Palestine

05/07/06 - Punition collective et terrorisme d'Etat - Message de Gaza de Mona El Farra


L'auteur est médecin à Gaza .

Courriel : mona@gaza-health.org.
Traduit de l'anglais par JPB

Mon amie Hoda vit tout près du building du Ministère de l'Intérieur à Gaza, qui a été touché la nuit dernière de deux roquettes ; l'attaque a eu lieu à deux heures du matin hier, pardonnez-moi sur la précision, je commence à perdre le suivi des jours et des nuits, ni de combien de fois nous avons été attaqués. Hoda m'a dit que l'immeuble entier tremblait, elle est sortie en pyjamas, tous les habitants étaient dehors en vêtements de nuit, les figures des enfants étaient trop pâles, certains criaient hystériquement, la fumée était partout, l'appartement voisin était très endommagé (il est contre l'immeuble visé), une famille avec six enfants y vit, il y avait un grand incendie, les pompiers utilisaient son appartement pour éteindre le feu, le ministère de l'Intérieur était vide pendant l'attaque !!!!

Le but était la vengeance et la destruction de l'immeuble. Je vis à 150 mètres d'Hoda, personne n'est en sécurité ni immunisé. Ce qui est arrivé à Hoda m'a rappelé la nuit où le bâtiment de feu le Président Arafat à Gaza fut attaqué, il y a deux ans, je vis tout près, trop près et cette nuit là 37 tirs touchèrent l'immeuble.

Il n'y a toujours pas d'électricité. On en a eu 3 heures hier, assez pour recharger mes portables et faire un peu de cuisine.

Je suis très inquiète pour les hôpitaux, le carburant pour les groupes électrogènes est au plus bas, les frontières sont complètement bouclées depuis l'attaque, aucun carburant n'a été admis dans Gaza depuis , les médicaments et les fournitures médicales sont en baisse aussi, nous n'avons pas assez de réserves ; à cause des sanctions précédentes, nos pharmacies sont épuisées, l'eau est aussi rare, il faut rationner son usage, nous passons par un grand désastre humanitaire.

Bangs sonores

Quand les avions de combat passent le mur du son [à basse altitude, ndt], nous avons connu ce genre de raid terrifiant au mois 7 fois, à différents moments du jour et de la nuit. Beaucoup d'organisations internationales des droits de l'Homme ont demandé à Israël ce cesser ces raids, sachant leur effet nocif sur les gens ; ils ne faisaient jamais ça avant le retrait de la bande de Gaza.

Comment vous faire connaître mes sensations personnelles ? Pendant ces raids, si je dors, mon lit tremble énormément, ma fille saute dans mon lit tremblante de peur, et toutes deux nous retrouvons sur le sol, mon coeur bat très fort, et j'ai dû calmer ma fille, maintenant elle sait qu'on doit se calmer mutuellement, elle sent ma peur. Si je suis éveillée, je tressaille et je ne peux m'empêcher de crier. Oui je suis médecin et femme mûre avec une grande expérience, et aussi militante, mais ces bangs sonores me rendent hystériques, après tout nous sommes humains et nous avons tous notre propre limite, entendre le bruit des vitres qui éclatent est aussi effrayant, beaucoup de toits de zinc dans les camps de réfugiés se sont effondrés sur les têtes des familles, et pour résultat de ces bangs, les hôpitaux reçoivent beaucoup d'enfants traumatisés psychologiquement.

Un million et demi d'habitants de Gaza font face à une PUNITION COLLECTIVE, les sentiments de haine augmenteront, et tous ces assauts et agressions sauvages contre la population n'apporteront ni paix ni sécurité à Israel ; seule la justice le fera.

Israel parle de la sécurité de ses citoyens, contre des hommes armés de quelques roquettes artisanales,

Israel parle de terrorisme, comment qualifier ces bangs sonores et les attaques de centrales électriques, autrement que de TERRORISME D'ETAT ?

Amour et solidarité
Mona El Farra

05/07/06 - Crise environnementale imminente dans la Bande de Gaza


par Pengon (Réseau palestinien des ONG de défense de l'environnement),
3 juillet 2006.

Traduit de l'anglais par Dominique Waroquiez


Très tôt, le 28 juin 2006, les Forces d'Occupation Israéliennes, ont mené une offensive dans le Sud de Gaza. L'armée de l'air israélienne, dans le cadre de cet assaut a attaqué trois ponts et la centrale électrique de la ville de Gaza, coupant l'électricité à toute la région .
Un de ces ponts est le pont du Wadi Gaza où , plusieurs ONG's membres de Pengon ont un projet d'éclairage alimenté par énergie solaire pour promouvoir dans la région une technologie propre , respectueuse de l'environnement et réduire la pollution qui résulte de la production électrique à partir de produits pétroliers. Une partie du projet a également été détruite .
La station sert aussi au pompage de l'eau provenant du réseau d'eau et destinée aux appartements dans Gaza. Comme la centrale a été endommagée, l'eau ne peut plus être pompée et les habitants de Gaza ne peuvent plus avoir accès à l'eau . Résultat , environ 860.000 résidents de Gaza sont actuellement sans électricité et sans eau courante.
Parmi les problèmes de santé publique , d'hygiène et d'environnement dus aux dommages provoqués aux infrastructures dans le cadre de l'opération militaire :
a.. restrictions d'eau
b.. contamination de l'eau potable résiduelle
c.. décharge , flux incontrôlé de pollution liée à l'eau souterraine
d.. pollution des terres agricoles que les Gazouites ne peuvent plus cultiver dans le but des moissons , avec ce que cela signifie au niveau des pertes économiques
e.. dommage à la vie marine vu l'arrivée d'eau usée dans la mer
f.. migration des poissons vers d'autres contrées littorales avec comme conséquence une diminution de la pêche et des pertes économiques aussi pour les pêcheurs de Gaza
g.. des expositions directes à l'eau usée dans les systèmes ouverts
h.. des risques de santé consécutifs pour les humains à la consommation de produits agricoles et de poissons contaminés
i.. une augmentation de maladies infectieuses liées à la présence accrue de virus, de bactéries et de protozoaires transportés par l'eau et succeptibles de provoquer des maladies graves allant de la gastro-entérite et du cholera , aux attaques du foie et à la mort
Jan Egeland, le Secrétaire adjoint des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires a averti que les Gazaouites sont menacés d'une crise humanitaire mortelle dans les trois jours si Israël ne restaure pas rapidement le fuel et l'électricité nécessaire pour le pompage de l'eau . « Ils sont au bord du gouffre ou sinon. Il y a des centaines de milliers d'enfants qui sont actuellement sans eau et électricité .sans eau propre alors que l'été est très chaud, nous pouvons nous attendre à une crise humanitaire majeure dans les jours à venir" , a-t-il dit. L'action militaire israélienne a un impact sur la population civile innocente, c'est une violation du droit humanitaire international .
PENGON appelle la communauté internationale à faire pression pour qu'Israël arrête l'assaut immédiatement .
P.O. Box 25220, Beit Hanina, Jerusalem, Palestine
Tel: +972-2-2966315
Fax: +972-2-2966319
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05/07/06 - Face à l'horreur en Palestine, se taire c'est consentir


par Adrián Salbuchi, El Traductor gráfico, 2 juillet 2006. Original : www.eltraductorradial.com.ar

Traduit de l'espagnol par Maria Poumier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Un empire génocidaire : Israël, USAmérique, Royaume Uni
Comme nous l'annoncions le 19 mai dernier dans le n°38 de El Traductor Gráfico, l'État d'Israël est en train de se préparer pour une action militaire à grande échelle au Proche-Orient, avec pour objectif principal une attaque féroce contre l'Iran. Cette initiative israélienne entraînera les USA et leurs alliés dans une guerre dont les conséquences et le dénouement sont difficiles à prévoir. La mise en ¦uvre d'armement nucléaire tactique de la part des USA et d'Israël dans cette agression imminente contre l'Iran et d'autres nations de la région est un secret de polichinelle, et entraînerait une hécatombe mondiale que l'Argentine ne pourra pas ignorer.
Le coup d'envoi de cette "crise" que prépare le sionisme international semble donné par la capture récente de Gilad Shalit, un caporal de 19 ans, des Forces de Défense Israéliennes (c'est à dire l'armée d'invasion de la Palestine par l'État d'Israël), prise émanant de la section action directe de la résistance du Hamas. La façon dont l'épisode est présenté, toujours favorable à Israël, est à la fois obscène et prévisible : CNN, Fox, BBC, New York Times, Washington Post et chez nous, le groupe Clarín, La Nación, Página 12 etc sont les puissants multimédias du Nouvel Ordre Mondial pervers. Ils offrent une vaste couverture de cet événement, et le silence sur la réalité du terrorisme d'État pratiqué par l'envahisseur génocidaire installé en tant qu'État d'Israël contre le peuple palestinien. Certains médias parlent même "d'enlèvement" du jeune soldat israélien, alors qu'un combattant d'une armée régulière ne saurait être que "capturé", par la Resístance Armée de Palestine, la nation envahie et bafouée par les forces du sionisme international depuis presque soixante ans.
L'importance qu'on attribue à ce soldat contraste avec l'indifférence à l'assassinat d'une famille palestinienne sur une plage de Gaza, par l'artillerie d'un bateau israélien, ou la mort de dizaines de milliers d'Irakiens, d'Afghans, de Palestiniens, par Israéliens, USAméricains et Anglais depuis le 11 septembre 2001. Dans cette étrange « démocratie » on nous fait comprendre, comme le disait l'écrivain anglais George Orwell, que « nous sommes tous égaux, mais certaines minorités, petites mais puissantes, sont infiniment plus égales que la vaste majorité de l'humanité. »

