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Monde
arabe - Tunisie |
COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE
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![]() Leïla Trabelsi, vue par le site bakchich.info |
TUNIS (TNA) - Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse
du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore
une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction
au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du
matin. L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A
sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed
Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers,
s’est contenté de dire devant les caméras avant
que les flics ne le poussent dans le panier à salade: "J’ai
confiance en la justice de mon pays!". Rappelons aux lecteurs que
le neveu de la "Présidente" est impliqué dans
le vol du yacht du banquier français Bruno Roger, PDG de la banque
Lazard Frères. Princess, c’est le nom de ce yacht qui vaut
plus d’un million d’euros, a disparu début mai 2006
du port de Bonifacio en Corse pour refaire surface au port de plaisance
de Sidi Bou Saïd en Tunisie.
L’embarquation est saisie le 26 mai. Le jour même, tard
la nuit, des officiers et des policiers de la Brigade Financière
de Bouchoucha, munis d’un mandat d’arrêt et de perquisition,
frappent à la porte d’Imed, l’arrêtent et le
défèrent devant le parquet de Tunis. Ses avocats, qui
avaient demandé au juge d’instruction d’accorder
la liberté provisoire à leur client, ont été
deboutés vu la gravité de l’affaire.
Dès que l’affaire a commencé à être
hyper-médiatisée, surtout par la presse "people"
de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé aux
médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie
et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent
de commenter ce "fait divers presque banal". Interrogé
par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed
en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré
que "les autorités francaises n’ont formulé
jusqu’à date aucune demande d’extradition".
Mais il a précisé que "le Président ne badine
pas avec la justice". Il a rappelé aux journalistes qui
ont la mémoire courte que "Lorsqu’en 1992 la justice
française a lancé un mandat d’arrêt international
contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce
dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de
livrer le coupable aux autorites françaises."
Selons des juristes interrogés à Tunis, les juges français
sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête
judiciaire tunisienne. Dès que l’affaire est bouclée
au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se pronceront
sur la demande d’extradition du présumé coupable.
"Le fait qu’Imed ait été en possession d’un
bien volé est indiscutable", a confié l’un
des ces juristes, " mais était-il oui non impliqué
dans la préparation et l’exécution de l’opération
de vol, perpétré sur le sol français?". Si
oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali:
Un voyage aller sans retour dans l’enfer carcéral de l’Hexagone.
(Reportage exclusif de la TNA)
5 septembre 2006
par Taïeb Moalla, Alternatives (juillet 2006)
Les régimes autoritaires n'ont aucun sens de l'humour. Si cette
vérité de La Palice avait besoin d'une illustration, le
pouvoir tunisien vient tout juste de la fournir.
L'histoire commence en mai 2002. Omar Khayyâm - le pseudonyme
d'un tunisien vivant à Montréal sévit dans
le cyberespace. Sa spécialité ? Des textes satiriques
de « politique fiction » dans lesquels il laisse libre cours
à son imagination avec, pour unique but, de tourner en ridicule
les caciques du pouvoir en place.
C'est ainsi que « le badge du prieur » fait son apparition
sur la Toile. Omar Khayyâm tient son (faux) scoop : Tunis vient
de lancer un plan ministériel visant à « éviter
l'anarchie et [à] rationaliser la visite des mosquées
». Chaque Tunisien est désormais dans l'obligation de «
remplir une demande de carte de prieur ». Les imams doivent «
s'assurer que tous les prieurs [soient] badgés ». La police
des frontières n'a pas oublié les touristes musulmans
qui recevront des « cartes spéciales valables pour toutes
les mosquées tunisiennes », ajoute Omar Khayyâm.
Le papier - que les Tunisiens s'échangent rapidement sous le
manteau - fait les délices des lecteurs. Même si l'information
qu'il contient est inventée de toutes pièces, beaucoup
ont apprécié la dénonciation originale des mesures
draconiennes imposées aux pratiquants depuis le début
des années 1990. Dans sa lutte contre l'islam politique, le pouvoir
tunisien a, en effet, limité les heures d'ouverture des mosquées,
fait une chasse impitoyable aux « barbus » et traqué
les femmes portant le foulard islamique, apparenté à un
« habit confessionnel ».
L'article, qui fait boule-de-neige, est repris dans plusieurs sites
Internet et forums de discussion arabophones. Le dernier exemple en
date étant le journal jordanien Al Wasat qui a vilipendé,
le 15 avril 2006, le gouvernement tunisien sans même prendre la
peine de vérifier l'information.
