Urgent !! Tous les yeux sur le retrait de
Gaza
Par Uri Davis, Ilan Pappé et Tamar Yaron. Source : tiyaron@hazorea.org.il
, 18 juillet 2005
Nous pensons que le principal motif non spécifié de la
détermination du gouvernement de l'état d'Israël
pour faire sortir les colons juifs du bloc de colonies de Qatif (Katif)
de la bande de Gaza pourrait être de les mettre à l'abri
quand le gouvernement et les militaires israéliens déclencheront
probablement une attaque massive et intensive sur environ un million
et demi de Palestiniens dans la Bande de Gaza, dont à peu près
la moitié sont des réfugiés palestiniens de 1948.
Ce qui peut survenir après l'évacuation
des colons juifs de la bande de Gaza
Une alerte en provenance d'Israel
Nous estimons qu'il est urgent et nécessaire
de donner l'alarme sur ce que pourrait se passer pendant et après
l'évacuation des colons juifs de la bande de Gaza occupée
par Israel en 1967, au cas où l'évacuation serait mise
en application.
Nous avions retardé la publication et la diffusion de ce rapport,
en att! endant des feedbacks supplémentaires de nos pairs.
La publication dans Ha'aretz (22 juin 2005) de déclarations citées
par le Général Eival Giladi (réservistes), responsable
de l'équipe de coordination et de stratégie du bureau
du premier ministre, nous a motivés à ne pas en retarder
sa publication ainsi que sa diffusion.
Confirmant nos pires craintes, le Général Eival Giladi
(réservistes) est allé annoncer aux journaux et à
la télévision que "Israel agira de façon très
déterminée afin d'empêcher des attaques terroristes
et les tirs des (militants) pendant que le retrait sera effectué"
et que "si une réponse ponctuelle s'avère insuffisante,
nous pourrions devoir utiliser des armes qui causeraient d'importants
dégâts collatéraux, dont des hélicoptères
et des avions, avec un danger élevé pour les personnes
des environs."
Nous pensons que le principal motif non spécifié de la
détermination du gouvernement de l'état d'Israël
pour faire sortir les c! olons juifs du bloc de colonies de Qatif (Katif)
de la bande de Gaza p ourrait être de les mettre à l'abri
quand le gouvernement et les militaires israéliens déclencheront
probablement une attaque massive et intensive sur environ un million
et demi de Palestiniens dans la Bande de Gaza, dont à peu près
la moitié sont des réfugiés palestiniens de 1948.
Le scénario pourrait être semblable à ce qui s'est
déjà produit par le passé - une stratégie
qu'Ariel Sharon a utilisé à de nombreuses reprises dans
sa carrière militaire - c.-à-d., utiliser la provocation
afin de lancer des attaques massives.
D'après ce modèle, nous croyons que le premier ministre
Ariel Sharon et le ministre de la Défense Shaul Mofaz envisagent
d'utiliser la provocation pour des attaques odieuses dans un proche
avenir sur environ un million et demi de Palestiniens dans la Bande
de Gaza : une combinaison possible de terrorisme d'Etat intensif et
d'assassinats massifs.
L'armée israélienne ne fera pas prendre de risque d'accidents
à ses soldats qui seraient impl! iqués dans l'utilisation
des troupes terrestres à grande échelle dans la bande
de Gaza.
Avec le Général Dan Halutz comme Chef
d'Etat-Major, ils n'en ont pas besoin.
C'était le Général Dan Halutz,
en sa qualité de commandant de l'Armée de l'Air israélienne,
qui a autorisé le bombardement d'un quartier civil de la ville
de Gaza avec une bombe pesant une tonne, et est ensuite allé
dire qu'il dormait bien et que la seule chose qu'il ressentait en laissant
tomber une bombe était une légère secousse de l'avion.
Les initiateurs de cette alerte ont été actifs depuis
de nombreuses décennies dans la défense des droits de
l'homme à l'intérieur de l'Etat d'Israel et au-delà.
Nous n'avons pas la preuve théorique pour appuyer notre impression,
mais étant donné les précédents comportements,
les tendances idéol! ogiques et le retournement actuel des médias
initié par le gouvernemen t et l'armée israéliens,
nous pensons que les projets de l'Etat d'Israel sont clairs et nous
suggérons que notre flair entrainé sur des sujets concernant
la défense des droits de l'homme a été plus souvent
correct que l'inverse.
