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Palestine : Le combat des prisonniers palestiniens dans les prisons sionistes

 

30/03/05 - Communiqué de presse – Addameer (« La Conscience »)

 

« Nous vous embrassons tous deux du bout des doigts. », Majed, fils de la prisonnière Manal.

« Lorsqu’ils nous agressent avec des lances d’eau, je cache mon bébé contre ma poitrine et je cours vers l’endroit de la cellule le plus sûr pour le protéger autant que je le peux. », Manal Ghanim, prisonnière.

Association de soutien des prisonniers et des droits de l’homme – Addameer (La Conscience)

LANCEMENT CE JOUR DE LA CAMPAGNE POUR LA LIBERATION DE MANAL ET DE NOUR

Ramallah – 21 mars 2005. L’association de soutien des prisonniers et des droits de l’homme – Addameer a lancé ce jour une campagne exigeant que le gouvernement israélien libère la prisonnière palestinienne Manal Naji Mahmoud Ghanim, originaire de Tulkarem et âgée de 29 ans, et de son fils Nour, âgé de 1 an et demi, incarcérés depuis le 17 avril 2003. Manal et Nour sont détenus dans la prison de Telmond. Manal, qui souffre de thalassémie , a été arrêtée alors qu’elle était enceinte. Arrachée à sa famille les mains liées derrière le dos, elle a accouché de Nour dans un hôpital israélien. L’administration pénitentiaire ne leur a apporté aucune attention particulière, pas même le lait dont Nour avait besoin alors que celui de sa mère n’était pas suffisamment nourrissant.

Le 17 avril 2003, à 3h00 du matin, l’armée israélienne a arrêté Manal, mère de 3 enfants, dont le plus âgé est en classe de 6ème, dans sa maison au camp de réfugiés de Tulkarem. Les troupes israéliennes ont ligoté Manal et l’ont battu alors qu’elle essayait de les empêcher de prendre Majed, son fils qui était alors âgé de 4 ans. Les troupes israéliennes ont également mis à sac la maison et confisqué l’ensemble des documents familiaux, les papiers d’identité et les certificats. Pendant l’arrestation de Manal, les troupes israéliennes ne lui ont présenté aucun ordre d’arrestation ni ne lui ont spécifié ses droits.

« Nous sommes face à une situation humanitaire critique » déclare Khalida Jarrar, directrice de Addameer. La détenue Manal – qui souffre de thalassémie et qui est la mère d’un nouveau-né derrière les barreaux – ses enfants (Niveen, Ihab et Majed) et son mari (6 personnes au total) souffrent au quotidien de son emprisonnement. Majed est atteint d’anémie à hématies falciformes, une maladie chronique proche de la thalassémie. Il a besoin de sa mère à ses côtés alors que sa condition l’oblige à se rendre à l’hôpital tous les 10 jours. En fait, avec l’absence de Manal, c’est l’ensemble de sa famille qui subit le sort des prisonniers. Ses enfants souffrent de troubles psychologiques aiguës résultant de son absence et qui se manifestent par des troubles de la personnalité, violence, dépression, échec scolaire et agressivité. « En raison des conditions [d’incarcération] de Manal, et en reconnaissance de la juste cause de tous les prisonniers politiques palestiniens, nous vous appelons à nous rejoindre, nous et la famille de Manal, dans la campagne pour la libération de Manal et de son fils » poursuit Mme Jarrar.

A propos d’une action légale qui peut être conduite durant cette campagne, Maître Mahmoud Hassan, conseiller de la campagne d’Addameer, a soumis une pétition au commandant militaire israélien, qui est investi, suivant les règlements militaires israéliens en application dans les Territoires Occupés Palestiniens (à travers le conseiller juridique), de la pleine autorité pour libérer immédiatement Manal et son fils en raison de la situation et du traumatisme qu’elle subit en prison. En plus de la naissance de son fils en prison, qui le voue à passer sa prime enfance derrière les barreaux, les souffrances de Manal sont sans commune mesure alors qu’elle est éloignée de force de ses enfants et de son mari.

La détenue Manal se dit très inquiète pour la vie de Nour, alors que les troupes israéliennes font régulièrement usage de lances d’eau et de gaz lacrymogènes contre les détenues palestiniennes. « Nour a besoin de lumière, de soleil, d’air frais, de jouets, autant d’éléments qui lui sont déniés derrière les portes closes et effrayantes. Quand ils nous agressent avec des lances d’eau, je le cache contre ma poitrine et je cours vers l’endroit de la cellule le plus sûr pour le protéger autant que je le peux. J’espère que la campagne d’Addameer m’aidera à retrouver ma famille aussi tôt que possible » déclare Manal.

