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Palestine
 

Attentat à Haidera, opération meutrière sioniste à Jénine et bombardements sur Gaza

 

Le Jihad islamique a revendiqué dans un coup de téléphone à l'AFP l'attentat perpétré mercredi 26 octobre dans le marché de Hadera, dans le nord d'Israël, en représailles à la mort d'un de ses chefs.

"C'est une première réponse à l'assassinat par Israël de Louay Saadi", le chef de la branche armée du Jihad islamique en Cisjordanie, a indiqué un interlocuteur anonyme.

Saadi, 32 ans, a été tué dimanche soir par des soldats israéliens, lors d'une opération à Tulkarem, en Cisjordanie. Le Jihad islamique avait promis de venger sa mort.

Dans un communiqué, Mahmoud Abbas a condamné l'attentat qui "va à l'encontre de nos intérêts, et va intensifier la violence dans la région". Il a aussi condamné les attaques à la roquette effectuées pr le hamas à partir de Gaza sur Sdérot. Jeudi, les sionistes ont engagé une contre-offensive à Jénine, arrêtant le père du martyr de Hadera et ont procédé à des bombardements sur Gaza, tuant 6 Palestiniens.

 

 

Assez de voitures palestiniennes !

 

par Gidéon Levy, Ha'aretz.com, 23 octobre 2005. Traduction : MG pour http://www.ismfrance.org/ Nous devons mettre fin à ce luxe immédiatement. Les Palestiniens devraient être interdits de circuler en voiture sur toutes les routes de la Cisjordanie et pas seulement sur les routes interurbaines comme cela a été décidé après l'attaque en voiture au carrefour de Gush Etzion la semaine dernière. Toute autre solution, plus `humaine' n'empêchera pas les attaques terroristes. De toute façon, la plupart des Palestiniens se sont habitués à vivre sans voiture, sans se déplacer, sans liberté.

Par conséquent arrêtons de jouer avec des mots pompeux et des solutions partielles : Plus de voitures palestiniennes sur les routes de notre pays, y compris à l'intérieur de leurs territoires occupés. Vers la fin de la semaine, les gens ici ont été un peu effrayés par la critique américaine au sujet de la fermeture des routes principales de Cisjordanie aux voitures privées.

Une source à Jérusalem s'est dépêchée de dire à Haaretz : "Il n'y a aucun nouveau projet pour séparer le trafic sur les routes de Cisjordanie." Et le ministre de la défense a promis depuis Londres que c'était seulement une mesure provisoire. Ainsi, il a donc été encore une fois prouvé que notre dernière barrière morale ne se trouve pas à Jérusalem, mais plutôt à Washington. La pensée que des gens comme George W. Bush et Condoleezza Rice soient les gardiens de notre moralité devrait nous faire trembler, mais c'est un fait. Néanmoins, la source au gouvernement a admis qu'il y a un plan d'urgence pour une séparation du trafic qui serait seulement mis en application si l'Autorité Palestinienne s'effondrait.

Il est difficile de comprendre quel est le lien entre l'effondrement de l'Autorité Palestinienne et l'effondrement total de ce que reste de nos valeurs humaines, comme exprimé par l'imposition des punitions collectives rigoureuses. En attendant, les Forces de Défense israéliennes ont déjà mis en application "des parties du plan en tant que réponse immédiate au terrorisme" a expliqué la source. Cependant, l'interdiction de circuler aux voitures privées sur les routes interurbaines fait partie d'un régime de séparation basée sur l'ethnie qui est en pratique depuis un certain temps et qui est exprimée le plus fortement sur les routes. Depuis presque cinq ans, la liberté de circulation a été refusée à 2,5 millions d'habitants de Cisjordanie. Israel relache de temps en temps les rênes, comme ça a été le cas lors des derniers mois, et les resserre parfois, comme cela se produit maintenant. Mais les différences sont minuscules: La réalité est que les habitants de Cisjordanie sont emprisonnés.

Les décisions de resserrer de temps en temps son étreinte, qui ont pour seul but de faire plaisir aux colons, ne font pas beaucoup de différence. Il n'y a que peu d'Israéliens qui peuvent sonder les implications des décisions arbitraires de l'establishment de la défense. Combien de jours pourrions-nous vivre sans véhicules privés?

Qui parmi nous a une idée de ce que quelqu'un éprouve quand il ou elle doit passer par le checkpoint de Hawara les jours où il est apparemment ouvert, et l'affluence dans la file d'attente sans fin au checkpoint de Qalandiyah? Ou combien de temps est-ce que un dialysé doit passer sur les routes pour aller de Tulkarem à un hôpital de Jérusalem-Est? Chaque déplacement en Cisjordanie est devenu un perpétuel cauchemar d'humiliation et d'anxiété physique. Par conséquent, ces choses doivent être portées à la connaissance des Américains concernés: l'apartheid sur les routes existe depuis un certain temps ici, avec ou sans le plan d'urgence.

