Palestine, miroir du monde

 


Les RV de l'activisme pro-palestinien
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Témoignage de la journaliste argentine empêchée d'entrer en Palestine


31/08/06 - Chronique d’un rêve envolé

Par Tamara Lalli, 27 août 2006
Traduit par Maria Poumier

Le mardi 22 août, j’ai entrepris un voyage dont je rêvais depuis longtemps, visiter la Palestine.

Impossible de dormir, la veille au soir, trop d’attente intense ; je me suis levée très tôt. J’ai pris une petite valise et à 8 heures je prenais un taxi à Amman, la capitale de la Jordanie, en direction du célèbre pont Allenby, qui mène en Cisjordanie, en Palestine.

Nous sommes d’abord passés par le bureau jordanien, où des visas ont immédiatement été délivrés aux étrangers. Puis il me suffisait de prendre un bus pour me retrouver au pays de mes rêves. Si tout était normal et si la loi internationale était en vigueur, la frontière palestinienne devrait être juste là. Mais pas du tout, c’était juste le premier check point israélien dans les Territoires occupés. Au bout d’un court trajet, nous sommes arrivés aux bureaux israéliens, il était 9h 30, il faisait beau, et j’étais émue, devant moi s’étendait la Palestine.

Ils m’ont dit de laisser là mes bagages, ce que j’ai fait. Puis on nous a mis en rang pour une fouille. D’abord le détecteur de métaux, puis un souffle d’air chaud pour voir ce que nous portions sous nos vêtements.
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23/08/06 - Fatwas et contre-fatwas en Egypte sur la légalité de tuer des "sionistes"

Le grand mufti d'Egypte Ali Gomaa a rejeté mardi une fatwa d'un imam du Caire exhortant les musulmans à tuer "les
sionistes", dans un débat qui s'étale dans les colonnes de la presse égyptienne.

A l'entrée en vigueur de la cessation des hostilités entre Israël et le
Hezbollah, le 14 août, Safouat al-Higazi, imam de la mosquée al-Haq, dans la
quartier de Guizeh, avait lancé un décret appelant les musulmans à tuer "les
sionistes, où qu'ils soient, en temps de guerre".

L'imam, qui s'exprimait sur la chaîne islamiste égyptienne al-Nâs, a
expliqué qu'il était contre une attaque suicide, recommandant l'usage
"d'armes à feu, couteaux ou poison pour ne pas atteindre des innocents".

Puis, il avait limité son appel au crime aux "juifs israéliens", considérés
comme des "substituts de soldats". "Je suis prêt moi-même à un égorger tout
Israélien que je rencontre", a-t-il affirmé au magazine Saout al-ouma.

Trois jours après la fatwa Higazi, l'institution al-Azhar, la plus haute
autorité islamique d'Egypte et du monde sunnite, a publié une contre-fatwa,
interdisant à l'imam cairote de prêcher le vendredi.

"Tuer des juifs sur le territoire égyptien serait un acte terroriste", avait
précisé le chef du comité des décrets religieux d'al-Azhar, Abdel Hamed
al-Atrach, au quotidien Rose al-Youssef, lui-même indigné de la fatwa
Higazi.

Dans un climat violemment hostile à Israël depuis son intervention au Liban,
à partir du 12 juillet, le débat n'a pas cessé, forçant le grand mufti a se
prononcer à son tour, pour expliquer qu'un visa en règle accordé à un juif
pour rentrer en Egypte revenait à une protection.

"Un visa est un contrat de sécurité délivré par les autorités aux citoyens
entrant dans un pays, et interdit de les tuer, même si il y a une guerre
entre nous et leur pays", dit Ali Gomaa mardi au quotidien al-Masri al-Yom.

Ce cheikh, mufti de la République depuis trois ans, avait témoigné au début
du mois sa solidarité avec la "résistance libanaise" face à des "meutriers
sanguinaires".

Les "mensonges" israéliens, avait-il écrit dans le quotidien gouvernemental
al-Ahram, "ont révélé le vrai et hideux visage des sangsues" décrites dans
un ouvrage antisémite du 19ème siècle et reprenant des accusations de
"crimes rituels".

Venant à l'appui de cheikh Gomaa, un professeur de théologie d'al-Azhar,
Mohamed Raafat Othman, considère que s'en prendre à une personne disposant
de l'immunité accordée par un visa "serait un crime majeur dans l'Islam".

Mais l'éditorialiste du quotidien indépendant al-Masri al-Yom, Magdi
Mehanna, journaliste très connu en Egypte, trouve que le dossier Higazi
devrait être refermé, et accuse les autorités religieuses de trop en faire.

Il dit être opposé à la fatwa controversée, "même si ces juifs", dit-il,
"fournissent l'aide à Israël pour poursuivre son agression contre les
Palestiniens et contre les Libanais et pour continuer sa politique raciste".

Selon lui, il ne faut pas donner trop "d'importance" à ce dossier, car les
fatwas extrémistes constituent une petite partie des "effets de la guerre au
Liban".

Parallèlement à la glorification du chef du Hezbollah libanais, Hassan
Nasrallah, le débat a repris sur les relations avec Israël, l'opposition
islamiste et nassérienne (nationaliste) appelant même à son élimination.

La "nation arabe" doit reprendre "cet objectif noble, simple mais
difficile", a affirmé lundi un leader de la gauche égyptienne, le député
nassérien Hamdine Sabahy.

L'Egypte, en 1979, puis la Jordanie, sont les deux seuls pays arabes a avoir
signé un traité de paix avec Israel.

"Tout est devenu bon pour attaquer le régime du président Hosni Moubarak
considéré comme lié à Israël et aux Etats-Unis", a déclaré à l'AFP, Imad
Gad, chercheur au centre d'études stratégiques d'Al-Ahram.

"On peut espèrer qu'au fanatisme ambiant succédera un ton plus modéré."
Source : AFP, 22 août 2006

22/08/06 – Une génération appelée « Nasrallah »


L’enthousiasme suscité par la victoire du Hezbollah contre l’armée sioniste suscite des formes d’idolâtrie très peu musulmanes, même si elles sont compréhensibles. Quelques exemples de « l’effet Hezbollah » :
120 enfants nés à Alexandrie, en Égypte, depuis le 12 juillet ont été prénommés « Nasrallah ». À Gaza, au moins une douzaine d’enfants ont été prénommés Hezbollah, Nasrallah ou Hassan.
Sur un site web égyptien, Noha Hussein, étudiante au Caire, écrit : « Je veux épouser un des trois fils de Nasrallah et me dédier à la résistance et à la fierté de la communauté. »
Howeida Taha, une chroniqueuse du quotidien arabe de Londres AL Quds Al Arabi, qui est une laïcarde pure et dure, écrit :
« La dernière chose à laquelle je m’attendais, c’était de tomber amoureuse d’un religieux enturbanné. Je ne les aime pas et, évidemment, ils n’aimeront jamais quelqu’un comme moi, mais je sens que j’ai cherché un Nasrallah avec mes yeux, mon cœur et mon esprit. Nasrallah vit en moi. »
L’effet Nasrallah se manifeste désormais aux quatre coins du monde, et pas seulement chez les Arabes et les Musulmans. On voit fleurir un peu partout toute une gamme de produits « Nasrallah-Hezbollah » : tee-shirts, posters, casquettes, colliers, porte-clés etc.

22/08/06 - Le Conseil oecuménique des Églises: Israël a planifié la destruction du Liban


par Eliane Engeler, The Jerusalem Post, 17 août 2006
Original : http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1154525888240&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull


Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et de mentionner ses sources et auteurs.


« L'agression israélienne contre le Liban était déjà planifiée avant même
que le Hezbollah ne procède à la moindre attaque. Elle avait pour but d'
enfoncer un coin de discorde entre les différentes confessions religieuses
qui cohabitent en harmonie dans ce pays », a déclaré une délégation du
Conseil oecuménique des Églises à son retour d'une visite à Beyrouth et à
Jérusalem.

« Nous rentrons du Liban en partageant l'impression que cette destruction a
été planifiée. Et que même si l'opération du Hezbollah a servi de
détonateur, il s'agissait d'une opération qui n'attendait plus qu'un feu
vert », a déclaré à la presse de Genève Monsieur Jean-Arnold de Clermont,
président de la Conférence des Eglises européennes

La mission israélienne auprès de l'Onu à Genève s'est refusée à tout
commentaire, mercredi après-midi, disant qu'elle attendait la publication d'
une déclaration écrite du conseil. Mais les bureaux de ladite mission
étaient déjà fermés à l'heure où cette déclaration fut rendue publique, et
par conséquent, aucun porte-parole israélien n'était plus disponible.

