05/07/06 - Punition collective
et terrorisme d'Etat - Message de Gaza de Mona El Farra
L'auteur est médecin à
Gaza .
Courriel : mona@gaza-health.org.
Traduit de l'anglais par JPB
Mon amie Hoda vit tout près du building du Ministère
de l'Intérieur à Gaza, qui a été
touché la nuit dernière de deux roquettes ;
l'attaque a eu lieu à deux heures du matin hier, pardonnez-moi
sur la précision, je commence à perdre le suivi
des jours et des nuits, ni de combien de fois nous avons été
attaqués. Hoda m'a dit que l'immeuble entier tremblait,
elle est sortie en pyjamas, tous les habitants étaient
dehors en vêtements de nuit, les figures des enfants
étaient trop pâles, certains criaient hystériquement,
la fumée était partout, l'appartement voisin
était très endommagé (il est contre l'immeuble
visé), une famille avec six enfants y vit, il y avait
un grand incendie, les pompiers utilisaient son appartement
pour éteindre le feu, le ministère de l'Intérieur
était vide pendant l'attaque !!!!
Le but était la vengeance et la destruction de l'immeuble.
Je vis à 150 mètres d'Hoda, personne n'est en
sécurité ni immunisé. Ce qui est arrivé
à Hoda m'a rappelé la nuit où le bâtiment
de feu le Président Arafat à Gaza fut attaqué,
il y a deux ans, je vis tout près, trop près
et cette nuit là 37 tirs touchèrent l'immeuble.
Il n'y a toujours pas d'électricité. On en
a eu 3 heures hier, assez pour recharger mes portables et
faire un peu de cuisine.
Je suis très inquiète pour les hôpitaux,
le carburant pour les groupes électrogènes est
au plus bas, les frontières sont complètement
bouclées depuis l'attaque, aucun carburant n'a été
admis dans Gaza depuis , les médicaments et les fournitures
médicales sont en baisse aussi, nous n'avons pas assez
de réserves ; à cause des sanctions précédentes,
nos pharmacies sont épuisées, l'eau est aussi
rare, il faut rationner son usage, nous passons par un grand
désastre humanitaire.
Bangs sonores
Quand les avions de combat passent le mur du son [à
basse altitude, ndt], nous avons connu ce genre de raid terrifiant
au mois 7 fois, à différents moments du jour
et de la nuit. Beaucoup d'organisations internationales des
droits de l'Homme ont demandé à Israël
ce cesser ces raids, sachant leur effet nocif sur les gens
; ils ne faisaient jamais ça avant le retrait de la
bande de Gaza.
Comment vous faire connaître mes sensations personnelles
? Pendant ces raids, si je dors, mon lit tremble énormément,
ma fille saute dans mon lit tremblante de peur, et toutes
deux nous retrouvons sur le sol, mon coeur bat très
fort, et j'ai dû calmer ma fille, maintenant elle sait
qu'on doit se calmer mutuellement, elle sent ma peur. Si je
suis éveillée, je tressaille et je ne peux m'empêcher
de crier. Oui je suis médecin et femme mûre avec
une grande expérience, et aussi militante, mais ces
bangs sonores me rendent hystériques, après
tout nous sommes humains et nous avons tous notre propre limite,
entendre le bruit des vitres qui éclatent est aussi
effrayant, beaucoup de toits de zinc dans les camps de réfugiés
se sont effondrés sur les têtes des familles,
et pour résultat de ces bangs, les hôpitaux reçoivent
beaucoup d'enfants traumatisés psychologiquement.
Un million et demi d'habitants de Gaza font face à
une PUNITION COLLECTIVE, les sentiments de haine augmenteront,
et tous ces assauts et agressions sauvages contre la population
n'apporteront ni paix ni sécurité à Israel
; seule la justice le fera.
Israel parle de la sécurité de ses citoyens,
contre des hommes armés de quelques roquettes artisanales,
Israel parle de terrorisme, comment qualifier ces bangs sonores
et les attaques de centrales électriques, autrement
que de TERRORISME D'ETAT ?
Amour et solidarité
Mona El Farra
05/07/06 - Crise environnementale
imminente dans la Bande de Gaza
par Pengon (Réseau palestinien des ONG de défense
de l'environnement), 3 juillet 2006.
Traduit de l'anglais par Dominique Waroquiez
Très tôt, le 28 juin 2006, les Forces d'Occupation
Israéliennes, ont mené une offensive dans le
Sud de Gaza. L'armée de l'air israélienne, dans
le cadre de cet assaut a attaqué trois ponts et la
centrale électrique de la ville de Gaza, coupant l'électricité
à toute la région .
Un de ces ponts est le pont du Wadi Gaza où , plusieurs
ONG's membres de Pengon ont un projet d'éclairage alimenté
par énergie solaire pour promouvoir dans la région
une technologie propre , respectueuse de l'environnement et
réduire la pollution qui résulte de la production
électrique à partir de produits pétroliers.
Une partie du projet a également été
détruite .
La station sert aussi au pompage de l'eau provenant du réseau
d'eau et destinée aux appartements dans Gaza. Comme
la centrale a été endommagée, l'eau ne
peut plus être pompée et les habitants de Gaza
ne peuvent plus avoir accès à l'eau . Résultat
, environ 860.000 résidents de Gaza sont actuellement
sans électricité et sans eau courante.
Parmi les problèmes de santé publique , d'hygiène
et d'environnement dus aux dommages provoqués aux infrastructures
dans le cadre de l'opération militaire :
a.. restrictions d'eau
b.. contamination de l'eau potable résiduelle
c.. décharge , flux incontrôlé de pollution
liée à l'eau souterraine
d.. pollution des terres agricoles que les Gazouites ne peuvent
plus cultiver dans le but des moissons , avec ce que cela
signifie au niveau des pertes économiques
e.. dommage à la vie marine vu l'arrivée d'eau
usée dans la mer
f.. migration des poissons vers d'autres contrées littorales
avec comme conséquence une diminution de la pêche
et des pertes économiques aussi pour les pêcheurs
de Gaza
g.. des expositions directes à l'eau usée dans
les systèmes ouverts
h.. des risques de santé consécutifs pour les
humains à la consommation de produits agricoles et
de poissons contaminés
i.. une augmentation de maladies infectieuses liées
à la présence accrue de virus, de bactéries
et de protozoaires transportés par l'eau et succeptibles
de provoquer des maladies graves allant de la gastro-entérite
et du cholera , aux attaques du foie et à la mort
Jan Egeland, le Secrétaire adjoint des Nations Unies
pour les Affaires Humanitaires a averti que les Gazaouites
sont menacés d'une crise humanitaire mortelle dans
les trois jours si Israël ne restaure pas rapidement
le fuel et l'électricité nécessaire pour
le pompage de l'eau . « Ils sont au bord du gouffre
ou sinon. Il y a des centaines de milliers d'enfants qui sont
actuellement sans eau et électricité .sans eau
propre alors que l'été est très chaud,
nous pouvons nous attendre à une crise humanitaire
majeure dans les jours à venir" , a-t-il dit.
L'action militaire israélienne a un impact sur la population
civile innocente, c'est une violation du droit humanitaire
international .
PENGON appelle la communauté internationale à
faire pression pour qu'Israël arrête l'assaut immédiatement
.
P.O. Box 25220, Beit Hanina, Jerusalem, Palestine
Tel: +972-2-2966315
Fax: +972-2-2966319
Email: info@pengon.org
Site web : www.PENGON.org
05/07/06 - Face à l'horreur en
Palestine, se taire c'est consentir
par Adrián Salbuchi, El Traductor gráfico,
2 juillet 2006. Original : www.eltraductorradial.com.ar
Traduit de l'espagnol par Maria Poumier, membre
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
Un empire génocidaire : Israël, USAmérique,
Royaume Uni
Comme nous l'annoncions le 19 mai dernier dans le n°38
de El Traductor Gráfico, l'État d'Israël
est en train de se préparer pour une action militaire
à grande échelle au Proche-Orient, avec pour
objectif principal une attaque féroce contre l'Iran.
Cette initiative israélienne entraînera les USA
et leurs alliés dans une guerre dont les conséquences
et le dénouement sont difficiles à prévoir.
La mise en ¦uvre d'armement nucléaire tactique
de la part des USA et d'Israël dans cette agression imminente
contre l'Iran et d'autres nations de la région est
un secret de polichinelle, et entraînerait une hécatombe
mondiale que l'Argentine ne pourra pas ignorer.
Le coup d'envoi de cette "crise" que prépare
le sionisme international semble donné par la capture
récente de Gilad Shalit, un caporal de 19 ans, des
Forces de Défense Israéliennes (c'est à
dire l'armée d'invasion de la Palestine par l'État
d'Israël), prise émanant de la section action
directe de la résistance du Hamas. La façon
dont l'épisode est présenté, toujours
favorable à Israël, est à la fois obscène
et prévisible : CNN, Fox, BBC, New York Times, Washington
Post et chez nous, le groupe Clarín, La Nación,
Página 12 etc sont les puissants multimédias
du Nouvel Ordre Mondial pervers. Ils offrent une vaste couverture
de cet événement, et le silence sur la réalité
du terrorisme d'État pratiqué par l'envahisseur
génocidaire installé en tant qu'État
d'Israël contre le peuple palestinien. Certains médias
parlent même "d'enlèvement" du jeune
soldat israélien, alors qu'un combattant d'une armée
régulière ne saurait être que "capturé",
par la Resístance Armée de Palestine, la nation
envahie et bafouée par les forces du sionisme international
depuis presque soixante ans.