Cette mauvaise publicité a tellement déplu aux autorités
qu'un démenti gouvernemental a été envoyé
à l'agence de presse Reuters, le 18 mai dernier, soit quatre
ans après la publication de l'article ! « Il s'agit de
tentatives désespérées de certains regroupements
[] qui visent à porter atteinte à l'image de la Tunisie
», indique le communiqué. Notons que cette mise au point
(non signée) s'adressait uniquement à la communication
externe. Aucun media tunisien, pas même les journaux gouvernementaux,
n'ayant jugé bon de la reprendre. Dès lors, plusieurs
éditorialistes de la presse aux ordres stigmatisent les «
malades qui essayent de semer le désarroi chez le peuple tunisien
».
Des libertés en recul
Au delà de ce fait anecdotique, la situation des libertés
publiques en Tunisie ne cesse de se dégrader.
À la fin mai, un membre de la section suisse d'Amnestie Internationale
a été expulsé manu militari du pays. Son crime
? Avoir montré sa solidarité avec les militants tunisiens.
Aussi, le bras de fer entre les autorités et la Ligue tunisienne
des droits de l'Homme (LTDH) - la plus ancienne association du genre
dans le monde arabe et en Afrique n'est pas prêt de se terminer.
La police a eu recours à la force pour empêcher l'organisation
de tenir son congrès.
Le 15 juin, le Parlement européen a demandé à Tunis
de fournir « des explications » quant à l'interdiction
du congrès de la LTDH. « La situation des droits et des
libertés en Tunisie reste préoccupante (et) les démarches
entreprises jusqu'à présent par le Conseil (européen)
et la Commission (européenne) ont clairement montré leurs
limites », estiment les eurodéputés.
par lOMCT, Genève, 14 juin 2006. Courriel : omct@omct.org
Cas TUN 140606
Mauvais traitement / Mort
Le Secrétariat international de lOrganisation mondiale contre
la torture (OMCT) requiert votre intervention dans la situation suivante
en Tunisie.
Brève description des faits :
Le Secrétariat international de lOMCT a été informé,
par une source fiable, de la mort de M. Tarek Ayari (24 ans, petit commerçant),
le 11 mars 2006, suite au coup de manche de pioche qui lui a été
asséné à la tête par M. Bechir Rahali (dit
Fella), chef du poste de police de la Cité Ennour, El Ouardia
IV, Tunis.
Selon cette source, dans le cadre dune rafle opérée par
les services de police du commissariat de la Cité Ennour, M.
Tarek Ayari a été pris en chasse, en voiture, par le chef
de poste M. Bechir Rahali (dit Fella). Une fois à sa hauteur,
M. Bechir Rahali (dit Fella) sest arrêté, est descendu
de son véhicule, et a porté un coup de manche de pioche
à la tête de M. Tarek Ayari. Celui-ci sest effondré
sur le sol. Selon cette même source, le chef du poste de police
lui aurait dérobé ses chaussures et son téléphone
portable, puis laurait abandonné sans secours.
Selon les informations en notre possession, M. Tarek Ayari a été conduit à lhôpital Habib Thameur par son frère, qui avait été alerté. Inconscient, il a été placé sous assistance respiratoire. Selon les proches qui ont pu le voir, il avait un hématome à lépaule, une blessure au genou ainsi quau niveau de la main droite, et un ongle arraché au gros orteil. M. Tarek Ayari est décédé le 11 mars 2006 vers 19h45. Vers 2h30-3h00 du matin, la police sest rendue au domicile de ses parents pour leur annoncer son décès.
Son corps a été transféré par la police de lhôpital Habib Thameur à lhôpital Charles Nicole pour y être autopsié. Ses parents ont pu récupérer sa dépouille le 13 mars 2006. Lenterrement de M. Tarek Ayari a eu lieu le jour même sous forte surveillance policière.
LOMCT demande aux autorités tunisiennes de garantir une enquête indépendante, exhaustive et impartiale sur les circonstances de la mort de M. Tarek Ayari, didentifier les responsables, et le cas échéant de les traduire en justice, et de garantir une réparation adéquate à la famille du défunt.
Actions requises :
Nous vous prions de bien vouloir écrire aux autorités
de la Tunisie, leur demandant :
i. de garantir une enquête indépendante, exhaustive et impartiale sur les circonstances de la mort de M. Tarek Ayari, didentifier les responsables, et le cas échéant de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et de leur appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;
ii. de garantir une réparation adéquate à la famille de M. Tarek Ayari;
iii. de garantir le respect des droits de lhomme et des libertés fondamentales dans tout le pays selon les lois nationales et les normes internationales, et notamment la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par la Tunisie le 23 septembre 1988.