« Les représentants des différentes communautés du Liban que nous avons
rencontrés ont été unanimes à dire que la destruction du Liban était à la
fois délibérée et planifiée », indique le communiqué conjoint résumant la
conférence de presse et publié mercredi après-midi par le Conseil des
Eglises et d'autres instances ecclésiales ayant soutenu la mission.

Monsieur De Clermont, un pasteur à la retraite de l'Eglise Réformée de France, faisait partie de cette délégation (composée de trois personnes : deux d'
entre elles représentant les clergés protestant et romain catholique et la
troisième représentant officiellement le Conseil des Eglises), qui a
rencontré divers dirigeants religieux et des responsables officiels de haut
rang, libanais et palestiniens.

Ils ont regretté que le gouvernement israélien ne les ait pas reçus. En
revanche, ils ont rencontré le grand rabbin ashkénaze Yona Metzger. Les
trois délégués, tenant à marquer leur solidarité avec les peuples du Liban,
d'Israël et des territoires palestiniens, se sont rendus à Beyrouth, à
Jérusalem et à Ramallah (Cisjordanie), au cours d'une visite d'une durée de
cinq jours.

Monsieur De Clermont, s'exprimant également au nom des deux autres membres
de la délégation, qui participaient à ses côtés à une conférence de presse
tenue au siège du Conseil oecuménique des Églises, a déclaré qu' « Israël ne voulait à aucun prix d'un Liban démocratique dans lequel juifs, chrétiens et musulmans vivent en côte à côte en paix, parce que ce pays ne veut pas voir ses voisins réussir à faire ce qu'Israël s'évertue à réaliser (hélas) sans
succès ».

Monsieur De Clermont a clairement dit que le Hezbollah était, dans cette
affaire, un bouc émissaire.

« C'est le conflit israélo-palestinien, et en aucun cas le rôle ni les
actions du Hezbollah, qui sont au coeur de la crise actuelle », indique la
déclaration finale.

« Tous les responsables religieux en Israël et en Palestine, ainsi que le
président palestinien, Mahmoud Abbas, nous ont dit que le temps était venu d
'accepter de s'asseoir et de négocier en ne laissant personne de côté »,
a-t-il dit, ajoutant qu'il était indispensable de « démilitariser les modes
de pensée » des dirigeants politiques.

La délégation espérait rencontrer des responsables du gouvernement israélien; elle avait d'ailleurs été en contact avec le président israélien Moshe Katsav et certains ministres.

« Il n'y a eu aucun signe indiquant que le gouvernement israélien aurait
pris note de la présence sur son territoire national d'une quelconque
délégation du Conseil oecuménique des Églises. Par contre, le Premier ministre
libanais, Fouad Siniora, a insisté pour nous recevoir, et il a souligné l'
importance d'un message spirituel en ces jours de grave crise », a déclaré
Monsieur De Clermont.

Le Conseil oecuménique des Églisesreprésente 348 Eglises protestantes,
orthodoxes, anglicanes et autres. Il agit en concertation avec l'Église
catholique romaine.

NDT : consulter le site du COE http://www.oikoumene.org

 

21/08/06 - « La guerre et les frappes de ces dernières semaines ne se sont pas arrêtées le jour de Shabbat » : Lettre au Président du Groupe de Dialogue Inter-Religieux de La Réunion


Par le Collectif la Réunion Contre La Guerre et Pour la Paix , La Réunion, 2 août 2006

Votre décision de ne pas participer au rassemblement du Collectif La Réunion contre la Guerre et pour la Paix, nous a particulièrement surpris, et nous continuons à nous interroger.
Nous estimons que nous n'avions pas à être aussi mal traités ni par M Boutboul, ni par l'Evêque de la Réunion, qui nous ont fait passer tan¬tôt pour des « voyous », tantôt pour des «irresponsables» .
Votre comportement nous a profondé¬ment blessé et, parce que vous avez été témoin de nos préparatifs, votre silence n'est pas acceptable. En vous taisant, vous avez laissé dire, laissé interpréter et permis à d'autres de nous insulter et salir notre intégrité. Ceux qui se sont livrés publiquement à des procès d’intention, en usant de sous-entendus, ont choisi la polémique médiatique alors qu’il eût été bien plus simple et bien plus sain surtout, de dialoguer directement.
Vous-même, impliqué de longue date à nos côtés, ne pouviez vous étonner de la diversité des opinions et de la passion avec laquelle elles peuvent parfois s'exprimer. Le tour de table des interventions du mercredi 26/07 vous a rappelé l’existence de ces sensibilités diverses et variées.
Vous avez évoqué avec émotion la douleur éprouvée au vu des images déchirantes des frappes israéliennes au Liban. N’acceptez-vous pas de comprendre et d'entendre les autres critiques à l’encontre d'Israël, plus offensives, plus virulentes, moins édulcorées que les vôtres ? Vous ne pouviez ignorer ces points de vue, ni à ce moment-là, ni encore maintenant. A l’issue de notre réunion, c'est vous-même qui avez transmis à toutes les rédactions notre invitation à la conférence de presse prévue pour le lendemain.
Pourquoi, alors que vous avez manifesté votre désir de participer à notre action et à ce point presse, avez-vous soudain prétexté d’un rendez-vous pour vous éclipser deux heures avant la conférence de presse?
Votre organisation n'ayant pu trouver dans ce court délai de représentant, le GDIR (Groupe de dialogue interreligieux), absent à ce point de presse, ne pouvait donc être témoin de propos qualifiés d’« irres¬ponsables » et « d’ex¬¬tr¬ê¬¬me¬ment virulents à l'encontre d'Israël».
Mais de quels propos s'agit-il?
S’agit-il de ceux tenus par Farouk Issop à la télévision, qui ont été au montage isolés de leur contexte ? Les mêmes propos, tenus par la même personne, n’ont soulevé de votre part ni désapprobation ni même objection au cours de la réunion du Collectif à laquelle vous assistiez. N'est-ce pas là et à ce moment là que vous auriez dû dire votre désaccord?
Comment pouvez vous mercredi soir évoquer la responsabilité d'Israël et les jours suivants vous ériger en procureur pour mettre en cause le collectif et défendre les propos abusifs de M. Boutboul ? Ces propos ont discrédité et sali des femmes et des hommes de la Réunion qui croient en un monde sans domination, sans agression et qui "à la guerre comme moyen de résoudre un conflit, opposent le respect des droits de l'homme, la justice, la solidarité et la coopération entre les personnes....".
Pire, lorsque M. Boutboul affirme que nous avons délibérément choisi le jour du Shabbat pour ce rassemblement, il vous entraîne malgré vous sur un terrain d'incitation à la haine : la guerre et les frappes de ces dernières semaines ne se sont pas arrêtées ce jour de Shabbat ! Mais vous n’avez pas souhaité rectifier, alors que vous savez pertinemment qu'aucune connotation religieuse n'avait guidé ce choix, et que la démonstration était falla¬cieuse et sans fondement.
En encourageant la désinformation, vous confortez le camp des imposteurs, et de la mal¬hon¬nêteté intellectuelle ! Comment expliquerons- nous à nos enfants, à nos proches, à nos familles que ce rassemblement ne visait pas à blesser les pratiques religieuses d'autres concitoyens alors que le message malveillant de vos amis est appuyé et soutenu par votre silence, mieux relayé par les médias que nos paroles de paix.
Malgré la polémique et les diktats d’autorités religieuses, ce ne sont pas moins de deux cents citoyens de toutes origines, confessions et convictions qui ont partagé samedi, avec quinze intervenants, ce moment de solidarité avec les populations du Liban, de la Palestine et d'Israël. Votre absence a donné à penser que la guerre qui fait rage au Liban, avec ses morts et ses destructions, vous importe finalement moins que la polémique sur la place publique. Notre Collectif, je vous le rappelle, est «Contre la guerre» et c’est en luttant contre elle qu’on conditionne la paix. Une paix qui n’est pas seulement une affaire de mots mais également l’expression d’un comportement.
Nous persistons à croire que ce choix d'engagement pour la paix au Proche-Orient était et reste nécessaire, et que la réussite de ce rassemblement a, dans la dignité, privilégié le courage par rap¬port à la lâcheté et ne pouvait, par conséquent, être l'oeuvre de «voyous et d' irres¬ponsables».