L'importance qu'on attribue à ce soldat contraste avec
l'indifférence à l'assassinat d'une famille
palestinienne sur une plage de Gaza, par l'artillerie d'un
bateau israélien, ou la mort de dizaines de milliers
d'Irakiens, d'Afghans, de Palestiniens, par Israéliens,
USAméricains et Anglais depuis le 11 septembre 2001.
Dans cette étrange « démocratie »
on nous fait comprendre, comme le disait l'écrivain
anglais George Orwell, que « nous sommes tous égaux,
mais certaines minorités, petites mais puissantes,
sont infiniment plus égales que la vaste majorité
de l'humanité. »
La question est donc de savoir combien vaut réellement
un militaire israélien, dans le Nouvel ordre Mondial
Un Israélien vaut-il dix fois plus q'un Palestinien?
Mille fois plus ? Cent mille fois plus qu'un Palestinien ?
De la même façon, on peut constater qu'un soldat
USAméricain vaut cent, mille ou cent mille fois plus
qu'un simple citoyen iraquien ou afghan. La presse usaméricaine
et internationale hurle de douleur pour les 2 600 soldats
tués en Irak depuis l'invasion illégale de mars
2003, sur ordre du gouvernement néo-conservateur pro-sioniste
de George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Condoleeza
Rice, tout en gardant un silence éloquent sur les 150
000 à 200 000 Iraquiens assassinés par ces mêmes
envahisseurs. Le tout, sous le prétexte mensonger et
ignoble d'armes de destruction massives inexistantes.
Les masques tombent
Nous invitons, au moment où cette guerre commence effectivement,
l'opinion argentine à exiger de nos dirigeants et de
la presse qu'ils prennent clairement position face au drame
que vit aujourd'hui la Palestine. Dans ce Nouvel Ordre Mondial
antidémocratique, impérial et autocratique où
nous ne sommes nullement égaux, un Israélien,
un Usaméricain ou un Anglais valent certainement dix,
cent, mille, dix mille, cent mille, ou un million d'Argentins,
comme de Palestiniens, d'Iraquiens ou d'Afghans; il faut obliger
les maîtres du monde génocidaires et leurs représentants
locaux en Argentine à laisser tomber le masque hypocrite
: qu'ils l'admettent donc ouvertement : il y a des peuples
élus qui valent infiniment plus que le reste de l'humanité.
Qu'il soit clair désormais, pour tous, que ce monde
est tout sauf démocratique, et que certaines minorités
y font la loi d'une poigne de fer, parce qu'elles disposent
d'armes de destruction massive, parce qu'elles appliquent
la torture, le génocide, l'assassinat et l'invasion
; autant dire du pouvoir pour imposer leur volonté
à la grande majorité du genre humain, et qu'elles
s'en servent sans hésiter.
Une bonne fois pour tous, comprenons que l'empire anglo-israél-Usien
, soit moins de 400 millions de personnes, 6% de la population
mondiale, joue au jour d'hui le rôle de gardien de prison
et bourreau pour 94% des habitants du reste du monde. Or ceci
nous concerne directement, puisque depuis 12 ans, les mêmes
forces du sionisme international tentent de fabriquer une
fausse piste entre l'attentat de Buenos Aires contre AMIA
et des groupes islamiques inexistants, liés à
l'Iran et à la Syrie. Si cette manipulation aboutit,
l'Argentine sera entraînée dans la guerre de
conquête planétaire planifiée depuis Jérusalem,
Washington, New York et Londres.
La position des organisations juives en Argentine
Nous observons avec surprise que les organisations communautaires,
habituellement promptes à défendre les droits
humains et la paix, sont apparemment décidées
à maintenir un silence assourdissant face au martyre
de la Palestine et à la férocité israélienne.
Notre pays serait moralement reconnaissant si ces organisations
envoyaient aux citoyens argentins et au monde un message sans
équivoque de condamnation, face à la folie génocidaire
et à la frénésie assassine qui inspire
depuis des années les gouvernements successifs de l'État
juif.
Le premier ministre Ehud Olmert vient de faire bombarder le
siège du gouvernement palestinien et menace d'assassiner
des millions de Palestiniens, y compris femmes, vieillards
et enfants, ainsi que le chef du gouvernement Ismal Haniyeh;
il viole au même moment la souveraineté de la
Syrie, et son gouvernement propage une haine maladive urbi
et orbi, le tout au nom d'un soldat capturé.
Et si la crise déclenchée par Israël autour
de la capture de Gilad Shalit était précisément
le détonateur attendu pour augmenter artificiellement
la tension à l'échelle d'une « crise régionale
au Proche orient », devant déboucher sur l'attaque
israélienne contre l'Iran ?
L'opinion publique argentine ferait bien d'exiger des puissantes
organisations juives locales : AMIA, DAIA, Centre Simon Wiesenthal,
OSA, "Memoria Activa" et tant d'autres qui jouissent
d'une immense couverture médiatique, et ne laissent
pas se tarir la mémoire de l"Holocauste"
ni des méprisables attentats terroristes contre AMIA
et l'Ambassade d'Israël à Buenos Aires en 1992-94
- qu'elles condamnent publiquement la folie assassine du gouvernement
israélien.
Il serait judicieux et moral à la fois qu'elles prennent
leurs distances par rapport à ce gouvernement étranger,
distinguant une fois pour toutes les intérêts
d'une communauté juive paisible au sein de la République
Argentine, des intérêts d'un État terroriste
et militariste, aux méthodes méprisables, sans
rapport avec les intérêts, les valeurs et les
traditions pacifistes du peuple argentin.
Le gouvernement de Nestor Kirchner, qui a su être si
éloquent et sensible pour condamner le terrorisme d'État
[lors de la visite récente de G. W. Bush à Buenos
Aires] serait bien inspiré de faire une déclaration
forte condamnant le terrorisme d'État et la torture
pratiqués par militaires et policiers israéliens
contre un peuple envahi.
Il ne fait aucun doute pour nous que la très grande
majorité de l'opinion publique en Argentine, celle
des gens qui travaillent, dignement et sainement, serait heureuse
d'une prise de position tranchée de la part des autorités
argentines, tant juives que gouvernementales, face au drame
palestinien. Vous avez la parole, messieurs
05/07/06 - Vil Coyotte prend des contre-mesures
après l'action couronnée de succès des
Autruches Bip-Bip
Le cabinet israélien de sécurité réuni
en urgence mercredi a décidé d'établir
une zone de sécurité élargie dans le
nord de la bande de Gaza à la suite du tir de roquette
sans précédent dans l'enceinte d'une école
à Ashkelon revendiqué par le Hamas.
Cette zone sera contrôlée notamment par l'aviation
et l'artillerie et permettra d'empêcher que ce secteur
soit utilisé par les lanceurs de roquettes visant le
sud d'Israël, a indiqué à l'AFP un des
participants à cette réunion, sous couvert de
l'anonymat.
Selon lui, l'armée a reçu l'autorisation d'encercler
Beit Hanoun et Beit Lahiya afin de créer un couloir
coupant ces localités de la ville de Gaza en cas de
nécessité.
Le cabinet s'est prononcé pour une intensification
des raids aériens contre le Hamas et son gouvernement,
et des liquidations ciblées à l'encontre des
responsables des tirs de roquettes ou leurs instigateurs,
a souligné le participant à la réunion
du cabinet de sécurité.
Le Premier ministre, Ehud Olmert, avait qualifié mardi
ce tir "très grave" et annoncé qu'il
aurait "des conséquences exceptionnelles".
Selon la présidence du conseil, "le cabinet de
sécurité s'est réuni à 06H00 GMT
pour se consacrer aux implications de ce tir, et aux efforts
visant à libérer le caporal Gilad Shilat",
20 ans, enlevé le 25 juin lors d'une attaque palestinienne
en Israël.
Le tir de roquette, qui a atteint mardi en fin d'après-midi
de plein fouet l'école Ronson au coeur d'Ashkelon,
est "un événement très grave, qui
constitue une escalade d'une gravité sans précédent
dans le terrorisme du Hamas, qui dirige l'Autorité
palestinienne", a déclaré le Premier ministre
israélien Olmert.
Il a averti que "cette attaque, cette criminelle tentative
de porter atteinte à des civils israéliens vivant
à l'intérieur des frontières d'Israël
aura d'exceptionnelles conséquences".
Selon son bureau, le ministre de la Défense Amir Peretz
a ordonné mardi soir à l'armée d'empêcher
ces tirs.
Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du
Hamas islamiste, ont revendiqué ce tir contre Ashkelon.
"Nous avertissons de nouveau l'ennemi que tout crime
qu'il commettrait dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie
lui entraînera des malheurs", ont-elles affirmé
mercredi dans un autre communiqué.
Selon une porte-parole de l'armée israélienne,
"la roquette Qassam (contre Ashkelon: ndlr) était
dotée de deux moteurs qui ont rallongé sa portée
de 9,5 km à 12 km".
Jusqu'à présent, ces engins parvenaient à
atteindre uniquement la zone industrielle de cette ville de
120.000 habitants, au sud de Tel-Aviv, où se trouve
une centrale électrique considérée comme
"stratégique".
Interrogé à la radio militaire israélienne,
le ministre travailliste des Infrastructures, Binyamin Ben
Eliezer, a préconisé "de lancer des opérations
systématiques de liquidations des chefs terroristes
(...) C'est seulement ainsi qu'ils comprendront que ces tirs
ne peuvent pas continuer".
"Nous pourrions être contraints de déclencher
une offensive terrestre ponctuelle dans la bande de Gaza,
mais ce ne serait pas une solution miracle", a-t-il ajouté.