Adresses :
M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax: +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 562 378
M. Rafik Haj Kacem, Ministère de lIntérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax: ++ 216 71 340 888; Email : mint@ministeres.tn
M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax: +216 71 561 804
M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de lhomme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
M. Bechir Rahali (dit Fella), chef du poste de police de la Cité Ennour, El Ouardia IV, Tunis
Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de lOffice des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
Ambassadeur de la Tunisie à Bruxelles, avenue de Tervueren, 278, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Tel : + 32 2 771 73 95 ; Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detunisie@brutele.be
***
Genève, le 14 juin 2006
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.
La France a lundi "regretté les incidents" survenus
à Tunis où la Ligue tunisienne des droits de lhomme a
été empêchée samedi de tenir son congrès,
soulignant que cette association avait "un rôle important
à jouer" en Tunisie. "Nous suivons avec attention,
en liaison avec nos partenaires de lUnion européenne, lévolution
de la situation de la Ligue tunisienne des droits de lhomme dont nous
estimons quelle a, comme les autres associations tunisiennes légalement
reconnues, un rôle important à jouer pour la promotion
et la défense des droits de lhomme", a déclaré
le porte-parole du ministère des Affaires étrangères,
Jean-Baptiste Mattéi. "Sans nous prononcer sur le contexte
juridique de la tenue du congrès de la LTDH, nous regrettons
les incidents qui se sont produits à cette occasion", a
ajouté le porte-parole du Quai dOrsay, en rappelant que "la
France considère que les droits de lhomme sont un élément
de son dialogue bilatéral avec la Tunisie". Plongée
dans une crise politico-judiciaire, la LTDH a affirmé dimanche
sa "détermination" à tenir un congrès
interdit par la justice à la demande dune partie de ses membres.
Paris "appuie la politique de réformes économiques
que conduit la Tunisie et ses nécessaires prolongements dans
les domaines des droits de lhomme et de lEtat de droit", a dit
M. Mattéi. Linterdiction du congrès, dont la presse tunisienne
na pas fait état, est intervenue alors que douze avocats du Conseil
national de lordre déclenchaient une grève de la faim
pour dénoncer des "atteintes à lindépendance"
de leur profession.
Source : AFP, 29 mai 2006
par le CNLT, Tunis, 27 mai 2006
Le régime de Ben Ali s’illustre par une nouvelle vague
de répression à l’encontre des défenseurs
des droits de l’Homme, en molestant militants et observateurs
internationaux venus participer au Congrès de la Ligue tunisienne
des droits de l’Homme. La FIDH, la Ligue des droits de l’Homme
(France), la Plateforme civile euro-méditerranéenne et
le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de
l’Homme (REMDH) et le Comité pour le respect des libertés
et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) appellent à
la suspension de l’Accord d’association qui lie l’Union
européenne et la Tunisie. (FIDH) « C’est une journée
noire pour la Tunisie, marquée par un niveau de répression
sans précédent a l’occasion du congrès de
la ligue, visant, dans un climat d’hystérie, tant les militantes
et les militants, que les observateurs internationaux invités
par la ligue » a déclaré Mokhtar Trifi, Président
de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme.
La Ligue tunisienne des droits de l’Homme, dont le congrès devait se tenir aujourd’hui à Tunis a été assiégée par les forces de police en civil. Des barrières ont clôt l’accès au siège de la ligue. Les délégués au congrès, en provenance de toutes les régions de Tunisie ont été empêchés de prendre le train ou renvoyés voire raccompagnés chez eux, manu militari.
Des membres du Comité directeur de la LTDH ont été sauvagement agressés par des policiers en civil en nombre, accompagnés manifestement d’hommes de main. Crachats, coups de poings, gifles, insultes, empoignades, font partie du lot qui leur a été réservé. Mme Souhayr Belhassen, Vice présidente de la LTDH et également vice présidente de la FIDH a été arrêtée alors qu’elle raccompagnait des observateurs en voiture à leur hôtel, des policiers en civil ont ouvert la porte de sa voiture, l’ont giflée et insultée.
Plusieurs observateurs internationaux, présents sur les lieux pour observer le déroulement du congrès et assurer une protection internationale ont également été molestés. Ainsi du Président de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme et d’un représentant de l’Association marocaine pour les droits humains. La Présidente de la Sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen, la députée Hélène Flautre a été insultée, son téléphone portable lui a été confisqué puis restitué. Le Sénateur français Robert Brett a eu ses lunettes volées. A l’instar des observateurs internationaux présents (FIDH, LDH, Plateforme civile euro-méditerranéenne, REMDH, CRLDHT, syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la Magistrature (SM), des parlementaires européens et français, notamment), les représentants des ambassades de Belgique, du Royaume Uni et des Etats-Unis, de la délégation de la Commission européenne à Tunis, ont été interdits d’accéder au siège de la LTDH.
