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Monde arabe
 
 

Et encore un mur ! L'Arabie saoudite compte ériger une clôture sur sa frontière avec l'Irak

 

L'Arabie saoudite compte ériger "une clôture" de sécurité le long de sa frontière avec l'Irak pour sauvegarder sa sécurité, a affirmé mercredi un haut responsable du royaume.

 

"La construction d'une clôture équipée de barbelés, de caméras thermiques ou tout autre procédé visant à empêcher les infiltrations" est à l'étude, a déclaré le prince Ahmed ben Abdel Aziz, vice-ministre de l'Intérieur à la télévision satellitaire Al-Arabiya.

Le responsable saoudien qui n'a pas fourni d'autres détails sur ce projet a indiqué que la clôture "ne sera pas un mur de séparation" et fait état d'"une entente avec le ministère irakien de l'Intérieur pour la protection des frontières communes".

L'Arabie saoudite, qui tente d'empêcher des infiltrations d'activistes islamistes à partir de sa frontière avec l'Irak, a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation des menaces pour sa sécurité représentées par les ressortissants saoudiens partis combattre en Irak.

Un certain nombre de Saoudiens sont accusés d'avoir commis des attaques sanglantes en Irak contre les troupes irakiennes et celles de la coalition. Selon l'armée américaine, les Saoudiens représentent près de 12% des 3.000 étrangers partis en Irak combattre aux côtés des rebelles.

Pour sa part, le président irakien, Jalal Talabani, avait demandé en septembre aux pays voisins de l'Irak d'agir pour arrêter les infiltrations, à travers leurs frontières communes.

"Nous espérons des parties arabes et régionales et des pays voisins qu'ils cessent toute activité favorable ou tout soutien aux forces du terrorisme (...) et aux rescapés de la bande fasciste dictatoriale", a-t-il dit dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

En février 2004, Ryad avait accepté d'arrêter la construction d'une barrière controversée à sa frontière avec le Yémen, en échange d'un accord sur un contrôle commun accru des frontières, notamment par la mise en place de patrouilles conjointes le long de la frontière.

Cette frontière, longue de 1.800 km, est une source de préoccupation pour les deux capitales en raison du trafic d'armes et des infiltrations d'extrémistes présumés dénoncés régulièrement par l'Arabie. Source : AFP, 4 octobre 2006

 

11/09/06 - La nouvelle saison de navigation marque la reprise du trafic mortel d'êtres humains entre la Somalie et le Yémen


Par le Haut-Coommissarit des nations Unies pour les Réfugiés, Bir Ali, Yémen, 7 septembre 2006

 