M. Olmert a donné son feu vert à une telle
offensive, mais en a reporté le déclenchement
la semaine dernière pour favoriser des efforts diplomatiques
visant à libérer le soldat enlevé.
Le ton était globalement à la colère
en Israël après l'attaque contre Ashkelon. "Nous
n'accepterons pas que cela continue", a ainsi menacé
le ministre de l'Environnement Gidéon Ezra.
"Nous sommes en guerre, et nous trouverons les solutions",
a enchéri son collègue sans portefeuille, Yitzhak
Cohen, qui réside à Ashkelon.
Depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre
2000, des centaines de roquettes Qassam ont été
tirées sur la ville israélienne de Sdérot,
dans le désert du Néguev aux abords immédiats
de la bande de Gaza, tuant cinq civils israéliens et
en blessant des dizaines d'autres. Source : AFP, 5 juillet
2006
05/07/06 - Le Parti socilaiste français
fait de l'équilibrisme
Le Parti socialiste a condamné à la fois l'enlèvement
du soldat israélien Gilad Shalit par des Palestiniens
et les opérations "disproportionnées"
lancées par l'armée israélienne, dans
un communiqué publié mercredi à l'issue
du Bureau national.
Le Bureau national du PS "condamne l'enlèvement
d'un soldat israélien le 27 juin et demande sa libération
immédiate et sans condition", a-t-il indiqué.
Le PS condamne aussi "les opérations militaires
de grande envergure lancées depuis par Israël
contre les territoires palestiniens, le bombardement des infrastructures
économiques et de la centrale électrique à
Gaza, l'arrestation de ministres du gouvernement, de députés
et d'élus palestiniens qui sont une réponse
disproportionnée".
"Le PS demande la libération immédiate
du soldat israélien enlevé, ainsi que celle
des ministres et des élus palestiniens, l'arrêt
des incursions armées en territoire israélien
et des tirs des roquettes sur des villes israéliennes
ainsi que la fin de l'offensive militaire dans le territoire
palestinien".
Le Parti socialiste "réaffirme sa conviction,
qu'il n'y a pas d'autres issues au conflit israélo-palestinien
que la reprise du dialogue et des négociations entre
Israël et l'Autorité palestinienne", selon
le communiqué. Source : AFP, 5 juillet 2006
04/07/06 - Mourir de faim, dans le
noir - Les bombardements épouvantables de la bande
de Gaza (par Israël)
par Virginia Tilley , CounterPunch, 30 juin
2006.
Original : http://www.counterpunch.org/tilley06302006.html
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier,
membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction
est en Copyleft.
L'auteure est professeure de science
politique. Elle travaille actuellement en Afrique du Sud.
Courriel : tilley@hws.edu ]
Au motif de venir au secours d'un de ses soldats fait prisonnier,
les Israéliens bombardent la bande de Gaza, qu'ils
semblent prêts à ré-envahir. Ils ont également
arrêté un tiers des membres du Parlement palestinien,
réduisant en ruines jusqu'à sa fragile illusion
de pouvoir et réduisant la coquille déjà
vide de l'Autorité palestinienne en éclats.
De cette désolation, les Palestiniens sont en mesure
de tirer une certaine compensation - mais il s'agit d'une
pilule bien amère : le racolage vicieux du Fatah pour
reprendre le contrôle de la vie politique nationale
palestinienne et sa rivalité avec le Hamas sont désormais
totalement obsolètes. Désormais, y compris une
communauté internationale domestiquée ne saurait
continuer à répéter de manière
mécanique que l'Autorité palestinienne serait
encore capable de gouverner quoi que ce soit. La déconfiture
du désastreux processus d'Oslo, qui n'a jamais été
autre chose que la machination concoctée par Israël
pour s'assurer du démembrement définitif du
territoire palestinien et la possibilité fatale de
coopter le mouvement national palestinien, est peut-être
- enfin ! - en vue. Et peut-être l'unité palestinienne
a-t-elle à nouveau une chance.
Mais personne ne sait ce qui va remplacer l'Autorité
palestinienne. Il n'est par conséquent nullement étonnant
que ce paysage diplomatique chamboulé soit la chose
qui retienne le plus gros de l'attention d'une communauté
internationale passablement inquiète.
Néanmoins, la politique ne devrait en aucun cas être
le principal sujet de préoccupation. Car là-bas,
à Gaza, un acte odieux a été commis,
qui doit dorénavant éclipser toute idée
de « feuilles de route » ou de « gestes
mutuels » : mercredi dernier, des avions de guerre israélien
ont bombardé à plusieurs reprises l'unique centrale
électrique de la bande de Gaza, la détruisant
entièrement. Désormais, ce sont environ 700
000 habitants de la bande de Gaza - sur un total de 1,3 million
de personnes - qui n'ont plus d' électricité,
et l'on pense que ladite électricité ne pourra
être rétablie avant six mois.
Ce ne sont pas les conditions de vie immédiatement
créées par ce bombardement qui ont quelque chose
d'énorme. Ces conditions sont, bien entendu, particulièrement
déplorables : plus de lumière, plus de réfrigérateurs,
plus de ventilateurs... Et cela, tout au long de l' interminable
canicule de l'été gazaoui. Impossible d'aller
respirer dehors, en raison des bombardements continuels et
de l'assaut israélien attendu. Dans une obscurité
étouffante, d'énormes explosions secouent les
villes, lointaines comme proches, tandis que des boums de
franchissement du mur du son parachèvent la dévastation
déjà semée par les mêmes avions
: fenêtres explosant, enfants hurlants se réfugiant
dans les bras d'adultes terrorisés, personnes âgées
s'effondrant, foudroyées par une crise cardiaque, femmes
enceintes s'effondrant et faisant une fausse couche. Terreur
de masse, désespoir, recherche désespérée
de nourriture et d'eau. Et pas de radio, pas de télévision,
pas de téléphone portable, pas d'ordinateur
portables (pour les rares à en disposer) et, par conséquent,
aucun moyen d'obtenir de l' information sur la durée
probable de ce cauchemar.
En effet, cette fois-ci, la situation est encore pire. Tandis
que la nourriture se détériore dans les réfrigérateurs
arrêtés, les céréales et les féculents
sont les seuls comestibles restants. La plupart des gens cuisinent
au gaz, mais les frontières étant fermées,
il n'y a plus de gaz. Quand les bombonnes de propane de la
cuisine familiale sont vides, il n'y a plus aucune possibilité
de cuire les aliments. Plus de lentilles, plus de fayots,
plus de pois chiches, donc plus de hommos, plus de pain -
plus de ces aliments quotidiens des Palestiniens, qui font
l'ordinaire des plus pauvres (dois-je rappeler qu'il n'y a
ni bois, ni charbon, dans une bande de Gaza à la fois
désertique et surpeuplée ?).
La nappe phréatique de Gaza était déjà
polluée par les infiltrations d'eau de mer et d'eaux
usées, en raison d'un pompage excessif (pour partie,
par les colonies israéliennes aujourd'hui abandonnées)
et d'un réseau d'égouts foncièrement
inadéquat. Pour la rendre potable, l'eau tirée
des forages doit être purifiée au moyen d'appareils
fonctionnant à l'électricité. Sinon,
l' eau saumâtre doit être au minimum bouillie
avant de pouvoir être consommée sans risque.
Mais cela exige aussi d'avoir de l'électricité
ou du gaz à sa disposition. Or, bientôt, les
gens n'auront ni l'une ni l'autre.
La consommation d'eau impure, cela signifie des maladies,
voire le choléra. Si une épidémie de
choléra éclate, elle se répandra comme
feu dans la paille au sein d'une population densément
confinée et manquant de l'énergie et de l 'eau
nécessaires à l'hygiène. S'ajoute à
cela le fait que les hôpitaux et les cliniques ne fonctionnent
pas, eux non plus (toujours en raison de l' absence d'électricité).
Enfin, les gens ne peuvent même pas partir. Aucun des
pays voisins ne dispose des ressources leur permettant d'absorber
un million de réfugiés désespérés
et ayant tout perdu : un tel afflux déstabiliserait
totalement l' Egypte, par exemple, du point de vue tant logistique
que politique. Mais les Palestiniens résidant à
Gaza ne peuvent pas non plus aller chercher asile chez leurs
parents vivant en Cisjordanie : ils ne sont pas autorisés
à quitter Gaza pour s'y rendre. Ils ne peuvent même
pas franchir la frontière puis passer en Cisjordanie
en faisant le détour par l'Egypte : Israël n'
autorise pas les détenteurs d'une carte d'identité
de Gaza à entrer en Cisjordanie. Et, de toute manière,
un cordon de policiers palestiniens bloque les gens qui essaieraient
de s'infiltrer en Egypte - des réfugiés de guerre
ont tenté de le faire, en passant par un trou ouvert
dans la barrière frontalière par des activistes,
avec bagages et enfants.
En bref ; ce sont aujourd'hui plus d'un million de civils
qui sont emprisonnés, confinés chez eux, à
écouter les bombes israéliennes, tout en étant
confrontés à la perspective insupportable -
d'ici à quelques semaines, voire seulement quelques
jours - de devoir donner une eau toxique à leurs enfants,
ce qui pourrait condamner ceux-ci à une mort rapide,
mais horrible.
Une femme vivant près de la frontière égyptienne,
à Rafah, qui garde ses neveux, a été
interrogée par la BBC : « Si je leur laisse voir
que j'ai peur, je pense qu'ils vont mourir de peur. »
Si la communauté internationale continue à ne
rien faire, ces enfants risquent de mourir sous peu, quoi
qu' il en soit.