 

Paris, samedi 19 août 2006, 18 h, Parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro : Rassemblement de soutien à la résistance des peuples palestinien et libanais, pour exiger des sanctions contre Israël, commémorer les martyrs libanais et fêter la victoire de la Résistance libanaise



15/08/06 - La Palestine et le Liban paient pour l'Occident –Lettre ouverte aux autorités fédérales suisses Par Sami Aldeeb, Lausanne, août 2006-08-15


L’auteur, est docteur en droit, Suisse, chrétien d’origine palestinienne. Il a fondé en avril 2003 l’Association pour seul Etrat démocratique en Palestine/Israël. Site : http://www.sami-aldeeb.com/

Mesdames, Messieurs les Conseillers fédéraux,
Mesdames, Messieurs les Parlementaires suisses,

En tant que citoyen suisse et chrétien d'origine palestinienne, je me
permets de vous écrire pour solliciter votre prompte intervention afin
de mettre fin à la tragédie que vit le Proche-Orient.

Je viens de rentrer d'une visite de trois semaines chez mes parents en
Palestine où j'ai découvert un pays découpé, entouré de murs, avec
plus de 500 checkpoints de l'armée israélienne qui rend la vie
impossible aux simples citoyens, avec plus de dix milles prisonniers
dont un bon nombre d'enfants et de femmes, avec des centaines de
milliers de réfugiés entassés depuis plus de 60 ans dans des camps,
chassés de leurs terres et qui attendent de revenir chez eux, avec des
milliers d'oliviers et autres arbres fruitiers arrachés par Israël
pour rendre la vie intenable aux pauvres paysans palestiniens, avec
une situation économique de plus en plus précaire, avec des milliers
de fonctionnaires qui n'ont pas touché leurs salaires depuis des mois....

L'Occident, rongé par sa culpabilité à cause de ses crimes envers les
juifs, a créé Israêl, sans se préoccuper des conséquences de ses actes
sur la population civile de la région. Aujourd'hui, comme hier, les
Palestiniens et les Libanais, comme les civils juifs en Israël, paient
pour les crimes occidentaux envers les juifs. Ceci est injuste et
immoral de la part de l'Occident. L'Occident doit assumer sa
responsabilité entière pour cette tragédie qu'il a provoquée:

* en arrêtant l'agression israélienne contre le Liban
* en interdisant la vente d'armes à Israël et en bloquant ses
avoirs dans les banques occidentales
* en exigeant le retour des réfugiés palestiniens chez eux
* en exigeant l'abolition des lois discriminatoires israéliennes
contre les non-juifs en Palestine, et la libération des dix milles
prisonniers palestiniens.
* en oeuvrant pour la création d'un seul état démocratique en
Palestine/Israël comme c'est le cas en Afrique du Sud, avec des droits
égaux pour tous, quelle que soit leur religion.

L'Occident est le principal responsable de la tragédie au
Proche-Orient et il est de votre devoir, en tant que responsables
politiques, d'assumer entièrement votre responsabilité pour mettre fin
à cette tragédie.

Ne dites pas que vous ne saviez pas.... Vous voilà avertis.

14/08/06 - Convois Citoyens: Appel à la solidarité et l’action vers le sud Liban


NDLR Quibla : le premier convoi citoyen de la Campagne de résistance civile lancée par 200 associations libanaises et internationales est parti de Beyrouth samedi 12 août avec 150 participants à bord de 47 véhicules. Il se dirigeait vers Nabatiyeh, à 80 km au sud de Beytrputh. Il a été stoppé par la police libanaise à une vingtaine de km de la capitale : « c’est trop dangereux d’aller plus loin », ont expliqué les policiers. Rentrés à Beyrouth, les convoyeurs son entrain de réfléchir à comment faire pour rejoindre le Sud avec l’aide qu’ils ont collecté. Voici l’appel lancé pour cette intitiative. On peut visiter leur site web : http://www.lebanonsolidarity.org/

Nous, citoyens libanais, et organismes de la société civile libanaise, refusons et dénonçons le déplacement forcé des populations vivant au Sud Liban.
Nous dénonçons l’injonction faite par Israël à nos concitoyens des villes et villages du sud à fuir leurs domiciles sous peine d’y mourir sous les bombes.
Nous n’acceptons pas la sommation par tracts à « s’éloigner des zones de combats ».
Nous ne tolérons pas qu’Israël invoque ces somations pour se dédouaner ensuite des crimes perpétrés par son armée. Nul ne peut être forcé à fuir de là où il vit sous peine d’y être tué. Qu’une telle intimation soit perçue et admise comme la bienveillante humanité du gouvernement Israélien envers les Libanais est inacceptable. Qu’elle serve en outre à acquitter a posteriori Israël de sa responsabilité dans les massacres de civils est intolérable.
Face à la destruction imminente et annoncée d’autres villes et villages du sud, nous appelons à être solidaires des habitants qui, par leur choix de rester, résistent.
Par cet appel, nous nous engageons a nous rendre auprès d’eux, en convois citoyens vers les villes et villages du sud, afin de leur manifester pleinement notre solidarité et d’affirmer notre refus de la politique d’anéantissement conduite en ce moment par Israël.

Par cet appel:
- Nous vous enjoignons aussi à dénoncer les déplacements forcés,
- A défendre le droit des habitants du sud à vivre chez eux
- Et vous joindre a nos convois
Nous vous invitons a signer la declaration suivante:
Nous, citoyens du monde, affirmons notre refus de la politique d'aneantissement israelienne des villes et villages du sud Liban et du massacre de leurs habitants. Nous temoignerons, par notre presence directe a leurs cotes, de notre solidarite concrete avec eux.

Pour signer cette appel, envoyez votre signature a l'addresse suivante: convois.citoyens.sud.liban@gmail.com

14/08/06 - Plusieurs milliers de manifestants devant la Maison Blanche
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi devant la Maison Blanche à l'appel d'organisations arabes et musulmanes américaines pour crier leur soutien au Liban et leur opposition aux opérations menées par Israël avec le soutien américain.
"Israël hors du Liban, maintenant !", scande la foule, brandissant des pancartes estampillées "l'occupation est un crime", a constaté une journaliste de l'AFP. Un chiffre de participation n'était pas disponible auprès de la police ou des organisateurs.
Plusieurs organisations dont la coalition antidiscrimination "ANSWER" et la Société musulmane américaine (Muslim American Society) étaient à l'origine de ce rassemblement "pour arrêter la guerre contre le Liban et la Palestine".
Des musulmans arabes, parfois d'origine libanaise, de nombreux Indiens mais aussi des Américains sans attache musulmane ni orientale ont écouté une dizaine d'orateurs crier leur colère à la tribune. "Les massacres et génocides contre les Palestinens doivent cesser", affirme au micro Esam Omesh, président de la Muslim American Society. "Allah Akbar" (Dieu est grand), ponctue la foule.
Il est très applaudi lorsqu'il adresse "un message à George W. Bush", le président américain, l'enjoignant à "cesser d'appeler l'islam, un fascisme islamique".
Parmi les auditeurs, Mehboob Husain, Indien, est venu avec sa femme et ses deux filles nées Américaines, par "solidarité envers les Palestiniens et les Libanais". Un peu plus loin, Monica, Polonaise d'une vingtaine d'années, a les larmes aux yeux lorsqu'elle évoque cette guerre "ridicule".
Des jeunes arborent des T-shirts "I love Beirut" ou "Free Palestine". Hussein Ajrouch, jeune Américain d'origine libanaise, se dit "en colère en tant que citoyen américain de ce que fait (son) pays avec l'argent de (ses) impôts". Avec quatre amis, il est venu protester "contre l'agression d'Israël".
Abdullah, qui se dit "à moitié Libanais" et qui a adopté un nom musulman, est venu du Michigan (nord) avec neuf camarades pour "soutenir le Liban et dénoncer les meurtres".
Jean et Mickael, un couple de pacifistes américains aux cheveux blancs, déjà contre la guerre du Vietnam dans les années 1970, sont parmi la foule. "Nous protestons contre ce qui se passe dans notre pays qui est devenu un pays agresseur et occupant".
Source : AFP, 12 août 2006

Quelques rendez-vous réguliers pour le Liban


Tous les jours - Beyrouth
Sit-in avec bougies sur la place des Martyrs à 20h
Tous les jours - Paris
Sit-in permanent au Trocadéro de 18h à 20h
Tous les jours - Paris
Sit-in permanent sur la place de la Sorbonne de 16h30 à 20h
Tous les jours - Bruxelles
Devant le Parlement européen
Tous les jours - Toulouse
Sit-in ouvert (Point de présence pour information et sensibilisation) tous les jours de 19h30 à 21h Place du Capitole
Tous les dimanches - Madrid
Sit-in devant l'ambassade israélienne à midi
Tous les lundis – Helsinki (Finlande)
17 heures, Musée des Arts contemporains Kiasma. Info : http://www.pysayttakaasota.net/
Tous les lundis – Malmö (Suède)
18 heures, Möllevångstorget
Tous les mercredis – Dallas (Texas, USA)
(12 Noon) World People's Opinion (WPO) will be holding an hour long vigil across the street from the Earl Cabel Federal Building, on the corner of Griffin and Commerce.
Tous les jeudis - Palma de Mallorca (Espagne)
20 heures, Plaza de las Tortugas
Tous les jeudis – Madrid (Espagne)
20 heures, Plaza de Colon – Veillée aux bougies et sit-in
Tous les jeudis – New York (USA)
19 h 30, Union square park south. http://www.lebanonvigils.com/
Tous les vendredis – Albuquerque (New Mexiso, USA)
Veillée le soir

