Les RV de l'activisme pro-palestinien
La Palestine a plus que jamais besoin de nous tous !
Meetings, manifs, rencontres, publications, débats, initiatives
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Témoignage de la journaliste
argentine empêchée d'entrer en Palestine
31/08/06 - Chronique d’un rêve envolé
Par Tamara Lalli, 27 août 2006
Traduit par Maria Poumier
Le mardi 22 août, j’ai entrepris un voyage
dont je rêvais depuis longtemps, visiter la Palestine.
Impossible de dormir, la veille au soir, trop d’attente
intense ; je me suis levée très tôt.
J’ai pris une petite valise et à 8 heures je
prenais un taxi à Amman, la capitale de la Jordanie,
en direction du célèbre pont Allenby, qui
mène en Cisjordanie, en Palestine.
Nous sommes d’abord passés par le bureau jordanien,
où des visas ont immédiatement été
délivrés aux étrangers. Puis il me
suffisait de prendre un bus pour me retrouver au pays de
mes rêves. Si tout était normal et si la loi
internationale était en vigueur, la frontière
palestinienne devrait être juste là. Mais pas
du tout, c’était juste le premier check point
israélien dans les Territoires occupés. Au
bout d’un court trajet, nous sommes arrivés
aux bureaux israéliens, il était 9h 30, il
faisait beau, et j’étais émue, devant
moi s’étendait la Palestine.
Ils m’ont dit de laisser là mes bagages, ce
que j’ai fait. Puis on nous a mis en rang pour une
fouille. D’abord le détecteur de métaux,
puis un souffle d’air chaud pour voir ce que nous
portions sous nos vêtements.
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la suite
23/08/06 - Fatwas et contre-fatwas
en Egypte sur la légalité de tuer des "sionistes"
Le grand mufti d'Egypte Ali Gomaa a rejeté mardi
une fatwa d'un imam du Caire exhortant les musulmans à
tuer "les
sionistes", dans un débat qui s'étale
dans les colonnes de la presse égyptienne.
A l'entrée en vigueur de la cessation des hostilités
entre Israël et le
Hezbollah, le 14 août, Safouat al-Higazi, imam de
la mosquée al-Haq, dans la
quartier de Guizeh, avait lancé un décret
appelant les musulmans à tuer "les
sionistes, où qu'ils soient, en temps de guerre".
L'imam, qui s'exprimait sur la chaîne islamiste égyptienne
al-Nâs, a
expliqué qu'il était contre une attaque suicide,
recommandant l'usage
"d'armes à feu, couteaux ou poison pour ne pas
atteindre des innocents".
Puis, il avait limité son appel au crime aux "juifs
israéliens", considérés
comme des "substituts de soldats". "Je suis
prêt moi-même à un égorger tout
Israélien que je rencontre", a-t-il affirmé
au magazine Saout al-ouma.
Trois jours après la fatwa Higazi, l'institution
al-Azhar, la plus haute
autorité islamique d'Egypte et du monde sunnite,
a publié une contre-fatwa,
interdisant à l'imam cairote de prêcher le
vendredi.
"Tuer des juifs sur le territoire égyptien
serait un acte terroriste", avait
précisé le chef du comité des décrets
religieux d'al-Azhar, Abdel Hamed
al-Atrach, au quotidien Rose al-Youssef, lui-même
indigné de la fatwa
Higazi.
Dans un climat violemment hostile à Israël
depuis son intervention au Liban,
à partir du 12 juillet, le débat n'a pas cessé,
forçant le grand mufti a se
prononcer à son tour, pour expliquer qu'un visa en
règle accordé à un juif
pour rentrer en Egypte revenait à une protection.
"Un visa est un contrat de sécurité
délivré par les autorités aux citoyens
entrant dans un pays, et interdit de les tuer, même
si il y a une guerre
entre nous et leur pays", dit Ali Gomaa mardi au quotidien
al-Masri al-Yom.
Ce cheikh, mufti de la République depuis trois ans,
avait témoigné au début
du mois sa solidarité avec la "résistance
libanaise" face à des "meutriers
sanguinaires".
Les "mensonges" israéliens, avait-il écrit
dans le quotidien gouvernemental
al-Ahram, "ont révélé le vrai
et hideux visage des sangsues" décrites dans
un ouvrage antisémite du 19ème siècle
et reprenant des accusations de
"crimes rituels".
Venant à l'appui de cheikh Gomaa, un professeur
de théologie d'al-Azhar,
Mohamed Raafat Othman, considère que s'en prendre
à une personne disposant
de l'immunité accordée par un visa "serait
un crime majeur dans l'Islam".
Mais l'éditorialiste du quotidien indépendant
al-Masri al-Yom, Magdi
Mehanna, journaliste très connu en Egypte, trouve
que le dossier Higazi
devrait être refermé, et accuse les autorités
religieuses de trop en faire.
Il dit être opposé à la fatwa controversée,
"même si ces juifs", dit-il,
"fournissent l'aide à Israël pour poursuivre
son agression contre les
Palestiniens et contre les Libanais et pour continuer sa
politique raciste".
Selon lui, il ne faut pas donner trop "d'importance"
à ce dossier, car les
fatwas extrémistes constituent une petite partie
des "effets de la guerre au
Liban".
Parallèlement à la glorification du chef
du Hezbollah libanais, Hassan
Nasrallah, le débat a repris sur les relations avec
Israël, l'opposition
islamiste et nassérienne (nationaliste) appelant
même à son élimination.
La "nation arabe" doit reprendre "cet objectif
noble, simple mais
difficile", a affirmé lundi un leader de la
gauche égyptienne, le député
nassérien Hamdine Sabahy.
L'Egypte, en 1979, puis la Jordanie, sont les deux seuls
pays arabes a avoir
signé un traité de paix avec Israel.
"Tout est devenu bon pour attaquer le régime
du président Hosni Moubarak
considéré comme lié à Israël
et aux Etats-Unis", a déclaré à
l'AFP, Imad
Gad, chercheur au centre d'études stratégiques
d'Al-Ahram.
"On peut espèrer qu'au fanatisme ambiant succédera
un ton plus modéré."
Source : AFP, 22 août 2006
22/08/06 – Une génération
appelée « Nasrallah »
L’enthousiasme suscité par la victoire du Hezbollah
contre l’armée sioniste suscite des formes
d’idolâtrie très peu musulmanes, même
si elles sont compréhensibles. Quelques exemples
de « l’effet Hezbollah » :
120 enfants nés à Alexandrie, en Égypte,
depuis le 12 juillet ont été prénommés
« Nasrallah ». À Gaza, au moins une douzaine
d’enfants ont été prénommés
Hezbollah, Nasrallah ou Hassan.
Sur un site web égyptien, Noha Hussein, étudiante
au Caire, écrit : « Je veux épouser
un des trois fils de Nasrallah et me dédier à
la résistance et à la fierté de la
communauté. »
Howeida Taha, une chroniqueuse du quotidien arabe de Londres
AL Quds Al Arabi, qui est une laïcarde pure et dure,
écrit :
« La dernière chose à laquelle je m’attendais,
c’était de tomber amoureuse d’un religieux
enturbanné. Je ne les aime pas et, évidemment,
ils n’aimeront jamais quelqu’un comme moi, mais
je sens que j’ai cherché un Nasrallah avec
mes yeux, mon cœur et mon esprit. Nasrallah vit en
moi. »
L’effet Nasrallah se manifeste désormais aux
quatre coins du monde, et pas seulement chez les Arabes
et les Musulmans. On voit fleurir un peu partout toute une
gamme de produits « Nasrallah-Hezbollah » :
tee-shirts, posters, casquettes, colliers, porte-clés
etc.
22/08/06 - Le Conseil oecuménique
des Églises: Israël a planifié la destruction
du Liban
par Eliane Engeler, The Jerusalem Post,
17 août 2006
Original : http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1154525888240&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala,
le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en
Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition
d’en respecter l’intégrité et
de mentionner ses sources et auteurs.
« L'agression israélienne contre le Liban était
déjà planifiée avant même
que le Hezbollah ne procède à la moindre attaque.
Elle avait pour but d'
enfoncer un coin de discorde entre les différentes
confessions religieuses
qui cohabitent en harmonie dans ce pays », a déclaré
une délégation du
Conseil oecuménique des Églises à son
retour d'une visite à Beyrouth et à
Jérusalem.
« Nous rentrons du Liban en partageant l'impression
que cette destruction a
été planifiée. Et que même si
l'opération du Hezbollah a servi de
détonateur, il s'agissait d'une opération
qui n'attendait plus qu'un feu
vert », a déclaré à la presse
de Genève Monsieur Jean-Arnold de Clermont,
président de la Conférence des Eglises européennes
La mission israélienne auprès de l'Onu à
Genève s'est refusée à tout
commentaire, mercredi après-midi, disant qu'elle
attendait la publication d'
une déclaration écrite du conseil. Mais les
bureaux de ladite mission
étaient déjà fermés à
l'heure où cette déclaration fut rendue publique,
et
par conséquent, aucun porte-parole israélien
n'était plus disponible.