La plupart des routes de Cisjordanie sont désolées, sans personne ou sans voiture. Les jours de Shabbat et aux heures où les colons n'y circulent pas, elles deviennent des routes-fantômes. Circulez sur la route allant du chekpoint de J`bara près de Taibeh à TulKarem et Naplouse, et vous ne comprendrez pas où les centaines de milliers d'habitants vivant dans la région ont disparu. Se sont-ils évaporés ? Ont-ils décidé de rester pour toujours sous leurs vignes et leur figuiers?

Quand vous circulez sur la route 443 allant de Modi`in à Jérusalem, qui est devenue une autoroute jusqu'à la capitale, demandez-vous, où sont les dizaines de milliers d'habitants des villages disséminés le long de la route. Pour votre information, leur route est bloquée. La route est seulement pour les Juifs. Si vous regardez bien, vous remarquerez, sur les côtés de la route, les voies de circulation assignées aux Palestiniens : des sentiers à travers les terrasses qui serpentent les collines, des chemins de chèvre sur lesquelles brinquebalent les voitures, y compris celles qui transportent les malades, les femmes prêtes à accoucher, les élèves, et les citoyens ordinaires qui décident de remettre leur vie entre leurs mains afin de voyager pendant deux à trois heures pour atteindre le village voisin.

Pendant ces jours de Ramadan, Israël - un partisan acharné de la liberté de culte - permet aux Musulmans de faire le pélerinage jusqu'à la Mosquée Al Aqsa. Et certains de ces pélerins se déplacent péniblement à travers les collines pour faire ce pélerinage, comme le suggère littéralement le mot hébreu pour pélerin (oleh regel). Les bus partant maintenant quotidiennement de Jénine, par exemple, avec des croyants âgés de plus de 45 ans, comme stipulé par Israel, partent à 5h du matin et reviennent vers 20h le soir, avec le menu complet des humiliations et en attendant tout le long du chemin. Tout cela n'a rien à voir avec la sécurité. Un terroriste souhaitant entrer en Israel trouvera un moyen pour le faire, comme le prouve le grand nombre de Palestiniens qui parviennent à le faire sanspermis.

Le fait que le voyage d'Hebron à Bethléem prenne des heures n'empêche pas le terrorisme; il l'encourage. Et si l'objectif est de "répondre et punir" chaque attaque, pourquoi les habitants de Tapuah n'ont-ils pas été interdits de voyager après que le terroriste Eden Natan-Zada soit allé à Shfaram pour tuer ses habitants ?

La vérité devrait être dite, non seulement à Washington, mais tout d'abord ici: Il y a un système d'apartheid sur les routes de Cisjordanie qui n'a aucun lien avec la guerre contre le terrorisme, et la décision de retirer ceci ou cela du "plan d'éventualité" est dénuée de sens.

Depuis des centaines d'années, les Palestiniens ont vécu dans ce pays sans voiture, et il n'y a aucune raison pour qu'ils ne puissent pas revenir à cette époque, en particulier quand les Routes pour Juifs Seulement ont été goudronnées sur leurs terres. Mais contrairement à autrefois, le voyage à dos d'âne ou à pied est également très difficile aujourd'hui.

 

 

Le Quai d'Orsay défend la participation française à la construction du tramway de Jérusalem

 

La participation des compagnies françaises Alstom et Connex à un projet de tramway desservant deux quartiers de colonisation dans la région de Jérusalem "n'a aucune conséquence sur le statut de Jérusalem-est", a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères. "La participation d'entreprises françaises à la construction du tramway de Jérusalem s'inscrit dans le cadre d'un marché international qui obéit à une logique commerciale", a dit à la presse le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi.

"Leur participation à cette construction n'emporte à nos yeux aucune conséquence sur le statut de Jérusalem-est", a-t-il précisé, en ajoutant que la position française "reste inchangée sur la colonisation en Cisjordanie et autour de Jérusalem-est, qui est contraire au droit international". La participation des compagnies françaises au projet de tramway avait été abordée le 17 octobre entre le président français Jacques Chirac et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en visite à Paris. La France s'était alors engagée "à regarder le problème soulevé". Le ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser Al-Qidwa s'était dit auparavant "profondément préoccupé" par la participation de ces firmes, le tramway devant desservir Pisgat Zeev et French Hill, deux quartiers de colonisation dans la partie arabe occupée et annexée de la ville. La Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), a dénoncé dans un communiqué publié à Paris, la "caution officielle française" à ce projet, estimant "qu'il ne peut plus s'agir d'un contrat strictement privé mais d'un message politique".