Le trafic mortel d'êtres humains dans le Golfe d'Aden de la Somalie vers le Yémen a repris pour une nouvelle saison, avec l'arrivée de quatre bateaux de pêche surchargés en moins d'une semaine.
Des survivants du premier bateau ont rapporté la mort de quatre personnes survenue lorsque l'équipage les a forcées à sauter par-dessus bord, alors que le bateau était encore éloigné des côtes. Ces premiers décès seront sans doute suivis par des centaines d'autres pendant la saison allant de septembre à avril, au cours de laquelle les conditions de navigation sont favorables.
« Bien que la mer soit encore mauvaise, la saison de navigation a commencé. Des centaines de personnes, à la recherche d'un asile ou de meilleures conditions économiques, mourraient en mer chaque année après être tombées entre les griffes des trafiquants, » explique Adel Jasmin, délégué de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés au Yémen.
Les quatre bateaux, qui ont commencé à arriver depuis samedi dernier, transportaient 363 passagers, en plus des quatre noyés. Si la situation des années précédentes se reproduit, un bateau transportant environ 100 passagers pourrait arriver chaque jour.
« La plupart des individus interrogés par l'UNHCR disent avoir quitté la Somalie à cause de la situation permanente d'insécurité, de la sécheresse et des conditions économiques très dures », ajoute Adel Jasmin. « Ils ont raconté qu'ils n'avaient ni eau ni nourriture à bord et que le traitement que leur a infligé par l'équipage a été inhumain, comme d'habitude. »
« Les survivants ont dit que l'équipage battait les passagers. Ils ont également contraint certaines personnes à sauter par-dessus bord samedi dernier alors qu'ils étaient encore en eau profonde, provoquant ainsi la mort de quatre d'entre eux. Seuls deux corps ont été retrouvés et enterrés anonymement sur la côte », a affirmé Adel Jasmin.
Les passeurs opèrent depuis le port commercial de Bossasso au Puntland, une région autoproclamée autonome du nord-est de la Somalie, à plus de 300 kilomètres du Yémen. La plupart des passagers sont somaliens, mais les bateaux transportent également un grand nombre d'Ethiopiens. L'UNHCR s'est entretenu avec certaines personnes qui étaient originaires de pays aussi lointains que le Sri Lanka.
« Le premier groupe arrivé cette saison avait attendu une semaine avant de pouvoir effectuer la traversée par bateau de Bossasso vers le Yémen. Ils ont indiqué que de nombreux groupes attendent pour faire la traversée à leur tour », a indiqué Jasmin. « Les survivants parlent de trois bateaux pleinement opérationnels pouvant actuellement effectuer les allers et retours entre le Puntland et le Yémen pour acheminer des personnes. »
Ces voyages périlleux continuent malgré les appels répétés de l'UNHCR pour réclamer une action de la communauté internationale afin de régler le problème du trafic d'êtres humains et réduire les pertes en vies humaines. Des centaines de personnes sont mortes avant d'avoir atteint la côte lors de chacune des trois précédentes saisons de navigation.
Dans la région, l'UNHCR a mené des campagnes d'information auprès des populations sur les dangers de recourir à des passeurs pour traverser le Golfe d'Aden. Cette année, l'UNHCR a produit une vidéo et des annonces radio pour que les risques encourus soient mieux connus.
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a appelé la communauté internationale à faire pression sur les autorités locales du Puntland pour qu'elles sévissent contre les passeurs. Parallèlement, l'UNHCR a appelé les donateurs à soutenir les efforts de la communauté internationale pour aider les personnes déplacées internes au Puntland, où les conditions de vie très difficiles encouragent les gens à prendre des décisions désespérées, comme celle de risquer leur vie lors d'une traversée vers le Yémen.
L'UNHCR et l'Organisation maritime internationale ont préparé une brochure pour conseiller les propriétaires de bateaux et les capitaines, les gouvernements, les compagnies d'assurance et d'autres parties qui pourraient être impliquées dans les sauvetages de boat people comme ceux qui naviguent vers le Yémen.
Cette brochure a pour but d'informer sur les responsabilités légales et les étapes à suivre pour assurer le débarquement rapide de ceux qui ont été secourus et sur leurs besoins spécifiques, en particulier en ce qui concerne les réfugiés et les demandeurs d'asile.
Le bateau arrivé au Yémen samedi dernier comptait 97 survivants à son bord, 54 d'entre eux étaient des Somaliens et les autres des Ethiopiens. Deux jours plus tard, un second bateau contenant 87 passagers, est arrivé au Yémen avec à son bord 85 Somaliens et deux Ethiopiens. Mardi, deux bateaux sont arrivés avec un total de 179 passagers, 111 d'entre eux étaient originaires d'Ethiopie et le reste de Somalie. Une des passagères a mis au monde un bébé juste après l'arrivée.
Le Yémen est l'un des quelques pays de la région à avoir signé la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et à avoir été très généreux pour l'accueil des réfugiés. Il y a actuellement plus de 88 000 réfugiés enregistrés au Yémen, dont 84 000 sont des Somaliens.
L'UNHCR gère un centre de réception et un camp au Yémen. L'agence mène des vérifications sur ceux qui arrivent pour établir s'ils sont des demandeurs d'asile ou des réfugiés dont le statut a été reconnu précédemment dans d'autres pays. Parmi les premières personnes arrivées cette saison, la grande majorité a indiqué avoir l'intention de quitter le Yémen pour chercher un emploi dans les Etats arabes du Golfe, plus riches.

Premier congrès constitutif de l’Alliance Populaire Arabe de Résistance : Communiqué final - Le Caire, 29 mars 2006

 

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Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www. tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

 

Le monde est en crise. C’est la crise de la contre-révolution arabe et mondiale représentée par le néo-nazisme usaméricain qui a investi le monde au nom de ses « valeurs » usaméricaines et de sa fausse «démocratisation ».