Pour Michel Tubiana, observateur mandaté par la FIDH et la LDH, « Ce climat particulièrement tendu est symptomatique d’un État qui perd la raison, marqué par une violence aussi grotesque qu’impuissante. Il traduit une perte de sang froid évidente des autorités ». Il a également relevé « le silence atterrant de la France, non représentée par des observateurs, ce qui confirme pour le moins une duplicité coupable entre les gouvernements des deux pays, et ce au plus haut niveau ». Il a également relevé l’absence marquante de la Présidence de l’Union européenne.
Dans ses conditions, la FIDH, la LDH, la Plateforme
civile euro-méditerranéenne, le REMDH et le CRLDHT s’interrogent
sur le contenu d’un partenariat euro-méditerranéen
qui tolère de tels agissements de la part d’un régime
ayant signé un Accord d’association avec l’Union
européenne. Les organisations appellent en conséquence
à la suspension de l’Accord d’association entre l’Union
européenne et la Tunisie, en vertu de l’article 2 de cet
accord. Elles tiendront une conférence de presse réunissant
l’ensemble des organisations et parlementaires présents
mardi 30 mai à 14 heures, au siège de la FIDH à
Paris.
Source : http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3357
par le Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe, Pazris,
29 mai 2006
Hichem Manaï est le symbole de la Tunisie martyre, de la jeunesse
martyre,
des parents martyrs.
« Il a été arrêté alors quil jouait
au football avec ses camarades au stade du quartier », disait
sa famille dans un courageux communiqué le 25 mai 2005 quelques
jours après lacte barbare. Jeunes et vieux, hommes et femmes,
sportifs ou menfoutistes, personne ne peut échapper au terrorisme
dEtat érigé en méthode de gouvernement. On vous
cueille partout, pour tout et pour rien. A partir de là la machine
se met en branle : torture, aveux, inculpation, procès, condamnation,
le tour des prisons tunisiennes, question de punir les familles, puis,
à la sortie : la grande prison, avec le contrôle administratif
pendant quelques années, suivi du contrôle policier pour
la vie.
Tout le monde croit que cela narrive quaux autres, jusquau jour où
lon est frappé à son tour de la malédiction benalienne.
Et si lon se solidarise avec Hichem, on pourra alors sans doute mettre
en échec la malédiction la plus cruelle qui soit.
Téléphone de Béchir Manaï, père de
Hichem : 216 22 471 727
Téléphone de Me Anouar Kousri, son avocat : 216 72 436
534 ; et le 216 98 441 165
Source : mondher.sfar@club-internet.fr
par Me Néjib Hosni, 25 & 26 avril 2006
25 avril 2006 - Un groupe de jeunes élèves de la ville
du Kef (nord-ouest de la Tunisie), en majorité écrasante
des mineurs de moins de dix-huit ans, séchangeraient paraît-il,
sur internet, CD, MP3, une chanson rap pleine de critiques, dironie,
insultes de la police, pour son omniprésence, ses atteintes aux
droits et libertés, ses agressions... aucune critique du pouvoir
ou de ses détenteurs, aucune critique de Ben Ali ou de sa famille,
Tous ces jeunes ont été arrêtés... menottes
à la main pour des mineurs !! Les familles qui sont venues très
nombreuses à la cour du Kef, ont été mises à
la porte du tribunal de première instance, non par la police
mais par Faouzi Ben Amara, le procureur de la "République
de la police" lui-même : "je nai pas un café
ici, allez-vous en" et dire quelle venaient prendre un café
à la santé de leurs enfants. Il paraît que ces jeunes
ont été traduits devant le juge dinstruction. Ceux de
moins de dix-huit ans qui constituaient, paraît-il, la majorité
du groupe, ont été déférés devant
le juge des enfants. On ne sait pas leur sort, ils parait quils ont
été remis à leurs parents. Les majeurs ont été
déférés devant la chambre correctionnelle du Tribunal
de Première Instance. Ils sont au nombre de quatre, lun a écopé
de quatre mois, les trois autres trois mois de prison ferme. Ils ont
interjeté appel. Ils sont à la prison du Kef. Aucun avocat
na eu connaissance du dossier. La cour a siégé le vendredi,
avant-dernier, alors que les journées daudience sont le mardi
et le jeudi. Jen appelle à tous pour soutenir ces jeunes. Ils
comparaîtront en appel en principe le mardi (prochain ou daprès).