La question est donc de savoir combien vaut réellement un militaire israélien, dans le Nouvel ordre Mondial
Un Israélien vaut-il dix fois plus q'un Palestinien? Mille fois plus ? Cent mille fois plus qu'un Palestinien ?
De la même façon, on peut constater qu'un soldat USAméricain vaut cent, mille ou cent mille fois plus qu'un simple citoyen iraquien ou afghan. La presse usaméricaine et internationale hurle de douleur pour les 2 600 soldats tués en Irak depuis l'invasion illégale de mars 2003, sur ordre du gouvernement néo-conservateur pro-sioniste de George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Condoleeza Rice, tout en gardant un silence éloquent sur les 150 000 à 200 000 Iraquiens assassinés par ces mêmes envahisseurs. Le tout, sous le prétexte mensonger et ignoble d'armes de destruction massives inexistantes.

Les masques tombent
Nous invitons, au moment où cette guerre commence effectivement, l'opinion argentine à exiger de nos dirigeants et de la presse qu'ils prennent clairement position face au drame que vit aujourd'hui la Palestine. Dans ce Nouvel Ordre Mondial antidémocratique, impérial et autocratique où nous ne sommes nullement égaux, un Israélien, un Usaméricain ou un Anglais valent certainement dix, cent, mille, dix mille, cent mille, ou un million d'Argentins, comme de Palestiniens, d'Iraquiens ou d'Afghans; il faut obliger les maîtres du monde génocidaires et leurs représentants locaux en Argentine à laisser tomber le masque hypocrite : qu'ils l'admettent donc ouvertement : il y a des peuples élus qui valent infiniment plus que le reste de l'humanité. Qu'il soit clair désormais, pour tous, que ce monde est tout sauf démocratique, et que certaines minorités y font la loi d'une poigne de fer, parce qu'elles disposent d'armes de destruction massive, parce qu'elles appliquent la torture, le génocide, l'assassinat et l'invasion ; autant dire du pouvoir pour imposer leur volonté à la grande majorité du genre humain, et qu'elles s'en servent sans hésiter.
Une bonne fois pour tous, comprenons que l'empire anglo-israél-Usien , soit moins de 400 millions de personnes, 6% de la population mondiale, joue au jour d'hui le rôle de gardien de prison et bourreau pour 94% des habitants du reste du monde. Or ceci nous concerne directement, puisque depuis 12 ans, les mêmes forces du sionisme international tentent de fabriquer une fausse piste entre l'attentat de Buenos Aires contre AMIA et des groupes islamiques inexistants, liés à l'Iran et à la Syrie. Si cette manipulation aboutit, l'Argentine sera entraînée dans la guerre de conquête planétaire planifiée depuis Jérusalem, Washington, New York et Londres.

La position des organisations juives en Argentine
Nous observons avec surprise que les organisations communautaires, habituellement promptes à défendre les droits humains et la paix, sont apparemment décidées à maintenir un silence assourdissant face au martyre de la Palestine et à la férocité israélienne. Notre pays serait moralement reconnaissant si ces organisations envoyaient aux citoyens argentins et au monde un message sans équivoque de condamnation, face à la folie génocidaire et à la frénésie assassine qui inspire depuis des années les gouvernements successifs de l'État juif.
Le premier ministre Ehud Olmert vient de faire bombarder le siège du gouvernement palestinien et menace d'assassiner des millions de Palestiniens, y compris femmes, vieillards et enfants, ainsi que le chef du gouvernement Ismal Haniyeh; il viole au même moment la souveraineté de la Syrie, et son gouvernement propage une haine maladive urbi et orbi, le tout au nom d'un soldat capturé.
Et si la crise déclenchée par Israël autour de la capture de Gilad Shalit était précisément le détonateur attendu pour augmenter artificiellement la tension à l'échelle d'une « crise régionale au Proche orient », devant déboucher sur l'attaque israélienne contre l'Iran ?
L'opinion publique argentine ferait bien d'exiger des puissantes organisations juives locales : AMIA, DAIA, Centre Simon Wiesenthal, OSA, "Memoria Activa" et tant d'autres qui jouissent d'une immense couverture médiatique, et ne laissent pas se tarir la mémoire de l"Holocauste" ni des méprisables attentats terroristes contre AMIA et l'Ambassade d'Israël à Buenos Aires en 1992-94 - qu'elles condamnent publiquement la folie assassine du gouvernement israélien.
Il serait judicieux et moral à la fois qu'elles prennent leurs distances par rapport à ce gouvernement étranger, distinguant une fois pour toutes les intérêts d'une communauté juive paisible au sein de la République Argentine, des intérêts d'un État terroriste et militariste, aux méthodes méprisables, sans rapport avec les intérêts, les valeurs et les traditions pacifistes du peuple argentin.
Le gouvernement de Nestor Kirchner, qui a su être si éloquent et sensible pour condamner le terrorisme d'État [lors de la visite récente de G. W. Bush à Buenos Aires] serait bien inspiré de faire une déclaration forte condamnant le terrorisme d'État et la torture pratiqués par militaires et policiers israéliens contre un peuple envahi.
Il ne fait aucun doute pour nous que la très grande majorité de l'opinion publique en Argentine, celle des gens qui travaillent, dignement et sainement, serait heureuse d'une prise de position tranchée de la part des autorités argentines, tant juives que gouvernementales, face au drame palestinien. Vous avez la parole, messieurs

 

05/07/06 - Vil Coyotte prend des contre-mesures après l'action couronnée de succès des Autruches Bip-Bip

Le cabinet israélien de sécurité réuni en urgence mercredi a décidé d'établir une zone de sécurité élargie dans le nord de la bande de Gaza à la suite du tir de roquette sans précédent dans l'enceinte d'une école à Ashkelon revendiqué par le Hamas.

Cette zone sera contrôlée notamment par l'aviation et l'artillerie et permettra d'empêcher que ce secteur soit utilisé par les lanceurs de roquettes visant le sud d'Israël, a indiqué à l'AFP un des participants à cette réunion, sous couvert de l'anonymat.

Selon lui, l'armée a reçu l'autorisation d'encercler Beit Hanoun et Beit Lahiya afin de créer un couloir coupant ces localités de la ville de Gaza en cas de nécessité.

Le cabinet s'est prononcé pour une intensification des raids aériens contre le Hamas et son gouvernement, et des liquidations ciblées à l'encontre des responsables des tirs de roquettes ou leurs instigateurs, a souligné le participant à la réunion du cabinet de sécurité.

Le Premier ministre, Ehud Olmert, avait qualifié mardi ce tir "très grave" et annoncé qu'il aurait "des conséquences exceptionnelles".

Selon la présidence du conseil, "le cabinet de sécurité s'est réuni à 06H00 GMT pour se consacrer aux implications de ce tir, et aux efforts visant à libérer le caporal Gilad Shilat", 20 ans, enlevé le 25 juin lors d'une attaque palestinienne en Israël.

Le tir de roquette, qui a atteint mardi en fin d'après-midi de plein fouet l'école Ronson au coeur d'Ashkelon, est "un événement très grave, qui constitue une escalade d'une gravité sans précédent dans le terrorisme du Hamas, qui dirige l'Autorité palestinienne", a déclaré le Premier ministre israélien Olmert.

Il a averti que "cette attaque, cette criminelle tentative de porter atteinte à des civils israéliens vivant à l'intérieur des frontières d'Israël aura d'exceptionnelles conséquences".

Selon son bureau, le ministre de la Défense Amir Peretz a ordonné mardi soir à l'armée d'empêcher ces tirs.

Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas islamiste, ont revendiqué ce tir contre Ashkelon.

"Nous avertissons de nouveau l'ennemi que tout crime qu'il commettrait dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie lui entraînera des malheurs", ont-elles affirmé mercredi dans un autre communiqué.

Selon une porte-parole de l'armée israélienne, "la roquette Qassam (contre Ashkelon: ndlr) était dotée de deux moteurs qui ont rallongé sa portée de 9,5 km à 12 km".

Jusqu'à présent, ces engins parvenaient à atteindre uniquement la zone industrielle de cette ville de 120.000 habitants, au sud de Tel-Aviv, où se trouve une centrale électrique considérée comme "stratégique".

Interrogé à la radio militaire israélienne, le ministre travailliste des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, a préconisé "de lancer des opérations systématiques de liquidations des chefs terroristes (...) C'est seulement ainsi qu'ils comprendront que ces tirs ne peuvent pas continuer".

"Nous pourrions être contraints de déclencher une offensive terrestre ponctuelle dans la bande de Gaza, mais ce ne serait pas une solution miracle", a-t-il ajouté.