 

C’est la guerre au nom de la folie des grandeurs, du culte de la force, de l’annihilation des peuples, de leur servage et de leur spoliation, menée par l’empire usaméricain qui a creusé sa tombe dans un Irak transformé en marécage et d’où commencent à refluer les forces de l’empire, défaites par un peuple combattant pour son arabité et ses droits. C’est la contre-révolution qui veut faire de l’entité sioniste l’axe régional de l’hégémonie et de la domination dans le but d’effacer l’histoire, l’identité et l’avenir arabes. C’est pour cette raison qu’elle s'est déplacée au Liban pour détruire la résistance dans ce pays, en même temps qu’en Syrie, en Palestine et en Irak.

 

Les USA tentent d’imposer leur projet usaméricain- sioniste à notre région et à tous les pays compris dans la zone qu’ils dénomment le « grand Moyen- Orient ».

L’Égypte arabe est visée à travers la dislocation du Soudan et son émiettement en une multitude d’États sous la protection de l’empire. Il est indispensable que l’Égypte arabe reprenne son rôle d’avant-garde dans la conduite de la nation arabe et son unification de l’Océan au Golfe.

Notre peuple palestinien en état d’Intifada, a imposé, par la force des armes, son existence et son respect au monde et jusqu’à l’entité sioniste qui a échoué à le contenir et à lui imposer ses projets de liquidation. Ce peuple héroïque fait aujourd’hui la jonction avec notre grand peuple arabe d’Irak qui a défait stratégiquement le projet impérial usaméricain et attend de lui asséner le coup définitif et fatal. Nous, dans l’Alliance Populaire Arabe de Résistance, en soutenant nos peuples arabes en Irak, en Palestine, en Syrie, au Liban, au Soudan et en Egypte, nous soutenons par la même occasion tous les peuples de la terre et tous les mouvements de résistance internationale qui combattent l’agression impérialiste usaméricaine, de l’Amérique Latine à l’Asie du Sud Est, en passant par l’Europe et en arrivant au peuple usaméricain lui-même qui subit l’exploitation, le racisme et le despotisme.

 

Nous, membres du Congrès de l’Alliance Populaire Arabe de Résistance, tenu les 27, 28 et 29 Mars 2006 au Caire:

 

Exhortons les peuples du monde entier à se mettre sous la bannière de l’internationalisme pour soutenir notre peuple arabe dans sa lutte contre l’agression impérialiste.

Nous réfutons toutes les formes de dénigrement de la résistance, condamnons la liquidation programmée des compétences scientifiques et académiques par les forces d’occupation et leurs agents et nous affirmons notre attachement aux principes contenus dans notre appel à ce congrès, considérés comme fondement stratégique de l’Alliance Populaire Arabe de Résistance.

Nous sommes avec le droit de notre peuple arabe Irakien à combattre l’occupation par tous les moyens, y compris par la résistance armée, nous refusons tous les sous-produits secrétés par l’occupation et ses agents, considérons que la résistance armée est le représentant légitime du peuple irakien et nous nous tenons à ses côtés dans la même tranchée. Nous considérons notre combat arabe en Palestine comme étant un combat pour l’existence et non pas un combat pour les frontières. Aussi nous nous tenons aux côtés de notre peuple palestinien pour la libération de l’ensemble de la terre de Palestine, refusons toutes les solutions de liquidation, et nous réaffirmons le droit de tous les Palestiniens de l’intérieur et de l’extérieur, au retour chez eux et sur leur terre. Nous refusons le mandat franco- américain sur le Liban et la Syrie, l’intervention dans leurs affaires intérieures et les tentatives de bannir le droit des peuples libanais et syrien à la résistance et nous condamnons tous ceux qui sont impliqués dans le soutien à ce mandat.

Nous nous tenons aux côtés du peuple arabe du Soudan dans sa résistance au projet usaméricain de démantèlement du pays, condamnons tous ceux qui soutiennent ce projet et nous déclarons notre refus de toute présence onusienne sur le sol du Soudan arabe. Nous réaffirmons notre détermination à lutter pour la libération de tous les prisonniers et détenus dans les prisons de l’occupation en Irak, en Palestine, dans tous les pays arabes et partout dans le monde. Nous réaffirmons la nécessité de développer la culture de la résistance parmi le peuple arabe et l’alliance avec tous les mouvements qui combattent le projet impérialiste usaméricain- sioniste dans le monde. L’alliance populaire arabe de résistance.

