger sur l'illégitimité
d'Israël
au Moyen-Orient et sur les moyens les plus efficaces de s'en débarrasser.
Malheureusement, comme l'a signalé et souligné le penseur
Israël Shamir, les
musulmans sont daltoniens, en matière de paradigme juif : ils
ne voient pas
le danger inhérent au judaïsme : le déracinement
(concept emprunté à la
grande philosophe - à la sainte - Simone Veil).
« Centre pour la diffusion de la démocratie et du développement
communautaire » : voilà qui sonne bien bizarre ? C'est
une filiale de l' Anti-Defamation League, de la Licra ou de l'Aipac
?
Source :
http://www.lapaixmaintenant.org/article1177
Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
Ah : la source : « lapaixmaintenant.org » éclaire
tout ! Eh bien, j'espère que ce M. Walid Salem est bien un
prête-nom, et que les sionistes usurpateurs de la Palestine
n'ont tout de même pas pu trouver un aliéné d'origine
palestinienne pour diffuser des billevesées aussi grossièrement
fallacieuses.
À chaque secte son État ? Arrêtons le délire
!
par Alain Coutte, 4 novembre 2005
Ce texte me semble bien réfléchi pour une personne qui
aurait fait de la prison.
Première question : Es-il vraiment palestinien ou est-ce un
texte conçu et rédigé par un "sioniste modéré"
? Je m'interroge toujours avant car, par les temps qui courent....
allez savoir !
Pour en venir au fond, comme je le rappelais récemment lors
d'un violent échange avec un "sioniste immodéré",
la question est de savoir si chaque religion ou secte a le droit de
créer un État hérétique au mépris
des populations locales ? Pourquoi pas un Etat chréti(e)n,
musulman ou encore de la secte des utilisateurs de PC ?
Imaginez que je crée un Etat en Casamance, au sud du Sénégal,
qui rassemblerait la communauté de tous les "utilisateurs
de PC au monde". Sa population serait déjà plus
nombreuse que celle d'Israël et, vu l'excellent climat et les
kilomètres de plage du Cap Skirring [pub], je suis certain
de réussir mon coup. Mais par là-même, je déstabiliserai
un pays et surtout mes frères et amis Diolas casamançais
qui feraient immédiatement de la résistance. Mais il
est vrai que vu qu'il n'existe pas de pétrole, il y a peu de
chances que les Nations unies s'emparent de laquestion, sous réserve
que notre communauté crée des emplois, donnent de bons
bakchichs aux autorités sénégalaises pour créer
cet Etat, etc, etc... L'affaire est donc jouable, mais elle ne m'intéresse
pas, car je préfère conserver mes excellentes relations
locales.
C'est en résumé ce qui s'est passé pour Israël
: des zélotes fanatiques d'horizons différents, mais
possédant pour SEUL point commun : la même religion,
ont créé un Etat hérétique en plein Proche
et Moyen-orient, au mépris des populations locales, sous le
SEUL prétexte qu'un abruti - aujourd'hui reconnu comme un mythe
-, leur a promis cette terre il y a quelques milliers d'années
!
La question de fond étant posée, venons-en aux réalités.
Tout le monde sait, les Iraniens les premiers, qu'Israël existe.
Tout d'abord il y a lieu de rectifier une monumentale erreur de propagande.
Le président iranien n'a JAMAIS dit qu'il fallait "rayer
israël de la carte", mais il a parlé de "rayer
le régime d'occupation de la carte".
De la même manière que les Alliés ont "rayé
le régime fasciste nazi de la carte" en 1945, ni l'Allemagne,
ni les Allemands n'étaient concernés et n'ont pas été
rayés de la carte.
Il y a tout d'abord lieu de rétablir LA VERITE et ce, SANS
MENTIR (Episiode 4).
Ensuite, il y a lieu de dissocier complétement les Juifs des
Sionistes, tout comme on distinguait clairement les Allemands des
Nazis. Ne mélangeoons pas les serviettes et les torchons. Les
premiers sont des gens comme tout le monde, avec leurs qualités
et leurs défauts, tandis que les seconds sont des zélotes
fanatiques qui adhérent à une idéologie raciste
et triplement antisémite :
- à l'encontre des Palestiniens, un véritable peuple
sémite, LUI ! ;
- à l'encontre de la "Maison d'Israël", ces
Juifs éthiopiens qualifiés de "Falashas" (Aliens,étrangers,...)
en Israël, sous prétexte qu'ils ont la peau noire ;
- à l'encontre des 100 000 Juifs Sépharades irradiés
par Israël dans les années 1960 et qui EUX n'auront jamais
un mur avec leurs noms inscrits dessus ! Paix à leurs âmes.