M. Olmert a donné son feu vert à une telle offensive, mais en a reporté le déclenchement la semaine dernière pour favoriser des efforts diplomatiques visant à libérer le soldat enlevé.

Le ton était globalement à la colère en Israël après l'attaque contre Ashkelon. "Nous n'accepterons pas que cela continue", a ainsi menacé le ministre de l'Environnement Gidéon Ezra.

"Nous sommes en guerre, et nous trouverons les solutions", a enchéri son collègue sans portefeuille, Yitzhak Cohen, qui réside à Ashkelon.

Depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000, des centaines de roquettes Qassam ont été tirées sur la ville israélienne de Sdérot, dans le désert du Néguev aux abords immédiats de la bande de Gaza, tuant cinq civils israéliens et en blessant des dizaines d'autres. Source : AFP, 5 juillet 2006

 

05/07/06 - Le Parti socilaiste français fait de l'équilibrisme

Le Parti socialiste a condamné à la fois l'enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit par des Palestiniens et les opérations "disproportionnées" lancées par l'armée israélienne, dans un communiqué publié mercredi à l'issue du Bureau national.

Le Bureau national du PS "condamne l'enlèvement d'un soldat israélien le 27 juin et demande sa libération immédiate et sans condition", a-t-il indiqué.

Le PS condamne aussi "les opérations militaires de grande envergure lancées depuis par Israël contre les territoires palestiniens, le bombardement des infrastructures économiques et de la centrale électrique à Gaza, l'arrestation de ministres du gouvernement, de députés et d'élus palestiniens qui sont une réponse disproportionnée".

"Le PS demande la libération immédiate du soldat israélien enlevé, ainsi que celle des ministres et des élus palestiniens, l'arrêt des incursions armées en territoire israélien et des tirs des roquettes sur des villes israéliennes ainsi que la fin de l'offensive militaire dans le territoire palestinien".

Le Parti socialiste "réaffirme sa conviction, qu'il n'y a pas d'autres issues au conflit israélo-palestinien que la reprise du dialogue et des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne", selon le communiqué. Source : AFP, 5 juillet 2006

 

 

04/07/06 - Mourir de faim, dans le noir - Les bombardements épouvantables de la bande de Gaza (par Israël)


par Virginia Tilley , CounterPunch, 30 juin 2006.

Original : http://www.counterpunch.org/tilley06302006.html

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

L'auteure est professeure de science politique. Elle travaille actuellement en Afrique du Sud. Courriel : tilley@hws.edu ]

Au motif de venir au secours d'un de ses soldats fait prisonnier, les Israéliens bombardent la bande de Gaza, qu'ils semblent prêts à ré-envahir. Ils ont également arrêté un tiers des membres du Parlement palestinien, réduisant en ruines jusqu'à sa fragile illusion de pouvoir et réduisant la coquille déjà vide de l'Autorité palestinienne en éclats.

De cette désolation, les Palestiniens sont en mesure de tirer une certaine compensation - mais il s'agit d'une pilule bien amère : le racolage vicieux du Fatah pour reprendre le contrôle de la vie politique nationale palestinienne et sa rivalité avec le Hamas sont désormais totalement obsolètes. Désormais, y compris une communauté internationale domestiquée ne saurait continuer à répéter de manière mécanique que l'Autorité palestinienne serait encore capable de gouverner quoi que ce soit. La déconfiture du désastreux processus d'Oslo, qui n'a jamais été autre chose que la machination concoctée par Israël pour s'assurer du démembrement définitif du territoire palestinien et la possibilité fatale de coopter le mouvement national palestinien, est peut-être - enfin ! - en vue. Et peut-être l'unité palestinienne a-t-elle à nouveau une chance.

Mais personne ne sait ce qui va remplacer l'Autorité palestinienne. Il n'est par conséquent nullement étonnant que ce paysage diplomatique chamboulé soit la chose qui retienne le plus gros de l'attention d'une communauté internationale passablement inquiète.

Néanmoins, la politique ne devrait en aucun cas être le principal sujet de préoccupation. Car là-bas, à Gaza, un acte odieux a été commis, qui doit dorénavant éclipser toute idée de « feuilles de route » ou de « gestes mutuels » : mercredi dernier, des avions de guerre israélien ont bombardé à plusieurs reprises l'unique centrale électrique de la bande de Gaza, la détruisant entièrement. Désormais, ce sont environ 700 000 habitants de la bande de Gaza - sur un total de 1,3 million de personnes - qui n'ont plus d' électricité, et l'on pense que ladite électricité ne pourra être rétablie avant six mois.

Ce ne sont pas les conditions de vie immédiatement créées par ce bombardement qui ont quelque chose d'énorme. Ces conditions sont, bien entendu, particulièrement déplorables : plus de lumière, plus de réfrigérateurs, plus de ventilateurs... Et cela, tout au long de l' interminable canicule de l'été gazaoui. Impossible d'aller respirer dehors, en raison des bombardements continuels et de l'assaut israélien attendu. Dans une obscurité étouffante, d'énormes explosions secouent les villes, lointaines comme proches, tandis que des boums de franchissement du mur du son parachèvent la dévastation déjà semée par les mêmes avions : fenêtres explosant, enfants hurlants se réfugiant dans les bras d'adultes terrorisés, personnes âgées s'effondrant, foudroyées par une crise cardiaque, femmes enceintes s'effondrant et faisant une fausse couche. Terreur de masse, désespoir, recherche désespérée de nourriture et d'eau. Et pas de radio, pas de télévision, pas de téléphone portable, pas d'ordinateur portables (pour les rares à en disposer) et, par conséquent, aucun moyen d'obtenir de l' information sur la durée probable de ce cauchemar.

En effet, cette fois-ci, la situation est encore pire. Tandis que la nourriture se détériore dans les réfrigérateurs arrêtés, les céréales et les féculents sont les seuls comestibles restants. La plupart des gens cuisinent au gaz, mais les frontières étant fermées, il n'y a plus de gaz. Quand les bombonnes de propane de la cuisine familiale sont vides, il n'y a plus aucune possibilité de cuire les aliments. Plus de lentilles, plus de fayots, plus de pois chiches, donc plus de hommos, plus de pain - plus de ces aliments quotidiens des Palestiniens, qui font l'ordinaire des plus pauvres (dois-je rappeler qu'il n'y a ni bois, ni charbon, dans une bande de Gaza à la fois désertique et surpeuplée ?).

La nappe phréatique de Gaza était déjà polluée par les infiltrations d'eau de mer et d'eaux usées, en raison d'un pompage excessif (pour partie, par les colonies israéliennes aujourd'hui abandonnées) et d'un réseau d'égouts foncièrement inadéquat. Pour la rendre potable, l'eau tirée des forages doit être purifiée au moyen d'appareils fonctionnant à l'électricité. Sinon, l' eau saumâtre doit être au minimum bouillie avant de pouvoir être consommée sans risque. Mais cela exige aussi d'avoir de l'électricité ou du gaz à sa disposition. Or, bientôt, les gens n'auront ni l'une ni l'autre.

La consommation d'eau impure, cela signifie des maladies, voire le choléra. Si une épidémie de choléra éclate, elle se répandra comme feu dans la paille au sein d'une population densément confinée et manquant de l'énergie et de l 'eau nécessaires à l'hygiène. S'ajoute à cela le fait que les hôpitaux et les cliniques ne fonctionnent pas, eux non plus (toujours en raison de l' absence d'électricité).

Enfin, les gens ne peuvent même pas partir. Aucun des pays voisins ne dispose des ressources leur permettant d'absorber un million de réfugiés désespérés et ayant tout perdu : un tel afflux déstabiliserait totalement l' Egypte, par exemple, du point de vue tant logistique que politique. Mais les Palestiniens résidant à Gaza ne peuvent pas non plus aller chercher asile chez leurs parents vivant en Cisjordanie : ils ne sont pas autorisés à quitter Gaza pour s'y rendre. Ils ne peuvent même pas franchir la frontière puis passer en Cisjordanie en faisant le détour par l'Egypte : Israël n' autorise pas les détenteurs d'une carte d'identité de Gaza à entrer en Cisjordanie. Et, de toute manière, un cordon de policiers palestiniens bloque les gens qui essaieraient de s'infiltrer en Egypte - des réfugiés de guerre ont tenté de le faire, en passant par un trou ouvert dans la barrière frontalière par des activistes, avec bagages et enfants.

En bref ; ce sont aujourd'hui plus d'un million de civils qui sont emprisonnés, confinés chez eux, à écouter les bombes israéliennes, tout en étant confrontés à la perspective insupportable - d'ici à quelques semaines, voire seulement quelques jours - de devoir donner une eau toxique à leurs enfants, ce qui pourrait condamner ceux-ci à une mort rapide, mais horrible.

Une femme vivant près de la frontière égyptienne, à Rafah, qui garde ses neveux, a été interrogée par la BBC : « Si je leur laisse voir que j'ai peur, je pense qu'ils vont mourir de peur. » Si la communauté internationale continue à ne rien faire, ces enfants risquent de mourir sous peu, quoi qu' il en soit.