 

Programme d’action de l’Alliance pour l’année et jusqu’à la prochaine conférence

 

1) Les personnes et les groupes arabes à l’étranger ainsi que les groupes internationaux adhérents à l’Alliance, sont tenus de préparer les diverses campagnes pour faire évoluer le mouvement mondial contre la guerre vers des positions plus radicales et plus solidaires de la résistance sous toutes ses formes (Mellah/ Canada ; Arbed/ USA ; Folfio/ Italie ; RAZA/ Pakistan ; AIP ; Lars/ Norvège) 2) Organisation d’une conférence ou d’un rassemblement Arabe/Amérique Latine, afin de tisser des liens militants entre l’alliance populaire et son équivalent dans les pays d’Amérique Latine (Folfio, Hicham)

3) Edition d’une publication ou d’une revue au nom de l’Alliance et dont le premier numéro sera constitué de certains papiers, de débats présentés lors de cette conférence ainsi que de la déclaration finale (groupe égyptien).

4) Création d’un site Internet pour l’Alliance qui diffusera les analyses, les articles et les activités des divers groupes (audio, vidéo..) centrés sur les fondements de la lutte anti-impérialiste et antisioniste, en arabe et anglais.

5) Création d’un deuxième site, arabe/ anglais, indépendant de celui de l’Alliance, appelé « agence d’information de la résistance » et spécialisé dans la diffusion d’une information objective et crédible sur les actions de résistance dans tous les pays, de l’Irak, à la Palestine et ailleurs.

6) Faire de la journée du 15 mai de chaque année, jour anniversaire de la Nakba, une journée d’action commune sous le titre « soutenir la résistance partout et par tous les moyens », tout en continuant par ailleurs à participer à toutes les activités internationales contre l’agression et aux dates qui leur sont fixées.

7) Elaborer un emblème, symbolisant la solidarité avec la résistance sous toutes ses formes et susceptible d’être adopté par tous les mouvements de résistance. Le mettre sous forme de badge, de logo, de poster ou autre.

8) Rédiger un bref communiqué, tenant en une phrase, résumant l’hostilité au projet sioniste en Palestine et faire une grande campagne internationale de collecte de signatures s’étendant jusqu’à la deuxième conférence de l’Alliance. Ces signatures constitueront un des documents de la prochaine conférence.

9) Inciter les groupes et les mouvements européens, en relation avec l’Alliance, à inviter les porte-parole de la résistance radicale et révolutionnaire à s’exprimer dans les conférences et les congrès internationaux et au besoin à parler au nom de l’Alliance et à traduire ses positions, quand celle-ci n’est pas représentée.

 

Consignes spécifiques à chaque groupe

* Se concerter aux niveaux local et national avec les syndicats, organisations, associations et structures diverses afin de vulgariser les fondements stratégiques de l’Alliance.
* Inviter toutes organisations, associations, structures et individus, partageant les fondements stratégiques de l’Alliance, à la rejoindre et à y adhérer.
* Diffuser par tous les moyens et procédés disponibles (articles, revues, publications, photos, films, CD, documentaires) la littérature sur la résistance.
* Les groupes palestiniens et Irakiens sont appelés à dresser des listes exhaustives des noms des Chouhadas et des blessés, d’établir leurs biographies et de constituer ainsi des banques de données où ces hommes sont présentés en tant qu’êtres et non pas en tant que matricules.

Pour toute correspondance : <nhkassass@yahoo.com>

 

 

17 avril: journée du prisonnier palestinien - 21 avril : journée du prisonnier syrien - 22 avril : journée du prisonnier arabe - Appel de l’Organisation arabe pour la défense des prisonniers


par OADP, 4 avril 2006. traduit de l’arabe par Traduit de l'arabe par Palestine en marche

 

Israël détient près de 9300 prisonniers, palestiniens, libanais, syriens, jordaniens et égyptiens dans ses prisons, en violation de toutes les lois internationales.

117 femmes, 315 enfants, 1200 détenus administratifs, plus de 1000 détenus malades, 182 prisonniers sont tombés martyrs sous la torture, 369 sont prisonniers depuis plus de 20 ans. Parmi eux, Saïd al-Atabeh (presque 30 ans) et Samir al-Qintar (28 ans).

14 députés récemment élus au conseil législatif palestinien sont prisonniers, malgré leur immunité parlementaire. 18 prisonniers syriens du Golan occupé, quatre d'entre eux sont détenus depuis plus de 21 ans, dont les frères Bishr et Sulayman al-Miqt.