Enfin, quand on parle des "Juifs", c'est comme si on parlait
des Chrétiens ou des Musulmans : il y a en a partout dans le
monde, dans tous les pays. Ils ont tous des avis différents,
mais sont parfaitement assimilés dans leurs Etats respectifs,
en dehors des quelques antisémites marginaux qui constituent
une infime minorité que l'on rencontre fatalement partout dans
le monde et ce, de tout temps, qui ne méritent même pas
qu'on s'intéresse à eux, sauf pour les punir sévèrement
et les mettre en prison. Hélas il restera toujours des abrutis
et des antisémites (le terme "antisémite"
ne désignant pas seulement "contre les Juifs" dont
seulement 10% d'entre eux sont véritablement d'origine sémite
selon les experts en ADN, mais tous les Sémites, dont en particulier
les Palestiniens, Libanais,...).
Où est le problème ?
1- Le problème "Juif" n'existe pas et il n'a jamais
existé, car les Juifs sont parfaitement assimilés dans
leurs pays respectifs et tellement bien intégrés qu'ils
en constituent bien souvent l'élite de part leur ardeur au
travail, leur sens des affaires, ou encore leurs talents artistiques,...
2- Le seul problème qui existe, c'est qu'une bande de Zélotes
fanatiques se sont emparés d'une religion - tout comme je pourrais
m'emparer de la religion chrétienne pour créer un Etat
avec quelques amis (rassurez-vous, cela ne m'intéresse pas
du tout) -, avec un soutien financier massif de quelques milliardaires
qui contrôlent le monde pour imposer un Etat "pseudo démocratique"
aujourd'hui reconnu par tous les corrompus de la planète.
C'est ce problème qui pose aujourd'hui un réel problème,
non seulement au Proche et Moyen-Orient, mais aussi à l'humanité
toute entière, la preuve en a été apporté
par un sondage européen réalisé en décembre
2003 qui considérait Israël comme la première menace
pour la planète.
Et ce problème, il faudra bien le résoudre.
Comment ?
Tout simplement en regardant ce qui a marché dans l'histoire
et le plus bel exemple en est l'Afrique du Sud :
- Hier, raciste et ségrégationniste avec différentes
communautés marginalisées,
- Aujourd'hui, un bel exemple de pays démocratique multiculturel
en pleine Afrique noire.
Alors, vu que Noël approche, est-il permis de penser qu'un seul
Etat démocratique et multiculturel puisse aussi voir le jour
en plein Proche et Moyen-orient avec Jérusalem comme capitale
?
Je concluerai simplement par cette phrase :
"Les rêves les plus fous sont ceux qui mettent le plus
de temps à se réaliser, mais ils sont les plus durables,
lorsqu'ils deviennent réalité."
Excellent week-end à toutes et tous.
Un commentaire d'un Palestinien juif à
Walid Salem
par Elias Davidsson, Reykjavik, 4 décembre 2005
J'ai suivi les propos du dirigean iranien ainsi que lu les propos
de Walid Salem. Il est correct que les intellectuels arabes ne se
sont pas penchés sur la "question juive" au Moyen-Orient.
Vu la puissance de l'Etat sioniste, on peut comprendre que l'accent
ait été mis sur le combat contre cet Etat plutôt
que sur le sort à réserver à ses citoyens, une
fois que les droits du peuple palestinien seraient conquis. Pour beaucoup
d'arabes, la "question juive" semble soit académique,
soit un luxe qui ne les concerne pas. Je ne crois pas que cette attitude
est désirable. Je suis d'accord avec Walid Salem que le sloganisme
ne peut pas remplacer une stratégie intelligente pour combattre
le sionisme. On peut comprendre que les victimes directes du régime
sioniste sentent une forte haine contre leurs oppresseurs. Mais cela
ne donne pas le droit à des tiers, y inclus des dirigeants
de pays étrangers à la Palestine, à attiser cette
haine. Leur devoir est d'indiquer un chemin, tracer une stratégie.
Il est aussi vrai que les pays arabes ont peu fait pour démontrer
leur sympathie pour leurs ressortissants juifs qui se sont installés
en Israël, et les inciter à retourner dans leurs pays
d'origine (à l'exception du Maroc). Cela montre que les dirigeants
de ces pays ne se soucient pas de leurs ressortissants juifs. Walid
Salem propose que les pays arabes (et l'Iran) s'efforcent d'intégrer
Israël au Moyen-Orient. Je ne pense pas qu'il soit possible de
le faire, car aussi longtemps qu'Israël reste un Etat "juif",
il n'acceptera pas de s'"intégrer" au Machreq. Pour
l'Etat juif il est nécéssaire de maintenir un mur physique
ou au moins mental entre soi et son entourage, pour éviter
la dilution de son caractère "juif" (culturel, démographique).
C'est pourquoi l'Etat juif procède régulièrement
à des provocations envers ses voisins. Cet Etat ne peut pas
survivre une vraie paix avec ses voisins. C'est là, pourtant,
que je joins l'argumentation de Walid Salem: Il a raison de penser
qu'une politique musculaire contre cet Etat, accompagnée de
cris de guerre, ne peut que renforcer l'unité nationale parmi
les juifs israéliens et le soutien par les juifs de la diaspora.