« Les représentants des différentes
communautés du Liban que nous avons
rencontrés ont été unanimes à
dire que la destruction du Liban était à la
fois délibérée et planifiée
», indique le communiqué conjoint résumant
la
conférence de presse et publié mercredi après-midi
par le Conseil des
Eglises et d'autres instances ecclésiales ayant soutenu
la mission.
Monsieur De Clermont, un pasteur à la retraite de
l'Eglise Réformée de France, faisait partie
de cette délégation (composée de trois
personnes : deux d'
entre elles représentant les clergés protestant
et romain catholique et la
troisième représentant officiellement le Conseil
des Eglises), qui a
rencontré divers dirigeants religieux et des responsables
officiels de haut
rang, libanais et palestiniens.
Ils ont regretté que le gouvernement israélien
ne les ait pas reçus. En
revanche, ils ont rencontré le grand rabbin ashkénaze
Yona Metzger. Les
trois délégués, tenant à marquer
leur solidarité avec les peuples du Liban,
d'Israël et des territoires palestiniens, se sont rendus
à Beyrouth, à
Jérusalem et à Ramallah (Cisjordanie), au
cours d'une visite d'une durée de
cinq jours.
Monsieur De Clermont, s'exprimant également au nom
des deux autres membres
de la délégation, qui participaient à
ses côtés à une conférence de
presse
tenue au siège du Conseil oecuménique des
Églises, a déclaré qu' « Israël
ne voulait à aucun prix d'un Liban démocratique
dans lequel juifs, chrétiens et musulmans vivent
en côte à côte en paix, parce que ce
pays ne veut pas voir ses voisins réussir à
faire ce qu'Israël s'évertue à réaliser
(hélas) sans
succès ».
Monsieur De Clermont a clairement dit que le Hezbollah
était, dans cette
affaire, un bouc émissaire.
« C'est le conflit israélo-palestinien, et
en aucun cas le rôle ni les
actions du Hezbollah, qui sont au coeur de la crise actuelle
», indique la
déclaration finale.
« Tous les responsables religieux en Israël
et en Palestine, ainsi que le
président palestinien, Mahmoud Abbas, nous ont dit
que le temps était venu d
'accepter de s'asseoir et de négocier en ne laissant
personne de côté »,
a-t-il dit, ajoutant qu'il était indispensable de
« démilitariser les modes
de pensée » des dirigeants politiques.
La délégation espérait rencontrer
des responsables du gouvernement israélien; elle
avait d'ailleurs été en contact avec le président
israélien Moshe Katsav et certains ministres.
« Il n'y a eu aucun signe indiquant que le gouvernement
israélien aurait
pris note de la présence sur son territoire national
d'une quelconque
délégation du Conseil oecuménique des
Églises. Par contre, le Premier ministre
libanais, Fouad Siniora, a insisté pour nous recevoir,
et il a souligné l'
importance d'un message spirituel en ces jours de grave
crise », a déclaré
Monsieur De Clermont.
Le Conseil oecuménique des Églisesreprésente
348 Eglises protestantes,
orthodoxes, anglicanes et autres. Il agit en concertation
avec l'Église
catholique romaine.
NDT : consulter le site du COE http://www.oikoumene.org
21/08/06 - « La guerre et
les frappes de ces dernières semaines ne se sont
pas arrêtées le jour de Shabbat » : Lettre
au Président du Groupe de Dialogue Inter-Religieux
de La Réunion
Par le Collectif la Réunion Contre La Guerre
et Pour la Paix , La Réunion, 2 août
2006
Votre décision de ne pas participer au rassemblement
du Collectif La Réunion contre la Guerre et pour
la Paix, nous a particulièrement surpris, et nous
continuons à nous interroger.
Nous estimons que nous n'avions pas à être
aussi mal traités ni par M Boutboul, ni par l'Evêque
de la Réunion, qui nous ont fait passer tan¬tôt
pour des « voyous », tantôt pour des «irresponsables»
.
Votre comportement nous a profondé¬ment blessé
et, parce que vous avez été témoin
de nos préparatifs, votre silence n'est pas acceptable.
En vous taisant, vous avez laissé dire, laissé
interpréter et permis à d'autres de nous insulter
et salir notre intégrité. Ceux qui se sont
livrés publiquement à des procès d’intention,
en usant de sous-entendus, ont choisi la polémique
médiatique alors qu’il eût été
bien plus simple et bien plus sain surtout, de dialoguer
directement.
Vous-même, impliqué de longue date à
nos côtés, ne pouviez vous étonner de
la diversité des opinions et de la passion avec laquelle
elles peuvent parfois s'exprimer. Le tour de table des interventions
du mercredi 26/07 vous a rappelé l’existence
de ces sensibilités diverses et variées.
Vous avez évoqué avec émotion la douleur
éprouvée au vu des images déchirantes
des frappes israéliennes au Liban. N’acceptez-vous
pas de comprendre et d'entendre les autres critiques à
l’encontre d'Israël, plus offensives, plus virulentes,
moins édulcorées que les vôtres ? Vous
ne pouviez ignorer ces points de vue, ni à ce moment-là,
ni encore maintenant. A l’issue de notre réunion,
c'est vous-même qui avez transmis à toutes
les rédactions notre invitation à la conférence
de presse prévue pour le lendemain.
Pourquoi, alors que vous avez manifesté votre désir
de participer à notre action et à ce point
presse, avez-vous soudain prétexté d’un
rendez-vous pour vous éclipser deux heures avant
la conférence de presse?
Votre organisation n'ayant pu trouver dans ce court délai
de représentant, le GDIR (Groupe de dialogue interreligieux),
absent à ce point de presse, ne pouvait donc être
témoin de propos qualifiés d’«
irres¬ponsables » et « d’ex¬¬tr¬ê¬¬me¬ment
virulents à l'encontre d'Israël».
Mais de quels propos s'agit-il?
S’agit-il de ceux tenus par Farouk Issop à
la télévision, qui ont été au
montage isolés de leur contexte ? Les mêmes
propos, tenus par la même personne, n’ont soulevé
de votre part ni désapprobation ni même objection
au cours de la réunion du Collectif à laquelle
vous assistiez. N'est-ce pas là et à ce moment
là que vous auriez dû dire votre désaccord?
Comment pouvez vous mercredi soir évoquer la responsabilité
d'Israël et les jours suivants vous ériger en
procureur pour mettre en cause le collectif et défendre
les propos abusifs de M. Boutboul ? Ces propos ont discrédité
et sali des femmes et des hommes de la Réunion qui
croient en un monde sans domination, sans agression et qui
"à la guerre comme moyen de résoudre
un conflit, opposent le respect des droits de l'homme, la
justice, la solidarité et la coopération entre
les personnes....".
Pire, lorsque M. Boutboul affirme que nous avons délibérément
choisi le jour du Shabbat pour ce rassemblement, il vous
entraîne malgré vous sur un terrain d'incitation
à la haine : la guerre et les frappes de ces dernières
semaines ne se sont pas arrêtées ce jour de
Shabbat ! Mais vous n’avez pas souhaité rectifier,
alors que vous savez pertinemment qu'aucune connotation
religieuse n'avait guidé ce choix, et que la démonstration
était falla¬cieuse et sans fondement.
En encourageant la désinformation, vous confortez
le camp des imposteurs, et de la mal¬hon¬nêteté
intellectuelle ! Comment expliquerons- nous à nos
enfants, à nos proches, à nos familles que
ce rassemblement ne visait pas à blesser les pratiques
religieuses d'autres concitoyens alors que le message malveillant
de vos amis est appuyé et soutenu par votre silence,
mieux relayé par les médias que nos paroles
de paix.
Malgré la polémique et les diktats d’autorités
religieuses, ce ne sont pas moins de deux cents citoyens
de toutes origines, confessions et convictions qui ont partagé
samedi, avec quinze intervenants, ce moment de solidarité
avec les populations du Liban, de la Palestine et d'Israël.
Votre absence a donné à penser que la guerre
qui fait rage au Liban, avec ses morts et ses destructions,
vous importe finalement moins que la polémique sur
la place publique. Notre Collectif, je vous le rappelle,
est «Contre la guerre» et c’est en luttant
contre elle qu’on conditionne la paix. Une paix qui
n’est pas seulement une affaire de mots mais également
l’expression d’un comportement.
Nous persistons à croire que ce choix d'engagement
pour la paix au Proche-Orient était et reste nécessaire,
et que la réussite de ce rassemblement a, dans la
dignité, privilégié le courage par
rap¬port à la lâcheté et ne pouvait,
par conséquent, être l'oeuvre de «voyous
et d' irres¬ponsables».