Nous conseillons vivement à tous ceux qui partagent l'inquiétude
ci-dessus d'ajouter leurs noms aux nôtres et de diffuser d'ugence
cette alerte aussi largement que possible.
Faire circuler et publier ce texte peuvent constituer un élément
significatif pour décourager le gouvernement israélien,
ainsi que protéger la population palestinienne dans la bande
de Gaza contre cette catastrophe très possible et contribuer
alors à empêcher d'autres crimes de guerre de se produire.
S'il vous plait, signez, diffusez et publiez cette alerte sans délai
!
S'il vous plait, informez Tamar Yaron de votre signature à :
tiyaron@hazorea.org.il
Nous apprécierions égalem! ent d'être informés
si l'alerte était publiée dans tout média et/ou
si elle était envoyée à une liste de diffusion
Uri Davis, Sakhnin : uridavis@actcom.co.il
Ilan Pappe, Tiv'on, pappe@poli.haifa.ac.il
et Tamar Yaron, Kibbutz Hazorea, tiyaron@hazorea.org.il
Traduction : MG pour ISM
Les Palestiniens demandent à l'Union
européenne d'arrêter l'expansion des colonies israéliennes
par Donald Macintyre, à Ramallah, The Independent, 11 juillet
2005. Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité
palestinienne, Nasser al-Kidwa, a exhorté l'Union européenne
à imposer des sanctions internationales, notamment économiques,
à Israël, afin de le contraindre à mettre un terme
à l'expansion de ses colonies, ainsi qu'à la reprise de
l'édification du mur de ségrégation, en Cisjordanie.
Dans ce qui apparaît représenter un changement de stratégie,
le ministre Al Kidwa a laissé entendre que l'Autorité
palestinienne s'efforçait d'obtenir une réunion extraordinaire
de l'Assemblée générale de l'Onu, afin de déterminer
des moyens de faire mettre en application la déclaration de la
Cour Internationale de Justice (de La Haye), publiée voici tout
juste un an, selon laquelle cette muraille (de " séparation
") est illégale.
Cette nouvelle initiative, dont l'annonce est attendue ce jour, intervient
dans un contexte où le gouvernement israélien a décidé
d'accélérer l'achèvement de l'encerclement de Jérusalem
par la muraille " de sécurité ". La section
entourant Jérusalem, dont l'achèvement est désormais
attendu pour le 1er septembre prochain, aura effectivement pour effet
de couper la ville de la Cisjordanie et de séparer 55 000 Palestiniens
résidents de Jérusalem Est de la ville.
Au cours d'une interview accordée à The Independent, M.
Al-Kidwa a exhorté l'Union européenne à interdire
l'importation de biens produits dans des colonies israéliennes
de Cisjordanie, à refuser la délivrance de visas aux Israéliens
habitant dans des colonies et à envisager de boycotter des firmes
telle la multinationale américaine Caterpillar, qui continuent
à fournir des bulldozers ou d'autres équipements à
l'armée israélienne, qui les utilise pour construire la
muraille et des colonies, en Cisjordanie.
M. Al-Kidwa, qui est un neveu de feu Yasser Arafat, et une personnalité
émergeant rapidement dans l'arène politique palestinienne,
a rejeté l'idée que les sanctions et les boycotts qu'il
envisage soient de même nature que ceux qui avaient été
imposés à l'Afrique du Sud soumise au régime de
l'apartheid, en ceci qu'ils visent spécifiquement la présence
d'Israël dans les territoires occupés, déclarée
illégale par l'avis de la Cour Internationale de Justice, l'an
dernier. " Nous voulons créer un mouvement, non pas en boycottant
Israël, mais en prenant position contre et si nécessaire,
en boycottant la part d'Israël qui est engagée dans
ces activités illégales, en violation de cet avis consultatif,
de la convention de Genève et des Résolutions du Conseil
de sécurité de l'Onu successives. "
L'Union européenne veille déjà, depuis plusieurs
années, à ce que des biens produits dans des colonies
israéliennes soient dûment étiquetés, afin
de s'assurer qu'ils ne bénéficient pas de tarifs préférentiels
consentis à Israël. Mais M. Al-Kidwa a dit clairement qu'il
voulait que ces mesures soient rendues plus drastiques, jusqu'à
en faire une interdiction totale, par laquelle " vous ne permettrez
pas à des biens produits par des colons de pénétrer
sur vos marchés ".
