Palestine
Livraison d’armes égyptiennes au
Fatah
L'Égypte a livré des armes au Fatah d'Abbas avec
l'aide d'Israël
Le quotidien israélien Haaretz a indiqué qu'un chargement
de 2.000 fusils et deux millions de balles ont été transférés
au Fatah en coordination avec l'armée israélienne L'Égypte
a livré en coordination avec Israël une importante quantité
d'armes aux forces du parti Fatah fidèles au président
palestinien modéré (sic) Mahmoud Abbas, a indiqué
jeudi 28 décembre un responsable israélien. "En coordination
avec Israël, l'Égypte a livré une importante quantité
de fusils et de munitions aux forces d'Abbas", a indiqué
ce responsable qui a revendiqué l'anonymat. Le quotidien Haaretz
a de son côté indiqué qu'"un chargement de
2.000 fusils Kalachnikov AK-47 ainsi que 20.000 chargeurs et deux millions
de balles ont été transférés aux groupes
armés relevant du Fatah dans la bande de Gaza, en coordination
avec l'armée israélienne".
Discussions officielles entre Israël, l'Égypte et les USA
Le journal a précisé que ce chargement a été
transporté par un convoi de quatre camions depuis l'Égypte
jusqu'en Israël via le terminal routier de Kerem Shalom (sud de
la bande de Gaza), qui a ensuite été escorté jusqu'au
terminal de Karni situé plus au nord où des services de
sécurité de l'Autorité palestinienne fidèles
à Mahmoud Abbas les ont réceptionnés. Ce transfert
d'armes fait suite à des discussions officielles entre Israël,
l'Égypte et les USA et a été décidé
lors du sommet qui a réuni samedi à Jérusalem le
premier ministre israélien Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas, a encore
précisé Haaretz. La radio publique israélienne
a pour sa part fait état d'une prochaine livraison aux forces
de Mahmoud Abbas en Cisjordanie d'armes et de munitions en provenance
de Jordanie.
Source : -http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2290551&rubId=40
77, 28/12/2006
Je veux garder ma femme !
par Ghassan Abdullah, Conseiller en informatique, Ramallah, Palestine
Israel a décrété que mon épouse et moi ne
pouvions plus vivre ensemble. Je suis Palestinien et elle est Suisse
et nous sommes mariés depuis 28 ans. Elle a deux semaines pour
quitter les Territoires Palestiniens Occupés.
Le Ministère de l'Intérieur israélien a inscrit
sur son passeport suisse : "DERNIER VISA".
Nous habitons ensemble à Ramallah depuis 12 ans. Nous sommes
venus en 1994, après les Accords d'Oslo, quand les perspectives
de "paix" et de développement nous ont encouragé
à nous installer en Cisjordanie.
Mon épouse Anita parle arabe, elle aime le paysage, elle prépare
des plats arabes, et elle s'occupe bien mieux que moi de la maison de
mon grand-père située dans le village, un vieux bâtiment
de pierre ainsi que des plantes du jardin.
Elle vote aux élections palestiniennes en tant que conjointe
d'un Palestinien. Elle est active dans l'association locale de la santé
publique. Elle a ainsi beaucoup d'amis ici et se considère comme
chez elle.
Elle a toujours son élément et ses contacts européens,
mais elle ne veut pas être séparée de cet environnement
ou de moi, et je ne veux certainement pas être séparé
d'elle.
Nos enfants sont grands et ils travaillent à l'étranger.
Mais ils ne sont pas sûrs eux aussi d'être autorisés
à venir nous voir ici. Il y a quelques mois, alors qu'elle venait
nous rendre visite à Ramallah, notre fille, qui a un passeport
suisse, a été retardée pendant six heures à
l'aéroport de Tel Aviv et a eu droit à un interrogatoire
serré lorsqu'elle a atterri. Elle a eu de la chance.
D'autres sont expulsés vers l'endroit d'où ils ont décollé,
souvent en passant une nuit ou plus dans le fameux "centre"
de détention de l'aéroport.