Paris, samedi 19 août 2006,
18 h, Parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro
: Rassemblement de soutien à la résistance
des peuples palestinien et libanais, pour exiger des sanctions
contre Israël, commémorer les martyrs libanais
et fêter la victoire de la Résistance libanaise
15/08/06 - La Palestine et le Liban
paient pour l'Occident –Lettre ouverte aux autorités
fédérales suisses Par Sami Aldeeb, Lausanne,
août 2006-08-15
L’auteur, est docteur en droit, Suisse, chrétien
d’origine palestinienne. Il a fondé en avril
2003 l’Association pour seul Etrat démocratique
en Palestine/Israël. Site : http://www.sami-aldeeb.com/
Mesdames, Messieurs les Conseillers fédéraux,
Mesdames, Messieurs les Parlementaires suisses,
En tant que citoyen suisse et chrétien d'origine
palestinienne, je me
permets de vous écrire pour solliciter votre prompte
intervention afin
de mettre fin à la tragédie que vit le Proche-Orient.
Je viens de rentrer d'une visite de trois semaines chez
mes parents en
Palestine où j'ai découvert un pays découpé,
entouré de murs, avec
plus de 500 checkpoints de l'armée israélienne
qui rend la vie
impossible aux simples citoyens, avec plus de dix milles
prisonniers
dont un bon nombre d'enfants et de femmes, avec des centaines
de
milliers de réfugiés entassés depuis
plus de 60 ans dans des camps,
chassés de leurs terres et qui attendent de revenir
chez eux, avec des
milliers d'oliviers et autres arbres fruitiers arrachés
par Israël
pour rendre la vie intenable aux pauvres paysans palestiniens,
avec
une situation économique de plus en plus précaire,
avec des milliers
de fonctionnaires qui n'ont pas touché leurs salaires
depuis des mois....
L'Occident, rongé par sa culpabilité à
cause de ses crimes envers les
juifs, a créé Israêl, sans se préoccuper
des conséquences de ses actes
sur la population civile de la région. Aujourd'hui,
comme hier, les
Palestiniens et les Libanais, comme les civils juifs en
Israël, paient
pour les crimes occidentaux envers les juifs. Ceci est injuste
et
immoral de la part de l'Occident. L'Occident doit assumer
sa
responsabilité entière pour cette tragédie
qu'il a provoquée:
* en arrêtant l'agression israélienne contre
le Liban
* en interdisant la vente d'armes à Israël et
en bloquant ses
avoirs dans les banques occidentales
* en exigeant le retour des réfugiés palestiniens
chez eux
* en exigeant l'abolition des lois discriminatoires israéliennes
contre les non-juifs en Palestine, et la libération
des dix milles
prisonniers palestiniens.
* en oeuvrant pour la création d'un seul état
démocratique en
Palestine/Israël comme c'est le cas en Afrique du Sud,
avec des droits
égaux pour tous, quelle que soit leur religion.
L'Occident est le principal responsable de la tragédie
au
Proche-Orient et il est de votre devoir, en tant que responsables
politiques, d'assumer entièrement votre responsabilité
pour mettre fin
à cette tragédie.
Ne dites pas que vous ne saviez pas.... Vous voilà
avertis.
14/08/06 - Convois Citoyens: Appel
à la solidarité et l’action vers le
sud Liban
NDLR Quibla : le premier convoi citoyen
de la Campagne de résistance civile lancée
par 200 associations libanaises et internationales est parti
de Beyrouth samedi 12 août avec 150 participants à
bord de 47 véhicules. Il se dirigeait vers Nabatiyeh,
à 80 km au sud de Beytrputh. Il a été
stoppé par la police libanaise à une vingtaine
de km de la capitale : « c’est trop dangereux
d’aller plus loin », ont expliqué les
policiers. Rentrés à Beyrouth, les convoyeurs
son entrain de réfléchir à comment
faire pour rejoindre le Sud avec l’aide qu’ils
ont collecté. Voici l’appel lancé pour
cette intitiative. On peut visiter leur site web :
http://www.lebanonsolidarity.org/
Nous, citoyens libanais, et organismes de la société
civile libanaise, refusons et dénonçons le
déplacement forcé des populations vivant au
Sud Liban.
Nous dénonçons l’injonction faite par
Israël à nos concitoyens des villes et villages
du sud à fuir leurs domiciles sous peine d’y
mourir sous les bombes.
Nous n’acceptons pas la sommation par tracts à
« s’éloigner des zones de combats ».
Nous ne tolérons pas qu’Israël invoque
ces somations pour se dédouaner ensuite des crimes
perpétrés par son armée. Nul ne peut
être forcé à fuir de là où
il vit sous peine d’y être tué. Qu’une
telle intimation soit perçue et admise comme la bienveillante
humanité du gouvernement Israélien envers
les Libanais est inacceptable. Qu’elle serve en outre
à acquitter a posteriori Israël de sa responsabilité
dans les massacres de civils est intolérable.
Face à la destruction imminente et annoncée
d’autres villes et villages du sud, nous appelons
à être solidaires des habitants qui, par leur
choix de rester, résistent.
Par cet appel, nous nous engageons a nous rendre auprès
d’eux, en convois citoyens vers les villes et villages
du sud, afin de leur manifester pleinement notre solidarité
et d’affirmer notre refus de la politique d’anéantissement
conduite en ce moment par Israël.
Par cet appel:
- Nous vous enjoignons aussi à dénoncer les
déplacements forcés,
- A défendre le droit des habitants du sud à
vivre chez eux
- Et vous joindre a nos convois
Nous vous invitons a signer la declaration suivante:
Nous, citoyens du monde, affirmons notre refus de la politique
d'aneantissement israelienne des villes et villages du sud
Liban et du massacre de leurs habitants. Nous temoignerons,
par notre presence directe a leurs cotes, de notre solidarite
concrete avec eux.
Pour signer cette appel, envoyez votre signature a l'addresse
suivante: convois.citoyens.sud.liban@gmail.com
14/08/06 - Plusieurs milliers de manifestants devant la
Maison Blanche
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés
samedi devant la Maison Blanche à l'appel d'organisations
arabes et musulmanes américaines pour crier leur
soutien au Liban et leur opposition aux opérations
menées par Israël avec le soutien américain.
"Israël hors du Liban, maintenant !", scande
la foule, brandissant des pancartes estampillées
"l'occupation est un crime", a constaté
une journaliste de l'AFP. Un chiffre de participation n'était
pas disponible auprès de la police ou des organisateurs.
Plusieurs organisations dont la coalition antidiscrimination
"ANSWER" et la Société musulmane
américaine (Muslim American Society) étaient
à l'origine de ce rassemblement "pour arrêter
la guerre contre le Liban et la Palestine".
Des musulmans arabes, parfois d'origine libanaise, de nombreux
Indiens mais aussi des Américains sans attache musulmane
ni orientale ont écouté une dizaine d'orateurs
crier leur colère à la tribune. "Les
massacres et génocides contre les Palestinens doivent
cesser", affirme au micro Esam Omesh, président
de la Muslim American Society. "Allah Akbar" (Dieu
est grand), ponctue la foule.
Il est très applaudi lorsqu'il adresse "un message
à George W. Bush", le président américain,
l'enjoignant à "cesser d'appeler l'islam, un
fascisme islamique".
Parmi les auditeurs, Mehboob Husain, Indien, est venu avec
sa femme et ses deux filles nées Américaines,
par "solidarité envers les Palestiniens et les
Libanais". Un peu plus loin, Monica, Polonaise d'une
vingtaine d'années, a les larmes aux yeux lorsqu'elle
évoque cette guerre "ridicule".
Des jeunes arborent des T-shirts "I love Beirut"
ou "Free Palestine". Hussein Ajrouch, jeune Américain
d'origine libanaise, se dit "en colère en tant
que citoyen américain de ce que fait (son) pays avec
l'argent de (ses) impôts". Avec quatre amis,
il est venu protester "contre l'agression d'Israël".
Abdullah, qui se dit "à moitié Libanais"
et qui a adopté un nom musulman, est venu du Michigan
(nord) avec neuf camarades pour "soutenir le Liban
et dénoncer les meurtres".
Jean et Mickael, un couple de pacifistes américains
aux cheveux blancs, déjà contre la guerre
du Vietnam dans les années 1970, sont parmi la foule.
"Nous protestons contre ce qui se passe dans notre
pays qui est devenu un pays agresseur et occupant".
Source : AFP, 12 août 2006
Quelques rendez-vous réguliers
pour le Liban
Tous les jours - Beyrouth
Sit-in avec bougies sur la place des Martyrs à 20h
Tous les jours - Paris
Sit-in permanent au Trocadéro de 18h à 20h
Tous les jours - Paris
Sit-in permanent sur la place de la Sorbonne de 16h30 à
20h
Tous les jours - Bruxelles
Devant le Parlement européen
Tous les jours - Toulouse
Sit-in ouvert (Point de présence pour information
et sensibilisation) tous les jours de 19h30 à 21h
Place du Capitole
Tous les dimanches - Madrid
Sit-in devant l'ambassade israélienne à midi
Tous les lundis – Helsinki (Finlande)
17 heures, Musée des Arts contemporains Kiasma. Info
: http://www.pysayttakaasota.net/
Tous les lundis – Malmö (Suède)
18 heures, Möllevångstorget
Tous les mercredis – Dallas (Texas, USA)
(12 Noon) World People's Opinion (WPO) will be holding an
hour long vigil across the street from the Earl Cabel Federal
Building, on the corner of Griffin and Commerce.
