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Les RV de l'activisme pro-palestinien
La Palestine a plus que jamais besoin de nous tous !
Meetings, manifs, rencontres, publications, débats,
initiatives : envoyez vos infos à redactionquibla@yahoo.fr
Rassemblements pour la Palestine
> Lyon, 3 juillet, 18 h 30, Place des Terreaux, à
l'appel du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
> Paris 5 jullet, 18 h 30, près de l'ambassade d'Israël
en France, Rond-point des Champs Elysées métro
Franklin Roosevelt (ligne n° 1)
PALESTINE LE DROIT A LA RESISTANCE
Nos associations apportent leur soutien aux résistants
palestiniens de Gaza pour leur action audacieuse contre l'armée
coloniale d'occupation. Face à l'indifférence
d'une opinion mondiale soumise à la propagande des
gouvernements acteurs de l'embargo imposé à
la population palestinienne, cette action met à nu
les man¦uvres visant à accréditer une
nouvelle fois la fable d'une « paix possible »
sans respect des droits des Palestiniens. Aux proclamations
menaçantes succèdent les actes des dirigeants
sionistes qui révèlent le vrai projet de l'Etat
colonial : détruire tout esprit de résistance
chez les Palestiniens pour les contraindre à accepter
de renoncer à leurs droits historiques.
L'armée coloniale israélienne arrête chaque
nuit des dizaines de militants palestiniens dont 8 ministres
du gouvernement et 20 députés élus démocratiquement.
Il y a aujourd'hui près de 10 000 otages palestiniens
détenus dans les prisons israéliennes. Qui s'en
soucie parmi les gouvernements des puissances mondiales ?
Qui « mobilise sa diplomatie » pour parvenir à
leur libération ? Qui « exerce d'intenses pressions
» sur le gouvernement israélien pour qu'il mette
un terme à ses crimes ? Qui des partis politiques et
des syndicats en France mobilise contre la destruction de
la Palestine ?
NOUS AVONS CHOISI NOTRE CAMP
Notre soutien va entièrement aux victimes palestiniennes
des bombardements que l'armée israélienne dirige
en toute connaissance de cause contre des zones habitées
par les civils. Entre une famille détruite sur une
plage et des soldats de l'armée coloniale atteints
dans leur char blindé, il n'y a aucune symétrie
possible. Le mouvement de solidarité doit choisir son
camp : avec les Palestiniens qui refusent d'abdiquer et de
collaborer à l'occupation de leurs terres et à
la destruction de leur peuple. Nous sommes aux côtés
de la résistance palestinienne, sans réserve
ni condition, et appelons au boycott de l'Etat d'Israël.
Malgré la répression, les échecs et les
trahisons, la lutte pour la libération de la Palestine
se poursuivra tant que les revendications incontournables
et non négociables du peuple palestinien ne sont pas
prises en compte :
- fin de l'occupation et abolition du système colonial
et raciste d'Israël
- application du droit au retour de tous les réfugiés
expulsés depuis 1948
- autodétermination du peuple palestinien
En soutien avec la résistance du peuple palestinien
nous appelons à un
RASSEMBLEMENT MERCREDI 5 JUILLET 2006
à 18H30 près de l'ambassade d'Israël
en France
Rond-point des Champs Elysées métro Franklin
Roosevelt (ligne n° 1)
Signataires : Association des Palestiniens en France, Comité
palestinien pour le droit au retour (section France), Mouvement
justice pour la Palestine, Saint Ouen Solidarité Palestine,
Abnah Philistine (Enfants de Palestine), SolidariP, Nanterre
Palestine.
01/07/06 - D'importants sites ouèbe
israéliens piratés. Les hackers : « Vous
tuez des Palestiniens, on vous pète vos serveurs !
»
par Gal Mor et Ehud Kinan, Yedioth Internet, 28 juin 2006.
Original : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3268449,00.html
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier,
membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction
est en Copyleft.
[Plus de 750 sites ouèbe israéliens ont été
piratés au cours de ces
dernières heures. Citons notamment : la banque Trésor
du Soldat, l'hôpital
Rambam, et la centrale de vente de billets de voyage Globus
Group.]
Un nombre sans précédent de sites ouèbe
israéliens ont été piratés : des
centaines de sites ont été endommagés
par des hackers au cours des dernières heures, à
la suite de l'opération de l'armée israélienne
dans la bande de Gaza. Les hackers appartiennent à
un groupe marocain, la « Bande
Diabolique » (Evil Team), qui avait déjà
été responsable de la plupart des atteintes
aux sites internets en Israël, par le passé. Il
s'agit là de l'attaque la plus vaste et la plus intense
contre des sites israéliens de ces derbières
années.
Une enquête menée par nos soins a montré
que plus de 750 sites ouèbe
israéliens, spécialisés dans les domaines
les plus variés, ont été fracturés
et endommagés, ces derniers jours. Parmi les plus éminents,
citons la Banque du Trésor du Soldat, la Banque Hapoalim
(mais pas sa page d'accueil), l'Hôpital Rambam, la Société
pour la Culture et le Logement, BMW-Israël, Subaru-Israël,
Jump modes, les ONG « Yedid », le site des jeunesses
du parti Kadima et la centrale d'achat de billets de transport
Globus Group. Beaucoup de ces sites n'ont toujours pas pu
être réparés. Les Hackers ont laissé
le message suivant : « Vous êtes en train de tuer
des Palestiniens, alors : nous bousillons vos sites ! ».
Très tôt à l'aube de mercredi dernier,
l' armée israélienne a commencé son opération
« Pluie d'été » à Gaza :
des troupes ont pénétré dans le sud de
la bande de Gaza, à proximité de l'endroit où
le caporall Gilad Shavit a été enlevé.
L'aviation a détruit une centrale électrique,
plongeant les quartiers de
Gaza dans l'obscurité. Trois ponts, au centre de Gaza,
ont été détruits,
afin d'empêcher des déplacements du soldat kidnappé.
Beaucoup de sites ouèbe israéliens sont «
hackés », à chaque jour qui passe ; il
s'agit la plupart du temps de petits sites, ne disposant pas
de l'information requise en matière de sécurité.
Mais il en va très différemment avec les sites
des grandes entreprises, qui disposent de parades adéquates
contre ce genre d' attaques.
Les succès passés de Team Evil
Par le passé, l'Equipe Diabolique - Team Evil - a réussi
à pénétrer dans plusieurs sites d'entreprises
israéliennes de taille moyenne, mais très réputées.
En avril, ses membres ont frappé des dizaines de sites,
dont ceux du magasin pour enfants « Shilav »,
du supermarché « Blue Square » ou de McDonald's.
Son porte-parole nous avait déclaré : «
Nous sommes un groupe de hackers marocains ; nous entrons
par effraction dans des sites, en contribution à la
résistance et à la guerre contre Israël.
Nous attaquons des sites israéliens quotidiennement.
C'est notre devoir. hacker n'est pas un crime. »
Un autre membre du groupe avait ajouté : « Nous
voulons qu'Israël dépose les armes. Arrêtez
d'assassiner des enfants, et nous cesserons de vous hacker
!. »
Toujours d'après son porte-parole, les membres du groupe
sont tous de jeunes Marocains, âgés de moins
de vingt ans. L'augmentation du hacking des sites ouèbe
à la suite d'opérations militaires est un phénomène
bien connu, en Israël, comme dans le reste du monde.
Une situation similaire avait été constatée
avec des attaques contre des sites ouèbe tant israéliens
que palestiniens, à partir de la deuxième journée
de la seconde intifada, enconséquence d'opérations
militaires israéliennes, à l'époque,
à Gaza, ainsi qu'en Judée - Samarie [la Cisjordanie,
en novlangue sioniste, NDT].
28/06/06 - Annulation de la conférence
sur la sécurité en Suisse avec le général
israélien Arditi - Succès de la riposte
Le Groupe Romand pour le Matériel de défense
et de sécurité vient d'annuler sa première
Convention d'affaires internationale sur "la sécurité
publique" qui aurait dû avoir lieu le 29 juin au
Centre Patronal à Paudex. Les divers Comités
et Associations qui avaient dénoncé ce projet
ne peuvent que se réjouir de cette annulation. Elle
a été le résultat d'une série
d'actions et de protestations qui ont fait éclater
la vérité au grand jour. Il est réjouissant
de constater que les parties concernées et la société
civile sont prêtes à prendre leurs responsabilités.
En effet, cette réunion discrète mais néanmoins
compromettante, soutenue par le Département vaudois
du SELT (Service d'économie, du logement et du tourisme
de l'Etat de Vaud) aurait voulu rester dans l'anonymat le
plus complet, alors qu'elle concerne la population civile
dans son ensemble. L'intervention à Paudex autant de
Monsieur Regli que de Monsieur Arditi était éminemment
politique. Ces deux représentants, l'un impliqué
dans la scandaleuse collaboration militaire de la Suisse avec
le régime de l'Apartheid d'Afrique du Sud et l'autre
directeur du counter-terrorism bureau rattaché directement
au bureau du Conseil National de Sécurité du
gouvernement israélien violent par leurs pratiques
les droits humains.
L'armée et les services sécuritaires israéliens
commettent journellement des raids meurtriers dans les Territoires
Palestiniens Occupés et des assassinats extrajudiciaires,
détiennent en Israël de milliers de prisonniers
politiques, étouffent des populations de villes et
villages, construisent le Mur de séparation et d'annexion.
Cette rencontre cautionnait les agissements illégaux
de l'Etat d'Israël et aurait probablement permis de déboucher
sur de nouveaux contrats entre l'armée israélienne
et les entreprises suisses ou l'armée suisse.