14/08/06 - Commission internationale sur les armes nouvelles – Un appel de chercheurs italiens

Par ANGELO BARACCA, PAOLA MANDUCA, MONICA ZOPPE, il manifesto, 8 août 2006. Original : http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/08-Agosto-2006/art16.html.
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio, merci à Ariane Monneron, médecin ( CNRS) pour son aide dans la terminologie médicale et scientifique.(Palestine13)

Les auteurs sont membres de l’association Scienziati e scienziate contro la guerra (Scientifiques contre la guerre)


De nombreux témoignages ont désormais été recueillis par des hôpitaux, témoins, artificiers, journalistes, soulevant des doutes très graves sur certains épisodes de l’offensive israélienne actuelle au Liban et à Gaza. En plus de la dispersion d’uranium appauvri, et des dommages écologiques importants dus aux carburants et substances chimiques répandus suite des bombardements d’usines et de dépôts, les récits et les images qui montrent « des symptômes étranges et inconnus » suscitent une préoccupation particulière.

On parle de corps dont les tissus sont nécrosés mais qui n’ont pas de blessures apparentes ; de corps apparemment « rapetissés » ; de blessés dont les jambes à moitié emportées continuent à se nécroser malgré l’amputation, et qui meurent ; des cas ont été décrits de blessures internes comme celles provoquées par une explosion, mais sans traces d’éclats ; ou bien de cadavres noircis alors qu’ils ne sont pas brûlés, ou d’autres qui avaient été apparemment blessés mais ne semblent pas avoir saigné...

Tout cela suggère la possibilité que des armes nouvelles aient été utilisées : des armes à énergie directe, des agents chimiques et biologiques, en une sorte d’expérimentation macabre de guerre future dans laquelle on ne respecte rien : ni règles internationales (de la convention de Genève aux traités sur les armes chimiques et biologiques), ni réfugiés, ni hôpitaux et Croix-Rouge, sans parler des civils et de leur avenir, de leurs enfants, de l’environnement, tellement empoisonné qu’y vivre sera une condamnation.

Bien que les problèmes pour les peuples palestinien et libanais soient nombreux et immédiats, ces observations ne doivent pas laisser indifférents. Plusieurs appels ont déjà été adressés à et par des experts et chercheurs scientifiques pour faire toute la lumière sur ces événements. Nous avons décidé de répondre à ces appels, en mettant à disposition nos expériences, connaissances et compétences scientifiques.

Nous sommes en train de nous organiser pour apporter un soutien aux institutions sanitaires libanaises et palestiniennes qui demandent une aide et des vérifications. Nous examinons tous les témoignages et les preuves déjà recueillis, avec d’autres experts, pour formuler des hypothèses d’enquête qui puissent être soumises à vérification. Nous demandons une intervention des institutions scientifiques qui nous représentent, et qui ont le devoir d’être vigilants et d’intervenir dans des cas comme celui-ci.

Nous soutenons la requête provenant de plusieurs parties, et en particulier des médecins des zones du conflit, pour que l’ONU constitue une commission internationale et indépendante des gouvernements pour vérifier sur le terrain les accusations d’usage d’armes de nouveau type, et de destruction de masse, par Israël dans le conflit actuel. Nous demandons avec force que soient immédiatement déclenchées des procédures pour garantir que les échantillons biologiques prélevés sur les victimes soient préservés dans les conditions adéquates pour être examinés scientifiquement.

Nous demandons ainsi que cette commission internationale ait accès à toutes les sources disponibles, qu’elle soit opérationelle et respecte les procédures de contrôle croisé par différents laboratoires qui sont la règle dans la « science civile », portant ainsi l’affaire devant les autorités compétentes, y compris le tribunal pour les droits de l’homme, et les cours de justice internationale.

De notre côté, nous nous réunirons le 25 août pour donner une forme opérationnelle permettant l’examen de tous les éléments disponibles jusque là, et élargir le groupe de travail à d’autres experts. En tant que personnes, en tant que chercheuses et chercheurs, nous mettons à disposition tout ce que nous pouvons pour arriver à la connaissance des faits, convaincus que la justice, l’équité et la convivialité pacifique entre les peuples ne peuvent être atteints que dans le respect des règles que la communauté internationale s’est données jusqu’à présent, en ce qui concerne les comportements des parties en conflit. Nous en demandons la vérification.

Samedi 12 août 2006 : Liban, Palestine, Iraq solidarité !


Manifestez votre solidarité avec les peuples du Liban, de Palestine et d'Iraq à l'occasion de la journée internationale d'action contre l'agression, l'invasion et les massacres commis par Israël, les USA et leurs alliés !
Nous vous proposons quelques slogans à crier, à chanter, à brandir sur des pancartes, à graffiter sur les murs de vos quartiers.

HO-HO HO CHI MINH ! CHE-CHE GUEVARA ! NA-NA NASRALLAH ! HA-HA HANIYA !

BUSH - BLAIR - OLMERT SALAUDS !
LE PEUPLE DE L'IRAK VOUS BRISERA LES OS !
LE PEUPLE DU LIBAN AURA VOTRE PEAU !
LE PEUPLE DE PALESTINE VOUS JETTERA A L'EAU !

PERES - HALUTZ - OLMERT
VOUS VOUS PAYEZ NOTRE TETE
MAIS ÇA VA ÊTRE VOTRE FÊTE !

BUSH-BLAIR-OLMERT ASSASSINS !
CHIRAC -MERKEL-PRODI COMPLICES !

IRAK-LIBAN-PALESTINE
CONTRE L'AGRESSION
LA RESISTANCE EST LEGITIME !

AOUN - BERRY - HARIRI
LE LIBAN EST UNI !
NASRALLAH-SINIORA
LE LIBAN VAINCRA !

LE LIBAN UNI JAMAIS NE SERA VAINCU !

LIBAN - LIBAN
18 COMMUNAUTES - UN SEUL PEUPLE

CHRETIENS ET MUSULMANS
FORMENT UN SEUL LIBAN !

11/08/06 - FAUX COMPLOT À LONDRES POUR JUSTIFIER LA GUERRE

Source : http://mai68.org/ag/1040.htm
> http://cronstadt.org/ag/1040.htm
> http://kalachnikov.org/ag/1040.htm
> http://www.chez.com/vlr/ag/1040.htm

Bonjour à toutes et à tous,

Comme la guerre impérialiste à Gaza et au Liban est de plus en plus contestée, le pouvoir devait inventer un truc pour la justifier afin d'essayer de casser la mobilisation internationale du 12 aout. Aussi, peu avant cette date, a-t-il mis en scène le "complot de Londres", destiné à rappeler d'autres attentats et notamment celui du 7 juillet 2005 à Londres :

http://mai68.org/ag/845.htm

Voici un autre exemple d'attentat dont nous devons nous rappeler. Il a eu lieu à Bombay, pile la veille de l'attaque d'Israël contre le Liban :

http://mai68.org/ag/1021.htm

Mais, pour le prétendu "complot islamiste" soit-disant "déjoué" à Londres le 10 aout 2006, le pouvoir n'a osé tuer personne ; car, en occident, trop de monde a compris le coup du terrorisme d'État sous faux drapeau. En effet, dans un sondage effectué en mai 2006, 42 % des Américains doutent de la version officielle :

http://www.voltairenet.org/article139474.html

Et, dans un sondage encore plus récent puisque datant du 3 aout 2006, un tiers des Américans pense l’administration Bush impliquée dans les attentats du 11 septembre :

http://www.voltairenet.org/article142781.html

D'ailleurs, ce prétendu "complot de Londres" n'a pas l'air d'affoler beaucoup les Russes :

http://fr.rian.ru/russia/20060810/52490945.html

Quant à Alain Bauer, auteur du livre "L'énigme Al-qaïda", il était le 10 aout 2006 invité à France-Info où il s'est attaché à minimiser le "complot de Londres" en nous parlant des "méthodes de police anglo-saxonne" où l'on infiltre divers groupes qu'on veut neutraliser, et on les pousse à faire des attentats en leur donnant des recettes et du matériel afin de les arrêter au dernier moment. Il nous a juré ses grand dieux qu'en fRANCE, la police ne faisait jamais cela ; ce qui n'a bien entendu pas toujours été vrai ; mais, il s'est bien gardé de nous le signaler. D'ailleurs, il ne nous a pas dit non plus que parfois la police fait en sorte que les groupes ainsi infiltrés et manipulés commettent effectivement des attentats. Mais, le peu qu'il nous a dit était tout de même intéressant. Pour en savoir plus, vous pouvez toujours aller sur ce site où j'ai appris tant de choses :

http://members.tripod.com/hlv-vlr

Que, pour justifier ses guerres impérialistes auprès de la population, le pouvoir se soit senti obligé de mettre en scène ce "complot de Londres" peu avant la mobilisation internationale du 12 août 2006 (appel de Beyrouth), prouve que notre mobilisation contre l'agression israélienne à Gaza et au Liban est de plus en plus efficace : le pouvoir prend peur ! Donc, en nous mobilisant encore plus, nous pouvons gagner ! C'est pourquoi, il est très important d'aller à la manif :