Tous les jeudis - Palma de Mallorca (Espagne)
20 heures, Plaza de las Tortugas
Tous les jeudis – Madrid (Espagne)
20 heures, Plaza de Colon – Veillée aux bougies
et sit-in
Tous les jeudis – New York (USA)
19 h 30, Union square park south. http://www.lebanonvigils.com/
Tous les vendredis – Albuquerque (New Mexiso, USA)
Veillée le soir
14/08/06 - Commission internationale
sur les armes nouvelles – Un appel de chercheurs italiens
Par ANGELO BARACCA, PAOLA MANDUCA, MONICA ZOPPE, il manifesto,
8 août 2006. Original : http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/08-Agosto-2006/art16.html.
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio, merci
à Ariane Monneron, médecin ( CNRS) pour son
aide dans la terminologie médicale et scientifique.(Palestine13)
Les auteurs sont membres de l’association Scienziati
e scienziate contro la guerra (Scientifiques contre la guerre)
De nombreux témoignages ont désormais été
recueillis par des hôpitaux, témoins, artificiers,
journalistes, soulevant des doutes très graves sur
certains épisodes de l’offensive israélienne
actuelle au Liban et à Gaza. En plus de la dispersion
d’uranium appauvri, et des dommages écologiques
importants dus aux carburants et substances chimiques répandus
suite des bombardements d’usines et de dépôts,
les récits et les images qui montrent « des
symptômes étranges et inconnus » suscitent
une préoccupation particulière.
On parle de corps dont les tissus sont nécrosés
mais qui n’ont pas de blessures apparentes ; de corps
apparemment « rapetissés » ; de blessés
dont les jambes à moitié emportées
continuent à se nécroser malgré l’amputation,
et qui meurent ; des cas ont été décrits
de blessures internes comme celles provoquées par
une explosion, mais sans traces d’éclats ;
ou bien de cadavres noircis alors qu’ils ne sont pas
brûlés, ou d’autres qui avaient été
apparemment blessés mais ne semblent pas avoir saigné...
Tout cela suggère la possibilité que des
armes nouvelles aient été utilisées
: des armes à énergie directe, des agents
chimiques et biologiques, en une sorte d’expérimentation
macabre de guerre future dans laquelle on ne respecte rien
: ni règles internationales (de la convention de
Genève aux traités sur les armes chimiques
et biologiques), ni réfugiés, ni hôpitaux
et Croix-Rouge, sans parler des civils et de leur avenir,
de leurs enfants, de l’environnement, tellement empoisonné
qu’y vivre sera une condamnation.
Bien que les problèmes pour les peuples palestinien
et libanais soient nombreux et immédiats, ces observations
ne doivent pas laisser indifférents. Plusieurs appels
ont déjà été adressés
à et par des experts et chercheurs scientifiques
pour faire toute la lumière sur ces événements.
Nous avons décidé de répondre à
ces appels, en mettant à disposition nos expériences,
connaissances et compétences scientifiques.
Nous sommes en train de nous organiser pour apporter un
soutien aux institutions sanitaires libanaises et palestiniennes
qui demandent une aide et des vérifications. Nous
examinons tous les témoignages et les preuves déjà
recueillis, avec d’autres experts, pour formuler des
hypothèses d’enquête qui puissent être
soumises à vérification. Nous demandons une
intervention des institutions scientifiques qui nous représentent,
et qui ont le devoir d’être vigilants et d’intervenir
dans des cas comme celui-ci.
Nous soutenons la requête provenant de plusieurs
parties, et en particulier des médecins des zones
du conflit, pour que l’ONU constitue une commission
internationale et indépendante des gouvernements
pour vérifier sur le terrain les accusations d’usage
d’armes de nouveau type, et de destruction de masse,
par Israël dans le conflit actuel. Nous demandons avec
force que soient immédiatement déclenchées
des procédures pour garantir que les échantillons
biologiques prélevés sur les victimes soient
préservés dans les conditions adéquates
pour être examinés scientifiquement.
Nous demandons ainsi que cette commission internationale
ait accès à toutes les sources disponibles,
qu’elle soit opérationelle et respecte les
procédures de contrôle croisé par différents
laboratoires qui sont la règle dans la « science
civile », portant ainsi l’affaire devant les
autorités compétentes, y compris le tribunal
pour les droits de l’homme, et les cours de justice
internationale.
De notre côté, nous nous réunirons
le 25 août pour donner une forme opérationnelle
permettant l’examen de tous les éléments
disponibles jusque là, et élargir le groupe
de travail à d’autres experts. En tant que
personnes, en tant que chercheuses et chercheurs, nous mettons
à disposition tout ce que nous pouvons pour arriver
à la connaissance des faits, convaincus que la justice,
l’équité et la convivialité pacifique
entre les peuples ne peuvent être atteints que dans
le respect des règles que la communauté internationale
s’est données jusqu’à présent,
en ce qui concerne les comportements des parties en conflit.
Nous en demandons la vérification.
Samedi 12 août 2006 : Liban,
Palestine, Iraq solidarité !
Manifestez votre solidarité avec les peuples du Liban,
de Palestine et d'Iraq à l'occasion de la journée
internationale d'action contre l'agression, l'invasion et
les massacres commis par Israël, les USA et leurs alliés
!
Nous vous proposons quelques slogans à crier, à
chanter, à brandir sur des pancartes, à graffiter
sur les murs de vos quartiers.
HO-HO HO CHI MINH ! CHE-CHE GUEVARA ! NA-NA NASRALLAH !
HA-HA HANIYA !
BUSH - BLAIR - OLMERT SALAUDS !
LE PEUPLE DE L'IRAK VOUS BRISERA LES OS !
LE PEUPLE DU LIBAN AURA VOTRE PEAU !
LE PEUPLE DE PALESTINE VOUS JETTERA A L'EAU !
PERES - HALUTZ - OLMERT
VOUS VOUS PAYEZ NOTRE TETE
MAIS ÇA VA ÊTRE VOTRE FÊTE !
BUSH-BLAIR-OLMERT ASSASSINS !
CHIRAC -MERKEL-PRODI COMPLICES !
IRAK-LIBAN-PALESTINE
CONTRE L'AGRESSION
LA RESISTANCE EST LEGITIME !
AOUN - BERRY - HARIRI
LE LIBAN EST UNI !
NASRALLAH-SINIORA
LE LIBAN VAINCRA !
LE LIBAN UNI JAMAIS NE SERA VAINCU !
LIBAN - LIBAN
18 COMMUNAUTES - UN SEUL PEUPLE
CHRETIENS ET MUSULMANS
FORMENT UN SEUL LIBAN !
11/08/06 - FAUX COMPLOT À
LONDRES POUR JUSTIFIER LA GUERRE
Source : http://mai68.org/ag/1040.htm
> http://cronstadt.org/ag/1040.htm
> http://kalachnikov.org/ag/1040.htm
> http://www.chez.com/vlr/ag/1040.htm
Bonjour à toutes et à tous,
Comme la guerre impérialiste à Gaza et au
Liban est de plus en plus contestée, le pouvoir devait
inventer un truc pour la justifier afin d'essayer de casser
la mobilisation internationale du 12 aout. Aussi, peu avant
cette date, a-t-il mis en scène le "complot
de Londres", destiné à rappeler d'autres
attentats et notamment celui du 7 juillet 2005 à
Londres :
http://mai68.org/ag/845.htm
Voici un autre exemple d'attentat dont nous devons nous
rappeler. Il a eu lieu à Bombay, pile la veille de
l'attaque d'Israël contre le Liban :
http://mai68.org/ag/1021.htm
Mais, pour le prétendu "complot islamiste"
soit-disant "déjoué" à Londres
le 10 aout 2006, le pouvoir n'a osé tuer personne
; car, en occident, trop de monde a compris le coup du terrorisme
d'État sous faux drapeau. En effet, dans un sondage
effectué en mai 2006, 42 % des Américains
doutent de la version officielle :
http://www.voltairenet.org/article139474.html
Et, dans un sondage encore plus récent puisque
datant du 3 aout 2006, un tiers des Américans pense
l’administration Bush impliquée dans les attentats
du 11 septembre :
http://www.voltairenet.org/article142781.html
D'ailleurs, ce prétendu "complot de Londres"
n'a pas l'air d'affoler beaucoup les Russes :
http://fr.rian.ru/russia/20060810/52490945.html
Quant à Alain Bauer, auteur du livre "L'énigme
Al-qaïda", il était le 10 aout 2006 invité
à France-Info où il s'est attaché à
minimiser le "complot de Londres" en nous parlant
des "méthodes de police anglo-saxonne"
où l'on infiltre divers groupes qu'on veut neutraliser,
et on les pousse à faire des attentats en leur donnant
des recettes et du matériel afin de les arrêter
au dernier moment. Il nous a juré ses grand dieux
qu'en fRANCE, la police ne faisait jamais cela ; ce qui
n'a bien entendu pas toujours été vrai ; mais,
il s'est bien gardé de nous le signaler. D'ailleurs,
il ne nous a pas dit non plus que parfois la police fait
en sorte que les groupes ainsi infiltrés et manipulés
commettent effectivement des attentats. Mais, le peu qu'il
nous a dit était tout de même intéressant.