Au cours des 12 dernières années, Anita est parvenue à
rester ici en renouvelant diligemment son visa ou en partant et en revenant
tous les trois ou six mois pour se conformer à la "loi"
israélienne qui est appliquée dans les Territoires Palestiniens
Occupés.
Elle se bat maintenant pour rester ici à mes côtés
en allant voir un avocat et les tribunaux israéliens, en espérant
une injonction pour pouvoir rester jusqu'à ce qu'un verdict soit
rendu.
Elle est également en contact avec son ambassade, et elle s'est
jointe à d'autres personnes dans la même situation fâcheuse
pour s'adresser à l'Union Européenne et au consulat américain,
et pour parler aux organisations des droits de l'homme, israéliennes
et palestiniennes, et aux médias. Nous ne savons pas quoi faire.
Mais nous devons le faire rapidement.
Qu'allons-nous faire de notre vie ensemble, de nos papiers et de nos
comptes, des centaines de petites choses que nous partagions ?
Qu'allons-nous faire du nouvel appartement que nous avons fait "l'erreur"
d'acheter au mauvais moment ? Elle était très excitée
de choisir les tuiles et la façon d'aménager la cuisine.
Nous ne pouvons pas croire, ou accepter, que nous allons être
séparés. Cependant, nous le croyons quand nous voyons
d'autres couples ou familles "mixtes" qui ont été
ou qui vont être séparés autour de nous.
Depuis le printemps dernier, les Autorités de l'Occupation Israélienne
ont augmenté la pression sur les détenteurs de passeports
étrangers en leur refusant l'entrée dans les secteurs
palestiniens.
Ceux qui sont affectés incluent des Palestiniens ayant des passeports
étrangers ou des épouses étrangères, des
maris, des enfants, des parents et d'autres membres de la famille.
Cela inclut également les ressortissants étrangers, qui
viennent pour enseigner dans les universités, pour travailler
ou comme volontaire dans des organisations non-gouvernementales locales
ou étrangères, des experts avec divers projets souvent
financés par les pays européens, des sympathisants ou
des activistes des droits de l'homme.
Bitakhon est le mot magique en Israel. Au nom du Bitakhon, ou de la
sécurité, les autorités israéliennes peuvent
prendre des mesures illégales, inhumaines, immorales ou agressives
contre la population palestinienne sous occupation militaire.
Elles peuvent jeter le mot Bitakhon au visage de n'importe quel diplomate
européen ou étranger qui remet en cause l'une de leurs
mesures, même lorsque ces mesures vont à l'encontre des
droits de l'homme, de la loi internationale et humanitaire, ou de la
Quatrième Convention de Genève qui régit la conduite
des puissances occupantes à l'égard des populations occupées.
Pour les Palestiniens, il semble parfois qu'un fonctionnaire de troisième
grade dans n'importe quel ministère israélien peut effrayer
l'ensemble de l'Union Européenne et ses responsables en invoquant
la "sécurité" des Israéliens, ou en laissant
entendre ce que l'Europe a fait aux juifs.
Mon épouse n'est pas la seule à avoir reçu un ultimatum
la semaine dernière. Des dizaines d'autres épouses, maris
et enfants qui vivaient en Cisjordanie depuis des années en renouvelant
tous les trois mois leurs visas de "touristes" délivrés
par les Israéliens afin de pouvoir rester, ont obtenu de courtes
prolongations, aucune n'excédant la fin de cette année.
Les enfants devront quitter leurs écoles et seront séparés
de leurs parents, ou de l'un d'entre eux. Des mères, des pères,
des soeurs, des frères et des grand-pères de familles
étendues locales seront déchirés. Des centaines
d'autres attendent également leur destin dans les prochains jours
et semaines. Des milliers de personnes n'ont pas eu le droit cet été
de rendre visite à leurs familles, leurs maisons et leurs racines.
