Boycotter Israël


Sources et ressources

Liste des entreprises et marques israéliennes à boycotter

L'Europe est le partenaire commercial le plus important d'Israël


A la sixième conférence annuelle « Go 4 Europe » tenue à Herzliya le 6 février dernier, et qui réunit des investisseurs européens et israéliens, Ehud Olmert a prononcé un discours et présenté un bilan des relations économiques entre Israël et l'Europe. Voici quelques extraits de son discours :
« L'Europe est le partenaire commercial le plus important d'Israël. Nos échanges commerciaux avoisinent les 30 milliards de dollars par an. (..) L'Etat d'Israël achète plus dans les pays européens que dans n'importe quel autre pays du Moyen-Orient. Bien sûr, ces relations sont construites, avant toute chose, sur l'Accord d'Association qui connecte Israël à l'Union Européenne (..) qui sont entrés en vigueur en 1996. » Ehud Olmert note également qu'il existe des accords entre Israël et des sociétés européennes, citant comme exemple l'accord signé il y a un an entre Alcatel, une des sociétés les plus importantes au monde dans le domaine des télécommunications, et Israël. « Nous coopérons aussi aujourd'hui avec Siemens » a ajouté le Premier ministre par intérim.
« Lors des années précédentes, de plus en plus de pays européens ont exprimé leur intérêt à investir en Israël et à participer à des projets d'infrastructure, telle la société française Alstom » qui conduira le grand projet israélien de tramway à Jérusalem.
« L'année dernière, nous avons atteint un record sans précédent de plus de 6.25 milliards de dollars en investissement réel dans l'industrie et l'économie israéliennes, venant du monde entier. Une part significative venait d'Europe. La somme totale d'investissements, incluant l'investissement financier dans l'économie israélienne, a atteint l'année dernière 12.5 milliards de dollars ».
Ehud Olmert a aussi rappelé qu'Israël est partenaire du 6ème programme-cadre européen de recherche et développement (PCRD).
« Les 4 prochaines années, nous investirons plus de 190 millions d'euros dans le cadre de notre participation au 6ème PCRD » a déclaré Ehud Olmert, ajoutant qu'il y aura un partenariat euro-israélien dans de grands projets scientifiques, comme il en existe déjà, dans l'intérêt mutuel de chaque partie. L'Etat d'Israël est le seul Etat non européen, avec la Chine, à participer au programme européen de navigation par satellite, Galileo, dans lequel Israël investit des dizaines de millions d'euros.

Pourquoi un boycott économique d'Israel est-il justifié ?


par Norman G. Finkelstein, Aftenposten, Oslo, 14 janvier 2006.
Traduit de l'anglais par MG pour ISM à partir de l'original anglais, paru sur http://www.normanfinkelstein.com/


La récente proposition d'un boycott des produits israéliens par la Norvège a provoqué un débat passionné. A mon avis, une étude rationelle de cette question poserait deux questions :
1) les violations israéliennes des droits de l'homme justifient-elles un boycott économique ?
et 2) un tel boycott peut-il apporter une contribution signicative pour mettre fin à ces violations ?
J'arguerais du fait que la réponse à ces deux questions devrait être affirmative. Bien qu'il ait fait l'objet de nombreux rapports d'organisations des droits de l'homme, le véritable rapport sur le respect des droits de l'homme par Israel dans les Territoires Palestiniens Occupés n'est généralement pas bien connu à l'étranger. C'est principalement dû à l'industrie formidable des relations publiques des défenseurs d'Israel ainsi qu'à l'efficacité de leur stratégie d'intimidation, comme en collant l'étiquette d'Anti-Sémite à toute critique de la politique israélienne.Cependant, c'est un fait incontestable qu'Israel a commis un large éventail de violations des droits de l'homme, dont beaucoup s'élevant au niveau de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Elles comprennent :• Meurtres illégaux :
Considérant que les attaques-suicides palestiniennes visant des civils israéliens ont attiré énormément l'attention des médias, le registre quantitativement bien pire d'assassinats de non-combattants par Israel est bien moins connu.
Selon les chiffres les plus récents du Centre israélien de l'Information pour les Droits de l'Homme dans les Territoires Occupés (B'Tselem), 3.386 Palestiniens ont été tués depuis septembre 2000, dont 1.008 ont été reconnus comme étant des combattants, en comparaison aux 992 Israéliens tués, dont 309 étaient des combattants.
Cela signifie qu'ont été tués trois fois plus de Palestiniens que d'Israéliens et jusqu'à trois fois plus de civils palestiniens que de civils israéliens.
Les défenseurs d'Israel maintiennent qu'il y a une différence entre viser des civils et les tuer par inadvertance.
B'Tselem conteste cela : "Quand autant de civils ont été tués et blessés, le manque d'intention ne fait aucune différence. Israel reste responsable."
En outre, Amnesty International rapporte que "beaucoup" de Palestiniens n'ont pas été tués accidentellement mais "visés délibérément", tandis que le journaliste du New York Times récompensé par un Award, Chris Hedges indique que les soldats israéliens "attirent les enfants comme des souris dans un piège et les assassinent pour le sport."