Si vous les soutenez... Le Kef serait très reconnaissant.
26 avril - Précisions et rectification en ce qui concerne les
jeunes majeurs du Kef :
En première instance, Abdelhamid Labidi a été condamné
à quatre mois demprisonnement ferme avec exécution immédiate.
Il est à la prison du Kef. Mohammed Aïdi a été
condamné à trois mois demprisonnement ferme avec exécution
immédiate. Il est à la prison du Kef. Zyad Hannachi a
été condamné à trois mois demprisonnement
ferme avec exécution immédiate. il est à la prison
du Kef. Mohammed Ouannafi a été condamné à
trois mois demprisonnement avec sursis.
Source http://www.reveiltunisien.org
La Tunisie et la Syrie ont signé vendredi deux conventions, la
première relative à "lextradition des criminels"
et la deuxième portant sur la coopération judiciaire en
matière pénale, a rapporté lagence de presse tunisienne
TAP sans fournir de précision sur le teneur de ces conventions.
Celles-ci font partie de quelque 13 accords de coopération ayant sanctionné la visite officielle que vient deffectuer en Tunisie le président du conseil des ministres syrien, Mohamed Naji Al-Otri. Ces accords portent notamment sur la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, linformation, lenseignement supérieur, la promotion de la femme, les textiles et la propriété industrielle.
Damas avait déjà livré lan dernier à Tunis une vingtaine dextrémistes tunisiens arrêtés en Syrie.
Au cours de son séjour, le responsable syrien a co-présidé
avec son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi les travaux de 7ème
session de la haute commission mixte tuniso-syrienne.
Source : AP, 21 avril 2006
Les jeunes majeurs originaires du Kef qui avaient été arrêtés dans le cadre d’une rafle incluant de nombreux mineurs et avaient été condamnés en première instance pour avoir échangé par CD et MP3 des morceaux de rap insultant la police avaient interjeté appel de leurs condamnations (se reporter à l’article de Néjib Hosni : le mp3 des jeunes du Kef). Hier, mardi 2 mai, la chambre correctionnelle de la Cour d’Appel du Kef a rendu son verdict dans cette affaire en confirmant les peines prononcées en première instance. C’est ainsi qu’Abdelhamid Labidi a été condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme. Il est à la prison du Kef. Quant à Mohammed Aïdi et Zyad Hannachi, ils ont été condamnés à trois mois d’emprisonnement ferme. Ils sont à la prison du Kef.
Source : http://www.reveiltunisien.org, 3 mai 2006
par Dr Moncef Marzouki, www.cprtunisie.net. Traduit de l'arabe par Taïeb
Moalla, tmoalla@yahoo.com
Il y a quelques années, la télévision égyptienne
a diffusé un feuilleton intitulé « Zeineb et le
trône », qui a tranché avec ce style de productions.
Les téléspectateurs du monde arabe se sont passionnés
pour cette ¦uvre qui évoquait - pour une fois la
persécution et les souffrances découlant d'un régime
politique censé apporter les solutions et qui s'est révélé,
en fin de compte, porteur de problèmes.
Me voilà rêvant d'un film tunisien (le jour où la
liberté triomphera) qui aurait pour titre : « Zeineb et
les flics ». Zeineb serait l'héroïne et le film raconterait
une partie des souffrances de notre peuple affligé, depuis vingt
ans, par un régime perfide.
Zeineb est une femme du peuple. Les lumières ne se sont pas attardées
sur elle. Aucun comité de soutien national ou international n'a
été créé pour la soutenir. Elle n'a remporté
aucun prix de droits de l'Homme et n'a observé aucune grève
de la faim pour que l'on s'intéresse à son cas. Pourtant,
cette modeste, généreuse, accueillante et bonne femme
résume , à elle seule, toute la tragédie tunisienne.
Hier, je lui ai téléphoné pour avoir des nouvelles
de son mari - notre professeur à tous et grand militant
Ali Ben Salem. Il venait d'être admis d'urgence à l'hôpital.
