le quotidien online francophone et multilingue pour les Musulmans libres et actifs et leurs alliés !
Actualisé chaque jour avec des documents de référence sur tous les dossiers chauds !

25 decembre 2006 - Couriel : redactionquibla@yahoo.fr

Palestine

Livraison d’armes égyptiennes au Fatah

L'Égypte a livré des armes au Fatah d'Abbas avec l'aide d'Israël

Le quotidien israélien Haaretz a indiqué qu'un chargement de 2.000 fusils et deux millions de balles ont été transférés au Fatah en coordination avec l'armée israélienne L'Égypte a livré en coordination avec Israël une importante quantité d'armes aux forces du parti Fatah fidèles au président palestinien modéré (sic) Mahmoud Abbas, a indiqué jeudi 28 décembre un responsable israélien. "En coordination avec Israël, l'Égypte a livré une importante quantité de fusils et de munitions aux forces d'Abbas", a indiqué ce responsable qui a revendiqué l'anonymat. Le quotidien Haaretz a de son côté indiqué qu'"un chargement de 2.000 fusils Kalachnikov AK-47 ainsi que 20.000 chargeurs et deux millions de balles ont été transférés aux groupes armés relevant du Fatah dans la bande de Gaza, en coordination avec l'armée israélienne".

Discussions officielles entre Israël, l'Égypte et les USA Le journal a précisé que ce chargement a été transporté par un convoi de quatre camions depuis l'Égypte jusqu'en Israël via le terminal routier de Kerem Shalom (sud de la bande de Gaza), qui a ensuite été escorté jusqu'au terminal de Karni situé plus au nord où des services de sécurité de l'Autorité palestinienne fidèles à Mahmoud Abbas les ont réceptionnés. Ce transfert d'armes fait suite à des discussions officielles entre Israël, l'Égypte et les USA et a été décidé lors du sommet qui a réuni samedi à Jérusalem le premier ministre israélien Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas, a encore précisé Haaretz. La radio publique israélienne a pour sa part fait état d'une prochaine livraison aux forces de Mahmoud Abbas en Cisjordanie d'armes et de munitions en provenance de Jordanie.
Source : -http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2290551&rubId=40 77, 28/12/2006

 

Je veux garder ma femme !