Rappelant que l'avis de la Cour Internationale de Justice fait obligation
à tous les pays d'imposer à Israël de mettre un terme
à ses activités (de colonisation) dans les territoires
(palestiniens) dont il a jugé la colonisation par Israël
illégale, il a ajouté : " Vous devez empêcher
les entreprises et les organismes qui contribuent à la construction
du mur, ou des colonies, d'avoir un quelconque privilège dans
vos pays respectifs, vous devez engager des actions en justice contre
eux. Il est temps pour vous de commencer à ajouter quelques dents
aux mots qui vous répétez inlassablement, depuis des années
! Ceci n'est pas dirigé contre les Israéliens globalement.
Vous leur laissez un choix. "
Fustigeant l' " échec lamentable " de la communauté
internationale à prendre des mesures afin de faire mettre en
application la décision de la Cour Internationale de Justice,
M. Al-Kidwa a ajouté que l'Autorité palestinienne avait
" fait une erreur ", l'an dernier, en ne prenant pas le risque
d'encourir un veto des Etats-Unis et en s'abstenant de rechercher un
aval immédiat du Conseil de sécurité de l'Onu à
la déclaration de la Cour Internationale de Justice, en cherchant,
en lieu et place, à obtenir, sans succès, une décision
de l'Assemblée générale de l'Onu, en faveur de
ces sanctions.
Il a ajouté que des initiatives diplomatiques devraient entre
soutenues par des propositions législatives internes, cherchant
à assurer que des Palestiniens ne travaillent ni ne fournissent
des services à des colons, et que des biens produits par des
colons ne se retrouvent sur les marchés palestiniens. L'agenda
en vue d'une session de l'Assemblée générale serait
discuté avec " d'autres partenaires, qui pensent qu'on peut
attendre quelque chose de bon du retrait (israélien) de Gaza,
et que le moment est venu de " faire tanguer la barque " [de
" secouer le cocotier ", ndt].
Tout en saluant le retrait prévu de quelque 8 000 colons de la
bande de Gaza cet été, M. Al-Kidwa a indiqué qu'il
était peu vraisemblable que la vie quotidienne des Palestiniens
s'en trouvent significativement améliorée, Israël
maintenant son contrôle sur l'espace aérien, les frontières
et les eaux internationales de la bande de Gaza. Il a ajouté
: " Même si nous nous attendons à avoir à Gaza
une expérience positive, cela ne signifie nullement que nous
devions permettre à Israël de poursuivre sa colonisation
des terres palestiniennes en Cisjordanie, ni à construire sa
muraille, ni ses activités de colonisation, consistant à
faire la jonction entre [la colonie de] Maale Adoumim et la ville de
Jérusalem. "
M. Al-Kidwa a fait savoir très clairement qu'il restait intimement
convaincu que son oncle a été empoisonné, déclarant
que les autorités médicales françaises avaient
été incapables de diagnostiquer sa maladie, ou la cause
de son décès, tout en déclarant qu'elles n'avaient
trouvé aucune trace " d'un poison connu " par elles.
Il a ajouté : " S'il a été empoisonné,
inutile de sortir de Saint-Cyr pour savoir que ce sont les Israéliens
qui ont fait le coup. Mais il y a un gros " si ", et il serait
irresponsable, de ma part, d'en parler comme d'un fait prouvé.
" Il a poursuivi en indiquant qu'il pensait que la vérité
éclaterait " dans un avenir proche ".
M. Al-Kidwa a fait une mise au point, indiquant que les seuls termes
dans lesquels les Palestiniens pourraient accepter l' " ainsi dit
Etat doté de frontières provisoires ", dont il a
l' " intuition " qu'Ariel Sharon, le Premier ministre israélien,
va en faire la proposition après le retrait israélien
de Gaza, seraient que l'Onu confère, concomitamment, une reconnaissance
de jure et une représentation à l'Onu de la Palestine,
en tant qu'Etat indépendant, établi pour l'essentiel en
suivant les frontières de la période 1949-1967.