Nous continuerons à demander aux institutions suisses
et aux citoyens de renoncer à toute collaboration avec
Israël, son armée ou toute entreprise ou institution
israélienne qui participe ou soutient l'occupation,
tant que l'Etat d'Israël n'applique pas le droit international
et ne reconnaît pas les droits des Palestiniens. Nous
nous opposerons avec la même vigueur à toute
nouvelle rencontre, qui, sous le prétexte de lutte
antiterroriste, entretient les complicités les plus
douteuses. Dans cet esprit, nous poursuivrons notre action
de veille citoyenne et d'informations au sujet d'Israël
Palestine.
Source : Collectifs Urgence-Palestine Vaud, Genève,
Nyon-La Côte, Neuchâtel, Association Suisse-Palestine,
PASO (Bâle), GSSA Vaud, Genève
27/06/06 - Lettre ouverte au Conseil
municipal de Toulouse : NE SOYEZ PAS COMPLICES!
par Adeeb MAHMOUD, porte-parole de l'Association des
Palestiniens en France - Section Toulouse, 26 juin
2006
Dans la délibération No 16 (CM), la majorité
municipale propose de répondre positivement à
une demande de subvention de lassociation KEREN KAYEMETH LEISRAEL-K.K.L.
La satisfaction de cette demande représente un précédent
dangereux pour les raisons suivantes :
Cette association se présente en tant quassociation
écologiste, ce qui est loin dêtre la vérité.
Le KKL est un organisme crée en 1901 et qui gère
depuis la création de lÉtat dIsraël la
terre confisquée aux Palestiniens et pratique une politique
discriminatoire à légard des Palestiniens citoyens
dIsraël. Le K.K.L. participe activement -depuis 1967-
à la politique dexpropriation, de colonisation et dannexion
de terre en Palestine occupée.
Le KKL exploite lémotion dun crime barbare et abominable
dont la victime est un jeune homme sans histoire, qui avait
la vie devant lui. La mort de Ilan HALIMI ne doit pas être
exploitée pour soutenir la politique dIsraël notamment
à Jérusalem. La mort d'Ilan HALIMI doit nous
rassembler TOUS pour combattre ensemble la barbarie ICI.
Le K.K.L. souhaite planter une forêt dans la couronne
verte?au cur dIsraël. Soutenir cette initiative signifie
que vous approuvez la thèse israélienne sur
Jérusalem. Cette prise de position est contraire au
droit international et aux principes de la diplomatie française.
Somme-nous devant un tournant diplomatique sous la direction
de Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY ?
Le gouvernement israélien utilise tous les moyens pour
réduire la présence palestinienne à Jérusalem.
Parmi ces moyens la création des espaces verts très
souvent plantés sur des terres confisquées aux
Palestiniens pour les empêcher de construire des logements
ou de développer leur économie. Allez-vous cautionner
cette politique ?
Travaillons ensemble pour une vraie paix juste et durable,
respectueuse des droits et intérêts de deux peuples,
pour que la ville de Jérusalem soit une ville ouverte,
capitale spirituelle de tous les croyants et patrimoine protégé
de toute lhumanité.
Je vous prie, Mesdames, Messieurs les conseillers, de croire
à ma considération distinguée.
26/06/06 - Compte-rendu du rassemblement
: Pas de Paix en Europe sans Justice en Palestine, Paris Fontaine
des Innocents, samedi 24 juin 2006
par Ginette Hess Skandrani, pour les associations
organisatrices*, 25 juin 2006
250 à 300 personnes étaient présentes
devant la Fontaine des Innocents pendant un rassemblement
très animé et haut en couleurs. D'autres ont
passé, sont restés un moment et sont repartis.
Beaucoup de femmes, en hidjab ou les cheveux au vent, des
jeunes, des vieux, une diversité des présents
entre des Kanaks de passage, des Guadeloupéens co-organisateurs,
des Arabes , des Musulmans ainsi que des Chrétiens
et des Palestiniennes. La France, celle d'en bas, si chère
à nos hommes politiques était bien présente.
Deux grandes banderoles, bien visibles attiraient les passants
: PALESTINE : UN SEUL ETAT POUR TOUS et IRAK-PALESTINE RESISTANCE,
ainsi que de nombreux drapeaux palestiniens. De la musique,
des chants palestiniens, des interventions diverses et variées
ont ponctué cette après-midi. Tous ceux et celles
qui l'ont voulu ont pu s'exprimer, donner leur avis sur les
dernières exactions de Tsahal à Gaza, les alliances
US-Israël -Europe, avec la collaboration des anciens
dirigeants palestiniens pour essayer de couler le gouvernement
légitime et légal ou encore, sur l'état
des lieux de la faible mobilisation en France. Nous avons
longuement débattu sur tous ces sujets. Des propositions
de se retrouver afin de lancer un véritable mouvement
anti-sioniste pour peser sur les élections de 2007
ont été reprises et discutées.
C'était une sorte d'Agora démocratique devant
des milliers de passants étonnés et intéressés.
Il y a eu quelques critiques d'une ou deux personnes un peu
excitées à la vue des banderoles, les autres,
très nombreux étaient assez favorables à
notre présence.
Malgré le changement de lieu, place du Châtelet,
déplacé par la Préfecture, sous prétexte
que d'autres initiatives étaient prévues à
cet endroit, nous avons assuré ce changement en faisant
la navette entre les deux places. Notre rassemblement, critiqué,
boycotté et décrié par certains groupes
s'est bien tenu, dans le calme et a été riche
des échanges et des discussions de tous ceux qui apportent
un soutien réel aux Palestiniens, au gouvernement que
ce peuple s'est choisi librement, à la résistance
à l'occupation des terres.
Une table de presse proposait de la documentation, les différents
manifestes édités par les associations : judéo-nazi
d'Ariel Sharon, les neg'marrons, pour l'éradication
du sionisme, négrophobie, ainsi que les bouquins de
notre ami Israël Adam Shamir. Il faisait beau, l'ambiance
était agréable. Les gens s'arrêtaient
pour discuter, certains restaient, d'autres prenaient des
tracts et laissaient leurs adresses. La Préfecture,
toujours aussi sympa, nous avait collé entre des Turcs
qui soutenaient leurs prisonniers et les femmes en noir. Les
Turcs, d'un commun accord, se sont installés un peu
plus loin. Les Femmes en noir étaient peu nombreuses.
Toutes les personnes présentes et celles qui étaient
de passage nous ont demandé de reproduire cette expérience.
Nous nous sommes donné rendez-vous en septembre afin
de reproduire cette expérience tous les premiers samedis
du mois. Ginette Hess Skandrani pour les associations ayant
appelé à ce rassemblement.
*Collectif Cheikh Yassine, la Pierre et l'Olivier, l'AZLS,
le CCTE, le CSJRCN, Entre la Plume et l'Enclume, l'APSEDPI,
le Collectif Guantanamo.
Pour la Palestine - Appel du 18 juin
2006
Pas de paix en Europe sans justice en Palestine ! Non à
la négation en temps réel des crimes contre
l'humanité commis sous nos yeux ! Pour des droits humains
pour tous les humains !
Grand Rassemblement à Paris, Fontaine des Innocents,
samedi 24 juin 2006 à 15h
*****
Pour la Palestine - Appel du 18 juin 2006
Pas de paix en Europe sans justice en Palestine ! Non à
la négation en temps réel des crimes contre
l'humanité commis sous nos yeux ! Pour des droits humains
pour tous les humains !
Grand Rassemblement à Paris, Fontaine des Innocents,
samedi 24 juin 2006 à 15h
Palestine assiégée, terroristes en liberté.
Sur la plage à Gaza, les familles servent de cible.
Les femmes, les enfants, les civils désarmés
ne sont plus que de la chair à missiles. Après
Cheikh Yassine et Al Rantissi, l'Israël s'apprête
à assassiner le Premier ministre Ismaïl Haniyeh
et les autres représentants élus du Hamas. L'Israël
organise la famine et la guerre civile entre organisations
palestiniennes en appuyant ouvertement le Président
Mahmoud Abbas, dont les troupes achèvent l'oeuvre de
destruction entreprise par l'armée sioniste. Inutile
pour Olmert d'ordonner de bombarder le Parlement palestinien,
puisque le Fatah se charge d'y mettre le feu ! Les occupants
veulent que le sang coule, ils attisent une guerre fratricide.
En France, le mur invisible de l'apartheid se construit. Pour
le cacher, on inaugure un "Mur des Justes" et on
a le culot de le faire inaugurer par Ehud Olmert l'Injuste.
Sarközy tend les bras à Ehud Olmert, tandis que
Chirac ne sait sur quel pied danser. Le Pen, comme tous les
principaux candidats à l'élection présidentielle,
fait des avances à l'État sioniste, comme à
chaque fois qu'une élection est en vue. La solution
ne passe pas par ces gens-là !
En Guadeloupe, les comptes bancaires des ouvriers grévistes
de plusieurs secteurs ainsi que ceux du Syndicat UGTG qui
anime les luttes sont bloqués, afin de les affamer.
Pourtant ils se battent pour le respect des conventions collectives
violées par le patronat béké dont le
modèle de société est l'Etat d'Israël...Comme
c'est étrange...
En Kanaky (Nouvelle-Calédonie), les forces de répression
se déchaînent contre les dockers en lutte avec
tous les excès coloniaux habituels...
