Comores - Fiche pays
Nom officiel : Union des Comores
Indépendance : 6 juillet 1975

L'archipel des Comores est constitué de quatre îles
situés à l'entrée Nord du canal du Mozambique
: Ngazidja (Grande Comore), capitale Moroni, Nzwani (Anjouan),
capitale Moutsamoudou, Mwali (Mohéli), capitale Fomboni
et Maoré (Mayotte), chef-lieu Mamoudzou.
Régime politique : Assoumani AZALI est Président
de la République et chef du gouvernement. Venu au pouvoir
par un coup d'État en 1999, il a été élu
le 14 avril 2002. La nouvelle Constitution stipule que la Présidence
doit tourner entre présidents des trois îles tous
les quatre ans. Une seule chambre parlementaire comprend 33 députés,
dont 15 sont élus par les assemblées régionales
de chaque île et 18 au suffrage universel.
Mayotte : prenant prétexte du résultat du référendum
de décembre 1974, où la majorité de la population
de l'île avait voté pour son maintien sous tutelle
française, la France annexe Mayotte, qui est déclarée
collectivité territoriale en décembre 1976, puis
collectivité départementale d'outre-mer en 2001.
Cette annnexion a été condamnée par l'ONU
et l'OUA. Mayotte bat un record français : c'est sur son
territoire que se trouve le plus grand bidonville de France, à
Kawéni.
Superficie : 2 170 km2
Population : 671 000 hab.
Âge moyen : 18,61 ans
Taux de croissance de la population : 2,91%
Taux de naissances : 37,52/1000
Taux de mortalité : 8,4/1000
Devise : franc comorien (KMF) [1 Euro = 491.9677 KMF]
Langues : français et arabe (langues officielles), shikomoro
(proche du swahili)
Religions : musulmans sunnites (98%), catholiques (2%)
Pour en savoir plus : http://www.comores-online.com/accueil.htm
[voir notamment le portail de la presse comorienne]. |
Alerte à Mayotte
par Survie, 20 décembre 2005
Les propos tenus en septembre 2005 par François Baroin, ministre
de l’Outre-mer, suggérant qu’il fallait remettre
en question le droit du sol au profit du droit du sang dans «
certaines Collectivités Territoriales », ont déclenché
des défoulements haineux à Mayotte, où des leaders
d’opinion appellent les Mahorais à la chasse contre leurs
cousins comoriens, qu’ils hébergent ou qu’ils emploient
à bon compte grâce au statut de “clandestins”,
en les désignant comme responsables de tous les maux qui les
frappent, et ce dans une large indifférence médiatique
.
Or, en droit international, ces “clandestins” ne franchissent
aucune frontière. En effet, le 12 novembre 1975, l’archipel
des Comores, composé de quatre îles (Ngazidja, Anjouan,
Moheli, et Mayotte), était admis à l’ONU comme un
État nouvellement indépendant. Mais la France viole les
règles internationales et maintient son drapeau et ses fonctionnaires
à Mayotte, en s’appuyant sur une « volonté
des Mahorais » construite par des menaces et des frustrations
(transfert de la capitale administrative, économique et politique
des Comores de Mayotte vers Ngazidja, à Moroni, dans les années
1960, déplacements forcés d’indépendantistes
supposés de Mayotte vers ses îles sœurs, lors et autour
du référendum d’autodétermination...). Condamnée
fermement vingt fois par l’ONU, cette situation reste illégale.
Après 1975, la France a laissé les Comoriens circuler
entre les quatre îles, pour ne pas ajouter le crime de déplacements
forcés de populations à l’illégalité
de l’occupation de Mayotte. Ceci jusqu’en 1995, où
Charles Pasqua, au sein du gouvernement d’Édouard Balladur,
a mis en place un visa, laborieux à obtenir, pour empêcher
les Comoriens des autres îles de se rendre à Mayotte.
Depuis, ce sont des milliers de traversées qui se font chaque
année sur des embarcations de fortune, en cachette des forces
françaises. On décompte en tout des milliers de morts
par naufrage de ces « kwassa-kwassa ».