Au téléphone, Lella Zeinab a pleuré. Elle m'a raconté
la façon avec laquelle la police politique a serré l'étau
autour du Cheikh malade. Elle m'a décrit les hordes de policiers
qui le suivaient, tel son ombre, dans ses moindres déplacements
(il s'agit d'une méthode ingénieuse du technicien en chef
Mohamed Ali Ganzoui, apprise directement chez le dictateur). Elle m'a
décrit son état physique et psychologique, lui qui était
traqué par des gens qui se rapprochent plus des bandits de grand
chemins qu'à de fonctionnaires de l'État. Malgré
les larmes qui coulaient silencieusement sur mes joues, j'ai explosé
de rire. Tandis que Lella Zeineb racontaient ceci à travers ses
plaintes :
« Peux-tu croire ce que m'a dit un des policiers alors que l'homme
est toujours sur son lit d'hôpital ? Il m'a fait remarquer qu'il
avait juste à faire repentance ».
Ali ben Salem, toi qui es peut-être au dernier virage de ta vie,
devrait te repentir de tous tes pêchés ! Repentance pour
avoir adhéré, à 16 ans, à la résistance
militaire pour libérer la Tunisie de l'occupation. Repentance
de t'être levé devant la tyrannie de Bourguiba et d'avoir
passé 11 ans de ta vie derrière ses barreaux. Repentance
de t'être inscrit dans la mouvance démocratique et celle
des droits de l'Homme, dans les années 1980. Repentance d'avoir
co-fondé le Conseil national pour les libertés. Repentance
d'avoir transformé ta demeure de Bizerte en une maison des droits
de l'Homme. Il ne te reste plus qu'à rattraper le temps perdu,
qu'à prendre ta carte au sein du Parti des « affaires »,
qu'à payer le sourire aux lèvres - la taxe du «
26-26 » pour éviter de verser les impôts à
l'État officiel, ou ce qu'il en reste. Tu devrais faire partie
d'une des bandes criminelles et ainsi obtenir un juteux permis d'import-export.
Tu serais bien inspiré de chanter les louanges de la nouvelle
ère. Tu dois devenir un salaud, un menteur, un trafiquant, un
faussaire ou un voleur. Tu dois faire partie des Tunisiens dont les
valeurs sont les suivantes : Évite de toucher à ma tête
et frappe qui tu veux, le peureux arrive toujours à se sauver,
embrasse le chien sur la bouche jusqu'à ce que tu finisses de
faire affaire avec lui, le mari de maman est mon papa. Arrête
ton extrémisme, « Amm » Ali!
Lella Zeineb a poursuivi : « Ils nous ont affamé. Nous
en sommes pratiquement à vivre d'eau et de pain. Ils ne nous
ont même pas permis de louer une partie de notre logement. Les
éventuels locataires sont convoqués par la police ».
La technique d'affamer est celle utilisée par le ministère
de la torture contre tous les opposants. Pour résumer, Lella
Zeineb est encerclée par Ganzoui, Ben Ali et le chef de la police
secrète de Bizerte. Ils veulent l'affamer, l'humilier et lui
faire peur. Elle est surtout encerclée par les Tunisiens adeptes
du : Évite de toucher à ma tête et frappe qui tu
veux, le peureux arrive toujours à se sauver, embrasse le chien
sur la bouche jusqu'à ce que tu finisses de faire affaire avec
lui, le mari de maman est mon papa. Arrête ton extrémisme,
« Amm » Ali!
Le seul espoir pour Zeineb et pour la Tunisie, ce sont les Tunisiens
remplis des valeurs de l'arabité et de l'Islam. Soutenez-là,
vous qui êtes épris des principes [de justice] d'Omar Al
Farouk, [du poète] d'Al Moutanabbi et d'Abul Kacem El Chebbi.
En attendant que les vents de la révolution démocratique
et pacifique ne soufflent seul rempart pour arrêter ce cauchemar
et éviter sa répétition sous la forme d'un 7 novembre
bis -, ne laissez pas Lella Zeineb aux loups. Elle a besoin de votre
soutien. Ainsi, le message se rendra à « Amm » Ali
qui lutte contre la mort. Il saura que, tout comme lui, nous ne laisserons
jamais tomber Zeineb.
À propos de « Amm » Ali, il doit savoir que je le
boycotterai à vie, s'il avait dans l'idée de nous quitter
maintenant. Nous avons tellement besoin de la présence de celui
qui est le trait d'union entre trois générations éprises
du pays. Puisse Dieu guérir cet homme exceptionnel. Qu'il nous
revienne en santé pour voir cette aube dont il a tant rêvé
quand il était dans la maison des fantômes.
Le numéro de téléphone est le : 72 435.440. S'il
est coupé, l'adresse est le : 75, rue Farhat Hached, Bizerte.
