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Palestine
 

Le suicide est la première cause de décès parmi les soldats israéliens


"Durant l'année écoulée, 30 soldats israéliens se sont suicidés. Parmi ces suicides, 15 ont été commis durant les trois derniers mois. Dans la plupart des cas, l'armée israélienne n'informe pas le public des suicides qui ont lieu dans ses rangs", rapporte le Jerusalem Post. Cependant, cette situation a jeté le trouble au sein de l'armée et, lundi 10 octobre, une réunion spéciale a été organisée par les responsables militaires afin de débattre de la question.
"Au rythme actuel, un suicide a lieu tous les dix jours, ce qui en fait la première cause de décès parmi les soldats. En effet, le nombre de morts par suicide est supérieur à celui résultant d'opérations militaires, d'accidents durant les entraînements ou d'accidents de la route", poursuit le quotidien israélien. Selon des sources militaires, quatre soldats sur cinq qui se suicident n'ont jamais consulté pour des troubles mentaux. "Pour la plupart, ils ont agi sous l'impulsion du moment et utilisé des armes appartenant à l'armée. Selon le colonel Gadi Lubin, médecin responsable du département de la santé mentale au sein de l'armée, il existe un lien direct entre le port d'arme et le suicide. Il propose de revoir le système de distribution d'armes durant les diverses périodes du service militaire, en estimant que si les fusils sont moins disponibles, le nombre de suicides baissera."
Mais tout le monde n'est pas du même avis. Pour certains, "le taux de suicide de jeunes soldats israéliens est similaire à celui constaté en Occident au sein de la population du même âge". D'autres estiment même que "l'expérience militaire joue en faveur de la diminution des suicides, car elle développe l'esprit de solidarité et aide à l'accomplissement personnel". Toujours est-il que la semaine dernière, certains soldats et jeunes recrues se sont vu interdire le port d'arme durant leur permission, signale le Jerusalem Post. "La décision a été prise pour prévenir des vols mais également pour rendre plus difficile le passage à l'acte suicidaire."
Source : Courrier international, 11 octobre 2005

Contre les missiles artisanaux de David (le Hamas), Goliath (Israël) utilise un canon au laser

 

L'armée israélienne a déployé il y a un mois près de la bande de Gaza un prototype de canon au laser capable d'intercepter des roquettes Qassam tirées à partir de ce territoire, a indiqué mercredi le Jerusalem Post.

Selon le journal, ce canon pourrait intercepter simultanément toutes les cinq secondes une quinzaine de ces engins de fabrication artisanale, voire même des obus d'artillerie classiques.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué que "divers systèmes défensifs ont été déployés près de la barrière de sécurité qui longe la bande de Gaza, notamment un système qui permet de repérer par la chaleur les points de départ précis de tirs de roquettes". Le 30 avril, l'armée américaine et Israël ont procédé avec succès à un essai de canon au laser à White Sands (Nouveau Mexique) aux Etats-Unis. Cet essai procédait du projet THEL/MTHEL (Tactical High Energy Laser/Mobile Tactical High Energy Laser) qui associe depuis la fin des années 1990 les Etats-Unis et plusieurs sociétés du secteur des industries d'armements israéliennes.

Le MTHEL (version du THEL à moindre portée et facilement transportable sur un théâtre d'opérations) avait déjà été testé auparavant avec succès contre des roquettes Katioucha tirées isolément ou par salves.

Selon des experts, l'intérêt essentiel du système THEL/MTHEL par rapport à un système de missiles antimissiles classique réside dans son faible coût d'utilisation et dans sa capacité d'enchaîner rapidement les coups. Israël considère le MTHEL comme un bon moyen pour se protéger d'éventuels tirs de roquettes Katioucha par le Hezbollah chiite libanais à sa frontière nord.

Israël a achevé le 12 septembre son retrait de la bande de Gaza, qui a mis fin à 38 ans d'occupation de ce territoire. Il dispose par ailleurs d'un système radar ultra-performant, le "Maamin", capable de repérer en moins d'une seconde le départ d'un tir de roquette Qassam à partir de la bande de Gaza ainsi que son point de chute et de donner ainsi un appréciable temps d'alerte.

Ce système, doté de senseurs électro-optiques ultra sensibles reliés à un ordinateur perfectionné, permet d'ores et déjà aux habitants de la ville de Sdérot, dans le désert du Néguev (sud), principale cible des tirs de Qassam, de disposer d'un temps d'alerte de 15 à 20 secondes pour se mettre à l'abri. Les roquettes Qassam tirent leur nom des Brigades Ezzeddine al-Qassam, la branche armée du Hamas, qui fabriquent ces engins imprécis, d'une portée d'environ dix kilomètres, capables d'emporter une charge de 5 kg d'explosifs.