Alstom et Connex font partie d'un consortium retenu par les autorités israéliennes en 2002 pour le projet du tramway, la première devant fournir les rames alors que Connex participera à l'exploitation du tramway, qui doit entrer en service à l'automne 2008. Le coût du projet est estimé à quelque 400 millions d'Euro. Source : AFP, 26 octobre 2005

 

Le commandant du Jihad islamique en Cisjordanie assassiné à Tulkarem


Deux Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne dans la ville de Tulkarem en Cisjordanie peu avant l'aube lundi, dont Luay Saadi, chef de l'aile militaire du Jihad islamique en Cisjordanie. Fugitif, il était accusé d'être responsable de la mort de 12 Israéliens dans une série d'attentats ces derniers mois.
Dans la foulée de cette opération nocturne, la journée de lundi a été marquée par un regain de violences entre Israéliens et Palestiniens. Le Jihad islamique a menacé de mener des actions de représailles et a tiré deux roquettes artisanales sur le sol israélien depuis la Bande de gaza, sans faire de victimes.
A son tour, Israël a riposté à ces tirs de roquettes en procédant à des tirs d'artillerie tandis que des hélicoptères lançaient des missiles sur des terrains vagues dans le nord de la Bande de Gaza. Ces tirs n'ont pas fait de victimes.
Dans la journée, réagissant à la mort des deux militants, le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé que ces meurtres menaçaient la sécurité régionale, et le Jihad islamique a appelé à la vengeance.
"Nos représailles pour ce crime seront sans précédent", a déclaré un porte-parole du Jihad islamique à Gaza.
Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont identifié le deuxième homme tué comme un de leurs membres, Majeb al Askar.
Un porte-parole de Tsahal a expliqué pour sa part qu'un soldat israélien avait été légèrement blessé quand des Palestiniens armés ont ouvert le feu sur les troupes israéliennes depuis une voiture en mouvement. Lors de la fusillade qui a suivi, un militant palestinien a été tué. Le deuxième Palestinien armé a été abattu alors qu'il s'apprêtait à tirer sur des soldats israéliens depuis une ruelle.
Six Palestiniens recherchés ont également été interpellés au cours de l'opération qui a contraint des dizaines de Palestiniens à quitter leur domicile et à subir des fouilles, selon les habitants.
L'armée israélienne a effectué des opérations d'arrestation de nuit dans plusieurs villages de Cisjordanie et un porte-parole de Tsahal a précisé que 19 Palestiniens avaient été interpellés au cours de ces opérations nocturnes.
Source : AP, 25 octobre 2005

 

Le tourisme vers Israël a augmenté de 27% depuis le début de l'année


Selon des données rendues publiques mardi par le Ministère du Tourisme et le Bureau Central de Statistiques, le tourisme vers Israël a marqué une hausse de 27 pour cent durant les neuf premiers mois de l'année 2005. 159.000 personnes ont visité Israël en septembre, ramenant leur nombre total depuis janvier à 1,425 million. « Notre but de 2 millions de visiteurs cette année est à portée de mains » a déclaré le Ministre du Tourisme Avraham Hirchson.
Le tourisme est un moteur économique important pour Israël, mais le nombre de visiteurs avait chuté de 75 pour cent suite au déclenchement des violences palestiniennes fin 2000. Avec l'accalmie actuelle, le rétablissement du tourisme a donné un nouvel élan à l'économie, constituant un des facteurs qui lui permettront d'atteindre le taux de croissance prévu de 5,1 pour cent.
Source : ambassade d'Israël à Paris

 

 