• Torture
“Depuis 1967,” rapporte Amnesty, “les services de sécurité israéliens ont habituellement torturé des suspects politiques palestiniens dans les Territoires Occupés.”
B’Tselem a constaté que 85% des Palestiniens interrogés par les services de sécurité israéliens ont été soumis à “des méthodes de torture”, tandis qu'il y a déjà une décénnie Human Rights Watch estimait que le nombre de “Palestiniens torturés ou gravement maltraités” représentait “des dizaines de milliers - un nombre qui devient particulièrement significatif quand on se souvient que l'univers des Palestiniens mâles adultes et adolescents en Cisjordanie et à Gaza est inférieur à trois quarts d'un million (750.000).”
En 1987, Israel est devenu "le seul pays au monde à avoir réellement légalisé la torture" (Amnesty).
Bien que la Cour Suprême israélienne ait semblé interdire la torture dans une décision en 1999, le Comité public Contre la Torture en Israel a rapporté en 2003 que les forces de sécurité israéliennes continuaient à appliquer la torture d'une manière "méthodique et habituelle".
Une étude de B'Tselem de 2001 a documenté que les Forces de Sécurité israélienne appliquaient souvent une "torture grave" sur les mineurs palestiniens.
• Démolitions de maisons
"Israel a mis en application une politique de démolition massive de maisons palestiniennes dans les Territoires Occupés", rapporte B'Tselem, et depuis septembre 2000, "il a détruit environ 4.170 maisons palestiniennes."
Jusqu'à récemment, Israel recourait habituellement aux démolitions de maisons comme forme de punition collective.
Selon Middle East Watch, indépendamment d'Israel, le seul l'autre pays au monde qui a utilisé une punition aussi draconienne était l'Irak sous Saddam Hussein.
De plus, Israel a démoli des milliers de maisons "illégales" que les Palestiniens ont construit en raison du refus d'Israel de leur fournir des permis de construire.
Le motif derrière la destruction de ces maisons, selon Amnesty, est de maximiser le secteur disponible pour les colons juifs : "Des Palestiniens sont pris pour cible sans autre raison qu'ils sont Palestiniens."
En conclusion, Israel a détruit des centaines de maisons sur des prétextes de sécurité, pourtant un rapport de Human Rights Watch sur Gaza a constaté que "la composition de la destruction... suggère fortement que les forces israéliennes ont démoli des maisons en bloc, sans se soucier si elles constituaient une menace spécifique."
Amnesty a constaté lui aussi que "la destruction considérable par Israel des maisons et des propriétés dans l'ensemble de la Cisjordanie et à Gaza... n'est pas justifiée par une nécessité militaire," et que "certains de ces actes de destruction équivalent à des infractions graves de la Quatrième Convention de Genève et sont des crimes de guerre."
Indépendamment de l'importance de ses violations des droits de l'homme, le caractère exceptionnel de la politique israélienne mérite une remarque. "Israel a créé dans les territoires occupés un régime de séparation basé sur la discrimination, en appliquant deux systèmes de loi séparés dans la même région et en basant les droits des individus sur leur nationalité."
B'Tselem conclut : "Ce régime est le seul du genre au monde, et est réminiscent des régimes regrettables du passé, tel que le régime d'Apartheid en Afrique du Sud."
Si le choix de l'Afrique du Sud pour un boycott économique international était défendable, il semblerait également défendable de choisir l'occupation israélienne, qui ressemble uniquement au régime d'Apartheid.
Bien qu'un boycott économique puisse être justifié pour des raisons morales, la question demeure : est-ce que la diplomatie pourrait être utilisée plus efficacement. Pourtant, la documentation écrite à cet égard, n'est pas encourageante.
Les termes de base pour résoudre le conflit Israelo-Palestinien sont incorporés dans la résolution 242 des Nations Unies et les résolutions suivantes des Nations Unies qui demandent un retrait total des Israéliens de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza et la création d'un Etat palestinien dans ces secteurs en échange de la reconnaissance du droit à Israel de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins.
Tous les ans, la majorité écrasante des Etats membres des Nations Unies votent en faveur de ce règlement pour deux Etats, et tous les ans, Israel et les Etats-Unis (et quelques uns les îles du Pacifique Sud) s'y opposent.
De même, en mars 2002 les vingt-deux Etats membres de la Ligue Arabe ont proposé cet accord de Deux-Etats ainsi que "des relations normales avec Israel." Israel a ignoré la proposition.
Non seulement Israel a obstinément rejeté cet accord pour deux Etats, mais la politique qu'il poursuit actuellement fera avorter toute possibilité d'un Etat palestinien viable.
Tandis que l'attention du monde était rivée sur le redéploiement d'Israel de Gaza, Sara Roy de l'Université de Harvard observait que "le plan de désengagement de Gaza est, au fond, un instrument pour l'annexion continue par Israel de la terre de Cisjordanie et l'intégration physique de cette terre à Israel."
En particulier, Israel a construit un mur profondément à l'intérieur de la Cisjordanie qui annexera les ressources en eau et la terre la plus productive ainsi que Jérusalem-Est, le centre de la vie palestinienne. Il divisera également la Cisjordanie en deux.
Bien qu'Israel ait au début affirmé qu'il construisait le mur pour combattre le terrorisme, le consensus parmi les organisations des droits de l'homme est que c'est réellement une saisie de terre pour annexer les colonies Juives illégales à Israel.
Récemment, le Ministre de la Justice d'Israel a franchement reconnu que le mur servira "de future frontière de l'Etat d'Israel."
La politique actuelle du gouvernement israélien mènera à un bain de sang sans fin ou au démembrement de la Palestine.
"Il est pratiquement impossible de concevoir un Etat palestinien sans sa capitale à Jérusalem," concluait récemment le respecté Crisis Group, et en conséquence la politique israélienne en Cisjordanie "est en guerre avec aucune solution pour deux-Etats viables et n'apportera pas la sécurité à Israel; en fait, elle la sapera, en affaiblissant les pragmatiques palestiniens... et en semant les graines d'une radicalisation croissante."
Rappelant la Charte des Nations Unies qu'il est inadmissible d'acquérir un territoire par la guerre, la Cour Internationale de Justice a déclaré dans un avis consultatif de 2004 que les colonies israéliennes dans les Territoires Palestiniens Occupés et le Mur construit pour les annexer à Israel étaient illégaux en vertu du droit international.
Elle a invité Israel à cesser la construction du mur, à démanteler les parties déjà achevées et à réparer les dommages aux Palestiniens. De façon cruciale, elle a également souligné les responsabilités légales de la communauté internationale:
Tous les Etats sont dans l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur dans les Territoires Palestiniens Occupés, y compris à l'intérieur et à l'extérieur de Jérusalem-Est.
Ils ont également l'obligation de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction.
C'est également à tous les Etats, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de mettre fin à tout obstacle, résultant de la construction du mur, empêchant les Palestiniens d'exercer leur droit à l'autodétermination.
Une résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies soutenant l'avis de la Cour Internationale a été votée de façon écrasante. Cependant, le gouvernement israélien a ignoré l'avis de la cour, en continuant rapidement la construction, alors que la Cour Suprême israélienne jugeait le Mur légal.
En raison de la stratégie obstructioniste des Etats-Unis, les Nations Unies n'ont pas pu affronter efficacement les pratiques illégales d'Israel.
En effet, bien qu'il soit vrai que les Nations Unies maintienne Israel à un double niveau, c'est exactement l'inverse de l'une des allégations des défenseurs d'Israel : Israel occupe non pas un niveau plus élevé mais plus bas que les autres Etats membres.
Une étude de Marc Weller de l'Université de Cambridge comparant Israel et les Territoires Palestiniens Occupés aux situations comparables en Bosnie Herzégovine, au Kosovo, au Timor Oriental, au Kowéit et à l'Irak occupés, et au Rwanda, a constaté qu'Israel a joui "d'une immunité virtuelle" des mesures de mises en vigueur telles qu'un embargo sur les armes et des sanctions économique adoptés par les Nations Unies contre des Etats membres condamnés pour des violations identiques du droit international.
Dû en partie à une campagne agressive accusant l'Europe de "nouvel anti-Sémitisme", l'Union Européenne a également échoué dans son obligation légale à imposer le droit international dans les Territoires Palestiniens Occupés.
Bien que l'affirmation du "nouvel anti-Semitisme" n'ait en fait aucune base (toutes les preuves soulignent une baisse de l'anti-Semitisme en Europe), l'Union Européenne a réagi en apaisant Israel.
Elle a même supprimé la publication de l'un de ses propres rapports, parce que les auteurs -- comme le Crisis Group et beaucoup d'autres – ont conclu qu'en raison de la politique israélienne "les perspectives d'une solution à deux-Etats avec Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine reculent."
Le fardeau moral pour éviter la catastrophe imminente doit maintenant être soutenu par des Etats différents qui sont prêts à respecter leurs engagements en vertu du droit international et par des hommes et des femmes de conscience.
Dans une initiative courageuse, Human Rights Watch basée aux Etats-Unis, a récemment invité le gouvernement américain à réduire de manière significative son aide financière à Israel jusqu'à ce que Israel mette fin à sa politique illégale en Cisjordanie.
Un boycott économique semblerait être une entreprise également judicieuse. Une stratégie non-violente dont le but est d'arriver à un règlement juste et durable du conflit entre Israel-la Palestine ne peut pas légitimement s'appeler de l'anti-sémitisme.
En effet, les véritables ennemis des Juifs sont ceux qui rabaissent la mémoire de la souffrance des Juifs en comparant l'opposition de principe à la politique illégale et immorale d'Israel avec de l'anti-Sémitisme.

Pétition : Campagne anti-apartheid contre Israël


Cible : info@un.org
Il n'a fallu que 9 ans pour faire tomber l'Afrique du sud avec une grande campagne internationale «anti-apartheid» (cf. historique de l'Afrique du Sud ci-dessous).
La solution à deux Etats en Israël-Palestine ne marchera JAMAIS, pour plusieurs raisons , en prenant l'exemple de l'Afrique du Sud :
- l'Afrique du Sud est un grand territoire de 1.219.090 km2 qui aurait pu, éventuellement, être «coupé» en deux : un Etat «Blanc» et un Etat «Noir». Cependant, les Blancs d'Afrique du sud se sont aperçus, avec beaucoup de pragmatisme et de réalisme que cette solution était, à long terme, vouée à l'échec.
- la «Palestine historique» est un tout petit territoire de 26.323 km2, soit 46 fois moins que l'Afrique du sud, mais aussi beaucoup moins vaste que la région PACA (Provence Alpes Côte d'Azur) qui fait 31.397 km2.
Comment imaginer deux Etats sur un tel territoire ?
Par ailleurs, alors que les résolutions des Nations unies sont applicables par TOUS les pays, La résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies du 11 décembre 1948, prévoit clairement dans son alinéa 11 :
«qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ;
Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l'Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l'intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l'Organisation des Nations unies»
Or, cette résolution n'a jamais été appliquée !
La mort d'Arafat doit être prise comme une formidable opportunité :
- pour le peuple palestinien, de soutenir massivement Marwan Al-Barghuti, le «Nelson Mandela palestinien» et «le père de l'Intifada palestinienne» ;
- pour les Européens de soutenir la solution à UN SEUL ETAT DEMOCRATIQUE et LAIC pour TOUS.
Vous devez, TOUTES et TOUS signer cette grande campagne internationale «ANTI APARTHEID» pour démanteler pacifiquement l'«Etat raciste et triplement antisémite» d'Israël, comme le réclame de nombreux mouvements juifs orthodoxes, dont celui de Neturei Karta («Les gardiens de la Cité»).