L'été est souvent la saison des mariages pour les Palestiniens
séparés par différents passeports ou identifications
et les festivités remplissaient habituellement les nuits d'été
de musique et de danse. Pas cet été 2006.
L'occupation israélienne ne s'arrête pas à la confiscation
de la terre. Je me sens occupé dans ma poche de chemise.
Ma carte d'identité "palestinienne" est délivrée
par les autorités israéliennes. Elles contrôlent
le registre de population civile palestinienne.
Chaque naissance, chaque mort, chaque mariage, chaque déplacement
en provenance ou vers l'étranger est contrôlé par
Israël même à Gaza, malgré le désengagement.
Naturellement, ils contrôlent l'eau, les routes et les déplacements
de la population en Cisjordanie par des centaines de barrières
et de checkpoints.
Ils déracinent tous les arbres qu'ils estiment être sur
leur route, ceux qui sont sur la route du Mur d'Apartheid qui trace
son chemin dans la chair de notre terre, ou sur la route de leurs colons
qui décident de se saisir d'un autre bout de terre ou d'une colline
qui leur plait.
Pourquoi les Israéliens s'attaquent-ils aux mariages mixtes des
Palestiniens ?
Maintenant en Palestine, avant de tomber amoureux, les gens se renseignent
des identités des autres et d'où elles ont été
émises. Ils ne veulent pas construire une vie qui risque d'être
déchirée dès le début.
L'alliance entre fondamentalistes
Par Yossi Paritzky, www.ynetnews.com, 12 novembre 2006
Il y a quelques jours, je suis revenu d'une visite au sud des Etats-Unis,
dans la région appelée la "ceinture de la Bible "
("Bible Bealt"). Cette région immense s'étend
de la Louisiane au Nouveau Mexique et est remplie de croyants et d'églises
évangéliques qui constituent l'épine dorsale de
l'actuelle administration américaine.
Impossible d'échapper aux panneaux géants appelant à
soutenir Israël, ni aux programmes de la radio et de la télévision
où des prêcheurs en costumes d'hommes d'affaires et au
cheveu fraîchement taillé appellent tout à la fois
à croire en Jésus et à soutenir l'État juif.
Vraiment, une vague d'amour inconditionnel pour nous, qui vivons en
Terre Sainte.
En apparence, où est le problème? Mais, en grattant légèrement
la surface de cet amour, nous découvrons qu'il s'agit d'une sorte
d'amour qui dépend beaucoup de quelque chose. Et ce "quelque
chose" est la croyance chrétienne fondamentaliste en la
seconde révélation de Jésus, qui se produira évidemment
à Jérusalem à la suite de l'Armageddon (la guerre
de Gog et Magog).
En d'autres termes, l'existence de l'État juif constitue pour
ces gens la preuve de l'existence de Dieu et la validité de l'Ancien
Testament, dans lequel il a promis à Abraham que cette terre
serait donnée à sa descendance.
Pour cette même raison, ces chrétiens fondamentalistes
rejettent le moindre retrait d'Israël de ses frontières
bibliques, frontières promises par Dieu. Bonne raison pour, après
les conférences données dans les églises du sud
des États-Unis, encenser nos propres fondamentalistes qui sacralisent
chaque site et chaque tombe de cette terre. Des deux côtés,
on accepte la Bible comme le seul manuel valable sur le front politico-diplomatique.
Mais les chrétiens fondamentalistes ont aussi le Nouveau Testament,
auquel ils croient de tout leur coeur, et selon lequel Jésus
se révélera à nouveau à ses adeptes après
une guerre terrible. Alors, il nous proposera à nous, les juifs,
le choix ultime : l'accepter en tant que Messie et être récompensés
par la vie éternelle, ou le rejeter, comme nous l'avons fait
dans le passé, et être damnés pour l'éternité.
