Palestine
« Les visas avaient été délivrés par
erreur » : le ministre palestinien Bassem Naïm expulsé de
l’Union européenne
Le ministre
palestinien des Sports et de la
Jeunesse, membre du Hamas, qui avait annoncé hier sur al-Jazira qu'il
était bloqué à l'aéroport de Bruxelles où il faisait escale, a été
expulsé de l'espace Schengen, a indiqué le ministère belge de l'Intérieur.
M. Naïm avait précisé qu'il se rendait aux Pays-Bas pour assister à
la 5e conférence des Palestiniens d'Europe, qui s’est ouverte le 5 mai
à Rotterdam. Il a affirmé qu'il avait obtenu, il y a deux jours, de
l'ambassade des Pays-Bas à Tel-Aviv, les visas nécessaires
à son voyage. Parlant au téléphone à la chaîne de télévision qatarie
depuis l'avion égyptien à bord duquel il voyageait, le ministre Bassem
Naïm, dont le mouvement est inscrit sur la liste terroriste de l'UE,
avait déclaré qu'il était bloqué avec un accompagnateur palestinien
à l'aéroport à la demande de la police belge. Les policiers belges,
montés à bord, « nous ont retiré nos passeports (...) qu'ils nous ont
ensuite remis avec la mention "visa annulé" », a dit M. Naïm.
« Ils nous ont remis un document signifiant que nous étions deux personnes
dangereuses pour la sécurité du peuple néerlandais et qu'il ne nous
était pas permis d'entrer aux Pays-Bas. Nous avons refusé de signer
ce document », a-t-il ajouté. En soirée, M. Naïm devait atterrir en
Égypte, d'où il avait décollé pour se rendre à Bruxelles, a indiqué
à l'AFP un responsable égyptien.
La police belge avait signifié à M. Naïm que « le ministère néerlandais
de la Justice avait annulé son visa » d'entrée aux Pays-Bas. « Nous pouvons
confirmer que le ministre palestinien qui se rendait aux Pays-Bas a
été intercepté à l'aéroport de Bruxelles à la demande des autorités
néerlandaises », a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère belge
de l'Intérieur, Paul Van Tigchelt. « Nous avons été informés par les
autorités néerlandaises que les visas d'entrée avaient été délivrés
par erreur et que ces visas étaient annulés », a ajouté ce porte-parole.
Interrogé pour savoir si le ministre et son accompagnateur se trouvaient
toujours à Bruxelles, M. Van Tigchelt a répondu : « Non, ils sont repartis,
ils ne sont plus dans l'espace Schengen. » Il n'a pas précisé leur
destination. Le ministère de l'Intérieur n'a pas souhaité commenter
cette décision, soulignant qu'elle était du ressort exclusif des autorités
néerlandaises. Le ministère belge des Affaires étrangères s'est lui
aussi abstenu de tout commentaire.
À Ramallah (Cisjordanie), le ministre palestinien de l'Information,
Moustafa Barghouti, s'est dit « surpris » de la décision des autorités
néerlandaises. « Nous attendons des Pays-Bas qu'ils aient une position
équilibrée entre Israël et les Palestiniens », a déclaré à l'AFP le
ministre indépendant.
Source :
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=341027,
5 mai 2007
12 heures en Palestine : “Vous n’êtes pas bienvenue en Israël” –
Témoignage
Par Nadia Hasan, 4 mai 2007
Nadia Hasan est née au Chili, dont elle a la nationalité, de parents
palestiniens qui ont émigré après l’occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem
et de Gaza suite à la
Guerre des Six Jours en 1967. Nadia veut revoir son
pays d’origine, où elle a passé en tout et pour tout à peine 8 mois.
L’année dernière, elle avait fait une tentative d’entrer en Palestine
occupée, mais elle avait été refoulée après une série d’humiliations
par les services israéliens de « sécurité ». Il y a quelques
jours, elle a fait une nouvelle tentative d’entrer dans le pays, forte
d’une lettre du ministère des Affaires étrangères israélien – suite
à une protestation du gouvernement chilien - qui lui assurait qu’elle
n’était plus interdite d’entrée. Voici ce qui lui est arrivé.
J’ai atterri à Tel Aviv à 7 heures du matin, j’ai donné mon passeport
au contrôle et après moins de deux minutes, trois types sont arrives,
qui m’on dit qu’ils m’attendaient. Ils m’ont emmenée dans une grande
pièce avec toutes mes affaires. Plus de vingt personnes se sont alors
mises à contrôler chaque détail. Avant tout chose, ils ont pris mon
téléphone mobile et ont recopié sous mes yeux chaque numéro de téléphone
et chaque nom qui y étaient enregistrés. Ils ont regardé mes SMS, les
derniers appels reçus ou faits, les photos prises, tout.