Pour en savoir plus, vous pouvez toujours aller sur ce site
où j'ai appris tant de choses :
http://members.tripod.com/hlv-vlr
Que, pour justifier ses guerres impérialistes auprès
de la population, le pouvoir se soit senti obligé
de mettre en scène ce "complot de Londres"
peu avant la mobilisation internationale du 12 août
2006 (appel de Beyrouth), prouve que notre mobilisation
contre l'agression israélienne à Gaza et au
Liban est de plus en plus efficace : le pouvoir prend peur
! Donc, en nous mobilisant encore plus, nous pouvons gagner
! C'est pourquoi, il est très important d'aller à
la manif :
PARIS-LIBAN-PALESTINE MANIF SAMEDI
12 AOUT 15h00
> de la place DENFERT ROCHEREAU jusqu'à l'ASSEMBLÉE
NATIONALE
> Prévenez tout le monde par tous les moyens :
SMS, MSN, e-mails, téléphone etc.
Il y a une autre manif antiguerre le même jour à
Chatelet à 15h30, mais elle est moins radicale ;
et c'est bien sûr la plus radicale, celle de Denfert
Rochereau, que je vous appelle à soutenir. Voici
d'ailleurs son texte d'appel :
http://mai68.org/ag/1030.htm
Merci pour votre attention,
> Meilleures salutations,
> do
> http://mai68.org
Post-scriptum :
Je vous invite à regarder ce qu'est le Hezbollah
en cliquant au lien suivant :
http://mai68.org/ag/1036.htm
>
Maintenant que vous avez vu que le Hezbollah est avant
toute chose un mouvement de libération socialiste,
en référence à un slogan qui fut extrêmement
populaire dans les années 70, je vous propose le
slogan suivant pour la manif du 12 et pour les autres aussi
:
HO ! HO ! HO CHI-MINH !
CHE ! CHE ! GUE-VA-RA !
HA ! SAN NAS-RA-LLAH !
À scander, bien entendu, sur le modèle du
slogan originel de l'époque 70.
Un tel slogan a de multiples avantages...
Il dit bien qu'Hasan Nasrallah est un libérateur
socialiste avant d'être un musulman.
Il rappellera une autre époque aux anciens et leur
donnera l'envie de revenir en manif.
AUTRE PROPOSITION :
Comme slogan à crier en manif, ce que je propose
ci-dessous ne fonctionne pas vraiment car ça ne se
scande pas bien. Il faudrait trouver une autre phrase disant
la même chose. Mais, pour mettre sur une banderolle,
et peut-être même sur une banderolle de tête,
cela me paraît très convenable :
LE LIBAN A LE DROIT DE SE DÉFENDRE !
Je trouve qu'une énorme manif du 12 avec une telle
banderolle de tête et avec le slogan plus haut, cela
aurait une sacrée gueule. Ça ferait pas semblant
de marquer les esprits !
« Vingt-quatre ans après les massacres de
Sabra et Chatila et l'appel de Pierre-Vidal Naquet, nous
condamnons les attaques meurtrières de Tsahal et
demandons un cessez-le-feu immédiat au Liban. »
10/08/06 - Nous, Juifs contre les
frappes d'Israël
Par Raymond AUBRAC, Rony BRAUMAN, Rachel CHOUKROUN, Stéphane
HESSEL, Marcel-Francis KAHN, 9 août 2006
Voici vingt-quatre ans, Israël lançait au Liban
l'opération «Paix en Galilée»,
qui allait, par les bombardements terrestres et aériens,
faire des centaines de victimes civiles et qui devait aussi,
du fait de l'appui apporté par Israël à
ses supplétifs libanais, conduire aux massacres de
Sabra et Chatila.
C'est alors que, grâce à l'initiative de Pierre
Vidal-Naquet notamment , fut lancé un appel de cent
intellectuels juifs qui se désolidarisaient des soutiens
inconditionnels à l'opération menée
par Sharon et la condamnaient. Après les massacres,
un rassemblement devant l'ambassade d'Israël fut organisé
par le Comité des Juifs contre la guerre au Liban
pour exprimer sa colère. Vingt-quatre ans plus tard,
les successeurs de Sharon ont pris la relève. Ils
lancent sur le Liban des attaques meurtrières comme
celle de Cana, où les victimes sont surtout des femmes
et des enfants comme ce fut le cas dix ans plus tôt
au même endroit.
En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, après l'enlèvement
d'un soldat israélien, et prenant prétexte
du tir de roquettes artisanales, l'armée israélienne,
après son coup de force contre le gouvernement palestinien
démocratiquement élu, tire à l'arme
lourde avec, là encore, des dizaines de victimes,
dont la moitié sont des civils, femmes et enfants
compris, cela après avoir détruit les infrastructures
assurant un minimum vital aux populations.
Précisons-le : les soussignés ne sont des
inconditionnels ni du Hezbollah, ni du Hamas. Et nous avons
toujours condamné les attentats-suicides contre les
populations civiles israéliennes, tout comme nous
déplorons, aujourd'hui, que les Israéliens
soient victimes des missiles qui frappent le nord de leur
pays.
Mais quoi qu'on puisse penser du Hezbollah, l'attaque qu'il
a menée contre des soldats israéliens, dont
certains furent tués, et d'autres, enlevés,
a servi de prétexte au gouvernement israélien
pour mettre en application un plan qu'il avait déjà
préparé longtemps à l'avance.
Et reviennent, comme toujours, les appels à l'union
sacrée et au soutien inconditionnel à Israël
lancés par les institutions qui prétendent
représenter la totalité des voix juives en
France. Cela non plus, nous ne pouvons l'accepter. Comme
en 1982, comme à de nombreuses reprises depuis, les
soussignés, Juives et Juifs, reprennent les termes
du dernier appel signé par Pierre Vidal-Naquet quelques
jours avant sa disparition : «Assez ! Trop, c'est
trop !» Il faut un cessez-le-feu immédiat et
total, aussi bien au Liban qu'en Israël, en Cisjordanie
et à Gaza. Il faut l'ouverture de négociations
dont les premiers objectifs seront un échange de
prisonniers, le retour de la sécurité et de
conditions humaines pour toutes les populations concernées.
Nous demandons au gouvernement français et aux instances
européennes de défendre cette position qui
¬ avec la juste solution du problème palestinien
¬ est la seule capable d'éviter une extension
catastrophique du conflit.
Nous tenons, par ailleurs, à saluer nos amis israéliens
qui manifestent ¬ dans des conditions très difficiles
¬ contre la politique de leur propre Etat.
10/08/06 – Appel d’un
poète libanais
En vue d'un recueil collectif sur les massacres du Liban
que je prépare, je lance un appel aux poètes,
écrivains... de me faire parvenir des textes sur
le Liban; cette expérience fait suite à la
publication collective entreprise au lendemain de l'incendie
de la bibliothèque de Baghdad.
Khal Torabully, poète-réalisateur, France
<khal.torabully@googlemail.com>
Lettre à la femme libanaise
par Khal Torabully
Préambule ( courriel envoyé à Evelyne
Accad et Amira Issa) :
Ma soeur,
Aujourd'hui, une étudiante rencontrée à
Tripoli m'a écrit pour me
donner les résultats de ses examens, Elle s'appelle
Marwa, et elle
s'inquiétait de ses notes, et me demandais de prier
pour elle pour la
deuxième session. Miracle de la vie, non, miracle
de courage, non ?
Persister à oeuvrer pour la connaissance quand tout
est à feu et à
sang.
Inutile de te dire combien ce courage féminin m'a
bouleversé.
Elle est tout le symbole du Liban auquel nous devons nous
raccrocher,
désormais. Son acte puissant, admirable entre tous,
m'a inspiré ces propos :
Ma soeur...
Nos coeurs saignent devant ce carnage.
Mais nous resterons debout, car la barbarie qui triomphe
se retournera
contre elle-même. Je suis amoureux de la création,
et je sais que la
patience viendra à bout de l'ogre et de ses alliés.
Ma soeur libanaise...
Vous, femmes du Liban êtes d'une espèce précieuse,
rare, admirable.
C'est vous qui gardez l'humanité en éveil
en moi, alors que j'avais
cru la perdre au seuil de la bibliothèque de Bagdad,
incendiée par les
barbares.