Une telle politique est mauvaise et peut même être suicidaire.
Le mouvement de résistance palestinien a essayé pendant
presqu'un siècle de s'opposer au sionisme avec des attaques
physiques. Le résultat est nul. Le Congrès national
africain a réussi à faire démanteler l'apartheid
parce qu'il se donna une stratégie qui faisait place honorable
aux blancs au lieu de les acculer au mur. L'OLP aurait du proposer
aux juifs israéliens de rejoindre la combat contre le sionisme,
comme camarades de lutte. Il ne l'a pas fait. Cette erreur majeure
continue jusqu'aujourd'hui à empêcher les Palestiniens
de conquérir leurs droits. Pour ceux, comme moi, qui luttent
honnêtement depuis longue date pour les droits inaliénables
du peuple palestinien, dont le droit au retour, et pour l'abolition
du sionisme, il est important de décrisper les israéliens
de leur angoisse existentielle, maintenue - il est vrai - par leurs
dirigeants, envers le monde musulman. Il faut qu'ils puissent avoir
confiance dans une convivialité future avec leurs voisins musulmans.
Il est du devoir de chacun qui désire une paix juste en Palestine
d'oeuvrer dans ce sens. Il faut, pour cela, encourager toutes les
formes de coopération honnête et à base de solidarité
entre juifs et musulmans, entre israéliens et palestiniens,
au lieu de créer des fossés. C'est la meilleure voie
pour combattre le sionisme.
Une réponse anticolonialiste à
un Palestinien victime du syndrome du colonialisme
par Ginette Hess Skandrani, 4 novembre 2005
Les slogans des années 60 et 70 qui réclamaient l'élimination
de la structure de d'Israël afin de faire naïtre un pays
où tous ses habitants, (y compris les juifs qui venaient d'Europe
et n'avaient rien à y faire) seraient des citoyens libres et
égaux, ont bien aidé à décoloniser l'Algérie
ainsi que d'autres colonies africaines. Si les organisations de la
gauche stalinienne, trotsko-communiste ou socio-démocrate n'avaient
pas soutenu l'idéologie sioniste, la Palestine aurait également
profité de cette mouvance anticolonialiste. Ces slogans que
nous avons criés et écrits sur tous les murs, ont été
et restent le fondement de toute réflexion sur la souveraineté
des peuples autochtones, face à ceux qui les ont spoliés
de leur terre et de leur histoire.
La Palestine, au sens historique du terme est le dernier échantillon
de cette spoliation. Vous dites : "A cette époque, c'étaient
les slogans des mouvements arabes nationalistes, ainsi que des organisations
palestiniennes marxistes".
Je n'ai jamais été ni nationaliste, ni marxiste. Je
suis écologiste et en tant que telle l'appartenance à
la terre et à la tradition de cette terre est primordiale.
Les Palestiniens respectaient cette terre ancestrale. Ce sont les
Européens qui, en arrivant ont exporté les traditions
de culture expansionniste occidentale, qui demande énormémént
d'eau, d'engrais et de pesticides, dans une région semi-désertique
et qui ont , de ce fait, détruit l'équilibre écologique
de la Palestine.
Ils n'aimaient pas cette terre, ils voulaient juste la conquérir
et non la préserver pour les générations future.
C'est une attitude purement colonialiste. Ils ont agi de la même
manière dans toutes leurs colonies depuis la conquête
de la terre des Amérindiens, jusqu'à celle des Africains.
Vous répétez, comme les sionistes : "Aujourd'hui,
ces slogans sont devenus de la propagande politique islamiste mise
au goût du jour par les Iraniens et par différents mouvements
politiques qui utilisent l'islam comme idéologie de façade".
Dans l'association "Pour un seul Etat démocratique en
Palestine/Israël", dont je suis une des représentante
en France, il n'ya pas "d'islamistes" et pourtant tous ses
membres, très divers et couvrant les cinq continents de la
planète, sont également pour le démantèlement
des structures de l'Etat d'Israël.
Votre phrase : "Les dangers de pareils slogans ne tiennent
pas seulement à leur rôle d'incitation à la haine,
mais aussi au fait qu'ils expriment une absence de vision stratégique
sur une question liée également à l'après
désengagement en Palestine, à savoir : comment aborder
la "question juive" dans les contextes israélo-palestinien
et israélo-arabe/musulman"
Pourquoi aborder uniquement la question juive et non celle de tous
les habitants de ce pays et également de la région?
Vous avez certainement un problème, car il me semble que les
juifs font partie de l'humanité et ne sont pas une entité
extra-humanitaire.