L'ampleur sidérante de cette situation humanitaire n'est égalée, de fait, que par le goutte-à-goutte étourdissant des réactions internationales. « Bien sûr, il est compréhensible que les Israéliens veuillent s'en prendre à ceux qui ont kidnappé leur soldat », dit Kofi Anan (tandis que la population palestinienne se terre dans le noir et entend les déflagrations fracassantes qui démolissent sa société), « mais cela doit être fait de manière à ce que les populations civiles n'en subissent pas les conséquences ». Même quand les bombes israéliennes bousillent les routes principales de Gaza, le G-8 monte sur ses grands chevaux et pérore : « Nous appelons Israël à faire preuve de la plus grande retenue dans la crise actuelle ». Et qu'en est-il des Russes, qui cherchent à se tailler une position dans le nouveau «grand jeu) moyen-oriental ? « Le droit, qui est aussi le devoir, du gouvernement israélien de défendre la vie et la sécurité de ses citoyens ne font pas l' ombre du moindre doute », dit le ministre russe des Affaires étrangères, comme si le pauvre caporal Shalit justifiait un millième de ce capharnaüm, « mais cela ne doit en aucun cas être fait au prix de la perte de vies humaines, en particulier de celles de beaucoup de civils palestiniens, causée par des frappes militaires massives aux conséquences très graves pour la population civile. »

Et que disent la noble Europe, si fière d'être la source des conventions des droits de l'homme, et les architectes de sa mission civilisatrice ? « L' Union européenne demeure profondément préoccupée », marmonnent les puissants défenseurs du droit humanitaire, « au sujet de la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire ». Des expressions apparemment creuses comme « profondément préoccupée » sont le langage codé diplomatique pour dire : « Nous sommes sérieusement mécontents. » Mais, dans les circonstances présentes, « demeure profondément préoccupée », voilà qui suggère que le crime glaçant qui est en train d'être perpétré n'est qu'une étape supplémentaire dans le dégrisement consécutif à l'échec de l'illusoire « feuille de route ».

Les bulles diplomatiques d'irréalité, au Moyen-Orient, sont la norme, et non l'exception. Mais il y a bien un moment où la communauté internationale doit regarder en face cette réalité particulièrement déplaisante : elle doit changer de braquet. Un pays qui revendique son appartenance aux démocraties occidentales européennes est en train de se comporter comme un régime voyou meurtrier, en utilisant n'importe quel prétexte pour réduire plus d'un million de personnes à une misère humaine extrême, voire même à une mort massive. Venir coller le portrait du caporal Shalit sur cette politique, voilà qui n'est guère plus convainquant que ces journaux sud-africains, qui affichaient en première page la photographie d'un pauvre médecin blanc assassiné, pour couvrir d'une manière n'appartenant qu'à eux l'émeute de Soweto, en 1976.

Israël a commis beaucoup d'exactions constitutives de crimes de guerre : démolitions massives de maisons, encerclement de villes assiégées des semaines d'affilée, détentions « préventives » pour des durées indéterminées, confiscations massives de terres, destruction de milliers d' hectares d'oliveraies et de terres agricoles palestiniennes, tortures physiques et mentales systématiquement infligées aux prisonniers, assassinats extrajudiciaires, bombardements aériens de zones civiles, représailles collectives de toutes natures violant les Conventions de Genève - pour ne pas parler de l'humiliation générale et de la ruine de la population indigène soumise à son contrôle militaire. Mais détruire l'unique source d'électricité d'une population civile cernée et sans défense est un pas sans précédent vers la barbarie. Cela évoque, ironiquement, le ghetto de Varsovie. Même si les changements politiques d'ampleur tectonique ont tendance à nous faire esquisser instinctivement un applaudissement, nous devons prendre le temps de la réflexion : aux yeux de l'histoire, ce qui est en train de se passer à Gaza pourrait fort bien tous les faire pâlir.

 

04/07/06 - « 700 000 terroristes sous les verrous » ou lorsque « information » rime avec « démission »


par François Burgat, 4 juillet 2006
Le bureau du premier ministre (Dominique de Villepin ?) canonné depuis un hélicoptère. Le ministre de l'intérieur, (Nicolas Sarkozy ?) jeté dans un fourgon cellulaire comme un vulgaire malfrat, un sac poubelle sur la tête ? Trente députés (UMP ? Socialistes ?), élus municipaux et autres ministres tout aussi promptement menottés et cagoulés sans autre forme de procès ? En pleine canicule, soixante dix pour cent des habitants (de la France ?) privés d'électricité, et donc non seulement de lumière ou de réfrigération mais également d'eau ? Les ponts bombardés et le pays coupé en petits morceaux ? Les chasseurs qui passent régulièrement le mur du son pour briser les vitres et terrifier petits et grands ? Les observateurs étrangers et les ONG tenus à l'écart ? Le pays exsangue (salaires puis alimentation en vivres coupés) transformé en un terrifiant ghetto ?

Ouf, ce n'est pas chez nous ! Non ce n'est pas la France que son voisin surpuissant (qui, bien plus que la paix, veut, encore et encore, des hectares de terre) est en train de martyriser pour se venger d'avoir perdu son monopole absolu de faire des prisonniers.

Ce n'est pas en France que l'on recherche un « jeune » soldat de l'armée qui canonne sans trêve (7000 obus en quelques semaines) depuis ses frontières maritimes et terrestres, le territoire qu'elle a eu « le courage », comme on dit sur France Culture, de quitter, il y a quelques mois, au milieu des larmes de ses frères les colons.

Ouf, nous pourrons suivre en paix France Portugal !

Les rédacteurs en chef de la presse écrite et audio visuelle du pays « des Lumières » et « des Droits de l'homme » - moins lucides encore qu'une partie au moins de la presse israélienne - pourront continuer à nourrir notre passion pour une équipe (« black beur blanc », la preuve qu'on les aime quand ils marquent des buts !) et en même temps, notre soumission pitoyable à la sinistre loi du plus fort. De titre euphémisant « Hamas Israel : l'épreuve de force ? » « Israel fait montre de fermeté ») en silence même pas honteux, le crime que commettent quotidiennement les media de l'hexagone contre la déontologie de l'information de guerre couvre le crime contre l'humanité qui se profile en Palestine.

Dormons Français ! La police de nos amis est « ferme » : à Gaza, 700 000 habitants- terroristes sont désormais sous les verrous.

 

04/07/06 - Conseil de sécurité : "l'incursion planifiée avant l'enlèvement du soldat Gilad Shalit

GAZA. 2 Juillet 2006. Les Palestiniens ont accusé Israël d'avoir planifié pour cette opération militaire contre la Bande de Gaza pour saboter l'Autorité Nationale palestinienne.Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies vendredi, tenue à l'appel de pays arabes souhaitant l'arrêt immédiat de l'offensive israélienne, ne s'est pas soldée par une résolution, apparemment en raison de l'opposition des Etats-Unis. Selon l'observateur palestinien à L'ONU, Riyad Mansour, l'opération militaire israélienne, lancée cette semaine pour tenter de libérer un soldat israélien capturé par des militants palestiniens, est en fait une "invasion majeure" planifiée avant l'enlèvement du soldat, dimanche dernier. Selon Mansour, elle sert à "saboter l'accord récent" entre le Fatah et le Hamas, qui visait à "ouvrir la porte pour une reprise des négociations et du processus de paix". L'ambassadeur adjoint israélien, David Carmon, a répliqué que la Bande de Gaza était devenue une "base de terreur activement soutenue par le gouvernement palestinien" après le retrait de l'armée d'occupation l'année dernière. De sa part, Mansour a estimé que les assauts par voie aérienne et terrestre "punissent collectivement et terrorisent la population civile palestinienne (...) dorénavant complètement assiégée". Selon Mansour, le but ultime de l'offensive israélienne est de "provoquer l'effondrement complet" de l'Autorité Nationale Palestinienne pour qu'Israël puisse affirmer ne pas disposer d'un "partenaire pour la paix" et engager des mesures unilatérales. Il a demandé au Conseil de sécurité de condamner l'agression israélienne, contre le peuple palestinien d'ordonner une cessation immédiate des hostilités et la remise en liberté de 64 Palestiniens détenus ces derniers jours, dont des représentants et des membres du CLP élus. Mais aucune résolution n'a circulé parmi les membres du Conseil, en raison de l'opposition des Etats-Unis. Source : IPC http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=16722

 

04/07/06 - L'armée israélienne sème la désolation dans les champs de Gaza

Maisons mises à sac, hangars détruits, oliviers arrachés: lorsqu'ils se sont retirés de terres agricoles du sud de la bande de Gaza après les plus âpres combats depuis le début de l'offensive israélienne, les chars ont laissé derrière eux un champ de ruines.

Les familles palestiniennes qui avaient fui samedi leur foyer au cours de l'opération israélienne sont revenues chez elles dimanche à l'aube. Les portes des maisons avaient été défoncées, des murs abattus, les meubles renversés, les arbres fruitiers déracinés.

L'opération était destinée, selon une porte-parole de l'armée, à tenter de trouver un tunnel que des activistes creuseraient vers les positions israéliennes le long de la bordure de la bande de Gaza, dans cette zone située à l'est de Khan Younès.