Plus d'une centaine de roquettes Qassam, qui ont fait deux tués, ont été tirées contre Sdérot depuis le début de l'année. Treize de ces engins étaient d'un modèle plus avancé, le Nasser-3, doté d'une charge plus lourde et disposant d'une portée plus longue. Source : AFP, 12 octobre 2005

 

 

Rafah : le jour où les frontières sont tombées


par Hanaa Al-Mekkawi, Al Ahram Hebdo, 12 octobre 2005
Des familles entières ont vécu séparées entre Rafah l'Egyptienne et la bande de Gaza, pendant plus de 37 années. Après le retrait des forces d'occupation israéliennes, des milliers ont franchi le passage frontalier pour vivre des retrouvailles hautement symboliques, l'espace de quelques jours. Reportage.

« C'est un beau rêve difficile à croire », une phrase qui se répète sur toutes les lèvres des habitants des deux Rafah, l'Egyptienne et la Palestinienne. Après des années de séparation, les deux parties se sont réunies à nouveau, l'espace de quelque temps. Ce qui veut dire que des familles entières, séparées depuis des dizaines d'années, vont pouvoir se retrouver.

La route de cactus et le passage de Rafah témoignent d'un afflux de personnes sans précédent. Le va-et-vient est constant. Des cris de joie, des gens qui s'enlacent, des larmes qui coulent, qui disent et qui s'expriment plus que les mots peuvent faire. « C'est la rencontre attendue depuis longtemps, nous nous sommes armés de patience et nous n'avons jamais perdu espoir que ce jour viendra », dit Adel Al-Masri, ouvrier à Khan Younès.

Dès qu'il a entendu les nouvelles, et sans prévenir personne, il a ouvert la porte de sa maison et a couru avec des centaines d'autres vers les frontières égyptiennes à la recherche de ses parents. Même réaction pour les habitants de Rafah en Egypte.

Tous ces gens appartiennent à des familles partagées entre les deux secteurs de Rafah depuis 1967. Avant, il n'existait pas de frontières à Rafah, et Gaza se mêlait à Arich.

Après les accords de Camp David et le retour du Sinaï à l'Egypte, de nouvelles frontières ont été tracées, ainsi que des murs pour séparer les deux côtés. Résultat : Al-Gabbour, Al-Zaarba, Al-Barahma, Kodak et plus de 500 familles palestiniennes qui vivaient dans cette région se sont retrouvées divisées entre Rafah l'Egyptienne et la Palestinienne.

« C'est la première fois de ma vie que je prononce le mot oncle. Au début, c'était bizarre pour eux comme pour moi, mais on s'est vite habitué », dit Abou-Chawareb, 35 ans, mécanicien à Rafah et qui entendait seulement parler de ses oncles qu'il n'avait jamais vus. Sa mère palestinienne, résidant à Rafah l'Egyptienne depuis la séparation, n'avait pas vu ses frères depuis plus de 25 ans. « J'avais peur de ne pas les reconnaître en les voyant, mais ce n'était pas le cas. Ce sont seulement les rides et les cheveux blancs qui les ont changés un peu », confie la mère d'Abou-Chawareb.


Souffrance infinie
Pendant ces années durant lesquelles les Israéliens contrôlaient le passage, les habitants des deux côtés ont tout tenté pour avoir une autorisation de passage. Ce qui était loin d'être évident.

Alors, il était bien normal de voir quotidiennement des gens plantés devant les fils barbelés, leurs doigts à travers les fils de fer et fixant leurs regards vers l'autre côté qui paraissait si lointain. Ils le faisaient envers et contre tout, en hiver comme en été, prenant le risque de se prendre une balle israélienne. L'essentiel était de voir, de parler ou de recevoir le message d'un proche. Hag Radwane, âgé de 75 ans, n'avait même plus ce privilège. Son état de santé s'étant détérioré, il ne pouvait plus se poster devant les fils barbelés à l'affût de nouvelles. « J'avais un sentiment d'amertume, car j'avais peur de mourir comme ma femme sans avoir la chance de revoir ma fille et ses enfants qui vivaient à Gaza et qui ne pouvaient pas prendre d'autorisation pour venir nous voir, sous prétexte que son mari aidait les militants », dit-il. Hag Radwane est connu dans son entourage par ses yeux toujours en larmes, même après avoir vu sa fille et ses enfants, ils sont toujours en larmes. « Maintenant, je peux mourir tranquillement et aussi choisir d'être enterré à Rafah ou à Gaza », lance-t-il.

Si les téléphones étaient également un moyen essentiel pour contacter les parents de l'autre côté, on ne pouvait pas trop compter dessus. D'une part, parce que le coût de la communication est hors de prix et d'autre part parce qu'ils n'apaisent pas la souffrance d'être loin des proches alors que seuls des fils barbelés font office de séparation.

Soad vient d'apprendre que son fils est mort. En fait, il est décédé il y a trois ans. Donc, pendant trois longues années, elle a vécu dans le leurre, entretenu par les voisins de son fils à Gaza qui lui faisait croire qu'il était encore vivant.