par Ghassan Abdullah, Conseiller en informatique, Ramallah, Palestine

Israel a décrété que mon épouse et moi ne pouvions plus vivre ensemble. Je suis Palestinien et elle est Suisse et nous sommes mariés depuis 28 ans. Elle a deux semaines pour quitter les Territoires Palestiniens Occupés.
Le Ministère de l'Intérieur israélien a inscrit sur son passeport suisse : "DERNIER VISA".
Nous habitons ensemble à Ramallah depuis 12 ans. Nous sommes venus en 1994, après les Accords d'Oslo, quand les perspectives de "paix" et de développement nous ont encouragé à nous installer en Cisjordanie.
Mon épouse Anita parle arabe, elle aime le paysage, elle prépare des plats arabes, et elle s'occupe bien mieux que moi de la maison de mon grand-père située dans le village, un vieux bâtiment de pierre ainsi que des plantes du jardin.
Elle vote aux élections palestiniennes en tant que conjointe d'un Palestinien. Elle est active dans l'association locale de la santé publique. Elle a ainsi beaucoup d'amis ici et se considère comme chez elle.
Elle a toujours son élément et ses contacts européens, mais elle ne veut pas être séparée de cet environnement ou de moi, et je ne veux certainement pas être séparé d'elle.
Nos enfants sont grands et ils travaillent à l'étranger. Mais ils ne sont pas sûrs eux aussi d'être autorisés à venir nous voir ici. Il y a quelques mois, alors qu'elle venait nous rendre visite à Ramallah, notre fille, qui a un passeport suisse, a été retardée pendant six heures à l'aéroport de Tel Aviv et a eu droit à un interrogatoire serré lorsqu'elle a atterri. Elle a eu de la chance.
D'autres sont expulsés vers l'endroit d'où ils ont décollé, souvent en passant une nuit ou plus dans le fameux "centre" de détention de l'aéroport.
Au cours des 12 dernières années, Anita est parvenue à rester ici en renouvelant diligemment son visa ou en partant et en revenant tous les trois ou six mois pour se conformer à la "loi" israélienne qui est appliquée dans les Territoires Palestiniens Occupés.
Elle se bat maintenant pour rester ici à mes côtés en allant voir un avocat et les tribunaux israéliens, en espérant une injonction pour pouvoir rester jusqu'à ce qu'un verdict soit rendu.
Elle est également en contact avec son ambassade, et elle s'est jointe à d'autres personnes dans la même situation fâcheuse pour s'adresser à l'Union Européenne et au consulat américain, et pour parler aux organisations des droits de l'homme, israéliennes et palestiniennes, et aux médias. Nous ne savons pas quoi faire. Mais nous devons le faire rapidement.
Qu'allons-nous faire de notre vie ensemble, de nos papiers et de nos comptes, des centaines de petites choses que nous partagions ?
Qu'allons-nous faire du nouvel appartement que nous avons fait "l'erreur" d'acheter au mauvais moment ? Elle était très excitée de choisir les tuiles et la façon d'aménager la cuisine.
Nous ne pouvons pas croire, ou accepter, que nous allons être séparés. Cependant, nous le croyons quand nous voyons d'autres couples ou familles "mixtes" qui ont été ou qui vont être séparés autour de nous.
Depuis le printemps dernier, les Autorités de l'Occupation Israélienne ont augmenté la pression sur les détenteurs de passeports étrangers en leur refusant l'entrée dans les secteurs palestiniens.
Ceux qui sont affectés incluent des Palestiniens ayant des passeports étrangers ou des épouses étrangères, des maris, des enfants, des parents et d'autres membres de la famille.
Cela inclut également les ressortissants étrangers, qui viennent pour enseigner dans les universités, pour travailler ou comme volontaire dans des organisations non-gouvernementales locales ou étrangères, des experts avec divers projets souvent financés par les pays européens, des sympathisants ou des activistes des droits de l'homme.
Bitakhon est le mot magique en Israel. Au nom du Bitakhon, ou de la sécurité, les autorités israéliennes peuvent prendre des mesures illégales, inhumaines, immorales ou agressives contre la population palestinienne sous occupation militaire.
Elles peuvent jeter le mot Bitakhon au visage de n'importe quel diplomate européen ou étranger qui remet en cause l'une de leurs mesures, même lorsque ces mesures vont à l'encontre des droits de l'homme, de la loi internationale et humanitaire, ou de la Quatrième Convention de Genève qui régit la conduite des puissances occupantes à l'égard des populations occupées.
Pour les Palestiniens, il semble parfois qu'un fonctionnaire de troisième grade dans n'importe quel ministère israélien peut effrayer l'ensemble de l'Union Européenne et ses responsables en invoquant la "sécurité" des Israéliens, ou en laissant entendre ce que l'Europe a fait aux juifs.
Mon épouse n'est pas la seule à avoir reçu un ultimatum la semaine dernière. Des dizaines d'autres épouses, maris et enfants qui vivaient en Cisjordanie depuis des années en renouvelant tous les trois mois leurs visas de "touristes" délivrés par les Israéliens afin de pouvoir rester, ont obtenu de courtes prolongations, aucune n'excédant la fin de cette année.
Les enfants devront quitter leurs écoles et seront séparés de leurs parents, ou de l'un d'entre eux. Des mères, des pères, des soeurs, des frères et des grand-pères de familles étendues locales seront déchirés. Des centaines d'autres attendent également leur destin dans les prochains jours et semaines. Des milliers de personnes n'ont pas eu le droit cet été de rendre visite à leurs familles, leurs maisons et leurs racines.
L'été est souvent la saison des mariages pour les Palestiniens séparés par différents passeports ou identifications et les festivités remplissaient habituellement les nuits d'été de musique et de danse. Pas cet été 2006.
L'occupation israélienne ne s'arrête pas à la confiscation de la terre. Je me sens occupé dans ma poche de chemise.
Ma carte d'identité "palestinienne" est délivrée par les autorités israéliennes. Elles contrôlent le registre de population civile palestinienne.
Chaque naissance, chaque mort, chaque mariage, chaque déplacement en provenance ou vers l'étranger est contrôlé par Israël même à Gaza, malgré le désengagement.
Naturellement, ils contrôlent l'eau, les routes et les déplacements de la population en Cisjordanie par des centaines de barrières et de checkpoints.
Ils déracinent tous les arbres qu'ils estiment être sur leur route, ceux qui sont sur la route du Mur d'Apartheid qui trace son chemin dans la chair de notre terre, ou sur la route de leurs colons qui décident de se saisir d'un autre bout de terre ou d'une colline qui leur plait.
Pourquoi les Israéliens s'attaquent-ils aux mariages mixtes des Palestiniens ?
Maintenant en Palestine, avant de tomber amoureux, les gens se renseignent des identités des autres et d'où elles ont été émises. Ils ne veulent pas construire une vie qui risque d'être déchirée dès le début.