À Conakry, capitale de la Guinée, qui n'est
qu'une néo-colonie française, dix lycéens
sont assassinés le 12 juin par l'armée de Lansana
Conté, dictateur au pouvoir depuis 22 ans, alors qu'ils
manifestaient pour réclamer le droit de passer le bac,
aux cris de « Le changement, c'est pour aujourd'hui
! »
A Paris, on interdit une manifestation de soutien à
la Palestine, le 4 juin place Denfert-Rochereau [quibla.net/edito2006/edito2006-1.htm],
pour être agréable aux milices fascistes paramilitaires
juives, interdites dans tous les pays sauf en France. A Roissy,
on rembarque de force des familles aux abois, pour les livrer
aux représailles d'autres policiers. Répression
et recul sur tous les acquis sociaux d'une part, réflexion
bâillonnée d'autre part, encouragement systématique
du mensonge.
Dans les tribunaux, les victimes sont traitées en
criminels. Dans les prisons, les pratiques dégradantes
et les tortures se multiplient. Les médias manipulent
l'opinion pour pousser les gens à se dresser les uns
contre les autres sur des bases ethniques ou "communautaires"
: Arabes contre Juifs, Noirs contre Juifs, Laïcs contre
Musulmans, Gaulois contre Les Autres, Africains contre Antillais,
Noirs contre Arabes, Arméniens contre Turcs etc.
Diviser pour régner, en France comme en Palestine,
c'est l'arme de guerre du terrorisme d'État. Il s'agit,
pour les maîtres du fric, du sabre et du discours, de
diviser la majorité silencieuse en un ramassis de minorités
en guerre les unes contre les autres. Nous appelons à
poursuivre la Résistance. C'est un devoir sacré.
C'est un impératif incontournable.
Les Palestiniens résistent depuis 70 ans - depuis
leur magnifique grève générale, commencée
en mai 1936, en même temps que les grèves avec
occupations d'usines en France. Une grève générale
qui dura plus longtemps que le Front populaire en France et
réprimée dans le sang par l'occupant britannique,
aidé par les milices juives. Les occupants de la Palestine
seront chassés comme les occupants de la France ont
été chassés, et la France ne se laissera
pas occuper par ceux qui soutiennent le terrorisme d'État
des occupants de la Palestine.
Réparation de tous les crimes contre l'humanité
! Ce qui a été expérimenté avec
l'exploitation concentrationnaire des Africains aux Amériques
et qui s'est poursuivi en plein 20e siècle avec l'Apartheid
en Afrique du Sud c'est ce que les défenseurs de l'État
d'Israël veulent étendre à toute l'humanité.
La Palestine est le miroir du monde. Son écrasement
définitif serait une défaite pour toute l'humanité.
Sa victoire sera partagée par toute l'humanité.
L'esclavage revient, avec l'épuisement des ressources
de la terre ! Traiter l'homme comme animal d'élevage
et pure marchandise, c'est la logique du système. Et
pour cela, le système ne peut pas se passer du terrorisme
d'État. C'est même le seul secteur qu'il ne risque
pas de privatiser. En conséquence, l'État "démocratique"
perd ses beaux habits et révèle sa nudité
: ce n'est qu'une bande de gens armés.
Grand Rassemblement à
Paris, Fontaine des Innocents, samedi 24 juin 2006 à
15h
Par notre présence pacifique, tous et toutes ensemble
exigeons la vérité et la justice ici comme en
Palestine !
Premiers signataires :
Collectif Cheikh Yassine - La Pierre et l'Olivier - Alliance
Zapatiste de Libération Sociale (AZLS) - Collectif
de la Communauté Tunisienne en Europe - Comité
de Soutien à Joss Rovélas Contre la Négrophobie
(CSJRCN) - Association Entre la Plume et l'Enclume - Association
pour un seul État démocratique en Palestine/Israël
- Collectif Guantanamo
Si vous voulez avoir des tracts à distribuer, appelez
le 06 24 55 14 53
Appel du CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours
aux Palestiniens), 14 juin 2006
Au vu de la situation plus qualarmante qui prévaut
en Palestine et qui ne cesse de saggraver jour après
jour, le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens
(CBSP) lance un appel durgence pour porter assistance à
une population civile terriblement éprouvée.
Je vous transmets ci-joint notre communiqué en date
du 10 juin concernant notre action suite à ces événements
tragiques.
Pour la Communauté internationale, le peuple palestinien
ne souffre pas assez. Au poids écrasant de loccupation
israélienne, vient sajouter la suspension brutale des
aides étrangères qui représentaient pourtant
un véritable facteur de stabilité.
A ce titre, la décision inique de lUnion européenne
du 10 avril dernier heurte autant les consciences que les
principes dits moraux. Une telle sanction nest pas sans poser
des questions quant à la notion du respect de la dignité
humaine. Lorsquon procède de la sorte, on ne souhaite
quune seule chose : que sinstallent le chaos et lanarchie
!
Comment peut-on rester insensible devant un drame aussi préoccupant
que celui qui se déroule actuellement sous nos yeux
? Pourquoi une injustice aussi insensée ninspire-t-elle
pas une réprobation ferme allant au-delà du
simple apitoiement ? Pourquoi autant datteintes suscitent-elles
si peu dintérêt ? Qui sempressera de nous répondre
?
Le CBSP na pas attendu que cette crise si prévisible
survienne pour agir. Nous soutenons le peuple palestinien
en toute circonstance. Durant ces derniers mois, nous avons
alloué plus de 200 000 euros en terme de soutien de
première urgence. Dans ces instants dintense détresse,
la solidarité doit samplifier. « Sauvons des
Vies ! Semons lEspoir », cest la devise qui marque au
quotidien notre engagement. Elle est plus que jamais dactualité..."
Rassemblement contre le colloque «
coopération technologique France-Israël »
le 20 juin à Lyon
RASSEMBLEMENT MARDI 20 juin dès 19h, devant la Mairie
du 6ème arrondissement 58 rue Bossuet 69006 Lyon (métro
Foch)
Nous manifesterons pacifiquement contre le colloque «
coopération technologique France-Israël »
qui a lieu ce même jour à 20h à la salle
du conseil de la Mairie du 6ème.
Tout le monde s'accorde à décrire une catastrophe
humanitaire dans les territoires palestiniens, suite à
la suspension de l'aide économique de l'Europe et à
l'étranglement israélien (non reversement des
taxes dues aux palestiniens, avancée du mur, impossibilité
de se déplacer et de travailler).
Ces derniers jours la bande de Gaza est à feu et à
sang. L'armée israélienne vient de se rendre
coupable de crimes de guerres à l'égard de populations
civiles.
Pendant ce temps d'autres commercent tranquillement et font
la promotion du « business » avec Israël.
C'est le cas de la chambre de commerce France-Israël
Rhône-Alpes qui organise la venue, le 20 juin, du Président
européen d'« Israël Aircraft Industries
». Cette entreprise est tout simplement une entreprise
d'armement israélienne.
Ainsi à l'heure où l'on affame et bombarde un
peuple, notre ville de Lyon accueillerait un marchand d'armes,
qui, entre deux petits fours, ferait la promotion des avions
de combats et autre drones (avion sans pilote).
La nausée nous prend lorsque nous savons les dégâts
que font les armes Israéliennes et notamment les avions
qui frappent indistinctement les populations civiles et sèment
la terreur.
La nausée nous prend lorsque l'on sait que quelques
politiques (le Président de la chambre de commerce
France Israël, Yvon Deschamps est par ailleurs détenteur
de nombreuses responsabilités au Parti Socialiste et
à la Ville de Lyon) s'acoquinent avec ceux qui promeuvent
le commerce avec un Etat qui ne respecte aucun des droits
internationaux.
Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
c/o Maison du Peuple. 147, avenue du Général
Frère. 69 008 LYON
courriel : palestine69@wanadoo.fr ; site Internet : <http://collectif69palestine.free.fr/>
FÊTE DE LA MUSIQUE ! LILLE-NAPLOUSE-NAZARETH
: CONCERT GRATUIT MERCREDI 21 JUIN 2006 À 12 H 45 dans
la grande salle de lOpéra de Lille
MOUMKIN Avec la participation de 14 jeunes musiciens de Naplouse.
Sous la direction artistique de François Deppe (ensemble
Ictus), en collaboration avec Sarah Clénet, Fabienne
Laumonier et Françoise Pelherbe.
VISIONS DE LAMEN (extraits) de Olivier Messiaen OEuvre pour
deux pianos (1943). Avec Jean-Luc Plouvier et Jean-Luc Fafchamps,
musiciens dIctus (ensemble en résidence à lOpéra
de Lille).
GRANDE COLLECTE DINSTRUMENTS DE MUSIQUE
Mardi 20 juin de 18 H à 22 H
Mercredi 21 juin de 11 H 30 à 15 H
Donnez une deuxième vie à votre instrument de
musique en loffrant à un jeune de Palestine, dIsraël,
du Congo ou du Mozambique.
LOpéra de Lille, le Conservatoire de Lille, lorchestre
national de lille, la Clef des Chants, lAtelier Lyrique de
Tourcoing et Domaine Musiques mettent en place une grande
collecte dinstruments demusiques au profit de Music Fund.
Cette organisation humanitaire belge a pour but de favoriser
lenseignement musical et dapporter un soutien matériel
dans des pays en voie de développement et dans des
zones de conflit.
"Nous sommes les enfants du camp", en tournée
dans toute la France et en Belgique
Le centre culturel Al-Rowwad - Camp d'Aïda / Bethléem
- présente la piéce de théatre "Nous
sommes les enfants du camp"
14 enfants venus de Palestine racontent à travers cette
pièce l'histoire des réfugiés du camp
d'Aïda de la Nakba à nos jours..