« J'ai attendu ce moment d'ouverture des frontières avec impatience pendant des années pour voir mon fils, et alors que je m'attendais à le voir, on me dit qu'il est mort. C'est insoutenable comme douleur », se lamente Fatma, qui croyait que son fils était blessé ou emprisonné, mais jamais elle ne pensait qu'elle ne le reverrait plus.


Histoires et destins

Une situation qui a provoqué la séparation de parents de leurs enfants, d'enfants qui voulaient voir leur parents, de cousins qui ne se connaissaient pas. Que d'humiliation et de souffrance pour avoir une autorisation de passer de l'autre côté sans même une garantie de retour ! Il y a aussi des destins qui ont changé comme celui de Rim. Cette jeune Palestinienne qui vivait avec ses parents à Rafah l'Egyptienne et, durant une visite à Gaza, a décidé d'épouser son cousin qu'elle aimait depuis sa plus tendre enfance. Elle est donc restée vivre à Gaza.

Une fois, la jeune mariée partait en visite chez ses parents à Rafah, et elle s'est retrouvée interdite de rejoindre son mari à Gaza. Pendant deux ans, ils ont tout essayé. Tous les moyens étaient bons, légaux et illégaux, en vain. Son mari, qui ne pouvait pas non plus aller à Rafah, a dû la répudier. « J'ai perdu mon mari que j'aimais tant, ma maison et ma vie. De plus, après le divorce, j'ai découvert que j'étais enceinte. Je me suis remariée, j'ai eu encore trois autres enfants et j'entendais de loin les nouvelles de mon ex-mari », dit Rim.

Aujourd'hui, après 14 ans de séparation, le fils aîné de Rim a vu son père pour la première fois de sa vie. Il a également été voir le reste de sa famille dont il a toujours entendu parler. Troublés, désorganisés, confondus, les sentiments se mêlent. En circulant dans les rues de Rafah et Arich, on ne peut pas distinguer les habitants des visiteurs, ils parlent tous le même dialecte et ont le même physique. « La terre est la même et le sang aussi, alors pourquoi voulez-vous qu'il y ait une différence ? », s'interroge Hatem, Egyptien marié avec une Palestinienne qui vient de voir sa famille après 10 années de séparation.

La nuit tombe, mais la ville ne dort pas. Le mouvement est continuel dans les rues surtout parmi les jeunes et les enfants. Ce sont les nouvelles générations qui font connaissance. Les maisons sont toutes ouvertes pour accueillir les parents qui viennent avec leurs cadeaux et leurs histoires. Au camp de Canada, près du passage, se trouve la maison de Saad Al-Gabbour, le père spirituel de tous les Palestiniens qui vivent dans cette région.

Ils se rassemblent toujours chez lui sur la terrasse avec vue sur la frontière. Du doigt, et un regard vers l'infini, Saad montre l'autre côté où se trouve le camp de Tell Al-Soltane, qui est le prolongement du camp de Canada. « On va enfin pouvoir y aller et y revoir des gens qui nous ont beaucoup manqué. La vue de ce mur signifiait toujours l'inquiétude et l'amertume. Maintenant, le destin de nos familles qu'on pensait inconnu devient de plus en plus clair », lance Saad, 80 ans. Comme chaque soirée depuis la chère rencontre, les rassemblements qui se passent chez Al-Gabbour incluent toujours des futurs plans sur le niveau politique ou personnel et familial. Mais il y a quelques jours, depuis les derniers bombardements sur Gaza, les gens se réunissent pour suivre les nouvelles de nouveau. Ils rêvent du futur avec la peur au ventre de voir l'armée israélienne transformer le rêve en cauchemar.

 

Les Palestiniens en quête d'une façon efficace de s'adresser au reste du monde

 

par Daoud Kuttab, Jordan Times, 7/8 octobre 2005. Original : http://www.jordantimes.com/fri/opinion/opinion2.htm Courriel de l'auteur : dkuttab@yahoo.com

Traduit de l'anglais pour Quibla par Marcel Charbonnier

 

Certains des orateurs et des participants à une conférence réunie par l' Autorité palestinienne afin de débattre des moyens d'avoir une campagne efficace de relations publiques ont indiqué qu'elle « était attendue depuis plusieurs dizaines d'années » !

L'invitation à cette conférence intitulée « Parler au monde entier » avait été lancée par le ministre palestinien de l'Information, Nabil Shaath, et y ont assisté les gros bonnets publics et privés palestiniens, dont le Président Mahmoud Abbas, le Premier ministre Ahmad Qureï, Hanan Ashrawi, ainsi que des journalistes et acteurs des médias palestiniens.

Tenue à Ramallah, cette conférence, sur deux journées, a passé en revue la scène politique en Amérique, en Europe et en Israël. Les participants ont discuté de la perception de la cause palestinienne dans les pays franco, hispano, germano, italiano et même japono-phones. Ils ont mis l'accent sur les médias régionaux, l'attitude des agences de presse internationales, la presse hébraïque, tout en jetant un oeil sur les revues de télévision et les revues relatives à Internet.