Pour ceux qui réussissent la traversée, les conditions
de la vie clandestine sont indignes, notamment lorsqu’ils travaillent
sans aucun droit pour des salaires misérables.
Les maisons de ces “clandestins” sont régulièrement
incendiées avec la bénédiction de maires, du préfet
et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées
dans des centres de rétention en attendant leur déportation
vers les autres îles.
Depuis fin septembre, le député UMP Mansour Kamaridine
organise la fronde (manifestations, pétitions, etc.), et le préfet
continuait de faire incendier des quartiers hébergeant des “clandestins”
alors qu’il n’y avait plus un seul bateau autorisé
à les évacuer vers les autres îles. Nombreux sont
ceux qui se sont réfugiés dans des forêts.
Rappelons qu’en droit international, les déplacements forcés
de populations dont les forces françaises se rendent coupables
sont un crime contre l’humanité, passible de la Cour pénale
internationale (articles 7.1.d et 7.2.d des Statuts de Rome) pour ceux
commis depuis son entrée en vigueur, en juillet 2002.
Pourquoi la France demeure-t-elle sur la scène internationale
un pays qui bafoue des frontières nationales et des résolutions
de l’ONU ?
Une attitude légaliste lui rendrait la légitimité
qui lui a manqué pour donner des leçons de droit international
aux États-Unis lorsqu’ils annonçaient leur intention
d’envahir l’Irak. Les Comoriens des autres îles circulant
à Mayotte ne sont ni des « immigrés », ni
des « clandestins » : ils sont sur leur territoire, qui
est occupé par une puissance étrangère.
Nous demandons aux autorités françaises :
- d’abroger ce visa immédiatement, et donc de renoncer
aux déplacements forcés des Comoriens,
- de nommer à Mayotte un préfet qui aura pour mission
d’apaiser les esprits d’une population galvanisée
par le poison de la xénophobie.
Nous demandons également à l’ONU et à l’UA
d’établir une commission d’enquête internationale
sur la possibilité de rendre la souveraineté sur Mayotte
à l’Union des Comores. La nouvelle Constitution comorienne
laisse en effet une telle autonomie aux quatre îles qui la composent
que les Mahorais pourront s’administrer eux-mêmes, avec
un niveau de partenariat très poussé avec la France. Le
principe constitutionnel de la présidence tournante de l’Union
leur assurera le partage à tour de rôle de la souveraineté
de l’Union, dont les pouvoirs peuvent se résumer à
la protection des frontières comoriennes.
La mission parlementaire
française sur l’immigration à Mayotte débarque
à Moroni
Une mission parlementaire française est arrivée ce 15
décembre à Moroni pour un échange de points de
vue sur la question de l’immigration à Mayotte. Ces parlementaires
ont rencontré les autorités comoriennes, notamment le
chef de l’État, le ministre des Relations extérieures
et le président de l’Assemblée de l’Union
des Comores.TE
ARRIVéE tôt jeudi matin en provenance de Mayotte, cette
mission parlementaire conduite par M. René Dosière, comprenait
4 autres élus, dont M. Jean-Christophe Lagarde, député
de Seine-Saint-Denis. Le programme a commencé par une entrevue
avec l’Ambassadeur de France, pour se terminer après le
déjeuner de travail à l’Ambassade de France.
Au Palais du peuple, siège de l’Assemblée de l’Union,
la délégation s’est entretenue avec M. Dhoifir Bounou,
le président, et des membres de la commission des Affaires étrangères.
À l’issue de cet entretien, le président de l’Assemblée
a déclaré que les parlementaires français ne sont
pas venus avec des propositions : "Ils sont venus échanger
avec nous sur les voies et moyens de freiner le flux massif et incontrôlé
vers Mayotte et faciliter la circulation légale des biens et
des personnes entre les différentes îles". Pour M.