C'est l'un de ses tunnels qui a permis l'enlèvement d'un soldat israélien, le 25 juin. Des activites palestiniens l'avaient utilisé pour lancer une attaque contre une force israélienne à la lisière de la bande de Gaza, enlevant Gilad Shalit, 19 ans, et tuant deux autres militaires. Deux assaillants palestiniens avaient aussi été tués dans cette attaque.

"Nous disposons d'informations faisant état de la possible présence de tunnels", explique un porte-parole de l'armée. "C'est pourquoi les opérations de vérification menées par les soldats sont si minutieuses et provoquent manifestement des dégâts", ajoute-t-il.

Depuis le début de l'opération "Pluies d'été" lancée mercredi par les Israéliens pour tenter de récupérer leur soldat, ces derniers ont mené plusieurs incursions dans le sud de Gaza, laissant leurs chars en place, contrairement à l'opération de samedi.

Dans cette communauté rurale où les oliviers et les fermes peuvent aisément servir de couverture, des hommes armés et masqués ont rapidement répliqué à l'armée israélienne.

Les combattants, abrités derrière les arbres ont ouvert le feu sur les Israéliens au fusil mitrailleur Kalashnikov et au lance-roquettes RPG, s'attirant les représailles de l'armée israélienne qui a fait usage d'obus et d'hélicoptères d'assaut Apaches.

A leur fenêtres, sur les toits de leurs maisons, les villageois assistent aux combats comme s'ils regardaient un match de football. Les combats sont violents. Ils augurent peut-être du type d'affrontements mêlant combattants et civils auxquels l'armée israélienne pourrait faire face si elle décide de s'aventurer plus avant dans la bande de Gaza.

Sonia Hamdan, son mari Ayman et leurs huit enfants se sont mis à l'abri des chars israéliens en se cachant dans une armoire de trois mètres de haut, où ils sont restés jusqu'à ce que les soldats entrent chez eux.

"Nous sommes restés là tous les 10 jusqu'à 03H00 locales (00H00 GMT)", raconte-t-elle, son mari restant silencieux à ses côtés, chose inhabituelle dans cette société conservatrice. "C'était terrifiant".

Les parpaings sont fendus, un matelas recouvert de débris de bétons gît par terre, tout comme une coiffeuse et un buffet. Le mur de la chambre des parents a été abattu.

Leur voisine, Ibtissam Abou Awad contemple son porche parsemé de débris, le visage fermé. Elle a quitté son petit appartement de Khan Younès pour habiter une maison plus spacieuse il y a à peine trois semaines avec son mari. Ce dernier a été arrêté par les Israéliens, dit-elle.

"Les choses paraissaient meilleures ici au grand air, mais ce n'était pas le bon moment pour venir", regrette-t-elle. "Où ont-ils emmené mon mari, vont-ils le relâcher?", s'inquiète-t-elle.

Au bout du compte, elle juge que c'est le prix que les Palestiniens doivent payer pour leur patrie. "Nous devons subir et être patients, au nom de la patrie". Source : AFP, 3 juillet 2006

 

04/07/06 - La crise souligne le vide laissé par le coma de Sharon depuis six mois ou : la statue du Commandeur

Six mois après la disparition de l'arène politique d'Ariel Sharon, ses successeurs se mesurent avec la plus grave crise secouant la bande de Gaza depuis l'évacuation historique en septembre de ce territoire, qu'il avait orchestrée.

La figure du chef de guerre légendaire, plongé dans le coma par une attaque cérébrale survenue le 4 janvier, continue à hanter ses compatriotes, qui se demandent comment il aurait agi en pareille circonstance.

"Sharon nous manque beaucoup. Nous regardons le Premier ministre et le ministre de la Défense actuels (...) et c'est à cet homme (Sharon) que va notre sympathie", affirmait un récent éditorial du Yediot Aharonot, premier tirage de la presse israélienne.

Trois jours après la capture du caporal Gilad Shalit par des groupes armés palestiniens, Ehud Olmert, le successeur d'Ariel Sharon, Premier ministre et chef du parti Kadima fondé par ce dernier, a lancé une vaste campagne de bombardements et d'arrestations contre le gouvernement palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas.

Dan Schueftan, un spécialiste des questions de sécurité et un partisan déclaré du retrait unilatéral de la bande de Gaza, y voit le principal legs de Sharon, qui justifie selon lui l'offensive israélienne massive.

"Toute l'idée est que la violence palestinienne et le terrorisme sont perpétuels. La question est que l'on ne peut pas les arrêter, mais on peut les combattre plus efficacement par le désengagement. Je suis certain que nous les combattons mieux" maintenant que l'armée israélienne a quitté la bande de Gaza, a-t-il affirmé à l'AFP.

"Si vous arrêtez la moitié du gouvernement et tuez qui vous voulez, non seulement les Etats-Unis sont de votre côté, mais même les Européens approuvent", a-t-il estimé.

Contrairement à Sharon, qui a terminé sa carrière politique avec l'une des meilleures cotes de popularité d'un chef de gouvernement israélien, Ehud Olmert plafonne à 53 % d'opinions favorables pour sa première véritable mise à l'épreuve en tant que dirigeant.

"Sharon a des qualités naturelles de commandement. On lui aurait automatiquement fait confiance en la matière. Olmert doit bâtir sa crédibilité", a souligné Dan Schueftan.

Des commentateurs ont même évoqué la "panique" du Premier ministre et de son ministre de la Défense Amir Peretz, à qui manquent les prestigieux états de service militaire de Sharon, au point que les divergences entre M. Olmert et l'état-major sur une éventuelle offensive terrestre dans le nord de la bande de Gaza se sont étalées sur la place publique.

Selon Menahem Klein, professeur de sciences politiques à l'Université Bar-Ilan de Tel-Aviv, la crise provoquée par la capture du soldat a simplement exposé l'échec du retrait de Gaza, considéré comme la consécration d'Ariel Sharon.

"Si nous avons échoué à Gaza, nous échouerons en Cisjordanie", a-t-il estimé, en référence au plan de retrait potentiellement beaucoup plus risqué de ce territoire.

Ehud Olmert a affirmé sa volonté de redessiner les frontières d'Israël en gardant les principales colonies israéliennes mais en se retirant de la grande majorité de ce territoire, dans le fil de l'évacuation de Gaza.

Le Premier ministre joue gros: s'il parvient à un accord avec les ravisseurs du soldat, il pourra se tailler sa propre stature de chef, mais un échec risque de le condamner à rester dans l'ombre de son prédécesseur.

"Nous allons vers un nouveau cycle d'effusion de sang avec les Palestiniens", prédit le commentateur Guy Benyovits dans le Yediot Aharonot. "Il est temps que le mythologique "héritage de Sharon" cesse de servir de Bible à Olmert". Source : AFP, 2 juillet 2006

 

04/07/06 - La Suisse appelle Israël à respecter le droit international humanitaire


Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est extrêmement préoccupé par l'escalade récente de la violence au Proche-Orient et par ses conséquences humanitaires. En tant que puissance occupante, Israël, qui a engagé une intervention militaire pour libérer un soldat pris en otage, doit impérativement se conformer au droit international humanitaire. Afin de permettre l'approvisionnement de la population civile en produits médicaux de première nécessité dans la Bande de Gaza, la Direction du développement et de la coopération (DDC) du DFAE a débloqué un montant supplémentaire d'un million de francs.

À la suite de la destruction du bureau du Premier Ministre Ismaïl Haniyeh, l'escalade récente de la violence au Proche-Orient a atteint un nouveau sommet. Extrêmement préoccupé par les événements, le DFAE lance un nouvel appel à Israël, puissance occupante, pour qu'il respecte le droit international humanitaire dans le cadre des mesures visant à libérer le soldat capturé. Il appelle ceux qui tiennent le soldat en détention à le traiter avec humanité.
Diverses actions menées par l'armée israélienne au cours de son offensive contre la bande de Gaza violent le principe de la proportionnalité et constituent une punition collective de la population, interdite par le droit international. Pour le DFAE, il ne fait aucun doute qu'Israël n'a pas pris toutes les précautions requises en vertu du droit international pour assurer la protection de la population et des infrastructures civiles. La destruction d'une centrale électrique, l'attaque contre le bureau du Premier Ministre palestinien, l'arrestation arbitraire d'un grand nombre de représentants du peuple et de ministres démocratiquement élus ainsi que le retrait du droit de résidence à trois parlementaires et à un ministre de Jérusalem Est ne sauraient se justifier. Les attaques contre des biens civils sont interdites par le droit international. Le DFAE exhorte Israël à ne plus lancer d'attaques contre des biens civils, à assurer la protection de la population et à libérer les représentants élus placés en détention, à moins que, dans un cas d'espèce, les faits reprochés soient fondés sur des éléments concrets justifiant l'arrestation de façon incontestable au regard des principes de l'État de droit.

Conséquences humanitaires

La centrale électrique détruite par les forces armées israéliennes le 28 juin assurait l'approvisionnement en électricité d'une zone représentant 43 pour cent de la bande de Gaza. 700'000 personnes sont affectées par les coupures de courant. Le système d'approvisionnement en eau potable est également fortement perturbé, certaines pompes ne fonctionnant plus. De plus, il y a une pénurie de carburants et de combustibles. Il faudra longtemps pour remettre la centrale en fonction, mais les travaux ne pourront être réalisés que si les pièces de rechange peuvent être livrées dans la bande de Gaza.