5 jeunes musiciens de Naplouse viendront présenter
la musique traditionnelle palestinienne
Dates en région parisienne :
15 juin 2006 à Sarcelles 19h30 - MJC Sarcelles Salle
Pablo Neruda
16 juin 2006 à St Denis (la plaine) 20h00 - Théatre
La belle étoile (14, rue st just 93210 LA PLAINE ST
DENIS
25 juin 2006 à Paris 17h00 - Théatre de l'Epée
de Bois (75012)
27 juin à Genevilliers, 20h30 - Maison du développement
culturel (16 rue Julien Mocquard)
Réservation et infos 06.14.62.68.40 et http://www.amis-alrowwad.org
(autres dates partout en france!)
JUIN
14 : Arrivée de Amman par Air France, à ROISSY,
autour de midi. 14h00-16h00 : Reception des enfants et des
familles accueillantes Salle paroissiale du 6 rue St Luc 75018
15 : Spectacle à la MJC de Sarcelles
16 : Paris Jolie Môme (St Denis)
18-19 : Soissons Journée du 19 juin à Reims.
20-24 : Belgique
20 : Tournai/Mouscron
21 : Namur
22 : Bruxelles
23 : Liège
25-28 : Paris Epée de Bois le 25, Gennevilliers le
27, Juvisy le 28
29-30 : Chartres
JUILLET
1-2 : Le Mans
3-4 : Poitier
4-6 : Cenon (Bordeaux)
7-8 : Brive-la-Gaillarde (spectacle le 7 au soir à
Brive, détente le 8 en Dordogne).
9-10 : Clermont-Ferrand
10 : hébergement collectif à St Amant Roche
Sevine
11 départ vers Vaulx en Velin
11-14 : Lyon (Vaulx en Velin le 11, Givors le 13, déjeuner
à St Jean de Toulas le 14)
15-16 : Montélimar
17-18 : Aubagne
19-23 : Briançon
25 : Nice
26 et 27 : Marseille
28 et 29 : Avignon
30-31 : Les Corbières
Départ le 1er août vers Paris.
14/06/06 - L’autre Appel : affrétons
un nouvel Exodus vers Gaza Beach !
par Jean-Paul Delpuech, 13 juin 2006.
L’auteur est un militant altermondialiste à différents
titres au sein de 14 associations, dont ATTAC, les Casques
bleus citoyens et le Collectif mâconnais pour une paix
juste au Proche-Orient.
Visitez son blog ! http://jeanpaul.over-blog.com/.
On peut le contacter à l’adresse suivante jean_pauldelpuech@hotmail.com
Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d’Israël
se suivent et se ressemblent.
Depuis des décennies ils ne sont que les émanations
politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et
les conséquences de leurs décisions sont comptabilisables
en un épais registre d’une horreur absolue.
Dernièrement encore, stationnée comme d’habitude
dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la
plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs,
la marine de la force d’occupation israélienne,
Tsahal, (l’armée la plus morale du monde !) a
reçu l’ordre de bombarder, à vue, toute
une famille qui pique-niquait sur le sable.
Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille
assise terrifiée au milieu de tous les siens décimés.
Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions
d’hommes de femmes et d’enfants qui, depuis 1948,
ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette
terre maudite d’être trop sainte.
Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos
de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés,
et qu’ils se perdent encore dans l’absolution
d’une énième enquête diligentée
mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés
par de « fumeuses » explications?
Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne
a observé une trêve difficile, car durant ce
même laps de temps l’occupant a fauché
des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils
ou lors d’assassinats dits ciblés sur des résistants.
Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes
de l’histoire de nos mémoires, nos dirigeants
européens furent hier les généreux donateurs
d’un pays colonisé qui ne leur appartenait pas,
mettant un terme à l’errance d’une partie
de tout un peuple sans terre et provoquant l’exode forcé
d’une grande partie de tout un autre, en amorçant
la spirale d’une inouïe violence.
Leur partage d’alors est remodelé depuis, chaque
jour, par la « Démocratie » arborée
crânement du nouvel occupant sioniste, expansionniste
et ségrégationniste.
Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent
constater horrifié qu’au si proche orient, sur
toutes les parcelles des territoires occupés par des
centaines de milliers de colons armés et de soudards
en uniformes les victimes d’hier se sont transformées
en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance
toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous
le triple blindage de l’icône d’Auschwitz,
d’un formidable arsenal militaire et nucléaire,
(le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère
états -unien.
En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner
la guerre contre cette violence unilatérale des puissants
sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre
cette lâcheté et cette apathie qui nous font
honteusement taire et détourner les yeux.
Tous les dirigeants de la communauté européenne
font aujourd’hui chorus, et pression par tous les moyens,
pour exiger du gouvernement palestinien qu’il reconnaisse
l’État d’Israël.
Mais qui s’est levé pour exiger une réciprocité
pourtant si évidente et élémentaire ?
Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet
occupant inventeur d’une démocratie raciste qui,
au vu et au su du monde dit civilisé accroît
sans cesse son territoire en implantant par la force brutale
ses colonies sur des terres volées puis délimitées
par le tracé fou d’un mur de béton de
9m de haut courant sur des centaines de kilomètres
? A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère
palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus
et éviter, chez l’agresseur, un proche et prévisible
Massada ?
Le mot de la fin a-t-il été déjà
dit lors de ce dernier tir d’obus?
L’espérance d’une Paix pérenne
doit-elle à jamais disparaître ?
Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de
cause et vous dis que rien n’est jamais définitivement
perdu pour l’avènement d’un Proche Orient
plus serein.
Car la Palestine n’est pas seule ! Elle n’est
pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière
elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent
sans relâche à son chevet dans des missions civiles
que chez les opposants Israéliens eux-mêmes,
qui déploient sur place des trésors de courage
et d’inventivité généreuse. La
Palestine sait qu’elle peut faire bloc avec tous les
hommes et femmes libres qui défendent contre vents
et marée une idée récurrente de la conscience
universelle. Ces multitudes agissantes représentent
la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer,
ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine,
c'est-à-dire l’irréductible humain.
Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux,
les majorités des peuples exigent en ce point nodal
fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution
du conflit, tant ils savent bien que la réponse à
leurs problèmes, quels qu’ils soient, passe nécessairement
par la résolution de celui-ci.
Ainsi, cent casques bleus de l’ONU, appuyés
par une autre centaine d’observateurs casques bleus
citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de
Jérusalem, et déclencher là une véritable
dynamique de paix.
Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui
vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et
de 18 nationalités différentes se regrouper
en une caravane revendiquant partout sur son passage l’application
du droit international !
Partis le 5 de la cour d’honneur du Parlement Européen
de Strasbourg à destination de Jérusalem par
la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont d’Allenby
si chargé d’images d’exodes. Sur ce poste
frontière israélien illégal puisque installé
sur une terre palestinienne, 110 des nôtres furent trompés,
battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports
rayés de la mention « interdits d’entrée
». Dés le lendemain, par d’autres moyens
et en un autre poste frontière illégal, je réussis
à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers.
Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés
est déjà l’objet de tous les témoignages
des internationaux que vous pouvez rencontrer à l’occasion
de leurs retours, témoins précieux et courageux
que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d’associations
se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.
Moi, jean-paul delpuech, citoyen Européen ordinaire
né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire,
invite toutes les associations et organisations, toutes les
femmes et tous les hommes épris de justice et forts
de leurs bonnes volontés, qu’ils soient athées,
juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en
rapport avec moi, afin d’affréter un nouvel Exodus
allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes,
au large de Gaza Beach, à prendre de facto le risque
de leurs corps dans un probable arraisonnement révélant
une fois encore aux yeux du monde la vraie nature de cette
belliqueuse démocratie, et par dessus tout de débarquer,
pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé,
et réinventer ensemble un espoir, celui de deux nations
cohabitant côte à côte de façon
plus paisible et équitable, ou celui d’un seul
État laïc et démocratique, où juifs,
musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits,
seraient soumis aux mêmes devoirs .
Un homme, une femme dans chaque département européen
se portant volontaires à mes côtés pour
cette nouvelle épopée, plus une poignée
de l’immense diaspora palestinienne interdite de retour,
voilà 2006 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons,
de prouver à nos dirigeants que les sociétés
civiles palestiniennes, israéliennes et européennes
peuvent s’écouter, et s’entendre.
Nous l’avons fait hier à Sarajevo et ailleurs,
nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.
Quoiqu’il arrive, la flamme de la légitime résistance
palestinienne ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra
pas.
14/06/06 - NON A L'INSTAURATION MONDIALE
DU RACISME LÉGAL ET DU DROIT DE GÉNOCIDE
Les sionistes veulent criminaliser en Europe la dénonciation
du
génocide des Palestiniens et du racisme israélien.
Le pouvoir sioniste européen veut en automne 2006 faire
adopter
par le Parlement européen un texte assimilant toute
critique envers
l'État d'Israël à de l'antisémitisme.
Ce qui se passe en Palestine est un génocide
La colonie sioniste nommée « État d'Israël
» installée par la force en
Palestine occupée, a deux fondations : le racisme et
le droit de
génocide
......
Ce texte est suivi d'un exemple de lettre type à envoyer
aux
députés européens, avec les adresses
de ces députés, postales et électroniques.
Lire le fichier. <http://www.aredam.net/eumc-racisme-genocide-parlement-europeen.html
12/06/06 - Que faire ?
C'est la question que tout le monde se pose, après
le massacre de Gaza et à la veille de la visite pour
le moins provocatrice d'Ehud Olmert à Paris, où
il aura le culot insensé d'inaugurer le "mur des
justes" du Mémorial de la Shoah, dans le Marais.
Voici les plus récents éléments d'information
et de réflexion qui nous sont parvenus.