L'ampleur sidérante de cette situation humanitaire
n'est égalée, de fait, que par le goutte-à-goutte
étourdissant des réactions internationales.
« Bien sûr, il est compréhensible que les
Israéliens veuillent s'en prendre à ceux qui
ont kidnappé leur soldat », dit Kofi Anan (tandis
que la population palestinienne se terre dans le noir et entend
les déflagrations fracassantes qui démolissent
sa société), « mais cela doit être
fait de manière à ce que les populations civiles
n'en subissent pas les conséquences ». Même
quand les bombes israéliennes bousillent les routes
principales de Gaza, le G-8 monte sur ses grands chevaux et
pérore : « Nous appelons Israël à
faire preuve de la plus grande retenue dans la crise actuelle
». Et qu'en est-il des Russes, qui cherchent à
se tailler une position dans le nouveau «grand jeu)
moyen-oriental ? « Le droit, qui est aussi le devoir,
du gouvernement israélien de défendre la vie
et la sécurité de ses citoyens ne font pas l'
ombre du moindre doute », dit le ministre russe des
Affaires étrangères, comme si le pauvre caporal
Shalit justifiait un millième de ce capharnaüm,
« mais cela ne doit en aucun cas être fait au
prix de la perte de vies humaines, en particulier de celles
de beaucoup de civils palestiniens, causée par des
frappes militaires massives aux conséquences très
graves pour la population civile. »
Et que disent la noble Europe, si fière d'être
la source des conventions des droits de l'homme, et les architectes
de sa mission civilisatrice ? « L' Union européenne
demeure profondément préoccupée »,
marmonnent les puissants défenseurs du droit humanitaire,
« au sujet de la dégradation de la situation
sécuritaire et humanitaire ». Des expressions
apparemment creuses comme « profondément préoccupée
» sont le langage codé diplomatique pour dire
: « Nous sommes sérieusement mécontents.
» Mais, dans les circonstances présentes, «
demeure profondément préoccupée »,
voilà qui suggère que le crime glaçant
qui est en train d'être perpétré n'est
qu'une étape supplémentaire dans le dégrisement
consécutif à l'échec de l'illusoire «
feuille de route ».
Les bulles diplomatiques d'irréalité, au Moyen-Orient,
sont la norme, et non l'exception. Mais il y a bien un moment
où la communauté internationale doit regarder
en face cette réalité particulièrement
déplaisante : elle doit changer de braquet. Un pays
qui revendique son appartenance aux démocraties occidentales
européennes est en train de se comporter comme un régime
voyou meurtrier, en utilisant n'importe quel prétexte
pour réduire plus d'un million de personnes à
une misère humaine extrême, voire même
à une mort massive. Venir coller le portrait du caporal
Shalit sur cette politique, voilà qui n'est guère
plus convainquant que ces journaux sud-africains, qui affichaient
en première page la photographie d'un pauvre médecin
blanc assassiné, pour couvrir d'une manière
n'appartenant qu'à eux l'émeute de Soweto, en
1976.
Israël a commis beaucoup d'exactions constitutives de
crimes de guerre : démolitions massives de maisons,
encerclement de villes assiégées des semaines
d'affilée, détentions « préventives
» pour des durées indéterminées,
confiscations massives de terres, destruction de milliers
d' hectares d'oliveraies et de terres agricoles palestiniennes,
tortures physiques et mentales systématiquement infligées
aux prisonniers, assassinats extrajudiciaires, bombardements
aériens de zones civiles, représailles collectives
de toutes natures violant les Conventions de Genève
- pour ne pas parler de l'humiliation générale
et de la ruine de la population indigène soumise à
son contrôle militaire. Mais détruire l'unique
source d'électricité d'une population civile
cernée et sans défense est un pas sans précédent
vers la barbarie. Cela évoque, ironiquement, le ghetto
de Varsovie. Même si les changements politiques d'ampleur
tectonique ont tendance à nous faire esquisser instinctivement
un applaudissement, nous devons prendre le temps de la réflexion
: aux yeux de l'histoire, ce qui est en train de se passer
à Gaza pourrait fort bien tous les faire pâlir.
04/07/06 - « 700 000 terroristes
sous les verrous » ou lorsque « information »
rime avec « démission »
par François Burgat, 4 juillet 2006
Le bureau du premier ministre (Dominique de Villepin ?) canonné
depuis un hélicoptère. Le ministre de l'intérieur,
(Nicolas Sarkozy ?) jeté dans un fourgon cellulaire
comme un vulgaire malfrat, un sac poubelle sur la tête
? Trente députés (UMP ? Socialistes ?), élus
municipaux et autres ministres tout aussi promptement menottés
et cagoulés sans autre forme de procès ? En
pleine canicule, soixante dix pour cent des habitants (de
la France ?) privés d'électricité, et
donc non seulement de lumière ou de réfrigération
mais également d'eau ? Les ponts bombardés et
le pays coupé en petits morceaux ? Les chasseurs qui
passent régulièrement le mur du son pour briser
les vitres et terrifier petits et grands ? Les observateurs
étrangers et les ONG tenus à l'écart
? Le pays exsangue (salaires puis alimentation en vivres coupés)
transformé en un terrifiant ghetto ?
Ouf, ce n'est pas chez nous ! Non ce n'est pas la France
que son voisin surpuissant (qui, bien plus que la paix, veut,
encore et encore, des hectares de terre) est en train de martyriser
pour se venger d'avoir perdu son monopole absolu de faire
des prisonniers.
Ce n'est pas en France que l'on recherche un « jeune
» soldat de l'armée qui canonne sans trêve
(7000 obus en quelques semaines) depuis ses frontières
maritimes et terrestres, le territoire qu'elle a eu «
le courage », comme on dit sur France Culture, de quitter,
il y a quelques mois, au milieu des larmes de ses frères
les colons.
Ouf, nous pourrons suivre en paix France Portugal !
Les rédacteurs en chef de la presse écrite
et audio visuelle du pays « des Lumières »
et « des Droits de l'homme » - moins lucides encore
qu'une partie au moins de la presse israélienne - pourront
continuer à nourrir notre passion pour une équipe
(« black beur blanc », la preuve qu'on les aime
quand ils marquent des buts !) et en même temps, notre
soumission pitoyable à la sinistre loi du plus fort.
De titre euphémisant « Hamas Israel : l'épreuve
de force ? » « Israel fait montre de fermeté
») en silence même pas honteux, le crime que commettent
quotidiennement les media de l'hexagone contre la déontologie
de l'information de guerre couvre le crime contre l'humanité
qui se profile en Palestine.
Dormons Français ! La police de nos amis est «
ferme » : à Gaza, 700 000 habitants- terroristes
sont désormais sous les verrous.
04/07/06 - Conseil de sécurité
: "l'incursion planifiée avant l'enlèvement
du soldat Gilad Shalit
GAZA. 2 Juillet 2006. Les Palestiniens ont accusé
Israël d'avoir planifié pour cette opération
militaire contre la Bande de Gaza pour saboter l'Autorité
Nationale palestinienne.Lors d'une réunion d'urgence
du Conseil de sécurité des Nations unies vendredi,
tenue à l'appel de pays arabes souhaitant l'arrêt
immédiat de l'offensive israélienne, ne s'est
pas soldée par une résolution, apparemment en
raison de l'opposition des Etats-Unis. Selon l'observateur
palestinien à L'ONU, Riyad Mansour, l'opération
militaire israélienne, lancée cette semaine
pour tenter de libérer un soldat israélien capturé
par des militants palestiniens, est en fait une "invasion
majeure" planifiée avant l'enlèvement du
soldat, dimanche dernier. Selon Mansour, elle sert à
"saboter l'accord récent" entre le Fatah
et le Hamas, qui visait à "ouvrir la porte pour
une reprise des négociations et du processus de paix".
L'ambassadeur adjoint israélien, David Carmon, a répliqué
que la Bande de Gaza était devenue une "base de
terreur activement soutenue par le gouvernement palestinien"
après le retrait de l'armée d'occupation l'année
dernière. De sa part, Mansour a estimé que les
assauts par voie aérienne et terrestre "punissent
collectivement et terrorisent la population civile palestinienne
(...) dorénavant complètement assiégée".
Selon Mansour, le but ultime de l'offensive israélienne
est de "provoquer l'effondrement complet" de l'Autorité
Nationale Palestinienne pour qu'Israël puisse affirmer
ne pas disposer d'un "partenaire pour la paix" et
engager des mesures unilatérales. Il a demandé
au Conseil de sécurité de condamner l'agression
israélienne, contre le peuple palestinien d'ordonner
une cessation immédiate des hostilités et la
remise en liberté de 64 Palestiniens détenus
ces derniers jours, dont des représentants et des membres
du CLP élus. Mais aucune résolution n'a circulé
parmi les membres du Conseil, en raison de l'opposition des
Etats-Unis. Source : IPC http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=16722
04/07/06 - L'armée israélienne
sème la désolation dans les champs de Gaza
Maisons mises à sac, hangars détruits, oliviers
arrachés: lorsqu'ils se sont retirés de terres
agricoles du sud de la bande de Gaza après les plus
âpres combats depuis le début de l'offensive
israélienne, les chars ont laissé derrière
eux un champ de ruines.
Les familles palestiniennes qui avaient fui samedi leur foyer
au cours de l'opération israélienne sont revenues
chez elles dimanche à l'aube. Les portes des maisons
avaient été défoncées, des murs
abattus, les meubles renversés, les arbres fruitiers
déracinés.