Le ministre a confirmé sa déclaration, fait en juin, selon
laquelle le Hamas ne serait pas désarmé tant que l'occupation
(israélienne) n'aura pas pris fin, tout en faisant observer que
l'Autorité palestinienne est encore en train de se préparer
à " démanteler l'infrastructure terroriste ",
comme exigé par la feuille de route, en détruisant des
tunnels (de contrebande) et des ateliers de fabrication d'armes. Il
a indiqué que l'Autorité palestinienne chercherait à
imposer un cessez-le-feu total, tout en faisant régner l'ordre,
afin d'empêcher l'exhibition d'armes dans les rues, tout en maintenant
le " droit, de principe " des Palestiniens à résister
à l'occupation. " Vous iriez chez les gens, pour collecter
des armes, alors que les Israéliens sont sur le palier d'à
côté ? Certainement pas : ça, ce n'est pas dans
la feuille de route ! "
Des ministres israéliens ont déclaré, à
l'issue du conseil des ministres tenu hier, qu'ils allaient se pencher
sur les " problèmes de la vie quotidienne " des Palestiniens,
en assurant un ramassage scolaire, y compris pour les étudiants,
à travers la nouvelle section de la muraille, et en définissant
des procédures permettant aux malades d'accéder aux services
médicaux.
Ariel Sharon à Paris les 27 et 28 juillet
Gérard Araud, ambassadeur de France en Israël, a confirmé
au cours de sa traditionnelle allocution du 14 juillet qu'Ariel Sharon,
invité par Jacques Chirac, se rendra en France le 27 et 28 juillet
prochain.
2 morts et 9 blessés dans des affrontements entre militants
du Hamas et forces palestiniennes de sécurité à
Gaza
Les forces palestiniennes de sécurité et des militants
du Hamas ont échangé des coups de feu à Gaza, vendredi,
et des responsables hospitaliers font état d'au moins neuf blessés.
Ces affrontements ont éclaté après que la police
a fouillé le secteur à la recherche de militants accusés
d'avoir tiré des roquettes de fabrication artisanale sur des
cibles israéliennes. Au cours de la nuit, des militants du Hamas
ont tiré plusieurs roquettes sur Israël en représailles
à ce que le Hamas considère comme des violations israéliennes
de cinq mois de cessez-le-feu.
Ces affrontements, les plus violents depuis dix ans, sont intervenus
au lendemain d'un appel téléphonique de Condoleeza Rice
à Mahmoud Abbas pour l'exhorter à prendre des «
mesures immédiates » pour arrêter les auteurs de
l'attentat de Netanya qui a causé la mort de cinq Israéliens.
Source : AP, 15 juillet 2005
George Bush lève les restrictions à
l'aide financière à l'Autorité palestinienne
George Bush a formellement levé les restrictions à une
aide financière directe envers l'Autorité palestinienne,
et les Etats-Unis devraient prochainement débloquer 50 millions
de dollars pour financer des projets dans la bande de Gaza.
Cette décision fait suite à la promesse formulée
par le président américain envers son homologue palestinien
lors de la visite de Mahmoud Abbas à Washington le 26 mai.
George Bush a transmis à sa secrétaire d'Etat, Condoleezza
Rice, un décret levant les restrictions au versement d'une aide
directe pour les Palestiniens.
Il a également informé le Congrès de sa décision.
Ces sommes devraient financer la construction de logements, de routes,
d'écoles et d'établissement médicaux dans la bande
de Gaza.
Certains membres du Congrès étaient réticents face
à cette initiative mais un responsable de l'administration a
souligné que George Bush jugeait cette décision essentielle
pour la sécurité des Etats-Unis.
L'initiative du président américain survient alors que
l'armée israélienne a lancé une série de
raids aériens sur la bande de Gaza en représailles à
des tirs de roquettes meurtriers sur le territoire israélien
de la part d'activistes palestiniens.
Source : Reuters, 15 juillet 2005
Bilan de l'occupation des 3 derniers mois
46 Palestiniens ont été tués, 462 blessés
et 1249 arrêtés par les forces d'occupation sionistes au
cours des 3 derniers mois.