À lire
1 - Déclaration du porte-parole
du Ministère français des Affaires étrangères
du 9 juin 2006
2 - Déclaration de l'Union Générale des
Etudiants de Palestine (GUPS)
3 - Appel à un rassemblement sur l'esplanade des Invalides
le mercredi 14 juin 2006 à 18 h 30
4 - Appel au boycott, aux désinvestissements et aux
sanctions : lettre ouverte de Jamal Juma aux militants européens
5 - « Où sont les protestations de nos politiques
de tous bords ? Espèrent-ils vraiment que nous allons
donner nos voix aux complices de ces crimes ?» par CAPJPO-EuroPalestine
6 - "Merci de votre soutien : il nous est précieux",
par Youssef HAJI, en direct de DARNA à Naplouse
7 - France-Palestine - 1936-2006 : 70 ans de résistance
- Apprendre des défaites, par l'AZLS
Visite d'Ehud Olmert en France
1 - Déclaration du porte-parole
du Ministère français des Affaires étrangères
du 9 juin 2006
Le Premier ministre d'Israël, M. Ehoud Olmert, effectuera
une visite officielle en France le mercredi 14 et le jeudi
15 juin 2006. M. Jacques Chirac, président de la République,
recevra M. Olmert pour un entretien suivi d'un déjeuner
le 14 juin à 12h15. M. Olmert aura par ailleurs une
série d'entretiens avec le Premier ministre, M. Dominique
de Villepin, le ministre des Affaires étrangères,
M. Philippe Douste-Blazy, et le président du Sénat,
M. Christian Poncelet.
Le Premier ministre israélien participera également
à l'inauguration du mur de l'allée des Justes
du mémorial de la Shoah en présence du Premier
ministre et du maire de Paris. M. Olmert honorera de sa présence
le dîner offert par M. Jean-Louis Debré, président
de l'Assemblée nationale, en présence du Premier
ministre, en l'honneur de la Fondation France-Israël.
Cette fondation permettra d'explorer des pistes innovantes
et créatives afin d'approfondir le partenariat entre
la France et Israël dans tous les domaines. Ses efforts
devraient porter particulièrement sur les échanges
entre les sociétés civiles.
Cette visite se situe dans le prolongement des rencontres
de haut niveau qui ont marqué les relations entre la
France et Israël depuis la visite d'Etat à Paris
du président Katsav en février 2004, celle de
l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en juillet 2005 et
l'inauguration de la Saison culturelle française à
Tel Aviv par le ministre des Affaires étrangères,
M. Philippe Douste-Blazy le 17 mai dernier. Elle permettra
de réaffirmer l'amitié profonde entre la France
et Israël, entre les peuples français et israélien.
Cette visite témoigne également de la volonté
des deux pays de poursuivre leur dialogue sur les questions
d'intérêt commun, qu'elles portent sur les relations
bilatérales, sur l'évolution du Proche-Orient
ou sur les grands enjeux de la paix et de la sécurité
internationale.
Ces entretiens seront en particulier l'occasion d'évoquer
la question israélo-palestinienne à un moment
capital. A cet égard, une communauté de vues
existe entre nos deux pays sur l'objectif de deux Etats vivant
côte à côte, en paix et en sécurité.
Pour y parvenir, la France est convaincue que la seule voie
vers la paix réside dans une solution négociée
avec les Palestiniens dans le cadre de la Feuille de route.
Elle présentera cette vision au Premier ministre israélien
et l'assurera de sa détermination à apporter
tout son soutien et celui de l'Union européenne.
2 - Déclaration de l'Union
Générale des Etudiants de Palestine (GUPS)
Terrorisme de l'Etat israélien : le fruit de l'impunité
et du silence international
En bombardant une plage de Gaza, Israël a montré
une fois de plus que les valeurs dont se drape la prétendue
« seule démocratie du Proche-Orient » sont
tachées du sang des palestiniens innocents. Au moins
dix morts civils, dont une famille entière déchiquetée
par les obus qui se sont abattus alors qu'ils pique-niquaient
sur la plage. Plusieurs dizaines de blessés, dont plusieurs
sont actuellement entre la vie et la mort.
Cette manifestation du terrorisme d'Etat israélien
est le paroxysme d'une série d'exactions commises sans
la moindre condamnation internationale. La victoire du Hamas
aux élections législatives palestiniennes a
servi de prétexte au silence de ceux qui prétendent
encore être les arbitres du « conflit israélo-palestinien
» :
Union Européenne, Etats-Unis, Organisation des Nations
Unies.
Un massacre au service de l'unilatéralisme israélien
Faisant suite à une série d'exécutions
sommaires, ce massacre n'est pas un accident. Le navire qui
a fait feu était à quelques centaines de mètres
de la plage (voir la vidéo sur www.palpress.ps/arabic/adv/).
Il marque la volonté délibérée
d'un Etat israélien libre de toute contrainte internationale
de faire échouer le processus
démocratique palestinien. En effet, le référendum
sur le document des prisonniers, voulu par le président
Mahmoud Abbas, est rejeté par le Premier ministre israélien
Ehud Olmert, qui ne souhaite pas laisser se développer
un possible consensus palestinien autour du droit international.
Le projet israélien de « paix unilatérale
» (sic) ne peut s'accommoder de pa rtenaires palestiniens
légitimes et audibles, du président Mahmoud
Abbas ou du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.
Il s'agit donc pour Israël de déborder le premier
en poussant le Hamas à rompre une trêve à
sens unique observée depuis plus d'un an.
Les porteurs de la démocratisation de la région
laissent faire, montrant l' hypocrisie de ce projet qui dissocie
le droit de voter de celui de choisir. Ils renforcent ainsi
notre révolte de Palestiniens, nous qui sentons de
plus en plus durement le racisme de la logique du choc des
civilisations.
Après la suspension des aides, la visite d'Olmert
: vers une complicité active de la France ?
A l'asphyxie de l'occupation s'ajoute la suspension des taxes
dues par Israël à l'Autorité Nationale
Palestinienne, ainsi que la suspension des aides internationales.
La France, après avoir participé au chantage
européen contre la démocratie palestinienne,
a inauguré la « semaine de l'amitié franco-
israélienne », qui a coûté au contribuable
près d'1 million d'euros. Si les dirigeants démocratiquement
élus du Hamas y sont interdits de visa, la France s'apprête
à accueillir avec les
honneurs le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
Ce dernier entend faire valider par les Européens,
après l'adoubement reçu à Washington,
son plan unilatéral qui vise à annexer plus
de la moitié de la Cisjordanie, dont Jérusalem/Al
Qods, les meilleures terres, l'immense majorité des
colonies et la Vallée du Jourdain, rendant impossible
toute paix entre Palestiniens et Israéliens. Face à
la consolidation par Israël d'un système raciste
et colonial, en un mot de l'Apartheid, les dirigeants de la
France doivent faire barrage, et à défaut, le
peuple doit s'exprimer massivement pour le respect du droit
international. Le droit est le seul langage commun en mesure
de rompre la logique meurtrière du choc des civilisations.
La GUPS, Union Générale des Etudiants de Palestine,
demande à Jacques Chirac de faire savoir à Ehud
Olmert les exigences des Palestiniens et de ceux qui défendent
leurs droits :
- Droit au retour des réfugiés palestiniens
- Fin de l'occupation israélienne
- Démantèlement de toutes les colonies et du
Mur de l'Apartheid
- Un Etat palestinien, Jérusalem/Al Qods capitale
- Libération de tous les prisonniers palestiniens
- Des sanctions contre Israël tant qu'Israël viole
le droit international
MASSACRES EN PALESTINE : L'IMPUNITE D'ISRAËL SE PAYE
EN VIES INNOCENTES
GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine
Site : www.gupsfrance.org /
Courriel : gupsparis@gmail.com
Cette fillette de six ans est la dernière survivante
de la famille Ghalya. Son père, sa mère et ses
5 frères et soeurs, âgés de 18 mois à
17 ans, ont été tués par les obus israéliens.
3 - Appel à un rassemblement
sur l'Esplanade des Invalides le mercredi 14 juin 2006 à
18 h 30
Les organisations suivantes appellent à un rassemblement
«pour dénoncer les massacres israéliens
à Gaza, l'étranglement du peuple palestinien
par nos dirigeants, et la réception en France, cette
semaine, du premier ministre israélien, Ehud Olmert»
:
GUPS, LCR, PCF, LDH, le MRAP, AFPS, l'UJFP, CCIPPP, Femmes
en Noir, CAPJPO-EuroPalestine.
Mercredi 14 juin, à partir de 18h30, Esplanade des
Invalides, devant le Ministère des Affaires Etrangères,
Métro/RER Invalides (Lignes 8, 13, C)
4 - Appel au boycott, aux désinvestissements et aux
sanctions : lettre ouverte aux militants européens
Jamal Juma, Coordinateur de la Campagne palestinienne contre
le Mur d'Apartheid, lance un appel solennel aux militants
européens qui hésitent encore à réclamer
des sanctions contre Israël et notamment son boycott,
seule manière de faire pression sur un Etat qui, loin
de chercher la paix, multiplie les crimes pour s'approprier
toujours davantage de terres, au mépris de toutes les
lois.
Cher Amis,
De récents développements nous ont incité
à écrire cette lettre pour aborder quelques
questions qui persistent au sein du débat européen
au sujet de la solidarité avec les Palestiniens et
la Palestine.
Tout d'abord, nous souhaitons préciser que le
but de cette lettre est de plaider pour que la vérité
sans voile trouve un espace et d'assurer une coopération
ouverte entre tous les acteurs impliqués dans le soutien
au peuple palestinien.
Elle souligne des questions non résolues pour encourager
la discussion et en finir avec l'actuelle impasse du
conflit interne à la solidarité européenne.
