Palestine, miroir du monde


Les RV de l'activisme pro-palestinien
La Palestine a plus que jamais besoin de nous tous !
Meetings, manifs, rencontres, publications, débats, initiatives : envoyez vos infos à redactionquibla@yahoo.fr

 

Rassemblements pour la Palestine
> Lyon, 3 juillet, 18 h 30, Place des Terreaux, à l'appel du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
> Paris 5 jullet, 18 h 30, près de l'ambassade d'Israël en France, Rond-point des Champs Elysées ­ métro Franklin Roosevelt (ligne n° 1)


PALESTINE LE DROIT A LA RESISTANCE


Nos associations apportent leur soutien aux résistants palestiniens de Gaza pour leur action audacieuse contre l'armée coloniale d'occupation. Face à l'indifférence d'une opinion mondiale soumise à la propagande des gouvernements acteurs de l'embargo imposé à la population palestinienne, cette action met à nu les man¦uvres visant à accréditer une nouvelle fois la fable d'une « paix possible » sans respect des droits des Palestiniens. Aux proclamations menaçantes succèdent les actes des dirigeants sionistes qui révèlent le vrai projet de l'Etat colonial : détruire tout esprit de résistance chez les Palestiniens pour les contraindre à accepter de renoncer à leurs droits historiques.
L'armée coloniale israélienne arrête chaque nuit des dizaines de militants palestiniens dont 8 ministres du gouvernement et 20 députés élus démocratiquement. Il y a aujourd'hui près de 10 000 otages palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Qui s'en soucie parmi les gouvernements des puissances mondiales ? Qui « mobilise sa diplomatie » pour parvenir à leur libération ? Qui « exerce d'intenses pressions » sur le gouvernement israélien pour qu'il mette un terme à ses crimes ? Qui des partis politiques et des syndicats en France mobilise contre la destruction de la Palestine ?

NOUS AVONS CHOISI NOTRE CAMP


Notre soutien va entièrement aux victimes palestiniennes des bombardements que l'armée israélienne dirige en toute connaissance de cause contre des zones habitées par les civils. Entre une famille détruite sur une plage et des soldats de l'armée coloniale atteints dans leur char blindé, il n'y a aucune symétrie possible. Le mouvement de solidarité doit choisir son camp : avec les Palestiniens qui refusent d'abdiquer et de collaborer à l'occupation de leurs terres et à la destruction de leur peuple. Nous sommes aux côtés de la résistance palestinienne, sans réserve ni condition, et appelons au boycott de l'Etat d'Israël.
Malgré la répression, les échecs et les trahisons, la lutte pour la libération de la Palestine se poursuivra tant que les revendications incontournables et non négociables du peuple palestinien ne sont pas prises en compte :
- fin de l'occupation et abolition du système colonial et raciste d'Israël
- application du droit au retour de tous les réfugiés expulsés depuis 1948
- autodétermination du peuple palestinien


En soutien avec la résistance du peuple palestinien nous appelons à un


RASSEMBLEMENT MERCREDI 5 JUILLET 2006
à 18H30 ­ près de l'ambassade d'Israël en France
Rond-point des Champs Elysées ­ métro Franklin Roosevelt (ligne n° 1)
Signataires : Association des Palestiniens en France, Comité palestinien pour le droit au retour (section France), Mouvement justice pour la Palestine, Saint Ouen Solidarité Palestine, Abnah Philistine (Enfants de Palestine), SolidariP, Nanterre Palestine.

 

01/07/06 - D'importants sites ouèbe israéliens piratés. Les hackers : « Vous tuez des Palestiniens, on vous pète vos serveurs ! »


par Gal Mor et Ehud Kinan, Yedioth Internet, 28 juin 2006. Original : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3268449,00.html

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.


[Plus de 750 sites ouèbe israéliens ont été piratés au cours de ces
dernières heures. Citons notamment : la banque Trésor du Soldat, l'hôpital
Rambam, et la centrale de vente de billets de voyage Globus Group.]

Un nombre sans précédent de sites ouèbe israéliens ont été piratés : des
centaines de sites ont été endommagés par des hackers au cours des dernières heures, à la suite de l'opération de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Les hackers appartiennent à un groupe marocain, la « Bande
Diabolique » (Evil Team), qui avait déjà été responsable de la plupart des atteintes aux sites internets en Israël, par le passé. Il s'agit là de l'attaque la plus vaste et la plus intense contre des sites israéliens de ces derbières années.
Une enquête menée par nos soins a montré que plus de 750 sites ouèbe
israéliens, spécialisés dans les domaines les plus variés, ont été fracturés
et endommagés, ces derniers jours. Parmi les plus éminents, citons la Banque du Trésor du Soldat, la Banque Hapoalim (mais pas sa page d'accueil), l'Hôpital Rambam, la Société pour la Culture et le Logement, BMW-Israël, Subaru-Israël, Jump modes, les ONG « Yedid », le site des jeunesses du parti Kadima et la centrale d'achat de billets de transport Globus Group. Beaucoup de ces sites n'ont toujours pas pu être réparés. Les Hackers ont laissé le message suivant : « Vous êtes en train de tuer des Palestiniens, alors : nous bousillons vos sites ! ». Très tôt à l'aube de mercredi dernier, l' armée israélienne a commencé son opération « Pluie d'été » à Gaza : des troupes ont pénétré dans le sud de la bande de Gaza, à proximité de l'endroit où le caporall Gilad Shavit a été enlevé.
L'aviation a détruit une centrale électrique, plongeant les quartiers de
Gaza dans l'obscurité. Trois ponts, au centre de Gaza, ont été détruits,
afin d'empêcher des déplacements du soldat kidnappé.
Beaucoup de sites ouèbe israéliens sont « hackés », à chaque jour qui passe ; il s'agit la plupart du temps de petits sites, ne disposant pas de l'information requise en matière de sécurité. Mais il en va très différemment avec les sites des grandes entreprises, qui disposent de parades adéquates contre ce genre d' attaques.


Les succès passés de Team Evil


Par le passé, l'Equipe Diabolique - Team Evil - a réussi à pénétrer dans plusieurs sites d'entreprises israéliennes de taille moyenne, mais très réputées. En avril, ses membres ont frappé des dizaines de sites, dont ceux du magasin pour enfants « Shilav », du supermarché « Blue Square » ou de McDonald's.
Son porte-parole nous avait déclaré : « Nous sommes un groupe de hackers marocains ; nous entrons par effraction dans des sites, en contribution à la résistance et à la guerre contre Israël. Nous attaquons des sites israéliens quotidiennement. C'est notre devoir. hacker n'est pas un crime. »
Un autre membre du groupe avait ajouté : « Nous voulons qu'Israël dépose les armes. Arrêtez d'assassiner des enfants, et nous cesserons de vous hacker !. »
Toujours d'après son porte-parole, les membres du groupe sont tous de jeunes Marocains, âgés de moins de vingt ans. L'augmentation du hacking des sites ouèbe à la suite d'opérations militaires est un phénomène bien connu, en Israël, comme dans le reste du monde. Une situation similaire avait été constatée avec des attaques contre des sites ouèbe tant israéliens que palestiniens, à partir de la deuxième journée de la seconde intifada, enconséquence d'opérations militaires israéliennes, à l'époque, à Gaza, ainsi qu'en Judée - Samarie [la Cisjordanie, en novlangue sioniste, NDT].

 

28/06/06 - Annulation de la conférence sur la sécurité en Suisse avec le général israélien Arditi - Succès de la riposte


Le Groupe Romand pour le Matériel de défense et de sécurité vient d'annuler sa première Convention d'affaires internationale sur "la sécurité publique" qui aurait dû avoir lieu le 29 juin au Centre Patronal à Paudex. Les divers Comités et Associations qui avaient dénoncé ce projet ne peuvent que se réjouir de cette annulation. Elle a été le résultat d'une série d'actions et de protestations qui ont fait éclater la vérité au grand jour. Il est réjouissant de constater que les parties concernées et la société civile sont prêtes à prendre leurs responsabilités.
En effet, cette réunion discrète mais néanmoins compromettante, soutenue par le Département vaudois du SELT (Service d'économie, du logement et du tourisme de l'Etat de Vaud) aurait voulu rester dans l'anonymat le plus complet, alors qu'elle concerne la population civile dans son ensemble. L'intervention à Paudex autant de Monsieur Regli que de Monsieur Arditi était éminemment politique. Ces deux représentants, l'un impliqué dans la scandaleuse collaboration militaire de la Suisse avec le régime de l'Apartheid d'Afrique du Sud et l'autre directeur du counter-terrorism bureau rattaché directement au bureau du Conseil National de Sécurité du gouvernement israélien violent par leurs pratiques les droits humains.
L'armée et les services sécuritaires israéliens commettent journellement des raids meurtriers dans les Territoires Palestiniens Occupés et des assassinats extrajudiciaires, détiennent en Israël de milliers de prisonniers politiques, étouffent des populations de villes et villages, construisent le Mur de séparation et d'annexion. Cette rencontre cautionnait les agissements illégaux de l'Etat d'Israël et aurait probablement permis de déboucher sur de nouveaux contrats entre l'armée israélienne et les entreprises suisses ou l'armée suisse.
Nous continuerons à demander aux institutions suisses et aux citoyens de renoncer à toute collaboration avec Israël, son armée ou toute entreprise ou institution israélienne qui participe ou soutient l'occupation, tant que l'Etat d'Israël n'applique pas le droit international et ne reconnaît pas les droits des Palestiniens. Nous nous opposerons avec la même vigueur à toute nouvelle rencontre, qui, sous le prétexte de lutte antiterroriste, entretient les complicités les plus douteuses. Dans cet esprit, nous poursuivrons notre action de veille citoyenne et d'informations au sujet d'Israël Palestine.
Source : Collectifs Urgence-Palestine Vaud, Genève, Nyon-La Côte, Neuchâtel, Association Suisse-Palestine, PASO (Bâle), GSSA Vaud, Genève