Nous, juifs d'Israël, sommes donc considérés par
ces chrétiens fondamentalistes comme des chrétiens en
puissance, à qui pourrait être offerte très bientôt
la chance de leur vie : la possibilité de se repentir et de croire
en Jésus à la fin de la guerre la plus terrible que le
monde aura connue. Les musulmans, eux, ne sont de toute façon
pas des candidats à la rédemption et sont condamnés
à la mort et à l'enfer. Mais nous, nous pourrions gagner
le salut éternel.
Où intervient la bombe iranienne
Il fut un temps où j'ai cru que l'alliance entre les États-Unis
et Israël était un pacte entre démocraties occidentales
qui défendaient un système de valeurs libérales
et éclairées : les Américains le font de par le
monde, et nous au Moyen-Orient.
Mais la situation a changé. Cette alliance se fait entre fondamentalistes,
et non entre démocrates. Un pacte entre ceux qui sacralisent
la terre et ceux qui sacralisent Jésus. Une alliance entre ceux
qui dansent sur la tombe de Rahab la prostituée à Jéricho
et ceux qui croient à la révélation du Messie,
en extase et les yeux fermés.
Et cette alliance englobe les fondamentalistes iraniens qui veulent
détruire Israël avec une bombe atomique. Quand j'ai demandé
à un certain nombre de croyants chrétiens quelle était
leur position sur l'Iran, ils m'ont tous donné la même
réponse : c'est le début de la Guerre de Gog et Magog.
La bombe atomique qui tombera sur nous sera l'annonce de la venue du
Messie. En conséquence, non seulement ils ne voient pas d'objection
à cette bombe, mais ils voient les Iraniens comme une sorte de
serviteurs de Dieu dont la mission serait de commencer cette horrible
guerre dont l'issue, comme nous l'avons rappelé, est claire.
On peut traiter de ces sujets avec mépris, mais rappelons-nous
: ces croyants, dont le nombre est énorme, sont le pilier de
l'administration Bush. Ce sont eux qui dictent la politique du président,
y compris sa politique étrangère.
On peut maintenant comprendre pourquoi Washington adopte une politique
d'attente concernant le conflit du Proche-Orient. Après tout,
si ce conflit a été commandé par le Ciel et si
son issue est connue, pourquoi intervenir?
Les Américains sont une chose, mais pourquoi sommes-nous entraînés
dans cette politique? La ministre des affaires étrangères
Tzipi Livni a raison de dire que le conflit dans notre région
est entre les fondamentalistes et les modérés. Le problème,
c'est que depuis longtemps, nous ne sommes plus du côté
des modérés, mais du côté des fanatiques
et des fondamentalistes.
Chaque jour qui passe et où nous continuons à ne rien
faire au lieu de proposer des initiatives nouvelles et audacieuses,
nous rapproche de la rédemption chrétienne. Préparez-vous
à la venue du Messie. Quel messie? Cela dépend à
qui on pose la question.
Source : http://salam.blogspirit.com/archive/2006/12/29/l-alliance-entre-fondamentalistes.html
Original : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3338687,00.html
Les USA dénoncent la construction d'une
colonie israélienne en Cisjordanie
Les USA ont dénoncé mercredi le projet de construction
d'une nouvelle colonie israélienne en Cisjordanie estimant que
cela violerait les obligations de l'État hébreu prévues
dans la "Feuille de route" pour un règlement du conflit
israélo-palestinien.
Le département d'État a indiqué qu'il cherchait
auprès des autorités israéliennes la confirmation
des informations indiquant que le gouvernement israélien a donné
son feu vert à la construction d'une colonie en Cisjordanie.
"L'établissement d'une nouvelle colonie ou l'extension de
colonies existantes violeraient les obligations d'Israël prévues
par la +Feuille de route+", a dit Gonzalo Gallegos, un porte-parole
du ministère usaméricain des Affaires étrangères.
"Les USA exhortent Israël à respecter les obligations
de la +Feuille de route+ et d'éviter de prendre des mesures qui
pourraient être interprétées comme une manière
d'influencer le résultat final des négociations",
a-t-il ajouté rappelant que le but de la "Feuille de route"
était la création d'un État palestinien à
côté d'Israël.