La situation est inquiétante dans les hôpitaux et les centres de santé, dont l'approvisionnement en eau est devenu insuffisant et qui manquent également de combustibles pour alimenter leurs générateurs. Les transports de biens et de personnes ne sont plus guère possibles. La population n'est plus approvisionnée en produits frais, en viande et en produits laitiers, alors que ces denrées pourrissent dans les entrepôts. Pour assurer son ravitaillement, il est indispensable d'ouvrir le terminal de Karni, principal point de passage des marchandises.

En juin 2006, la Direction du développement et de la coopération (DDC) avait déjà débloqué un montant d'un million de francs pour l'achat de médicaments. Un deuxième million sera maintenant affecté à l'approvisionnement de la population en denrées de première nécessité. Un expert envoyé sur place veille au bon déroulement des opérations humanitaires.

La semaine dernière, le DFAE a reçu les représentants des deux parties et les a exhortés à respecter les règles du droit international humanitaire. Il est aussi intervenu en faveur de la libération rapide du soldat israélien, un geste qui contribuerait notablement à calmer la situation.
Source : Département fédéral des affaires étrangères, 03.07.2006

 

04/07/06 - Les banques israéliennes serrent la vis à leurs clients : les découverts bancaires, c'est fini !

Les Israéliens détenteurs de comptes bancaires sont sous le coup d'une interdiction de dépasser leur ligne de crédit, une mesure qui vient mettre un terme à des années d'abus, a rapporté dimanche la presse économique en Israël.

"Les Israéliens vont être contraints de revoir leur niveau de vie à la baisse et ce sont les banques qui en fixeront les modalités", a annoncé un cadre supérieur du secteur bancaire, cité par le supplément économique du quotidien Haaretz.

Suite à cet interdit, qui brise une tradition vieille de plusieurs dizaines d'années, les banques israéliennes peuvent non seulement déterminer de façon unilatérale la ligne de crédit de leurs clients, si ceux-ci n'en prennent pas l'initiative, mais elles sont également en droit de fixer une limite de crédit temporaire si leurs clients dépassent celle initialement fixée.

Si un accord écrit pour une ligne de crédit n'est pas conclu entre le client et sa banque, la banque sera en droit de lui interdire purement et simplement tout découvert à compter du 1er juillet 2007.

Pour déterminer la hauteur d'une ligne de crédit, les banques vont désormais tenir compte de plusieurs facteurs : le salaire de leur client, ses garanties et l'historique de la gestion de son compte, toujours selon la presse israélienne.

Les banques, conscientes que la pratique du découvert est largement répandue en Israël, ont informé leur clientèle qu'elles favoriseraient une meilleure communication afin d'aider les détenteurs de comptes en difficulté à se remettre à flot. Source : AFP, 2 juillet 2006

 

 

03/07/06 - Le mythe biblique d'Eretz israel doit cesser de servir de justification à la colonisation de peuplement de la Palestine. Sur le plan du droit international, l'Ancien Testament ne saurait constituer un titre de propriété


par Jean Brière, Lyon, 30 juin 2006,


Ce qu'il est convenu d'appeler « l'État juif » recouvre en réalité une colonisation de peuplement américano-européenne de la Palestine.
Ce sont des citoyens français, américains, russes, polonais qui sous la protection militaire américaine viennent s'emparer par la violence des armes des terres palestiniennes .
L'armée coloniale d'occupation israélienne n'est qu'un élément du gigantesque dispositif de bases américaines de par le monde.
Deux faits récents éclairent bien cette mystification.
C'est un soldat français de 20 ans qui a été capturé par la résistance palestinienne. Dans le Figaro du mercredi 28 juin Pierre Rousselin titre son éditorial « il faut sauver le soldat Shald »
Pour l'élection des conseillers de l'assemblée française de l'étranger : votez pour la liste de Nicolas Sarkozy : Chaque famille qui réside en Israël, avec la nationalité Française et qui est inscrite au consulat français peut se voir attribuer une aide de 469 euros par mois renouvelable chaque année en fonctions des revenus perçus en Israël .
La politique de colonisation de peuplement de la Palestine par des citoyens français relève de la pire tradition colonialiste de la France.
C'est la France des massacres du Constantinois, de Dien Bien Phu, des massacres de Madagascar, de la guerre d'Algérie, avec cette circonstance aggravante que cette politique s'inscrit dans le projet de prédation mondial de l'impérialisme américain .
La responsabilité politique et morale de l'entreprise qui vise à faire subir aux autochtones palestiniens la politique de nettoyage ethnique fondatrice de l'Amérique démocratique de M. Bush n'incombe pas à Ehud Olmert, mais prioritairement à Bush et à ses comparses Blair, Chirac, Merkel , Prodi ..... ..
Il n'en reste pas moins que, si selon le CRIF et la LICRA, Israël est l'essence de l'être juif, alors il est impératif sur le plan moral de ne pas se reconnaître comme juif.

 

Éditorial n°6 - 30 juin 2006


Ils tuent, ils mentent, ils volent et ils kidnappent


Les fanatiques qui dirigent la machine de guerre sioniste ne reculent devant rien. Avec un cynisme et une arrogance qui semblent ne connaître aucune limite, ils poussent toujours plus loin leur politique suicidaire. Ils sont les vrais kamikazes à l'oeuvre en Palestine.
Leur dernier coup est incroyable : alors que le Hamas venait de signer le fameux "document des prisonniers" par lequel il reconnaît de fait l'État sioniste et se range sur la position du Fatah, consistant à se contenter de la portion congrue de la Palestine historique (22% amputés des terres occupées par les colonies et par le mur), l'armée sioniste a procédé à une gigantesque rafle, "arrêtant" une centaine de responsables politiques, dont 9 ministres, 20 députés, des maires et des conseillers municipaux.
Israël n'a aucun avenir comme "État juif" si la paix s'installe dans la région. Ses chefs font donc tout pour entretenir la guerre, seul moyen pour eux de garder le contrôle de leur population juive, qu'ils traitent de toute façon comme du bétail. Cette politique criminelle reçoit le soutien des grandes puissances, dont les chefs semblent paralysés comme un lapin pris dans les phares d'une voiture.
Que pouvons-nous faire face à cette escalade dans l'horreur ? Manifester. Descendre dans la rue. À Paris, à Lyon, à Marseille, à Montpellier, à Strasbourg, à Montréal, à Bruxelles, à Londres, à Rome, à Madrid, à Barcelone, à Rabat, au Caire, à Istanbul, à Tel Aviv. Partout où il y a des humains qui ont encore un coeur et un cerveau.
Il faut faire pression sur nos gouvernants pour qu'ils cessent de soutenir les criminels de Tel Aviv. Il faut enfin se décider à lancer un grand mouvement non-sectaire pour le boycott des produits, entreprises et institutions israéliens, pour le désinvestissement des capitaux engagés dans l'aventure sioniste, pour l'adoption de sanctions économiques contre la machine de guerre des fous de Sion.

Quelques rendez-vous
Paris, dimanche 2 juillet, 16 heures : manifestation de la place du Châtelet à l'ambassade d'Israël
Lyon, tous les soirs à 19 heures à partir du vendredi 30 juin : rassemblement place de l'Hôtel de Ville
Montpellier, samedi 1er juillet, 16 heures : rassemblement place de la Comédie
Bruxelles, tous les vendredis de 12h30 à 13h30 : rassemblement face à l'Ambassade d'Israël, 40, avenue de l'Observatoire à Uccle.
Bruxelles, tous les vendredis de 16h à 18h : rassemblement Place de la Bourse
Liège, tous les vendredis de 18h à 19h : rassemblement Place du Perron Liégeois
Montréal (Québec), samedi, 8 juillet 2006, à 13h, coin Jean-Talon et avenue du Parc (métro Parc) : rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien suivi d'actions contre la vente de vin produit par des colonies sionistes illégales du Golan occupé.