27/06/06 - Lettre ouverte au Conseil municipal de Toulouse : NE SOYEZ PAS COMPLICES!


par Adeeb MAHMOUD, porte-parole de l'Association des Palestiniens en France - Section Toulouse, 26 juin 2006
Dans la délibération No 16 (CM), la majorité municipale propose de répondre positivement à une demande de subvention de lassociation KEREN KAYEMETH LEISRAEL-K.K.L. La satisfaction de cette demande représente un précédent dangereux pour les raisons suivantes :
Cette association se présente en tant quassociation écologiste, ce qui est loin dêtre la vérité. Le KKL est un organisme crée en 1901 et qui gère depuis la création de lÉtat dIsraël la terre confisquée aux Palestiniens et pratique une politique discriminatoire à légard des Palestiniens citoyens dIsraël. Le K.K.L. participe activement -depuis 1967- à la politique dexpropriation, de colonisation et dannexion de terre en Palestine occupée.
Le KKL exploite lémotion dun crime barbare et abominable dont la victime est un jeune homme sans histoire, qui avait la vie devant lui. La mort de Ilan HALIMI ne doit pas être exploitée pour soutenir la politique dIsraël notamment à Jérusalem. La mort d'Ilan HALIMI doit nous rassembler TOUS pour combattre ensemble la barbarie ICI.
Le K.K.L. souhaite planter une forêt dans la couronne verte?au cur dIsraël. Soutenir cette initiative signifie que vous approuvez la thèse israélienne sur Jérusalem. Cette prise de position est contraire au droit international et aux principes de la diplomatie française. Somme-nous devant un tournant diplomatique sous la direction de Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY ?
Le gouvernement israélien utilise tous les moyens pour réduire la présence palestinienne à Jérusalem. Parmi ces moyens la création des espaces verts très souvent plantés sur des terres confisquées aux Palestiniens pour les empêcher de construire des logements ou de développer leur économie. Allez-vous cautionner cette politique ?
Travaillons ensemble pour une vraie paix juste et durable, respectueuse des droits et intérêts de deux peuples, pour que la ville de Jérusalem soit une ville ouverte, capitale spirituelle de tous les croyants et patrimoine protégé de toute lhumanité.
Je vous prie, Mesdames, Messieurs les conseillers, de croire à ma considération distinguée.

26/06/06 - Compte-rendu du rassemblement : Pas de Paix en Europe sans Justice en Palestine, Paris Fontaine des Innocents, samedi 24 juin 2006

par Ginette Hess Skandrani, pour les associations organisatrices*, 25 juin 2006

 

250 à 300 personnes étaient présentes devant la Fontaine des Innocents pendant un rassemblement très animé et haut en couleurs. D'autres ont passé, sont restés un moment et sont repartis.

Beaucoup de femmes, en hidjab ou les cheveux au vent, des jeunes, des vieux, une diversité des présents entre des Kanaks de passage, des Guadeloupéens co-organisateurs, des Arabes , des Musulmans ainsi que des Chrétiens et des Palestiniennes. La France, celle d'en bas, si chère à nos hommes politiques était bien présente. Deux grandes banderoles, bien visibles attiraient les passants : PALESTINE : UN SEUL ETAT POUR TOUS et IRAK-PALESTINE RESISTANCE, ainsi que de nombreux drapeaux palestiniens. De la musique, des chants palestiniens, des interventions diverses et variées ont ponctué cette après-midi. Tous ceux et celles qui l'ont voulu ont pu s'exprimer, donner leur avis sur les dernières exactions de Tsahal à Gaza, les alliances US-Israël -Europe, avec la collaboration des anciens dirigeants palestiniens pour essayer de couler le gouvernement légitime et légal ou encore, sur l'état des lieux de la faible mobilisation en France. Nous avons longuement débattu sur tous ces sujets. Des propositions de se retrouver afin de lancer un véritable mouvement anti-sioniste pour peser sur les élections de 2007 ont été reprises et discutées.

 

C'était une sorte d'Agora démocratique devant des milliers de passants étonnés et intéressés. Il y a eu quelques critiques d'une ou deux personnes un peu excitées à la vue des banderoles, les autres, très nombreux étaient assez favorables à notre présence.

 

Malgré le changement de lieu, place du Châtelet, déplacé par la Préfecture, sous prétexte que d'autres initiatives étaient prévues à cet endroit, nous avons assuré ce changement en faisant la navette entre les deux places. Notre rassemblement, critiqué, boycotté et décrié par certains groupes s'est bien tenu, dans le calme et a été riche des échanges et des discussions de tous ceux qui apportent un soutien réel aux Palestiniens, au gouvernement que ce peuple s'est choisi librement, à la résistance à l'occupation des terres.

Une table de presse proposait de la documentation, les différents manifestes édités par les associations : judéo-nazi d'Ariel Sharon, les neg'marrons, pour l'éradication du sionisme, négrophobie, ainsi que les bouquins de notre ami Israël Adam Shamir. Il faisait beau, l'ambiance était agréable. Les gens s'arrêtaient pour discuter, certains restaient, d'autres prenaient des tracts et laissaient leurs adresses. La Préfecture, toujours aussi sympa, nous avait collé entre des Turcs qui soutenaient leurs prisonniers et les femmes en noir. Les Turcs, d'un commun accord, se sont installés un peu plus loin. Les Femmes en noir étaient peu nombreuses.

Toutes les personnes présentes et celles qui étaient de passage nous ont demandé de reproduire cette expérience. Nous nous sommes donné rendez-vous en septembre afin de reproduire cette expérience tous les premiers samedis du mois. Ginette Hess Skandrani pour les associations ayant appelé à ce rassemblement.

 

*Collectif Cheikh Yassine, la Pierre et l'Olivier, l'AZLS, le CCTE, le CSJRCN, Entre la Plume et l'Enclume, l'APSEDPI, le Collectif Guantanamo.

 

Pour la Palestine - Appel du 18 juin 2006
Pas de paix en Europe sans justice en Palestine ! Non à la négation en temps réel des crimes contre l'humanité commis sous nos yeux ! Pour des droits humains pour tous les humains !
Grand Rassemblement à Paris, Fontaine des Innocents, samedi 24 juin 2006 à 15h

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Pour la Palestine - Appel du 18 juin 2006
Pas de paix en Europe sans justice en Palestine ! Non à la négation en temps réel des crimes contre l'humanité commis sous nos yeux ! Pour des droits humains pour tous les humains !


Grand Rassemblement à Paris, Fontaine des Innocents, samedi 24 juin 2006 à 15h


Palestine assiégée, terroristes en liberté. Sur la plage à Gaza, les familles servent de cible. Les femmes, les enfants, les civils désarmés ne sont plus que de la chair à missiles. Après Cheikh Yassine et Al Rantissi, l'Israël s'apprête à assassiner le Premier ministre Ismaïl Haniyeh et les autres représentants élus du Hamas. L'Israël organise la famine et la guerre civile entre organisations palestiniennes en appuyant ouvertement le Président Mahmoud Abbas, dont les troupes achèvent l'oeuvre de destruction entreprise par l'armée sioniste. Inutile pour Olmert d'ordonner de bombarder le Parlement palestinien, puisque le Fatah se charge d'y mettre le feu ! Les occupants veulent que le sang coule, ils attisent une guerre fratricide. En France, le mur invisible de l'apartheid se construit. Pour le cacher, on inaugure un "Mur des Justes" et on a le culot de le faire inaugurer par Ehud Olmert l'Injuste. Sarközy tend les bras à Ehud Olmert, tandis que Chirac ne sait sur quel pied danser. Le Pen, comme tous les principaux candidats à l'élection présidentielle, fait des avances à l'État sioniste, comme à chaque fois qu'une élection est en vue. La solution ne passe pas par ces gens-là !

En Guadeloupe, les comptes bancaires des ouvriers grévistes de plusieurs secteurs ainsi que ceux du Syndicat UGTG qui anime les luttes sont bloqués, afin de les affamer. Pourtant ils se battent pour le respect des conventions collectives violées par le patronat béké dont le modèle de société est l'Etat d'Israël...Comme c'est étrange...

En Kanaky (Nouvelle-Calédonie), les forces de répression se déchaînent contre les dockers en lutte avec tous les excès coloniaux habituels...