Shahnaz Saber Mudallal, infirmière traitante de Majed depuis 5 ans à l’hôpital Dr. Thabet Thabet de Tulkarem, déclare : « Majed avait un esprit confiant avant que sa mère ne soit arrêtée. Comme tout autre enfant, il jouait et parlait beaucoup. En revanche, après l’arrestation de sa mère, son état a décliné ». Désormais, il a besoin de transfusions sanguines au moins tous les 2 mois et souffre d’insuffisances [sanguines] chaque 10 jours. Il a régulièrement de très fortes fièvres, avec des pics à 40ºC, ainsi que des douleurs à l’estomac, au dos et aux articulations des jambes et des mains. Cette situation oblige sa famille à l’amener à l’hôpital pour des périodes de 5 jours. De plus en plus, il refuse de rester à l’hôpital et demande d’être reconduit à la maison. Parfois sa famille cède. A cela s’ajoute que lorsqu’il visite sa mère, sa situation médicale empire, ce qui a conduit ses médecins à exiger que sa famille ne l’autorise plus à lui rendre visite.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Media Center [Ramallah], Mme Jarrar et Me Mahmoud Hassan ont annoncé le lancement de la campagne. A cette occasion, le Dr Bashar al Karmi a expliqué la terrible situation qu’endurent les patients souffrant de thalassémie. Les enfants de Manal étaient également présents à la conférence.

Addameer a invité l’ensemble des Palestiniens et ses institutions à participer à la campagne en envoyant des messages pour mettre des pressions sur le gouvernement israélien et sur le Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour libérer Manal et Nour. Addameer appelle également l’envoi de message de soutien à adresser à Manal à la prison de Telmond pour soutenir ses enfants au camp de réfugiés de Tulkarem. Les messages peuvent être envoyés directement à l’adresse électronique d’Addameer (http://www.addameer.org/) où une section est entièrement dévouée à la campagne. La semaine prochaine, Addameer lancera également une campagne dans toutes les villes palestiniennes pour recueillir des signatures qui seront jointes à la pétition pour la libération de Manal et de Nour. Addameer invite tous les Palestiniens, et notamment les étudiants, lycéens et élèves, à prendre part à cette campagne.

Pour le Jour de la Mère (24 mars), les enfants de Manal ont écrit un message spécial à leur mère. « Lorsque je te visite maman, ce que je ressens c’est comme si je brisais les vitres [qui nous séparent], comme si j’enlevais les barbelés, et que je te libérais », a écrit Ihab, 9 ans. « Maman, nous t’avons envoyé des vêtements et des jouets pour Nour. Nous vous embrassons tous deux du bout des doigts » a écrit son plus jeune fils, Majed.

Manal est l’une des 7500 prisonniers palestiniens soumis aux rudes conditions d’incarcération dans les prisons et les centres de détention israéliens. Près de 115 prisonnières politiques sont détenues dans les prisons de Telmond et de Neve Tertza. Manal est l’une des 2 prisonnières arrêtées alors qu’elles étaient enceintes, depuis le début de Intifada (soulèvement) en septembre 2000. Mervat Taha, âgée de 21 ans, a été la première prisonnière palestinienne à accoucher dans une prison israélienne. L’administration pénitentiaire israélienne autorise les détenues de garder leur bébé en prison pendant 2 ans, après quoi elles doivent les remettre à leur famille.


E-mail: addameer@p-ol.com
Téléphone: 972-2-2960446
Fax: 972-2-2960447
Adresse postale:
P.O.Box 17338
Jérusalem
Bureau Ramallah:
Al-Isra' Bldg., 7th floor, Al-Irsal St.
Note:
Les lettres à l’attention des prisonniers sont les bienvenues et peuvent être envoyées à l’adresse d’Addameer à Jérusalem qui les transmettra aux prisons et aux prisonniers.

 

10/03/05 - Enfants détenus dans les prisons israéliennes
par "palestine en marche"

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03/02/05 - La Knesset vote une loi interdisant l'accès des avocats aux détenus
Par 64 voix pour et 9 voix contre, la Knesset a adopté une loi permettant aux autotités pénitentiaires d'interdire toute rencontre entre des détenus palestiniens et leurs avocats, si ces rencontres "mettent en danger la sécurité du public ou de la prison". Le directeur de chaque prison peut interdire toute rencontre pour 48 heures, tandis que l'administration péntitentiaire peut émettre des interdictions allant jusqu'à 10 jours.
Source : www.imemc.org, 1er février 2005

 