Kaddoumi : "Arafat a été
empoisonné"
Le chef du mouvement palestinien Fatah, l'une des principale composante
de l'OLP, Farouk Kaddoumi, persiste et signe: l'ancien président
de l'autorité palestinienne Yasser Arafat a bel et bien été
empoisonné, a-t-il dit lundi soir.
"J'ai la conviction absolue que Abou Ammar (nom de guerre de Yasser
Arafat) a été empoisonné", a martelé
M. Kaddoumi lors d'une conférence de presse à Tunis où
il réside.
Il pointe son doigt sur les Israéliens qui, soupçonne-t-il,
l'auraient empoisonné à travers soit les aliments, soit
les médicaments que l'ancien Raïs prenait depuis qu'il était
assiégé dans son quartier général à
Ramallah.
Sans citer aucune preuve précise, ni se référer
au dossier médical remis à ses proches après son
décès, le numéro 1 du Fatah fonde ses accusations
sur le témoignage du médecin personnel et ami de longue
date d'Arafat, Dr Ashraf Al Kordi, qui, selon lui, a fait état
de manifestations d'empoisonnement bien avant le transfert du dirigeant
palestinien à Paris où il est décédé
le 11 novembre 2004.
Il a également fait état d'investigations menées
par les autorités palestiniennes pour éclaircir les circonstances
de la mort d'Arafat. C'est notamment dans ce but que le ministre palestinien
de la santé, Dhohni Al Wahidi, se trouve actuellement à
Tunis, a-t-il dit. Avant la mort du leader palestinien, cinq médecins
tunisiens s'étaient rendus à son chevet.
Source : AP, 12 juillet 2005
160 Canadiens deviennent israéliens
Israël va accueillir mardi 12 juillet son plus important contingent
d'immigrants en provenance du Canada, soit 160 juifs canadiens qui recevront
leur citoyenneté israélienne pendant le voyage, a annoncé
l'ambassade d'Israël à Ottawa.
Venant de tout le territoire du Canada, ces personnes vont remplir,
pendant le vol les amenant en Israël, les documents officiels.
Des fonctionnaires israéliens feront le voyage avec eux et pourront
leur accorder la citoyenneté au-dessus de l'océan Atlantique,
une "mesure exceptionnelle" en guise d'accueil, a déclaré
à l'AFP un porte-parole de l'ambassade, Ofir Gendelmar.
"C'est plutôt inhabituel comme pratique, mais puisqu'il s'agit
d'un si grand groupe venant d'un seul coup, le ministère de l'Intérieur
voulait leur souhaiter la bienvenue de façon particulière",
a-t-il expliqué.
"Nous sommes très heureux de l'arrivée de ce groupe.
C'est la première fois qu'autant de Canadiens émigrent
vers Israël", a-t-il dit, rappelant que "la majeure partie
de l'immigration provient de l'ex-Union soviétique".
A leur arrivée en Israël, les nouveaux citoyens venus du
Canada seront accueillis par le Premier ministre Ariel Sharon et son
ministre des Finances Benjamin Netanyahu, ainsi que par un comité
d'accueil de 2 000 personnes.
En 2004, 350 Canadiens ont émigré en Israël, contre
250 en 2003.
Source : AFP, 11 juillet 2005
Jibril Rajoub : « Le retrait
de Gaza vise à renforcer l'occupation en Cisjordanie »
Propos recueillis par Randa Achmawi, Al Ahram Hebdo, 6 juillet 2005
Conseiller de l'Autorité palestinienne pour la sécurité
nationale, Jibril Rajoub évoque le prochain retrait israélien
de la bande de Gaza et de quatre colonies du nord de la Cisjordanie
ainsi que le désordre sécuritaire dans les territoires
sous contrôle palestinien.
Al-Ahram Hebdo : Qu'en est-il de la coordination entre l'Egypte et les
Palestiniens pour le retrait israélien de la bande de Gaza ?
Jibril Rajoub : L'Egypte joue un rôle essentiel
dans le retrait de la bande de Gaza. Et ceci en accordant aide et support
à l'Autorité palestinienne à tous les niveaux.