À Conakry, capitale de la Guinée, qui n'est qu'une néo-colonie française, dix lycéens sont assassinés le 12 juin par l'armée de Lansana Conté, dictateur au pouvoir depuis 22 ans, alors qu'ils manifestaient pour réclamer le droit de passer le bac, aux cris de « Le changement, c'est pour aujourd'hui ! »

A Paris, on interdit une manifestation de soutien à la Palestine, le 4 juin place Denfert-Rochereau [quibla.net/edito2006/edito2006-1.htm], pour être agréable aux milices fascistes paramilitaires juives, interdites dans tous les pays sauf en France. A Roissy, on rembarque de force des familles aux abois, pour les livrer aux représailles d'autres policiers. Répression et recul sur tous les acquis sociaux d'une part, réflexion bâillonnée d'autre part, encouragement systématique du mensonge.

Dans les tribunaux, les victimes sont traitées en criminels. Dans les prisons, les pratiques dégradantes et les tortures se multiplient. Les médias manipulent l'opinion pour pousser les gens à se dresser les uns contre les autres sur des bases ethniques ou "communautaires" : Arabes contre Juifs, Noirs contre Juifs, Laïcs contre Musulmans, Gaulois contre Les Autres, Africains contre Antillais, Noirs contre Arabes, Arméniens contre Turcs etc.

Diviser pour régner, en France comme en Palestine, c'est l'arme de guerre du terrorisme d'État. Il s'agit, pour les maîtres du fric, du sabre et du discours, de diviser la majorité silencieuse en un ramassis de minorités en guerre les unes contre les autres. Nous appelons à poursuivre la Résistance. C'est un devoir sacré. C'est un impératif incontournable.

Les Palestiniens résistent depuis 70 ans - depuis leur magnifique grève générale, commencée en mai 1936, en même temps que les grèves avec occupations d'usines en France. Une grève générale qui dura plus longtemps que le Front populaire en France et réprimée dans le sang par l'occupant britannique, aidé par les milices juives. Les occupants de la Palestine seront chassés comme les occupants de la France ont été chassés, et la France ne se laissera pas occuper par ceux qui soutiennent le terrorisme d'État des occupants de la Palestine.

Réparation de tous les crimes contre l'humanité ! Ce qui a été expérimenté avec l'exploitation concentrationnaire des Africains aux Amériques et qui s'est poursuivi en plein 20e siècle avec l'Apartheid en Afrique du Sud c'est ce que les défenseurs de l'État d'Israël veulent étendre à toute l'humanité. La Palestine est le miroir du monde. Son écrasement définitif serait une défaite pour toute l'humanité. Sa victoire sera partagée par toute l'humanité. L'esclavage revient, avec l'épuisement des ressources de la terre ! Traiter l'homme comme animal d'élevage et pure marchandise, c'est la logique du système. Et pour cela, le système ne peut pas se passer du terrorisme d'État. C'est même le seul secteur qu'il ne risque pas de privatiser. En conséquence, l'État "démocratique" perd ses beaux habits et révèle sa nudité : ce n'est qu'une bande de gens armés.

Grand Rassemblement à Paris, Fontaine des Innocents, samedi 24 juin 2006 à 15h

Par notre présence pacifique, tous et toutes ensemble exigeons la vérité et la justice ici comme en Palestine !

Premiers signataires :
Collectif Cheikh Yassine - La Pierre et l'Olivier - Alliance Zapatiste de Libération Sociale (AZLS) - Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe - Comité de Soutien à Joss Rovélas Contre la Négrophobie (CSJRCN) - Association Entre la Plume et l'Enclume - Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël - Collectif Guantanamo


Si vous voulez avoir des tracts à distribuer, appelez le 06 24 55 14 53

 

Appel du CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens), 14 juin 2006


Au vu de la situation plus qualarmante qui prévaut en Palestine et qui ne cesse de saggraver jour après jour, le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP) lance un appel durgence pour porter assistance à une population civile terriblement éprouvée. Je vous transmets ci-joint notre communiqué en date du 10 juin concernant notre action suite à ces événements tragiques.

Pour la Communauté internationale, le peuple palestinien ne souffre pas assez. Au poids écrasant de loccupation israélienne, vient sajouter la suspension brutale des aides étrangères qui représentaient pourtant un véritable facteur de stabilité.

A ce titre, la décision inique de lUnion européenne du 10 avril dernier heurte autant les consciences que les principes dits moraux. Une telle sanction nest pas sans poser des questions quant à la notion du respect de la dignité humaine. Lorsquon procède de la sorte, on ne souhaite quune seule chose : que sinstallent le chaos et lanarchie !

Comment peut-on rester insensible devant un drame aussi préoccupant que celui qui se déroule actuellement sous nos yeux ? Pourquoi une injustice aussi insensée ninspire-t-elle pas une réprobation ferme allant au-delà du simple apitoiement ? Pourquoi autant datteintes suscitent-elles si peu dintérêt ? Qui sempressera de nous répondre ?

Le CBSP na pas attendu que cette crise si prévisible survienne pour agir. Nous soutenons le peuple palestinien en toute circonstance. Durant ces derniers mois, nous avons alloué plus de 200 000 euros en terme de soutien de première urgence. Dans ces instants dintense détresse, la solidarité doit samplifier. « Sauvons des Vies ! Semons lEspoir », cest la devise qui marque au quotidien notre engagement. Elle est plus que jamais dactualité..."

 

Rassemblement contre le colloque « coopération technologique France-Israël » le 20 juin à Lyon

RASSEMBLEMENT MARDI 20 juin dès 19h, devant la Mairie du 6ème arrondissement 58 rue Bossuet 69006 Lyon (métro Foch)
Nous manifesterons pacifiquement contre le colloque « coopération technologique France-Israël » qui a lieu ce même jour à 20h à la salle du conseil de la Mairie du 6ème.
Tout le monde s'accorde à décrire une catastrophe humanitaire dans les territoires palestiniens, suite à la suspension de l'aide économique de l'Europe et à l'étranglement israélien (non reversement des taxes dues aux palestiniens, avancée du mur, impossibilité de se déplacer et de travailler).
Ces derniers jours la bande de Gaza est à feu et à sang. L'armée israélienne vient de se rendre coupable de crimes de guerres à l'égard de populations civiles.
Pendant ce temps d'autres commercent tranquillement et font la promotion du « business » avec Israël.
C'est le cas de la chambre de commerce France-Israël Rhône-Alpes qui organise la venue, le 20 juin, du Président européen d'« Israël Aircraft Industries ». Cette entreprise est tout simplement une entreprise d'armement israélienne.
Ainsi à l'heure où l'on affame et bombarde un peuple, notre ville de Lyon accueillerait un marchand d'armes, qui, entre deux petits fours, ferait la promotion des avions de combats et autre drones (avion sans pilote).
La nausée nous prend lorsque nous savons les dégâts que font les armes Israéliennes et notamment les avions qui frappent indistinctement les populations civiles et sèment la terreur.
La nausée nous prend lorsque l'on sait que quelques politiques (le Président de la chambre de commerce France Israël, Yvon Deschamps est par ailleurs détenteur de nombreuses responsabilités au Parti Socialiste et à la Ville de Lyon) s'acoquinent avec ceux qui promeuvent le commerce avec un Etat qui ne respecte aucun des droits internationaux.
Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
c/o Maison du Peuple. 147, avenue du Général Frère. 69 008 LYON
courriel : palestine69@wanadoo.fr ; site Internet : <http://collectif69palestine.free.fr/>

 


FÊTE DE LA MUSIQUE ! LILLE-NAPLOUSE-NAZARETH : CONCERT GRATUIT MERCREDI 21 JUIN 2006 À 12 H 45 dans la grande salle de lOpéra de Lille


MOUMKIN Avec la participation de 14 jeunes musiciens de Naplouse. Sous la direction artistique de François Deppe (ensemble Ictus), en collaboration avec Sarah Clénet, Fabienne Laumonier et Françoise Pelherbe.
VISIONS DE LAMEN (extraits) de Olivier Messiaen OEuvre pour deux pianos (1943). Avec Jean-Luc Plouvier et Jean-Luc Fafchamps, musiciens dIctus (ensemble en résidence à lOpéra de Lille).


GRANDE COLLECTE DINSTRUMENTS DE MUSIQUE
Mardi 20 juin de 18 H à 22 H
Mercredi 21 juin de 11 H 30 à 15 H
Donnez une deuxième vie à votre instrument de musique en loffrant à un jeune de Palestine, dIsraël, du Congo ou du Mozambique.
LOpéra de Lille, le Conservatoire de Lille, lorchestre national de lille, la Clef des Chants, lAtelier Lyrique de Tourcoing et Domaine Musiques mettent en place une grande collecte dinstruments demusiques au profit de Music Fund. Cette organisation humanitaire belge a pour but de favoriser lenseignement musical et dapporter un soutien matériel dans des pays en voie de développement et dans des zones de conflit.