23 prisonniers jordaniens sont toujours détenus malgré les accords et les relations diplomatiques entre la Jordanie et Israël. Des centaines de disparus libanais, palestiniens et jordaniens que les autorités de l'occupation refusent de reconnaître tels quels.

Des dizaines de dépouilles de martyrs que l'Etat d'Israël continue à garder dans des cimetières secrets.

Des rafles et des raids quotidiens contre les villes, les camps et les villages palestiniens.

L'enlèvement du secrétaire général du Front Populaire de libération de la Palestine, Ahmad Saadat et de ses compagnons, de la prison de Jéricho (Ariha) le 14 mars 2006.

Des mères qui accouchent sur les barrages de l'armée d'occupation.

C'est ce qui se déroule dans le silence assourdissant de ce monde, ce sont des actes terribles où les droits de l'homme, les conventions de Genève, les principes humains, moraux, religieux, sont violés tous les jours dans les prisons israéliennes.

Des citoyens arabes de toutes nationalités, y compris des femmes, des enfants et des vieillards, sont humiliés, leur dignité est bafouée.

Ils sont dépouillés de leur caractère humain sans que les Nations-Unies, la Ligue arabe ou les organisations humanitaires internationales ne s'en émeuvent ou ne réagissent.

9300 prisonniers sont pris en otages dans les prisons israéliennes.

A l'occasion du 17 avril, journée du prisonnier palestinien, du 21 avril, journée du prisonnier syrien, et du 22 avril, journée du prisonnier arabe, les 9300 prisonniers lancent le cri de la liberté à partir de leurs cellules.

9300 prisonniers appellent à briser le silence sur leur détention, leurs condamnations et les tortures qu'ils subissent.

9300 prisonniers dénoncent le silence des gouvernements arabes et étrangers.

9300 détenus lancent un appel urgent à toutes les consciences vives dans le monde,

à toutes les plumes libres,
à tous les médias,
à toutes les associations, organisations et à tous les syndicats
à tous ceux qui défendent les droits de l'homme et luttent contre la torture,

Participons à la semaine des libertés du 17 au 22 avril, en organisant des rassemblements, des marches et des manifestations,

En envoyant des messages, des appels urgents aux Nations-Unies, à l'Union européenne, au Haut commissariat pour les droits de l'homme (Nations-Unies).

9300 prisonniers appelent le monde à les soutenir, à les sauver, à les libérer de la mort des prisons israéliennes.

Le 4 avril 2006

Signataires de l'appel :
Organisation arabe pour la défense des prisonniers
Arab Organization for Defending Detainees (AODD)
Sudan (Phone: +249 183 797152, Fax: +249 183 797153)
France (Phone: 0033617173742)
Lebanon (Phone: +961 3 379612, Fax: +961 1 701692)
Morocco (Phone: 0021261888325) AODD Email: ar_odd@yahoo.com
Réseau Aman pour la réhabilitation des victimes de la violence et de la torture au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
Comité de soutien aux prisonniers et détenus du Golan
Ligue des prisonniers palestiniens
Comité de suivi pour le soutien aux prisonniers libanais dans les prisons israéliennes.


Du Caire à Damas, le règne de fer des «services»


par Georges Malbrunot, le Figaro, 1er avril 2006
Les tout-puissants services de renseignements arabes, les «moukhabarats», brident l'ouverture démocratique souhaitée par les Etats-Unis, mais la menace terroriste renforce leur pouvoir.