L'alliance entre fondamentalistes


Par Yossi Paritzky, www.ynetnews.com, 12 novembre 2006
Il y a quelques jours, je suis revenu d'une visite au sud des Etats-Unis, dans la région appelée la "ceinture de la Bible " ("Bible Bealt"). Cette région immense s'étend de la Louisiane au Nouveau Mexique et est remplie de croyants et d'églises évangéliques qui constituent l'épine dorsale de l'actuelle administration américaine.
Impossible d'échapper aux panneaux géants appelant à soutenir Israël, ni aux programmes de la radio et de la télévision où des prêcheurs en costumes d'hommes d'affaires et au cheveu fraîchement taillé appellent tout à la fois à croire en Jésus et à soutenir l'État juif. Vraiment, une vague d'amour inconditionnel pour nous, qui vivons en Terre Sainte.
En apparence, où est le problème? Mais, en grattant légèrement la surface de cet amour, nous découvrons qu'il s'agit d'une sorte d'amour qui dépend beaucoup de quelque chose. Et ce "quelque chose" est la croyance chrétienne fondamentaliste en la seconde révélation de Jésus, qui se produira évidemment à Jérusalem à la suite de l'Armageddon (la guerre de Gog et Magog).
En d'autres termes, l'existence de l'État juif constitue pour ces gens la preuve de l'existence de Dieu et la validité de l'Ancien Testament, dans lequel il a promis à Abraham que cette terre serait donnée à sa descendance.
Pour cette même raison, ces chrétiens fondamentalistes rejettent le moindre retrait d'Israël de ses frontières bibliques, frontières promises par Dieu. Bonne raison pour, après les conférences données dans les églises du sud des États-Unis, encenser nos propres fondamentalistes qui sacralisent chaque site et chaque tombe de cette terre. Des deux côtés, on accepte la Bible comme le seul manuel valable sur le front politico-diplomatique.
Mais les chrétiens fondamentalistes ont aussi le Nouveau Testament, auquel ils croient de tout leur coeur, et selon lequel Jésus se révélera à nouveau à ses adeptes après une guerre terrible. Alors, il nous proposera à nous, les juifs, le choix ultime : l'accepter en tant que Messie et être récompensés par la vie éternelle, ou le rejeter, comme nous l'avons fait dans le passé, et être damnés pour l'éternité.
Nous, juifs d'Israël, sommes donc considérés par ces chrétiens fondamentalistes comme des chrétiens en puissance, à qui pourrait être offerte très bientôt la chance de leur vie : la possibilité de se repentir et de croire en Jésus à la fin de la guerre la plus terrible que le monde aura connue. Les musulmans, eux, ne sont de toute façon pas des candidats à la rédemption et sont condamnés à la mort et à l'enfer. Mais nous, nous pourrions gagner le salut éternel.

Où intervient la bombe iranienne
Il fut un temps où j'ai cru que l'alliance entre les États-Unis et Israël était un pacte entre démocraties occidentales qui défendaient un système de valeurs libérales et éclairées : les Américains le font de par le monde, et nous au Moyen-Orient.
Mais la situation a changé. Cette alliance se fait entre fondamentalistes, et non entre démocrates. Un pacte entre ceux qui sacralisent la terre et ceux qui sacralisent Jésus. Une alliance entre ceux qui dansent sur la tombe de Rahab la prostituée à Jéricho et ceux qui croient à la révélation du Messie, en extase et les yeux fermés.
Et cette alliance englobe les fondamentalistes iraniens qui veulent détruire Israël avec une bombe atomique. Quand j'ai demandé à un certain nombre de croyants chrétiens quelle était leur position sur l'Iran, ils m'ont tous donné la même réponse : c'est le début de la Guerre de Gog et Magog.
La bombe atomique qui tombera sur nous sera l'annonce de la venue du Messie. En conséquence, non seulement ils ne voient pas d'objection à cette bombe, mais ils voient les Iraniens comme une sorte de serviteurs de Dieu dont la mission serait de commencer cette horrible guerre dont l'issue, comme nous l'avons rappelé, est claire.
On peut traiter de ces sujets avec mépris, mais rappelons-nous : ces croyants, dont le nombre est énorme, sont le pilier de l'administration Bush. Ce sont eux qui dictent la politique du président, y compris sa politique étrangère.
On peut maintenant comprendre pourquoi Washington adopte une politique d'attente concernant le conflit du Proche-Orient. Après tout, si ce conflit a été commandé par le Ciel et si son issue est connue, pourquoi intervenir?
Les Américains sont une chose, mais pourquoi sommes-nous entraînés dans cette politique? La ministre des affaires étrangères Tzipi Livni a raison de dire que le conflit dans notre région est entre les fondamentalistes et les modérés. Le problème, c'est que depuis longtemps, nous ne sommes plus du côté des modérés, mais du côté des fanatiques et des fondamentalistes.
Chaque jour qui passe et où nous continuons à ne rien faire au lieu de proposer des initiatives nouvelles et audacieuses, nous rapproche de la rédemption chrétienne. Préparez-vous à la venue du Messie. Quel messie? Cela dépend à qui on pose la question.