Après ça, ils m’ont vérifiée moi, mon corps, mes vêtements, mes cheveux,
mes oreilles, même mes ongles.
Un type m’a été présenté comme étant Samy (je ne me rappelle pas son
nom). « Je suis Samy, du ministère de
la Défense, ça fait quelques
jours que j’attendais ton arrivée, je vais travailler sur toi aujourd’hui,
on va tout mettre sur la table, ça va être dur parce que je ne suis
pas une bonne personne, je suis fort, c’est pour ça qu’on m’a choisi,
tu es une personne spéciale, Nadia, et tu auras droit au meilleur système
de sécurité que nous ayons, si tu collabores avec nous, nous t’aiderons. »
Samy m’a emmenée dans une pièce très loin du centre principal de l’aéroport.
Le bureau avait le logo du ministère de la Défense, une femme était avec nous tout le temps
(selon lui, c’était pour que je me sente pas mal à l’aise. Il m’a dit : »je
connais les filles arabes, vous ne voulez pas êtres seules avec un homme,
nous vous respectons, ne t’en fais pas. ») Avant toute chose, il
a pris plusieurs photos de moi et a ouvert un fichier dans son ordinateur.
Il m’a interrogé sur ma famille, les numéros de téléphone, professions,
nombres d’enfants, adresses, tout. Il a fait une copie de ma carte de
crédit, me disant qu’il devait vérifier les mouvements d’argent, il
a copié ma carte d’identité, mon permis de conduire, les photos de ma
famille, notant qui était qui etc.
Après ça,
il a commencé : « je ne suis pas là pour vérifier ce
que tu as fait à Naplouse, si tu as travaillé là-bas ou pas, si tu y
as séjourné plus que la durée autorisée, si tu t’es engagée dans des
activités illégales etc. Il y a des gens qu travaillent là-dessus, mon
boulot c’est de verifier si TU ES ENGAGÉE DANS DES ACTIVITÉS TERRORISTES.
Pour ça, nous devons vérifier les gens avec lesquels tu es en relation
parce que NOUS SAVONS que tu connais 5 personnes, des terroristes, les
pires ici, qui sont des proches amis à toi. Si tu nous donnes leurs
noms (malgré le fait que nous les ayons déjà), si tu collabores avec
nous, Nadia, nous allons t’aider. »
Et le cirque a commencé.
Il a commencé avec les gens enregistrés dans mon portable, un à un,
tous les 163. « Qui est-ce, comment tu l’as rencontré, est-ce que
tu es encore en contact avec lui/elle actuellement ? » etc.
Il a vérifié chaque nom correspondant aux numéros de téléphone palestiniens
et jordaniens, sur son ordinateur, et à chaque fois, la photo de la
personne apparaissait. J’ai vu les photos de Sam, d’Anita, de Yusra, de Sumaida
etc. Mais eux ne posaient pas de problèmes. À un moment, il a commencé
à m’interrger sur des gens de Balata et du Camp d’Askar, des gens que
j’étais supposée connaître et dont il s’attendait à ce que je les mentionne.
Il m’a dit qu’il faisait des contrôles sur moi depuis quelques mois.
« On a interrogé beaucoup de gens que tu connais à Naplouse, et
presque tous reviennent sur cinq noms, nous disant que ce sont de très
proches amis à toi. Beaucoup de gens à Naplouse te connaissent, Nadia,
et nous les avons tous contactés. Maintenant, il faut que tu parles. »
Je ne savais pas après qui il en avait, comme vous pouvez l’imaginer.
En continuant à éplucher la liste de noms sur mon portable, il a trouvé
deux de ces cinq noms qu’il recherchait. 3 heures d’interrogatoire ont
concerné un de mes amis, un ami très proche. Il m’a montré sa photo
et une photo de son frère. Dans mon portable, j’avais un SMS de lui
me souhaitant bonne chance pour mon voyage et j’avais aussi une photo
de son frère, car je l’avais visité deux jours auparavant dans un camp
ici en Jordanie. J’ai expliqué que nous étions amis. Je lui ai dit quand
et comment nous nous sommes connus e quel genre de relation nous avons.
Le type n’arrêtait pas d’appeler quelqu’un au téléphone et immédiatement,
de nouvelles photos apparaissaient sur son ordinateur et il m’interrogeait
sur ces personnes, que pour la plupart je n’avais jamais vues de ma
vie, mais j’en connaissais certaines, dont j’avais même les numéros
dans mon portable.
Il m’a dit que ces gens sont les pires ici, liés à des activités terroristes,
et comment est-ce possible que je n’en sache rien alors qu’il est clair
que nous sommes de bons amis.