Danser avec les loups


par Khaled Duzdar. Traduction : Gérard Eizenberg pour http://www.lapaixmaintenant.org/article1163
L'auteur est le co-directeur palestinien de l' IPCRI (Israel/Palestine Center for Research and Information) à Jérusalem. URL : http://www.ipcri.org/index1.html
Il y a quelques mois, je m'inquiétais de l'anarchie et du chaos qui régnaient en Palestine dans un article intitulé "C'est maintenant ou jamais". Je disais que si l'Autorité palestinienne ne mettait pas immédiatement en ¦uvre une action sérieuse, la situation se détériorerait au point d'atteindre un chaos absolu.
Aujourd'hui, l'anarchie qui règne dans les territoires palestiniens est proche de ce qu'on pourrait qualifier de "modèle somalien". Les milices privées et les factions politiques agissent comme bon leur semble :
les villes sont divisées entre seigneurs de la guerre féodaux et vandales en l'absence de loi et d'ordre ; les forces de sécurité palestiniennes ne contrôlent pas grand-chose, et dans un certain nombre de cas, elles sont elles-mêmes impliquées dans des incidents d'usage illégal de la force, ce qui ne fait qu'ajouter au sentiment de chaos ambiant.
Le pire, dans cette situation, c'est lorsque les forces palestiniennes de sécurité commettent des actes qui violent la loi et qui sont en contradiction avec leur responsabilité et leur mission. Un sommet a été atteint quand des membres des forces de sécurité se sont introduits en pleine session du parlement palestinien à Gaza, pour protester contre l'absence de sécurité et contre le chaos !
Ils se sont alors conduits comme des gangsters. Il n'existe aucune raison logique à ce genre de comportement de la part des forces de sécurité. Elles sont censées empêcher les actes de révolte armée et protéger le Parlement.
Ajoutant l'insulte à l'outrage, la plupart de ces "manifestants" n'étaient même pas en uniforme, indiquant par là que, en service, il se peut qu'ils apportent de la sécurité, mais que, hors service, ils s'occupent à violer la loi qu'ils sont censés protéger.
De plus, il y a quelques jours, des membres de l'un des services de sécurité se sont introduits chez des civils, tirant et blessant plusieurs civils, menaçant femmes et enfants, tout cela à cause d'une dispute dérisoire autour d'une place de parking !
L'anarchie en Palestine a atteint aujourd'hui un point culminant. A Gaza, les groupes armés adoptent aujourd'hui le modèle irakien, celui du désordre absolu et du kidnapping. Ils ne font pas la différence entre les cibles ; même les étrangers qui travaillent dans l'assistance à la communauté palestinienne en sont victimes.
Le but du jeu est d'exercer un chantage sur l'Autorité palestinienne, pour que celle-ci accède à leurs exigences. Les auteurs de ces crimes ne sont jamais arrêtés, et n'ont jamais payé pour leurs crimes. Ils circulent et agissent en toute liberté, confiants en ce qu'ils peuvent obtenir ce qu'ils veulent par leurs actes criminels.
On ne peut en aucun cas se réclamer de la "résistance armée" quand ces armes sont utilisées contre son propre peuple. Aujourd'hui, les territoires sont contrôlés par une myriade de milices armées, qui prolifèrent et croissent chaque jour.
Elles défient l'Autorité palestinienne et mettent en danger, non seulement l'unité palestinienne, mais le peuple palestinien lui-même. L'anarchie et les actes de violence s'étendent à toutes les villes palestiniennes.
Ces seigneurs de la guerre ne peuvent en aucun cas se prétendre groupes de résistance, ni justifier leur violence contre l'Autorité. Intimider le public ne peut être justifié. Ces gens-là ne résistent pas à l'occupation. Leurs actes sont dommageables et dangereux. Ils constituent une menace directe contre les intérêts nationaux palestiniens et la sécurité nationale.
Le Fatah est la première des sources pour la prolifération de ces seigneurs de la guerre. Ces bandes, qui utilisent le nom du Fatah, se sont transformées en bandits de grand chemin et en seigneurs de la guerre. Ils ont fait des villes palestiniennes des champs de bataille entre gangs. L'Autorité palestinienne doit démanteler et désarmer ces groupes armés soi-disant affiliés au Fatah.
L'Autorité palestinienne doit faire respecter la loi en bannissant tous ceux qui commettent des crimes contre le peuple palestinien, et tous ceux qui défient quotidiennement l'AP. Ces seigneurs de la guerre pensent qu'ils sont eux-mêmes l'AP, ou qu'ils agissent au nom de l'AP. Mais la vérité, c'est qu'ils causent du tort à la cause palestinienne légitime par leurs exactions.
Ils ne défendent pas le peuple palestinien en tuant, ou en saccageant sur le dos des Palestiniens : intimidations, enlèvements, racket, extorsions de fonds. Ils agissent illégalement et s'instituent juges et bourreaux. Il est clair que les heurts incessants entre le Hamas et les forces de l'AP déstabilisent l'AP et concourent à la création d'une entité au-dessus de l'Autorité palestinienne.
Le plan secret des seigneurs de la guerre est de créer une entité parallèle, dans l'ombre de l'AP, et ils agissent comme s'ils étaient la seule autorité à Gaza. Ils adoptent la posture de conquérants face à l'occupation israélienne à Gaza. Ils font avaler à l'opinion l'idée que leur résistance a forcé Israël à se retirer de Gaza.
Ils n'ont aucun regret quand des missiles qu'ils ont tirés sur Israël causent des morts de civils innocents au sein de la population même qu'ils prétendent défendre. Il n'y a aucune situation de réciprocité entre l'Autorité palestinienne et le Hamas.
Il ne s'agit pas d'un affrontement entre deux mouvements armés, mais d'un affrontement entre l'Autorité et des individus opposants qui agissent en-dehors du cadre de la loi.
De plus, comme nous le savons aujourd'hui sans l'ombre d'un doute, les accusations du Hamas qui blâmait l'AP et le ministre de l'Intérieur pour les explosions pendant leur parade militaire à Jabalya étaient fausses : le responsable était le Hamas lui-même.
Il ne suffit pas de dénoncer les luttes internes. Il doit être mis fin au phénomène des milices et des civils armés, en particulier à Gaza.
Il n'y a plus aucune raison pour que les milices portent des armes, car les forces d'occupation ont quitté Gaza. Quel besoin de milices armées et de parades militaires ? La perte d'espoir et le sentiment d'insécurité de l'opinion sont pires qu'au temps de l'occupation.
Les civils palestiniens ne se sentent plus en sécurité, ils ont perdu confiance en l'AP et ses forces de sécurité, dont ils perçoivent les officiers comme les leaders de la corruption. Pour l'opinion, ces soi-disant officiers ne sont intéressés que par leurs propres intérêts étroits.
Un nouveau gouvernement est-il la solution ? Un "gouvernement provisoire" ? Qui pourrait diriger un pareil gouvernement, et à quoi servirait-il si les élections sont dans trois mois ? Existe-il un quelconque ministre de l'Intérieur capable d'apporter un changement à trois mois des élections ?
Il semble que le président palestinien "danse avec les loups" en tentant de négocier et de jouer les médiateurs entre eux. En finir avec l'anarchie alors que, la nuit, les loups s'en prennent au troupeau ? Le président Abbas doit reconsidérer cette tactique.
Si les loups menacent et attaquent son troupeau, il doit trouver un moyen de le protéger des loups désobéissants, et non d'apaiser lesdits loups. Au bout du compte, il doit combattre deux qui s'opposent à un état de droit. Il doit agir pour mettre fin immédiatement à l'anarchie. Le respect de la loi n'est pas négociable.
Sinon, la désintégration et le chaos feront de cette période au gouvernement une autre expérience où les Palestiniens auront échoué à gouverner. Et de cela, le peuple palestinien continuera à souffrir.

