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Palestine Frelons bioniques
Des essaims de « frelons bioniques »,
des mini-robots volants, s’infiltrent dans Gaza et au Liban, pourchassant
des ennemis, et, une fois ceux-ci détectés, les tuent avec de petites
charges explosives d’un type nouveau. Est-ce de la science-fiction ?
Non, simplement de la science, tout court. En tous cas, de cette science
la plus avancée connue sous le nom de « nano-technologies »,
sur lesquelles Israël parie. Le Premier Ministre Ehud Olmert – nous
informe le quotidien israélien Yediot Aharonot du 17 novembre
2006 – a décidé de constituer un nouveau bureau chargé du développement
d’un « arsenal de conception nano-technologique ». A cette
fin, il a délégué au Vice-Premier Ministre Shimon Peres (le père
de la bombe atomique d’Israël) la responsabilité de choisir quinze experts
parmi les plus éminents, issus du milieu académique, de l’industrie
de haute-technologie et du monde militaire. Israël, conjointement avec les USA et
le Royaume-Uni, est à l’avant-garde de la recherche en nano-technologies,
cette science qui crée des structures microscopiques en les assemblant
atome par atome. A l’intersection entre la physique, la chimie, la biologie
et la mécanique, elle peut conduire à de grandes réalisations dans tous
les champs de la science et de Dans le quotidien britannique The
Guardian du 4 septembre 2006, peu de temps après la guerre au Liban,
Shimon Peres déclarait que les armes dont dispose Israël sont inadéquates
pour des guerres de cette nature : « Il est absurde d’utiliser
un hélicoptère ou un avion, qui coûtent plusieurs millions de dollars,
afin de pourchasser une poignée de terroristes. » C’est pourquoi
Israël a besoin « d’armes et de robots miniaturisés et commandés
à distance, opérant sur le champ de bataille, et de conception révolutionnaire
basée sur les nano-technologies. » Puis, après s’être vu confier
par Ehud Olmert la tâche de constituer un comité spécial chargé d’accélérer
les recherches dans ce domaine, Peres affirmait que « des prototypes
de ces nouvelles armes sont prévus pour dans trois ans. » Le gouvernement israélien a décidé d’encourager
au maximum la recherche nano-technologique visant à des applications
militaires. C’est justement dans ce domaine que l’Italie peut apporter
une contribution d’importance, dans le cadre du traité de coopération
militaire négocié en 2003 par le gouvernement Berlusconi avec le gouvernement
israélien, puis entériné par le législateur en 2005 (Projet de loi 94,
17 mai 2005). Par cet accord, les deux gouvernements s’engagent à « encourager
leurs industries respectives à mener des recherches sur des projets et des
matières d’intérêt commun. » En outre, le ministre Moratti a initié 31 projets
de recherche conjointe entre des entités italiennes – le CNR (Consiglio
Nazionale delle Ricerche, Conseil National de
A présent, voilà ce que nous voudrions
savoir : si, dans le cadre de cet accord, le partenaire israélien
proposait (si ce n’est déjà fait) une coopération ouverte ou secrète
afin de développer les nano-technologies militaires, que ferait le gouvernement
de Romano Prodi ? Et, de manière plus générale, que va-t-il faire
au regard de cet accord de coopération avec Israël ? L’annulera-t-il
ou bien compte-t-il le maintenir sur ses rails, dans la lignée de ce
qu’a initié Berlusconi ? Nous demandons une réponse claire et tranchée.
Si possible avant que les premiers « frelons bioniques » commencent
à voler, pour partie engendrés par la recherche militaire italienne.
Traduit de l’anglais
par Xavier Rabilloud et révisé par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, à partir de
la traduction en anglais de l’article original en italien, effectuée
par Gianluca Bifolchi pour Tlaxcala. Cette traduction est en Copyleft
: elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son
intégrité et de mentionner auteurs et sources. URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1690&lg=fr |
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