L'événement - Gaza, 28 juin 2006

Les chefs de l'armée sioniste - réputée invincible - sont imbus de leur supériorité. L'humiliation infligée par les combattants palestiniens dimanche à Gaza leur est inusupportable. Tout le monde se demande en Israël comment la Résistance a pu creuser un tunnel de six cents mètres sans se faire répérer par les moyens de détection sophistiqués des super-Rambos de Tsahal. Ils entendent donc faire payer très cher cette humiliation aux Gazaouis.
Dans la nuit de mardi à mercredi, ils ont déclenché une offensive générale contre Gaza, par terre, par air et par mer. 5 000 soldats sont engagés, avec des tanks, des bulldozers, des hélicoptères Apache, des F-16, des vedettes de combat.
Ils sont en train d'achever la destruction de l'aroport de Gaza, bien entamée en 2001. Ils ont bombardé trois ponts au centre de Gaza et mis hors service la centrale électrique qui alimente en grande partie Gaza.
Le but officiel de l'opération n'est pas de retrouver le caporal Gilad Shalit, mais de forcer la Résistance à le restituer à ses patrons.
Cette opération - qui n'est pas sans en rappeler une autre, la destruction du ghetto de Varsovie par l'armée allemande en 1943 - a la bénédiction de Washingto, New-York (l'ONU) et Bruxelles (l'UE), sans oublier Paris, où la Dame d'Acier, Michèle Alliot-Marie, dit "tout faire" pour sauver le caporal Shalit. Tout ? Plutôt rien, car "tout faire" signifierait envoyer des avions Rafale en appui à Tsahal, et Paris n'ira tout de même pas jusque-là.
Tout en s'acharnant sur Gaza, la direction sioniste pointe le doigt vers Damas. Voici ce qu'a déclaré le général de réserve Amos Gilad, conseiller politique du ministre de la Guerre Amir Peretz :
"Khaled Mechaal dirige le terrorisme depuis Damas avec le feu vert du régime syrien, et nous ne dirons pas comment nous pouvons agir contre lui. Le Hamas prend des risques qui peuvent lui coûter très cher en ordonnant des enlèvements et des tirs de roquettes contre Israël".
Tout cela ne change rien à la donnée de base de la situation : les sionistes ont tout à perdre, les Palestiniens n'ont rien à perdre.

 

01/07/06 - Dernières nouvelles de l’École du monde à l’envers : l’Autorité palestinienne procède à l’arrestation de Ehud Olmert, Premier ministre israélien et de plusieurs membres de la Knesset


Source : Palestina Lliure, Collectif de solidarité avec la Palestine, Valence, Espagne http://www.nodo50.org/palestinalliure/article.php3?id_article=367
30 juin 2006

Traduit de l’espagnol par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réeeau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). cette traduction est en Copyleft.

Cette décision a été prise dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une session extraordinaire du Parlement palestinien réuni avec la Présidence. De source autorisée, on indique que la justification de cette opération sont les derniers bombardements sur la Bande de Gaza dont les objectifs étaient des citoyens et des infrastructures civiles. Ces bombardements ont causé la mort de 14 civils dont une femme enceinte et cinq enfants. Selon un parlementaire palestinien, ils “constituent un nouveau chapitre supplémentaire du terrorisme d’État pratiqué par Israël”.
Jeudi, aux premières heures de la matinée, des forces palestiniennes se sont rendues à Tel Aviv, où elles ont procédé à l’arrestation de 65 responsables de Kadima, parmi lesquels se trouvent, outre le Premier ministre Ehud Olmert, 4 ministres et 21 députés.
Selon des sources israéliennes, les forces palestiniennes ont encerclé un bâtiment dans lequel étaient réunis les députés de Kadima et ont invité les élus à se rendre. les forces paletsinienes ont également encerclé le domicile de Ehud Olmert.
Dans un communiqué, l’Autorité palestinienne a trasnmis à la Haye sa volonté de remettre les détenus à la Cour pénale internationale, exigeant par la même occasion l’application du droit pénal international, c’est-à-dire la fin de l’occupation militaire de la Palestine.

.......

01/07/06 - «Nous sommes plongés dans le noir » : Message de Gaza


par Ziad Medoukh, jeudi 29 juin 2006, 22 h 34


Ziad Medoukh est professeur de français à l'Université de Gaza.

Bonjour de Gaza
Je profite de la reprise de l’électricité pour vous envoyer ce message

La situation est devenue dramatique dans la Bande de Gaza sur
tous les niveaux surtout le niveau humanitaire, après cette offensive
israélienne sans précédent contre notre peuple palestinien,cette fois
c’est la population civile qui est en train de subir les attaques
israéliennes contre les infrastructures palestiniennes.
Nous avons droit à trois heures d’électricité par jour seulement
selon les régions. Il y a un manque de pain, de farine et d’essence
, les bombardements israéliens se poursuivent sur toutes les villes de
la Bande de Gaza de jour comme de nuit., sans oublier les bombes sonores lancées par l’armée de l’occupation toutes les cinq minutes pour
terroriser la population
Tout le monde ici est chez lui en attendant le pire. Nous sommes
plongés dans le noir, à part les universités - les études sont un
élément sacré en Palestine -, l’administration palestinienne et ses
ministères ne fonctionnent pas, les magasins sont vides, les
chauffeurs de taxi ont abandonné leur taxis.Les rues sont presque
abandonnées.Toutes nos frontières sont fermées et nous sommes
enfermés dans ce petit territoire de Gaza.
Nous nous sentons oubliés par la communauté internationale
heureusement vous êtes la vous les solidaires de notre cause noble
pour nous soulager par vos appels et vos messages de soutiens voir
vos manifestations dans vos régions et pays.
Nous allons continuer notre résistance car ici c’est notre terre et
nous gardons toujours l’espoir de vivre en paix sur cette terre ; la
terre sacrée de la Palestine.
Plus que jamais nous adorons notre pays la Palestine et nous
somme prêts de sacrifier et de souffrir pour notre patrie.
Amitiés de Gaza la résistante
Ziad
00972 599 88 13 47

 

01/07/06 - Le ministre palestinien pour les affaires d’Al Quds interdit de séjour dans sa ville natale !


Israël a annulé vendredi le statut de résidence à Jérusalem-est d'un
ministre et trois députés palestiniens du Hamas, originaires de la partie orientale de la ville, apprend-on de source officielle.
Le ministre pour les Affaires de Jérusalem Khaled Abou Arafeh, ainsi que les
députés Mohammad Abou Teir, Ahmad Attoun et Mohammad Totah, tous membres du Hamas, originaires de Jérusalem-est annexée, n'auront plus le droit d'y séjourner, en vertu de cette décision sans précédent du ministère de
l'Intérieur.
Ces quatre responsables avaient été interpellés jeudi lors d'une vague
d'arrestations au cours de laquelle pas moins de 64 ministres, députés,
maires et autres cadres politiques du Hamas ont été incarcérés.
Ils avaient été avisés le 30 mai par le ministre de l'Intérieur Roni Bar-On
qu'ils disposaient d'un délai de 30 jours pour renoncer à leur appartenance
au Hamas, sous peine d'être expulsés vers les territoires
palestiniens.
Les quatre responsables avaient fait savoir qu'ils s'opposeraient à cet
ultimatum, après avoir été convoqués au commissariat de police central à
Jérusalem.
"Israël ne peut faire bénéficier du statut de résidents des personnes qui
affichent leur appartenance à une organisation terroriste" en lutte contre
l'Etat juif, a annoncé le ministre dans un communiqué, en référence au
Hamas.
Israël a annexé Jérusalem-est après sa conquête en juin 1967 contre la
volonté de ses habitants et en dépit de l'opposition de la communauté
internationale.
Quelques 200.000 Palestiniens vivent dans la partie orientale de la ville et
représentent plus de 30% la population globale de la ville sainte.
Israël interdit toute activité politique palestinienne dans le secteur
oriental que les Palestiniens voient comme la capitale de l'Etat auquel ils
aspirent.
Source : AFP, 30 juin 2006

 

01/07/06 - La centrale électrique de Gaza détruite par les bombardements israéliens est assurée par une agence usaméricaine


par Farah Stockman, The Boston Globe, 29 juin 2006
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette
traduction est en Copyleft.

[Washington - La centrale électrique palestinienne détruite mardi dernier
par l'aviation israélienne est assurée par une agence fédérale
usaméricaine. Des responsables officiels ususaméricains indiquent s'attendre
à ce que des financements usaméricains soient utilisés pour payer les
réparations.]