Pour parler d'incitation à la haine, il me semble que le
fait de défendre un Etat pluriel et multiculturel où
tous ceux qui aiment cette terre auront leur place est un acte de
solidarité humaine contraire à toute haine. Si les Juifs
des pays européens ont choisi d'émigrer en Israël,
c'est qu'ils avaient, autant que les chrétiens l'esprit de
conquête et s'imaginaient qu'il pouvaient exporter leur civilisation
(ou décivilisation), tout en s'enrichissant dans des contrées
éloignées et non belliqueuses. C'était le but
de l'idéologie sioniste.
Que les pays arabes environnant la Palestine, n'aient pas accueilli
des colonisateurs éradicateurs, les bras ouverts, se comprend
très bien. C'était une intrusion dont ils ne se sont
jamais remis. Le président Ahmadinejad, en relançant
le débat sur le "comment vivre ensemble" et dans
le respect de toutes les composantes des sociétés moyen-orientales,
en proposant une solution qui permet aux juifs de s'y intégrer
à travers le démantèlement d'Israël , a
relancé un véritable débat, qui nous permet,
après les manipulations d'Oslo 1 ou 2 et tous les faux accord
suivants servant à décrédibiliser la résistance
légitime des colonisés, de poser la légitimité
d'un Etat ethnique dans cette région.
Et ce n'est certainement pas l'Iran qui est un danger pour le Moyen-Orient
vu que ce pays cherche seulement, afin deconstruire un certain équilibre
dans la région, à acquérir ce qu'Israël
développe depuis plus de vingt ans, au vu et au su du monde
entier .... la bombe atomique.
S'il est un pays dangereux pour la Paix ... c'est bien l' Israël.
Les populations européennes l'ont exprimé en 2004, dans
un sondage où ils ont désigné cet Etat, comme
un danger pour la paix par 59 % de réponses positives. Avant
de désigner l'Iran, ne vaudrait-il pas mieux, au nom de la
Paix et de la Sécurité du Moyen-Orient, lancer une campagne
pour le déarmement d'Israël ? Et là, nous pourrons
effectivement demander à l'Iran de ne pas développer
la bombe nucléaire.
Le débat reste ouvert. À
vos claviers ! Envoyer vos contributions à redactionquibla@yahoo.fr
Kofi Annan reporte sa visite
en Iran
Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a
reporté sa visite prévue en Iran à la mi-novembre,
après les propos du président iranien concernant Israël,
a annoncé vendredi 4 novembre son porte-parole.
"Le secrétaire général et le gouvernement
iranien sont convenus que le moment n'était pas approprié
pour qu'il fasse une visite en Iran", a déclaré
le porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.
"Compte tenu de la controverse actuelle, il aurait été
difficile (à M. Annan) de faire des progrès sur les
thèmes qu'il souhaitait aborder avec les autorités iraniennes",
a-t-il ajouté.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait appelé
la semaine dernière à "rayer de la carte"
Israël, déclenchant un tollé dans de nombreux pays
du monde.
Source : AFP, 4 novembre 2005
"Vive la liberté ! Vive Israël
!" : 10 000 personnes devant l'ambassade d'Iran à Rome
« L'unique note amère a été la difficulté
à trouver un orateur iranien de l'opposition, parce qu'ils
sont menacés, aussi bien en Italie que dans leur pays, eux
et leurs familles. Nous avons réparé cela en scandant
DURUD BAR AZADI ZENDEBAB ISRAEL, qui veut dire en farsi : Vive
la liberté ! Vive Israël ! » (Giuliana Ferrara,
Il Foglio, éditorial du 4 novembre 2005 intitulé "Comment
est née la marche aux flambeaux des métis" (sic!)
Entre 10 000 et 15 000 personnes ont participé jeudi soir devant
l'ambassade d'Iran à Rome à une manifestation de soutien
à Israël, qui a réuni hommes politiques de droite
et de gauche, syndicalistes et représentants des communautés
juives et musulmanes.
L'appel à cette manifestation a été lancé
par le directeur du quotidien de droite Il Foglio, Giuliano Ferrara,
ancien porte-parole de Silvio Berlusconi, en réaction aux propos
du président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelant à
ce que l'Etat d'Israël soit "rayé de la carte".
Selon les organisateurs, 15 000 personnes ont participé à
ce rassemblement pacifique où chaque manifestant tenait à
la main une bougie et où une marée de drapeaux isaréliens
flotte au-dessus des têtes. Les forces de l'ordre, citées
par l'agence italienne Ansa, ont recensé pour leur part 10
000 personnes.
Quelques heures avant le début du rassemblement, le chef de
la diplomatie italienne Gianfranco Fini et le ministre de la Défense
Antonio Martino ont renoncé à participer à la
manifestation, afin de "ne pas porter préjudice à
nos intérêts nationaux et à la sécurité
de nos compatriotes".
Roberto Calderoli, ministre des Réformes et également
leader du parti populiste de la Ligue du Nord, ainsi que Mario Landolfi,
ministre des Communications, ont été les seuls représentants
du gouvernement Berlusconi à participer à ce rassemblement.