PARIS-LIBAN-PALESTINE MANIF SAMEDI 12 AOUT 15h00


> de la place DENFERT ROCHEREAU jusqu'à l'ASSEMBLÉE NATIONALE
> Prévenez tout le monde par tous les moyens : SMS, MSN, e-mails, téléphone etc.

Il y a une autre manif antiguerre le même jour à Chatelet à 15h30, mais elle est moins radicale ; et c'est bien sûr la plus radicale, celle de Denfert Rochereau, que je vous appelle à soutenir. Voici d'ailleurs son texte d'appel :

http://mai68.org/ag/1030.htm

Merci pour votre attention,
> Meilleures salutations,
> do
> http://mai68.org

Post-scriptum :

Je vous invite à regarder ce qu'est le Hezbollah en cliquant au lien suivant :

http://mai68.org/ag/1036.htm
>

Maintenant que vous avez vu que le Hezbollah est avant toute chose un mouvement de libération socialiste, en référence à un slogan qui fut extrêmement populaire dans les années 70, je vous propose le slogan suivant pour la manif du 12 et pour les autres aussi :

HO ! HO ! HO CHI-MINH !

CHE ! CHE ! GUE-VA-RA !

HA ! SAN NAS-RA-LLAH !

À scander, bien entendu, sur le modèle du slogan originel de l'époque 70.

Un tel slogan a de multiples avantages...

Il dit bien qu'Hasan Nasrallah est un libérateur socialiste avant d'être un musulman.

Il rappellera une autre époque aux anciens et leur donnera l'envie de revenir en manif.

AUTRE PROPOSITION :

Comme slogan à crier en manif, ce que je propose ci-dessous ne fonctionne pas vraiment car ça ne se scande pas bien. Il faudrait trouver une autre phrase disant la même chose. Mais, pour mettre sur une banderolle, et peut-être même sur une banderolle de tête, cela me paraît très convenable :

LE LIBAN A LE DROIT DE SE DÉFENDRE !

Je trouve qu'une énorme manif du 12 avec une telle banderolle de tête et avec le slogan plus haut, cela aurait une sacrée gueule. Ça ferait pas semblant de marquer les esprits !

 

« Vingt-quatre ans après les massacres de Sabra et Chatila et l'appel de Pierre-Vidal Naquet, nous condamnons les attaques meurtrières de Tsahal et demandons un cessez-le-feu immédiat au Liban. »


10/08/06 - Nous, Juifs contre les frappes d'Israël


Par Raymond AUBRAC, Rony BRAUMAN, Rachel CHOUKROUN, Stéphane HESSEL, Marcel-Francis KAHN, 9 août 2006
Voici vingt-quatre ans, Israël lançait au Liban l'opération «Paix en Galilée», qui allait, par les bombardements terrestres et aériens, faire des centaines de victimes civiles et qui devait aussi, du fait de l'appui apporté par Israël à ses supplétifs libanais, conduire aux massacres de Sabra et Chatila.
C'est alors que, grâce à l'initiative de Pierre Vidal-Naquet notamment , fut lancé un appel de cent intellectuels juifs qui se désolidarisaient des soutiens inconditionnels à l'opération menée par Sharon et la condamnaient. Après les massacres, un rassemblement devant l'ambassade d'Israël fut organisé par le Comité des Juifs contre la guerre au Liban pour exprimer sa colère. Vingt-quatre ans plus tard, les successeurs de Sharon ont pris la relève. Ils lancent sur le Liban des attaques meurtrières comme celle de Cana, où les victimes sont surtout des femmes et des enfants comme ce fut le cas dix ans plus tôt au même endroit.
En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, après l'enlèvement d'un soldat israélien, et prenant prétexte du tir de roquettes artisanales, l'armée israélienne, après son coup de force contre le gouvernement palestinien démocratiquement élu, tire à l'arme lourde avec, là encore, des dizaines de victimes, dont la moitié sont des civils, femmes et enfants compris, cela après avoir détruit les infrastructures assurant un minimum vital aux populations.
Précisons-le : les soussignés ne sont des inconditionnels ni du Hezbollah, ni du Hamas. Et nous avons toujours condamné les attentats-suicides contre les populations civiles israéliennes, tout comme nous déplorons, aujourd'hui, que les Israéliens soient victimes des missiles qui frappent le nord de leur pays.
Mais quoi qu'on puisse penser du Hezbollah, l'attaque qu'il a menée contre des soldats israéliens, dont certains furent tués, et d'autres, enlevés, a servi de prétexte au gouvernement israélien pour mettre en application un plan qu'il avait déjà préparé longtemps à l'avance.
Et reviennent, comme toujours, les appels à l'union sacrée et au soutien inconditionnel à Israël lancés par les institutions qui prétendent représenter la totalité des voix juives en France. Cela non plus, nous ne pouvons l'accepter. Comme en 1982, comme à de nombreuses reprises depuis, les soussignés, Juives et Juifs, reprennent les termes du dernier appel signé par Pierre Vidal-Naquet quelques jours avant sa disparition : «Assez ! Trop, c'est trop !» Il faut un cessez-le-feu immédiat et total, aussi bien au Liban qu'en Israël, en Cisjordanie et à Gaza. Il faut l'ouverture de négociations dont les premiers objectifs seront un échange de prisonniers, le retour de la sécurité et de conditions humaines pour toutes les populations concernées.
Nous demandons au gouvernement français et aux instances européennes de défendre cette position qui ¬ avec la juste solution du problème palestinien ¬ est la seule capable d'éviter une extension catastrophique du conflit.
Nous tenons, par ailleurs, à saluer nos amis israéliens qui manifestent ¬ dans des conditions très difficiles ¬ contre la politique de leur propre Etat.

10/08/06 – Appel d’un poète libanais


En vue d'un recueil collectif sur les massacres du Liban que je prépare, je lance un appel aux poètes, écrivains... de me faire parvenir des textes sur le Liban; cette expérience fait suite à la publication collective entreprise au lendemain de l'incendie de la bibliothèque de Baghdad.
Khal Torabully, poète-réalisateur, France <khal.torabully@googlemail.com>

Lettre à la femme libanaise
par Khal Torabully


Préambule ( courriel envoyé à Evelyne Accad et Amira Issa) :
Ma soeur,
Aujourd'hui, une étudiante rencontrée à Tripoli m'a écrit pour me
donner les résultats de ses examens, Elle s'appelle Marwa, et elle
s'inquiétait de ses notes, et me demandais de prier pour elle pour la
deuxième session. Miracle de la vie, non, miracle de courage, non ?
Persister à oeuvrer pour la connaissance quand tout est à feu et à
sang.
Inutile de te dire combien ce courage féminin m'a bouleversé.
Elle est tout le symbole du Liban auquel nous devons nous raccrocher,
désormais. Son acte puissant, admirable entre tous, m'a inspiré ces propos :

Ma soeur...
Nos coeurs saignent devant ce carnage.
Mais nous resterons debout, car la barbarie qui triomphe se retournera
contre elle-même. Je suis amoureux de la création, et je sais que la
patience viendra à bout de l'ogre et de ses alliés.

Ma soeur libanaise...
Vous, femmes du Liban êtes d'une espèce précieuse, rare, admirable.
C'est vous qui gardez l'humanité en éveil en moi, alors que j'avais
cru la perdre au seuil de la bibliothèque de Bagdad, incendiée par les
barbares.