L'apartheid fut la politique de séparation raciale pratiquée dans la République de l'Afrique du Sud comprenant une discrimination politique, légale et économique contre les Noirs. Il est impossible de parler de la fin de l'apartheid en Afrique sans retracer son histoire complète pour finalement comprendre son évolution jusqu'à nos jours.
En 1912, les Africains créent le Congrès National Africain (ANC), dont le but est de combattre la domination blanche sur l'Afrique. Les fondateurs de l'ANC étaient des gens éduqués, qui ne désiraient pas abolir le pouvoir des Blancs, mais seulement la suppression de la discrimination raciale et surtout pas utiliser la force. Plus tard, en 1942, l'ANC est repris par Nelson Mandela et Olivier Tambo.
En 1943, l'ANC publie son premier programme politique qui propose l'extension du droit de vote à tous les Africains noirs ou blancs.
Après 1948, plusieurs lois sont adoptées, renforçant l'apartheid en Afrique, après la loi sur la propriété foncière de 1913, qui limitait a 7% ou 8% du territoire africain, celui aux Noirs pour leurs récoltes, des lois telles l'interdiction aux Noirs d'aller à certains endroits, la séparation des Blancs et des Noirs dans presque tous les milieux et l'interdiction que les deux races puissent avoir des relations sexuelles.
En juin 1952, l'ANC lance une impressionnante campagne de désobéissance civile qui rassemble Noirs et Indiens : 8000 personnes sont arrêtées.
Début 1953, fin de la campagne de violation des lois de l'apartheid.
En 1955, élaboration d'une charte des droits et des liberté qui déclare que l'Afrique du Sud appartient à tout ceux qui y vivent, Noirs et Blancs.
En 1960, le gouvernement décrète l'état d'urgence. Les sociétés étrangères protestent en retirant leurs capitaux, et le conseil de sécurité de l'ONU condamne le gouvernement.
Le 31 mai 1961, l'Union sud-africaine devint officiellement la République sud-africaine.
Nelson Mandela est arrêté en août 1963 et condamné, à la prison à vie, en 1964.
En juin 1964, le Conseil de sécurité de l'ONU condamnait l'apartheid et ordonnait l'étude de sanctions contre la République.
En novembre 1977, le Conseil de sécurité de l'ONU interdit les ventes d'armes à l'Afrique du Sud.
Le Premier ministre Vorster démissionne en 1978. Son successeur, Pieter Willem Botha, tout en poursuivant la politique d'exclusion territoriale des Noirs, mène sans grand succès une politique d'ouverture en direction des métis et des Indiens pour contrebalancer l'importance des Noirs. Une nouvelle Constitution, entrée en vigueur en 1984, permet à ceux-ci d'être représentés au Parlement et instaure un régime présidentiel. Pieter Botha devient président de la République.
L'entrée, sous conditions, des métis et des Indiens dans la vie politique sud-africaine est ressentie comme une ultime injustice par les Noirs et ravive l'opposition anti-apartheid. Le Front démocratique uni, fédérant près de 700 organisations anti-apartheid, lance en septembre 1984 une campagne de manifestations nationales contre le gouvernement, symboliquement placée sous l'égide de l'archevêque anglican Desmond Tutu, auquel est décerné le prix Nobel de la paix cette même année.
En septembre 1984, le Front démocratique uni, fédérant près de 700 organisations anti-apartheid, lance une campagne de manifestations nationales contre le gouvernement, symboliquement placée sous l'égide de l'archevêque anglican Desmond Tutu, auquel est décerné le prix Nobel de la paix cette même année.
L'écho rencontré à l'étranger par la campagne anti-apartheid se conjugue avec la transformation de la situation géopolitique, et l'opposition des milieux d'affaires à l'apartheid.
Dès août 1985, Botha évoque en effet la naissance d'une société «post-apartheid» et supprime un certain nombre d'éléments du système de ségrégation (passeport intérieur, interdiction des mariages mixtes).
Dès juillet 1985, la France - toujours à la pointe pour la défense des Droits de l'Homme - demande au Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer des sanctions économiques à l'Afrique du Sud et suspend ses investissements dans le pays.
En octobre 1986, le Congrès des Etats-Unis vote pour l'application des sanctions économiques.
En 1989, les mouvements anti-apartheid lancent une campagne bien orchestrée contre l'apartheid et contre l'état d'urgence. Des prisonniers politiques entament une grève de la faim et plusieurs d'entre eux sont libérés. Dans la même année, Frederik Willem de Klerk est élu à la tête du parlement contrôlé par les Blancs. Il lance l'Afrique du Sud dans une politique de réconciliation nationale. Il bénéficie du soutien mesuré du Parti national, qui estime que l'apartheid est devenu un obstacle au développement économique du pays, confronté à la baisse du cours des métaux précieux.
En février 1990, les organisations anti-apartheid sont légalisées. L'ANC renonce, par la voix de Nelson Mandela, à la lutte armée. Nelson Mandela est libéré, celui qui a passé 27 ans en prison, que l'on nomme le plus vieux prisonnier politique au monde. Cela constitue déjà un grand pas vers la fin de l'apartheid. Le 27 avril, l'Afrique du Sud vote pour la première fois à des élections libres. Le parti de Mandela devra diriger le pays durant 5 ans avec le parti de De Klerk. En octobre ce dernier effectue sa première visite aux Etats-Unis en tant que président, et le président Bush (le père de l'actuel président des Etats-Unis), prône la levée des sanctions retenues contre l'Afrique du Sud. Le Comité olympique lève le boycott qu'il effectuait contre l'Afrique du Sud.
Les négociations, ouvertes aux représentants de toutes les communautés, sont difficiles et interrompues à plusieurs reprises.
Un accord est finalement trouvé le 13 novembre 1993, prévoyant l'instauration d'une Afrique du Sud multiraciale, unie et démocratique.
Le prix Nobel de la paix de 1993 est décerné à deux frères ennemis : Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk. Le prix leur est attribué en reconnaissance de leurs efforts, avec l'espoir que l'égalité et la démocratie atteignent leur but dans l'avenir le plus proche possible.
Après la victoire de l'ANC et l'élection à la présidence de Mandela en mai 1994, l'Afrique du Sud est réintégrée au sein du Commonwealth en juin. Une démocratie consensuelle, cogérée de fait par l'ANC et le Parti national, se met en place.
L'accession au pouvoir de la majorité noire s'accompagne d'une campagne visant à intégrer des adversaires d'hier, en faisant notamment la lumière sur les crimes commis dans les deux camps durant l'apartheid à travers les auditions d'une Commission vérité et réconciliation (TRC) mise place en 1995.
Les élections parlementaires du 2 juin 1999 confirment la domination de l'ANC dans la vie politique sud-africaine (66,3 p. 100 des suffrages grâce à un taux de participation de 90 p. 100).
L'ANC obtient ainsi une majorité de 266 sièges sur 400 au Parlement qui élit, le 14 juin, le nouveau président de la République sud-africaine, Thabo Mbeki.
Pour signer la pétition : http://www.mercure5s5i.com/lenouveaumonde/petitions/affiche_petition.php?id=16

Appel au boycott, au retrait des investissements et aux sanctions contre Israël lancé par la société civile palestinienne le 9 juillet 2005

« La société civile palestinienne appelle au boycott, au retrait des investissements et aux sanctions contre Israël jusqu'à ce que cet État applique le Droit international et les Principes universels des Droits de l'homme. »
Un an après l'avis consultatif historique de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui a jugé illégal le mur qu'Israël construit sur le territoire palestinien occupé, Israël continue sa construction de ce mur colonial au mépris total de la décision de la Cour.
Après trente-huit ans d'occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la bande de Gaza et des hauteurs du Golan syrien, Israël continue à accroître les colonies juives.
Il a unilatéralement annexé Jérusalem-Est occupé et les hauteurs du Golan, et annexe maintenant de facto de grandes parties de la Cisjordanie à l'aide du mur. Israël prépare également, dans l'ombre, son redéploiement prévu de la bande de Gaza pour établir et accroître des colonies en Cisjordanie.
Cinquante-sept ans après que l'État d'Israël a été établi principalement sur la terre
ethniquement nettoyée de ses propriétaires palestiniens, une majorité de Palestiniens sont des réfugiés, dont la plupart apatrides.
D'ailleurs, le système de discrimination raciale contre ses propres citoyens arabo-palestiniens derrière lequel il s'est retranché demeure intact.
À la lumière des violations persistantes du droit international par Israël, et étant donné que, depuis 1948, les centaines de résolutions de l'ONU ont condamné les politiques coloniales et discriminatoires d'Israël en tant qu'illégales et ont appelé à des remèdes immédiats, proportionnés et efficaces, et, étant donné que toutes les formes d'intervention internationale et de tentatives de paix n'ont pas jusqu'ici convaincu ou forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l'Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et à son oppression du
peuple de la Palestine, et, en raison du fait que les peuples de conscience parmi la communauté internationale ont historiquement endossé la responsabilité morale de combattre l'injustice, comme l'a illustré la lutte pour abolir l'Apartheid en Afrique du Sud par diverses formes de boycott, de retraits d'investissement et de sanctions ; inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l'Apartheid, et dans l'esprit de la solidarité internationale, de la cohérence morale et de la résistance à l'injustice et à l'oppression, nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de lavastesrges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d'investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'Apartheid.
Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos États respectifs afin qu'ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.
Nous invitons également les Israéliens de conscience à soutenir cet appel, dans l'intérêt de la justice et d'une paix véritable.
Ces mesures punitives non-violentes devraient être maintenues jusqu'à ce qu'Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :
- 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur
- 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d'Israël à une égalité absolue ; et,
- 3. Respectant, protégeant et favorisant le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l'ONU