 

"Nous sommes les enfants du camp", en tournée dans toute la France et en Belgique


Le centre culturel Al-Rowwad - Camp d'Aïda / Bethléem - présente la piéce de théatre "Nous sommes les enfants du camp"
14 enfants venus de Palestine racontent à travers cette pièce l'histoire des réfugiés du camp d'Aïda de la Nakba à nos jours..
5 jeunes musiciens de Naplouse viendront présenter la musique traditionnelle palestinienne

Dates en région parisienne :
15 juin 2006 à Sarcelles 19h30 - MJC Sarcelles Salle Pablo Neruda
16 juin 2006 à St Denis (la plaine) 20h00 - Théatre La belle étoile (14, rue st just 93210 LA PLAINE ST DENIS
25 juin 2006 à Paris 17h00 - Théatre de l'Epée de Bois (75012)
27 juin à Genevilliers, 20h30 - Maison du développement culturel (16 rue Julien Mocquard)

Réservation et infos 06.14.62.68.40 et http://www.amis-alrowwad.org (autres dates partout en france!)

JUIN
14 : Arrivée de Amman par Air France, à ROISSY, autour de midi. 14h00-16h00 : Reception des enfants et des familles accueillantes Salle paroissiale du 6 rue St Luc 75018
15 : Spectacle à la MJC de Sarcelles
16 : Paris Jolie Môme (St Denis)
18-19 : Soissons Journée du 19 juin à Reims.
20-24 : Belgique
20 : Tournai/Mouscron
21 : Namur
22 : Bruxelles
23 : Liège
25-28 : Paris Epée de Bois le 25, Gennevilliers le 27, Juvisy le 28
29-30 : Chartres


JUILLET
1-2 : Le Mans
3-4 : Poitier
4-6 : Cenon (Bordeaux)
7-8 : Brive-la-Gaillarde (spectacle le 7 au soir à Brive, détente le 8 en Dordogne).
9-10 : Clermont-Ferrand
10 : hébergement collectif à St Amant Roche Sevine
11 départ vers Vaulx en Velin
11-14 : Lyon (Vaulx en Velin le 11, Givors le 13, déjeuner à St Jean de Toulas le 14)
15-16 : Montélimar
17-18 : Aubagne
19-23 : Briançon
25 : Nice
26 et 27 : Marseille
28 et 29 : Avignon
30-31 : Les Corbières
Départ le 1er août vers Paris.

 

14/06/06 - L’autre Appel : affrétons un nouvel Exodus vers Gaza Beach !


par Jean-Paul Delpuech, 13 juin 2006.
L’auteur est un militant altermondialiste à différents titres au sein de 14 associations, dont ATTAC, les Casques bleus citoyens et le Collectif mâconnais pour une paix juste au Proche-Orient.

Visitez son blog ! http://jeanpaul.over-blog.com/.

On peut le contacter à l’adresse suivante jean_pauldelpuech@hotmail.com

Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d’Israël se suivent et se ressemblent.

Depuis des décennies ils ne sont que les émanations politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et les conséquences de leurs décisions sont comptabilisables en un épais registre d’une horreur absolue.

Dernièrement encore, stationnée comme d’habitude dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs, la marine de la force d’occupation israélienne, Tsahal, (l’armée la plus morale du monde !) a reçu l’ordre de bombarder, à vue, toute une famille qui pique-niquait sur le sable.

Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille assise terrifiée au milieu de tous les siens décimés. Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions d’hommes de femmes et d’enfants qui, depuis 1948, ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette terre maudite d’être trop sainte.

Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés, et qu’ils se perdent encore dans l’absolution d’une énième enquête diligentée mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés par de « fumeuses » explications?

Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne a observé une trêve difficile, car durant ce même laps de temps l’occupant a fauché des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils ou lors d’assassinats dits ciblés sur des résistants.

Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes de l’histoire de nos mémoires, nos dirigeants européens furent hier les généreux donateurs d’un pays colonisé qui ne leur appartenait pas, mettant un terme à l’errance d’une partie de tout un peuple sans terre et provoquant l’exode forcé d’une grande partie de tout un autre, en amorçant la spirale d’une inouïe violence.

Leur partage d’alors est remodelé depuis, chaque jour, par la « Démocratie » arborée crânement du nouvel occupant sioniste, expansionniste et ségrégationniste.

Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent constater horrifié qu’au si proche orient, sur toutes les parcelles des territoires occupés par des centaines de milliers de colons armés et de soudards en uniformes les victimes d’hier se sont transformées en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous le triple blindage de l’icône d’Auschwitz, d’un formidable arsenal militaire et nucléaire, (le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère états -unien.

En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner la guerre contre cette violence unilatérale des puissants sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre cette lâcheté et cette apathie qui nous font honteusement taire et détourner les yeux.

Tous les dirigeants de la communauté européenne font aujourd’hui chorus, et pression par tous les moyens, pour exiger du gouvernement palestinien qu’il reconnaisse l’État d’Israël.

Mais qui s’est levé pour exiger une réciprocité pourtant si évidente et élémentaire ?

Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet occupant inventeur d’une démocratie raciste qui, au vu et au su du monde dit civilisé accroît sans cesse son territoire en implantant par la force brutale ses colonies sur des terres volées puis délimitées par le tracé fou d’un mur de béton de 9m de haut courant sur des centaines de kilomètres ? A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus et éviter, chez l’agresseur, un proche et prévisible Massada ?

Le mot de la fin a-t-il été déjà dit lors de ce dernier tir d’obus?

L’espérance d’une Paix pérenne doit-elle à jamais disparaître ?

Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de cause et vous dis que rien n’est jamais définitivement perdu pour l’avènement d’un Proche Orient plus serein.

Car la Palestine n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent sans relâche à son chevet dans des missions civiles que chez les opposants Israéliens eux-mêmes, qui déploient sur place des trésors de courage et d’inventivité généreuse. La Palestine sait qu’elle peut faire bloc avec tous les hommes et femmes libres qui défendent contre vents et marée une idée récurrente de la conscience universelle. Ces multitudes agissantes représentent la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer, ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine, c'est-à-dire l’irréductible humain.

Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux, les majorités des peuples exigent en ce point nodal fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution du conflit, tant ils savent bien que la réponse à leurs problèmes, quels qu’ils soient, passe nécessairement par la résolution de celui-ci.

Ainsi, cent casques bleus de l’ONU, appuyés par une autre centaine d’observateurs casques bleus citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de Jérusalem, et déclencher là une véritable dynamique de paix.

Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et de 18 nationalités différentes se regrouper en une caravane revendiquant partout sur son passage l’application du droit international !

Partis le 5 de la cour d’honneur du Parlement Européen de Strasbourg à destination de Jérusalem par la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont d’Allenby si chargé d’images d’exodes. Sur ce poste frontière israélien illégal puisque installé sur une terre palestinienne, 110 des nôtres furent trompés, battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports rayés de la mention « interdits d’entrée ». Dés le lendemain, par d’autres moyens et en un autre poste frontière illégal, je réussis à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers. Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés est déjà l’objet de tous les témoignages des internationaux que vous pouvez rencontrer à l’occasion de leurs retours, témoins précieux et courageux que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d’associations se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.

Moi, jean-paul delpuech, citoyen Européen ordinaire né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire, invite toutes les associations et organisations, toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et forts de leurs bonnes volontés, qu’ils soient athées, juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en rapport avec moi, afin d’affréter un nouvel Exodus allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes, au large de Gaza Beach, à prendre de facto le risque de leurs corps dans un probable arraisonnement révélant une fois encore aux yeux du monde la vraie nature de cette belliqueuse démocratie, et par dessus tout de débarquer, pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé, et réinventer ensemble un espoir, celui de deux nations cohabitant côte à côte de façon plus paisible et équitable, ou celui d’un seul État laïc et démocratique, où juifs, musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits, seraient soumis aux mêmes devoirs .

Un homme, une femme dans chaque département européen se portant volontaires à mes côtés pour cette nouvelle épopée, plus une poignée de l’immense diaspora palestinienne interdite de retour, voilà 2006 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons, de prouver à nos dirigeants que les sociétés civiles palestiniennes, israéliennes et européennes peuvent s’écouter, et s’entendre.

Nous l’avons fait hier à Sarajevo et ailleurs, nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.

Quoiqu’il arrive, la flamme de la légitime résistance palestinienne ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

 

14/06/06 - NON A L'INSTAURATION MONDIALE DU RACISME LÉGAL ET DU DROIT DE GÉNOCIDE


Les sionistes veulent criminaliser en Europe la dénonciation du
génocide des Palestiniens et du racisme israélien.
Le pouvoir sioniste européen veut en automne 2006 faire adopter
par le Parlement européen un texte assimilant toute critique envers
l'État d'Israël à de l'antisémitisme.
Ce qui se passe en Palestine est un génocide
La colonie sioniste nommée « État d'Israël » installée par la force en
Palestine occupée, a deux fondations : le racisme et le droit de
génocide
......


Ce texte est suivi d'un exemple de lettre type à envoyer aux
députés européens, avec les adresses de ces députés, postales et électroniques.
Lire le fichier. <http://www.aredam.net/eumc-racisme-genocide-parlement-europeen.html

 

12/06/06 - Que faire ?


C'est la question que tout le monde se pose, après le massacre de Gaza et à la veille de la visite pour le moins provocatrice d'Ehud Olmert à Paris, où il aura le culot insensé d'inaugurer le "mur des justes" du Mémorial de la Shoah, dans le Marais. Voici les plus récents éléments d'information et de réflexion qui nous sont parvenus.