Le premier incident majeur s'est produit lors de la session inaugurale. Le négociateur palestinien en chef, Saeb Erekat, a déclaré que le monde savait ce qui se passe en Palestine, alors que la députée au Conseil législatif palestinien Hanan Ashrawi a insisté sur le fait que le monde ne comprenait assurément pas la réalité palestinienne ! Certains commentateurs ont alors tenté de recoller les morceaux, en disant que l'essentiels des faits sur ce qui se passe dans les territoires occupés sont à la disposition de quiconque est intéressé à les trouver, mais que l'image générale des Palestiniens est négative.

En gros, les discussions, les groupes de travail, les débats parallèles et les conversations durant les pauses café et les repas ont tourné autour des médias anglophones et hébraïques. Le seul sujet d'une attention continue, outre les médias américains et israéliens, fut l'image internationale des Palestiniens, en particulier à la télévision.

Si beaucoup de Palestiniens de la diaspora avaient le sentiment que le soutien des populations, en Occident, qui se montrent solidaires, pouvait apporter un changement, la majorité fut d'avis que la clé du changement est entre les mains des Palestiniens eux-mêmes, à tous les niveaux. Ils ont pointé la nécessité d'une position unifiée et officielle de l'Autorité palestinienne, en l'absence de coordination entre les secteurs public et privé en Palestine, ainsi que celle d'un changement dans l'attitude des Palestiniens. La création d'un poste de porte-parole officiel, entouré de professionnels, et non pas de politiciens, ainsi que la publication d'un journal quotidien exposant les points de vue essentiels, pourraient grandement contribuer à l'_expression de la position palestinienne officielle.

Orateur après orateur, les intervenants ont critiqué la tentative erronée consistant à présenter la lutte palestinienne sous les traits d'une mère palestinienne semblant célébrer la mort de son fils et refusant de montrer ses sentiments réels, ou encore un militant exhibant un gamin portant une arme ou un jeune de seize ans, masqué, paradant avec sa Kalashnikov. Le besoin d'humaniser l'image palestinienne, en encourageant la production de récits humains et de documentaires a été souligné à de multiples reprises, mais la suggestion de briser les initiatives consistant à filmer certaines de ces images négatives a été rejetée.

L'amélioration de l'image palestinienne n'est pas un problème strictement médiatique. Plusieurs orateurs avisés ont pointé l'absence de groupes politiques leaders et de représentants des factions palestiniennes, qui devaient être impliquées dans la tâche d'éducation du public quant à la nécessité qu'il y a à arrêter d'idéologiser la mort et la militarisation de la lutte.

La mise en débat de l'image des Palestiniens dans les médias israéliens a fait l'objet de beaucoup d'attention. Les principaux actants des médias palestiniens, citoyens israéliens, ont dénoncé l'absence de toute tentative sérieuse de toucher le public israélien, à tous les niveaux. La crainte que de telles initiatives risquent de passer pour de la normalisation, ressentie par certains, a été rapidement rejetée et le besoin de comprendre sincèrement l'holocauste fut identifié comme un des premiers pas à franchir si l'on veut être entendu des Israéliens.

Les participants ont été surpris par la force de la déclaration de Nabil Shaath, sur la question des « incitations » dans les médias palestiniens. Il leur a dit ce qui s'était passé quand il avait découvert ce qui ne pouvait être qualifié autrement que de « sermon du vendredi anti-juif » d'un cheikh de Gaza, qui a été diffusé par la télévision palestinienne. Après avoir expliqué en partie ce qui avait été dit alors, il a annoncé, en présence du directeur de la télévision palestinienne, que ce prélat, en particulier, n' apparaîtrait plus jamais à la télévision palestinienne et qu'il avait veillé, la semaine suivante à ce qu'un sermon prônant le point de vue opposé soit prononcé et diffusé. Shaath a également exposé comment il a l'intention de réorganiser les médias officiels (en en faisant un authentique service public de radiodiffusion), de supprimer la licence obligatoire pour les journaux, et de quelle manière il espérait réguler le service audiovisuel privé d'une manière qui le rende plus efficace, la seule mission du régulateur étant de se focaliser sur les questions de décence publique, conformément aux recommandations des représentants du public.

L'image des Palestiniens dans le monde a été résumée par l'un des orateurs de la manière suivante : « Les Palestiniens ont l'une des causes les plus justes du monde, représentée par certains de ses pires avocats. » Une tentative de changer cela, fût-elle aussi modeste que celle de l'Autorité palestinienne, peut aboutir à des résultats significatifs. La clé résidera dans la mise en oeuvre, dans le suivi et dans le sérieux de la direction palestinienne dans la poursuite d'un effort de cette nature.

 

 

La Cour suprême d'Israël interdit à l'armée de recourir aux "boucliers humains"

 

La Cour suprême d'Israël a interdit jeudi à l'armée d'utiliser les civils palestiniens comme "boucliers humains" durant les opérations destinées à faire sortir les activistes recherchés de leurs caches.