Approuvé par :
Les partis politiques, les syndicats, les associations, les coalitions et les organisations palestiniens ci-dessous représentant les trois parties intégrales du peuple de la Palestine : réfugiés palestiniens, Palestiniens sous occupation et citoyens palestiniens d'Israël.
Syndicats, Associations, Campagnes
1. Conseil des Forces Nationales et Islamiques en Palestine (institution coordonnant les principaux partis politiques dans les Territoires Occupés
Palestiniens)
2. Palestinian Independent Commission for Citizen's Rights (PICCR)
3. Union of Arab Community Based Associations (ITTIJAH), Haifa
4. Forum des ONG palestiniennes au Liban
5. Palestinian General Federation of Trade Unions (PGFTU)
6. General Union of Palestinian Women (GUPW)
7. General Union of Palestinian Teachers (GUPT)
8. Federation of Unions of Palestinian Universities' Professors and Employees
9. Consortium of Professional Associations
10. Union of Palestinian Medical Relief Committees (UPMRC)
11. Health Work Committees - Cisjordanie
12. Union of Agricultural Work Committees (UAWC)
13. Union of Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC)
14. Union of Health Work Committees - Gaza (UHWC)
15. Union of Palestinian Farmers
16. Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI)
17. General Union of Disabled Palestinians
18. Palestinian Federation of Women's Action Committees (PFWAC)
19. Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)
20. Palestinian Grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign
21. Union of Teachers of Private Schools
22. Union of Women's Work Committees, Tulkarem (UWWC)
23. Dentists' Association - Jerusalem Center
24. Palestinian Engineers Association
25. Lawyers' Association
26. Network for the Eradication of Illiteracy and Adult Education, Ramallah
27. Coordinating Committee of Rehabilitation Centers - Cisjordanie
28. Coalition of Lebanese Civil Society Organizations (150 organisations)
29. Solidarity for Palestinian Human Rights (SPHR), Network of Student-based Canadian University Associations
Associations des Droits aux Réfugiés/Organisations
1 - Al-Ard Committees for the Defense of the Right of Return, Syrie
2 - Al-Awda Charitable Society, Beit Jala
3 - Al Awda - Palestine Right-to-Return Coalition, U.S.A
4 - Al-Awda Toronto
5 - Aidun Group - Liban
6 - Aidun Group - Syrie
7 - Alrowwad Cultural and Theatre Training Center, Camp de réfugiés d'Aida
8 - Association for the Defense of the Rights of the Internally Displaced (ADRID), Nazareth
9 - BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights, Bethlehem
10 - Committee for Definite Return, Syrie
11 - Committee for the Defense of Palestinian Refugee Rights, Naplouse
12 - Consortium of the Displaced Inhabitants of Destroyed Palestinian Villages and Towns
13 - Filastinuna - Commission for the Defense of the Right of Return, Syrie
14 - Handala Center, Camp de réfugiés d'Azza (Beit Jibreen), Bethlehem
15 - High Committee for the Defense of the Right of Return, Jordanie
16 - (y compris l'approbation personnelle de 71 parlementaires, les partis politiques et les syndicats en Jordanie)
17 - High National Committee for the Defense of the Right of Return , Ramallah
18 - International Right of Return Congress (RORC)
19 - Jermana Youth Forum for the Defense of the Right of Return, Syrie
20 - Laji Center, Aida camp, Bethlehem
21 - Local Committee for Rehabilitation, Camp de réfugiés de Qalandia, Jerusalem
22 - Local Committee for Rehabilitation of the Disabled, Camp de réfugiés de Deheishe, Bethlehem
23 - Palestinian National Committee for the Defense of the Right of Return, Syrie
24 - Palestinian Return Association, Syrie
25 - Palestinian Return Forum, Syrie
26 - Palestine Right-of-Return Coalition (Palestine, Pays d'accueil Arabes, Europe, Amerique du Nord)
27 - Palestine Right-of-Return Confederation-Europe (Austria, Denmark, France, Germany, Italy, Netherlands, Norway, Poland, Sweden)
28 - Palestinian Youth Forum for the Right of Return, Syrie
29 - Comités Populaires de l'OLP - Camps de réfugiés de Cisjordanie
30 - Comités Populaires de l'OLP - Camps de réfugiés de la Bande de Gaza
31 - Comité Populaire - Camp de réfugiés d'al-'Azza (Beit Jibreen), Bethlehem
32 - Comité Populaire - Camp de réfugiés de Deheishe, Bethlehem
33 - Shaml - Palestinian Diaspora and Refugee Center, Ramallah
34 - Union of Women's Activity Centers - Camps de réfugiés de Cisjordanie
35 - Union of Youth Activity Centers - Camps de réfugiés de Palestine, Cisjordanie et Gaza
36 - Women's Activity Center - Camp de réfugiés de Deheishe, Bethlehem
37 - Yafa Cultural Center, Camp de réfugiés de Balata, Naplouse
Organisations
1 - Abna' al-Balad Society, Naplouse
2 - Addameer Center for Human Rights, Gaza
3 - Addameer Prisoners' Support and Human Rights Association, Ramallah
4 - Alanqa' Cultural Association, Hebron
5 - Al-Awda Palestinian Folklore Society, Hebron
6 - Al-Doha Children's Cultural Center, Bethlehem
7 - Al-Huda Islamic Center, Bethlehem
8 - Al-Jeel al-Jadid Society, Haifa
9 - Al-Karameh Cultural Society, Um al-Fahm
10 - Al-Maghazi Cultural Center, Gaza
11 - Al-Marsad Al-Arabi, occupied Syrian Golan Heights
12 - Al-Mezan Center for Human Rights, Gaza
13 - Al-Nahda Cultural Forum, Hebron
14 - Al-Taghrid Society for Culture and Arts, Gaza
15 - Alternative Tourism Group, Beit Sahour (ATG)
16 - Al-Wafa' Charitable Society, Gaza
17 - Applied Research Institute Jerusalem (ARIJ)
18 - Arab Association for Human Rights, Nazareth (HRA)
19 - Arab Center for Agricultural Development (ACAD)
20 - Arab Center for Agricultural Development-Gaza
21 - Arab Education Institute (AEI) - Pax Christie Bethlehem
22 - Arab Orthodox Charitable Society - Beit Sahour
23 - Arab Orthodox Charity - Beit Jala
24 - Arab Orthodox Club - Beit Jala
25 - Arab Orthodox Club - Beit Sahour
26 - Arab Students' Collective, Université de Toronto
27 - Arab Thought Forum, Jerusalem (AFT)
28 - Association for Cultural Exchange Hebron - France
29 - Association Najdeh, Liban
30 - Authority for Environmental Quality, Jénine
31 - Bader Society for Development and Reconstruction, Gaza
32 - Canadian Palestine Foundation of Quebec, Montreal
33 - Center for the Defense of Freedoms, Ramallah
34 - Center for Science and Culture, Gaza
35 - Chamber of Commerce and Industry, Ramallah- Al-Bireh District
36 - Child Development and Entertainment Center, Tulkarem
37 - Committee for Popular Participation, Tulkarem
38 - Defense for Children International-Palestine Section, Ramallah (DCI/PS)
39 - El-Funoun Palestinian Popular Dance Troupe
40 - Ensan Center for Democracy and Human Rights, Bethlehem
41 - Environmental Education Center, Bethlehem
42 - FARAH - Palestinian Center for Children, Syrie
43 - Ghassan Kanafani Society for Development, Gaza
44 - Ghassan Kanafani Forum, Syrie
45 - Gaza Community Mental Health Program, Gaza (GCMHP)
46 - Golan for Development, Hauteus du Golan Syriens Occupés
47 - Halhoul Cultural Forum, Hebron
48 - Himayeh Society for Human Rights, Um al-Fahm
49 - Holy Land Trust - Bethlehem
50 - Home of Saint Nicholas for Old Ages - Beit Jala
51 - Human Rights Protection Center, Liban
52 - In'ash al-Usrah Society, Ramallah
53 - International Center of Bethlehem (Dar An-Nadweh)
54 - Islah Charitable Society-Bethlehem
55 - Jafra Youth Center, Syrie
56 - Jander Center, al-Azza (Beit Jibreen) refugee camp, Bethlehem
57 - Jerusalem Center for Women, Jerusalem (JCW)
58 - Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center (JLAC)
59 - Khalil Al Sakakini Cultural Center, Ramallah
60 - Land Research Center, Jerusalem (LRC)
61 - Liberated Prisoners' Society, Palestine
62 - Local Committee for Social Development, Naplouse
63 - Local Committee for the Rehabilitation of the Disabled, Naplouse
64 - MA'AN TV Network, Bethlehem
65 - Medical Aid for Palestine, Canada
66 - MIFTAH-Palestinian Initiative for the Promotion of Global Dialogue and Democracy, Ramallah
67 - Muwatin-The Palestinian Institute for the Study of Democracy
68 - National Forum of Martyr's Families, Palestine
69 - Near East Council of Churches Committee for Refugee Work - Gaza Area
70 - Network of Christian Organizations - Bethlehem (NCOB)
71 - Palestinian Council for Justice and Peace, Jerusalem
72 - Palestinian Counseling Center, Jerusalem (PCC)
73 - Palestinian Democratic Youth Union, Liban
74 - Palestinian Farmers' Society, Gaza
75 - Palestinian Hydrology Group for Water and Environment Resources Development-Gaza
76 - Palestinian Prisoners' Society-Cisjordanie
77 - Palestinian Society for Consumer Protection, Gaza
78 - Palestinian University Students' Forum for Peace and Democracy, Hebron
79 - Palestinian Women's Struggle Committees
80 - Palestinian Working Women Society for Development (PWWSD)
81 - Popular Art Centre, Al-Bireh
82 - Prisoner's Friends Association - Ansar Al-Sajeen, Majd al-Krum
83 - Public Aid Association, Gaza
84 - Ramallah Center for Human Rights Studies
85 - Saint Afram Association - Bethlehem
86 - Saint Vincent De Paul - Beit Jala
87 - Senior Citizen Society - Beit Jala
88 - Social Development Center, Naplouse
89 - Society for Self-Development, Hebron
90 - Society for Social Work, Tulkarem
91 - Society for Voluntary Work and Culture, Um al-Fahm
92 - Society of Friends of Prisoners and Detainees, Um al-Fahm
93 - Sumoud-Political Prisoners Solidarity Group, Toronto
94 - Tamer Institute for Community Education, Ramallah
95 - TCC - Teacher's Creativity Center, Ramallah
96 - Wi'am Center, Bethlehem
97 - Women's Affairs Technical Committee, Ramallah and Gaza (WATC)
98 - Women's Studies Center, Jerusalem (WSC)
99 - Women's Center for Legal Aid and Counseling, Jerusalem (WCLAC)
100 - Yafa for Education and Culture, Naplouse
101 - Yazour Charitable Society, Naplouse
102 - YMCA- Jerusalem-Est
103 - Youth Cooperation Forum, Hebron
104 - YWCA-Palestine
105 - Zakat Committee-al-Khader, Bethlehen
106 - Zakat Committee-Deheishe camp, Bethlehem