À lire
1 - Déclaration du porte-parole du Ministère français des Affaires étrangères du 9 juin 2006
2 - Déclaration de l'Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS)
3 - Appel à un rassemblement sur l'esplanade des Invalides le mercredi 14 juin 2006 à 18 h 30
4 - Appel au boycott, aux désinvestissements et aux sanctions : lettre ouverte de Jamal Juma aux militants européens
5 - « Où sont les protestations de nos politiques de tous bords ? Espèrent-ils vraiment que nous allons donner nos voix aux complices de ces crimes ?» par CAPJPO-EuroPalestine
6 - "Merci de votre soutien : il nous est précieux", par Youssef HAJI, en direct de DARNA à Naplouse
7 - France-Palestine - 1936-2006 : 70 ans de résistance - Apprendre des défaites, par l'AZLS

 

Visite d'Ehud Olmert en France


1 - Déclaration du porte-parole du Ministère français des Affaires étrangères du 9 juin 2006


Le Premier ministre d'Israël, M. Ehoud Olmert, effectuera une visite officielle en France le mercredi 14 et le jeudi 15 juin 2006. M. Jacques Chirac, président de la République, recevra M. Olmert pour un entretien suivi d'un déjeuner le 14 juin à 12h15. M. Olmert aura par ailleurs une série d'entretiens avec le Premier ministre, M. Dominique de Villepin, le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, et le président du Sénat, M. Christian Poncelet.

Le Premier ministre israélien participera également à l'inauguration du mur de l'allée des Justes du mémorial de la Shoah en présence du Premier ministre et du maire de Paris. M. Olmert honorera de sa présence le dîner offert par M. Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, en présence du Premier ministre, en l'honneur de la Fondation France-Israël. Cette fondation permettra d'explorer des pistes innovantes et créatives afin d'approfondir le partenariat entre la France et Israël dans tous les domaines. Ses efforts devraient porter particulièrement sur les échanges entre les sociétés civiles.

Cette visite se situe dans le prolongement des rencontres de haut niveau qui ont marqué les relations entre la France et Israël depuis la visite d'Etat à Paris du président Katsav en février 2004, celle de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en juillet 2005 et l'inauguration de la Saison culturelle française à Tel Aviv par le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy le 17 mai dernier. Elle permettra de réaffirmer l'amitié profonde entre la France et Israël, entre les peuples français et israélien.

Cette visite témoigne également de la volonté des deux pays de poursuivre leur dialogue sur les questions d'intérêt commun, qu'elles portent sur les relations bilatérales, sur l'évolution du Proche-Orient ou sur les grands enjeux de la paix et de la sécurité internationale.

Ces entretiens seront en particulier l'occasion d'évoquer la question israélo-palestinienne à un moment capital. A cet égard, une communauté de vues existe entre nos deux pays sur l'objectif de deux Etats vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Pour y parvenir, la France est convaincue que la seule voie vers la paix réside dans une solution négociée avec les Palestiniens dans le cadre de la Feuille de route. Elle présentera cette vision au Premier ministre israélien et l'assurera de sa détermination à apporter tout son soutien et celui de l'Union européenne.

2 - Déclaration de l'Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS)


Terrorisme de l'Etat israélien : le fruit de l'impunité et du silence international
En bombardant une plage de Gaza, Israël a montré une fois de plus que les valeurs dont se drape la prétendue « seule démocratie du Proche-Orient » sont tachées du sang des palestiniens innocents. Au moins dix morts civils, dont une famille entière déchiquetée par les obus qui se sont abattus alors qu'ils pique-niquaient sur la plage. Plusieurs dizaines de blessés, dont plusieurs sont actuellement entre la vie et la mort.
Cette manifestation du terrorisme d'Etat israélien est le paroxysme d'une série d'exactions commises sans la moindre condamnation internationale. La victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes a servi de prétexte au silence de ceux qui prétendent encore être les arbitres du « conflit israélo-palestinien » :
Union Européenne, Etats-Unis, Organisation des Nations Unies.
Un massacre au service de l'unilatéralisme israélien
Faisant suite à une série d'exécutions sommaires, ce massacre n'est pas un accident. Le navire qui a fait feu était à quelques centaines de mètres de la plage (voir la vidéo sur www.palpress.ps/arabic/adv/). Il marque la volonté délibérée d'un Etat israélien libre de toute contrainte internationale de faire échouer le processus
démocratique palestinien. En effet, le référendum sur le document des prisonniers, voulu par le président Mahmoud Abbas, est rejeté par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui ne souhaite pas laisser se développer un possible consensus palestinien autour du droit international.
Le projet israélien de « paix unilatérale » (sic) ne peut s'accommoder de pa rtenaires palestiniens légitimes et audibles, du président Mahmoud Abbas ou du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.
Il s'agit donc pour Israël de déborder le premier en poussant le Hamas à rompre une trêve à sens unique observée depuis plus d'un an.
Les porteurs de la démocratisation de la région laissent faire, montrant l' hypocrisie de ce projet qui dissocie le droit de voter de celui de choisir. Ils renforcent ainsi notre révolte de Palestiniens, nous qui sentons de plus en plus durement le racisme de la logique du choc des civilisations.

Après la suspension des aides, la visite d'Olmert : vers une complicité active de la France ?
A l'asphyxie de l'occupation s'ajoute la suspension des taxes dues par Israël à l'Autorité Nationale Palestinienne, ainsi que la suspension des aides internationales. La France, après avoir participé au chantage européen contre la démocratie palestinienne, a inauguré la « semaine de l'amitié franco- israélienne », qui a coûté au contribuable près d'1 million d'euros. Si les dirigeants démocratiquement élus du Hamas y sont interdits de visa, la France s'apprête à accueillir avec les
honneurs le Premier ministre israélien Ehud Olmert. Ce dernier entend faire valider par les Européens, après l'adoubement reçu à Washington, son plan unilatéral qui vise à annexer plus de la moitié de la Cisjordanie, dont Jérusalem/Al Qods, les meilleures terres, l'immense majorité des colonies et la Vallée du Jourdain, rendant impossible toute paix entre Palestiniens et Israéliens. Face à la consolidation par Israël d'un système raciste et colonial, en un mot de l'Apartheid, les dirigeants de la France doivent faire barrage, et à défaut, le peuple doit s'exprimer massivement pour le respect du droit international. Le droit est le seul langage commun en mesure de rompre la logique meurtrière du choc des civilisations.


La GUPS, Union Générale des Etudiants de Palestine, demande à Jacques Chirac de faire savoir à Ehud Olmert les exigences des Palestiniens et de ceux qui défendent leurs droits :


- Droit au retour des réfugiés palestiniens
- Fin de l'occupation israélienne
- Démantèlement de toutes les colonies et du Mur de l'Apartheid
- Un Etat palestinien, Jérusalem/Al Qods capitale
- Libération de tous les prisonniers palestiniens
- Des sanctions contre Israël tant qu'Israël viole le droit international


MASSACRES EN PALESTINE : L'IMPUNITE D'ISRAËL SE PAYE EN VIES INNOCENTES


GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine
Site : www.gupsfrance.org /

Courriel : gupsparis@gmail.com
Cette fillette de six ans est la dernière survivante de la famille Ghalya. Son père, sa mère et ses 5 frères et soeurs, âgés de 18 mois à 17 ans, ont été tués par les obus israéliens.

3 - Appel à un rassemblement sur l'Esplanade des Invalides le mercredi 14 juin 2006 à 18 h 30


Les organisations suivantes appellent à un rassemblement «pour dénoncer les massacres israéliens à Gaza, l'étranglement du peuple palestinien par nos dirigeants, et la réception en France, cette semaine, du premier ministre israélien, Ehud Olmert» :
GUPS, LCR, PCF, LDH, le MRAP, AFPS, l'UJFP, CCIPPP, Femmes en Noir, CAPJPO-EuroPalestine.
Mercredi 14 juin, à partir de 18h30, Esplanade des Invalides, devant le Ministère des Affaires Etrangères, Métro/RER Invalides (Lignes 8, 13, C)


4 - Appel au boycott, aux désinvestissements et aux sanctions : lettre ouverte aux militants européens


Jamal Juma, Coordinateur de la Campagne palestinienne contre le Mur d'Apartheid, lance un appel solennel aux militants européens qui hésitent encore à réclamer des sanctions contre Israël et notamment son boycott, seule manière de faire pression sur un Etat qui, loin de chercher la paix, multiplie les crimes pour s'approprier toujours davantage de terres, au mépris de toutes les lois.

Cher Amis,

De récents développements nous ont incité à écrire cette lettre pour aborder quelques questions qui persistent au sein du débat européen au sujet de la solidarité avec les Palestiniens et la Palestine.

Tout d'abord, nous souhaitons préciser que le but de cette lettre est de plaider pour que la vérité sans voile trouve un espace et d'assurer une coopération ouverte entre tous les acteurs impliqués dans le soutien au peuple palestinien.

Elle souligne des questions non résolues pour encourager la discussion et en finir avec l'actuelle impasse du conflit interne à la solidarité européenne.

Après trois années de travail avec les groupes de soutien et le mouvement social en Europe, nous voudrions attirer votre attention sur quelques points qui ont périodiquement empêché le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) européen d'avancer.