L'opération était destinée, selon une
porte-parole de l'armée, à tenter de trouver
un tunnel que des activistes creuseraient vers les positions
israéliennes le long de la bordure de la bande de Gaza,
dans cette zone située à l'est de Khan Younès.
C'est l'un de ses tunnels qui a permis l'enlèvement
d'un soldat israélien, le 25 juin. Des activites palestiniens
l'avaient utilisé pour lancer une attaque contre une
force israélienne à la lisière de la
bande de Gaza, enlevant Gilad Shalit, 19 ans, et tuant deux
autres militaires. Deux assaillants palestiniens avaient aussi
été tués dans cette attaque.
"Nous disposons d'informations faisant état de
la possible présence de tunnels", explique un
porte-parole de l'armée. "C'est pourquoi les opérations
de vérification menées par les soldats sont
si minutieuses et provoquent manifestement des dégâts",
ajoute-t-il.
Depuis le début de l'opération "Pluies
d'été" lancée mercredi par les Israéliens
pour tenter de récupérer leur soldat, ces derniers
ont mené plusieurs incursions dans le sud de Gaza,
laissant leurs chars en place, contrairement à l'opération
de samedi.
Dans cette communauté rurale où les oliviers
et les fermes peuvent aisément servir de couverture,
des hommes armés et masqués ont rapidement répliqué
à l'armée israélienne.
Les combattants, abrités derrière les arbres
ont ouvert le feu sur les Israéliens au fusil mitrailleur
Kalashnikov et au lance-roquettes RPG, s'attirant les représailles
de l'armée israélienne qui a fait usage d'obus
et d'hélicoptères d'assaut Apaches.
A leur fenêtres, sur les toits de leurs maisons, les
villageois assistent aux combats comme s'ils regardaient un
match de football. Les combats sont violents. Ils augurent
peut-être du type d'affrontements mêlant combattants
et civils auxquels l'armée israélienne pourrait
faire face si elle décide de s'aventurer plus avant
dans la bande de Gaza.
Sonia Hamdan, son mari Ayman et leurs huit enfants se sont
mis à l'abri des chars israéliens en se cachant
dans une armoire de trois mètres de haut, où
ils sont restés jusqu'à ce que les soldats entrent
chez eux.
"Nous sommes restés là tous les 10 jusqu'à
03H00 locales (00H00 GMT)", raconte-t-elle, son mari
restant silencieux à ses côtés, chose
inhabituelle dans cette société conservatrice.
"C'était terrifiant".
Les parpaings sont fendus, un matelas recouvert de débris
de bétons gît par terre, tout comme une coiffeuse
et un buffet. Le mur de la chambre des parents a été
abattu.
Leur voisine, Ibtissam Abou Awad contemple son porche parsemé
de débris, le visage fermé. Elle a quitté
son petit appartement de Khan Younès pour habiter une
maison plus spacieuse il y a à peine trois semaines
avec son mari. Ce dernier a été arrêté
par les Israéliens, dit-elle.
"Les choses paraissaient meilleures ici au grand air,
mais ce n'était pas le bon moment pour venir",
regrette-t-elle. "Où ont-ils emmené mon
mari, vont-ils le relâcher?", s'inquiète-t-elle.
Au bout du compte, elle juge que c'est le prix que les Palestiniens
doivent payer pour leur patrie. "Nous devons subir et
être patients, au nom de la patrie". Source : AFP,
3 juillet 2006
04/07/06 - La crise souligne le vide
laissé par le coma de Sharon depuis six mois ou : la
statue du Commandeur
Six mois après la disparition de l'arène politique
d'Ariel Sharon, ses successeurs se mesurent avec la plus grave
crise secouant la bande de Gaza depuis l'évacuation
historique en septembre de ce territoire, qu'il avait orchestrée.
La figure du chef de guerre légendaire, plongé
dans le coma par une attaque cérébrale survenue
le 4 janvier, continue à hanter ses compatriotes, qui
se demandent comment il aurait agi en pareille circonstance.
"Sharon nous manque beaucoup. Nous regardons le Premier
ministre et le ministre de la Défense actuels (...)
et c'est à cet homme (Sharon) que va notre sympathie",
affirmait un récent éditorial du Yediot Aharonot,
premier tirage de la presse israélienne.
Trois jours après la capture du caporal Gilad Shalit
par des groupes armés palestiniens, Ehud Olmert, le
successeur d'Ariel Sharon, Premier ministre et chef du parti
Kadima fondé par ce dernier, a lancé une vaste
campagne de bombardements et d'arrestations contre le gouvernement
palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas.
Dan Schueftan, un spécialiste des questions de sécurité
et un partisan déclaré du retrait unilatéral
de la bande de Gaza, y voit le principal legs de Sharon, qui
justifie selon lui l'offensive israélienne massive.
"Toute l'idée est que la violence palestinienne
et le terrorisme sont perpétuels. La question est que
l'on ne peut pas les arrêter, mais on peut les combattre
plus efficacement par le désengagement. Je suis certain
que nous les combattons mieux" maintenant que l'armée
israélienne a quitté la bande de Gaza, a-t-il
affirmé à l'AFP.
"Si vous arrêtez la moitié du gouvernement
et tuez qui vous voulez, non seulement les Etats-Unis sont
de votre côté, mais même les Européens
approuvent", a-t-il estimé.
Contrairement à Sharon, qui a terminé sa carrière
politique avec l'une des meilleures cotes de popularité
d'un chef de gouvernement israélien, Ehud Olmert plafonne
à 53 % d'opinions favorables pour sa première
véritable mise à l'épreuve en tant que
dirigeant.
"Sharon a des qualités naturelles de commandement.
On lui aurait automatiquement fait confiance en la matière.
Olmert doit bâtir sa crédibilité",
a souligné Dan Schueftan.
Des commentateurs ont même évoqué la
"panique" du Premier ministre et de son ministre
de la Défense Amir Peretz, à qui manquent les
prestigieux états de service militaire de Sharon, au
point que les divergences entre M. Olmert et l'état-major
sur une éventuelle offensive terrestre dans le nord
de la bande de Gaza se sont étalées sur la place
publique.
Selon Menahem Klein, professeur de sciences politiques à
l'Université Bar-Ilan de Tel-Aviv, la crise provoquée
par la capture du soldat a simplement exposé l'échec
du retrait de Gaza, considéré comme la consécration
d'Ariel Sharon.
"Si nous avons échoué à Gaza, nous
échouerons en Cisjordanie", a-t-il estimé,
en référence au plan de retrait potentiellement
beaucoup plus risqué de ce territoire.
Ehud Olmert a affirmé sa volonté de redessiner
les frontières d'Israël en gardant les principales
colonies israéliennes mais en se retirant de la grande
majorité de ce territoire, dans le fil de l'évacuation
de Gaza.
Le Premier ministre joue gros: s'il parvient à un
accord avec les ravisseurs du soldat, il pourra se tailler
sa propre stature de chef, mais un échec risque de
le condamner à rester dans l'ombre de son prédécesseur.
"Nous allons vers un nouveau cycle d'effusion de sang
avec les Palestiniens", prédit le commentateur
Guy Benyovits dans le Yediot Aharonot. "Il est temps
que le mythologique "héritage de Sharon"
cesse de servir de Bible à Olmert". Source : AFP,
2 juillet 2006
04/07/06 - La Suisse appelle Israël
à respecter le droit international humanitaire
Le Département fédéral des affaires étrangères
(DFAE) est extrêmement préoccupé par l'escalade
récente de la violence au Proche-Orient et par ses
conséquences humanitaires. En tant que puissance occupante,
Israël, qui a engagé une intervention militaire
pour libérer un soldat pris en otage, doit impérativement
se conformer au droit international humanitaire. Afin de permettre
l'approvisionnement de la population civile en produits médicaux
de première nécessité dans la Bande de
Gaza, la Direction du développement et de la coopération
(DDC) du DFAE a débloqué un montant supplémentaire
d'un million de francs.
À la suite de la destruction du bureau du Premier
Ministre Ismaïl Haniyeh, l'escalade récente de
la violence au Proche-Orient a atteint un nouveau sommet.
Extrêmement préoccupé par les événements,
le DFAE lance un nouvel appel à Israël, puissance
occupante, pour qu'il respecte le droit international humanitaire
dans le cadre des mesures visant à libérer le
soldat capturé. Il appelle ceux qui tiennent le soldat
en détention à le traiter avec humanité.
Diverses actions menées par l'armée israélienne
au cours de son offensive contre la bande de Gaza violent
le principe de la proportionnalité et constituent une
punition collective de la population, interdite par le droit
international. Pour le DFAE, il ne fait aucun doute qu'Israël
n'a pas pris toutes les précautions requises en vertu
du droit international pour assurer la protection de la population
et des infrastructures civiles. La destruction d'une centrale
électrique, l'attaque contre le bureau du Premier Ministre
palestinien, l'arrestation arbitraire d'un grand nombre de
représentants du peuple et de ministres démocratiquement
élus ainsi que le retrait du droit de résidence
à trois parlementaires et à un ministre de Jérusalem
Est ne sauraient se justifier. Les attaques contre des biens
civils sont interdites par le droit international. Le DFAE
exhorte Israël à ne plus lancer d'attaques contre
des biens civils, à assurer la protection de la population
et à libérer les représentants élus
placés en détention, à moins que, dans
un cas d'espèce, les faits reprochés soient
fondés sur des éléments concrets justifiant
l'arrestation de façon incontestable au regard des
principes de l'État de droit.