Société civile palestinienne
Source : http://www.badil.org/Boycott-Statement.htm

Versione italiana


Un anno dopo il 9 luglio 2004
La società civile Palestinese chiede il boicottaggio, il disinvestimento e le sanzioni


Appello, Joint Advocacy Initiative, 9 luglio 2005
Un anno dopo lo storico parere consultivo della Corte Internazionale di Giustizia (ICJ) che ha giudicato illegale il Muro costruito da Israele nei territori Palestinesi occupati, Israele continua la costruzione del Muro coloniale in totale disprezzo della decisione della Corte.
Dopo 38 anni di occupazione della Cisgiordania Palestinese (compresa Gerusalemme Est), della Striscia di Gaza e delle alture siriane del Golan, Israele continua a espandere le colonie ebraiche.
Israele si è annessa unilateralmente Gerusalemme-Est occupata e le alture del Golan e sta ora di fatto annettendosi per mezzo del Muro parti importanti della West Bank. Israele si sta anche preparando ¬ all’ombra del suo previsto ritiro dalla Striscia di Gaza ¬ a costruire a espandere le colonie nella West Bank.
Cinquanta anni dopo che lo Stato di Israele è stato costituito sulla terra ripulita etnicamente dei suoi proprietari palestinesi, una maggioranza di palestinesi sono profughi, molti dei quali senza una nazione. Inoltre, il rafforzato sistema israeliano di discriminazione razziale contro I suoi cittadini Arabo-Palestinesi rimane intatto.
Alla luce delle sistematiche violazioni del diritto internazionale da parte di Israele, e
Dato che, dal 1948, centinaia di risoluzioni dell’ONU hanno condannato le politiche coloniali e discriminatorie di Israele come illegali e sollecitato immediati, adeguati e effettivi rimedi, e
Dato che tutte le forme di intervento internazionale e di peace-making hanno fino ad ora fallito nel convincere o forzare Israele a rispettare le leggi umanitarie, i diritti umani fondamentali e porre termine alla occupazione e all’oppressione del popolo palestinese, e
In considerazione del fatto che persone di coscienza nella comunità internazionale si sono storicamente presi la responsabilità morale di combattere l’ingiustizia, come esemplificato dalla lotta per l’abolizione dell’apartheid in Sud-Africa attraverso diverse forme di boicottagio, disinvestimento e sanzioni;
Inspirati dalla lotta dei Sudafricani contro l’apartheid e nello spirito di solidarietà internazionale, coerenza morale e resistenza all’ingiustizia e all’oppressione,
Noi, rappresentanti della società civile palestinese, chiediamo ale organizzazioni internazionali della società civile e agli uomini di buona volontà di tutto il mondo di imporre ampi boicottaggi e realizzare iniziative di disinvestimento contro Israele simili a quelle applicate al Sud Africa nel periodo dell’apartheid- Noi facciamo appello a voi perchè facciate pressione sui vostri rispettivi stati per imporre embargo e sanzioni contro Israele.
Noi invitiamo anche gli israeliani di buona volontà a sostenere questa richiestal, per nell’interesse della giustizia e di una pace effettiva.
Queste misure punitive non-violente dovrebbero essere mantenute fino al momento in cui Israele fa fronte ai suoi obblighi di riconoscere il diritto inalienabile del popolo Palestinese all’autodeterminazione e rispetta completamente le indicazioni del diritto internazionale:
1. Ponendo termine alla occupazione e alla colonizzazione di tutte le terre arabe e smantellando il Muro
2. Riconoscendo I diritti fondamentali dei cittadini Arabo-Palestinesi di Israele alla piena uguaglianza
3. Rispettando, proteggendo e promovendo I diritti dei profughi palestinesi al ritorno nelle loro case e nelle loro proprietà come stabilito nella risoluzione 194 dell’ONU

Approvato da:
I partiti politici, I sindacati, le associazioni, le coalizioni e le organizzazioni seguenti che rappresentano le tre parti integrali del popolo di Palestina: i profughi palestinesi, i palestinesi sotto occupazione e i palestinesi cittadini di Israele.
Per la lista dei firmatari, vedera qui sopra, nella versione francese

Interview de Nihad Biqâ'î sur l'appel au boycott d'Israël lancé par la société civile palestinienne


Propos recueillis par Jamâlât Abû Yûsuf, Bethléem, août 2005. Traduit de l'arabe par Marcel Charbonnier

 

Nihâd Biqâ'î est le coordonnateur de l'unité des recherches, des informations et du contentieux juridique de l'organisation Badîl, Centre Palestinien des sources du droit de la citoyenneté et des réfugiés.


Pouvez-vous nous présenter le contexte sous-jacent à l'appel au boycott d'Israël, lancé récemment, qui a été entériné par un certain nombre d'organisations, d'associations et d'institutions palestiniennes ?


Cet appel comporte trois exigences fondamentales : le boycott d'Israël, le désinvestissement d'Israël et l'imposition de sanctions à Israël. Cet appel intervient après la longue impuissance de la société internationale à exercer une pression sur Israël afin de le contraindre à mettre en application les principes du droit international. Durant ces dernières années, la société civile, dans beaucoup de pays de par le monde, a connu des campagnes de boycott d'Israël et d'imposition de sanctions à ce pays, ainsi que de retraits d'investissements effectués en Israël. C'est ce qui a conduit à percevoir la nécessité de faire passer ces initiatives, qui prenaient le plus souvent un caractère individuel (car les mécanismes collectifs étaient encore inexistants) à un stade supérieur. Il s'imposait d'entendre la voix de la société civile palestinienne à ce sujet, et de développer des stratégies adaptées qui soient à même, à leur tour, d'une part de répondre aux initiatives internationales [à cet effet] et qui soient au niveau du combat national des Palestinien en vue de la réalisation de ses droits légitimes, d'autre part.

Quelles mesures ont-elles été prises, après la publication de cet appel ?


Afin de réaliser des choses concrètes, nous avons besoin de beaucoup d'effort. L'appel comporte à ce stade 171 signatures, recouvrant des fédérations, des réseaux, des syndicats, des ONG. Au plan des mesures concrètes ultérieures, nous allons nous concentrer, au cours de ce mois, ou des deux mois à venir, sur la collecte de nouvelles signatures à l'appel, afin que le plus grand nombre possible d'institutions civiles palestiniennes le signent. Nous avons suscité une réunion, au début du mois d'août dernier, afin de définir des stratégies de travail ultérieures, en vue de la poursuite de l'action et j'indique à ce propos qu'il est indispensable d'instituer une instance de coordination qui soit à même de mener la campagne de boycott, de désinvestissement et d'imposition de sanctions à Israël tant au plan palestinien qu'au plan international. De même, une telle instance de coordination aura à étudier plus avant les spécifications du boycott, le rôle des différents partenaires concernés et les réponses convaincantes à apporter aux questions qui ne manqueront pas d'être soulevées. Partant, il nous faut nous adresser aussi bien à la rue palestinienne qu'aux populations du monde. Nous sommes conscients du rôle très important que peut jouer la société civile palestinienne sur le plan international en ce qui concerne cette question, d'autant plus que cette action ne pourra qu'ajouter beaucoup de légitimité à la lutte internationaliste pour la Palestine, et afin que la société civile palestinienne ne reste pas cantonnée à l'écart de l'action et de l'influence internationales, mais qu'elle devienne, au contraire, un vecteur essentiel d'un vaste mouvement international appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions imposés à Israël, à l'instar de l'expérience sud-africaine à l'époque de la lutte internationale contre l'apartheid.

Voilà pour l'action au niveau international.. Que se passe-t-il, au niveau national, en Palestine ? Quelles mesures concrètes seront-elles prises, en Palestine ?