Vous avez la force exemplaire de la vie, et le désir inextinguible de
pousser les ruines pour la récupératon du passé dans l'élan de
l'avenir. Vous releverez le Liban pour nous, car en vous se concentre
le peu d'humanité qui reste en ce monde des marchands et des fous
sanguinaires. Je ne doute pas un seul instant de votre génie.

Restez pour nous ces exemples frissonnants de l'abnégation, du courage,
de la lutte, du temps à traverser, afin que l'espoir soit encore
présent en ce monde régressif.

Vous avez cette lourde responsabilité, et nulle au monde ne peut mieux
la porter que vous. Je vous quémande cette oeuvre vitale, car dans ma
souffrance, vous êtes ma consolation. Je sais, pour vous avoir
connues, que vous aimez le savoir. Mieux, la connaissance, sans
cloison de quelque sorte.

Vous êtes amoureuses du livre. Vous respirez la poésie essentielle.
Vous écrivez, vous lisez, vous analysez. Et vous transmettez la beauté
au coeur même des souffrances de la géopolitique froide, inexpugnable.

Vous savez garder la grâce dans l'anéantissement passager.
Vous êtes pilier de Baalbeck, dôme de Tripoli, sang de Cana.
Vous êtes le Liban.

L'élan fort de la tendresse humaine.
Vous êtes nos mères, nos soeurs, nos compagnes quand le pays est
dévasté par les lâchetés assassines.
Vous êtes notre dignité.

Je ne dirai pas, par respect pour vos mères et vos ancêtres, que la
lutte vient de commencer. Non, elle se poursuit, car vous avez
traversé des siècles entre boucliers et agressions, entre meurtres et
passions.

C'est à vous de garder l'unité de ce pays, ne vous laissez pas diviser.
Vous êtes notre conscience fine, et vous empêcherez que l'assassin
profite de vos faiblesses politiques.

Vous êtes debout, et le monde authentique, ou ce qu'il en reste, vous
admire.
Nous sommes avec vous, et c'est cela notre pâle participation à cette
tâche à accomplir.

Je te sais proche de tes soeurs, Marwa. Tu es Evelyne, Amira, Ezza.
Tu es une profonde lueur d'espoir dans cette nuit atroce.
Berce le Liban, il a besoin de tes bras.

Pensée encore debout devant l'indicible.
Pour le Liban,
Pour toi.

Khal Torabully

PS : Lis ce texte, diffuse le auprès de tous les Libanais, afin
qu'ils sachent qu'ils sont aimés des poètes.

10/08/06 - Les députés turcs désertent le groupe d'amitié turco-israélien (il était temps !)
La majorité des députés turcs ont démissionné du groupe parlementaire
d'amitié turco-israélien pour protester contre les offensives menées par
Israël dans les territoires palestiniens et au Liban, ont indiqué lundi des
sources au parlement.

215 des 263 membres du groupe l'ont quitté depuis le mois de juin, d'abord
pour protester contre les opérations israéliennes contre les Palestiniens et
ensuite contre l'offensive de l'armée israélienne au Liban, a-t-on précisé
de mêmes sources.

Sur les 215 démissionnaires, 124 sont membres du Parti de la Justice et du
développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) du Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan et leur geste est avant tout symbolique, a-t-on souligné de
même source.

Le groupe continue cependant de travailler car elle compte encore 48
membres, dont six dirigeants.

La Turquie, pays musulman et laïque, est l'allié principal d'Israël dans la
région depuis que les deux pays ont signé un accord de coopération militaire
en 1996.

A l'instar de la communauté internationale, la Turquie a condamné l'offensive israélienne au Liban et un usage "disproportionné et aveugle" de la force militaire.
Source : AFP, 8 août 2006

 

10/08/06 - Sidon (une chanson composée en 1984)
par Fabrizio De André


Traduit de l’italien par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Nous ne savons pas, à l’heure qu’il est, si le bombardement annoncé de Sidon (Saïda, au Liban) sera plus ou moins stoppé par la nouvelle d’un prochain vote du Conseil de Sécurité de l’ONU en vue d’une trêve. Nous espérons que ce sera le cas. Que ce poème mis en chanson (en dialecte génois et en italien) serve d’ores et déjà d’avertissement. Il s’agit de la chanson « Sidon », composée (en collaboration avec Mauro Pagani) et enregistrée dans l’album « Creuza de mä » par Fabrizio de André, en 1984. Il en a lui-même commenté ainsi les paroles :
« Sidon est cette ville libanaise qui nous a offert, en plus des lettres de l’alphabet, l’invention du verre. Je me la suis imaginée, après l’attaque des troupes du général Sharon, qu’elle a subie en 1982, sous les traits d’un homme arabe d’âge moyen, sale, désespéré, pauvre certainement, qui tient dans ses bras son propre enfant réduit en charpie par les chenille d’un char. (…) La ‘petite mort’ à laquelle je fais allusion à la fin de cette chanson ne doit pas être confondue de manière simpliste avec la mort d’un petit enfant. Elle doit bien plutôt être comprise comme la mort civile et culturelle d’un petit pays : le Liban, cette Phénicie qui, en dépit de sa discrétion, a sans doute été la plus importante pourvoyeuse de la civilisation méditerranéenne. »


U mæ ninin u mæ
u mæ
lerfe grasse au su
d'amë d'amë
tûmù duçe benignu
de teu muaè
spremmûu 'nta maccaia
de staë de staë
e oua grûmmu de sangue ouëge
e denti de laete
e i euggi di surdatti chen arraggë
cu'a scciûmma a a bucca cacciuéi de baë
a scurrï a gente cumme selvaggin-a
finch'u sangue sarvaegu nu gh'à smurtau a qué
e doppu u feru in gua i feri d'ä prixún
e 'nte ferie a semensa velenusa d'ä depurtaziún
perchè de nostru da a cianûa a u meü
nu peua ciû cresce ni ærbu ni spica ni figgeü
ciao mæ 'nin l'eredítaë
l'è ascusa
'nte sta çittaë
ch'a brûxa ch'a brûxa
inta seia che chin-a
e in stu gran ciaeu de feugu
pe a teu morte piccin-a.

= = = = = = = = =


Mon enfant, mon petit,
Mon tout-petit,
Avec tes lèvres luisantes, au soleil,
Luisantes de miel. Oui, de miel.
Tumeur douce et bénigne
De ta mère,
Pressée dans la touffeur humide
De l’été. Oui, de l’été.

Désormais caillot de sang : oreilles
Et dents de lait.

Et ces yeux des soldats, ces chiens enragés,
La bave aux lèvres, ces chasseurs d’agneaux,
Poursuivant les braves gens comme du gibier,
Tant que leur rasade de sang agreste ne leur a pas fait passer l’envie.

Et, après le fer de la lame sous la gorge, les fers de la prison,
Et, dans les plaies, la semence vénéneuse de la déportation.

Afin que, chez nous, depuis la plaine jusqu’au môle du port,
Oui, chez nous,
Ne puisse plus pousser nul arbre, nul épi, nul enfant.

Adieu, mon enfant, notre héritage
Est caché,
Dans cette ville,
Qui brûle. Oui, qui brûle,
Dans le soir qui descend.

Dans cette grande illumination de feu,
Honorant
Ta petite mort.

07/08/06 – Dans la nuit assassine


Par Fady Noun, L’Orient-Le Jour, Beyrouth, 7 août 2006


Au-dessus de la ville endormie,
Les étoiles veillent, nombreuses,
Un avion à moteur franchit le ciel,
Dans la nuit assassine.

Encore un pont qui tient debout,
À la face des bombes ennemies.
Des portières qui claquent, une voiture qui s’éloigne,
Encore une famille qui a choisi de partir.

Nous sommes tous des ponts dans la nuit,
Des ponts qui relient le jour au jour,
Des ponts attendant le point du jour ;
Nous irons continuer nos vies ailleurs.

Pas de lumière, de ce côté du monde,
La guerre a tout éteint, tout endormi.
Quelque part, un enfant vient au monde,
Dont le père est sur le point de partir.

Quelque part, un homme se barbouille le visage
Pour ne pas refléter le clair de lune,
Il arme son fusil d’assaut et sort pour tuer
Ou mourir. C’est sa dernière nuit sur terre.

Le jour se lève sur Beyrouth,
Après une nouvelle nuit de mystère,
Une nouvelle nuit de vacarme au loin,
Une nouvelle nuit de silence.

Le jour étale ses couleurs,
Un rossignol réveille la nature,
J’ai veillé au sommet de cette nuit,
Dont je redescends pour dormir.