Ndjizi, député comorien, il sera difficile d’empêcher
une personne malade de ne pas franchir la barrière de corail,
même à la nage, pour trouver les soins qu’il ne peut
obtenir dans son île natale. Le côté médical
de cette migration a été souligné dans une anecdote
du vice-président Kaabi El Yachroutu dans un colloque sur la
prise en charge des malades du SIDA. Des Comoriens soignés au
CHD de Belle-Pierre ont reconnu que, faute de soins appropriés,
ils ont gagné Mayotte en Kwassa kwassa... De là, ils ont
été évacués sur La Réunion où
ils ont reçu un traitement non encore disponible aux Comores.
Pragmatisme et humanité
Au cours des discussions avec le ministre Abodo Souefo des Relations
extérieures et avec le chef de l’État Azali Assoumani,
les propos n’ont pas beaucoup varié. Ces derniers, intransigeants
sur le vocabulaire (l’utilisation de termes comme clandestin,
par exemple) restent pragmatiques sur le fond.
Le président Azali reconnaît l’existence "d’un
flux de population dans des conditions indécentes et qui risque
de nuire à l’équilibre de toutes les îles".
Pour lui, c’est un déplacement de population qui s’apparente
à un exode rural, Mayotte étant mieux pourvue que les
autres îles. Dès lors, la solution n’est pas d’ériger
un mur mais réside plutôt dans un développement
des infrastructures éducatives et sanitaires dans le reste de
l’archipel. Le président de l’Union des Comores soutient
que le contentieux sur Mayotte ne doit pas empêcher les 2 pays
d’engager des discussions pour trouver des solutions à
des problèmes humains. Il réclame en effet des conditions
de vie décentes à Mayotte pour les Comoriens originaires
des autres îles.
À la fin des entretiens, M. René Dosière s’est
félicité de la qualité des échanges que
sa délégation a eus avec ses hôtes. Pour lui, les
plus hautes autorités apprécient la question de l’immigration
vers Mayotte avec pragmatisme. Il a fait sienne la volonté du
président comorien de ne pas se tourner vers le passé
mais de regarder ensemble l’avenir, en intensifiant la coopération
bilatérale comme vient de le faire la France à la conférence
des Amis des Comores qui vient de se tenir à Maurice. Il reconnaît
en outre, qu’il faudra prendre en compte les liens de parenté
et les nombreuses affinités qui existent entre Mayotte et les
îles de l’Union des Comores.
Source : http://www.temoignages.re, 16 décembre 2005
Les Comores changent d’approche à
propos de Mayotte
Le directeur de cabinet du président de l`Union des Comores,
Houmed Msaidié, également porte-parole du gouvernement
de l`Union, a déclaré qu`une solution négociée
était en train d`être trouvée au sujet des Comoriens
"sans papiers" vivant à Mayotte, une île de l`archipel
restée sous juridiction française où l`immigration
clandestine comorienne défraie la chronique depuis le mois d`octobre
dernier.
"Nous sommes sûrs qu`il y a une solution. Nous travaillons
pour la trouver", a déclaré M. Msaidié, le
week-end dernier, devant des journalistes à Moroni, laissant
entendre que les autorités comoriennes étaient en train
de discuter de ce sujet avec les autorités françaises.
S’agissant du ton d’apaisement adopté ces derniers
temps par les autorités comoriennes d`une manière générale
au sujet de la question de Mayotte, il a déclaré que la
France et les Comores "n’étaient pas dans le même
rapport de force", ajoutant que Paris a la force de son côté
et qu`une majorité de la population mahoraise souhaite rester
française.
Selon lui, la seule option qui s`offre dans ce contexte, est la relance
d`une dynamique de rapprochement entre les îles "pour espérer
empêcher que Mayotte obtienne le statut de département
français en 2010 comme le souhaitent les élus actuels
de l`île".
"C’est pourquoi Moroni se sent obligé de prendre l’initiative
d’amorcer un rapprochement entre les îles et d’aider
Mayotte qui souffre de son isolement dans son propre environnement,
à sortir de son ghetto actuel", a encore dit M. Msaidié,
ajoutant que cette dynamique de rapprochement est un défi qui
s`impose d`abord à la partie comorienne, "parce que c`est
nous qui désirons que change le statut de Mayotte et parce que
ce serait le moyen de mettre en échec le puissant lobby pro-Mayotte
en France".