Nous avons organisé un atelier de travail à l'union des jeunesses chrétiennes, à Beït Sahur, en juin dernier, auquel ont participé des organisations civiles fédérées dans l'Initiative de Défense de la Palestine et du Golan Occupés, dont fait partie le centre Badil. Cet atelier de travail a précédé l'appel au boycott, et avec la participation d'experts d'Afrique du Sud et d'Europe, il a étudié cette question sous ses différents aspects. Avant cela, la fédération mentionnée avait réussi à faire inscrire la question du boycott à l'ordre du jour du forum social mondial de Porto Alegre, au Brésil, en janvier dernier. Le succès remporté par la fédération lors du forum a résulté d'une série de rencontres préparatoires, en Palestine et à l'étranger, après qu'il soit devenu une habitude d'inviter les organisations palestiniennes à ces forums d'une manière individuelle, ce qui avait pour effet que leur influence se limitait au cadre du forum, automatiquement, en raison du très grand nombre de participants et du très grand nombre, également, de points à l'ordre du jour de ces forums mondiaux. Au cours du dernier forum social, la fédération a réussi à imposer l'agenda palestinien en ce qui concerne le boycott, le retrait des investissement et l'imposition des sanctions et ce succès a été couronné par l'adoption de toutes ces revendications dans les déclarations finales des mouvements sociaux et du forum de lutte contre la guerre, les deux principaux rassemblements au forum social. D'une manière générale, la fédération a porté l'appel au boycott au cours des derniers mois écoulés, en Palestine et elle a contribué à mettre au point l'appel du 9 août, marquant le premier anniversaire de la décision de la Cour Internationale de Justice de La Haye sur l'illégalité de la construction du mur raciste de séparation. Il a ensuite été décidé de lancer une campagne préliminaire à la publication de cet appel par la fédération, campagne préliminaire confiée à la campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d'Israël (basée à Ramallah), ainsi qu'à 'Ittijâh, l'Union des Associations arabes, sise à Haïfa.

Quelles sont les actions futures prévues, toujours au niveau palestinien ?


Dans les prochains mois, ont définira l'instance coordonnatrice qui sera chargée du suivi de tout ce qui a trait à la campagne de boycott, de désinvestissement et d'imposition de sanctions. En effet, sans instance de coordination, l'action serait dispersée et anarchique. Cette instance de coordination sera constituée d'un choix d'institutions choisies parmi les 171 organisations signataires de l'appel, chargées du suivi de la campagne. Dans un deuxième temps, on cherchera à élargir le nombre des signataires : nous n'avons nullement l'intention de nous en tenir à 171 ! Nous ambitionnons de faire de cette décision de boycott, de désinvestissement et d'imposition de sanctions à Israël le mot d'ordre de la rue palestinienne : il n'y a aucune ambiguïté à cet égard et l'ensemble de la société civile palestinienne appelle la société internationale à ce boycott, à ce désinvestissement et à ces sanctions. Par la suite, sont envisagées la tenue d'un congrès populaire, éventuellement à Bethléem, ainsi que la réalisation d'études et d'analyses de données en vue du développement de stratégies et de mesures ponctuelles concernant le boycott, le désinvestissement et l'imposition de sanctions. Le thème de cette campagne fait encore l'objet de larges consultations ; notre projet futur devra être plus précis, plus ciblé.

La société civile palestinienne ­ notamment sous l'aspect de l'indépendance - n'est pas sans présenter quelque ambiguïté. De plus, on entend des rumeurs sur le retrait de telle ou telle signature, soit directement, soit sous influence, et l'on sait que les grandes organisations, les « Empires », ont leurs conditions et l'on sait aussi qu'il faut en passer par leur diktat. Ceci a-t-il affecté la campagne que vous nous décrivez, et, si oui, de quelle manière ?


Il faut avant toute chose reconnaître que la réalité des ONG palestinienne n'est pas immunisée contre les humeurs des différentes instances donatrices. Le rôle de l'US-Aid, notamment, est clair, à ce propos. Je fais ici allusion à l'US-Aid en tant qu'exemple limite, cette organisation imposant précisément ses stratégies à travers les ONG palestiniennes. Mais, en dehors de l'US-Aid, il y a beaucoup de financeurs, en particulier des gouvernements de pays riches, qui ont leur agenda propre, particulier, et qui visent, à travers leurs financements, à faire passer ces agendas politiques. Concernant les désinvestissements, aucun désinvestissement ne s'est produit après la signature de l'appel, mais ce qui s'est produit, en revanche, c'est le fait qu'une institution palestinienne a beaucoup hésité avant de décider si elle allait, ou non, signer l'appel. D'un côté, il y avait une forte poussée populaire appelant au boycott, et d'un autre côté, il y avait les « donateurs » : cette institution palestinienne s'est retrouvée en mauvaise posture, prise en sandwich. Elle signa l'appel, dans un premier temps, mais elle a demandé à être retirée des signataires, avant la publication de l'appel : il était très clair que le problème auquel cette institution était confrontée était ni plus ni moins qu'un problème avec son financeur, et donc le problème de ses propres finances.. Beaucoup de grandes institutions représentatives ont signé l'appel : différents syndicats et associations féminines, des centres culturels et la plupart des fondations palestiniennes, dans les différentes localités et dans la diaspora. En pratique, la plupart des secteurs du peuple palestinien ont été concernés par cet appel et cela a, en soi, créé un élan populaire et une pression sur beaucoup d'organisations, afin de leur demander de signer. D'une manière générale, la seule exception notable est le cas particulier que nous avons mentionné. A ce jour, il est évident que la position de la société civile palestinienne est très clairement en faveur du boycott, et c'est une décision irrévocable, après la publication de l'appel signé par les 171 organisations, auxquelles de nombreuses autres sont venues se joindre. Au cours des prochains mois, le problème du financement sera réglé définitivement. Cet appel aura été une tentative réussie de démontrer que les donateurs ne sauraient nous imposer leur agenda, ni à nous, ni au cours choisi par la lutte du peuple palestinien et il aura apporté également la preuve que nous ne saurions demeurer les otages d'un quelconque financement conditionnel.

Est-il possible de se libérer totalement des conditions imposées par les donateurs ? Chacun sait qu'ils disposent de nombreuses armes et de multiples instruments qui leur permettent d'exercer une pression sur les organisations et, au final, de les plier à leurs conditions : on sait, notamment, ce qui s'est passé avec l'institution culturelle Al-'Anqâ' [Le Phénix] de la ville d'Hébron, qui n'a pas pu ouvrir un compte à la Banque Arabe parce que son nom avait été couché sur une liste d'institutions « indésirables ». On sait que la Banque Arabe est celle qui encaisse les versements extérieurs « le plus facilement et au moindre coût » (comme le dit son slogan commercial), contrairement aux banques situées en territoire « palestinien ». Alors, quel était donc le problème ? L'institution Al-'Anqâ' n'avait pas signé un document diffusé par l'US-Aid, document dans lequel les institutions demandeuses d'aide devaient s'engager à condamner le terrorisme... Ne pensez-vous pas que ces instruments et ces moyens de contrôle risquent d'influencer le sérieux des positions prises par ces organisations, en particulier en ce qui concerne leur signature de l'appel en question ou des prises de position et initiatives similaires ?


Les difficultés auxquelles les ONG palestiniennes sont confrontées, du fait du comportement des donateurs, sont grandes,et on ne saurait les sous-estimer. On peut peut-être même prédire quelle sera l'ampleur des défis que nous aurons à relever à l'avenir, en particulier si nous décidons d'adopter une stratégie palestinienne claire et nette, que nous aurons tracée nous-mêmes, telle la définition d'une stratégie future de lutte à partir de notre situation particulière, en tant que Palestiniens. Je ne saurais sous-estimer l'importance du financement et des financeurs, en particulier en ce qui concerne les grands financeurs, tels les gouvernements, qui généralement n'offrent d'aide que conditionnelle. L'expérience a montré comment le financeur a pu, par le passé, influencer sur les politiques de toutes nos institutions, et comment il a exercé une influence sur l'action desdites institutions. Malgré cela, l'appel est devenu une réalité convaincante, sur le terrain : il s'agit d'une exigence de la société civile palestinienne, prise dans sa globalité.

Il y a beaucoup d'institutions que l'on appelle « les Empires » en raison de l'importance de leur budget, qui ont signé l'appel au boycott. Lorsqu'on découvre ces signatures, on ne peut manquer d'avoir un peu peur ; on craint pour la pérennité de cet appel et de cette campagne.. On doute de son sérieux, aussi, car on peine à imaginer les responsables de ces Empires renonçant à toutes leurs prébendes et à tous leurs privilèges, obtenus en monopolisant de très importantes sources de financement. Ces gens-là n'ont pas pu renoncer à ces privilèges du jour au lendemain, donc ils n'ont pas pu signer un communiqué appelant à une prise de position radicale, dont on pourrait presque dire qu'il comporte une orientation terroriste, vu du point de vue d'un financeur ? Tout naturellement, cela suscite des craintes : qu'en pensez-vous ?


Ce communiqué est une initiative courageuse, sans précédent au niveau des ONG (palestiniennes). Je pense ­ j'en suis même persuadé ­ que tous les signataires de l'appel sont conscients du fait que cet appel aura des suites qui ne seront pas nécessairement bénéfiques pour eux, et il est possible que leur signature interfère négativement sur leur financement ou crée d'autres effets négatifs pour eux, à l'instigation des instances donatrices, mais les organisations signataires de l'appel assumeront elles-mêmes leurs responsabilités face aux éventuelles conséquences négatives de leur signature. Il convient d'indiquer à ce propos que les signatures apposée sur cet appel expriment l'adhésion d'un très grand nombre d'organisations du peuple palestinien (petites et de grandes), ce qui suffit en soi à donner une grande force tant à l'appel qu'aux organisations qui y souscrivent, appelant au boycott d'Israël, au désinvestissement d'Israël et à l'imposition de sanctions à Israël.