DANS L'IMMENSE salle à manger du général Jamil al-Sayyed trônaient plusieurs photos le montrant avec le pape Jean-Paul II ou le président Jacques Chirac en train de recevoir le président libanais Emile Lahoud. «C'est une tradition dans les pays arabes, le patron des moukhabarats accompagne le chef de l'Etat en visite officielle à l'étranger», nous confiait, l'été dernier à Beyrouth, l'ancien responsable de la sûreté générale, avant d'être emprisonné dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
Moukhabarat (police secrète) : de Bagdad au Caire en passant par Damas, le mot fait frissonner. Leurs chefs, qui souvent ont le pouvoir d'emprisonner, sont les véritables numéros deux des régimes en place. Ils sont les seuls à savoir ce qui se passe dans leur pays. Ainsi d'Omar Souleiman en Egypte, d'Assef Shawkat, le beau-frère du président Bachar al-Assad, en Syrie, et de Jamil al-Sayyed au Liban, jusqu'à son arrestation.
Leur légitimité dépend de leur lien avec le président de la République, l'émir ou le roi, auquel ils rendent compte. Implacables en Syrie ou en Egypte, plus professionnels en Jordanie, partout leur sphère d'influence dépasse la sécurité. Omar Souleiman par exemple est l'homme des contacts secrets avec Palestiniens et Israéliens. «Quand vous allez voir le chef des moukhabarats, vous êtes accueilli dans un palais souvent plus clinquant que celui du roi», se souvient un responsable occidental.
«Les régimes de fer ont besoin de services puissants pour surveiller leur population, réprimer les opposants et protéger leurs dirigeants», constate de son côté un expert du sérail. Leurs bras invisibles pénètrent en profondeur les sociétés. En Syrie, les officines ne se contentent pas d'écouter les téléphones ou de surveiller les courriels. Elles disposent de leurs propres contrôles aux aéroports et aux frontières terrestres. Au Liban, les hôtels sont discrètement équipés d'un ordinateur relié à la sûreté générale, pour lui transmettre la liste des clients enregistrés. En Jordanie, pays pourtant relativement libéral, les services de renseignements doivent approuver la nomination d'un professeur d'université ou d'un éditorialiste. Impitoyables, les agents syriens peuvent jeter neuf mois en prison une Damascène qui avait eu l'imprudence d'envoyer par courriel une photo désobligeante d'Emile Lahoud en position de soumission vis-à-vis de Bashar al-Assad.

Prisons clandestines
Au-dessus des lois, certains de leurs chefs disposent de leurs propres prisons clandestines. Il en est ainsi à Gaza pour la Sécurité préventive ou à Bagdad, aujourd'hui encore au ministère de l'Intérieur. Et sur les bords du Tigre, comme ailleurs, les responsables des services savent monnayer leurs carnets d'adresses (voir encadré).
«Qui a donné des pouvoirs étendus aux moukhabarats du Moyen-Orient» ? s'interroge l'expert. «Ce sont les Français et les Anglais qui, à l'époque de leur mandat sur le Levant dans les années 40, ont cherché à asseoir un pouvoir qui n'était pas plus légitime que ceux d'aujourd'hui au Caire, à Damas ou en Arabie saoudite», ajoute-t-il.
Inquiets des risques de contagion communiste puis islamiste, les Américains, ensuite, ont apprécié l'efficacité de cette tenaille sur les populations. Quitte même à la consolider. «Quand nous disions aux Américains qu'il fallait renforcer la société civile palestinienne, se souvient un ancien responsable d'un service de renseignement européen, ils nous répondaient : priorité aux services de renseignements.»
A l'époque, l'administration Clinton recherchait avant tout «la stabilité» au Moyen-Orient. Après les attentats du 11 septembre 2001, l'équipe Bush a privilégié les avancées démocratiques, quitte à créer «un chaos destructeur», comme en Irak. «S'ils poussaient leur logique jusqu'au bout, ajoute cet ancien responsable, cela voudrait dire que les services de renseignements devraient rentrer dans le rang.»
Mais face à une menace islamiste persistante, les Américains sont pris au piège de la lutte antiterroriste : ils ont un besoin encore plus grand de «grandes oreilles arabes». Y compris venant d'Etats pourtant parias à Washington. «Quand les politiques ne se parlent plus, il faut bien que d'autres maintiennent un contact», reconnaît un agent français. Même après avoir été placée sur «l'Axe du mal», la Syrie a collaboré avec la CIA, livrant une information qui permit de déjouer un attentat terroriste anti-américain à Bahreïn. «Les Syriens nous fournissaient les mails des islamistes français qui s'apprêtaient à passer en Irak», se souvient un policier à Paris. Il rappelle une autre réalité : bien avant que la France ou les Etats-Unis ne parlent à Yasser Arafat, la CIA et la DST discutaient dès les années 70 avec Abou Iyad, son responsable des services.
Après les attentats islamistes de novembre 2005 contre des hôtels d'Amman, le roi Abdallah n'hésita pas à nommer un ancien chef des moukhabarats, Marouf Bakhit, au poste de premier ministre, avec comme priorités : infiltrer les cellules dormantes djihadistes revenues d'Irak et d'Afghanistan et accroître la coopération avec ses homologues saoudiens, pakistanais, mais aussi américains et israéliens. Quitte à nourrir une sujétion pro-occidentale déjà impo- pulaire. Dans le royaume hachémite, comme ailleurs, l'ampleur du défi s'accompagne d'une pression sécuritaire largement incompatible avec les promesses d'avancées démocratiques. Dans les syndicats étudiants jordaniens par exemple, les services ont imposé que seule la moitié des représentants soit élue, le reste devant être désigné par le pouvoir, donc validé par ses «grandes oreilles», pour y contrer la pénétration d'al-Qaida. «Où est la démocratie ?, regrettent de nombreux Jordaniens. Les moukhabarats veulent contrôler l'ouverture promise», constate un député. Et à Amman comme ailleurs, le roi n'est pas prêt à sacrifier ses centurions sur l'autel des réformes. (Le Figaro, 01 avril 2006)