Source : http://salam.blogspirit.com/archive/2006/12/29/l-alliance-entre-fondamentalistes.html
Original : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3338687,00.html


Les USA dénoncent la construction d'une colonie israélienne en Cisjordanie


Les USA ont dénoncé mercredi le projet de construction d'une nouvelle colonie israélienne en Cisjordanie estimant que cela violerait les obligations de l'État hébreu prévues dans la "Feuille de route" pour un règlement du conflit israélo-palestinien.
Le département d'État a indiqué qu'il cherchait auprès des autorités israéliennes la confirmation des informations indiquant que le gouvernement israélien a donné son feu vert à la construction d'une colonie en Cisjordanie.
"L'établissement d'une nouvelle colonie ou l'extension de colonies existantes violeraient les obligations d'Israël prévues par la +Feuille de route+", a dit Gonzalo Gallegos, un porte-parole du ministère usaméricain des Affaires étrangères.
"Les USA exhortent Israël à respecter les obligations de la +Feuille de route+ et d'éviter de prendre des mesures qui pourraient être interprétées comme une manière d'influencer le résultat final des négociations", a-t-il ajouté rappelant que le but de la "Feuille de route" était la création d'un État palestinien à côté d'Israël.
Le gouvernement israélien a donné mardi, pour la première fois depuis 1992, son feu vert à la construction d'une nouvelle colonie en Cisjordanie, suscitant l'indignation des Palestiniens et l'inquiétude de la présidence de l'Union européenne.
La nouvelle colonie sera construite dans la vallée du Jourdain, sur un site récemment abandonné par l'armée israélienne. Le gouvernement a précisé qu'elle servirait à reloger des habitants de colonies de la bande de Gaza évacuées en 2005.
La Feuille de route, lancée à l'été 2003 par le Quartette sur le Proche-Orient (USA, Union européenne, Russie et ONU), prévoyait la création en 2005 d'un État palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais est pour l'instant restée lettre morte.
A l'heure actuelle, 260.042 colons vivent en Cisjordanie, sans compter Jérusalem occupé et annexé où sont installés plus de 200.000 Israéliens dans une douzaine de quartiers, selon des statistiques du ministère israélien de l'Intérieur publié en septembre.
Selon la Paix maintenant, une organisation israélienne opposée à la colonisation, 121 colonies ont été construites avec une autorisation du gouvernement alors que 102 ont été créées de manière sauvage par des colons.
La communauté internationale ne fait pas la distinction entre colonies légales et sauvages, les considérant toutes comme illégales au regard du droit international.
Source : AFP, 27 décembre 2006

Une poignée de main pour 100 millions de dollars

Mahmoud Abbas a rencontré Ehud Olmert le samedi 23 décembre. Cette poignée de mains devrait rapporter 100 millions de dollars à Abou Mazen. Le gouvernement israélien a en effet voté le transfert de 100 millions de dollars au bureau du président palestinien annoncé durant la rencontre. Ces fonds seront prélevés sur une partie des taxes douanières et de la TVA prélevées par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne sur les produits importés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Ces fonds ont été gelés au début de l'année en guise de sanctions après la victoire aux législatives des islamistes du Hamas et la formation d'un gouvernement sous sa direction. Le montant des fonds gelés avoisine le milliard de dollars. M. Olmert a précisé que le transfert de cet argent se ferait par l'intermédiaire d'un "mécanisme spécial", qui doit permettre de s'assurer que les fonds ne passeront pas par les ministères contrôlés par le Hamas.