Après trois années de travail avec les groupes
de soutien et le mouvement social en Europe, nous voudrions
attirer votre attention sur quelques points qui ont périodiquement
empêché le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement
et Sanctions) européen d'avancer.
Des discussions internes ont eu lieu sur la nature de l'Apartheid
en Israël et les trois manières possibles de l'isoler
: le boycott, le désinvestissement et les sanctions.
Cela a détourné l'énergie des militants
du réel objectif : mettre une pression concrète
et efficace sur Israël pour libérer la Palestine.
Nous avons fait l'expérience de ce que j'appellerais
"une crise de compréhension" parmi certains
éléments de la solidarité européenne,
non seulement mais en particulier au sujet de la Palestine.
Ceci s'est accentué avec la décision de
la Cour Internationale de Justice de 2004 et lors de l'appel
déterminé pour une campagne globale de BDS de
la part des Palestiniens, émis d'abord par la
Campagne puis relancé dans un appel unitaire palestinien
pour le premier anniversaire de la décision de la CIJ.
La seule et unique relation entre notre cause et l'Europe
tient à son rôle dans la création de notre
oppression. Elle tient dans les relations entre l'Europe
et Israël, comme fruit du colonialisme et de l'injustice
subie par les Juifs en Europe et est à l'origine
de l'engagement européen dans la création
d'un Etat juif au c¦ur du Moyen-Orient, un engagement
clair en faveur de sa création, de son maintien et
de son avenir.
Ceci a permis deux dynamiques principales :
1. permettre à cet Etat de fonctionner en tant que
tel au-dessus des lois internationales. Un Etat sur lequel
personne n'ose effectuer la moindre pression pour qu'il
applique les lois, les conventions internationales et les
résolutions de l'ONU qui garantissent nos droits.
2. limiter le pouvoir des mouvements et organismes qui souhaitent
dénoncer ou prendre position contre les crimes de cet
Etat. Le lobby sioniste vise à fixer les limites de
toute critique ou action qui pourraient être entreprises
par des gens comme vous, honnêtes et courageux, qui
essaient de lutter contre les crimes de l'occupation,
nos catastrophes (les unes après les autres, 1948,
1967, 1982 et le Mur de l'Apartheid), et pour l'application
de plus de cent résolutions de l'ONU, conventions
internationales et, dernièrement, la décision
de la Cour Internationale de Justice.
Et c'est ainsi que même quelques-uns des plus
radicaux ou éloquents des avocats des droits de l'homme,
de la démocratie et de l'égalité
évitent de demander comment le sionisme peut prétendre
à la démocratie pour un Etat construit sur la
terre palestinienne et qui maintient systématiquement
la suprématie des Juifs sur les Palestiniens vivant
là et nient le droit au retour pour 6 millions de réfugiés.
On peut l'appeler une "question complexe".
Pourtant nos droits ne sont pas complexes mais évidents,
alors que les complicités complexes avec Israël
forgent le système de pouvoir qui oppresse notre peuple.
Eviter de donner des réponses claires à des
questions gênantes n'aide pas et ne sert qu'à
dissimuler les racines de notre oppression.
Notre lutte et notre peuple ne sont pas constitués
que des territoires palestiniens occupés depuis 1967.
Ils comprennent les Palestiniens de 1948 qui, depuis 58 ans,
sont supposés devenir des Israéliens avec une
citoyenneté israélienne de seconde classe ou
disparaître. Ils souffrent du racisme d'Etat institutionnalisé
et de la colonisation de leur terre. Ils sont soumis à
une discrimination intense à travers une myriade de
réglementations et de lois, et sont sans cesse menacés
d'être expulsés de leur terre.
Je mentionne juste deux des dernières mesures prises
: la judaïsation à grande vitesse de la Galilée
et du Négev et la décision récente des
tribunaux israéliens validant la loi raciste qui empêche
la réunification familiale entre les Palestiniens de
67 et de 48.
De plus, vous avez certainement eu connaissance des appels
de nombreux dirigeants israéliens de renom préconisant
de se débarrasser du "Triangle", à
l'ouest de la Ligne Verte, dans le nord de la Cisjordanie
parce que trop de Palestiniens y vivent.
Vous n'avez peut-être pas entendu les déclarations
d'un professeur de l'Université Bar Ilan,
sur Al Jazeera il y a quelques jours, répondant à
une question de Raji Sourani sur l'élaboration
des lois internationales, et lui disant qu'il devrait
rentrer chez lui au Liban (Sour est une ville libanaise),
son pays d'origine d'après ce professeur.
Il a continué en déclarant : "Vous, derrière
le mur, vous recherchez des certificats pour obtenir 99 femmes
au paradis ; nous, nous recherchons des certificats et des
diplômes universitaires".
Mais vous avez certainement entendu parler des 250.000 réfugiés
palestiniens de 1948 vivant sur leurs terres. Beaucoup d'entre
eux vivent à moins d'un kilomètre de leurs
biens et ne peuvent pas revenir dans leurs maisons. Et enfin,
notre peuple est composé des 6 millions de réfugiés
éparpillés à travers le monde.
Confiscation des terres et des ressources aquifères
; ghettoïsation des communautés palestiniennes
; création de deux réseaux routiers différents
pour les colons et les Palestiniens ; assassinats quotidiens
de Palestiniens ; démolitions de maisons ; femmes qui
avortent aux check-points ; enfants pris pour cible et tués
dans les écoles ; 12 communautés actuellement
condamnées à l'expulsion (la plupart coincées
entre des colonies ou entre le Mur et la Ligne Verte) en préparation
du plan Kadima ; nettoyage ethnique systématique à
Jérusalem et 120.000 jérusalémites isolés
de leur ville et menacés de perdre leur droit de résidence
dans la ville.
Voilà la réalité des Palestiniens en
Cisjordanie.
D'un autre côté, les colons peuvent prendre
nos terres sans qu'aucune loi ne les en empêche.
Des terres palestiniennes sont quotidiennement confisquées
pour l'extension des colonies, de nombreux Palestiniens
sont tués par les colons et aucun de ces criminels
n'a jamais eu affaire à la justice pour ses crimes.
Les soldats tuent des milliers de Palestiniens ; beaucoup
d'entre eux sont des enfants. Aucun de ces criminels
n'a jamais été emprisonné.
Est-ce que cela ne vous rappelle pas ce qui se passait en
Afrique du Sud ?
Est-ce que ce n'est pas du racisme, de la discrimination
et de l'apartheid ?
Est-ce que cela ne mérite pas boycott et isolement
?
Je pense que vous connaissez ces faits. Ce n'est qu'un
rappel pour tout ceux qui veulent discuter du caractère
ou non raciste colonial et d'apartheid de l'Etat,
ou ceux qui veulent que nous l'oubliions. C'est
un Etat raciste qui pratique l'apartheid.
Personne ne nous convaincra qu'Israël est un Etat
démocratique. De même que nous nous ne cesserons
de croire et d'affirmer que notre lutte est dirigée
contre le sionisme, idéologie et politique raciste
à l'origine de nos catastrophes.
Depuis les dernières élections, notre peuple
subit les sanctions imposées par l'occupation
et le monde occidental, et nous constatons les résultats
sur le terrain. Des sanctions qui nous rappellent celles qu'a
subi le peuple irakien. Elles sont présentées
au monde comme des outils pour arrêter le Hamas (peut-être
même "pour le bien" des Palestiniens), tentative
visant à pousser les Palestiniens à rendre le
Hamas responsable de la famine.
En réalité, elles visent à créer
les conditions adéquates pour que le "Plan de
Convergence" soit accepté et mis en application
par les Palestiniens eux-mêmes. Implicitement ou explicitement,
le plan est supposé recevoir le soutien des Etats-Unis
et des gouvernements européens. Néanmoins, il
constitue une violation avérée de la loi internationale,
de toutes les résolutions des Nations-Unies, de la
décision de la Cour Internationale de Justice et de
nos droits humains fondamentaux. Il écarte tous les
principes palestiniens pour lesquels nous nous sommes sacrifiés
et avons lutté depuis 1929.
L'auto-détermination devient "autonomie
sous contrôle israélien", les "frontières
nationales" des ghettos entourés de murs et Jérusalem
une capitale juive où ses 230.000 habitants palestiniens
seront menacés d'expulsion et de nettoyage ethnique.
Les 6 millions de réfugiés ne seront plus qu'un
souvenir de notre histoire.
Dans le contexte de ce que nous subissons et que vous voyez
clairement sur le terrain, nous ne pouvons pas comprendre
que certains continuent d'en appeler à "la
justice en Palestine et en Israël". De quelle sorte
d'oppression et d'injustice souffre Israël
? Comment peut-on mettre sur un pied d'égalité
la victime et le criminel ? Les Palestiniens ont besoin de
justice et Israël doit reconnaître ce besoin de
justice.
Nous savons que notre conflit va durer encore longtemps.
C'est la raison pour laquelle nous devons profondément
enraciner notre lutte dans nos droits inaliénables
et nous devons construire sur des bases solides de justice.
Ce qui implique qu'il est important pour nous de décrire
la réalité dans laquelle nous vivons.
Nous faisons l'expérience de l'occupation
sur le terrain et nous en avons les cicatrices sur la peau.
C'est pourquoi nous, les Palestiniens, sommes ceux qui
peuvent discuter et décider comment nous nous présentons,
nous, nos droits et notre oppression, comment nous en parlons
et quels arguments nous utilisons. Nous savons exactement
comment la décrire et comment en parler. Nos amis,
nos camarades et nos soutiens peuvent la présenter
de la manière la plus appropriée à leur
contexte de travail, sans toutefois faire de concessions sur
l'essence de la question elle-même.