On rappelle que le président de l`Union des Comores, le colonel
Azali Assoumani, vient d’annoncer pour le première fois
depuis trente ans, que Moroni ne s’opposait plus à la participation
de l’île de Mayotte aux Jeux des jeunes des îles de
l’Océan Indien.
"Nous avons déclenché le mécanisme permettant
la participation des athlètes mahorais aux prochains Jeux des
îles, en tant qu`entité mahoraise" avait-il déclaré
à l`occasion de la fête de l`Aïd El Fitr, début
novembre, ajoutant qu`un accord a été trouvé pour
que le débat sur la participation des jeunes mahorais à
ces Jeux soit dépolitisé, ce qui permettra d`évoluer
positivement, dans le traitement de cette question en privilégiant
ce qui unit.
Pour plusieurs hauts responsables comoriens cependant, le problème
"du mouvement incontrôlé de population" --on
ne parle pas d’émigration à Moroni-- ne peut être
résolu qu’en tenant compte de l’écart du niveau
de développement de l`Union des Comores d`un côté
et de Mayotte de l`autre, ce qui, selon les observateurs, revient à
dire que la France a créé un déséquilibre
et devrait maintenant soutenir l`effort de développement des
trois îles qui font partie des pays les plus pauvres du monde.
Source : www.angolapress-angop.ao, 23 novembre 2005
Le radar traque les kwassa
kwassa
par Christian Chardon, Clicanoo, Le Journal de l'Île de la Réunion,
18 novembre 2005
Le tout nouveau radar installé à Mayotte pour détecter
l'arrivée des bateaux de clandestins a déjà démontré
toute son efficacité. Dans la soirée de mercredi, deux
kwassa kwassa ont été repérés puis interceptés
par la Rieuse. Une première pour ce radar qui va compliquer la
vie des passeurs D'autant qu'un second radar du même type devrait
prochainement le rejoindre.
Des hauteurs de M'Tzamboro retentit maintenant un écho nouveau.
Celui d'un radar à longue portée, braqué vers le
large, vers le ras de la vague où sont tapis les kwassa kwassa
des passeurs et leur triste cargaison humaine. La nuit de mercredi marquait
d'une lune blanche la première opération anti-immigration
clandestine menée autour de la nouvelle arme des autorités,
opérationnelle depuis quelques jours seulement. A la mer, trois
bateaux étaient postés en alerte : celui des douanes,
celui de la Paf mais aussi le P 400 la Rieuse commandé par son
nouveau pacha le lieutenant de vaisseau Ouk. L'attente n'est pas bien
longue. A peine après 19 heures un premier écho apparaît
sur les écrans du PC reliés au radar. Les coordonnées
sont transmises à la Rieuse qui met le cap vers le point blanc
qui continue sa route en brillant sur les écrans. Bientôt,
la Rieuse à son tour reçoit le signal de son propre radar.
Elle n'est plus très loin. A 20 h40, le contact est établi.
Dans la frêle embarcation qui risque le naufrage à chaque
vague, 40 personnes, adultes et enfants ont été entassées
au milieu des chèvres. Et pour mieux rentabiliser leur voyage,
les trafiquants ont aussi dissimulé plusieurs kilos de cannabis
dans les flancs de leur bateau. Bientôt la Paf prend les clandestins
en charge, et la Rieuse retourne à son poste de guet. Là
encore, elle ne va pas entamer longtemps sa patience. Vers minuit, nouvel
écho, nouveau point blanc, nouvelle alerte. Cette fois dans le
kwassa kwassa, il n'y a "que 22 personnes. Pas d'animaux, pas de drogue.
Un bateau non fumeur", disent les marins. L'opération du jour
est terminée. Les passeurs savent désormais à quoi
s'en tenir. Du moins le croient-ils, et ils sont encore loin du compte.
Car bientôt, sur les hauteurs de Mayotte (l'implantation élevée
optimise le repérage) va être installé un second
radar aussi opérant que le premier. Il sera alors très
difficile d'échapper au maillage de ces filets-là. La
dernière capture d'un kwassa kwassa remontait au mois de juillet.