"On conteste le droit d'Israël à exister. On ne le
fait pas pour les pires dictatures du monde ou pour les gouvernements
les plus sanguinaires", a dénoncé le grand rabbin
de Rome, Riccardo Di Segni, lors de la manifestation.
"Je suis ici pour réaffirmer que les déclarations
du président iranien sont un obstacle au processus de paix"
au Moyen-orient, a déclaré le président de la
Ligue musulmane en Italie, Mario Sciajola, ex-ambassadeur italien
en Arabie saoudite et converti à l'Islam, qui a participé
au rassemblement "à titre personnel".
Etaient également présents Walter Veltroni le maire
de Rome, Massimo d'Alema le président de Démocrates
de gauche (DS) ou encore Alfonso Pecoraro Scanio le président
des Verts italiens.
Romano Prodi, leader de l'opposition italienne, n'avait pas prévu
de participer à la manifestation. Il a cependant rencontré
dans la journée de jeudi l'ambassadeur d'Israël à
Rome, Ehud Gol, et l'ambassadeur iranien à Rome, Bahram Ghasemi.
L'Italie est un des tous premiers partenaires économiques européens
de l'Iran. Un responsable ministériel iranien cité jeudi
par le quotidien économique Il Sole-24 Ore sous couvert de
l'anonymat a mis en garde contre de possibles rétorsions financières
iraniennes contre l'Italie.
Quelques dizaines d'islamistes avaient manifesté jeudi devant
l'ambassade d'Italie à Téhéran en réaction
au rassemblement romain.
"Israël doit être et sera rayé de la carte"
ou encore "Les soldats italiens doivent quitter l'Irak",
proclamaient les pancartes brandies par les manifestants à
Téhéran, répondant à l'appel d'organisations
étudiantes.
"Mort à Israël", "Mort à l'Amérique",
ont scandé les manifestants qui ont aussi dénoncé
un "coup d'Etat juif chez Fiat".
La mission diplomatique italienne n'avait pas vu de manifestations
depuis des années alors qu'elles ont été fréquentes
ces derniers mois devant d'autres ambassades européennes dans
la capitale iranienne, à commencer par la britannique.
Les Affaires étrangères iraniennes ont pour leur part
durement critiqué de récentes déclarations du
chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini condamnant les propos
du président iranien et faisant preuve de fermeté dans
la querelle nucléaire iranienne.
Les paroles de M. Ahmadinejad ont "provoqué l'écoeurement
dans le monde" et la réponse de la communauté internationale
doit être "claire et résolue", a dit M. Fini
au journal Yediot Aharonot à l'occasion d'une visite en Israël
ces derniers jours.
Les déclarations de M. Fini, "faites dans les territoires
palestiniens occupés contreviennent aux règles de courtoisie
diplomatique et sont synonymes d'indifférence devant le massacre
de Palestiniens sans défense, et devant le terrorisme d'Etat
d'Israël", a déclaré le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, cité
par l'agence officielle Irna.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a qualifié
de "complètement folles et inacceptables" les déclarations
de M. Ahmadinejad. Il a aussi soutenu les efforts diplomatiques allemands,
britanniques et français pour "dissuader (l'Iran) de produire
des armes nucléaires".
Source : AFP, 3 novembre 2005
02/11/2005 - Tous unis pour Israël, qui
ne doit pas être "rayé de la carte" !
La classe politique européenne s'est une fois de plus rangée
presque comme un seul homme derrière les défenseurs
du "droit d'Israël à l'existence", droit mis
en danger par la déclaration, la semaine dernière du
président iranien Ahmadinejad, qui n'avait fait que répéter
ce que disent les dirigeants iraniens depuis 25 ans, à savoir
que l'État d'Israël doit être "rayé
de la carte". L'État, et non pas le peuple. Si à
Paris, les partis politiques ont répondu à l'injonction
du CRIF* de manifester ce mercredi 2 novembre, à Rome, c'est
le quotidien Il Foglio (La feuille), proche de Berlusconi, qui a lancé
un appel à manifester jeudi 3 novembre devant l'ambassade d'Iran.
Parmi les 125 personnalités qui appellent à manifester,
on trouve le ministre post-fasciste des Affaires étrangères
Gianfranco Fini, le commissaire européen à la Justice
et aux Affaires intérieures Franco Frattini, le leader du centre-gauche
Francesco Rutelli et le farfelu leader radical Marco Pannella, qui,
lui, fait campagne depuis des années pur une adhésion
d'Israël à l'Union européenne. Les seuls à
troubler un petit peu cette belle unanimité sont les Verts
et les Refondateurs communistes. Les Verts ont décidé
d'organiser leur propre sit-in devant l'ambassade iranienne dès
mercredi, afin d'affirmer non seulement le "droit à l'existence
d'Israël" mais aussi "la nécessité d'une
pleine application des résolutions de l'ONU reconnaissant un
État palestinien et les droits du peuple palestinien".