Vous avez la force exemplaire de la vie, et le désir
inextinguible de
pousser les ruines pour la récupératon du
passé dans l'élan de
l'avenir. Vous releverez le Liban pour nous, car en vous
se concentre
le peu d'humanité qui reste en ce monde des marchands
et des fous
sanguinaires. Je ne doute pas un seul instant de votre génie.
Restez pour nous ces exemples frissonnants de l'abnégation,
du courage,
de la lutte, du temps à traverser, afin que l'espoir
soit encore
présent en ce monde régressif.
Vous avez cette lourde responsabilité, et nulle
au monde ne peut mieux
la porter que vous. Je vous quémande cette oeuvre
vitale, car dans ma
souffrance, vous êtes ma consolation. Je sais, pour
vous avoir
connues, que vous aimez le savoir. Mieux, la connaissance,
sans
cloison de quelque sorte.
Vous êtes amoureuses du livre. Vous respirez la poésie
essentielle.
Vous écrivez, vous lisez, vous analysez. Et vous
transmettez la beauté
au coeur même des souffrances de la géopolitique
froide, inexpugnable.
Vous savez garder la grâce dans l'anéantissement
passager.
Vous êtes pilier de Baalbeck, dôme de Tripoli,
sang de Cana.
Vous êtes le Liban.
L'élan fort de la tendresse humaine.
Vous êtes nos mères, nos soeurs, nos compagnes
quand le pays est
dévasté par les lâchetés assassines.
Vous êtes notre dignité.
Je ne dirai pas, par respect pour vos mères et vos
ancêtres, que la
lutte vient de commencer. Non, elle se poursuit, car vous
avez
traversé des siècles entre boucliers et agressions,
entre meurtres et
passions.
C'est à vous de garder l'unité de ce pays,
ne vous laissez pas diviser.
Vous êtes notre conscience fine, et vous empêcherez
que l'assassin
profite de vos faiblesses politiques.
Vous êtes debout, et le monde authentique, ou ce
qu'il en reste, vous
admire.
Nous sommes avec vous, et c'est cela notre pâle participation
à cette
tâche à accomplir.
Je te sais proche de tes soeurs, Marwa. Tu es Evelyne,
Amira, Ezza.
Tu es une profonde lueur d'espoir dans cette nuit atroce.
Berce le Liban, il a besoin de tes bras.
Pensée encore debout devant l'indicible.
Pour le Liban,
Pour toi.
Khal Torabully
PS : Lis ce texte, diffuse le auprès de tous les
Libanais, afin
qu'ils sachent qu'ils sont aimés des poètes.
10/08/06 - Les députés turcs désertent
le groupe d'amitié turco-israélien (il était
temps !)
La majorité des députés turcs ont démissionné
du groupe parlementaire
d'amitié turco-israélien pour protester contre
les offensives menées par
Israël dans les territoires palestiniens et au Liban,
ont indiqué lundi des
sources au parlement.
215 des 263 membres du groupe l'ont quitté depuis
le mois de juin, d'abord
pour protester contre les opérations israéliennes
contre les Palestiniens et
ensuite contre l'offensive de l'armée israélienne
au Liban, a-t-on précisé
de mêmes sources.
Sur les 215 démissionnaires, 124 sont membres du
Parti de la Justice et du
développement (AKP, issu de la mouvance islamiste)
du Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan et leur geste est avant tout symbolique,
a-t-on souligné de
même source.
Le groupe continue cependant de travailler car elle compte
encore 48
membres, dont six dirigeants.
La Turquie, pays musulman et laïque, est l'allié
principal d'Israël dans la
région depuis que les deux pays ont signé
un accord de coopération militaire
en 1996.
A l'instar de la communauté internationale, la Turquie
a condamné l'offensive israélienne au Liban
et un usage "disproportionné et aveugle"
de la force militaire.
Source : AFP, 8 août 2006
10/08/06
- Sidon (une chanson composée en 1984)
par Fabrizio De André
Traduit de l’italien par Marcel Charbonnier,
membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour
la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette
traduction est en Copyleft.
Nous ne savons pas, à l’heure qu’il
est, si le bombardement annoncé de Sidon (Saïda,
au Liban) sera plus ou moins stoppé par la nouvelle
d’un prochain vote du Conseil de Sécurité
de l’ONU en vue d’une trêve. Nous espérons
que ce sera le cas. Que ce poème mis en chanson (en
dialecte génois et en italien) serve d’ores
et déjà d’avertissement. Il s’agit
de la chanson « Sidon », composée (en
collaboration avec Mauro Pagani) et enregistrée dans
l’album « Creuza de mä » par Fabrizio
de André, en 1984. Il en a lui-même commenté
ainsi les paroles :
« Sidon est cette ville libanaise qui nous a offert,
en plus des lettres de l’alphabet, l’invention
du verre. Je me la suis imaginée, après l’attaque
des troupes du général Sharon, qu’elle
a subie en 1982, sous les traits d’un homme arabe
d’âge moyen, sale, désespéré,
pauvre certainement, qui tient dans ses bras son propre
enfant réduit en charpie par les chenille d’un
char. (…) La ‘petite mort’ à laquelle
je fais allusion à la fin de cette chanson ne doit
pas être confondue de manière simpliste avec
la mort d’un petit enfant. Elle doit bien plutôt
être comprise comme la mort civile et culturelle d’un
petit pays : le Liban, cette Phénicie qui, en dépit
de sa discrétion, a sans doute été
la plus importante pourvoyeuse de la civilisation méditerranéenne.
»
U mæ ninin u mæ
u mæ
lerfe grasse au su
d'amë d'amë
tûmù duçe benignu
de teu muaè
spremmûu 'nta maccaia
de staë de staë
e oua grûmmu de sangue ouëge
e denti de laete
e i euggi di surdatti chen arraggë
cu'a scciûmma a a bucca cacciuéi de baë
a scurrï a gente cumme selvaggin-a
finch'u sangue sarvaegu nu gh'à smurtau a qué
e doppu u feru in gua i feri d'ä prixún
e 'nte ferie a semensa velenusa d'ä depurtaziún
perchè de nostru da a cianûa a u meü
nu peua ciû cresce ni ærbu ni spica ni figgeü
ciao mæ 'nin l'eredítaë
l'è ascusa
'nte sta çittaë
ch'a brûxa ch'a brûxa
inta seia che chin-a
e in stu gran ciaeu de feugu
pe a teu morte piccin-a.
= = = = = = = = =
Mon enfant, mon petit,
Mon tout-petit,
Avec tes lèvres luisantes, au soleil,
Luisantes de miel. Oui, de miel.
Tumeur douce et bénigne
De ta mère,
Pressée dans la touffeur humide
De l’été. Oui, de l’été.
Désormais caillot de sang : oreilles
Et dents de lait.
Et ces yeux des soldats, ces chiens enragés,
La bave aux lèvres, ces chasseurs d’agneaux,
Poursuivant les braves gens comme du gibier,
Tant que leur rasade de sang agreste ne leur a pas fait
passer l’envie.
Et, après le fer de la lame sous la gorge, les fers
de la prison,
Et, dans les plaies, la semence vénéneuse
de la déportation.
Afin que, chez nous, depuis la plaine jusqu’au môle
du port,
Oui, chez nous,
Ne puisse plus pousser nul arbre, nul épi, nul enfant.
Adieu, mon enfant, notre héritage
Est caché,
Dans cette ville,
Qui brûle. Oui, qui brûle,
Dans le soir qui descend.
Dans cette grande illumination de feu,
Honorant
Ta petite mort.
07/08/06
– Dans la nuit assassine
Par Fady Noun, L’Orient-Le Jour, Beyrouth,
7 août 2006
Au-dessus de la ville endormie,
Les étoiles veillent, nombreuses,
Un avion à moteur franchit le ciel,
Dans la nuit assassine.
Encore un pont qui tient debout,
À la face des bombes ennemies.
Des portières qui claquent, une voiture qui s’éloigne,
Encore une famille qui a choisi de partir.
Nous sommes tous des ponts dans la nuit,
Des ponts qui relient le jour au jour,
Des ponts attendant le point du jour ;
Nous irons continuer nos vies ailleurs.
Pas de lumière, de ce côté du monde,
La guerre a tout éteint, tout endormi.
Quelque part, un enfant vient au monde,
Dont le père est sur le point de partir.
Quelque part, un homme se barbouille le visage
Pour ne pas refléter le clair de lune,
Il arme son fusil d’assaut et sort pour tuer
Ou mourir. C’est sa dernière nuit sur terre.
Le jour se lève sur Beyrouth,
Après une nouvelle nuit de mystère,
Une nouvelle nuit de vacarme au loin,
Une nouvelle nuit de silence.
Le jour étale ses couleurs,
Un rossignol réveille la nature,
J’ai veillé au sommet de cette nuit,
Dont je redescends pour dormir.
Le jour se lève sur Beyrouth,
Les abeilles bourdonnent et butinent.
C’est bien, nos enfants goûteront cette année,
Du miel fabriqué au Liban.