Des discussions internes ont eu lieu sur la nature de l'Apartheid en Israël et les trois manières possibles de l'isoler : le boycott, le désinvestissement et les sanctions.

Cela a détourné l'énergie des militants du réel objectif : mettre une pression concrète et efficace sur Israël pour libérer la Palestine.

Nous avons fait l'expérience de ce que j'appellerais "une crise de compréhension" parmi certains éléments de la solidarité européenne, non seulement mais en particulier au sujet de la Palestine.

Ceci s'est accentué avec la décision de la Cour Internationale de Justice de 2004 et lors de l'appel déterminé pour une campagne globale de BDS de la part des Palestiniens, émis d'abord par la Campagne puis relancé dans un appel unitaire palestinien pour le premier anniversaire de la décision de la CIJ.

La seule et unique relation entre notre cause et l'Europe tient à son rôle dans la création de notre oppression. Elle tient dans les relations entre l'Europe et Israël, comme fruit du colonialisme et de l'injustice subie par les Juifs en Europe et est à l'origine de l'engagement européen dans la création d'un Etat juif au c¦ur du Moyen-Orient, un engagement clair en faveur de sa création, de son maintien et de son avenir.

Ceci a permis deux dynamiques principales :

1. permettre à cet Etat de fonctionner en tant que tel au-dessus des lois internationales. Un Etat sur lequel personne n'ose effectuer la moindre pression pour qu'il applique les lois, les conventions internationales et les résolutions de l'ONU qui garantissent nos droits.

2. limiter le pouvoir des mouvements et organismes qui souhaitent dénoncer ou prendre position contre les crimes de cet Etat. Le lobby sioniste vise à fixer les limites de toute critique ou action qui pourraient être entreprises par des gens comme vous, honnêtes et courageux, qui essaient de lutter contre les crimes de l'occupation, nos catastrophes (les unes après les autres, 1948, 1967, 1982 et le Mur de l'Apartheid), et pour l'application de plus de cent résolutions de l'ONU, conventions internationales et, dernièrement, la décision de la Cour Internationale de Justice.

Et c'est ainsi que même quelques-uns des plus radicaux ou éloquents des avocats des droits de l'homme, de la démocratie et de l'égalité évitent de demander comment le sionisme peut prétendre à la démocratie pour un Etat construit sur la terre palestinienne et qui maintient systématiquement la suprématie des Juifs sur les Palestiniens vivant là et nient le droit au retour pour 6 millions de réfugiés.

On peut l'appeler une "question complexe". Pourtant nos droits ne sont pas complexes mais évidents, alors que les complicités complexes avec Israël forgent le système de pouvoir qui oppresse notre peuple.

Eviter de donner des réponses claires à des questions gênantes n'aide pas et ne sert qu'à dissimuler les racines de notre oppression.

Notre lutte et notre peuple ne sont pas constitués que des territoires palestiniens occupés depuis 1967. Ils comprennent les Palestiniens de 1948 qui, depuis 58 ans, sont supposés devenir des Israéliens avec une citoyenneté israélienne de seconde classe ou disparaître. Ils souffrent du racisme d'Etat institutionnalisé et de la colonisation de leur terre. Ils sont soumis à une discrimination intense à travers une myriade de réglementations et de lois, et sont sans cesse menacés d'être expulsés de leur terre.

Je mentionne juste deux des dernières mesures prises : la judaïsation à grande vitesse de la Galilée et du Négev et la décision récente des tribunaux israéliens validant la loi raciste qui empêche la réunification familiale entre les Palestiniens de 67 et de 48.

De plus, vous avez certainement eu connaissance des appels de nombreux dirigeants israéliens de renom préconisant de se débarrasser du "Triangle", à l'ouest de la Ligne Verte, dans le nord de la Cisjordanie parce que trop de Palestiniens y vivent.

Vous n'avez peut-être pas entendu les déclarations d'un professeur de l'Université Bar Ilan, sur Al Jazeera il y a quelques jours, répondant à une question de Raji Sourani sur l'élaboration des lois internationales, et lui disant qu'il devrait rentrer chez lui au Liban (Sour est une ville libanaise), son pays d'origine d'après ce professeur.

Il a continué en déclarant : "Vous, derrière le mur, vous recherchez des certificats pour obtenir 99 femmes au paradis ; nous, nous recherchons des certificats et des diplômes universitaires".

Mais vous avez certainement entendu parler des 250.000 réfugiés palestiniens de 1948 vivant sur leurs terres. Beaucoup d'entre eux vivent à moins d'un kilomètre de leurs biens et ne peuvent pas revenir dans leurs maisons. Et enfin, notre peuple est composé des 6 millions de réfugiés éparpillés à travers le monde.

Confiscation des terres et des ressources aquifères ; ghettoïsation des communautés palestiniennes ; création de deux réseaux routiers différents pour les colons et les Palestiniens ; assassinats quotidiens de Palestiniens ; démolitions de maisons ; femmes qui avortent aux check-points ; enfants pris pour cible et tués dans les écoles ; 12 communautés actuellement condamnées à l'expulsion (la plupart coincées entre des colonies ou entre le Mur et la Ligne Verte) en préparation du plan Kadima ; nettoyage ethnique systématique à Jérusalem et 120.000 jérusalémites isolés de leur ville et menacés de perdre leur droit de résidence dans la ville.

Voilà la réalité des Palestiniens en Cisjordanie.

D'un autre côté, les colons peuvent prendre nos terres sans qu'aucune loi ne les en empêche. Des terres palestiniennes sont quotidiennement confisquées pour l'extension des colonies, de nombreux Palestiniens sont tués par les colons et aucun de ces criminels n'a jamais eu affaire à la justice pour ses crimes. Les soldats tuent des milliers de Palestiniens ; beaucoup d'entre eux sont des enfants. Aucun de ces criminels n'a jamais été emprisonné.

Est-ce que cela ne vous rappelle pas ce qui se passait en Afrique du Sud ?

Est-ce que ce n'est pas du racisme, de la discrimination et de l'apartheid ?

Est-ce que cela ne mérite pas boycott et isolement ?

Je pense que vous connaissez ces faits. Ce n'est qu'un rappel pour tout ceux qui veulent discuter du caractère ou non raciste colonial et d'apartheid de l'Etat, ou ceux qui veulent que nous l'oubliions. C'est un Etat raciste qui pratique l'apartheid.

Personne ne nous convaincra qu'Israël est un Etat démocratique. De même que nous nous ne cesserons de croire et d'affirmer que notre lutte est dirigée contre le sionisme, idéologie et politique raciste à l'origine de nos catastrophes.

Depuis les dernières élections, notre peuple subit les sanctions imposées par l'occupation et le monde occidental, et nous constatons les résultats sur le terrain. Des sanctions qui nous rappellent celles qu'a subi le peuple irakien. Elles sont présentées au monde comme des outils pour arrêter le Hamas (peut-être même "pour le bien" des Palestiniens), tentative visant à pousser les Palestiniens à rendre le Hamas responsable de la famine.

En réalité, elles visent à créer les conditions adéquates pour que le "Plan de Convergence" soit accepté et mis en application par les Palestiniens eux-mêmes. Implicitement ou explicitement, le plan est supposé recevoir le soutien des Etats-Unis et des gouvernements européens. Néanmoins, il constitue une violation avérée de la loi internationale, de toutes les résolutions des Nations-Unies, de la décision de la Cour Internationale de Justice et de nos droits humains fondamentaux. Il écarte tous les principes palestiniens pour lesquels nous nous sommes sacrifiés et avons lutté depuis 1929.

L'auto-détermination devient "autonomie sous contrôle israélien", les "frontières nationales" des ghettos entourés de murs et Jérusalem une capitale juive où ses 230.000 habitants palestiniens seront menacés d'expulsion et de nettoyage ethnique. Les 6 millions de réfugiés ne seront plus qu'un souvenir de notre histoire.

Dans le contexte de ce que nous subissons et que vous voyez clairement sur le terrain, nous ne pouvons pas comprendre que certains continuent d'en appeler à "la justice en Palestine et en Israël". De quelle sorte d'oppression et d'injustice souffre Israël ? Comment peut-on mettre sur un pied d'égalité la victime et le criminel ? Les Palestiniens ont besoin de justice et Israël doit reconnaître ce besoin de justice.

Nous savons que notre conflit va durer encore longtemps. C'est la raison pour laquelle nous devons profondément enraciner notre lutte dans nos droits inaliénables et nous devons construire sur des bases solides de justice. Ce qui implique qu'il est important pour nous de décrire la réalité dans laquelle nous vivons.

Nous faisons l'expérience de l'occupation sur le terrain et nous en avons les cicatrices sur la peau. C'est pourquoi nous, les Palestiniens, sommes ceux qui peuvent discuter et décider comment nous nous présentons, nous, nos droits et notre oppression, comment nous en parlons et quels arguments nous utilisons. Nous savons exactement comment la décrire et comment en parler. Nos amis, nos camarades et nos soutiens peuvent la présenter de la manière la plus appropriée à leur contexte de travail, sans toutefois faire de concessions sur l'essence de la question elle-même.

Nous respectons les droits de l'homme mais, jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas vu leur application sur le terrain - en particulier pour ce qui concerne la Palestine et Israël Apartheid.