Selon une source judiciaire, la plus haute instance juridique d'Israël a estimé que cette pratique était "contraire au droit international". Cette décision confirme un arrêt provisoire de la cour en date du 18 août 2002 rendu après des pétitions de deux groupes de défense de l'Homme en Israël en mai de la même année, l'Association israélienne pour les droits civiques et le Centre Adalah de défense des droits de la communauté arabe d'Israël.

Malgré cet arrêt provisoire, les soldats israéliens avaient continué de se servir des civils palestiniens comme "boucliers" en les forçant, souvent par la menace des armes, à s'approcher des maisons dans lesquelles se retranchent des activistes recherchés pour les arrêter. Juste après la décision de la Cour, le chef d'état-major Dan Haloutz a ordonné au haut commandement de l'armée de "mettre immédiatement en application la décision de la Cour suprême". Toute infraction "sera examinée et traitée sévèrement", a dit le général Haloutz dans un communiqué. Le chef de la Cour, Aharon Barak, a estimé qu'il était impossible de déterminer si un avertissement lancé à un activiste recherché pour sortir de sa cache pourrait mettre en danger la vie du Palestinien utilisé comme "bouclier humain".

"A la lumière de l'inégalité sur le terrain entre la force d'arrestation et le résident local, un civil ne peut résister à une demande de transmettre un avertissement", a-t-il écrit dans son arrêt.

Le centre Adalah (justice en arabe) a dit considérer comme un crime de guerre le fait que les soldats forcent des civils vivant dans des bâtiments proches de ceux où sont retranchés des activistes, à taper sur les portes et demander aux suspects de sortir. "Les groupes qui ont présenté les pétitions ont argué que l'utilisation par l'armée des civils palestiniens comme boucliers humains et/ou otages est inhumain et viole le droit à la vie, l'intégrité physique et la dignité", a indiqué Adalah.

"Ils ont expliqué que cette pratique constituait une grave violation de la Convention de Genève et par conséquent équivalait à un crime de guerre", a-t-il ajouté.

Le député de gauche israélien Zahava Gal-On a salué l'arrêt de la Cour suprême comme "une bonne décision qui empêchera de nuire à des innocents et la discrimination contre les Palestiniens", dans une déclaration publiée sur le site internet du journal Yediot Aharonot. Mais le député d'extrême droite Effi Eitam a condamné cette interdiction, qui selon lui handicape la capacité de l'armée à mettre un terme aux actions des groupes armés palestiniens.

Selon lui, la décision des juges de la Haute cour exposera les soldats israéliens à "davantage de dangers". Source : AFP, 6 octobre 2005

 

Suspension "Première Pluie"

 

par Ginette Hess Skandrani, 7 octobre 2005

Le slogan :"Nous allons suspendre pour un temps une partie de nos opérations d'envergure, Israël n'agira plus qu'en cas de reprise des tirs de roquette ou. lorsqu'il suspectera un résistant d'être sur le point de commettre un attentat" me fait froid dans le dos. Qui suspectera le résistant et qui décidera de l'assassinat "ciblé" ? Si l'opération "Première pluie" est suspendue, cela ne veut pas dire que les répressions, la colonisation des terres, la destruction ds maisons et la construction du "mur de la honte", les assassinats ciblés, vont s'arrêter.

Et puis, question toute simple : "Comment la résistance pourrait-elle s'arrêter face à la férocité du colonialisme sioniste" ? Cela est tout à fait impensable. S'il y a eu quelques timides protestations au niveau international, il n'y a eu aucune condamnation réelle de la violence de la répression, ni de la colonisation du Naqab et de l'extension ds colonies en Cisjordanie, surtout autour de Jerusalem.

S'il y a eu des dérapages entre des Palestiniens, et des heurts avec la police cela est plutôt le résultat de la compromission des dirigeants de l'Autorité palestinienne avec l'occupant. Le vote de la motion de censure contre le gouvernement tout en demandant le limogeage de tous les chefs incompétents des services de sécurité et de leurs adjoints prouve que les Gazaïens ne sont pas dupes et restent toujours vigilants.

Je ne pense pas qu'un Etat Palestinien sur les frontières de 1967 (c.à.d. sur 22% de la Palestine historique et à condition que Sharon ou un autre dirigeant ne change pas d'avis entre temps)) puisse être viable ? Sans continuité territoriale, comprenant plein de colonies de peuplement, coupé de sa capitale Al Qods/Jérusalem, coupé de ses frontières, sans véritable débouché sur la mer, à côté d'un Etat surarmé, sous perfusion financière US, contrôlant toutes les frontières et les échanges avec l'extérieur, décidant de ce que doivent penser ou consommer les Palestiniens, me semble une grossière utopie. Il n'y a d'autre solution que de chercher à mettre en confiance toutes les populations qui vivent en Palestine/Israël afin qu'ils étudient le "Comment vivre ensemble et partager équitablement cette terre... afin de construire "un seul Etat démocratique en Palestine/Israël " . La Palestine est une terre qui a été spoliée en 1948. Il faut rendre justice à ceux qui ont été lésés et dont une grande partie - ainsi que leurs descendants - vit toujours dans des camps. Il ne faut pas se faire d'illusion et penser que la résistance s'arrêtera avec la répression... il n'y a que la justice, le retour de tous les réfugiés palestiniens et le respect équitable de toutes les communautés vivant sur cette terre qui pourront amener la paix dans la région.