Le jour se lève sur Beyrouth,
Les abeilles bourdonnent et butinent.
C’est bien, nos enfants goûteront cette année,
Du miel fabriqué au Liban.

Source : http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=319349

 

07/08/06-Multiplication des manifestations de soutien au Liban dans le monde


Les manifestations de soutien au Liban, d’hostilité à l’agression israélienne et de revendication d’un cessez-le-feu immédiat se sont poursuivies tout le long du week-end et continueront aujourd’hui dans plusieurs pays du monde.
Amnesty International a appelé à un cessez-le-feu au Liban lors de veillées organisées dans au moins 22 pays. Les pays où ont été organisées ces veillées, outre Israël et le Liban, sont l’Italie, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Slovaquie, la Slovénie, la Turquie, les États-Unis, le Venezuela, le Chili, la Sierra Leone, le Mali, le Népal, l’Inde, Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud et l’Australie.
« Le coût humain de ce conflit est trop élevé, a déclaré Irène Khan, la secrétaire générale du groupe. Nous exigeons que la communauté internationale appelle à un cessez-le-feu immédiat. »
Par ailleurs, quelque 1 500 personnes ont manifesté à Paris, Lille (Nord) et Strasbourg (Nord-Est) pour réclamer un cessez-le-feu au Liban et l’arrêt des « massacres contre le peuple libanais ». À Paris, ils étaient environ 400 sur l’esplanade du Centre Georges Pompidou, à l’appel du collectif des membres de la société civile libanaise et du mouvement Amal en France, brandissant des drapeaux libanais et palestiniens. Quelque 200 à 300 personnes, suivant les estimations de la police et des organisateurs, se sont également rassemblées place du Capitole, à Toulouse, pour une soirée de solidarité avec le peuple libanais.
À Casablanca, entre 20 000 et 30 000 personnes, selon les estimations des journalistes sur place, ont manifesté hier pour réclamer l’arrêt du « bain de sang » au Liban. Les manifestants scandaient des slogans condamnant Israël et les États-Unis, et « la passivité » des régimes arabes.
Londres a également été le théâtre d’une manifestation qui a rassemblé entre 20 000 manifestants, selon la police, et 100 000, selon les organisateurs, sans incident notable. Les manifestants demandaient un cessez-le-feu au Liban et dénonçaient la politique du Premier ministre Tony Blair. Une longue série d’interventions d’élus dissidents du Parti travailliste de Blair ou de membres de la société civile devant le Parlement a clôturé la manifestation qui a duré quatre heures.
Enfin, près de 8 000 personnes selon la police, 18 000 selon les organisateurs, ont manifesté dimanche dans le centre de Bruxelles pour la paix au Liban.

Préparation de la manifestation du 12 août à Paris

Face à la situation actuelle au Liban et en Palestine occupée préparons ensemble la manifestation du 12 août. Réunion le mardi 8 août à 19h au CICP 21 ter rue voltaire paris 11(Métro rue des boulets). Réunion ouverte. Soyons nombreux !!! MANIFESTATION SAMEDI 12 AOUT 2006 15h de la place DENFERT ROCHEREAU jusquà lASSEMBLEE NATIONALE Contact tel : 06 20 69 36 30 /justicepalestine@yahoo.fr Signataires : Associations membres du Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) : Mouvement Justice pour la Palestine, Comité palestinien pour le droit au retour - section France, Niort pour la Palestine, Saint-Ouen Solidarité Palestine, ISM France, Nanterre Palestine, Enfants de la Palestine, Association SolidariP Et avec la participation de : Association des Palestiniens en France, Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Resoci (Garges - Sarcelles), Association Jafra (Bagnolet)

 

05/08/06 - Montpellier : Georges Frêche a convié Tsahal à Montpellier Danse et Hélène Mandroux est allée en Israël exprimer sa « solidarité »

Voilà une publicité dont Montpellier Danse se serait bien passé ! Samedi soir, le spectacle d'ouverture du festival était assuré par la compagnie israélienne Batsheva, dont deux autres spectacles sont programmés cette année. Visiblement inspiré par cette présence d'artistes israéliens, Georges Frêche, président de la communauté d'agglomération de Montpellier (et aussi président du conseil régional du Languedoc-Roussillon), a comparé sa ville à «un poste avancé de Tsahal», l'armée israélienne. Selon le quotidien Midi libre, ces propos, prononcés lors du dîner de gala qui a suivi le spectacle, auraient conduit le chorégraphe français Boris Charmatz à «ostensiblement quitter les lieux, avec toute son équipe». ?(?.) L'amour de Georges Frêche pour l'Etat hébreu n'est pas nouveau : l'homme siège depuis des années à la vice-présidence de l'Association France-Israël, connue pour son soutien sans réserve à toutes les politiques menées par tous les gouvernements successifs israéliens. » Et en pleine offensive de l'armée israélienne, alors que le Liban et Gaza étaient sous les bombardements et que les civils libanais et palestiniens mouraient par centaines sous les bombes, Hélène Mandroux, Maire de Montpellier a jugé bon d'aller en Israêl à Tibériade pour exprimer sa solidarité avec la ville. Pierre DAUM , Libération, 27 juin 2006

 

05/08/06 - En Mauritanie, les nouveaux-nés sappellent Nasrallah : Le secret de la popularité du leader du Hezbollah

Source : http://fr.rian.ru/analysis/20060731/52084978.html

Cet article a été préparé par linternet-rédaction www.rian.ru sur la base de linformation de RIA Novosti et dautres sources.

La cote de popularité du leader du mouvement chiite libanais Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, monte de jour en jour.

Par exemple, en Mauritanie, dans le nord-ouest de lAfrique, sa popularité est bel et bien inédite. Comme le rapporte le quotidien "Al-Quds Al-Arabi, le nom de Nasrallah y est donné de plus en plus souvent à des nouveau-nés, on voit les portraits du cheikh dans toutes les rues de Nouakchott - la capitale - et les photos du leader du Hezbollah sy vendent pratiquement à tous les carrefours.

Nombreux sont les Mauritaniens qui sont sincèrement persuadés que Hassan Nasrallah est même mentionné dans le Coran sacré. Pour lattester, limam de lune des mosquées de Nouakchott, Sidi Salem uld Cheikh, cite les mots de la 110ème sourate (verset) du Coran qui commence par : "Si la victoire dAllah vient". La "victoire dAllah" se prononce en arabe comme "nasr Allah". "Navez-vous pas entendu "si la victoire dAllah vient"? Et voilà que cette victoire est venue. Cest Hassan Nasrallah", déclare limam.

"Les Palestiniens qualifient le leader du mouvement Hezbollah, Nasrallah, de héros de la lutte contre Israël", a titré samedi dernier le "Houston Chronicle". Après la prière de vendredi dans lune des mosquées centrales de Ramallah, des centaines de personnes y sont descendues dans les rues, brandissant des portraits de Nasrallah. Une nouvelle chanson a été spécialement composée en son honneur. "Nasrallah, nous sommes avec toi", scandaient les manifestants, faisant écho au tube enregistré sur une bande magnétique. "Nasrallah, nous sommes tes soldats. Hezbollah bien aimé, écrase Tel-Aviv", chantaient les Palestiniens exaltés.

Et que dire du Liban, pays "natal" du Hezbollah? Environ 70% des Libanais justifient lenlèvement de soldats israéliens le 12 juillet dernier, indique lagence "Bloomberg". Le conflit libano-israélien a déjà coûté la vie à 400 Libanais, alors quenviron 800.000 citoyens du Liban sont devenus réfugiés. Quoi quil en soit, les Libanais naccusent de rien Hassan Nasrallah.

Nagla, mère de quatre fils, parle avec fierté de ses enfants qui sont restés au Sud-Liban. "Ils sont tous du Hezbollah, dit-elle. Et ils vont combattre jusquau bout contre lAmérique et Israël. Je ne crains pas quils périssent. Sils périssent, ils deviendront "shahids" et se retrouveront directement au paradis. Et sil le faut, je mettrai dautres enfants au monde. Je suis encore jeune. Si le Cheikh Nasrallah le dit, je serai prête à tout et même à lui donner mes propres fils", affirme-t-elle, citée par lédition russe de "Newsweek".

"Et que voulez-vous?, demande, interloquée, Hanna Anbar, éditrice du quotidien anglophone libanais "Daily Star", dont la rédaction se situe à Gemmayze, le quartier chrétien de Beyrouth. Même les chrétiens, sils ne soutiennent pas directement le Hezbollah, le respectent au moins car ils sont persuadés que cest justement le Hezbollah qui avait chassé les Israéliens du Liban (en 2000). Le gouvernement ne peut rien faire, alors que le Hezbollah résiste quand même".