Nous devons libérer ces lois et les organismes des Nations Unies des griffes des pouvoirs coloniaux aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne de manière à ce que nous, et tous les autres peuples oppressés de par le monde, puissions les constater sur le terrain et en bénéficier.

Le problème, une fois encore, ce n'est pas nous, les Palestiniens, ni notre manière de nous présenter ou de nous représenter, mais c'est le monde et la manière dont il veut nous voir et nous traiter. Nous sommes les victimes des fautes des autres.

L'application et la mise en ¦uvre de la loi internationale prônées par les campagnes populaires pour la justice trouvent un exemple impressionnant d'efficacité dans le cas de l'Afrique du Sud. Il est primordial de trouver comment cela peut être possible dans le cas de la Palestine et comment la société civile peut devenir le moteur de ce processus. La société civile et la base sont, par définition, les acteurs qui peuvent contribuer directement à l'application des lois au moyen de diverses formes de boycott, y compris le désinvestissement. Ceci nécessite de construire le fondement nécessaire pour des changements politiques au niveau gouvernemental et, ensuite, appliquer des sanctions.

La Campagne a établi cette stratégie simple pour que la loi internationale soit appliquée dans différents contextes, partout dans le monde, y compris le Colloque ECCP sur l'appel à sanctions européen. Les actions de boycott et de désinvestissement entreprises au niveau mondial et leur début de succès constituent la toile de fond de cette vision.

Nous connaissons très bien les dynamiques et divergences entre les forces sociales en Europe concernant la Palestine et les difficultés rencontrées par certains pour comprendre que les campagnes de boycott sont un moyen d'isoler Israël. Ces discussions et divisions n'existent heureusement pas dans d'autres régions du monde, en particulier parmi ceux qui souffrent du racisme et du colonialisme.

Mais nous ne pouvons créer un "cas spécial" pour l'Europe car notre peuple et le monde ont besoin de cohérence dans la manière dont nous nous présentons et nous représentons notre oppression. De plus, nous ne souhaitons pas nous tenir aux côtés de l'un ou l'autre des "courants" européens, mais nous continuerons à présenter nos positions comme étant les réalités du terrain qui nous sont imposées.

Nous apprécions la discussion et le dialogue. Nous sommes heureux de travailler avec quiconque est intéressé. Mais ce n'est pas à l'Europe de nous dicter notre terminologie et nos appels. Nombre des objections qui limitent le déploiement tout azimut du mouvement BDS en Europe viennent à l'évidence du positionnement de certains groupes européens.

Nous apprécions ce sens de la diplomatie. Mais il est triste de voir que parfois, les préoccupations des organisations palestiniennes semblent moins importantes. Nous apprécierions que l'urgence à dire la vérité telle qu'elle est soit prise en considération, plutôt que le souci de quelques-uns à dire et à entendre des mots clairs.

En fait, les positions "deux poids-deux mesures" des gouvernements se reflètent malheureusement dans les points de vue de certains mouvements sociaux. Alors que le droit des Palestiniens à énoncer la vérité peut être ouvertement attaqué, après trois années de travail extensif et intensif dans les mouvements globaux, nous avons appris qu'il est généralement considéré comme tabou de critiquer fermement les organisations qui refusent de dire la vérité et défendent le racisme derrière le "caractère juif" d'Israël et du sionisme.

Dans cette situation européenne difficile, nous apprécions et respectons tous les courageux militants, en incluant évidemment les juifs anti-sionistes, qui organisent quotidiennement la solidarité en Europe et sont désireux de dire la vérité. Ils sont les vrais partisans des droits de l'homme.

La diplomatie est importante mais elle ne peut pas être marchandée avec la vérité. Le peuple que vous soutenez a lui aussi besoin de diplomatie et de respect.

Traduction : MR pour ISM http://www.ism-france.org
Source : CAPJPO-EuroPalestine, 10 juin 2006
http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2161

5 - « Où sont les protestations de nos politiques de tous bords ? Espèrent-ils vraiment que nous allons donner nos voix aux complices de ces crimes ?»


par CAPJPO-EuroPalestine, 10 juin 2006
Quatorze Pastiniens assassinés en 24 h, dont une famille entière (les 2 parents et leurs 5 enfants tués par un bombardement naval israélien alors qu'is étaient allés
passer une journée à la plage dans la Bande de Gaza, ce vendredi ), et 36 autres blessés, parmi lesquels 13 enfants. Pendant que le monde se préoccupe du
foot, le gouvernement israélien s'adonne à un autre sport : tuer un maximum de civils pour amener les Palestiniens à s'aligner sur la violence israélienne, et
rendre caduque toute "menace de négociation".

Car, tout le monde l'aura compris, l'idée même d'un référendum tel que celui proposé par Mahmoud Abbas à partir des points définis par des prisonniers du Fatah
et du Hamas sont de nature à inquiéter les dirigeants israéliens. Le premier ministre israélien s'est empressé de faire savoir que "le referendum n'a aucun sens".
L'idée même d'un retour aux frontières de 1967, est inconcevable, sans même parler de restituer Jérusalem Est, ou encore de reconnaïtre le droit de retour aux
réfugiés palestiniens. Il ne faudrait tout de même pas que le droit international soit remis à l'ordre du jour !

La "colombe" Peretz, ministre de la défense "de gauche", fait donc donner l'artillerie lourde. Sept bombardements vendredi en direction de la plage sur la côte de Beit
Lahya, remplie de familles venues profiter de la mer. Joli score : 7 membres de la même famille d'un coup, le 6ème enfant (les 5 autres avaient 1 an, 2 ans, 4 ans,
15 ans et 17 ans) en a réchappé ;on pouvait le voir sangloter à côté des corps inanimés de sa famille. Des images télévisées montraient un soldat à bord d'un navire
israélien, scrutant la plage avec ses jumelles, ne laissant aucun doute sur le caractère prémédité du crime.

D'autres assassinats "ciblés" du même genre ont eu lieu ce vendredi. Des missiles aériens ont été lancés sur Beit Hanoun dans le Nord de la Bande de
Gaza, tuant trois membres d'une famille, tandis que les bombardements soniques, terriblement assourdissants et effrayants, notamment pour les enfants,
reprenaient au-dessus de la bande de Gaza. Ce qui n'empêche pas le Monde daté du 10 juin de titrer à la une "Le Hamas rompt la trève et revendique
des tirs sur Israël". C'est sûr que l'on ne peut pas parler de rupture de trêve de la part d'Israël, puisqu'il n'en n'a pas respecté une seule depuis des années.

Où sont les protestations de nos politiques de tous bords ? Espèrent-ils vraiment que nous allons donner nos voix aux complices de ces crimes ? Et les
grandes organisations des droits de l'homme ? Quel silence ! On peut affamer les Palestiniens, tuer femmes et enfants sur les plages, en quoi cela les
concerne-t-elles ?

De simples citoyens ont répondu très généreusement à l'opération Assistance à Peuple en danger lancée par notre association pour venir en aide aux
instituteurs et infirmiers de la région de Naplouse, privés de salaire depuis 3 mois. Nous sommes très touchés et les remercions du fond du coeur.
Cette opération, qui a déjà permis de recueillir plus de 27.000 euros pour assurer leurs frais de transport, se poursuit. Merci de solliciter votre entourage.
Ci-dessous une interview de Youssef Haji, sur ses effets et sur la situation sur place (pour ceux qui ne l'auraient pas lue sur notre site. Merci à Robert Thomson
pour sa traduction en anglais consultable sur http://www.europalestine.com ).
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Merci de noter nos prochains Rendez-vous :
1) Réunion-débat lundi 12 juin de 19 H à 21 H 30 à Paris (M° Jussieu), qui aura pour thème : "Les partis politiques français et la situation au
Proche-Orient". N'hésitez pas à nous contacter pour plus de précisions.

2) Spectacle jeudi 15 juin à 19 H 30 des enfants du camp de réfugiés d'Aïda et de Naplouse : concert suivi de la pièce de théâtre : "Nous sommes
les Enfants du Camp". Nous rappelons que ce spectacle se produira dans plus de 25 villes de France et de Belgique du 15 juin à la fin juillet
(pour tous renseignements sur la tournéevoir le site www.amis-alrowwad.org <http://www.amis-alrowwad.org>


6 - "Merci de votre soutien : il nous est précieux", par Youssef HAJI, en direct de DARNA à Naplouse


Youssef Haji, fondateur de DARNA, la Maison des Associations de Naplouse, nous fait savoir que la population de Naplouse et des alentours résiste vaillamment, malgré l'embargo actuel et les manoeuvres de certaines factions palestiniennes. La solidarité entre les habitants d'une part, celle qui provient de la diaspora palestinienne et de nos efforts, d'autre part, pemet pour le moment à chacun de "rester à son poste". Ci-dessous l'nterview téléphonique réalisé par CAPJPO-EuroPalestine auprès de Youssef Haji.

CAPJPO-EuroPalestine : Comment se font actuellement sentir les effets de l'embargo sur les habitants de Naplouse ?