Une association comptant 700 adhérents internationaux s'est crée en Suisse en 2003 et a organisé une rencontre de 150 représentant en 2004 à Lausannes. Des Palestiniens, Isréliens, Canadiens, Européens, Africains, Arabes, Asiatiques et Américains étaient présent à cette occasion. pour plus d'infos sur l'Association pour un seul Etat démocratique en Palestine/Israël, cliquer sur http://quibla.net/palestine2/etatdemocratique.htm ou sur
http://www.one-democratic-state.org/

 

 

Chercher la justice à l’étranger


par Khaled Amayreh, 30 septembre 2005, Al Ahram Weekly, Le Caire, 30 septembre 2005.
Version anglaise : http://weekly.ahram.org.eg/2005/762/re7.htm.
Version française : http://www.protection-palestine.org/article.php3 ?id_article=1547.

 

N’ayant plus aucune confiance dans le système judiciaire israélien, les Palestiniens en Israël et dans les Territoires Occupés estiment devoir chercher justice auprès des cours de justice internationale, et spécialement en Europe pour leurs nombreux griefs vis-à-vis de l’État hébreu.
Les Palestiniens comme les militants étrangers des droits de l’homme se sont longtemps plaints du fait que le système judiciaire israélien ne rendait pas justice de façon équitable lorsqu’il s’agissait de non-juifs, et particulièrement d’Arabes. Un député Arabe de la Knesset décrivait la semaine dernière le système judiciare israélien comme « accommodant pour les juifs et répressif pour les non-juifs ».
« La vérité », disait Ahmed Teibi, « est qu’un Palestinien ne peut pas se faire rendre justice en Israël, ni ici, ni dans les Territoires Occupés ». Il faisait référence à une étude faite par un professeur de l’université d’Haïfa, Arieh Ruttner, démontrant que les cours israéliennes pratiquent une discrimination systématique contre les Arabes, qu’ils soient dans la défense ou parmi les plaignants.
La remarque de Teibi est une réaction à l’acquittement, décidé la semaine passée par une commission d’enquête du ministère israélien de la justice, des policiers coupables du meurtre de 12 manifestants arabes en octobre 2000. La police paramilitaire avait alors ouvert le feu sur des milliers de « quarante-huitards » -- c’est-à-dire des Palestiniens chassés de leur domicile après la guerre de 1948 qui a eu pour effet d’expulser les ¾ de la population palestinienne de ce qui sera proclamé peu après comme étant l’État d’Israël - qui manifestaient contre la répression sanglante appliquée à l’encontre des Palestiniens de Cisjordanie. La commission a décidé qu’il n’y avait pas moyen de déterminer l’identité des tueurs, disant qu’elle n’avait d’autre choix que de classer les dossiers d’accusation de tous les officiers de police impliqués dans les meurtres.
Choqués par cette absolution donnée aux assassins, Teibi, le responsable du Mouvement Islamique Sheikh Raed Salah et d’autres responsables de la communauté arabe en Israël disent maintenant vouloir en appeler à la Cour Internationale de Justice de la Haye. « Si un État ne peut pas ou ne veut pas rendre justice à une partie de ses propres citoyens, ces citoyens-là ont tout à fait le droit de chercher justice à l’extérieur contre leur propre État », a déclaré Azmi Bishara, un autre député Arabe à la Knesset. « Nous continuerons de poursuivre tous ceux qui sont responsables du meurtre de nos enfants, devant les cours israéliennes comme devant les instances internationales », a fait savoir le juriste Muhammed Baraka. « Si la justice israélienne ne peut pas ou ne veut pas assister ses citoyens, alors ceux-ci doivent se tourner d’un autre côté. »
Dimanche 25 septembre, des centaines de Palestiniens d’Israël ont manifesté à Jérusalem contre ce qu’un des manifestants à décrit comme « le racisme inhérent du système judiciaire israélien à l’égard des non-juifs ». Les protestataires criaient également des slogans et portaient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Barak ! N’aie crainte ! Nous t’attendons à La Haye ! », faisant référence à l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, et « Avec Peres, Ezra et Sharon , c’est le fascisme qui gouverne ! ».
Si la « justice » appliquée aux citoyens Arabes israéliens est mauvaise, le traitement judiciaire infligé aux Palestiniens dans les Territoires Occupés est bien pire, et au-delà du scandaleux, car l’armée israélienne d’occupation se comporte et agit souvent à la fois comme enquêteur, juge et exécuteur de justice, et en plus comme meurtrier. La semaine dernière, le chef d’État-major israélien Dan Halutz a décidé de ne prendre aucune mesure disciplinaire contre les soldats qui le 24 août ont assassiné de sang-froid cinq Palestiniens, y compris trois adolescents. Halutz est largement considéré, même par des israéliens, comme un criminel de guerre pour avoir ordonné le lancement d’une bombe d’une tonne sur un immeuble d’appartements à Gaza en 2002, tuant ainsi 14 personnes dont 11 enfants. L’armée israélienne avait alors sèchement déclaré dans un communiqué que parmi les victimes se trouvaient cinq « terroristes » du Jihad Islamique impliqués dans des attaques contre Israël.
Une enquête menée conjointement par l’organisation israélienne B’Tselem et le journal Ha’aretz avait conclu au contraire qu’aucune des cinq victimes mentionnées ne portaient d’arme au moment où le bombardement à eu lieu, et qu’aucune des victimes n’appartenait à un groupe militant.
Comme cela est habituel dans les cas où intervient la mort de civils palestiniens, les résultats des enquêtes ont été ignorées par l’armée israélienne qui, selon B’Tselem, est responsable du meurtre de plus de 1700 civils palestiniens innocents depuis septembre 2000. Le laxisme évident avec lequel la justice israélienne traite les forces de sécurité israéliennes qui se sont rendues coupables d’avoir assassiné ou estropié des Arabes et d’avoir démoli à coups de bulldozers leurs maisons ou leurs fermes, a poussé les Palestiniens et plusieurs groupes israéliens militant pour les droits humains à documenter de façon méticuleuse ces aggressions.