Conséquences humanitaires
La centrale électrique détruite par les forces
armées israéliennes le 28 juin assurait l'approvisionnement
en électricité d'une zone représentant
43 pour cent de la bande de Gaza. 700'000 personnes sont affectées
par les coupures de courant. Le système d'approvisionnement
en eau potable est également fortement perturbé,
certaines pompes ne fonctionnant plus. De plus, il y a une
pénurie de carburants et de combustibles. Il faudra
longtemps pour remettre la centrale en fonction, mais les
travaux ne pourront être réalisés que
si les pièces de rechange peuvent être livrées
dans la bande de Gaza.
La situation est inquiétante dans les hôpitaux
et les centres de santé, dont l'approvisionnement en
eau est devenu insuffisant et qui manquent également
de combustibles pour alimenter leurs générateurs.
Les transports de biens et de personnes ne sont plus guère
possibles. La population n'est plus approvisionnée
en produits frais, en viande et en produits laitiers, alors
que ces denrées pourrissent dans les entrepôts.
Pour assurer son ravitaillement, il est indispensable d'ouvrir
le terminal de Karni, principal point de passage des marchandises.
En juin 2006, la Direction du développement et de
la coopération (DDC) avait déjà débloqué
un montant d'un million de francs pour l'achat de médicaments.
Un deuxième million sera maintenant affecté
à l'approvisionnement de la population en denrées
de première nécessité. Un expert envoyé
sur place veille au bon déroulement des opérations
humanitaires.
La semaine dernière, le DFAE a reçu les représentants
des deux parties et les a exhortés à respecter
les règles du droit international humanitaire. Il est
aussi intervenu en faveur de la libération rapide du
soldat israélien, un geste qui contribuerait notablement
à calmer la situation.
Source : Département fédéral des affaires
étrangères, 03.07.2006
04/07/06 - Les banques israéliennes
serrent la vis à leurs clients : les découverts
bancaires, c'est fini !
Les Israéliens détenteurs de comptes bancaires
sont sous le coup d'une interdiction de dépasser leur
ligne de crédit, une mesure qui vient mettre un terme
à des années d'abus, a rapporté dimanche
la presse économique en Israël.
"Les Israéliens vont être contraints de
revoir leur niveau de vie à la baisse et ce sont les
banques qui en fixeront les modalités", a annoncé
un cadre supérieur du secteur bancaire, cité
par le supplément économique du quotidien Haaretz.
Suite à cet interdit, qui brise une tradition vieille
de plusieurs dizaines d'années, les banques israéliennes
peuvent non seulement déterminer de façon unilatérale
la ligne de crédit de leurs clients, si ceux-ci n'en
prennent pas l'initiative, mais elles sont également
en droit de fixer une limite de crédit temporaire si
leurs clients dépassent celle initialement fixée.
Si un accord écrit pour une ligne de crédit
n'est pas conclu entre le client et sa banque, la banque sera
en droit de lui interdire purement et simplement tout découvert
à compter du 1er juillet 2007.
Pour déterminer la hauteur d'une ligne de crédit,
les banques vont désormais tenir compte de plusieurs
facteurs : le salaire de leur client, ses garanties et l'historique
de la gestion de son compte, toujours selon la presse israélienne.
Les banques, conscientes que la pratique du découvert
est largement répandue en Israël, ont informé
leur clientèle qu'elles favoriseraient une meilleure
communication afin d'aider les détenteurs de comptes
en difficulté à se remettre à flot. Source
: AFP, 2 juillet 2006
03/07/06 - Le mythe biblique d'Eretz
israel doit cesser de servir de justification à la
colonisation de peuplement de la Palestine. Sur le plan du
droit international, l'Ancien Testament ne saurait constituer
un titre de propriété
par Jean Brière, Lyon, 30 juin 2006,
Ce qu'il est convenu d'appeler « l'État juif
» recouvre en réalité une colonisation
de peuplement américano-européenne de la Palestine.
Ce sont des citoyens français, américains, russes,
polonais qui sous la protection militaire américaine
viennent s'emparer par la violence des armes des terres palestiniennes
.
L'armée coloniale d'occupation israélienne n'est
qu'un élément du gigantesque dispositif de bases
américaines de par le monde.
Deux faits récents éclairent bien cette mystification.
C'est un soldat français de 20 ans qui a été
capturé par la résistance palestinienne. Dans
le Figaro du mercredi 28 juin Pierre Rousselin titre son éditorial
« il faut sauver le soldat Shald »
Pour l'élection des conseillers de l'assemblée
française de l'étranger : votez pour la liste
de Nicolas Sarkozy : Chaque famille qui réside en Israël,
avec la nationalité Française et qui est inscrite
au consulat français peut se voir attribuer une aide
de 469 euros par mois renouvelable chaque année en
fonctions des revenus perçus en Israël .
La politique de colonisation de peuplement de la Palestine
par des citoyens français relève de la pire
tradition colonialiste de la France.
C'est la France des massacres du Constantinois, de Dien Bien
Phu, des massacres de Madagascar, de la guerre d'Algérie,
avec cette circonstance aggravante que cette politique s'inscrit
dans le projet de prédation mondial de l'impérialisme
américain .
La responsabilité politique et morale de l'entreprise
qui vise à faire subir aux autochtones palestiniens
la politique de nettoyage ethnique fondatrice de l'Amérique
démocratique de M. Bush n'incombe pas à Ehud
Olmert, mais prioritairement à Bush et à ses
comparses Blair, Chirac, Merkel , Prodi ..... ..
Il n'en reste pas moins que, si selon le CRIF et la LICRA,
Israël est l'essence de l'être juif, alors il est
impératif sur le plan moral de ne pas se reconnaître
comme juif.
Éditorial n°6 -
30 juin 2006
Ils tuent, ils mentent, ils volent et ils kidnappent
Les fanatiques qui dirigent la machine de guerre sioniste
ne reculent devant rien. Avec un cynisme et une arrogance
qui semblent ne connaître aucune limite, ils poussent
toujours plus loin leur politique suicidaire. Ils sont les
vrais kamikazes à l'oeuvre en Palestine.
Leur dernier coup est incroyable : alors que le Hamas venait
de signer le fameux "document des prisonniers" par
lequel il reconnaît de fait l'État sioniste et
se range sur la position du Fatah, consistant à se
contenter de la portion congrue de la Palestine historique
(22% amputés des terres occupées par les colonies
et par le mur), l'armée sioniste a procédé
à une gigantesque rafle, "arrêtant"
une centaine de responsables politiques, dont 9 ministres,
20 députés, des maires et des conseillers municipaux.
Israël n'a aucun avenir comme "État juif"
si la paix s'installe dans la région. Ses chefs font
donc tout pour entretenir la guerre, seul moyen pour eux de
garder le contrôle de leur population juive, qu'ils
traitent de toute façon comme du bétail. Cette
politique criminelle reçoit le soutien des grandes
puissances, dont les chefs semblent paralysés comme
un lapin pris dans les phares d'une voiture.
Que pouvons-nous faire face à cette escalade dans l'horreur
? Manifester. Descendre dans la rue. À Paris, à
Lyon, à Marseille, à Montpellier, à Strasbourg,
à Montréal, à Bruxelles, à Londres,
à Rome, à Madrid, à Barcelone, à
Rabat, au Caire, à Istanbul, à Tel Aviv. Partout
où il y a des humains qui ont encore un coeur et un
cerveau.
Il faut faire pression sur nos gouvernants pour qu'ils cessent
de soutenir les criminels de Tel Aviv. Il faut enfin se décider
à lancer un grand mouvement non-sectaire pour le boycott
des produits, entreprises et institutions israéliens,
pour le désinvestissement des capitaux engagés
dans l'aventure sioniste, pour l'adoption de sanctions économiques
contre la machine de guerre des fous de Sion.
Quelques rendez-vous
Paris, dimanche 2 juillet, 16 heures : manifestation de la
place du Châtelet à l'ambassade d'Israël
Lyon, tous les soirs à 19 heures à partir du
vendredi 30 juin : rassemblement place de l'Hôtel de
Ville
Montpellier, samedi 1er juillet, 16 heures : rassemblement
place de la Comédie
Bruxelles, tous les vendredis de 12h30 à 13h30 : rassemblement
face à l'Ambassade d'Israël, 40, avenue de l'Observatoire
à Uccle.
Bruxelles, tous les vendredis de 16h à 18h : rassemblement
Place de la Bourse
Liège, tous les vendredis de 18h à 19h : rassemblement
Place du Perron Liégeois
Montréal (Québec), samedi, 8 juillet 2006, à
13h, coin Jean-Talon et avenue du Parc (métro Parc)
: rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien
suivi d'actions contre la vente de vin produit par des colonies
sionistes illégales du Golan occupé.
L'événement - Gaza,
28 juin 2006
Les chefs de l'armée
sioniste - réputée invincible - sont imbus de
leur supériorité. L'humiliation infligée
par les combattants palestiniens dimanche à Gaza leur
est inusupportable. Tout le monde se demande en Israël
comment la Résistance a pu creuser un tunnel de six
cents mètres sans se faire répérer par
les moyens de détection sophistiqués des super-Rambos
de Tsahal. Ils entendent donc faire payer très cher
cette humiliation aux Gazaouis.
Dans la nuit de mardi à mercredi, ils ont déclenché
une offensive générale contre Gaza, par terre,
par air et par mer. 5 000 soldats sont engagés, avec
des tanks, des bulldozers, des hélicoptères
Apache, des F-16, des vedettes de combat.
Ils sont en train d'achever la destruction de l'aroport de
Gaza, bien entamée en 2001. Ils ont bombardé
trois ponts au centre de Gaza et mis hors service la centrale
électrique qui alimente en grande partie Gaza.