28/01/05 - Un prisonnier meurt dans un incendie à la prison de Megiddo
Pour la deuxième fois consécutive en l'espace d'une semaine, une incendie ravage les tentes des camps de détention. Il y a moins d'une semaine, c'était à la prison de Ketsiot (Naqab), avec un prisonnier blessé grave, mais aujourd'hui jeudi 26 février, à la prison de Meggiddo, un prisonnier est décédé des suites de ses brûlures.
A environ 6 heures du matin, un puissant incendie s'est déclaré dans la prison de Meggiddo, brûlant la section 4 de la prison. Les flammes s'élevaient à une hauteur de 10 mètres, ce qui menacé les autres sections.
Ce n'est que grâce à l'éveil des prisonniers et leur rapidité que le feu a été éteint, mais après le décès d'un prisonnier, Rassem Sulayman Ghunaymat, de Kfar Malek, de la région de Ramallah, condamné à 63 mois de prison en 2002.
Les prisonniers racontent que la quantité d'eau et la pression étaient insuffisantes pour éteindre une incendie de cette ampleur, et la direction a refusé d'ouvrir à fond les tuyaux. Ils ajoutent que la direction de la prison n'a pas participé à la lutte contre l'incendie, comme si la question ne la concernait pas, ce qui a suscité des questions chez les prisonniers à propos de la raison de cet incendie, que la direction explique par un problème électrique (comme à Ketsiot).
Les prisonniers de Meggiddo avaient déjà alerté la direction sur la possibilité d'incendie dans les tentes qui sont d'ailleurs faites d'une matière inflammable, mais la direction a répondu qu'il lui fallait 60 000 shekels pour améliorer l'infrastructure de la prison.
L'Institut Mandela pour les droits de l'homme affirme que 1200 Palestiniens sont prisonniers dans le camp de Meggiddo.
Le prisonnier martyr, Rassem Ghunaymat, avait 26 ans.
Les autres prisonniers présents dans la section, Alaa Masri du camp de Balata de la région de Naplouse, Ayman Abou Arab de Ramallah et Ayman Alaoui du village de Dair Jarir, près de Ramallah ont été brûlés. Le feu s'est déclaré par surprise. Les prisonniers de la section 4, environ 230 personnes, ont réussi à éteindre l'incendie. L'administration de la prison est intervenue 15 à 20 minutes après que le feu eut été éteint, qui a détruit la cantine proche et deux autres salles.
L'Institut Mandela exige une enquête immédiate sur les causes de l'incendie et sur le retard de l'administration à se rendre sur place.
Par ailleurs, les familles de prisonniers de la ville et des camps d'Al Khalil ont l'intention de lancer un mouvement de protestation contre les conditions de détention dans les prisons israéliennes. Elles se rassembleront samedi prochain devant le siège de la Croix-Rouge.
Sources : Ansar Al Sajine et Mandela Institute, 27 janvier 2005

 

24/01/05 - Un incendie détruit les tentes de la prison de Ketsiot dans le Naqab (Néguev) : plusieurs prisonniers blessés
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Les prisonnières battues et humiliées le 1er janvier à Telmond
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Négligence médicale dans les prisons israéliennes
Dans un rapport publié par Nadi Al Asir Al Filistini, 950 prisonniers sont jugés très malades. Leur vie est en danger du fait de la négligence médicale.
La négligence médicale pratiquée par les autorités sionistes est une politique délibérée et systématique pour assassiner les prisonniers. Il s'agit de crimes de guerre violant les divers accords internationaux, dont la 4 ème convention de Genève.
Au cours des quatre dernières années, la situation médicale des prisonniers s'est gravement dégradée à cause de la répression, ce qui nécessite une intervention internationale rapide ;
Le rapport indique qu'il y a 250 prisonniers handicapés du fait des balles tirées par les forces de l'occupation. 25 prisonniers sont handicapés à moitié, et 45 ont des maladies nerveuses et psychologiques du fait des tortures subies à l'intérieur des salles d'interrogatoire.
15 prisonniers et prisonnières sont malades du cancer, et leur situation est très difficile.
6 prisonniers sont décédés du fait des négligences médicales depuis le début de l'Intifada Al Aqsa.
D'après le rapport, les raisons ayant conduit à la détérioration de la santé des prisonniers sont essentiellement :
- Des dizaines de prisonniers ont été arrêtés juste après avoir été blessés par les soldats de l'occupation.
- Les prisonniers blessés ont été kidnappés des ambulances et hôpitaux avant qu'ils ne soient soignés.
- Utilisation de méthodes de tortures et de mauvais traitements envers les prisonniers lors des interrogatoires.
- Absence de cliniques et de médecins dans les prisons et camps de détention.
- Les interventions chirurgicales nécessaires aux prisonniers sont remises à plus tard, parfois des années, ce qui aggrave leur cas.
- Les prisonniers ne sont soignés qu'à l'aide de pilules contre la douleur.
- Les centres de détention et les prisons ne sont pas conçus pour une vie humaine digne.
- La répression, les coups, l'aspersion par des gaz contre les détenus aggravent leur état de santé.
- Absence des produits d'entretien pour les cellules et les produits contre les insectes et les rats.
- L'alimentation mauvaise et avariée, plusieurs prisonniers ont déjà été empoisonnés.
- L'humidité des prisons, le manque de vêtements et de couvertures.
- Manque d'aération des cellules, manque de soleil et espace restreint pour le mouvement, ainsi que la surpopulation des prisons.
- L'hôpital de la prison Ramleh n'est pas équipé pour soigner correctement les malades prisonniers, et le comportement dans l'hôpital est semblable à celui dans la prison.
- Pressions psychologiques sur les prisonniers en interdisant les visites familiales et en leur imposant les punitions.
La négligence médicale dans les prisons de l'occupation a poussé un prisonnier à s'opérer lui-même, et plusieurs prisonniers ont tenté de se suicider à cause des pressions psychologiques et la répression sauvage dans les prisons.


Le rapport a cité les cas très graves des prisonniers malades suivants :

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950 prisonniers administratifs, dont 23 enfants
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22/01/05 - Arrêté alors que sa femme était enceinte, il est devenu depuis père et grand-père : Ibrahim Fadl Jaber, 23 ans de prison
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