Le Caire nous aide également à unifier le discours politique
entre les différentes factions palestiniennes. Il nous apporte
également assistance dans la formation des membres des services
de sécurité palestiniens. Actuellement, il y a des stages
d'entraînement au Caire pour des officiers. Les Egyptiens viendront
également pour former des officiers en Cisjordanie et à
Gaza. Il faut le dire, c'est l'Egypte qui dirige la politique arabe.
L'objectif de cette coordination est de faciliter le retrait total de
l'armée israélienne de tous les points de passage, dont
l'axe de Philadelphie, qui sépare l'Egypte de la bande de Gaza.
Et que tout cela soit fait dans le cadre de la Feuille de route. Celles-ci
sont nos conditions pour avoir une coordination avec Israël sur
le retrait. Si tout cela ne se fait pas, le retrait restera unilatéral.
Dans ce cas, nous ne nous participerons pas à cette opération
qui est visiblement un retrait de Gaza dont le seul objectif est celui
de renforcer l'occupation en Cisjordanie.
‹‹ Qu'en est-il des engagements pris par Israël lors
de la conférence de Charm Al-Cheikh, suivant lesquels il doit
se retirer de cinq villes de la Cisjordanie ?
‹ Les Israéliens ne se sont pas toujours retirés
ni de Ramallah, ni de Bethléem, ni de Naplouse, ni de Jénine,
ni de Qalqilia.
‹ Y a-t-il une coordination entre l'Autorité palestinienne
et Israël sur le retrait de la bande de Gaza et de quatre colonies
au nord de la Cisjordanie ?
‹ Tout d'abord, il faut rappeler qu'il n'y a pas de discussions
entre nous et les Israéliens sur comment ces choses doivent se
passer. Tout le monde sait que ce retrait est unilatéral. Il
ne se fait pas en coordination avec nous et on n'a pas été
consultés sur ses démarches. En fait, ce sont les membres
du Quartette (les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et
l'Onu) qui s'occupent de ces questions.
‹ Il est actuellement question de la construction d'une voie liant
la bande de Gaza à la Cisjordanie. Plusieurs propositions sont
en cours. Quelle est la position de l'Autorité palestinienne
?
‹ Pour nous, l'essentiel c'est que ce soit un passage sûr
entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. Nous n'avons pas une idée
précise sur la forme qu'il doit prendre. Indépendamment
des questions techniques, nous considérons ce sujet comme étant
d'une extrême importance. Et à l'heure actuelle, il est
en train d'être soulevé de manière claire et directe
dans le cadre du Quartette international, ainsi que par nos frères
égyptiens et à travers toutes les instances impliquées
dans le conflit israélo-palestinien. On discute encore s'il sera
un pont, un tunnel ou une autoroute, mais pour l'instant, rien n'a été
décidé sur ce sujet.
‹ Les régions sous contrôle de l'Autorité
palestinienne souffrent ces derniers temps d'un désordre sécuritaire,
qui fait craindre un chaos après le retrait militaire israélien.
Quelles sont les raisons de ce désordre ? Pensez-vous que l'Autorité
est en mesure de maintenir l'ordre et la sécurité après
l'évacuation israélienne ?
‹ Ceux qui doivent assumer entièrement la responsabilité
de ce chaos sécuritaire dans les régions sous contrôle
de l'Autorité palestinienne sont les Israéliens. Ce sont
eux qui font tout pour que l'Autorité ne puisse pas avoir un
service de sécurité capable d'opérer de manière
efficace sur le plan national. Alors, tout cela est une responsabilité
israélienne. Il ne faut pas oublier que nous nous trouvons sous
occupation israélienne. Nous ne pouvons pas nous déplacer
librement à l'intérieur de notre propre territoire. Nous
ne contrôlons rien. Et les chars se trouvent partout, devant nos
bureaux et devant nos maisons.
‹ Etes-vous parvenus à un accord avec Israël sur l'ouverture
du port et de l'aéroport de Gaza ?
‹ Jusqu'à présent, les Israéliens ont accepté
d'ouvrir le port mais ils n'acceptent toujours pas l'ouverture de l'aéroport.
‹ Quels ont été les résultats de la dernière
réunion du Comité central du Fatah qui s'est achevée
à Amman samedi dernier ?