Le but officiel de l'opération n'est pas de retrouver
le caporal Gilad Shalit, mais de forcer la Résistance
à le restituer à ses patrons.
Cette opération - qui n'est pas sans en rappeler une
autre, la destruction du ghetto de Varsovie par l'armée
allemande en 1943 - a la bénédiction de Washingto,
New-York (l'ONU) et Bruxelles (l'UE), sans oublier Paris,
où la Dame d'Acier, Michèle Alliot-Marie, dit
"tout faire" pour sauver le caporal Shalit. Tout
? Plutôt rien, car "tout faire" signifierait
envoyer des avions Rafale en appui à Tsahal, et Paris
n'ira tout de même pas jusque-là.
Tout en s'acharnant sur Gaza, la direction sioniste pointe
le doigt vers Damas. Voici ce qu'a déclaré le
général de réserve Amos Gilad, conseiller
politique du ministre de la Guerre Amir Peretz :
"Khaled Mechaal dirige le terrorisme depuis Damas avec
le feu vert du régime syrien, et nous ne dirons pas
comment nous pouvons agir contre lui. Le Hamas prend des risques
qui peuvent lui coûter très cher en ordonnant
des enlèvements et des tirs de roquettes contre Israël".
Tout cela ne change rien à la donnée de base
de la situation : les sionistes ont tout à perdre,
les Palestiniens n'ont rien à perdre.
01/07/06 - Dernières nouvelles
de l’École du monde à l’envers :
l’Autorité palestinienne procède à
l’arrestation de Ehud Olmert, Premier ministre israélien
et de plusieurs membres de la Knesset
Source : Palestina Lliure, Collectif de solidarité
avec la Palestine, Valence, Espagne http://www.nodo50.org/palestinalliure/article.php3?id_article=367
30 juin 2006
Traduit de l’espagnol par Fausto Giudice, membre de
Tlaxcala, le réeeau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). cette traduction est en Copyleft.
Cette décision a été prise dans la nuit
de mercredi à jeudi lors d’une session extraordinaire
du Parlement palestinien réuni avec la Présidence.
De source autorisée, on indique que la justification
de cette opération sont les derniers bombardements
sur la Bande de Gaza dont les objectifs étaient des
citoyens et des infrastructures civiles. Ces bombardements
ont causé la mort de 14 civils dont une femme enceinte
et cinq enfants. Selon un parlementaire palestinien, ils “constituent
un nouveau chapitre supplémentaire du terrorisme d’État
pratiqué par Israël”.
Jeudi, aux premières heures de la matinée, des
forces palestiniennes se sont rendues à Tel Aviv, où
elles ont procédé à l’arrestation
de 65 responsables de Kadima, parmi lesquels se trouvent,
outre le Premier ministre Ehud Olmert, 4 ministres et 21 députés.
Selon des sources israéliennes, les forces palestiniennes
ont encerclé un bâtiment dans lequel étaient
réunis les députés de Kadima et ont invité
les élus à se rendre. les forces paletsinienes
ont également encerclé le domicile de Ehud Olmert.
Dans un communiqué, l’Autorité palestinienne
a trasnmis à la Haye sa volonté de remettre
les détenus à la Cour pénale internationale,
exigeant par la même occasion l’application du
droit pénal international, c’est-à-dire
la fin de l’occupation militaire de la Palestine.
.......
01/07/06 - «Nous sommes plongés
dans le noir » : Message de Gaza
par Ziad Medoukh, jeudi 29 juin 2006, 22 h 34
Ziad Medoukh est professeur de français à l'Université
de Gaza.
Bonjour de Gaza
Je profite de la reprise de l’électricité
pour vous envoyer ce message
La situation est devenue dramatique dans la Bande de Gaza
sur
tous les niveaux surtout le niveau humanitaire, après
cette offensive
israélienne sans précédent contre notre
peuple palestinien,cette fois
c’est la population civile qui est en train de subir
les attaques
israéliennes contre les infrastructures palestiniennes.
Nous avons droit à trois heures d’électricité
par jour seulement
selon les régions. Il y a un manque de pain, de farine
et d’essence
, les bombardements israéliens se poursuivent sur toutes
les villes de
la Bande de Gaza de jour comme de nuit., sans oublier les
bombes sonores lancées par l’armée de
l’occupation toutes les cinq minutes pour
terroriser la population
Tout le monde ici est chez lui en attendant le pire. Nous
sommes
plongés dans le noir, à part les universités
- les études sont un
élément sacré en Palestine -, l’administration
palestinienne et ses
ministères ne fonctionnent pas, les magasins sont vides,
les
chauffeurs de taxi ont abandonné leur taxis.Les rues
sont presque
abandonnées.Toutes nos frontières sont fermées
et nous sommes
enfermés dans ce petit territoire de Gaza.
Nous nous sentons oubliés par la communauté
internationale
heureusement vous êtes la vous les solidaires de notre
cause noble
pour nous soulager par vos appels et vos messages de soutiens
voir
vos manifestations dans vos régions et pays.
Nous allons continuer notre résistance car ici c’est
notre terre et
nous gardons toujours l’espoir de vivre en paix sur
cette terre ; la
terre sacrée de la Palestine.
Plus que jamais nous adorons notre pays la Palestine et nous
somme prêts de sacrifier et de souffrir pour notre patrie.
Amitiés de Gaza la résistante
Ziad
00972 599 88 13 47
01/07/06 - Le ministre palestinien
pour les affaires d’Al Quds interdit de séjour
dans sa ville natale !
Israël a annulé vendredi le statut de résidence
à Jérusalem-est d'un
ministre et trois députés palestiniens du Hamas,
originaires de la partie orientale de la ville, apprend-on
de source officielle.
Le ministre pour les Affaires de Jérusalem Khaled Abou
Arafeh, ainsi que les
députés Mohammad Abou Teir, Ahmad Attoun et
Mohammad Totah, tous membres du Hamas, originaires de Jérusalem-est
annexée, n'auront plus le droit d'y séjourner,
en vertu de cette décision sans précédent
du ministère de
l'Intérieur.
Ces quatre responsables avaient été interpellés
jeudi lors d'une vague
d'arrestations au cours de laquelle pas moins de 64 ministres,
députés,
maires et autres cadres politiques du Hamas ont été
incarcérés.
Ils avaient été avisés le 30 mai par
le ministre de l'Intérieur Roni Bar-On
qu'ils disposaient d'un délai de 30 jours pour renoncer
à leur appartenance
au Hamas, sous peine d'être expulsés vers les
territoires
palestiniens.
Les quatre responsables avaient fait savoir qu'ils s'opposeraient
à cet
ultimatum, après avoir été convoqués
au commissariat de police central à
Jérusalem.
"Israël ne peut faire bénéficier du
statut de résidents des personnes qui
affichent leur appartenance à une organisation terroriste"
en lutte contre
l'Etat juif, a annoncé le ministre dans un communiqué,
en référence au
Hamas.
Israël a annexé Jérusalem-est après
sa conquête en juin 1967 contre la
volonté de ses habitants et en dépit de l'opposition
de la communauté
internationale.
Quelques 200.000 Palestiniens vivent dans la partie orientale
de la ville et
représentent plus de 30% la population globale de la
ville sainte.
Israël interdit toute activité politique palestinienne
dans le secteur
oriental que les Palestiniens voient comme la capitale de
l'Etat auquel ils
aspirent.
Source : AFP, 30 juin 2006
01/07/06 - La centrale électrique
de Gaza détruite par les bombardements israéliens
est assurée par une agence usaméricaine
par Farah Stockman, The Boston Globe, 29 juin 2006
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala,
le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
Cette
traduction est en Copyleft.
[Washington - La centrale électrique palestinienne
détruite mardi dernier
par l'aviation israélienne est assurée par une
agence fédérale
usaméricaine. Des responsables officiels ususaméricains
indiquent s'attendre
à ce que des financements usaméricains soient
utilisés pour payer les
réparations.]
La destruction de l'unique centrale électrique de la
bande de Gaza (d'une
puissance de 140 mégawatts) menace de provoquer une
catastrophe humanitaire, cette usine ayant fourni jusqu'ici
en électricité les deux tiers de la population
de Gaza (1,3 millions d'habitants) et permis de faire fonctionner
les pompes qui fournissent l'eau potable à cette population.
Mais le financement des réparations de cette centrale
(assurée à hauteur de
48 millions de dollars) pourrait s'avérer problématique
pour les USA,
qui ont gelé les financements de tous les projets d'infrastructure
dans les
territoires palestiniens après la victoire du groupe
activiste Hamas aux
élections législatives palestiniennes, au mois
de janvier.
Des responsables de l'administration usaméricaine ont
indiqué que les
restrictions imposées à toute coopération
avec un gouvernement dirigé par le
Hamas pourraient, de plus, rendre compliquées les réparations
de la centrale
électrique, lesquelles pourraient demander des semaines,
voire plusieurs
mois, en raison de l'escalade des violences à Gaza.
Le bombardement de cette centrale électrique risque
de devenir un problème
lancinant pour l'administration Bush, qui appelle à
la fin de l'escalade
entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza.
Les avions israéliens ont frappé l'usine deux
jours après que des activistes
palestiniens eurent attaqué une unité de l'armée
israélienne, tuant deux
soldats et prenant un troisième soldat en otage. Les
forces israéliennes ont
répliqué hier en pénétrant dans
la bande de Gaza, pour la première fois
depuis le retrait israélien historique de ce territoire,
il y a neuf mois de
cela, et en bombardant notamment l'usine électrique
et trois ponts.