Nous respectons les droits de l'homme mais, jusqu'à
aujourd'hui, nous n'avons pas vu leur application
sur le terrain - en particulier pour ce qui concerne la Palestine
et Israël Apartheid.
Nous devons libérer ces lois et les organismes des
Nations Unies des griffes des pouvoirs coloniaux aux Etats-Unis
et dans l'Union Européenne de manière à
ce que nous, et tous les autres peuples oppressés de
par le monde, puissions les constater sur le terrain et en
bénéficier.
Le problème, une fois encore, ce n'est pas nous,
les Palestiniens, ni notre manière de nous présenter
ou de nous représenter, mais c'est le monde et
la manière dont il veut nous voir et nous traiter.
Nous sommes les victimes des fautes des autres.
L'application et la mise en ¦uvre de la loi internationale
prônées par les campagnes populaires pour la
justice trouvent un exemple impressionnant d'efficacité
dans le cas de l'Afrique du Sud. Il est primordial de
trouver comment cela peut être possible dans le cas
de la Palestine et comment la société civile
peut devenir le moteur de ce processus. La société
civile et la base sont, par définition, les acteurs
qui peuvent contribuer directement à l'application
des lois au moyen de diverses formes de boycott, y compris
le désinvestissement. Ceci nécessite de construire
le fondement nécessaire pour des changements politiques
au niveau gouvernemental et, ensuite, appliquer des sanctions.
La Campagne a établi cette stratégie simple
pour que la loi internationale soit appliquée dans
différents contextes, partout dans le monde, y compris
le Colloque ECCP sur l'appel à sanctions européen.
Les actions de boycott et de désinvestissement entreprises
au niveau mondial et leur début de succès constituent
la toile de fond de cette vision.
Nous connaissons très bien les dynamiques et divergences
entre les forces sociales en Europe concernant la Palestine
et les difficultés rencontrées par certains
pour comprendre que les campagnes de boycott sont un moyen
d'isoler Israël. Ces discussions et divisions n'existent
heureusement pas dans d'autres régions du monde,
en particulier parmi ceux qui souffrent du racisme et du colonialisme.
Mais nous ne pouvons créer un "cas spécial"
pour l'Europe car notre peuple et le monde ont besoin
de cohérence dans la manière dont nous nous
présentons et nous représentons notre oppression.
De plus, nous ne souhaitons pas nous tenir aux côtés
de l'un ou l'autre des "courants" européens,
mais nous continuerons à présenter nos positions
comme étant les réalités du terrain qui
nous sont imposées.
Nous apprécions la discussion et le dialogue. Nous
sommes heureux de travailler avec quiconque est intéressé.
Mais ce n'est pas à l'Europe de nous dicter
notre terminologie et nos appels. Nombre des objections qui
limitent le déploiement tout azimut du mouvement BDS
en Europe viennent à l'évidence du positionnement
de certains groupes européens.
Nous apprécions ce sens de la diplomatie. Mais il
est triste de voir que parfois, les préoccupations
des organisations palestiniennes semblent moins importantes.
Nous apprécierions que l'urgence à dire
la vérité telle qu'elle est soit prise
en considération, plutôt que le souci de quelques-uns
à dire et à entendre des mots clairs.
En fait, les positions "deux poids-deux mesures"
des gouvernements se reflètent malheureusement dans
les points de vue de certains mouvements sociaux. Alors que
le droit des Palestiniens à énoncer la vérité
peut être ouvertement attaqué, après trois
années de travail extensif et intensif dans les mouvements
globaux, nous avons appris qu'il est généralement
considéré comme tabou de critiquer fermement
les organisations qui refusent de dire la vérité
et défendent le racisme derrière le "caractère
juif" d'Israël et du sionisme.
Dans cette situation européenne difficile, nous apprécions
et respectons tous les courageux militants, en incluant évidemment
les juifs anti-sionistes, qui organisent quotidiennement la
solidarité en Europe et sont désireux de dire
la vérité. Ils sont les vrais partisans des
droits de l'homme.
La diplomatie est importante mais elle ne peut pas être
marchandée avec la vérité. Le peuple
que vous soutenez a lui aussi besoin de diplomatie et de respect.
Traduction : MR pour ISM http://www.ism-france.org
Source : CAPJPO-EuroPalestine, 10 juin 2006
http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2161
5 - « Où sont les protestations
de nos politiques de tous bords ? Espèrent-ils vraiment
que nous allons donner nos voix aux complices de ces crimes
?»
par CAPJPO-EuroPalestine, 10 juin 2006
Quatorze Pastiniens assassinés en 24 h, dont une famille
entière (les 2 parents et leurs 5 enfants tués
par un bombardement naval israélien alors qu'is étaient
allés
passer une journée à la plage dans la Bande
de Gaza, ce vendredi ), et 36 autres blessés, parmi
lesquels 13 enfants. Pendant que le monde se préoccupe
du
foot, le gouvernement israélien s'adonne à un
autre sport : tuer un maximum de civils pour amener les Palestiniens
à s'aligner sur la violence israélienne, et
rendre caduque toute "menace de négociation".
Car, tout le monde l'aura compris, l'idée même
d'un référendum tel que celui proposé
par Mahmoud Abbas à partir des points définis
par des prisonniers du Fatah
et du Hamas sont de nature à inquiéter les dirigeants
israéliens. Le premier ministre israélien s'est
empressé de faire savoir que "le referendum n'a
aucun sens".
L'idée même d'un retour aux frontières
de 1967, est inconcevable, sans même parler de restituer
Jérusalem Est, ou encore de reconnaïtre le droit
de retour aux
réfugiés palestiniens. Il ne faudrait tout de
même pas que le droit international soit remis à
l'ordre du jour !
La "colombe" Peretz, ministre de la défense
"de gauche", fait donc donner l'artillerie lourde.
Sept bombardements vendredi en direction de la plage sur la
côte de Beit
Lahya, remplie de familles venues profiter de la mer. Joli
score : 7 membres de la même famille d'un coup, le 6ème
enfant (les 5 autres avaient 1 an, 2 ans, 4 ans,
15 ans et 17 ans) en a réchappé ;on pouvait
le voir sangloter à côté des corps inanimés
de sa famille. Des images télévisées
montraient un soldat à bord d'un navire
israélien, scrutant la plage avec ses jumelles, ne
laissant aucun doute sur le caractère prémédité
du crime.
D'autres assassinats "ciblés" du même
genre ont eu lieu ce vendredi. Des missiles aériens
ont été lancés sur Beit Hanoun dans le
Nord de la Bande de
Gaza, tuant trois membres d'une famille, tandis que les bombardements
soniques, terriblement assourdissants et effrayants, notamment
pour les enfants,
reprenaient au-dessus de la bande de Gaza. Ce qui n'empêche
pas le Monde daté du 10 juin de titrer à la
une "Le Hamas rompt la trève et revendique
des tirs sur Israël". C'est sûr que l'on ne
peut pas parler de rupture de trêve de la part d'Israël,
puisqu'il n'en n'a pas respecté une seule depuis des
années.
Où sont les protestations de nos politiques de tous
bords ? Espèrent-ils vraiment que nous allons donner
nos voix aux complices de ces crimes ? Et les
grandes organisations des droits de l'homme ? Quel silence
! On peut affamer les Palestiniens, tuer femmes et enfants
sur les plages, en quoi cela les
concerne-t-elles ?
De simples citoyens ont répondu très généreusement
à l'opération Assistance à Peuple en
danger lancée par notre association pour venir en aide
aux
instituteurs et infirmiers de la région de Naplouse,
privés de salaire depuis 3 mois. Nous sommes très
touchés et les remercions du fond du coeur.
Cette opération, qui a déjà permis de
recueillir plus de 27.000 euros pour assurer leurs frais de
transport, se poursuit. Merci de solliciter votre entourage.
Ci-dessous une interview de Youssef Haji, sur ses effets et
sur la situation sur place (pour ceux qui ne l'auraient pas
lue sur notre site. Merci à Robert Thomson
pour sa traduction en anglais consultable sur http://www.europalestine.com
).
.
Merci de noter nos prochains Rendez-vous :
1) Réunion-débat lundi 12 juin de 19 H à
21 H 30 à Paris (M° Jussieu), qui aura pour thème
: "Les partis politiques français et la situation
au
Proche-Orient". N'hésitez pas à nous contacter
pour plus de précisions.
2) Spectacle jeudi 15 juin à 19 H 30 des enfants du
camp de réfugiés d'Aïda et de Naplouse
: concert suivi de la pièce de théâtre
: "Nous sommes
les Enfants du Camp". Nous rappelons que ce spectacle
se produira dans plus de 25 villes de France et de Belgique
du 15 juin à la fin juillet
(pour tous renseignements sur la tournéevoir le site
www.amis-alrowwad.org <http://www.amis-alrowwad.org>
6 - "Merci de votre soutien : il
nous est précieux", par Youssef HAJI, en direct
de DARNA à Naplouse
Youssef Haji, fondateur de DARNA, la Maison des Associations
de Naplouse, nous fait savoir que la population de Naplouse
et des alentours résiste vaillamment, malgré
l'embargo actuel et les manoeuvres de certaines factions palestiniennes.
La solidarité entre les habitants d'une part, celle
qui provient de la diaspora palestinienne et de nos efforts,
d'autre part, pemet pour le moment à chacun de "rester
à son poste". Ci-dessous l'nterview téléphonique
réalisé par CAPJPO-EuroPalestine auprès
de Youssef Haji.
CAPJPO-EuroPalestine : Comment se font actuellement sentir
les effets de l'embargo sur les habitants de Naplouse
?