S'ils censurent vos lettres ce qui est pratiquement certain
qu'ils lisent ce que vous allez écrire. S'il vous est impossible
d'apporter un quelconque soutien moral ou financier, souvenez-vous au
moins que Zeineb est encerclée, insultée affamée
et terrorisée. Elle attend ses libérateurs. Il ne reste
plus de place qu'à la détermination et à l'endurance.
par Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC),
Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo), World Press Freedom
Committee (WPFC), 24 avril 2006
Le gouvernement tunisien ne respecte pas ses engagements suite à
la deuxième phase du SMSI
Près de cinq mois se sont écoulés depuis la tenue
du Sommet mondial sur la société de l'information à
Tunis en novembre 2005. Les atteintes aux libertés individuelles
persistent en Tunisie, et ce malgré l'engagement des autorités
de ce pays à garantir la liberté d'_expression à
ses citoyens, comme le prévoient les conventions et traités
internationaux dont la Tunisie est signataire.
Une mission du Groupe d'observation de la Tunisie (TMG, Tunisia Monitoring
Group), formé au sein de l'Échange international de la
liberté d'_expression (IFEX) et réunissant trois organisations
non gouvernementales, a rencontré du 18 au 22 avril 2006 plusieurs
représentants du gouvernement et membres de la société
civile tunisienne dans le but de leur exprimer certaines inquiétudes.
La mission visait à vérifier l'état des libertés
de la presse, d'_expression et d'association, et à aborder plusieurs
enjeux liés aux droits de la personne. D'ailleurs, les membres
de la mission publieront sous peu un rapport de suivi à ce sujet.
"Depuis le SMSI, la liberté d'_expression reste fortement
réprimée en Tunisie. Le gouvernement tunisien a non seulement
été incapable d'améliorer la situation de manière
significative, mais il applique de nouvelles restrictions aux défenseurs
des droits de la personne, aux juges et à certains journalistes
indépendants" indique Francesco Diasio, de l'Association
mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC). Même si le
journaliste Hamdi Jebali a été libéré, comme
l'ont aussi été les jeunes internautes de Zarzis, ces
personnes sont encore soumises à un harcèlement constant
et se voient refuser le droit de travailler.
Alors que l'on note désormais une couverture équilibrée
des enjeux locaux dans certains journaux à faible tirage - ce
qui en soi constitue un fait sans précédent - on a constaté
en revanche que la couverture des événements proposée
par la presse officielle à grand tirage demeure biaisée.
Les journalistes que nous avons interviewés affirmaient ainsi
que l'autocensure, résultat de l'intimidation et des pressions
exercées par les autorités, est encore très répandue.
Les organisations - même celles qui jouissent d'une reconnaissance
officielle - subissent le harcèlement de policiers en civil,
un fait dont les membres de la mission ont été directement
témoins à plusieurs reprises. On empêche souvent
les activistes de l'opposition de se rendre à des réunions
et rencontres. Par ailleurs, ces activistes ont dit faire l'objet d'une
surveillance constante, leurs modes de communication et leurs sites
Web étant invariablement contrôlés et/ou bloqués.
La mission s'est fait refuser une rencontre avec le prisonnier d'opinion
Mohammed Abbou - incarcéré pour avoir publié ses
opinions dans l'Internet. Des officiels du gouvernement ont indiqué
à la mission que la visite prévue à Abbou était
illégale. Cependant, des membres de la mission du TMG ont accompagné
l'épouse d'Abbou, Samia Abbou, lors de son voyage hebdomadaire
à El-Kef, à 170 km au sud-ouest de la capitale, Tunis.
Après trois heures de route, Madame Abbou a pu passer quinze
minutes en compagnie de son mari, alors que ses visites précédentes
étaient limitées à deux minutes. Elle a également
été harcelée à répétition
pour avoir dénoncé l'emprisonnement de son époux.
Mohammed Abbou, quant à lui, a mis un terme à la grève
de la faim qu'il avait entamée le 11 mars pour protester contre
ses conditions de détention, malgré le harcèlement
dont il fait l'objet du fond de sa cellule, et malgré l'absence
du moindre matelas sur lequel dormir.
Les représentants du gouvernement tunisien ont déclaré
à maintes reprises que M. Abbou et plusieurs autres représentent
une "menace à l'ordre public", mais la mission s'inquiète
du caractère arbitraire de l'emprisonnement d'activistes de l'opposition
que les autorités jugent menaçants.
"Les circonstances de ces arrestations soulèvent de sérieuses
questions quant à l'intégrité du gouvernement tunisien",
selon Sally Sami, coordinatrice de programme de l'organisation Arabic
Network for Human Rights Information (HRinfo), basée au Caire.