Le chantier de construction de la centrale électrique
avait nécessité plus
de cinq années de travaux, pour un coût d'environ
150 millions de dollars.
Cette usine avait commencé à être planifiée
en 1999, deux investisseurs
privés - la désormais défunte Enron Corp
(USA) et un magnat de la
construction d'origine palestinienne, Said Khoury - ayant
mis au point un
projet devant permettre aux territoires palestiniens de moins
dépendre des
approvisionnements électriques en provenance d'Israël.
Le projet avait été menacé par l'éruption
de violence à Gaza, en 2000, et à
nouveau à l'occasion de la banqueroute d'Enron, mais
M. Khoury n'a jamais
cessé de pousser à sa réalisation. Son
entreprise de BTP, filiale du groupe
usaméricain Morganti (basé dans l'Etat du Connecticut),
avait racheté les
parts d'Enron dans ce projet.
En 2002, l'usine entra en fonctionnement, devenant la première
station
génératrice gérée par l'Autorité
palestinienne de l'Energie. En 2004, elle
atteignit sa pleine capacité commerciale, et ses propriétaires
furent en
mesure de souscrire une assurance pour « risque politique
», d'un montant de 48 millions de dollars, auprès
d'Overseas Private Investment Corporation [équivalent
de la Coface française, NDT], une agence gouvernementale
usaméricaine qui assure aux entreprises usaméricaines
des financements à l'
étranger ainsi que la promotion d'intérêts
usaméricains sur des marchés
émergents.
L'US Investment Corporation - mise sur pied en 1971 grâce
aux impôts des
contribuables usaméricains - avait souscrit au projet
de construction de la
centrale dès le début, organisant la première
rencontre entre les
investisseurs intéressés, indique l'agence de
la presse économique,
Bloomberg.
« Rares sont les compagnies d'assurances commerciales
à assurer ce genre de projet contre les troubles politiques,
mais l'US Investment Corporation le
fait, afin d'encourager le développement sur des marchés
émergents »,
indique Lawrence Spinelli, porte-parole de cette compagnie.
« L'assurance souscrite par l'entreprise de BTP Morganti
couvre les «
sinistres politiques », ce qui inclut notamment les
« guerres ou les actes
de terrorisme », a déclaré M. Spinelli.
Pour voir ses dommages couverts, la
compagnie assurée doit en faire la déclaration,
après quoi l'Investment
Corporation devra déterminer si celle-ci est couverte
par la police
souscrite », a-t-il expliqué.
Les fonds de réserve de cette compagnie d'assurance
sont alimentés par les
primes et d'autres frais imputés à ses clients,
mais ces fonds, conservés
par le Trésor des USA, sont soumis au contrôle
du Congrès.
Cela risque de poser problème à ceux qui désireraient
voir cette centrale
électrique reconstruite rapidement.
Après l'élection du Hamas, au mois de janvier,
un certain nombre de membres du Congrès ont déposé
des projets de loi visant à geler l'aide des
USA aux territoires palestiniens afin d'éviter que
toute assistance
financière usaméricaine ne bénéficie
au Hamas, considéré comme une
organisation terroriste. En avril, le Département d'Etat
a annoncé qu'il
allait suspendre tout financement, y compris les financements
déjà planifiés
et budgétés, à des infrastructures tant
dans la bande de Gaza qu'en
Cisjordanie.
Mais des personnes soutenant les Palestiniens disent que l'usine
doit être
réparée, même si le gouvernement des USA
est contraint de participer
au financement des réparations.
« Si vous supprimez les deux tiers de l'énergie
électrique disponible dans
un endroit comme Gaza, et s'il s'agit, de surcroît,
des ressources en
électricité qui permettent de faire fonctionner
les pompes assurant l'
approvisionnement en eau potable, alors vous risquez de vous
retrouver très
rapidement confronté à une crise majeure »,
a ainsi déclaré Eb Abington,
ancien consultant auprès de l'Autorité palestinienne.
01/07/06 - Comment le gouvernement
israélien analyse la signature par le Hamas du “document
des prisonniers”
Voici comment l’ambassade d’Israël en France
analyse la signature par le Hamas et le Fatah du “document
des prisonniers”, dont tous les commentaires s’accordent
à dire qu’il implique une reconnaissance de l’État
juif. Pas du tout, rétorquent les sionistes dans un
communiqué daté du 30 juin et voici comment
ils argumentent :
L’annonce par des représentants du Hamas et
du Fatah qu’un accord a été conclu sur
ce document – dit document des prisonniers ou document
d’entente nationale - a été compris par
certains comme étant « un pas dans la bonne direction
», comme un effort pour parvenir à une paix entre
les Palestiniens et Israël.
La réalité est tout autre : ce document représente
un grand pas en arrière pour la paix.
Ce document concerne uniquement les intérêts
internes palestiniens : parvenir à une entente entre
les groupes palestiniens au pouvoir afin d’éviter
une détérioration et une confrontation entre
les différentes factions palestiniennes. Il ne s’agit
en aucun cas de parvenir à un compromis de paix avec
Israël.
Ce document ne satisfait pas les exigences de la Feuille
de route et les trois conditions fondamentales du Quartet
: la reconnaissance du droit d’Israël d’exister,
la fin du terrorisme, et le respect de tous les accords existants
entre Israël et l’Autorité Palestinienne.
De plus, le Jihad islamique n’a pas agréé
ce document, ayant l’intention de continuer le terrorisme.
Non reconnaissance d’Israël
En effet, soutenir explicitement la création d’un
Etat palestinien sur tous les territoires « occupés
depuis 1967 » ne veut pas dire reconnaître Israël,
même implicitement.
Le document ne fait aucune mention d’une reconnaissance
explicite d’Israël et de son droit d’exister
– encore moins comme Etat juif -, ni ne mentionne de
mettre un terme au conflit avec Israël.
Qui plus est, le document insiste sur l’application
totale des demandes palestiniennes concernant le « droit
au retour » (en Israël) de tous les réfugiés
palestiniens. C’est une autre façon d’énoncer
la destruction définitive d’Israël, et cela
va à l’encontre d’une solution de deux
Etats, où l’Etat palestinien deviendrait le foyer
des réfugiés palestiniens tout comme Israël
est devenu le foyer pour tous les réfugiés juifs.
La formule employée dans ce document coïncide
avec les déclarations du Hamas selon lesquelles, après
un retrait israélien total de tous les territoires
« occupés depuis 1967 », le Hamas serait
prêt tout au plus à un long cessez-le-feu, mais
pas à une reconnaissance d’Israël. Le «
cessez-le-feu », ou « hudna », ou encore
« tahdiya » est un procédé islamiste
bien connu pour temporiser quand la période n’est
pas favorable sans jamais abandonner le but poursuivi. Ce
but est clairement inscrit dan la charte du Hamas <http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=38712&MissionID=31&LanguageID=170&StatusID=0&DocumentID=-1>
et dans les déclarations répétées
de ses leaders.
Lu sur le site du Hamas le 28 juin 2006, à propos des
amendements qu’il a proposé au document signé
: « Il doit y avoir un texte clair concernant la non-reconnaissance
de la légitimité de l’occupation sans
mentionner le mot '1967', car le Hamas voit toute la Palestine
(y compris l’Etat d’Israël) comme un territoire
occupé ».
Salah al-Bardaweel, un porte-parole du Conseil législatif
palestinien, a déclaré : « Nous avons
exprimé notre accord pour un Etat [palestinien] dans
le territoire occupé en 67, mais nous n’avons
pas dit que nous étions d’accord pour deux Etats
» (Reuters, 27 juin).
« Le document de concorde nationale issu des prisons
sionistes, (…) nous avons pu y introduire quelques modifications.
Cela ne veut pas dire la reconnaissance de l’état
sioniste. Ce document stipule le droit du peuple palestinien,
le droit historique à son territoire qui a été
occupé en 1948 et sur lequel l’entité
sioniste a établi son Etat. De même, notre document
stipule la non reconnaissance de cette occupation et que les
droits palestiniens ne seront jamais déchus. Ce [texte]
n’est nullement une reconnaissance implicite de l’état
israélien constitué en 1948 » (Salah al-Reged,
porte-parole du Hamas, Soir 3, journal de France 3, interview
par Marie Drucker, 27 juin).
Poursuite du terrorisme
Le document exprime un soutien clair pour la poursuite du
terrorisme :
Non seulement il ne parle pas de mettre un terme au terrorisme,
mais au contraire, il insiste sur « le droit de résistance
par tous les moyens ».
Le document parle de « concentrer » cette «
résistance » à l’intérieur
des territoires. En d’autres termes, tandis que la majorité
des attaques terroristes se dérouleraient en Cisjordanie
et à Gaza, rien n’empêche des attaques
terroristes de se dérouler en Israël même.
De plus, le document ne fait aucune distinction entre des
attaques contre des civils et des cibles militaires.
Mashir al-Masri, un membre du Conseil législatif palestinien,
a fait la remarque suivante : « Le Hamas s’est
mis d’accord pour concentrer à l’avenir
ses attaques en Cisjordanie et à Gaza, mais ses attaques
ne seront pas limitées à ces zones ».
« Le document stipule sur plus d’un paragraphe
le droit du peuple palestinien à combattre l’occupation
sioniste, et ce droit se poursuivra pour notre peuple jusqu’à
la fin de l’occupation. Donc dans notre document il
n’y a pas un seul mot qui condamnerait ce que vous appelez
terrorisme, pour nous ce qui est de la résistance ;
il stipule et affirme le droit du peuple palestinien à
combattre avec tous les moyens disponibles » (Salah
|