 

Le plan des pacifistes israéliens de Shalom Arshav ("La paix maintenant") après le désengagement de Gaza
Réouverture des canaux de dialogue - démantèlement des avant-postes - poursuite de l'évacuation des colonies


Palestine-solidarité
Le contexte
La mise en oeuvre du pan de désengagement, l'évacuation des colonies et le retrait de Tsahal de Gaza et du nord de la Cisjordanie ouvrent une fenêtre d'opportunité pour que reprenne le processus de paix et pour créer une situation nouvelle, pour les peuples israélien et palestinien. Le plan de désengagement a prouvé, avant tout, que la société israélienne est prête à accepter le démantèlement de colonies. Les tentatives de la droite israélienne de faire échouer ce processus, qui établit un précédent, n'ont pas fonctionné, et la démocratie israélienne a gagné.
L'achèvement du plan de désengagement ouvre pour Israël et pour les Palestiniens un nouvel horizon diplomatique et une fenêtre d'opportunité pour reprendre les négociations et le processus de paix en vue de mettre fin à l'occupation et de parvenir à la paix.
Pour poursuivre la dynamique positive que connaît la région, les deux parties doivent prendre un certain nombre de mesures, politiques et sécuritaires, tout en rouvrant les canaux du dialogue et en s'efforçant de parvenir à un règlement définitif sur le principe de deux Etats pour deux peuples, sur la base des frontières de 1967.

Le plan de Shalom Arshav se fonde sur trois principes :
- reprise des négociations politiques, coordination au niveau de la sécurité, ouverture de canaux de dialogue entre Israël et les Palestiniens
- évacuation des avant-postes et gel de la construction dans les colonies
- poursuite du processus de démantèlement des colonies par étapes, en coordination avec l'Autorité palestinienne et dans le cadre de négociations pour un accord définitif.

A - Reprise des négociations, coordination, ouverture de canaux de dialogue entre Israël et les Palestiniens
Les négociations avec les Palestiniens doivent se dérouler à travers trois canaux différents :
1. Le canal politique : reprise des négociations diplomatiques sur la base des phases de la Feuille de route appliquées simultanément appliquées par les deux parties en vue de la création d'un Etat palestinien et d'un accord définitif sur la base des frontières de 1967.
2. Le canal sécuritaire : reprise de la coopération au niveau sécuritaire, assistance mutuelle au cessez-le-feu, cessation des attentats terroristes et des violences, unification et renforcement de l'appareil palestinien de sécurité, combat contre le terrorisme, libération des prisonniers
palestiniens, démantèlement des check points.
3. Le canal administratif : accords provisoires sur le contrôle par l'Autorité palestinienne des zones évacuées par Israël et sur le contrôle des frontières et des passages frontaliers, coordination économique et ouverture de passages entre Gaza et la Cisjordanie.

B - Évacuation des avant-postes et gel de la construction dans les colonies
Les colons, et pour des raisons différentes, la plupart des Israéliens, les Palestiniens et la communauté internationale considèrent l'entreprise de colonisation comme une mesure israélienne unilatérale qui entrave toute chance de parvenir à un accord de paix et qui provoque une escalade des frictions quotidiennes et de l'hostilité entre Israël et l'Autorité palestinienne. En conséquence, l'arrêt de l'expansion des colonies et le démantèlement des avant-postes sont d'une extrême importance sur le plan politique et pourraient modifier le visage de la région tout entière.
a) démantèlement des avant-postes : le gouvernement d'Israël doit donner l'ordre à Tsahal et à la police de démanteler immédiatement les 105 avant-postes en Cisjordanie, construits en dépit de la politique israélienne officielle opposée à la création de nouvelles colonies en Cisjordanie. Les avant-postes ne représentent pas seulement un problème sur le plan politique, mais aussi sur le plan juridique. Ne pas les démanteler enverrait aux colons un signal qui leur confirmerait qu'au-delà de la ligne Verte, il n'est nul besoin de respecter la loi.

b) gel de la construction dans les colonies : le gouvernement d'Israël doit geler toute construction au-delà de la ligne Verte. Toute construction supplémentaire en Cisjordanie et à Jérusalem Est complique la situation actuelle, augmente les frictions et la haine entre les deux peuples et
constitue un élément clé de la violence et de la méfiance entre Israël et les Palestiniens. L'accord définitif doit être obtenu par un processus politique et non par la création de faits accomplis sur le terrain.