Discours du Président de l'autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, à la suite de son annonce de la tenue de nouvelles élections législatives et présidentielles dans les territoires palestiniens occupés par Israël

Palestiniens !

De faux amis qui sont souvent de vrais ennemis ont entrepris de vous persuader que l'autorité palestinienne ne pense pas à vous, ne fait rien pour vous, ne se soucie ni des besoins communs à l'ensemble de la population palestinienne, ni de ceux qui concernent nos compatriotes les plus éprouvés.

Je laisse de côté, pour le moment, les mesures très nombreuses que nous avons prises ou qui sont déjà envisagées pour rouvrir à la Palestine meurtrie les portes de l'avenir : épuration de nos administrations, encouragement à la famille, cellule essentielle de la société et de la patrie ; réforme de l'instruction publique, en vue de la ramener à sa fonction éducatrice et à son rôle national.

Mais notre souci de réalisation à échéance lointaine ne nous fait pas négliger les problèmes qui nous prennent, en quelque sorte, à la gorge et qui appellent des solutions de toute urgence : ceux que posent en particulier le ravitaillement du pays, le rapatriement des réfugiés, le sort de nos prisonniers, l'emploi, l'organisation de la jeunesse.

Ces problèmes, j'en sais la gravité. Je puis mesurer jour après jour, par les rapports qui me sont faits, par les lettres, par les visites que je reçois, l'immensité des souffrances infligées au peuple palestinien et dont il n'est pas un foyer, à Gaza , comme en Cisjordanie occupée , qui ne porte sa lourde part.

Ces souffrances, je les ressens profondément et je veux que tous les Palestiniens sachent bien que leur adoucissement est l'objet constant de mes pensées.

Je veux qu'ils sachent aussi que je comprends leur impatience, leur exaspération même devant l'insuffisance trop fréquente des remèdes apportés à leurs maux.

Mais que ces Palestiniens veuillent bien réfléchir avec moi, honnêtement, calmement, avec l'esprit de justice qui est si vivant en eux, aux difficultés sans précédent de notre tâche.

J'ai pu constater en mainte circonstance, avec une peine réelle, que les intentions de la Présidence étaient travesties et dénaturées par une propagande perfide et que des mesures mûrement réfléchies étaient empêchées de porter leurs fruits par l'inertie, l'incapacité ou la trahison d'un trop grand nombre d'agents d'exécution.

Ces défaillances, ces trahisons seront recherchées et sanctionnées.

La responsabilité des fonctionnaires ne sera plus un vain mot.

La première tâche du gouvernement est de procurer à tous, dans les mois qui vont venir, une alimentation suffisante. Or, l'arrêt du travail, les destructions résultant de la guerre, la paralysie des communications, avaient fait surgir, sur divers points du territoire, le spectre, qu'on croyait à jamais banni, de la hideuse famine.

Nous avons établi, d'autre part, avec le Secours du Croissant rouge , et en liaison avec le comité américain d'aide aux réfugiés, un vaste plan d'assistance et de réinstallation.

Ces mesures de redressement seraient incomplètes si elles n'étaient accompagnées de l'élan spirituel qui galvanise les âmes.

Je manquerais à mon devoir si je ne saisissais pas cette occasion pour adresser mes remerciements émus à la générosité américaine. Grâce à elle, en quelques semaines, plus de mille camions de denrées diverses et de vêtements ont été distribués aux populations réfugiées, tandis qu'un nombre considérable d'autres camions allaient à la population nécessiteuse de Cisjordanie. Aide infiniment précieuse en elle-même, plus précieuse encore par le témoignage qu'elle nous apporte de la fidélité et des sentiments américains pour notre pays.

Je veux remercier également nos amis suisses qui nous ont adressé dix camions de denrées destinées, les unes aux réfugiés, les autres à nos prisonniers, dont le sort nous est une préoccupation poignante. Nous nous efforçons d'en adoucir la rigueur, soit par des négociations avec les autorités israéliennes, soit par l'envoi de colis individuels, distribués par les soins de nos ONG, désormais réunies en un seul organisme et animées d'un élan nouveau.

Aujourd'hui que la Palestine est en proie au malheur véritable, il n'y a plus de place pour les mensonges et les chimères. Il faut que les Palestiniens s'attachent à supporter l'inévitable, fermement et patiemment.

Le rôle du gouvernement est de les y aider par une action constante, uniquement inspirée de la passion du bien public.