Le gouvernement israélien a donné mardi, pour la première
fois depuis 1992, son feu vert à la construction d'une nouvelle
colonie en Cisjordanie, suscitant l'indignation des Palestiniens et
l'inquiétude de la présidence de l'Union européenne.
La nouvelle colonie sera construite dans la vallée du Jourdain,
sur un site récemment abandonné par l'armée israélienne.
Le gouvernement a précisé qu'elle servirait à reloger
des habitants de colonies de la bande de Gaza évacuées
en 2005.
La Feuille de route, lancée à l'été 2003
par le Quartette sur le Proche-Orient (USA, Union européenne,
Russie et ONU), prévoyait la création en 2005 d'un État
palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza,
mais est pour l'instant restée lettre morte.
A l'heure actuelle, 260.042 colons vivent en Cisjordanie, sans compter
Jérusalem occupé et annexé où sont installés
plus de 200.000 Israéliens dans une douzaine de quartiers, selon
des statistiques du ministère israélien de l'Intérieur
publié en septembre.
Selon la Paix maintenant, une organisation israélienne opposée
à la colonisation, 121 colonies ont été construites
avec une autorisation du gouvernement alors que 102 ont été
créées de manière sauvage par des colons.
La communauté internationale ne fait pas la distinction entre
colonies légales et sauvages, les considérant toutes comme
illégales au regard du droit international.
Source : AFP, 27 décembre 2006
Une poignée de main pour 100 millions
de dollars
Mahmoud
Abbas a rencontré Ehud Olmert le samedi 23 décembre. Cette poignée de
mains devrait rapporter 100 millions de dollars à Abou Mazen. Le gouvernement
israélien a en effet voté le transfert de 100 millions de dollars au
bureau du président palestinien annoncé durant la rencontre. Ces fonds
seront prélevés sur une partie des taxes douanières et de la TVA prélevées par Israël pour le compte de l'Autorité
palestinienne sur les produits importés en Cisjordanie et dans la bande
de Gaza.
Ces fonds ont été gelés au début de l'année en guise de sanctions après
la victoire aux législatives des islamistes du Hamas et la formation
d'un gouvernement sous sa direction. Le montant des fonds gelés avoisine
le milliard de dollars. M. Olmert a précisé que le transfert de cet
argent se ferait par l'intermédiaire d'un "mécanisme spécial",
qui doit permettre de s'assurer que les fonds ne passeront pas par les
ministères contrôlés par le Hamas.
Discours du Président de l'autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas,
à la suite de son annonce de la tenue de nouvelles élections législatives
et présidentielles dans les territoires palestiniens occupés par Israël
Palestiniens !
De faux amis
qui sont souvent de vrais ennemis ont entrepris de vous persuader que
l'autorité palestinienne ne pense pas à vous, ne fait rien pour vous,
ne se soucie ni des besoins communs à l'ensemble de la population palestinienne,
ni de ceux qui concernent nos compatriotes les plus éprouvés.
Je laisse de
côté, pour le moment, les mesures très nombreuses que nous avons prises
ou qui sont déjà envisagées pour rouvrir à la Palestine meurtrie les portes de l'avenir : épuration de nos administrations,
encouragement à la famille, cellule essentielle de la société et de
la patrie ; réforme de l'instruction publique, en vue de la ramener
à sa fonction éducatrice et à son rôle national.
Mais notre souci
de réalisation à échéance lointaine ne nous fait pas négliger les problèmes
qui nous prennent, en quelque sorte, à la gorge et qui appellent des
solutions de toute urgence : ceux que posent en particulier le ravitaillement
du pays, le rapatriement des réfugiés, le sort de nos prisonniers, l'emploi,
l'organisation de la jeunesse.