C - Poursuite du processus de démantèlement des colonies par étapes
Shalom Arshav considère depuis toujours que les colonies constituent l'obstacle principal à la paix entre Israël et les Palestiniens.
L'évacuation de la plupart, sinon de toutes les colonies, est une nécessité, sans laquelle ni un véritable accord avec les Palestiniens ni la création d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat d'Israël ne sont possibles.
Le prix de l'existence des colonies en général et des colonies isolées au c¦ur de zones palestiniennes [densément peuplées] en particulier est depuis longtemps insupportable aussi bien pour la population palestinienne que pour la société israélienne.
Le plan de désengagement a prouvé qu'Israël est capable d'évacuer des colonies et de remettre sous contrôle palestinien des zones dont il est certain qu'elles ne resteront pas sous contrôle israélien dans le cadre de tout accord définitif, quel qu'il soit.
Tout en menant des négociations en vue de parvenir à un règlement définitif, le gouvernement d'Israël doit poursuivre par étapes le processus d'évacuation des colonies, mesure de renforcement de la confiance envers la direction palestinienne, ce qui améliorera la situation sur le terrain, renforcera les modérés des deux côtés et améliorera la sécurité d'Israël et sa situation économique. Ces évacuations doivent être effectuées en coordination avec le côté palestinien, et non unilatéralement comme cela a été fait précédemment.
La poursuite des évacuations est avant tout de l'intérêt d'Israël et peut améliorer sa sécurité, son économie et sa situation diplomatique, au présent et à l'avenir.
Pour les évacuations, Shalom Arshav a établi les critères suivants : proximité de centres de population palestinienne, distance par rapport à la ligne Verte, taille de la colonie et possibilité d'y accéder de façon sécurisée, désir de partir des habitants de la colonie, exclusion des colonies qui pourraient probablement être attribuées à Israël dans le cadre d'un accord futur d'échanges de territoires.
Phase n° 1 (immédiate : évacuation de 26 colonies isolées entourées de localités palestiniennes.
- Cisjordanie Nord : Hermesh, Mevo Dotan, Elon More, Yitzhar, Itamar, Brakha.
- Cisjordanie centrale : Kfar Tapouakh, Talmon, Dolev, Halamish, Nahaliel, Ateret.
- Monts de Hebron : colonie juive à l'intérieur de Hebron, Telem, Adora, Negohot, Asfar, Ma'ale Amos, Nokdim, Tekoa, Kfar Eldad.
- Monts Sud de Hebron : Otniel, Haggai, Pnei Hever, Carmel, Ma'on.
La réalisation de cette phase 1 permettra à Tsahal de se retirer d'importants portions de Cisjordanie et de donner aux Palestiniens une continuité territoriale sur la plupart des zones de la Cisjordanie Nord, sur la plus grande partie de la région des Monts de Hebron (à part Kiryat Arba), et sur les Monts Sud de Hebron.

Phase n° 2 (2007-2009) : démantèlement de 17 colonies situées au coeur de la Cisjordanie : Shavei Shomron, Kedoumim, Eli, Shiloh, Ma'ale Levona, Beit El, Ofra, Psagot, Kokhav Ya'akov, Geva Binyamin (Adam), Enav, Avnei Hefetz, Ma'ale Mikhmash, Almon (Anatot), Keidar, Karmei Tzour, Migdalim.

Phase n° 3 : évacuation de colonies dans le cadre de la signature d'un accord définitif.
Dans le cadre de négociations en vue d'un règlement définitif, le sort de toutes les colonies qui n'auront pas été évacuées au cours de la période intérimaire sera fixé, avec pour objectif d'évacuer le plus petit nombre possible de colons et de donner en échange aux Palestiniens des territoires dans le cadre d'un échange de territoires. La ligne Verte (frontières de 1967) servira de base pour déterminer les frontières entre les Etats d'Israël et de Palestine. Les deux parties tiendront compte de la réalité sur le terrain et fixeront les frontières en conséquence. Les modifications ne seront effectuées que par consentement mutuel.


Conclusion
Aujourd'hui plus que jamais, le gouvernement d'Israël a la capacité et la responsabilité de poursuivre un processus qui fixera les frontières du pays tout en veillant à ses intérêts en matière de sécurité et en s'efforçant constamment de parvenir à la paix dans la région. Le gouvernement doit poursuivre le processus des retraits des territoires à travers un dialogue constant avec le gouvernement de Mahmoud Abbas et en s'efforçant de parvenir à un règlement définitif sur la base de deux Etats pour deux peuples.
Les deux parties doivent combattre résolument les éléments terroristes et s'assurer que le processus politique soit accompagné par la sécurité, le calme, la reprise économique et la restauration de la confiance entre les parties.
Source : Shalom Arshav, http://www.peacenow.org.il/site/en/peace.asp?pi=69&docid=1508

 

