Palestine
Juin
1967 : Annaksah (le revers)
Le
lundi 5 juin 1967 à 7h45, survolant la Méditerranée à très basse altitude pour éviter les
radars, l'aviation israélienne attaquait l'Égypte. En 500 sorties, Israël
détruisit 309 des 340 avions militaires égyptiens. En six jours de Blitzkrieg
(guerre-éclair), l’armée sioniste, avec l’appui décisif des USA et de
la Grande-Bretagne,
changea la carte de la
Palestine et du Moyen-Orient. Le 11 juin 1967, elle
occupait toute la
Cisjordanie et Jérusalem-Est (alors sous administration
jordanienne), la Bande de Gaza (alors sous administration
égyptienne), la Péninsule du Sinaï (territoire égyptien) et les
Hauteurs du Golan (territoire syrien), multipliant par 3 le territoire
qu’elle contrôlait. Cette Guerre des Six Jours – la troisième guerre
israélo-arabe – entra dans l’histoire du monde arabe comme Annaksah
– le revers. Ce fut une défaite du nationalisme arabe représenté en
premier lieu par Gamal Abdel Nasser, une humiliation pour la
Ligue arabe, dont le protégé palestinien, Ahmed Choukeiry,
devait bientôt s’effacer au profit d’un jeune leader, Yasser Arafat.
Cette
défaite ne fut pas seulement celles des armées égyptienne, syrienne
et jordanienne. Elle paracheva la catastrophe (Nakba) de 1948 pour le
peuple palestinien. Un quart de la population de Cisjordanie (250 000
personnes) fut chassée de sa terre et rejoignit dans l’exil les Palestiniens
chassés en 1948. 70 000 Palestiniens fuirent Gaza pour l’Égypte.
120 000 Syriens fuirent le Golan.
Le
22 novembre 1967, les Nations unies adoptaient |