Youssef HAJI : Pour le moment la vie continue, et en apparence
rien n'a changé ici : les gens vont à leur
travail, les magasins sont ouverts, les enfants vont à
l'école. Mais on remarque que les uns et les autres
se limitent de plus en plus à l'essentiel : la
nourriture de base, et pas de superflu. Les commerçants
font l'effort de rester ouverts, mais personne n'achète
d'habits neufs en ce moment, par exemple. On voit bon
nombre de fmmes vendre sur le marché leurs bijoux.
Les enseignants, les infirmiers, qui ne touchent plus de salaire
depuis trois mois, continuent à assurer leur travail
mais un nombre croissant d'entre eux a pris un deuxième
emploi pour faire entrer un peu d'argent au sein du foyer.
Il y a des instituteurs et professeurs qui font le taxi en
dehors de leur travail habituel. J'ai rencontré
hier à Beit Fourik trois infirmiers qui travaillaie
nt dans une savonnerie. Je l'ai su parce qu'une
ambulance était garée devant la savonnerie et
que j'ai d'abord cru à un accident. Les gens
ont également réduit leurs déplacements,
parce que les transports coûtent cher. Un enseignant
qui ne travaille pas là où il demeure doit dépenser
entre 1,60 et 4 euros par jour en frais de transport, étant
donné l'existence des nombreux barrages militaires
israéliens qui rallongent le chemin un peu partout.
C'est pourquoi l'inititative de CAPJPO-EuroPalestine
est très appréciée ici. Nous avons commencé
à distribué les fonds reçus et il y a
déjà 950 enseignants de 15 villages autour de
Naplouse qui ont rempli le questionnaire DARNA pour recevoir
une somme leur permettant d'assurer cette dépense.
CAPJPO-EuroPalestine : Nous avons cru comprendre que cette
initiative n'était pourtant pas du goût
de tout le monde ?
Youssef HAJI : C'est vrai. Nous avons rencontré
des problèmes. J'ai été convoqué
par le gouverneur de la ville à ce propos. il fait
partie de l'ancienne Autorité Palestinienne, la
faction de Mahmoud Abbas, et nous a carrément indiqué
que nous devions rendre cet argent ou bien le lui remettre
! Nous avons refusé et c'est finalement Moharam
Barghouti, le président de l'Union de la Jeunesse
Palestinienne, association membre de Darna qui a déclaré
assumer la responsabilité politique et morale de notre
refus. Souvent quand les obstacles ne viennent pas directement
des Israéliens, ils viennent de l'intérieur
même, des anciens dirigeants de l'Autorité
Palestinienne qui ont conservé une grande capacité
de nuire, notamment au niveau des contrôles bancaires.
Ainsi une association membre de darna, a récemment
reçu de l'argent en provenance de Norvège.
Eh bien, c'est à Napl ouse qu'il a été
bloqué par le gouverneur, sous prétexte d'
"enquête".
CAPJPO-EuroPalestine : Est-ce que cela n'est pas trop
démoralisant ? Comment les Palestiniens tiennent-ils
le coup ?
Youssef HAJI : Les Palestiniens sont indignés à
la fois de l'attitude des grandes puissances et de la
complicité de Mahmoud Abbas et de ses lieutenants.
Ils disent :"Si les Américains, qui nous ont demandé
de voter, ne voulaient pas du Hamas, ils n'avaient qu'à
le dire avant les élections. Maintenant, nous avons
voté ; c'est trop tard." Ils ont sentiment
d'être au centre d'un complot mondial et accusent
Mahmoud Abbas de s'en rendre complice en participant
à l'embargo des Palestiniens.. Ils réagissent
en resserrant la solidarité. La diaspora palestinienne,
celle notamment qui vit dans les pays voisins et les pays
du Golfe, apporte une aide substantielle, par le biais familial.
Mais entre eux les gens s'épaulent énormément
aussi. En partageant le travail par exemple. Ainsi, l'Hotel
Yasmine, bien connu à Naplouse, parce qu'on aime
aller y prendre u n café ou manger quelque chose, en
est à 7000 dollars de déficit par mois. Mais
au lieu de licencier du personnel, les salariés se
sont arrangés entre eux et n'assurent qu'un
quart de temps de travail chacun. Les banques, également,
accordent plus facilement des crédits à la consommation,
même si les taux d'intérêt sont élevés..
Hier soir, le premier ministre a annoncé une bonne
nouvelle : Tous les fonctionnaires percevant un salaire de
moins de 1 500 shekels (300 euros), soit un total de 40 000
fonctionnaires, vont recevoir leur paye d'un jour à
l'autre. Et par ailleurs, tous les enseignants qui font
passer le bac vont recevoir 1 500 shekels même s'ils
ne rentrent pas dans cette catégorie des bas salaires.
CAPJPO-EuroPalestine : Est-ce que les activités de
Darna se poursuivent normalement, en dépit de la situation
?
Youssef HAJI : Hier, nous avions notre assemblée générale
semestrielle. Et à ma grande surprise, même les
représentants des associations des villages étaient
présents. On peut difficilement imaginer leurs difficultés
pour se déplacer. L'armée israélienne
ne rate pas une occasion de pourrir la vie des gens aux check-points,
d'humilier les Palestiniens.
Ainsi j'ai rencontré il y a quelques jours un
enseignant qui se rendait habituellement à son école,
dans le village de Bourin, à dos d'âne.
Eh bien, les militaires israéliens au check-point lui
ont récemment confisqué son âne en lui
demandant de produire une assurance un permis de conduire
l'âne s'il voulait récupérer
celui-ci. Après 12 heures où l'âne
est resté attaché au check-point et différents
aller-retours de cet enseignant entre son domicile et le barrage
militaire, les oldats l'ont finalement menacés
de leur mitraillette, frappé, et obligé à
retourner chez lui. IL doit désormais payer 20 shekels
(4 euros) de transport par jour pour se rendre à son
école.
Malgré cela, tout le monde continue ses activités.
Une des principales préoccupations des associations
membres de Darna à l'approche des vacances, c'est
l'absence d'argent pour organiser les camps de vacances
qui permettent aux enfants de se détendre un peu pendant
une dizaine de jours, en juillet et en août. Ces camps
sont habituellement financés par le gouvernement et
par des ONG (l'UNICEF et Save The Children, principalement).
Mais cette année, les uns et les autres font la sourde
oreille.
Interview réalisée par CAPJPO-EuroPalestine
le 2 juin 2006
Pour envoyer les dons : chèques à l'ordre de
CAPJPO-EuroPalestine. 16 bis rue D'Odessa. 75014 Paris. Un
reçu vous permettant de déduire 60 % du montant
du don de vos impôts, vous sera aussitôt envoyé.
7 - France-Palestine - 1936-2006 :
70 ans de résistance - Apprendre des défaites
par l'Alliance zapatiste de libération sociale, juin
2006. Courriel : azls2006@yahoo.fr
3 mai 1936 : En France, le Front populaire (officiellement
appelé Rassemblement national) remporte les élections
législatives avec 376 députés élus
sur 618.
11-13 mai 1936 : début des grèves avec occupation
aux usines d'aviation du Havre et de Toulouse pour protester
contre le licenciement d'ouvriers grévistes le 1er
mai. Par la suite les grèves avec occupation des usines
débutent dans la métallurgie parisienne ; de
proche en proche, le mouvement va s'étendre aux autres
branches industrielles et à toutes les régions.
Entre le 26 mai et le 2 juin, 11000 grèves, 2,4 millions
de grévistes paralysent la production, mouvement qui
naît en dehors de toute stratégie syndicale.
La CGT, réunifiée en mars 1936, assiste passivement
à ce mouvement social, le plus important en France
au XXème siècle.
7 mai 1936 : en Palestine sous occupation britannique, une
conférence de 150 délégués représentant
tous les secteurs de la population appelle à la grève
générale et à refuser de payer les impôts.
Les paysans quittent leurs villages pour rejoindre des unités
de combattants qui se forment dans les montagnes. Des combattants
venus de Jordanie et de Syrie les rejoignent.
Le mouvement national inclut la bourgeoisie urbaine, les propriétaires
terriens, les dirigeants religieux et les représentants
des paysans et des ouvriers.
Ses revendications :
1. Arrêt immédiat de l'immigration sioniste,
2. Cessation et la prohibition du transfert des terres possédées
par les Pesltiniens aux colons sionistes,
3. Établissement d'un gouvernement démocratique
dans lequel les Palestiniens auraient une majorité
de contrôle.
4 juin 1936 : le socialiste Léon Blum constitue un
gouvernement, auquel le PCF refuse de participer mais qu'il
soutiendra. Le mouvement de grèves avec occupation
ne s'estompe pas directement. Maurice Thorez, chef du PCF,
lance son fameux : « Il faut savoir terminer une grève
». Dans les mois qui suivent, une série de conquêtes
seront arrachées : augmentations de salaire substantielles
comprises entre 7 et 15%, institutionnalisation de délégués
du personnel chargés des revendications individuelles
et collectives, généralisation du système
des conventions collectives (un an après, 46000 conventions
collectives sont signées), congés payés
qui donnent, pour la première fois dans l'histoire
sociale, quinze jours de vacances aux salariés et la
semaine des 40 heures, loi sur la nationalisation des industries
de guerre, loi sur les procédures de conciliation et
d'arbitrage, création de la Société nationale
des chemins de fer (SCNF).
18 juin 1936 : une grande partie de la ville de Jaffa est
détruite par les Britanniques, laissant 6 000 personnes
sans abri. Les maisons palestiniennes dans les communautés
environnantes sont également détruites.
18 juillet 1936 : le général Francisco Franco
déclenche son coup d'État à partir du
Maroc. Début de la Guerre civile espagnole. La décision
de "non-in
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