Au cours d'une rencontre avec un officiel du gouvernement tunisien,
Mark Bench, directeur exécutif du World Press Freedom Committee
(WPFC), basé à Washington, a demandé au nom de
la mission la libération immédiate d'Abbou, ainsi que
des excuses officielles pour les mauvais traitements qu'il a subis.
La mission a également pris note du harcèlement croissant
d'avocats et de juges faisant preuve d'indépendance vis-à-vis
du pouvoir exécutif. "Un tel harcèlement est inacceptable,
compte tenu du fait que la démocratie repose avant tout sur un
pouvoir judiciaire indépendant" ajoute Diasio.
Les résultats de la cinquième mission de l'IFEX TMG depuis
janvier 2005 seront bientôt publiés dans un rapport complet,
disponible en ligne dans le site Web de l'IFEX. Deux rapports antérieurs
du TMG peuvent être consultés à http://campaigns.ifex.org/tmg
(anglais), http://campaigns.ifex.org/fr_index.html (français)
et http://hrinfo.net/ifex/wsis (arabe).
Les membres du TMG sont:
Arabic Human Rights Information Network (HRinfo), Égypte
ARTICLE 19, Royaume-Uni
Journalistes canadiens pour la liberté d'_expression (CJFE),
Canada
Egyptian Organization for Human Rights (EOHR), Égypte
Index on Censorship, Royaume-Uni
Fédération internationale des journalistes (FIJ), Belgique
Fédération internationale des associations de bibliothécaires
et d'institutions (IFLA),
Pays-Bas
International Publishers' Association (IPA), Suisse
Journaliste en danger (JED), République démocratique du
Congo
Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie
PEN - Norvège, Norvège
Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), Canada
Association mondiale des journaux (AMJ), France
World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis
Comité des écrivains emprisonnés de PEN International
(WiPC) , Royaume-Uni
Actions recommandées:
- Écrire à Bechir Tekari, ministre de la Justice et des
Droits de l'Homme, pour réclamer la libération de Mohammed
Abbou et des autres Tunisiens emprisonnés pour avoir exprimé
pacifiquement leurs opinions, à l'adresse mju@ministeres.tn ,
en transmettant une copie des lettres à l'adresse netwo@intercom.tn
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter Francesco
Diasio, AMARC, en Italie, tél : +39 06 8632 8312, courrier électronique:
fdiasio@amisnet.org, Internet: http://campaigns.ifex.org/fr_index.html.
L'AMARC est responsable de toute information contenue dans cette mise
à jour. En citant cette information, prière de bien vouloir
l'attribuer à l'AMARC.
DIFFUSÉ(E) PAR LE SECRÉTARIAT DU RÉSEAU IFEX, L'ÉCHANGE
INTERNATIONAL DE LA LIBERTÉ D'_EXPRESSION, 555, rue Richmond
Ouest, Bureau 1101, B.P. 407, Toronto (Ontario) M5V 3B1 Canada, tél:
+1 416 515 9622 téléc: +1 416 515 7879, courrier électronique:
alerts@ifex.org , boîte générale: ifex@ifex.org,
site Internet: http://www.ifex.org/
Le procès de Belgacem Nawar, l'unique inculpé dans l'attentat
du 11 avril 2002 contre la synagogue de Djerba, île du sud tunisien,
a été renvoyé au 17 mai prochain, a-t-on appris
mercredi soir auprès de son avocat Me Samir Ben Amor.
Complice présumé dans cet attentat, l'accusé a comparu en état d'arrestation dans la journée devant la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.
Peu après l'ouverture de l'audience, le tribunal a décidé le renvoi du procès à la demande de la défense.
Revendiquée par un dirigeant de l'organisation terroriste Al Qaïda d'Oussama Ben Laden, l'opération avait causé la mort de 21 personnes dont 14 Allemands, cinq Tunisiens et deux Français.
Arrêté dans les jours qui ont suivi l'attentat, Belgacem Nawar, 45 ans, est accusé d'avoir prêté assistance à son neveu, Nizar Nawar, le kamikaze mort carbonisé dans l'explosion du camion-citerne qui avait explosé devant la synagogue de la Ghriba, à Djerba. Soudeur de son état, il l'aurait aidé à installer la citerne sur le véhicule utilisé dans l'opération.
Les chefs d'inculpation retenus contre lui, notamment
pour "participation à une organisation de malfaiteurs en
vue de préparer et de commettre une agression et à la
détention et à la fabrication de matières explosives"
lui font encourir la peine capitale. AP
Source : AP, 27 avril 2006
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