‹ Au cours de la réunion du Comité central, nous
avons traité d'un certain nombre de questions liées au
Fatah. Nous avons discuté des difficultés auxquelles le
mouvement est actuellement confronté. Nous avons abordé
toutes les questions qui sont en train de nous préoccuper. Nous
voulions, à travers cette réunion, tenter de faire une
évaluation de notre situation interne. Nous avons voulu soulever
toutes les questions qui représentent des défis pour le
Fatah. Cette réunion est donc censée lui donner du dynamisme.
Et nous faisons en sorte que cette réunion puisse donner un élan
nouveau à son travail. Et nous avons également ¦uvré
pour qu'il y ait un plus grand support financier au Fatah.
‹ Qu'en est-il de la nomination d'un vice-président de
l'Autorité palestinienne qui a été récemment
évoquée par Abou-Mazen ?
‹ La nomination d'un vice-président de l'Autorité
palestinienne est une question qui concerne ce dernier ainsi que le
Conseil législatif. Dans ce cas, le président Abou-Mazen
doit choisir lui-même un vice-président et présenter
son nom au Conseil législatif. Mais avant de faire cela, il va
devoir changer d'abord la loi palestinienne.
‹ Lors de la campagne électorale d'Abou-Mazen pour la présidence
de l'Autorité, le Fatah avait promis d'organiser une conférence
et de tenir des élections internes pour la promotion d'une nouvelle
direction plus jeune. Le Fatah tient-il toujours à organiser
cette conférence et ces élections ?
‹ Il était prévu de tenir une réunion le
4 août, mais le Conseil révolutionnaire du Fatah a décidé
de discuter cette question de manière plus élargie. Maintenant,
on parle de fixer une nouvelle date. Et jusqu'à présent,
rien n'a été décidé sur cette question.
‹ Et qu'en est-il des promesses faites à Marwan Al-Barghouti,
le dirigeant palestinien emprisonné par l'Etat hébreu
?
‹ Marwan Al-Barghouti est un dirigeant du Fatah. Il est également
un symbole national palestinien. Et ceci qu'il soit libre ou en prison.
Il a sa position qui résulte de sa lutte, son militantisme, sa
force et ses sacrifices. Il est membre du Conseil révolutionnaire
du Fatah et il est également membre du Conseil législatif
.
Israël utilise une nouvelle arme dangereuse
contre les citoyens
Nouvelle
arme récupérée sur le terrain par les manifestants
à Bilin. Photo ISM
Les médecins palestiniens ont dit lundi que
les Forces de l'Occupation Israéliennes (FOI) avaient utilisé,
ces derniers jours, de nouvelles armes contre les citoyens qui protestent
contre la construction du Mur d'Apartheid en Cisjordanie.
Le directeur général des Urgences du Croissant Rouge Palestinien,
le Dr. Wael Qa'dan a déclaré :
"Les Forces de l'Occupation Israéliennes (FOI) ont tiré
des boîtes métalliques de gaz et des balles recouvertes
de caoutchouc contre les villageois dans le village de Bil'in qui protestaient
contre la construction du Mur sur leurs terres".
Il a ajouté qu'en donnant les premiers soins aux blessés,
"les équipes de secours ont remarqué différents
symptômes aux endroits des blessures".
"Les cas, ceux qui ont été rapportés, souffrent
des écorchures sanguinolentes, des brûlures de surface
et d'importantes rougeurs à l'endroit de la blessure", a
ajouté le Dr. Qa'dan en réitérant que ces signes
sont vus pour la première fois depuis le début de leur
travail sur le terrain.
"Les villageois ont cherché un échantillon de l'arme
utilisée, des munitions en demi-cercle faites de plastique dur".
Qa'dan a déclaré que : " ces munitions agissent différemment
des autres armes, ils collent à la peau blessée infligeant
une large zone de brûlure et entraînant une importante douleur."
En décrivant l'arme, Qa'dan a indiqué que l'arme est faite
de deux parties : une partie spongieuse brûlée et une partie
creuse avec un cylindre qui se déploye une fois que l'arme a
été tirée".
Les Forces de l'Occupation Israéliennes ont utilisé ces
derniers mois de nouvelles et différentes armes afin de disperser
les rassemblements pacifiques dans un certain nombre de villes palestiniennes
qui protestent contre le Mur d'Apartheid.
Source : http://english.wafa.ps/.
Traduction : MG pour ISM
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