Nous nous engageons simplement à travailler de notre mieux, honnêtement, courageusement, de toutes les forces de notre esprit et de notre cœur, pour remplir la haute et difficile mission qui nous est dévolue. Faisons notre devoir les uns et les autres, en toute conscience ; le salut de la Palestine , que mettraient en danger, nos discordes, sera la récompense de notre union.

Notre programme est de rendre à la Palestine les forces qu'elle a perdues. Nous ferons une Palestine organisée, où la discipline des subordonnés réponde à l'autorité des chefs, dans la justice pour tous. Dans tous les ordres, nous nous efforcerons de créer des élites, à leur conférer le commandement sans autre considération que celle de leurs capacités et de leurs mérites.

Le travail des Palestiniens est la ressource suprême de la patrie. Il doit être sacré. Dans la Palestine refaite, l'argent ne sera que le salaire de l'effort. Votre travail sera défendu. Votre famille aura le respect et la protection de la nation.

La Palestine rajeunie veut que l'enfant remplisse vos cœurs de l'espoir qui vivifie. Elle vous rendra, pour son éducation et son avenir, la confiance que vous aviez perdue. Nous y veillerons… J'ai donc demandé aux Israéliens de mettre fin aux hostilités . J'ai pris cette décision, dure au cœur d'un soldat parce que la situation militaire l'imposait. Nous n'avons pas d'amis. Trop peu d'enfants, trop peu d'armes, trop peu d'alliés, voilà les causes de notre défaite. Nous tirerons la leçon des batailles perdues. L'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur.

Président de l'autorité palestinienne, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Il s'agit de la Palestine, de son sol, de ses fils .

Semper eadem

Ce discours attribué à un Mahmoud Abbas qui justifierait sa décision de dissoudre le gouvernement présidé par le Hamas afin de donner satisfaction à l'occupant israélien et à son allié américain, est le fruit d'une compilation de trois appels du Maréchal Pétain à la soumission des Français à l'occupation de la France par l'armée allemande (13 août 1940 , 11 juillet 1940, 20 juin 1940)

Rien n'a été changé ou ajouté . J'ai simplement supprimé les paragraphes qui concernaient trop directement la France et, pour des raisons de vraisemblance évidente , j'ai remplacé France et Français par Palestine et Palestiniens, Paris et la province par Gaza et Cisjordanie et autorités allemandes par autorités israéliennes. Les allusions à l'Amérique et à la Suisse sont authentiquement du Maréchal Pétain .

Cela afin de démontrer que la tentation d'un éternel Quisling ou d'un éternel Pétain existent à toutes les époques et en tous lieux .

Aline de Diéguez, 19 décembre 200

Source : http://perso.orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/abbas.htm

Rencontre secrète Olmert-Siniora en octobre dernier à Sharm El Cheikh


L’agence de presse Maan a dit sur son site internet qu’il lui a été révélé qu’une rencontre secrète entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le Premier ministre libanais Fuad Siniora, le conseiller politique du président égyptien, Osama El Baz et le chef de la sécurité nationale saoudienne, le
Prince Bandar, a été tenue il y a deux mois durant la fête de l’Aïd après le mois de Ramadan, à Sharm el Sheikh.
La source, d’après Maan, une spécialiste en affaires israéliennes, a ajouté que la rencontre, qui avait été tenue dans la résidence du président égyptien, a duré cinq heures, dans laquelle les participants ont discuté sur une coordination mutuelle et une coopération entre l’Égypte, le Royaume d’Arabie Saoudite, Israël et ses forces alliées au Liban, pour affronter conjointement l’axe Téhéran-Damas et la coalition de groupes militants tels que le Hamas, le Hezbollah et le Jihad Islamique.
Le premier ministre israélien aurait dit au premier ministre libanais que la présence internationale au sud du Liban, et le soutien américain donné à ses
amis, avaient « créé une voie, sur laquelle repose une opportunité sans précédent pour se débarrasser des alliés des Iraniens et des Syriens au Liban », a ajouté la source.
La source a aussi confirmé que le premier ministre libanais Siniora a dit à son homologue israélien que son gouvernement insistait sur la diffusion de
la loi et de l¹ordre à travers le pays, et de renvoyer et désarmer toute milice, donc les armes du Hezbollah, et de mettre fin à la présence de tout groupe ou de toute personne qui est pro-Iran ou pro-Syrie.
Source : manar-fr.com, 21 décembre 2006