Youssef HAJI : Pour le moment la vie continue, et en apparence rien n'a changé ici : les gens vont à leur travail, les magasins sont ouverts, les enfants vont à l'école. Mais on remarque que les uns et les autres se limitent de plus en plus à l'essentiel : la nourriture de base, et pas de superflu. Les commerçants font l'effort de rester ouverts, mais personne n'achète d'habits neufs en ce moment, par exemple. On voit bon nombre de fmmes vendre sur le marché leurs bijoux. Les enseignants, les infirmiers, qui ne touchent plus de salaire depuis trois mois, continuent à assurer leur travail mais un nombre croissant d'entre eux a pris un deuxième emploi pour faire entrer un peu d'argent au sein du foyer. Il y a des instituteurs et professeurs qui font le taxi en dehors de leur travail habituel. J'ai rencontré hier à Beit Fourik trois infirmiers qui travaillaie nt dans une savonnerie. Je l'ai su parce qu'une ambulance était garée devant la savonnerie et que j'ai d'abord cru à un accident. Les gens ont également réduit leurs déplacements, parce que les transports coûtent cher. Un enseignant qui ne travaille pas là où il demeure doit dépenser entre 1,60 et 4 euros par jour en frais de transport, étant donné l'existence des nombreux barrages militaires israéliens qui rallongent le chemin un peu partout. C'est pourquoi l'inititative de CAPJPO-EuroPalestine est très appréciée ici. Nous avons commencé à distribué les fonds reçus et il y a déjà 950 enseignants de 15 villages autour de Naplouse qui ont rempli le questionnaire DARNA pour recevoir une somme leur permettant d'assurer cette dépense.

CAPJPO-EuroPalestine : Nous avons cru comprendre que cette initiative n'était pourtant pas du goût de tout le monde ?

Youssef HAJI : C'est vrai. Nous avons rencontré des problèmes. J'ai été convoqué par le gouverneur de la ville à ce propos. il fait partie de l'ancienne Autorité Palestinienne, la faction de Mahmoud Abbas, et nous a carrément indiqué que nous devions rendre cet argent ou bien le lui remettre ! Nous avons refusé et c'est finalement Moharam Barghouti, le président de l'Union de la Jeunesse Palestinienne, association membre de Darna qui a déclaré assumer la responsabilité politique et morale de notre refus. Souvent quand les obstacles ne viennent pas directement des Israéliens, ils viennent de l'intérieur même, des anciens dirigeants de l'Autorité Palestinienne qui ont conservé une grande capacité de nuire, notamment au niveau des contrôles bancaires. Ainsi une association membre de darna, a récemment reçu de l'argent en provenance de Norvège. Eh bien, c'est à Napl ouse qu'il a été bloqué par le gouverneur, sous prétexte d' "enquête".

CAPJPO-EuroPalestine : Est-ce que cela n'est pas trop démoralisant ? Comment les Palestiniens tiennent-ils le coup ?

Youssef HAJI : Les Palestiniens sont indignés à la fois de l'attitude des grandes puissances et de la complicité de Mahmoud Abbas et de ses lieutenants. Ils disent :"Si les Américains, qui nous ont demandé de voter, ne voulaient pas du Hamas, ils n'avaient qu'à le dire avant les élections. Maintenant, nous avons voté ; c'est trop tard." Ils ont sentiment d'être au centre d'un complot mondial et accusent Mahmoud Abbas de s'en rendre complice en participant à l'embargo des Palestiniens.. Ils réagissent en resserrant la solidarité. La diaspora palestinienne, celle notamment qui vit dans les pays voisins et les pays du Golfe, apporte une aide substantielle, par le biais familial. Mais entre eux les gens s'épaulent énormément aussi. En partageant le travail par exemple. Ainsi, l'Hotel Yasmine, bien connu à Naplouse, parce qu'on aime aller y prendre u n café ou manger quelque chose, en est à 7000 dollars de déficit par mois. Mais au lieu de licencier du personnel, les salariés se sont arrangés entre eux et n'assurent qu'un quart de temps de travail chacun. Les banques, également, accordent plus facilement des crédits à la consommation, même si les taux d'intérêt sont élevés..

Hier soir, le premier ministre a annoncé une bonne nouvelle : Tous les fonctionnaires percevant un salaire de moins de 1 500 shekels (300 euros), soit un total de 40 000 fonctionnaires, vont recevoir leur paye d'un jour à l'autre. Et par ailleurs, tous les enseignants qui font passer le bac vont recevoir 1 500 shekels même s'ils ne rentrent pas dans cette catégorie des bas salaires.

CAPJPO-EuroPalestine : Est-ce que les activités de Darna se poursuivent normalement, en dépit de la situation ?

Youssef HAJI : Hier, nous avions notre assemblée générale semestrielle. Et à ma grande surprise, même les représentants des associations des villages étaient présents. On peut difficilement imaginer leurs difficultés pour se déplacer. L'armée israélienne ne rate pas une occasion de pourrir la vie des gens aux check-points, d'humilier les Palestiniens.

Ainsi j'ai rencontré il y a quelques jours un enseignant qui se rendait habituellement à son école, dans le village de Bourin, à dos d'âne. Eh bien, les militaires israéliens au check-point lui ont récemment confisqué son âne en lui demandant de produire une assurance un permis de conduire l'âne s'il voulait récupérer celui-ci. Après 12 heures où l'âne est resté attaché au check-point et différents aller-retours de cet enseignant entre son domicile et le barrage militaire, les oldats l'ont finalement menacés de leur mitraillette, frappé, et obligé à retourner chez lui. IL doit désormais payer 20 shekels (4 euros) de transport par jour pour se rendre à son école.

Malgré cela, tout le monde continue ses activités. Une des principales préoccupations des associations membres de Darna à l'approche des vacances, c'est l'absence d'argent pour organiser les camps de vacances qui permettent aux enfants de se détendre un peu pendant une dizaine de jours, en juillet et en août. Ces camps sont habituellement financés par le gouvernement et par des ONG (l'UNICEF et Save The Children, principalement). Mais cette année, les uns et les autres font la sourde oreille.

Interview réalisée par CAPJPO-EuroPalestine le 2 juin 2006

Pour envoyer les dons : chèques à l'ordre de CAPJPO-EuroPalestine. 16 bis rue D'Odessa. 75014 Paris. Un reçu vous permettant de déduire 60 % du montant du don de vos impôts, vous sera aussitôt envoyé.

7 - France-Palestine - 1936-2006 : 70 ans de résistance - Apprendre des défaites


par l'Alliance zapatiste de libération sociale, juin 2006. Courriel : azls2006@yahoo.fr

3 mai 1936 : En France, le Front populaire (officiellement appelé Rassemblement national) remporte les élections législatives avec 376 députés élus sur 618.
11-13 mai 1936 : début des grèves avec occupation aux usines d'aviation du Havre et de Toulouse pour protester contre le licenciement d'ouvriers grévistes le 1er mai. Par la suite les grèves avec occupation des usines débutent dans la métallurgie parisienne ; de proche en proche, le mouvement va s'étendre aux autres branches industrielles et à toutes les régions. Entre le 26 mai et le 2 juin, 11000 grèves, 2,4 millions de grévistes paralysent la production, mouvement qui naît en dehors de toute stratégie syndicale. La CGT, réunifiée en mars 1936, assiste passivement à ce mouvement social, le plus important en France au XXème siècle.
7 mai 1936 : en Palestine sous occupation britannique, une conférence de 150 délégués représentant tous les secteurs de la population appelle à la grève générale et à refuser de payer les impôts. Les paysans quittent leurs villages pour rejoindre des unités de combattants qui se forment dans les montagnes. Des combattants venus de Jordanie et de Syrie les rejoignent.


Le mouvement national inclut la bourgeoisie urbaine, les propriétaires terriens, les dirigeants religieux et les représentants des paysans et des ouvriers.
Ses revendications :
1. Arrêt immédiat de l'immigration sioniste,
2. Cessation et la prohibition du transfert des terres possédées par les Pesltiniens aux colons sionistes,
3. Établissement d'un gouvernement démocratique dans lequel les Palestiniens auraient une majorité de contrôle.
4 juin 1936 : le socialiste Léon Blum constitue un gouvernement, auquel le PCF refuse de participer mais qu'il soutiendra. Le mouvement de grèves avec occupation ne s'estompe pas directement. Maurice Thorez, chef du PCF, lance son fameux : « Il faut savoir terminer une grève ». Dans les mois qui suivent, une série de conquêtes seront arrachées : augmentations de salaire substantielles comprises entre 7 et 15%, institutionnalisation de délégués du personnel chargés des revendications individuelles et collectives, généralisation du système des conventions collectives (un an après, 46000 conventions collectives sont signées), congés payés qui donnent, pour la première fois dans l'histoire sociale, quinze jours de vacances aux salariés et la semaine des 40 heures, loi sur la nationalisation des industries de guerre, loi sur les procédures de conciliation et d'arbitrage, création de la Société nationale des chemins de fer (SCNF).
18 juin 1936 : une grande partie de la ville de Jaffa est détruite par les Britanniques, laissant 6 000 personnes sans abri. Les maisons palestiniennes dans les communautés environnantes sont également détruites.
18 juillet 1936 : le général Francisco Franco déclenche son coup d'État à partir du Maroc. Début de la Guerre civile espagnole. La décision de "non-in