Je lui ai répondu qu’on ne peut pas me faire des reproches pour des
choses que d’autres ont fait ou pas fait, que je ne savais pas de quoi
il parlait. Je lui a de nouveau expliqué comment j’avais rencontré ces
gars et tout, mais il a continué à dire que je n’étais pas en train
de lui dire la vérité, car la vérité, il la connaissait déjà et que
je ne pourrais pas entrer à nouveau en Israël si je ne collaborais pas
avec lui en lui fournissant plus de détails.
Il a de nouveau regardé mon portable et m’a demandé comment il se faisait
que sur 163 numéros, je n’avais que 13 numéros de Jordaniens et que
tout le reste étaient des Palestiniens. « Comment se fait-il que
toi, Nadia, une jeune femme maligne, bien roulée, séduisante, tu n’aies
pas plus de relations avec des gens en Jordanie ? Comment se fait-il,
Nadia, que tu ailles chaque jour de ton travail à ton domicile à Amman
et que tu ne fasses rien d ‘autre pendant plus d’un an, car ça, nous
le savons. Qu’est-ce que tu es en train de planifier, pourquoi tu insistes
si désespérément pour entrer en Israël ? Est-ce parce que tu es
liée à ces terroristes ? Est-ce qu’ils t’ont demandé de faire quelque
chose ? Es-ce qu’ils t’ont
demandé de l’argent ? T’ont-ils demandé
si tu étais mariée ? Qu’est-ce que tu as prévu de faire avec eux dès
que tu seras entrée ici ??? Nous
savons la vérité, mais nous voulons l’entendre de toi et encore une
fois, si u ne collabores pas, nous ne pourrons pas t’aider. »
Après quelques minutes un autre type, Amir, entre dans la pièce.
Il me regarde et dit : « Arrête de mentir, tu nous caches
quelque chose et nous le savons. Tu as des mauvais amis et tes relations
avec eux te lient à leurs activités. Je n’ai pas confiance en toi et
pour ça, tu n’entreras jamais (en Israël. »
Une fois qu’il est sorti et que je me suis retrouvée seule avec Samy,
j’ai commencé à pleurer, à pleurer comme un bébé et je lui ait dit que
je voulais en finir avec cet interrogatoire et khalas. Renvoyez-moi
en Jordanie, je ne sais pas ce que vous cherchez et je n’ai aucun lien
avec ce que vous pensez. Samy s’est assis à côté de moi et m’a dit gentiment
: « Tu es quelqu’un de bien, une femme forte. Je vois que tu as
eu une bonne éducation. Ne te leurres pa, c’est l’occasion de dire la
vérité. On va t’aider : donne-moi les trois autres noms dont nous
savons que tu les connais et ne pleure plus. Pourquoi tu es si nerveuse ?
Pourquoi est-ce que c’est si important pour toi ?
Je ne comprends pas et si je ne comprends pas, je ne peux penser
de toi que ce que je pensais déjà de toi JE NE TE LAISSERAI PAS ENTRER
(EN ISRAÊL) SI JE NE SAIS PAS TOUT CAR JE SERAI RESPONSABLE SI TU TE
FAIS SAUTER À TEL AVIV. »
L’interrogatoire a continué, il a fait des copies de toutes les photos
que j’avais et il s’est mis à écrire le nom de chaque personne, regardant
dans son ordinateur. Il a trouvé
une autre photo de quelqu’un qui d’après lui était un terroriste et
il a dit : »Nadia, peut-être que tu as les mains propres mais
si on met les mains dans de l’eau sale, avec le temps, les mains vont
être sales et tes mains sont déjà noires. »
Pour abréger, il m’a dit : « Ça ne va pas du tout pour
toi, ta situation ici n’est pas bonne, tu as des liens étroits avec
des activités mauvaises ici, et comme ce monde n’est plus en sécurité
à cause des MUSULMANS (Nadia, souviens-toi de comment est le monde après
le 11 Septembre à cause des Musulmans), tu es un grand risque pour la
sécurité du peuple israélien et de tous les visiteurs dans ce pays.
Israël est une démocratie, une des meilleures au monde, pas comme les
pays arabes, et nous travaillons dur pour prévenir toute activité terroriste
ici, et tu ne nous aides pas dans notre mission. »
Avant de me quitter, il a dit : « Mon équipe va décider maintenant
de ce qu’on va faire de toi mais je ne pense pas que tu pourras entrer
de nouveau ici, tu es un risque pour toi-même et pour les autres et
tu peux faire ce que tu veux, tu peux aller au TRIBUNAL, par exemple.
Si tu fais ça, je me ferai un plaisir
d’y aller personnellement et de m’assurer que TU N’ENTRERAS JAMAIS
ICI DE NOUVEAU. »
Tout cet interrogatoire a duré de 7h20 à 16h15.