Ces efforts ont commencé il y a quelques jours à porter leurs fruits lorsque la police londonienne [anti-terroriste et contre les crimes de guerre] a lancé un mandat d’arrêt contre Doron Almog, ancien chef de l’armée israélienne dans la Bande de Gaza.
Plus précisément, le mandat était basé sur la destruction de maisons palestiniennes à Rafah, ainsi que sur l’implication d’Almog dans le meurtre d’une femme enceinte de neuf mois (Nouha Al-Magadmeh, le 3 mars 2003), le meurtre de trois jeunes hommes au nord de Gaza le 30 décembre 2001, et le lancement sur un immeuble d’appartements d’une bombe énorme qui avait tué le responsable du Hamas Salah Shehadeh et au moins 11 enfants.
Almog, qui était arrivé à Londres sur un vol d’El Al le 11 septembre, est resté plusieurs heures à bord de l’avion de ligne israélien à l’aéroport d’Heathrow avant de retourner en Israël.
Il est largement admis que quelques responsables britanniques pro-israéliens ont prévenu l’ambassadeur israélien Zvi Hefez du mandat d’arrêt lancé contre Almog, ce qui a permis à celui-ci de retourner honteusement en Israël. Selon les sources britanniques, le juge londonien Timothy Workman est à l’origine de la requête contre Almog sur la demande du cabinet de juristes Hickman & Rose, spécialisé dans les lois ayant trait au droits de l’homme. Les mêmes sources nous ont fait savoir que la société Hickman & Rose avait appris le projet de séjour à Londres d’Almog quelques jours auparavant, donnant ainsi la possibilité aux hommes de loi de préparer un mandat d’arrêt qui lui serait destiné.
À ce qu’il parait, la firme britannique avait travaillé en étroite liaison avec des associations palestiniennes intervenant dans le domaine des droits humains, incluant le PCHR [Palestinian Centre for Human Rights de Gaza], et qui avaient documenté les violations du droit perpétrées par l’armée israélienne dans les Territoires Occupés. Un juriste palestinien a déclaré à Al-Ahram Weekly que son association préparait une liste d’Israéliens soupçonnés d’être des criminels de guerre et que cette liste pourrait être présentée devant les cours internationales de justice. La liste, selon lui, inclut des responsables militaires israéliens en Cisjordanie et d’autres membres de l’armée qui ont ordonné et exécuté des actes violant la loi internationale comme crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.
C’est un fait qu’Israël continue de violer la loi internationale et en particulier la Quatrième Convention de Genève qui concerne la protection des populations civiles durant les conflits armés. Pour exemple, la nuit du samedi 24 septembre, les forces aériennes israéliennes ont attaqué et détruit une école dans les faubourgs de la ville de Gaza, blessant plus de 15 civils dont un bébé d’à peine 40 jours. L’armée israélienne a admis avoir visé l’école, disant que l’ancien responsable spirituel du Hamas, Sheikh Ahmed Yassin que les Israéliens avaient assassiné deux ans plus tôt, y avait habité.
En attendant, l’affaire Almog a encouragé les Palestiniens de Jérusalem-Est dont les maisons ont été démolies par les autorités d’occupation israélienne, à préparer un dépôt de plainte devant la justice britannique pour obtenir réparation face à des crimes de guerre commis par des israéliens. Les plus concernés par cette possibilité de dépôt d’une plainte sont Micha Ben-Nun et Zvi Schneider, responsables d’un département de la municipalité de Jérusalem et qui ont donné l’ordre des démolitions de maisons appartenant à des Arabes.
« Nous avons préparé ce recours depuis près de 6 mois », nous a dit Meir Margalit du Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons. « Nous sommes en contact avec l’homme de loi britannique Daniel Machover, dont le bureau est spécialisé dans les questions de droit humain. Notre principale accusation est basée sur le fait que les démolitions de maisons de populations civiles innocentes sont une violation de la loi internationale, et spécialement de la Quatrième Convention de Genève. »
Margalit dit croire que d’ici quelques années tous les pays de l’Union Européenne seront interdits d’accès pour ceux qui sont impliqués dans des démolitions de maisons de familles arabes.
Le gouvernement israélien a réagi avec colère à la menace que des Israéliens soient déférés pour des crimes de guerre devant des cours étrangères de justice. Plus tôt cette semaine, alors qu’il se trouvait à New York, Sharon protestait auprès de Tony Blair, lui disant moitié en plaisantant qu’il était réticent à l’idée de visiter Londres par peur d’être arrêté par la police londonienne pour cause de crime de guerre. A ce qu’il parait, Blair s’est excusé de l’affaire Almog, mais a répondu qu’il n’y pouvait rien à cause de la parfaite indépendance du système judiciaire britannique.
L’ambassadeur britannique en Israël, Simon McDonald, suite à une question posée par Al-Ahram Weekly mardi dernier, a répondu de la même façon. « La Grande Bretagne est fière de l’indépendance de ses tribunaux. Le gouvernement britannique ne peut dicter quelles plaintes individuelles sont déposées ou non devant les cours. L’expérience montre que les tribunaux britanniques ne tolèrent pas d’être abusés par des plaintes insignifiantes. »
Pour sa part, le gouvernement israélien à décidé dimanche 25 septembre d’allouer un fond d’aide spécial pour un montant d’un million de dollars afin de couvrir les possibles frais de justice au cas où des israéliens accusés de crimes de guerre seraient arrêtés et poursuivis dans des pays étrangers.