Les personnes en séjour illégal en Cisjordanie


par Amira Hass, Haaretz, 12 octobre 2005. Original : www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=634491. Traduit de l'hébreu par Michel Ghys
Imaginons une situation où il serait interdit aux habitants de Haïfa de circuler à Tel Aviv sans un permis (qu'il serait difficile d'obtenir) de la police d'Israël. Imaginons que le Ministère de l'Intérieur n'autorise pas sans sa permission de changer de lieu de résidence à l'intérieur d'Israël et que l'autorisation de changement d'adresse soit accordée à quelques uns, sans critères ni transparence.
Imaginons une situation où dix étudiants de Rosh Pinah s'inscriraient à l'Université de Beer Sheva pour des études de physiothérapie. Allez étudier à Tsefat, leur diraient les autorités, oubliant que nulle part on n'y enseigne la physiothérapie. Ou supposons encore qu'un beau jour, le Ministère de l'Intérieur bloque le processus de changement d'adresse d'une région à l'autre. Les autorités consentiraient à ce qu'une jeune femme du kibboutz Hazorea fasse le voyage de Jérusalem pour épouser l'élu de son c¦ur qui est jérusalémite, avec lequel elle vivrait dans la ville, mais les autorités refuseraient le changement d'adresse. Irait-elle aux funérailles de son père qu'elle ne serait pas autorisée à revenir à Jérusalem où elle serait considérée comme étant « en séjour illégal ».
Difficile à imaginer ? C'est une réalité quotidienne, étouffante, mais qui n'étouffe pas des Israéliens. Il suffit de changer les noms de lieux : au lieu de Hazorea et Haïfa, écrire Dir Al-Balah ou Gaza. Au lieu de Beer Sheva et Rosh Pinah, Ramallah, Bethléem et Jéricho. Tous ces exemples fictifs se sont produits dans la réalité pour des habitants de Gaza et de Cisjordanie. Et tous ne sont que quelques gouttes dans une mer d'interdits semblables. Ils découlent du contrôle absolu exercé par Israël sur le registre de la population palestinienne.
Le summum de ce pouvoir s'est manifesté dans la liberté que se sont octroyées les autorités israéliennes d'empêcher des habitants de Gaza de visiter, d'habiter, d'étudier et de travailler en Cisjordanie. Ces cinq dernières années, toute personne dont l'adresse inscrite sur la carte d'identité est « Gaza » mais qui se trouve en Cisjordanie sans permis valide de transit par Israël, est une personne « en séjour illégal » qui doit être renvoyée à Gaza. Il y a des milliers de personnes dans ce cas et certaines vivent depuis dix ou vingt ans en Cisjordanie. Ces personnes vivent dans la peur quotidienne d'être arrêtées à un barrage par un soldat qui les renverrait au passage d'Erez.
Selon les accords d'Oslo, l'Autorité Palestinienne est seulement tenue de communiquer au Ministère israélien de l'Intérieur tout changement d'adresse d'une personne : de Naplouse à Ramallah, de Gaza à Hébron ou Jéricho. Il n'est écrit nulle part que l'Autorité Palestinienne doive attendre une approbation israélienne pour un changement d'adresse. La logique est claire : selon les accords, Gaza et la Cisjordanie constituent une unité territoriale unique. Israël a pourtant violé ce paragraphe avec un esprit méthodique s'agissant d'habitants de Gaza. Israël s'est réservé le « droit » d'approuver ou de refuser le changement d'adresse, sans établir de critères transparents et sans motiver cette violation de l'accord d'Oslo. C'est Israël qui a la main sur le clavier de l'ordinateur, c'est donc lui qui décide : si l'employé israélien n'introduit pas le changement d'adresse dans l'ordinateur, le soldat et le policier des barrages ou des points de passage le sauront immédiatement et arrêteront le contrevenant.
C'est ce qui est arrivé à H, natif de Gaza, qui a commencé à étudier l'informatique à l'Université de Bir Zeit en 1991. Il a trouvé du travail à Ramallah, y a fondé une famille et a effectué son changement d'adresse au Ministère palestinien de l'Intérieur. Dans le cadre de son travail, il a cherché, en mars 2002, à se rendre en Jordanie. Arrivé au Pont Allenby, il a été arrêté et transféré à la prison d'Ashkelon. Là, les enquêteurs lui ont dit que son adresse était « Gaza », que c'était cela qui était enregistré dans l'ordinateur israélien et qu'il était dès lors en séjour illégal à Ramallah.
H a été expulsé vers Gaza. Les requêtes introduites par le Centre pour la Protection de l'Individu auprès de l'administration civile afin qu'on laisse un homme retrouver ses enfants, son épouse et son travail à Ramallah ont été infructueuses. En juin 2003, le Centre s'est adressé à la Cour suprême. En février 2004, près d'un an après l'expulsion, le cabinet du procureur général afait savoir à la Cour suprême que « par indulgence, il a été décidé d'autoriser le requérant à entrer en Judée-Samarie et d'y demeurer ».
Cette immixtion dans ce qui est clairement du registre des décisions individuelles des habitants de Gaza, comme le choix du lieu d'études ou d'habitation, a commencé en 1991 quand Israël a modifié sa politique et s'est mis à exiger des Palestiniens de se munir d'une autorisation personnelle de déplacement ­ entre les Territoires et Israël, et également entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Cette immixtion n'a fait qu'empirer après la création de l'Autorité Palestinienne, et en opposition avec ce qui est stipulé dans les accords d'Oslo. Elle a atteint un sommet au cours de ces cinq dernières années, jusqu'au recours à l'expulsion. Dans de nombreux cas, une action en justice amène l'Etat à faire marche arrière « par indulgence », y compris lorsque le premier prétexte invoqué avait été des « mobiles sécuritaires » ­ ce qui témoigne de l'arbitraire habituel et présent d'emblée.
Le fait essentiel et historique demeure inchangé : Israël a commencé à couper de la Cisjordanie la population de la Bande de Gaza avant les accords d'Oslo, Israël a continué à le faire pendant la période d'Oslo sans être dérangé, sous le couvert de l'euphorie qui entourait l'accord de paix, et Israël parachève maintenant la coupure ­ sous le couvert, cette fois, de l'admiration suscitée par le plan de désengagement.