En bas des escaliers, le consul du Chili m’attendait, j’ai pu parler
avec lui et sortir, accompagnée par un homme de la sécurité, pour fumer
une cigarette. Je n’ai jamais revu Samy, il n’est pas revenu pour me
dire les résultats de sa réunion, mais dès avant même la fin de l’interrogatoire,
les gens de la sécurité avaient dit au consul que je n’étais pas autorisée
à entrer en Israël.
Ils m’ont demandé de retourner à la salle de fouille, ils ont de
nouveau fouillé tous mes bagages et moi-même, encore une fois, et ils
m’ont mise dans un avion pour Amman à 19h
Je veux finir en disant à vous tous que, hier, j’ai fait de mon mieux,
je ne pense pas que qui ce soit prêt à affronter quelque chose de tel,
en tout cas pas moi, car je n’ai pas l’habitude d’être traitée comme
une terroriste. Je suis désolée pour tous les gens qui ont des liens
avec moi ; maintenant ils ont leurs noms et numéros de téléphone,
ils peuvent les contrôler par ma faute. Je me sens comme la pire collaboratrice
au monde et je rends la vie des autres encore plus dure que ce qu’elle
est déjà.
Je ne sais pas à quel moment tout est devenu si sale. Pendant les 8
mois que j’avais passés en Palestine, je n’ai fait que des traductions,
j’ai rencontré des gens, bu du café avec eux, apprenant des choses sur
la vie en Palestine sans juger personne. Je ne regretterai jamais d’avoir
de si merveilleux amis, en particulier ce gars qui, pour les Israéliens,
est un des plus dangereux de Cisjordanie, mais je veux m’assurer que
ni lui ni les autres n’auront de problèmes à cause de moi. Je veux rester
à l’écart, je ne veux pas collaborer à perpétuer l’injustice à laquelle
ils font face depuis le jour de leur naissance, pur la seule raison
qu’ils sont nés Palestiniens.
Salam à tous
Nadia
PS le lendemain :
…Je n’ai plus peur. Je sais qu’hier, ils ont joué avec moi, ils voulaient
me défaire mais ils n’y arriveront jamais, ce n’est pas moi la plus
fable dans ce jeu infernal, ce sont eux.
Il y a quelques mois, j’ai travaillé pour obtenir le soutien du gouvernement
chilien et j’y suis arrivée. Le gouvernement chilien a émis une protestation
très ferme contre ma précédente déportation. J’ai eu le soutien de plus
de 50 députés chiliens qui se sont engagés personnellement pour me soutenir.
J’ai passé un mois au Chili, ayant des rencontres, y compris avec le
ministre des Affaires étrangères, et après tout cela, le ministère israélien
des Affaires étrangères m’a donné une lettre me disant que je n’étais
plus interdite d’entrée en Israël.
Ils ont voulu orchestrer tout ce cirque pour m’humilier et me torturer
d’une part et d’autre part, et
aussi pour pouvoir prétendre que j’étais liée à des terroristes et que
c’était la raison pour laquelle ils m’ont toujours refusé l’entrée,
afin de riposter sur le plan politique et diplomatique. Ils veulent
utiliser ce stratagème pour réparer les dommages que j’ai infligé à
leur politique étrangère, au moins dans leurs relations avec le Chili.
Ils m’avaient envoyé cette lettre pour me faire croire que mes efforts
avaient porté leurs fruits. En même temps, ils préparaient une équipe
spéciale pour me donner un traitement “spécial”. Il est évident que
pour faire cela, ils ont reçu des directives des plus hautes autorités
politiques. C’est un crime. Pour le justifier, ils inventent des histoires
sur les gens. Je ne sais d’ailleurs même pas de quoi ces gens sont accusés.
Que vous les connaissiez ou non n’est de toute façon pas si important.
Ces gens peuvent être accusés de toutes sortes de choses, mais qui dit
qu’ils sont coupables ? Quel tribunal va prouver la culpabilité de ces
gens ? Une cour martiale israélienne ?
Au diable ! Plus de 700 000 Palestiniens
ont été arêtes par et détenus par les Israéliens. Combien d’entre eux
ont été reconnus coupables d’un quelconque crime ou délit, même si les
accusations étaient basées sur des ordonnances militaires pires que
ce qu’ y avait dans le système d’apartheid en Afrique du Sud ?
Ce sont eux que nous devons conduire devant des
tribunaux. Ils sont coupables !
Nadia
Hasan est membre de Tlaxcala. Pour la contacter, écrire à tlaxcala@tlaxcala.es .
Visitez son blog (en espagnol)
Original anglais : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2573&lg=en
Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs
pour la diversité linguistique. Cette traduction est
en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction,
à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et
auteurs.
URL de cet article :
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