Quant à Fausto Bertinotti, chef du Parti de la refondation
commniste, il a déclaré qu'il ne participerait à
la manifestation de jeudi que si une autre manifestation était
organisée ppour réclamer un État palestinien.
Il n'a pas précisé le pourcentage de territoire palestinien
sur lequel cet État devrait "régner".
* Conseil représentatif de institutions juives de France, dont
le président Roger Cukierman a tendance à se prendre
pour l'ambassadeur d'Israël, ce qui n'est pas étonnant,
pusque c'est à lui que Dominique de Villepin a téléphoné
le jeudi 27 octobre pour lui faire part de son indignation après
le discoiurs d'Ahmadinejad.
Discours de M. Mahmud
Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran
26.10.2005
http://www.nytimes.com/2005/10/30/weekinreview/30iran.html?pagewanted=2
Traduit du farsi en anglais par Mme Nazila Fathi
Traduit de l’anglais pour Quibla par Marcel Charbonnier
[Nous publions ci-après
la traduction, par Nazila Fathi, du bureau du New York Times à
Téhéran, du discours prononcé le 26 octobre par
le Président Mahmud Ahmadinejad lors d’une conférence
de l’Association des Etudiants musulmans consacrée à
« Un monde débarrassé du sionisme ». Cette
conférence a été tenue à Téhéran,
dans les locaux du ministère de l’Intérieur.
Ce discours a été affiché online, en persan ,
par Iranian Studient News Agency ( http://wwwisnagency.com ) Les explications
données entre crochets sont celles de Mme Fathi.]
Je remercie Dieu d’avoir l’opportunité
de participer, en ce jour, à cette manifestation…
Nous devons examiner les origines véritables
du problème palestinien : s’agit-il d’un conflit
entre un groupe de musulmans et des non-juifs ? S’agit-il d’un
conflit entre le judaïsme et d’autres religions ? Est-ce
le combat d’un pays contre un autre pays ? Est-ce le combat
d’un pays contre le monde arabe ? Est-ce une lutte pour la terre
de Palestine ? J’imagine que la réponse à toutes
ces questions est : « non ».
L’installation du régime d’occupation
de Qods [Jérusalem] a représenté une offensive
majeure de l’oppresseur du monde [les Etats-Unis] contre le
monde musulman. La situation a fluctué, au cours de cet affrontement
historique. Parfois, les musulmans ont vaincu, sont allés de
l’avant, et l’oppresseur a dû reculer.
Malheureusement, depuis trois siècles, le
monde musulman ne cesse de reculer. Je ne veux pas examiner ici les
raisons de cet état de fait, mais simplement passer en revue
l’histoire. Le monde musulman a perdu ses dernières défenses,
au cours du siècle écoulé, et l’oppresseur
du monde a installé le régime d’occupation. Par
conséquent, la lutte, aujourd’hui en Palestine, est le
principal front de l’affrontement du monde musulman avec l’oppresseur
mondial, et le sort de cette bataille décidera du destin d’un
combat qui se poursuit depuis sept siècles.
La nation palestinienne représente la nation
musulmane [Ummah] contre un système d’oppression et,
grâce à Dieu, la nation palestinienne a adopté
la foi musulmane, dans un environnement musulman, dans son combat,
et ainsi, nous avons assisté à son progrès et
à ses succès.
Je tiens à vous remercier pour le choix judicieux
du titre de cette conférence.
Beaucoup de personnes, perdus dans l’affrontement
entre le monde musulman et les infidèles ont essayé
d’élargir le blâme et les responsabilités.
Ces gens disent qu’un monde sans les Etats-Unis et le sionisme
est inenvisageable. Mais vous savez que c’est là un but,
et donc un slogan (tout à fait) possible !
Prenons un peu de recul. Nous avions un régime
hostile, dans ce pays, un régime anti-démocratique,
armé jusqu’aux dents, qui surveillait tous les citoyens,
au moyen de son appareil sécuritaire, la Savak [service de
renseignement du régime du Shah d’Iran]. Chez nous, régnait
un environnement de terreur. Quand notre cher Imam [Ayatollah Ruhollah
Khomeini, fondateur de la Révolution iranienne] a dit que ce
régime devait être balayé, beaucoup de personnes
qui se prétendaient politiquement bien informées dirent
que c’était impossible. Tous les gouvernements corrompus
soutenaient le régime (du Shah), quand l’Imam Khomeini
initia son mouvement. Tous les pays, tant occidentaux qu’orientaux,
soutenaient le régime (du Shah), et ils ont même continué
à le faire après le massacre du 7 septembre [1978],
et ils continuaient à dire que le régime était
indéboulonnable. Mais notre peuple a résisté,
et cela fait aujourd’hui vingt-sept ans que nous survivons,
sans régime inféodé aux Etats-Unis. La tyrannie
de l’Est et de l’Ouest sur le monde doit prendre fin,
mais les gens faibles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur
nez ne peuvent y croire.