Source : http://www.lorientlejour.com/page.aspx?page=article&id=319349
07/08/06-Multiplication des manifestations
de soutien au Liban dans le monde
Les manifestations de soutien au Liban, d’hostilité
à l’agression israélienne et de revendication
d’un cessez-le-feu immédiat se sont poursuivies
tout le long du week-end et continueront aujourd’hui
dans plusieurs pays du monde.
Amnesty International a appelé à un cessez-le-feu
au Liban lors de veillées organisées dans
au moins 22 pays. Les pays où ont été
organisées ces veillées, outre Israël
et le Liban, sont l’Italie, la Belgique, l’Espagne,
la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Slovaquie,
la Slovénie, la Turquie, les États-Unis, le
Venezuela, le Chili, la Sierra Leone, le Mali, le Népal,
l’Inde, Hong Kong, Taïwan, la Corée du
Sud et l’Australie.
« Le coût humain de ce conflit est trop élevé,
a déclaré Irène Khan, la secrétaire
générale du groupe. Nous exigeons que la communauté
internationale appelle à un cessez-le-feu immédiat.
»
Par ailleurs, quelque 1 500 personnes ont manifesté
à Paris, Lille (Nord) et Strasbourg (Nord-Est) pour
réclamer un cessez-le-feu au Liban et l’arrêt
des « massacres contre le peuple libanais ».
À Paris, ils étaient environ 400 sur l’esplanade
du Centre Georges Pompidou, à l’appel du collectif
des membres de la société civile libanaise
et du mouvement Amal en France, brandissant des drapeaux
libanais et palestiniens. Quelque 200 à 300 personnes,
suivant les estimations de la police et des organisateurs,
se sont également rassemblées place du Capitole,
à Toulouse, pour une soirée de solidarité
avec le peuple libanais.
À Casablanca, entre 20 000 et 30 000 personnes, selon
les estimations des journalistes sur place, ont manifesté
hier pour réclamer l’arrêt du «
bain de sang » au Liban. Les manifestants scandaient
des slogans condamnant Israël et les États-Unis,
et « la passivité » des régimes
arabes.
Londres a également été le théâtre
d’une manifestation qui a rassemblé entre 20
000 manifestants, selon la police, et 100 000, selon les
organisateurs, sans incident notable. Les manifestants demandaient
un cessez-le-feu au Liban et dénonçaient la
politique du Premier ministre Tony Blair. Une longue série
d’interventions d’élus dissidents du
Parti travailliste de Blair ou de membres de la société
civile devant le Parlement a clôturé la manifestation
qui a duré quatre heures.
Enfin, près de 8 000 personnes selon la police, 18
000 selon les organisateurs, ont manifesté dimanche
dans le centre de Bruxelles pour la paix au Liban.
Préparation de la manifestation
du 12 août à Paris
Face à la situation actuelle
au Liban et en Palestine occupée préparons ensemble la manifestation
du 12 août. Réunion le mardi 8 août à 19h au CICP 21 ter
rue voltaire paris 11(Métro rue des boulets). Réunion ouverte.
Soyons nombreux !!! MANIFESTATION SAMEDI 12 AOUT 2006 15h
de la place DENFERT ROCHEREAU jusquà lASSEMBLEE NATIONALE
Contact tel : 06 20 69 36 30 /justicepalestine@yahoo.fr
Signataires : Associations membres du Mouvement de Soutien
à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) : Mouvement
Justice pour la Palestine, Comité palestinien pour le droit
au retour - section France, Niort pour la Palestine, Saint-Ouen
Solidarité Palestine, ISM France, Nanterre Palestine, Enfants
de la Palestine, Association SolidariP Et avec la participation
de : Association des Palestiniens en France, Collectif pour
la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Resoci (Garges
- Sarcelles), Association Jafra (Bagnolet)
05/08/06 -
Montpellier : Georges Frêche a convié Tsahal à Montpellier
Danse et Hélène Mandroux est allée en Israël exprimer sa
« solidarité »
Voilà une publicité dont Montpellier
Danse se serait bien passé ! Samedi soir, le spectacle d'ouverture
du festival était assuré par la compagnie israélienne Batsheva,
dont deux autres spectacles sont programmés cette année.
Visiblement inspiré par cette présence d'artistes israéliens,
Georges Frêche, président de la communauté d'agglomération
de Montpellier (et aussi président du conseil régional du
Languedoc-Roussillon), a comparé sa ville à «un poste avancé
de Tsahal», l'armée israélienne. Selon le quotidien Midi
libre, ces propos, prononcés lors du dîner de gala qui a
suivi le spectacle, auraient conduit le chorégraphe français
Boris Charmatz à «ostensiblement quitter les lieux, avec
toute son équipe». ?(?.) L'amour de Georges Frêche pour
l'Etat hébreu n'est pas nouveau : l'homme siège depuis des
années à la vice-présidence de l'Association France-Israël,
connue pour son soutien sans réserve à toutes les politiques
menées par tous les gouvernements successifs israéliens.
» Et en pleine offensive de l'armée israélienne, alors que
le Liban et Gaza étaient sous les bombardements et que les
civils libanais et palestiniens mouraient par centaines
sous les bombes, Hélène Mandroux, Maire de Montpellier a
jugé bon d'aller en Israêl à Tibériade pour exprimer sa
solidarité avec la ville. Pierre DAUM , Libération, 27 juin
2006
05/08/06 -
En Mauritanie, les nouveaux-nés sappellent Nasrallah : Le
secret de la popularité du leader du Hezbollah
Source : http://fr.rian.ru/analysis/20060731/52084978.html
Cet article a été
préparé par linternet-rédaction www.rian.ru sur la base
de linformation de RIA Novosti et dautres sources.
La cote de popularité du leader
du mouvement chiite libanais Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah,
monte de jour en jour.
Par exemple, en Mauritanie, dans
le nord-ouest de lAfrique, sa popularité est bel et bien
inédite. Comme le rapporte le quotidien "Al-Quds Al-Arabi,
le nom de Nasrallah y est donné de plus en plus souvent
à des nouveau-nés, on voit les portraits du cheikh dans
toutes les rues de Nouakchott - la capitale - et les photos
du leader du Hezbollah sy vendent pratiquement à tous les
carrefours.
Nombreux sont les Mauritaniens
qui sont sincèrement persuadés que Hassan Nasrallah est
même mentionné dans le Coran sacré. Pour lattester, limam
de lune des mosquées de Nouakchott, Sidi Salem uld Cheikh,
cite les mots de la 110ème sourate (verset) du Coran qui
commence par : "Si la victoire dAllah vient".
La "victoire dAllah" se prononce en arabe comme
"nasr Allah". "Navez-vous pas entendu "si
la victoire dAllah vient"? Et voilà que cette victoire
est venue. Cest Hassan Nasrallah", déclare limam.
"Les Palestiniens qualifient
le leader du mouvement Hezbollah, Nasrallah, de héros de
la lutte contre Israël", a titré samedi dernier le
"Houston Chronicle". Après la prière de vendredi
dans lune des mosquées centrales de Ramallah, des centaines
de personnes y sont descendues dans les rues, brandissant
des portraits de Nasrallah. Une nouvelle chanson a été spécialement
composée en son honneur. "Nasrallah, nous sommes avec
toi", scandaient les manifestants, faisant écho au
tube enregistré sur une bande magnétique. "Nasrallah,
nous sommes tes soldats. Hezbollah bien aimé, écrase Tel-Aviv",
chantaient les Palestiniens exaltés.
Et que dire du Liban, pays "natal"
du Hezbollah? Environ 70% des Libanais justifient lenlèvement
de soldats israéliens le 12 juillet dernier, indique lagence
"Bloomberg". Le conflit libano-israélien a déjà
coûté la vie à 400 Libanais, alors quenviron 800.000 citoyens
du Liban sont devenus réfugiés. Quoi quil en soit, les Libanais
naccusent de rien Hassan Nasrallah.
Nagla, mère de quatre fils, parle
avec fierté de ses enfants qui sont restés au Sud-Liban.
"Ils sont tous du Hezbollah, dit-elle. Et ils vont
combattre jusquau bout contre lAmérique et Israël. Je ne
crains pas quils périssent. Sils périssent, ils deviendront
"shahids" et se retrouveront directement au paradis.
Et sil le faut, je mettrai dautres enfants au monde. Je
suis encore jeune. Si le Cheikh Nasrallah le dit, je serai
prête à tout et même à lui donner mes propres fils",
affirme-t-elle, citée par lédition russe de "Newsweek".
"Et que voulez-vous?, demande,
interloquée, Hanna Anbar, éditrice du quotidien anglophone
libanais "Daily Star", dont la rédaction se situe
à Gemmayze, le quartier chrétien de Beyrouth. Même les chrétiens,
sils ne soutiennent pas directement le Hezbollah, le respectent
au moins car ils sont persuadés que cest justement le Hezbollah
qui avait chassé les Israéliens du Liban (en 2000). Le gouvernement
ne peut rien faire, alors que le Hezbollah résiste quand
même".