On pose pour la photo, Mahorais et Comoriens
mêlés...
par R. Lauret, Témoignages, La Réunion, 19 novembre 2005RES
PROPOS
VOUS avez peut-être regardé la télé hier
matin aux premières heures du jour, sur le canal de RFO. C'était
le temps du journal télévisé de Mayotte. Le Préfet
de ce département français ultra-marin commentait les
essais du système de détection des Kwassa-Kwassa par radar.
Et puis, information des plus futiles, la caméra de la télévision
mahoraise nous offre des images de jeunes disputant une partie de football.
Nous sommes sur un terrain tout bosselé, où le gazon est
rare, où il n'y a semble-t-il de montants de buts que d'un côté,
où les gamins n'ont pas des tenues extraordinaires et où
un bon gros public ne dispose pas de tribunes. Des jeunes Mahorais de
la Commune de l'Abattoir sont venus aux Comores disputer un match de
foot contre leurs camarades d'ici. Ça déborde de pauvreté,
ça déborde aussi de joie de vivre, de ce bonheur que l'on
a quand on court derrière cet extraordinaire dénominateur
commun aux fraternités disséminées sur toutes les
terres du globe qu'est un ballon.
On pose pour la photo, Mahorais et Comoriens mêlés, comme
s'il n'était de rien, seulement... simplement occupés
à revivre le match qui n'est pas encore fini dans les têtes.
(...)
Destructions d'habitations illégales
à Mayotte
Une opération massive de destruction d'habitations illégales
a été menée mardi à Tsoundzou I (sud de
Mayotte), en application d'une décision de justice, a constaté
l'AFP.
Bon gré mal gré, une centaine de familles installées
sur un terrain de l'Etat ont dû évacuer l'emplacement,
sous l'oeil des forces de l'ordre, avant que des engins des travaux
publics ne démolissent les maisons, des cases de fortune pour
la plupart.
Certains habitants ont déclaré qu'ils occupaient ce terrain
depuis dix ans avec l'autorisation de la mairie de Mamoudzou, chef-lieu
de la collectivité départementale de Mayotte.
"Avec l'autorisation de la mairie, nous bénéficiions
de la fourniture d'eau et d'électricité. Aujourd'hui,
on nous expulse comme des animaux", s'est indigné sur RFO
Télé Mayotte, l'un des expulsés, Moustardirane
Damane.
Les responsables de la préfecture de Mayotte ont indiqué
pour leur part que cette occupation illégale détruisait
la mangrove, poumon du lagon de Mayotte.
Selon Guy Czervinski, directeur de cabinet de la préfecture,
les occupants de ce terrain s'exposaient en outre à des risques
cycloniques. "Ce terrain est situé dans une zone à
forts aléas de houle cyclonique... Au 15 novembre, début
de la saison cyclonique, il était impérieux de faire appliquer
les décisions de justice", a-t-il indiqué.
Robert Giocanti, ingénieur sanitaire de la Direction des affaires
sanitaires et sociales, a rappelé quant à lui le constat
établi depuis deux ans par ses services sur l'insalubrité
de ce terrain. "Avec la marée qui monte et l'eau qui stagne,
avec la colonie des mouches et des rats, cette zone de la mangrove expose
les occupants aux risques de paludisme et de choléra", a-t-il
souligné.
Beaucoup de personnes délogées sont des "sans-papiers".
Aucune mesure de relogement n'est annoncée pour elles.
Soixante-huit dossiers de familles détentrices de titres de séjour
en règle ont été constitués. Un terrain
communal pourrait être mis à leur disposition par la municipalité
de Mamoudzou.
"Ce n'est pas la commune de Mamoudzou qui les expulse, c'est l'Etat...Etant
donné que ce sont nos habitants, nous sommes obligés de
faire quelque chose", a indiqué sur RFO Télé
Mayotte, Saïd M'Chindra, maire-adjoint de la commune de Mamoudzou.
Source : AFP, 16 novembre 2005
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