 

Tramway de Jérusalem: la participation française "préoccupe" l'Autorité palestinienne


Lors d'une réunion à Ramallah, jeudi 13 octobre, avec le Consul général de France à Jérusalem Alain Rémy, Le ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser Al Qidwa s'est dit "profondément préoccupé par la participation de deux firmes françaises à l'exécution d'un projet de tramway reliant deux colonies illégales à Jérusalem-ouest", selon un communiqué du ministère reproduit par l'agence officielle WAFA.
Les compagnies françaises Alstom et Connex, pôle transport de Veolia environnement, font partie d'un consortium retenu par les autorités israéliennes en 2002 pour le projet du tramway de Jérusalem qui doit desservir Pisgat Zeev et French Hill, deux quartiers de colonisation dans la partie arabe occupée et annexée de la ville.
Alstom doit fournir les rames alors que Connex participera à l'exploitaion du tramway. L'infrastructure du projet, dont le coût est estimé à quelque 400 millions d'Euro, est en revanche construite par une compagnie israélienne. Le tramway devrait entrer en service à l'automne 2008.
Dans un entretien à l'AFP, M. Qidwa a affirmé que la participation de firmes françaises à ce projet sera l'un des sujets soulevés lors de la visite en France, lundi et mardi, du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui doit notamment s'entretenir avec Jacques Chirac. "Cela pose un sérieux problème car ce projet contrevient à la loi internationale. Le gouvernement français a des engagements juridiques clairs dans ce domaine", a-t-il dit.
Source : AFP, 14 octobre 2005

 

L'Émir du Qatar va financer un stade de football à Sakhnin en Galilée


L'équipe de football Abna Sakhnin (Bnei Sakhnin en hébreu), du village de Sakhnin en Galilée, est devenue mondialement célèbre lorsqu'elle a gagné, contre toute attente, le championnat national de foot israélien de 2004. C'est que cette équipe, présidée par Mazen Ghnaim et dont le capitaine est Shuwan Abbas, a une particularité qui la rend unique : elle est composée de joueurs palestiniens - musulmans et chrétiens - et juifs. Ce qui lui vaut une haine déclarée de la part des supporters ultra-sionistes du Beitar, l'équipe de Jérusalem récemment rachetée par le milliardaire russe juif Arkdy Gaidamak, qui a cependant fait un "geste" et offert 400 000 $ à Abna Sakhnin. Lorsque le joueur Lior Asulin a quitté Abna Sakhnin pour le Beitar, l'été dernier, certains supporters lui ont demandé de passer par des "rituels de purification" pour se laver d'avoir joué dans une équipe "arabe". Après la victoire de Abna Sakhnin en championnat, Ariel Sharon avait promis au club, qui est pauvre, de lui construire un stade à domicile. Eh bien, ça y est, le capital vient d'être trouvé : l'Émirat du Qatar va offrir 6 millions de $ à la municipalité de Sakhnin pour constuire ce stade. Une grande première : c'est la première fois qu'un pays arabe investit officiellement en territoire israélien.
Source : Ha'aretz, 14 octobre 2005 et Arabs against Discrimination, 6 décembre 2004

 

300 chiens yankees pour la chasse à l'hommme palestinien


L'armée israélienne vient de réceptionner 300 chiens spécialement entraînés pour la lutte "antiterroriste", expédiés des USA par avion spécial. Ces chiens, offerts par une organisation juive, seront utilisés dans les raids sur les villes et villages de Cisjordanie.
Source : Yédiot Ahronot, 15 octobre 2005

 

Le sanglier, nouvelle arme des colons


Les colons juifs de Cisjordanie ne reculent devant aucun moyen pour rendre la vie impossible aux Palestiniens vivant autour des colonies. On connaissait déjà les puits empoisonnés. Voici maintenant une nouvelle arme : le sanglier. C’est un de ces porcs sauvages, lâché par des colons de Shave Shamron, venus dans une jeep militaire, qui a attaqué et tué Mohamed Ghazal, 80 ans et son fils Jihad, 48 ans, qui n’a été que blessé, le lundi 17 octobre. Les deux hommes, vivant au village de Sabastiya, étaient en train de récolter les olives dans leur champ Le vieux Palestinen, mordu, est décédé peu après son arrivée à l’hôpital Rafidiya de Naplouse. Il y a quelques mois, un habitat de Deir Sharaf avait aussi été attaqué et mordu par un sanglier.
Source : Palestine news network, 17 octobre 2005