"Mon peuple ne trahira jamais
le cheikh Nasrallah", a déclaré dans une interview
au journal "Al-Shark Al-Awsat" le président libanais,
Emile Lahoud. Très peu nombreux sont aujourdhui ceux au
Liban qui se permettent de critiquer Hassan Nasrallah. Du
moins à haute voix, en public. Cela est considéré comme
indécent au moment où des avions israéliens larguent des
bombes sur le quartier chiite de Beyrouth et détruisent
linfrastructure libanaise.
Mais quest-qui distingue donc
Hassan Nasrallah dautres politiques arabes en général, et
libanais en particulier? Le fait quil a gagné la guerre
contre Israël. Qui plus est, dans cette guerre, il a perdu
lun de ses fils. Cela lui donne un poids politique dont
les autres leaders arabes sont privés.
Hadi, fils aîné des quatre enfants
de Hassan Nasrallah de sa femme Fatima, avait été tué le
12 septembre 1997 lors dun accrochage avec des soldats israéliens
de lunité délite "Egoz" des forces spéciales.
Ignorant lidentité de leur victime, les Israéliens en avaient
emporté le corps dans lespoir de pouvoir léchanger contre
celui de leur compatriote, tué une semaine avant. Hassan
Nasrallah avait alors refusé de négocier sur le retour du
corps de son fils sans le distinguer des autres combattants
tombés sur le champ de bataille pour un but sacré.
A signaler que le leader du Hezbollah
a mérité sa réputation dhomme modeste. Ainsi, il a ordonné
denlever tous ses portraits dans les quartiers sud de Beyrouth
pour les remplacer par ceux qui étaient tombés sur les champs
de bataille.
Fiche technique : Le Hezbollah
est un mouvement islamiste chiite à tendance radicale au
Liban. Le nom du mouvement se traduit littéralement de larabe
comme le "Parti dAllah" (terme coranique, antipode
du "Parti de Satan", cest-à-dire des ennemis de
lislam). Selon la classification du département dEtat américain,
le Hezbollah figure sur la liste des organisations terroristes
les plus dangereuses.
Le Hezbollah est né au début
des années 80, en tant que cercle détude de lexpérience
de la révolution iranienne. Lidéologie de cette organisation
est une sorte damalgame du fondamentalisme islamique et
des idées socialistes. Sous sa forme actuelle, le mouvement
Hezbollah existe depuis 1982, cest-à-dire depuis linvasion
israélienne du Liban. A lépoque, le Hezbollah a associé
les groupes et organisations chiites qui partageaient les
idées de layatollah Khomeiny, leader de la révolution iranienne.
Il sagissait avant tout de son intransigeance face au "régime
sioniste" (Israël) et de sa ferme volonté de mener
contre lEtat hébreu une lutte armée jusquà la "complète
libération de la Palestine".
Depuis 1992, le Hezbollah est
dirigé par son secrétaire général, cheikh Hassan Nasrallah.
A son arrivée au pouvoir, le Hezbollah sest mis à opérer
dans deux directions. Au Sud-Liban, le mouvement a constitué
la force majeure menant une lutte armée contre Israël. Sur
la scène politique à lintérieur même du Liban, le Hezbollah
sest transformé en une sorte de système existant parallèlement
au régime libanais officiel, cest-à-dire en organisation
civile qui devient de plus en plus influente sur le plan
politique.
Le Hezbollah réserve une attention
toute particulière au développement de la sphère sociale.
Lorganisation a dores et déjà construit au Liban des écoles,
des crèches, des hôpitaux et des cliniques. Le Hezbollah
y a même ouvert des grandes surfaces. Bien plus, le mouvement
soutient les familles de ses commandos et dispense des soins
médicaux bon marché. Les études dans les écoles du Hezbollah
coûtent beaucoup moins cher que dans les écoles publiques.
Des bourses sont accordées aux démunis. Dans les programmes
détudes, une attention particulière est réservée à la langue
arabe, à lislam et à la culture chiite. Quoi quil en soit,
ni langlais ni les sciences exactes ny sont négligés. A
signaler que bien des parents non-chiites préfèrent que
leurs enfants fréquentent justement les écoles du Hezbollah
qui sont réputées pour leur haut niveau denseignement.
04/08/06 - Le
Liban brûle - Un appel de cinéastes et d'intellectuels.
Après plus de deux semaines de bombardements israéliens,
le bilan est de plus de 800 morts et 2 000 blessés. 800
000 personnes ont quitté leurs maisons et sont devenues
des réfugiés. Le peuple libanais est pris en otage sur son
sol en violation de toutes les conventions internationales.
Parallèlement, la destruction de toutes les infrastructures
(routes, ponts, centrales électriques,
aéroports et ports...) et institutions de la République
libanaise (armée, défense civile,
Croix-Rouge...) augure d'une très grave crise économique
et sociale.
Face à une situation humanitaire catastrophique, nous, cinéastes,
intellectuels et artistes
libanais demandons l'arrêt de la violence et exigeons un
cessez-le-feu immédiat !
Nous lançons un appel à la communauté internationale et
particulièrement au peuple français, à ses
cinéastes, à ses intellectuels, à ses artistes, afin de
faire pression sur ses représentants
politiques et exiger le respect des résolutions des Nations
unies sans exception et surtout le
respect des droits de l'homme. C'est un cri, un appel pour
la défense de la République et de la
nation libanaise, message et symbole de pluralité et de
diversité. Votre mobilisation, votre
signature, comptent.
Pour consulter la liste complète des signataires et/ou signer
: www.neabeyrouth.org
Parmi les cinéastes, artistes, intellectuels français ou
francophones qui ont déjà signé cet appel
:
Catherine Almeras, Santiago Amigorena, Danielle Arbid, Nabil
Ayouch, Abed Azrié, Dominique
Barnaud, Jean Becker, Christian Benedetti, Jacob Berger,
Simone Bitton, Bertrand Bonello, Eric
Bulot, Dominique Cabrera, Patrice Carré, Samuel Churin,
Gérald Collas, Jean-Louis Comolli, Vincent
Dieutre, Karim Dridi, Marie-Pierre Duhamel-Muller, Denis
Freyd, Philippe Fusellier, Eugène Green,
Alain Guiraudie, Joanna Hadjithomas, Khalil Joreige, Lodge
Kerrigan, Nicolas Klotz, Sébastien
Laudenbach, Ginette Lavigne, Jean-Pierre Limosin, Jean-Pierre
Llédo, Olivier Megaton, Agnès
Merlet, Marie-José Mondzain, Yousry Nasrallah, F.-J. Ossang,
Mariana Otero, Laurence Petit-Jouvet,
Nelly Quettier, Chantal Richard, Christophe Ruggia, Claire
Simon, Eyal Sivan, David Thion, Pascal
Thomas, Jean-Pierre Thorn, Marie-Claude Treilhou, Johanna
Vaude, Vanina Vignal, Akram Zaatari.
Rassemblement contre la barbarie
israélienne à Lima au Pérou ce 3 août 2006
Un appel de Yassin Kaoud, secrétaire de la fédération palestinienne
du Pérou :
SUMASE A LA MARCHA CONTRA EL TERRORISMO ISRAELÍ
ESTE JUEVES 3 DE AGOSTO A LAS 3.30 PM EN LA PLAZA SAN MARTÍN,
OTRO PUNTO DE CONCENTRACIÓN PLAZA
BÉLGICA A LAS 4PM CUADRA 1 DE LA AV. AREQUIPA.
LUCHA DE EXISTENCIA Y IDENTIDAD
TODOS CONTRA LA BARBARIE ISRAELÍ
TODOS CONTRA EL ACERO Y EL FUEGO ISRAELÍ, QUE APUNTA SIN
FALLAR A LOS NIÑOS PALESTINOS Y
LIBANESES, POR QUE SABEN QUE SON EL FUTURO DE ESTAS NACIONES.
POR ESO TODOS TENEMOS EL DEBER DE
SER LA VOZ DE LA VÍCTIMA QUE RECHAZA LA MUERTE. HOY SON
ELLOS, MAÑANA PODEMOS SER NOSOTROS.
YASSIN KAOUD, SECRETARIO DE LA FEDERACIÓN PALESTINA DEL
PERÚ.
Vient de paraître :
Le numéro 2/août 2006 de La République de Canaan, Lettre
libre bilingue d'information, d'analyse et de débat sur
la guerre israélo-palestinienne, le sionisme et l'antisionisme.
Pour la recevoir, écrire à canaanrepublic@yahoo.fr
SOMMAIRE BI
Initiative 100% israélienne - LES BOMBARDEMENTS QUOTIDIENS
ISRAÉLIENS À GAZA SONT LA CAUSE DE LA GUERRE. C'EST UNE
GUERRE GLOBALE DE RECOLONISATION par Michel Warschawski
, 18 juillet 2006 - Pr
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