Qui pouvait imaginer qu’un jour nous assisterions
à l’effondrement de l’Empire oriental ? Mais nous
avons assisté à sa chute, de notre vivant, et il s’est
effondré à tel point qu’il faut aller faire des
recherches en bibliothèque (à son sujet), parce qu’il
n’en reste absolument rien. L’Imam [Khomeini] disait que
Saddam devait débarrasser le plancher, il disait qu’il
serait affaibli à un point que personne ne pouvait imaginer.
Aujourd’hui, vous le voyez, cet homme qui parlait avec une telle
arrogance, il y a à peine dix ans de cela, qu’on aurait
pu croire qu’il était immortel : il est jugé dans
son propre pays, il est pieds et poings liés, par ceux dont
il pensait qu’il le soutenaient, et aussi ceux avec le soutien
desquels il a perpétré ses crimes…
Notre Imam bien-aimé disait que le régime
d’occupation devait être rayé de la carte, et c’était
là un propos très sage. Nous ne pouvons faire de compromis
sur la question de Palestine. (Bien entendu), il est (toujours) possible
de créer un nouveau front, à l’intérieur
(et en recul) d’un ancien front. Mais ce serait une défaite
et quiconque reconnaît la légitimité de ce régime
[Israël] a, de fait, signé la reddition du monde musulman.
Notre cher Imam visait le cœur de l’oppresseur du monde
dans son combat, c’est-à-dire le régime occupant.
Je ne doute pas un seul instant que la nouvelle vague qui s’est
soulevée en Palestine, et dont nous sommes les témoins
dans le monde islamique, aussi, éliminera cette tache disgracieuse
(sur le visage) du monde musulman. Mais nous devons être en
éveil, et nous méfier des traquenards.
Depuis plus de cinquante ans, l’oppresseur
du monde essaie de donner une légitimité au régime
occupant, et il a pris des mesures en ce sens, afin de le stabiliser.
Voici vingt-sept ou vingt-huit ans, ils ont franchi un palier majeur.
Mais, malheureusement, un des pays les plus importants a commis une
grave erreur, et nous espérons que cette erreur, ce pays va
la réparer [allusion au traité de paix entre l’Egypte
et Israël].
Récemment, ils [les Israéliens] ont
essayé un nouveau tour. Ils veulent faire passer l’évacuation
de la bande de Gaza, qui leur a été imposée par
les Palestiniens, pour la victoire… des Palestiniens. Une victoire
finale, des Palestiniens (donc), qui mettrait un terme au problème
de la Palestine au motif que serait créé un Etat palestinien
à côté d’eux. Aujourd’hui, ils veulent
emberlificoter les Palestiniens dans leurs viles manœuvres et
les amener à se battre entre eux autour de positions politiques,
qui les distrairaient de leur cause (sacrée) : la cause palestinienne.
Ils (les Israéliens) veulent convaincre certains des pays islamiques
que, étant donné qu’ils ont évacué
la bande de Gaza et apporté la preuve de leurs bonnes intentions,
la légitimité de leur régime (usurpateur) corrompu
devrait être reconnue. J’espère que les formations
et le peuple palestiniens sont bien conscients de cette manœuvre
(sioniste).
La question de Palestine n’est absolument pas
réglée. Viendra le jour où un gouvernement palestinien,
représentant vraiment le peuple palestinien, viendra au pouvoir
; viendra le jour où tous les réfugiés (palestiniens)
rentreront chez eux ; viendra le jour où un gouvernement démocratique,
élu par le peuple, accèdera au pouvoir. Bien entendu,
ceux qui sont venus de loin à seule fin de piller cette terre
(de Palestine) n’ont aucun droit à décider du
destin de cette nation.
J’espère que le peuple palestinien restera
en alerte, et conscient, comme ils l’ont toujours été,
en poursuivant leur lutte, tout au long de la décennie écoulée.
Si nous dépassons cette brève période
avec succès, la voie vers l’élimination du régime
occupant sera aisée, et ce sera une pente descendante.
J’avertis tous les dirigeants du monde musulman
du danger de cette manœuvre (sioniste). Quiconque reconnaît
ce régime, à cause des pression de l’oppresseur
du monde, ou encore par naïveté ou par égoïsme,
sera damné à jamais et brûlera dans (le feu de)
la fureur des pays islamiques.
Les gens qui sont assis dans les cabinets calfeutrés
ne sauraient décider au nom de la nation islamique, ni permettre
à cet ennemi historique de continuer à exister au cœur
du monde islamique.
30/10/2005 - Les sionistes
appellent à manifester mercredi contre l'ambassade d'Iran à
Paris
Le Conseil représentatif des institutions juives de France
(Crif) a appelé dimanche dans un communiqué à
un rassemblement de protestation mercredi devant l'ambassade d'Iran
à Paris après les "propos scandaleux du président
iranien appelant à rayer Israël de la carte". "Le
Crif a demandé une audience à l'ambassadeur d'Iran à
Paris, le 2 novembre, pour lui remettre une lettre de protestation
après les propos scandaleux du président iranien qui
a appelé à +rayer Israël de la carte+ et réitéré
ses menaces d'agression contre la communauté internationale",
a annoncé le Crif.