Ces problèmes,
j'en sais la gravité. Je puis mesurer jour après jour, par les rapports
qui me sont faits, par les lettres, par les visites que je reçois, l'immensité
des souffrances infligées au peuple palestinien et dont il n'est pas
un foyer, à Gaza , comme en Cisjordanie occupée , qui ne porte sa lourde
part.
Ces souffrances,
je les ressens profondément et je veux que tous les Palestiniens sachent
bien que leur adoucissement est l'objet constant de mes pensées.
Je veux qu'ils
sachent aussi que je comprends leur impatience, leur exaspération même
devant l'insuffisance trop fréquente des remèdes apportés à leurs maux.
Mais que ces
Palestiniens veuillent bien réfléchir avec moi, honnêtement, calmement,
avec l'esprit de justice qui est si vivant en eux, aux difficultés sans
précédent de notre tâche.
J'ai pu constater
en mainte circonstance, avec une peine réelle, que les intentions de
la Présidence étaient travesties et
dénaturées par une propagande perfide et que des mesures mûrement réfléchies
étaient empêchées de porter leurs fruits par l'inertie, l'incapacité
ou la trahison d'un trop grand nombre d'agents d'exécution.
Ces défaillances, ces trahisons seront recherchées et sanctionnées.
La responsabilité des fonctionnaires ne sera plus un vain mot.
La première
tâche du gouvernement est de procurer à tous, dans les mois qui vont
venir, une alimentation suffisante. Or, l'arrêt du travail, les destructions
résultant de la guerre, la paralysie des communications, avaient fait
surgir, sur divers points du territoire, le spectre, qu'on croyait à
jamais banni, de la hideuse famine.
Nous avons établi,
d'autre part, avec le Secours du Croissant rouge , et en liaison avec
le comité américain d'aide aux réfugiés, un vaste plan d'assistance
et de réinstallation.
Ces mesures
de redressement seraient incomplètes si elles n'étaient accompagnées
de l'élan spirituel qui galvanise les âmes.
Je manquerais
à mon devoir si je ne saisissais pas cette occasion pour adresser mes
remerciements émus à la générosité américaine. Grâce à elle, en quelques
semaines, plus de mille camions de denrées diverses et de vêtements
ont été distribués aux populations réfugiées, tandis qu'un nombre considérable
d'autres camions allaient à la population nécessiteuse de Cisjordanie.
Aide infiniment précieuse en elle-même, plus précieuse encore par le
témoignage qu'elle nous apporte de la fidélité et des sentiments américains
pour notre pays.
Je veux remercier
également nos amis suisses qui nous ont adressé dix camions de denrées
destinées, les unes aux réfugiés, les autres à nos prisonniers, dont
le sort nous est une préoccupation poignante. Nous nous efforçons d'en
adoucir la rigueur, soit par des négociations avec les autorités israéliennes,
soit par l'envoi de colis individuels, distribués par les soins de nos
ONG, désormais réunies en un seul organisme et animées d'un élan nouveau.
Aujourd'hui
que la Palestine
est en proie au malheur véritable, il n'y a plus de place pour les mensonges
et les chimères. Il faut que les Palestiniens s'attachent à supporter
l'inévitable, fermement et patiemment.
Le rôle du gouvernement
est de les y aider par une action constante, uniquement inspirée de
la passion du bien public.
Nous nous engageons
simplement à travailler de notre mieux, honnêtement, courageusement,
de toutes les forces de notre esprit et de notre cœur, pour remplir
la haute et difficile mission qui nous est dévolue. Faisons notre devoir
les uns et les autres, en toute conscience ; le salut de la Palestine , que mettraient en danger, nos
discordes, sera la récompense de notre union.
Notre programme
est de rendre à la
Palestine les forces qu'elle a perdues. Nous ferons une Palestine organisée,
où la discipline des subordonnés réponde à l'autorité des chefs, dans
la justice pour tous. Dans tous les ordres, nous nous efforcerons de
créer des élites, à leur conférer le commandement sans autre considération
que celle de leurs capacités et de leurs mérites.