 


 

L’Autorité palestinienne prive une radio palestinienne de fréquence au profit de Radio Sawa, la nouvelle “Voix de l’Amérique” !


La radio palestinienne Saout al Hob oua al Salaam (Radio de l’amour et de la paix, Voice of Love and Peace, ou VOLP ) dénonce sévèrement la décision illégale de l’Autorité Palestinienne de la priver de sa fréquence, pour donner cette dernière à Radio Sawa, la radio du gouvernement américain en langue arabe.
Au cours de ses dix années d’existence, VOLP, qui émettait sur 94.2 FM au départ de Ramallah, a résisté malgré les difficultés innombrables créées par l’occupant israélien.
En particulier, lors de l’invasion massive de la ville par l’armée israélienne en avril 2002, la station fut entièrement détruite par les militaires, et resta hors d’état de fonctionner pendant plus d’un an.
Les responsables de la VOLP commirent alors ce qui ne peut qu’apparaître rétrospectivement que comme une imprudence, en signant un contrat, de durée limitée dans le temps, autorisant Radio Sawa à utiliser leur fréquence pour y diffuser leurs programmes.
Radio Sawa est le successeur du programme en langue arabe de la Voix de l’Amérique (Voice of America), la radio officielle du gouvernement américain. Entre chansons arabes et occidentales, elle véhicule les vues du gouvernement américain, notamment en ne donnant pas à l’antenne les nouvelles les plus gênantes, tant pour l’administration Bush que pour ses alliés dans la région, à commencer par le gouvernement israélien.
Cependant, lorsque la VOLP a finalement été en mesure de remplacer son matériel détruit par l’armée israélienne et de reprendre les émissions, Radio Sawa a continué d’émettre sur 94.2 FM.
Les responsables de la radio palestinienne sont allés devant un tribunal de Ramallah, qui leur a donné raison, et a ordonné la restitution de la fréquence à ses licenciés originels. Mais le 11 septembre dernier, cédant aux pressions américaines, le ministère palestinien de l’Information a fermé la station palestinienne, et a officiellement accordé la fréquence à Radio Sawa, précise la VOLP dans un communiqué.
A défaut de pouvoir faire respecter, dans son propre pays, une décision de justice, la VOLP va maintenant tenter sa chance auprès de tribunaux américains.
Les accords d’Oslo de 1994-95 ont conféré une « souveraineté » minimale à la Palestine en matière de radiophonie, avec 8 fréquences seulement sur la bande FM (Israël, son armée et ses colons se gardant la part du lion). Mais lorsqu’une de ces malheureuses fréquences finit par être confisquée au profit de la propagande de MM. Bush et Sharon, la coupe est pleine !
Le communiqué de la VOLP est consultable, en anglais, sur le www.volpfm.com
Source : http://www.paixjusteauproche-orient.asso.fr/, 30 septembre 2005