La destruction de l'unique centrale électrique de la bande de Gaza (d'une
puissance de 140 mégawatts) menace de provoquer une catastrophe humanitaire, cette usine ayant fourni jusqu'ici en électricité les deux tiers de la population de Gaza (1,3 millions d'habitants) et permis de faire fonctionner les pompes qui fournissent l'eau potable à cette population.
Mais le financement des réparations de cette centrale (assurée à hauteur de
48 millions de dollars) pourrait s'avérer problématique pour les USA,
qui ont gelé les financements de tous les projets d'infrastructure dans les
territoires palestiniens après la victoire du groupe activiste Hamas aux
élections législatives palestiniennes, au mois de janvier.
Des responsables de l'administration usaméricaine ont indiqué que les
restrictions imposées à toute coopération avec un gouvernement dirigé par le
Hamas pourraient, de plus, rendre compliquées les réparations de la centrale
électrique, lesquelles pourraient demander des semaines, voire plusieurs
mois, en raison de l'escalade des violences à Gaza.
Le bombardement de cette centrale électrique risque de devenir un problème
lancinant pour l'administration Bush, qui appelle à la fin de l'escalade
entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza.
Les avions israéliens ont frappé l'usine deux jours après que des activistes
palestiniens eurent attaqué une unité de l'armée israélienne, tuant deux
soldats et prenant un troisième soldat en otage. Les forces israéliennes ont
répliqué hier en pénétrant dans la bande de Gaza, pour la première fois
depuis le retrait israélien historique de ce territoire, il y a neuf mois de
cela, et en bombardant notamment l'usine électrique et trois ponts.
Le chantier de construction de la centrale électrique avait nécessité plus
de cinq années de travaux, pour un coût d'environ 150 millions de dollars.
Cette usine avait commencé à être planifiée en 1999, deux investisseurs
privés - la désormais défunte Enron Corp (USA) et un magnat de la
construction d'origine palestinienne, Said Khoury - ayant mis au point un
projet devant permettre aux territoires palestiniens de moins dépendre des
approvisionnements électriques en provenance d'Israël.
Le projet avait été menacé par l'éruption de violence à Gaza, en 2000, et à
nouveau à l'occasion de la banqueroute d'Enron, mais M. Khoury n'a jamais
cessé de pousser à sa réalisation. Son entreprise de BTP, filiale du groupe
usaméricain Morganti (basé dans l'Etat du Connecticut), avait racheté les
parts d'Enron dans ce projet.
En 2002, l'usine entra en fonctionnement, devenant la première station
génératrice gérée par l'Autorité palestinienne de l'Energie. En 2004, elle
atteignit sa pleine capacité commerciale, et ses propriétaires furent en
mesure de souscrire une assurance pour « risque politique », d'un montant de 48 millions de dollars, auprès d'Overseas Private Investment Corporation [équivalent de la Coface française, NDT], une agence gouvernementale
usaméricaine qui assure aux entreprises usaméricaines des financements à l'
étranger ainsi que la promotion d'intérêts usaméricains sur des marchés
émergents.
L'US Investment Corporation - mise sur pied en 1971 grâce aux impôts des
contribuables usaméricains - avait souscrit au projet de construction de la
centrale dès le début, organisant la première rencontre entre les
investisseurs intéressés, indique l'agence de la presse économique,
Bloomberg.
« Rares sont les compagnies d'assurances commerciales à assurer ce genre de projet contre les troubles politiques, mais l'US Investment Corporation le
fait, afin d'encourager le développement sur des marchés émergents »,
indique Lawrence Spinelli, porte-parole de cette compagnie.
« L'assurance souscrite par l'entreprise de BTP Morganti couvre les «
sinistres politiques », ce qui inclut notamment les « guerres ou les actes
de terrorisme », a déclaré M. Spinelli. Pour voir ses dommages couverts, la
compagnie assurée doit en faire la déclaration, après quoi l'Investment
Corporation devra déterminer si celle-ci est couverte par la police
souscrite », a-t-il expliqué.
Les fonds de réserve de cette compagnie d'assurance sont alimentés par les
primes et d'autres frais imputés à ses clients, mais ces fonds, conservés
par le Trésor des USA, sont soumis au contrôle du Congrès.
Cela risque de poser problème à ceux qui désireraient voir cette centrale
électrique reconstruite rapidement.
Après l'élection du Hamas, au mois de janvier, un certain nombre de membres du Congrès ont déposé des projets de loi visant à geler l'aide des
USA aux territoires palestiniens afin d'éviter que toute assistance
financière usaméricaine ne bénéficie au Hamas, considéré comme une
organisation terroriste. En avril, le Département d'Etat a annoncé qu'il
allait suspendre tout financement, y compris les financements déjà planifiés
et budgétés, à des infrastructures tant dans la bande de Gaza qu'en
Cisjordanie.
Mais des personnes soutenant les Palestiniens disent que l'usine doit être
réparée, même si le gouvernement des USA est contraint de participer
au financement des réparations.
« Si vous supprimez les deux tiers de l'énergie électrique disponible dans
un endroit comme Gaza, et s'il s'agit, de surcroît, des ressources en
électricité qui permettent de faire fonctionner les pompes assurant l'
approvisionnement en eau potable, alors vous risquez de vous retrouver très
rapidement confronté à une crise majeure », a ainsi déclaré Eb Abington,
ancien consultant auprès de l'Autorité palestinienne.

 

01/07/06 - Comment le gouvernement israélien analyse la signature par le Hamas du “document des prisonniers”


Voici comment l’ambassade d’Israël en France analyse la signature par le Hamas et le Fatah du “document des prisonniers”, dont tous les commentaires s’accordent à dire qu’il implique une reconnaissance de l’État juif. Pas du tout, rétorquent les sionistes dans un communiqué daté du 30 juin et voici comment ils argumentent :

L’annonce par des représentants du Hamas et du Fatah qu’un accord a été conclu sur ce document – dit document des prisonniers ou document d’entente nationale - a été compris par certains comme étant « un pas dans la bonne direction », comme un effort pour parvenir à une paix entre les Palestiniens et Israël.

La réalité est tout autre : ce document représente un grand pas en arrière pour la paix.

Ce document concerne uniquement les intérêts internes palestiniens : parvenir à une entente entre les groupes palestiniens au pouvoir afin d’éviter une détérioration et une confrontation entre les différentes factions palestiniennes. Il ne s’agit en aucun cas de parvenir à un compromis de paix avec Israël.

Ce document ne satisfait pas les exigences de la Feuille de route et les trois conditions fondamentales du Quartet : la reconnaissance du droit d’Israël d’exister, la fin du terrorisme, et le respect de tous les accords existants entre Israël et l’Autorité Palestinienne. De plus, le Jihad islamique n’a pas agréé ce document, ayant l’intention de continuer le terrorisme.

Non reconnaissance d’Israël

En effet, soutenir explicitement la création d’un Etat palestinien sur tous les territoires « occupés depuis 1967 » ne veut pas dire reconnaître Israël, même implicitement.
Le document ne fait aucune mention d’une reconnaissance explicite d’Israël et de son droit d’exister – encore moins comme Etat juif -, ni ne mentionne de mettre un terme au conflit avec Israël.
Qui plus est, le document insiste sur l’application totale des demandes palestiniennes concernant le « droit au retour » (en Israël) de tous les réfugiés palestiniens. C’est une autre façon d’énoncer la destruction définitive d’Israël, et cela va à l’encontre d’une solution de deux Etats, où l’Etat palestinien deviendrait le foyer des réfugiés palestiniens tout comme Israël est devenu le foyer pour tous les réfugiés juifs.
La formule employée dans ce document coïncide avec les déclarations du Hamas selon lesquelles, après un retrait israélien total de tous les territoires « occupés depuis 1967 », le Hamas serait prêt tout au plus à un long cessez-le-feu, mais pas à une reconnaissance d’Israël. Le « cessez-le-feu », ou « hudna », ou encore « tahdiya » est un procédé islamiste bien connu pour temporiser quand la période n’est pas favorable sans jamais abandonner le but poursuivi. Ce but est clairement inscrit dan la charte du Hamas <http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=38712&MissionID=31&LanguageID=170&StatusID=0&DocumentID=-1> et dans les déclarations répétées de ses leaders.
Lu sur le site du Hamas le 28 juin 2006, à propos des amendements qu’il a proposé au document signé : « Il doit y avoir un texte clair concernant la non-reconnaissance de la légitimité de l’occupation sans mentionner le mot '1967', car le Hamas voit toute la Palestine (y compris l’Etat d’Israël) comme un territoire occupé ».

Salah al-Bardaweel, un porte-parole du Conseil législatif palestinien, a déclaré : « Nous avons exprimé notre accord pour un Etat [palestinien] dans le territoire occupé en 67, mais nous n’avons pas dit que nous étions d’accord pour deux Etats » (Reuters, 27 juin).

« Le document de concorde nationale issu des prisons sionistes, (…) nous avons pu y introduire quelques modifications. Cela ne veut pas dire la reconnaissance de l’état sioniste. Ce document stipule le droit du peuple palestinien, le droit historique à son territoire qui a été occupé en 1948 et sur lequel l’entité sioniste a établi son Etat. De même, notre document stipule la non reconnaissance de cette occupation et que les droits palestiniens ne seront jamais déchus. Ce [texte] n’est nullement une reconnaissance implicite de l’état israélien constitué en 1948 » (Salah al-Reged, porte-parole du Hamas, Soir 3, journal de France 3, interview par Marie Drucker, 27 juin).

Poursuite du terrorisme

Le document exprime un soutien clair pour la poursuite du terrorisme :
Non seulement il ne parle pas de mettre un terme au terrorisme, mais au contraire, il insiste sur « le droit de résistance par tous les moyens ».
Le document parle de « concentrer » cette « résistance » à l’intérieur des territoires. En d’autres termes, tandis que la majorité des attaques terroristes se dérouleraient en Cisjordanie et à Gaza, rien n’empêche des attaques terroristes de se dérouler en Israël même.
De plus, le document ne fait aucune distinction entre des attaques contre des civils et des cibles militaires.
Mashir al-Masri, un membre du Conseil législatif palestinien, a fait la remarque suivante : « Le Hamas s’est mis d’accord pour concentrer à l’avenir ses attaques en Cisjordanie et à Gaza, mais ses attaques ne seront pas limitées à ces zones ».

« Le document stipule sur plus d’un paragraphe le droit du peuple palestinien à combattre l’occupation sioniste, et ce droit se poursuivra pour notre peuple jusqu’à la fin de l’occupation. Donc dans notre document il n’y a pas un seul mot qui condamnerait ce que vous appelez terrorisme, pour nous ce qui est de la résistance ; il stipule et affirme le droit du peuple palestinien à combattre avec tous les moyens disponibles » (Salah