Ce dernier invite "tous les partis politiques, les familles spirituelles,
les organisations de défense des droits de l'Homme", à
se rassembler devant l'ambassade d'Iran à Paris mercredi, à
19h00. D'autres organisations juives ont appelé à cette
manifestation: le Consistoire de Paris et l'UEJF (Union des étudiants
juifs de France) notamment.
Source : AFP, 30 octobre 2005
Ali Khamenei : « Ces ignorants ne savent
pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen pour
renverser un régime ou un gouvernement.
C'est la résistance et la volonté des nations qui anéantissent
les régimes corrompus » Le numéro un iranien,
l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré dimanche que "la
résistance palestinienne" ferait tomber le "régime
sioniste", laissant ainsi entendre que la position iranienne
vis-à-vis d'Israël était inchangée. "C'est
la résistance en Palestine qui, sans aucun doute possible,
fera tomber le régime sioniste", a déclaré
le Guide suprême, cité par l'agence estudiantine Isna.
L'ayatollah Khamenei s'exprimait quatre jours après que le
président Mahmoud Ahmadinejad eut suscité un tollé
international en déclarant: "comme l'a dit l'imam (Khomeiny,
fondateur de la République islamique), Israël doit être
rayé de la carte". Ces propos, condamnés par le
Conseil de sécurité de l'Onu, ont conforté les
États-Unis et Israël dans l'idée que l'Iran cherche
à se doter de l'arme nucléaire. "Ces ignorants
ne savent pas que les armes nucléaires ne sont pas le bon moyen
pour renverser un régime ou un gouvernement. C'est la résistance
et la volonté des nations qui anéantissent les régimes
corrompus", a dit le Guide. Il a mis en garde les pays de la
région "soumis" aux États-Unis: "l'Égypte,
l'Arabie saoudite, la Jordanie et les autres pays de la région
doivent prendre en compte cette réalité que les États-Unis
n'ont pas seulement un problème avec le Liban et la Syrie".
Selon le Guide, "l'objectif principal" des États-Unis
est d'instaurer des "gouvernement fantoches" dans la région.
"Les dirigeants américains, par de tels actes, conduisent
leur propre pays à l'anéantissement, ce qui est probablement
la vengeance divine". Source : AFP, 30 octobre 2005
Ahmadinejad vire 3 ambassadeurs et en rappelle
18
Alors que l'ensemble de la direction irnaienne s'est rangé
derrière le président Ahmadinejad, suite à ses
déclarations du 26 octobre sur la nécessité de
"rayer l'État d'Israël de la carte", les diplomates
iraniens en poste en Occident ont eu des réactions plus louvoyantes,
craignant que le prix à payer pour l'Iran serait trop élevé.
Le président iranien a donc réagi énergiquement
à la mollesse des diplomates et vient de limoger les ambassadeurs
iraniens à Londres, Paris et Berlin, qui avaient été
nommés à leurs postes par son prédécesseur
Mohamed Khatami. En outre, dix-huits diplomates ont été
rappelés à Téhéran pour consultations.
On va leur sonner les cloches et leur expliquer que la conjoncture
est favorable pour l'Iran, face à l'enlisement US en Iraq et
aux hésitations européennes sur l'attitude à
adopter vis-à-vis de l'Iran. Selon le Leader suprême
de la révolution iranienne et le président, il n'y a
pas à craindre d'action militaire occidentale contre l'Iran,
les menaces ne sont que du bluff.
L'Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, chef du système judiciaire
iranien, a déclaré le 28 octobre, lors de la grande
manifestation célébrant la Journée international
d'Al Qods :
« Israël a été créé pour que
les superpuissances mondiales puissent établir leur base arrogante,
à travers ce gouvernement terroriste, dans le monde musulman.
C'est pourquoi cela ne concerne pas que la Palestine, c'est beaucoup
plus prfond que cela. »
Le député juif au parlement iranien Morris Motammed
a déclaré de son côté le même jour
que tous les vrais juifs et adepts de la religion divine ainsi que
ceux qui croient en Moïse haïssent les usurpateurs israéliens
à cause du comportement barbare du régime sioniste.
la guerre inégale et les affrontements entre les Israéliens,
équipés des armes les plus sophistiquées, et
les Palestiniens, qui n'ont que des pierres, sont la cause du ressentiment
général contre Israël.
Source : Iran Focus et www.irna.ir, 28 octobre 2005
« Il faut
rayer Israël de la carte »,
ou quand un battement d'ailes de papillon à Téhéran
provoque un cyclone de Tel Aviv à Washington en passant par
Bruxelles et Paris