"Mon peuple ne trahira jamais le cheikh Nasrallah", a déclaré dans une interview au journal "Al-Shark Al-Awsat" le président libanais, Emile Lahoud. Très peu nombreux sont aujourdhui ceux au Liban qui se permettent de critiquer Hassan Nasrallah. Du moins à haute voix, en public. Cela est considéré comme indécent au moment où des avions israéliens larguent des bombes sur le quartier chiite de Beyrouth et détruisent linfrastructure libanaise.

Mais quest-qui distingue donc Hassan Nasrallah dautres politiques arabes en général, et libanais en particulier? Le fait quil a gagné la guerre contre Israël. Qui plus est, dans cette guerre, il a perdu lun de ses fils. Cela lui donne un poids politique dont les autres leaders arabes sont privés.

Hadi, fils aîné des quatre enfants de Hassan Nasrallah de sa femme Fatima, avait été tué le 12 septembre 1997 lors dun accrochage avec des soldats israéliens de lunité délite "Egoz" des forces spéciales. Ignorant lidentité de leur victime, les Israéliens en avaient emporté le corps dans lespoir de pouvoir léchanger contre celui de leur compatriote, tué une semaine avant. Hassan Nasrallah avait alors refusé de négocier sur le retour du corps de son fils sans le distinguer des autres combattants tombés sur le champ de bataille pour un but sacré.

A signaler que le leader du Hezbollah a mérité sa réputation dhomme modeste. Ainsi, il a ordonné denlever tous ses portraits dans les quartiers sud de Beyrouth pour les remplacer par ceux qui étaient tombés sur les champs de bataille.

Fiche technique : Le Hezbollah est un mouvement islamiste chiite à tendance radicale au Liban. Le nom du mouvement se traduit littéralement de larabe comme le "Parti dAllah" (terme coranique, antipode du "Parti de Satan", cest-à-dire des ennemis de lislam). Selon la classification du département dEtat américain, le Hezbollah figure sur la liste des organisations terroristes les plus dangereuses.

Le Hezbollah est né au début des années 80, en tant que cercle détude de lexpérience de la révolution iranienne. Lidéologie de cette organisation est une sorte damalgame du fondamentalisme islamique et des idées socialistes. Sous sa forme actuelle, le mouvement Hezbollah existe depuis 1982, cest-à-dire depuis linvasion israélienne du Liban. A lépoque, le Hezbollah a associé les groupes et organisations chiites qui partageaient les idées de layatollah Khomeiny, leader de la révolution iranienne. Il sagissait avant tout de son intransigeance face au "régime sioniste" (Israël) et de sa ferme volonté de mener contre lEtat hébreu une lutte armée jusquà la "complète libération de la Palestine".

Depuis 1992, le Hezbollah est dirigé par son secrétaire général, cheikh Hassan Nasrallah. A son arrivée au pouvoir, le Hezbollah sest mis à opérer dans deux directions. Au Sud-Liban, le mouvement a constitué la force majeure menant une lutte armée contre Israël. Sur la scène politique à lintérieur même du Liban, le Hezbollah sest transformé en une sorte de système existant parallèlement au régime libanais officiel, cest-à-dire en organisation civile qui devient de plus en plus influente sur le plan politique.

Le Hezbollah réserve une attention toute particulière au développement de la sphère sociale. Lorganisation a dores et déjà construit au Liban des écoles, des crèches, des hôpitaux et des cliniques. Le Hezbollah y a même ouvert des grandes surfaces. Bien plus, le mouvement soutient les familles de ses commandos et dispense des soins médicaux bon marché. Les études dans les écoles du Hezbollah coûtent beaucoup moins cher que dans les écoles publiques. Des bourses sont accordées aux démunis. Dans les programmes détudes, une attention particulière est réservée à la langue arabe, à lislam et à la culture chiite. Quoi quil en soit, ni langlais ni les sciences exactes ny sont négligés. A signaler que bien des parents non-chiites préfèrent que leurs enfants fréquentent justement les écoles du Hezbollah qui sont réputées pour leur haut niveau denseignement.

 

04/08/06 - Le Liban brûle - Un appel de cinéastes et d'intellectuels.


Après plus de deux semaines de bombardements israéliens, le bilan est de plus de 800 morts et 2 000 blessés. 800 000 personnes ont quitté leurs maisons et sont devenues des réfugiés. Le peuple libanais est pris en otage sur son sol en violation de toutes les conventions internationales.
Parallèlement, la destruction de toutes les infrastructures (routes, ponts, centrales électriques,
aéroports et ports...) et institutions de la République libanaise (armée, défense civile,
Croix-Rouge...) augure d'une très grave crise économique et sociale.
Face à une situation humanitaire catastrophique, nous, cinéastes, intellectuels et artistes
libanais demandons l'arrêt de la violence et exigeons un cessez-le-feu immédiat !
Nous lançons un appel à la communauté internationale et particulièrement au peuple français, à ses
cinéastes, à ses intellectuels, à ses artistes, afin de faire pression sur ses représentants
politiques et exiger le respect des résolutions des Nations unies sans exception et surtout le
respect des droits de l'homme. C'est un cri, un appel pour la défense de la République et de la
nation libanaise, message et symbole de pluralité et de diversité. Votre mobilisation, votre
signature, comptent.
Pour consulter la liste complète des signataires et/ou signer : www.neabeyrouth.org
Parmi les cinéastes, artistes, intellectuels français ou francophones qui ont déjà signé cet appel
:
Catherine Almeras, Santiago Amigorena, Danielle Arbid, Nabil Ayouch, Abed Azrié, Dominique
Barnaud, Jean Becker, Christian Benedetti, Jacob Berger, Simone Bitton, Bertrand Bonello, Eric
Bulot, Dominique Cabrera, Patrice Carré, Samuel Churin, Gérald Collas, Jean-Louis Comolli, Vincent
Dieutre, Karim Dridi, Marie-Pierre Duhamel-Muller, Denis Freyd, Philippe Fusellier, Eugène Green,
Alain Guiraudie, Joanna Hadjithomas, Khalil Joreige, Lodge Kerrigan, Nicolas Klotz, Sébastien
Laudenbach, Ginette Lavigne, Jean-Pierre Limosin, Jean-Pierre Llédo, Olivier Megaton, Agnès
Merlet, Marie-José Mondzain, Yousry Nasrallah, F.-J. Ossang, Mariana Otero, Laurence Petit-Jouvet,
Nelly Quettier, Chantal Richard, Christophe Ruggia, Claire Simon, Eyal Sivan, David Thion, Pascal
Thomas, Jean-Pierre Thorn, Marie-Claude Treilhou, Johanna Vaude, Vanina Vignal, Akram Zaatari.

Rassemblement contre la barbarie israélienne à Lima au Pérou ce 3 août 2006


Un appel de Yassin Kaoud, secrétaire de la fédération palestinienne du Pérou :
SUMASE A LA MARCHA CONTRA EL TERRORISMO ISRAELÍ
ESTE JUEVES 3 DE AGOSTO A LAS 3.30 PM EN LA PLAZA SAN MARTÍN, OTRO PUNTO DE CONCENTRACIÓN PLAZA
BÉLGICA A LAS 4PM CUADRA 1 DE LA AV. AREQUIPA.

LUCHA DE EXISTENCIA Y IDENTIDAD
TODOS CONTRA LA BARBARIE ISRAELÍ
TODOS CONTRA EL ACERO Y EL FUEGO ISRAELÍ, QUE APUNTA SIN FALLAR A LOS NIÑOS PALESTINOS Y
LIBANESES, POR QUE SABEN QUE SON EL FUTURO DE ESTAS NACIONES. POR ESO TODOS TENEMOS EL DEBER DE
SER LA VOZ DE LA VÍCTIMA QUE RECHAZA LA MUERTE. HOY SON ELLOS, MAÑANA PODEMOS SER NOSOTROS.
YASSIN KAOUD, SECRETARIO DE LA FEDERACIÓN PALESTINA DEL PERÚ.

 

Vient de paraître :
Le numéro 2/août 2006 de La République de Canaan, Lettre libre bilingue d'information, d'analyse et de débat sur la guerre israélo-palestinienne, le sionisme et l'antisionisme.


Pour la recevoir, écrire à canaanrepublic@yahoo.fr
SOMMAIRE BI
Initiative 100% israélienne - LES BOMBARDEMENTS QUOTIDIENS ISRAÉLIENS À GAZA SONT LA CAUSE DE LA GUERRE. C'EST UNE GUERRE GLOBALE DE RECOLONISATION par Michel Warschawski , 18 juillet 2006 - Pr