Cet appel aura peut-être un écho et un effet sur le plan international. Mais quel sera son impact sur le plan national, c'est-à-dire : en Palestine et dans la diaspora palestinienne ? Par exemple ; que feront les organisations travaillant dans le secteur agricole, en particulier les grandes institutions, pour affronter l'étouffement des fermes et de l'agriculture palestiniennes, résultant de l'inondation du marché local par des productions non palestiniennes, à chaque saison de production ? Nous avons désormais l'exemple des fruits d'été : organisera-t-on une campagne nationale pour soutenir l'exploitant palestinien, au moyen du boycott des fruits et légumes [israéliens] imposés au marché local, alors qu'ils abondent localement, cela, à seule fin de détruire l'agriculture et les exploitations agricoles palestiniennes ?


L'appel exprime des exigences populaires palestiniennes collectives, et il exprime ces exigences vis-à-vis de qui ? De la société internationale. Bien que nous espérions que cette question sera la première des priorités des différentes organisations parties prenantes, la décision leur appartient, en définitive. Inutile de dire que le travail en vue du boycott d'Israël diffèrera d'une organisation à l'autre, et c'est là quelque chose de naturel. Il est évident, par exemple, qu'une organisation juridique telle que la campagne palestinienne de boycott de la culture et des universités israéliennes apportera à la campagne une contribution plus importante qu'une organisation plus spécialisée dans une cause ou une population déterminée, comme les femmes, l'agriculture ou encore la santé. Mais, à travers cet appel, nous avons voulu que l'objet du boycott concerne tout le monde, qu'il englobe l'agriculture, les femmes, les ouvriers, les avocats et les ingénieurs, tout le monde.. Quoi qu'il en soit, je souhaite réitérer qu'à travers cet appel, il est possible de constituer un vaste rassemblement collectif, grâce aux ONG, afin de faire face aux politiques des donateurs et à leurs conditions et de proposer des alternatives économiques sur le terrain. Parallèlement à cela, cet appel est une sorte de message, fort et clair, qui exprime ce qu'est la position collective réelle du peuple palestinien : peut-être ce fameux donateur comprendra-t-il alors enfin que cet appel incarne la réalité du terrain, de la réalité, et peut-être s'y mesurera-t-il en tant que donnée de fait, l'affrontement avec lui devenant dès lors un affrontement collectif. Les signatures de plus de 171 institutions apposée à cet appel auront nécessairement plus de poids qu'un appel signé par une dizaine d'institutions seulement..

Pourquoi les organisations ou les partis politiques n'ont-ils pas signé cet appel de leur propre nom ?


Ceux qui en ont pris l'initiative ont préféré que cet appel ne puisse être utilisé par une quelconque organisation politique et qu'il ne puisse prendre une couleur politique déterminée, car, sait-on jamais, une organisation aurait pu dire que cet appel était de sa propre initiative, ou faire entrer le sujet dans une sorte de surenchère politique. En réalité, notre lecture et notre compréhension de la carte politique palestinienne nous ont incités à éviter de nous enferrer dans cette problématique et nous avons été d'avis de limiter le communiqué aux organisations et aux syndicats, en excluant les partis politiques. Malgré cela, la première signature qu'ait reçu l'appel est celle des forces nationales et islamiques : il s'agit d'une instance coordinatrice regroupant tous les partis, les factions et les organisations politiques actives en Palestine et, par conséquent, dans la pratique, les partis politiques sont parties prenantes à l'appel. Nous comprenons l'importance du rôle des partis politiques dans le mouvement social interne et nous sommes conscients du fait que la traduction concrète de l'appel exige une coordination avec les organisations et les factions politiques.

D'après vous, cet appel exprime-t-il bien les revendications générales du peuple palestinien, où qu'il se trouve ?


L'appel a recueilli des signatures en provenance des divers lieux de dispersion de la diaspora palestinienne, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, des Palestiniens de l'intérieur d'Israël (= de 1948), et il y a aussi des signatures de Palestiniens de Syrie, du Liban, de Jordanie, du Golan, ainsi que d'Europe et des Amériques. Il y a aussi des organisations qui sont en réalité des fédérations comportant plusieurs organisations dispersées dans plusieurs pays, comme l'Union américaine pour le Droit au retour, qui fédère des dizaines d'organisations défendant le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ce communiqué s'avère exprimer les revendications palestiniennes, et il ne connaît aucune limitation ni aucune exclusion géographique.

Qu'en est-il de la relation entre la société civile palestinienne et la société civile mondiale, ou encore le mouvement altermondialiste, en particulier à l'occasion des congrès et des forums propres à cette mouvance ? Vous avez fait allusion au fait qu'une fédération est née lors du forum social de Porto Alegre. Or, en raison de l'expérience que je puis avoir de ce type de rassemblement, tout particulièrement en ce qui concerne la Palestine, j'ai pu observer constamment que certaines personnes parlent de la Palestine et monopolisent la position palestinienne, alors que ces personnes n'ont aucun rôle significatif en Palestine ni dans le domaine de la Palestine. Je pense notamment au rôle d'une personne telle Nahla Shahhal, par exemple.. Par conséquent : quelle est la relation avec ce mouvement, ou avec les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, au plan mondial ?


Je le redis : nous accueillons tout rôle et toute instance se solidarisant avec le peuple palestinien et avec son juste combat. Néanmoins, il convient que cela n'outrepasse pas la question de la solidarité et que cela n'aille pas jusqu'à une certaine tutelle condescendante. Au forum de Porto Alegre, nous avons essayé de faire entendre notre voix : nous avons insisté sur le fait que nous sommes plus que quiconque à même de comprendre quels sont nos problèmes. Nous avons notre projet propre et, en tant que Palestiniens, nous sommes les plus légitimes à exprimer notre cause et à l'expliquer en fonction d'une logique consciente, rationnelle et réfléchie et nous pouvons déterminer notre propre stratégie sans la tutelle et sans le prêchi-prêcha de quelconques gouvernements, de quelconques financeurs, voire même de quelconques associations de solidarité..

Quelle sorte de relation entretenez-vous avec les mouvements pacifistes israéliens ? Je soulève cette question, car on assiste à beaucoup d'actions que l'on pourrait qualifier d'actions de normalisation avec l'occupant, ou d'actions qui s'en rapprochent fort. Or, en l'absence d'un discours palestinien combattant, sur l'arène mondiale, la position palestinienne a perdu ses conditions, voire même ses fondamentaux en ce qui concerne la détermination des relations avec l'occupant. Comment peut-on faire le distinguo entre ce qui relève de la normalisation avec l'occupant « colonialiste » et ce qui ressortit à l'action de solidarité ?


Tout d'abord, il faut affirmer que la société civile palestinienne se doit d'être ouverte à toute solidarité, sans égard pour les ethnies, les races, les identités et autres appartenances. Mais ceci signifie au premier chef que ce sont les Palestiniens qui définissent leur projet et leurs stratégies. De plus, l'axe de la solidarité devra être fondé sur la reconnaissance de la totalité des droits des Palestiniens. En ce qui concerne la normalisation, ou les contacts avec des mouvements israéliens, comme vous l'avez mentionné, tout partenaire israélien voulant construire une relation avec la partie palestinienne peut être accueilli, et cette relation peut être consolidée. Mais à la condition expresse que ce partenaire reconnaisse totalement l'ensemble des droits nationaux légitimes et à satisfaire du peuple palestinien. Mais on ne saurait accepter, ni a fortiori consolider, une telle relation (qui, dans ce cas, relèverait à juste titre de la qualification de « normalisation ») dès lors qu'elle serait fondée sur les chicaneries et le marchandage au sujet des droits nationaux du peuple palestinien, sur la base de la recherche d'un règlement fondé sur l'obtention de « solutions moyennes » en matière de droits ( !). Je souhaite indiquer ici que l'exemple du Dr. Sari Nusseïbéh, qui a pris une initiative personnelle, alors qu'il était responsable du dossier de Jérusalem à l'OLP, et qu'il est actuellement président de l'Université de Jérusalem ­ son initiative a été connue, par la suite, sous l'intitulé d' « initiative Nusseïbéh ­ Ayalon » (Ayalon étant le nom d'un général israélien avec lequel Nusseïbéh est tombé d'accord sur la formulation de cette initiative qui repose sur un bradage du droit au retour des réfugiés palestiniens, en «échange » de ce que d'aucuns ont osé appeler un « Etat », et qui n'est en réalité qu'un groupe de cantons disjoints et cernés de toutes parts), et qui est l'esprit du pacte de Genève qui l'a suivie, dont les épigones sont Yasser Abed Rabbo et Yossi Beilin. Ces initiatives ont fait un flop au niveau du peuple palestinien et elles ont été combattues par toutes les diasporas palestiniennes. Il n'en reste que la prétention de leurs initiateurs palestiniens qu'elles représentaient des tentatives pour créer un choc dans une société israélienne en glissement continu vers la droite. Cela, sans prendre aucunement en compte le prix exorbitant que le peuple palestinien devait acquitter pour la création de ce « choc », quand bien même ce prix eût-il englobé la renonciation aux droits les plus fondamentaux pour lesquels le peuple palestinien se bat sans discontinuer depuis des décennies.. Quant à l'idée de créer un « choc positif », sur laquelle ils s'appuient, il ne s'agit en réalité que de la création d'un choc en retour, c'est-à-dire d'un choc dans la société palestinienne, car ces initiatives ont créé beaucoup de controverses. La direction officielle palestinienne considère que ces initiatives relèvent de la liberté d'_expression et du pluralisme des opinions, alors que dans toutes les formes de démocratie existant dans le monde, la liberté personnelle d'un citoyen ne doit en aucun cas empiéter sur la liberté des autres : comment pourrait-il en être ainsi, dès lors que ces initiatives renoncent aux droits individuels et collectifs de millions de Palestiniens ? Ne s'agit-il pas là d'un abus patent contre la démocratie ?