Le travail des
Palestiniens est la ressource suprême de la patrie. Il doit être sacré.
Dans la Palestine
refaite, l'argent ne sera que le salaire de l'effort. Votre travail
sera défendu. Votre famille aura le respect et la protection de la nation.
La Palestine rajeunie veut
que l'enfant remplisse vos cœurs de l'espoir qui vivifie. Elle vous
rendra, pour son éducation et son avenir, la confiance que vous aviez
perdue. Nous y veillerons… J'ai donc demandé aux Israéliens de mettre
fin aux hostilités . J'ai pris cette décision, dure au cœur d'un soldat
parce que la situation militaire l'imposait. Nous n'avons pas d'amis.
Trop peu d'enfants, trop peu d'armes, trop peu d'alliés, voilà les causes
de notre défaite. Nous tirerons la leçon des batailles perdues. L'esprit
de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué
plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui
le malheur.
Président de
l'autorité palestinienne, je suis et resterai avec vous dans les jours
sombres. Soyez à mes côtés. Il s'agit de la
Palestine, de son sol, de ses fils .
Semper eadem
Ce discours attribué
à un Mahmoud Abbas qui justifierait sa décision de dissoudre le gouvernement
présidé par le Hamas afin de donner satisfaction à l'occupant israélien
et à son allié américain, est le fruit d'une compilation de trois appels
du Maréchal Pétain à la soumission des Français à l'occupation de la France par l'armée allemande (13 août 1940
, 11 juillet 1940, 20 juin 1940)
Rien n'a été changé
ou ajouté . J'ai simplement supprimé les paragraphes qui concernaient
trop directement la
France et, pour des raisons de vraisemblance évidente , j'ai remplacé
France et Français par Palestine et Palestiniens, Paris et la province
par Gaza et Cisjordanie et autorités allemandes par autorités israéliennes.
Les allusions à l'Amérique et à la
Suisse sont authentiquement du Maréchal Pétain .
Cela afin de démontrer
que la tentation d'un éternel Quisling ou d'un éternel Pétain existent
à toutes les époques et en tous lieux .
Aline de Diéguez,
19 décembre 200
Source :
http://perso.orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/abbas.htm
Rencontre secrète Olmert-Siniora
en octobre dernier à Sharm El Cheikh
L’agence de presse Maan a dit
sur son site internet qu’il lui a été révélé qu’une rencontre secrète
entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le Premier ministre
libanais Fuad Siniora, le conseiller politique du président égyptien,
Osama El Baz et le chef de la sécurité nationale saoudienne, le
Prince Bandar, a été tenue il y a deux mois durant la fête de l’Aïd
après le mois de Ramadan, à Sharm el Sheikh.
La source, d’après Maan, une spécialiste en affaires israéliennes, a
ajouté que la rencontre, qui avait été tenue dans la résidence du président
égyptien, a duré cinq heures, dans laquelle les participants ont discuté
sur une coordination mutuelle et une coopération entre l’Égypte, le
Royaume d’Arabie Saoudite, Israël et ses forces alliées au Liban, pour
affronter conjointement l’axe Téhéran-Damas et la coalition de groupes
militants tels que le Hamas, le Hezbollah et le Jihad Islamique.
Le premier ministre israélien aurait dit au premier ministre libanais
que la présence internationale au sud du Liban, et le soutien américain
donné à ses
amis, avaient « créé une voie, sur laquelle repose une opportunité sans
précédent pour se débarrasser des alliés des Iraniens et des Syriens
au Liban », a ajouté la source.
La source a aussi confirmé que le premier ministre libanais Siniora
a dit à son homologue israélien que son gouvernement insistait sur la
diffusion de
la loi et de l¹ordre à travers le pays, et de renvoyer et désarmer toute
milice, donc les armes du Hezbollah, et de mettre fin à la présence
de tout groupe ou de toute personne qui est pro-Iran ou pro-Syrie.
Source : manar-fr.com, 21 décembre 2006
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