Donc : que faire ? Quel est le projet, grâce auquel nous pouvons réaliser nos objectifs nationaux, qui ont été définis en nous basant sur ce que le peuple palestinien a connu, jusqu'ici, en raison de la réalisation du projet colonialiste sionisto-impérialiste en Palestine, depuis plus d'un demi-siècle ­ ces objectifs qui ont été définis ainsi : retour inconditionnel et total des réfugiés, totale autodétermination et totale libération ? L'OLP est-elle aujourd'hui à même de mener à bien une telle tâche ?


Il est clair qu'il y a une grande ambiguïté en ce qui concerne l'Organisation de Libération de la Palestine [OLP]. En effet, Oslo nous a produit un rejeton : l'Autorité Nationale Palestinienne [ANP]. A notre très grand regret, cette Autorité s'est substituée à l'OLP dans beaucoup de prérogatives, c'est ce que je considère [personnellement] une énorme erreur, dans laquelle la direction palestinienne est tombée, ou dans laquelle elle s'est laissé entraîner. L'OLP aurait dû demeurer le cadre représentatif premier, exprimant les intérêts de l'ensemble du peuple palestinien, l'ANP constituant l'instance gérant les affaires courantes des régions palestiniennes confiées à sa gestion sous l'empire des accords d'Oslo. Mais ce qui s'est produit, c'est que le rôle de l'OLP a été gelé, dans la période post-Oslo. D'une manière générale, l'OLP a conquis sa représentativité de représentante du peuple palestinien (la légitimité de son existence en tant que peuple dont les droits nationaux ont été confisqués), et il convient que le peuple palestinien exploite cette légitimité nouvellement acquise et qu'il n'entre pas dans de nouveaux labyrinthes, tel la recherche, ou la création de toutes pièces, de nouveaux cadres alternatifs. Pour moi, la réactivation de l'OLP implique que cette organisation se charge d'exercer une pression populaire sur la direction palestinienne officielle. Il est évident que l'ANP, aujourd'hui, ne peut pas exprimer les intérêts de l'ensemble des enfants du peuple palestinien, en particulier pas dans la diaspora palestinienne, pas dans les camps de réfugiés, ni chez les Palestiniens restés en Israël en 1948. La pression populaire palestinienne sur la direction palestinienne n'a pas suffi, jusqu'à ce jour, pour une reconstruction de l'OLP qui soit susceptible d'amener le peuple palestinien, dans son ensemble, à recouvrer ses droits.


Il semble impossible de faire changer la position officielle de la direction palestinienne. Et il est peu probable qu'elle soit sensible à la pression populaire (au demeurant : dans quel sens ?).. et peu probable, par conséquent, qu'elle réactive l'OLP. Qu'en pensez-vous ?


Il est tout à fait évident que les priorités de la direction palestinienne, aujourd'hui, diffèrent de celles du peuple palestinien, et aussi de son humeur, dès lors que les priorités de la direction palestinienne se déplacent sur l'orbite des missions imparties à l'ANP, missions qui ont leur temps, et leur espace géographiques, précis et limités, tandis que les priorités de l'immense majorité du peuple palestinien s'éloignent de ces priorités que, seule, l'OLP peut exprimer. L'OLP appartient à l'ensemble des enfants du peuple palestinien ; ce mouvement est né, et il s'est développé, grâce au sang de milliers de martyrs palestiniens. Il n'est la propriété privée ni de Mahmud Abbas ni de qui que ce soit. De plus, le jeu en vaut la chandelle. Nous échouerons peut-être, mais nous ne pouvons pas dire que la tentative est vouée à l'échec avant même de l'entreprendre. De même, la société palestinienne n'est pas encore parvenue au stade d'exiger la réactivation de l'OLP de manière spectaculaire.

Existe-t-il un mouvement pacifiste en Israël ? Ce mouvement (s'il existe) peut-il faire quelque chose au sujet du boycott, de l'imposition de sanctions et du désinvestissement ?


L'_expression « mouvement pacifiste israélien » est une _expression fondamentalement israélienne, qui a été internationalement adoptée, puis, enfin, adoptée par les Palestiniens eux-mêmes. Le concept d'un mouvement pacifiste israélien est cohérent avec la nature sioniste colonialiste de la société israélienne, en ceci que ce mouvement ne représente aucunement l'alternative, ni le contraire, du tissu politique sioniste. Ce que l'on appelle le mouvement pacifiste palestinien appelle à la recherche d'un règlement pacifique entre deux camps qu'il considère équilibrés entre eux et sur un même plan. Alors que, sur le terrain, dans la réalité, telle n'est pas la réalité : l'un des deux camps, auquel ce mouvement pacifiste appartient, est un occupant qui viole des droits, tandis que l'autre camp ploie sous le joug de l'occupation et lutte en vue de sa libération. Il en découle que l'équation établie par le camp israélien de la paix est fondée sur le fait que l'équation de la négociation de paix se solde, en permanence, à l'avantage d'Israël, et partant, quand on examine si cette négociation est compatible avec l'ensemble des droits que l'on concède aux Palestiniens au détriment d'autres droits, il semble que ces droits ne sont pas compatibles avec les intérêts d'Israël en tant qu'Etat juif. La compréhension que nous, nous avons d'un mouvement pacifiste, est fondée, au premier chef, sur le principe de sa reconnaissance inconditionnelle de tous les droits du peuple palestinien, et de l'absolue nécessité qu'il ne découle pas d'une logique de bradage de certains droits contre certains autres, à seule fin de garantir la judaïté d'Israël. En effet, la majorité des organisations parties prenantes à ce qu'il est convenu d'appeler le camp israélien de la paix ne soutiennent pas, par exemple, le droit au retour des réfugiés palestiniens, car ce retour contrarie les considérations démographiques israéliennes, relatives à sa pérennité en tant qu'Etat juif. Il en découle que tout Palestinien, selon cette logique, représenterait une source de menace ­ tout du moins sur le plan démographique ­ pour la pérennisation du projet sioniste en Palestine, et non plus une personne jouissant de droits et d'aspirations personnelles et collectives. Partant, le règlement [du conflit] que ce camp recherche incessamment, est basé, fondamentalement, sur le principe de la « séparation raciale », c'est-à-dire sur le fait de donner aux Palestiniens un territoire doté des fonctions apparentes d'un Etat, mais qui contraint leur existence matérielle et leurs horizons sociaux.

Quelles sont les relations entre les mouvements pacifistes israéliens et le processus d'Oslo ?


Ce qu'il est convenu de dénommer « processus d'Oslo » a sauvé le mouvement pacifiste israélien d'une véritable impasse, en son temps, car ce mouvement a toujours recherché un partenaire, dans une négociation portant sur un projet fondé sur la séparation [entre les deux peuples ; palestinien et israélien]. Mais ce qui s'est produit, par la suite, c'est que la direction palestinienne est devenue l'otage de ce mouvement visant à persévérer dans l'application de l'accord (d'Oslo), voire même à y progresser. En même temps, ce que l'on désigne comme la coalition palestinienne de la paix devenait la copie conforme, le « partenaire » de positions de compromis fondés sur la séparation raciste prônée par le camp israélien de la paix. Les mouvements pacifistes israéliens ont ­ malheureusement ­ réussi à opérer une percée dans la « rue palestinienne », via la coalition palestinienne de la paix, et à imposer partiellement leur agenda politique sur les plans tant international que palestinien. Dans ce contexte, je ne pense pas que la coalition palestinienne de la paix ait un quelconque fondement véritable, du type : « il existe un partenaire ». En vérité, je pense que l'ensemble du projet national palestinien contemporain est un projet de paix cohérent. De plus, le peuple palestinien, qui lutte pour sa liberté et son retour chez lui, dans ses maisons dont il a été chassé, que toutes les composantes et tous les secteurs de ce peuple palestinien tendent la main à la paix, comme ils l'ont toujours fait, depuis le début du conflit. Quant à parler d'un camp de la paix qui serait une résultante élitiste, éloignée de la rue palestinienne, ce n'est ni plus ni moins qu'une tentative de jeter de la poudre aux yeux. Partant, je vois un besoin urgent d'éclaircir le rôle de ces mouvements, sur les plans palestinien et international. En particulier, dans le contexte que nous avons évoqué, nous n'avons pas besoin de ces mouvements qui s'adressent au monde en tant qu'exerçant une tutelle sur les intérêts du peuple palestinien, les Palestiniens n'ayant plus qu'à obéir à leur agenda politique (je parle ici des mouvements pacifistes israéliens). De même, ce qu'on appelle le camp palestinien de la paix doit dépasser l'âge de la tutelle israélienne, et interagir avec le mouvement pacifiste israélien sur la base du partenariat et de l'égalité / réciprocit&eacut