Du renseignement aux affaires privées
Un trafic d'or par-ci. Vente de logiciels à l'Irak de Saddam Hussein sous embargo par-là. Peu de responsables des «services» résistent à la tentation d'exploiter leurs prérogatives pour «faire des affaires». A Gaza, Mohamed Dahlan, l'ancien patron de la Sécurité préventive, profite toujours de ses accointances israéliennes pour percevoir une dîme sur l'entrée des marchandises en provenance de l'Etat hébreu. Les trésors de guerre servent à l'achat de villas somptueuses, mais surtout à se constituer une clientèle politique pour éviter les retraites forcées. Les Occidentaux ferment les yeux. Ils apprécient la poigne de fer de leurs homologues, auxquels ils savent renvoyer l'ascenseur. Pendant l'Intifada, Dahlan circulait en Cisjordanie sous escorte d'agents de la CIA. Grâce à la rançon versée pour la libération d'otages allemands au Liban, Ghazi Kanaan, l'ancien proconsul syrien à Beyrouth, qui s'est officiellement «suicidé» en octobre, s'acheta un appartement à Paris. A la fin des années 90, une société française équipa la Sûreté générale libanaise en téléphones portables ultramodernes lui permettant d'écouter mais aussi de localiser les appels. Et tant pis si le service du général al-Sayyed était aux ordres de Damas ! De la realpolitik aux affaires, il n'y a souvent qu'un pas...
G. M. (Le Figaro, 1er avril 2006)

 

Alain Chouet : «Les moukhabarats sont l'escalier du pouvoir»


Ancien directeur du renseignement à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Alain Chouet livre son analyse au «Figaro».

 

LE FIGARO. ­ D'où vient cette omniprésence des services de renseignements dans les sociétés arabes ?
Alain CHOUET. ­ Il s'agit d'une constante des sociétés méditerranéennes tribales qui gardent les séquelles de cinq cents ans d'occupation ottomane. Aujourd'hui encore, personne, parmi les responsables syriens, égyptiens ou jordaniens, ne fait confiance à personne. Les pouvoirs multiplient les chefs de service de sécurité et les contrôles sur l'appareil de l'État, mais la loyauté de ces chefs va au roi ou au président de la République, et non pas à l'Etat. D'où les difficultés à changer la donne. D'autant que dans ce domaine, l'histoire constitue souvent un frein aux réformes. Lorsqu'en 1920, les Anglais et les Français se sont partagés les dépouilles de l'empire ottoman, nous avons plaqué nos modèles d'État-nation sur des États artificiels dominés, aujourd'hui encore, par des communautés ou des minorités. Au Liban et en Syrie, on utilise toujours l'_expression française «deuxième bureau» pour désigner les renseignements militaires. Ce type de société pyramidale a besoin d'écrans, car on n'expose pas le chef de l'Etat, qui est intouchable. Mais lorsque ce dernier est renversé, comme en Irak, c'est tout le système qui s'effondre.
Quelles conséquences aura l'arrivée au pouvoir du Hamas sur le contrôle sécuritaire palestinien ?
Officiellement, le Hamas veut dépolitiser des services de sécurité sous influence de leurs adversaires nationalistes du Fatah. Le pourra-t-il ? Chaque famille ou chaque leader palestinien a son service de sécurité. Le Hamas va rapidement se rendre compte de ces freins au changement. Mais comme il a soif de pouvoir, il est à craindre que le Hamas suive finalement l'exemple du Fatah. Les islamistes vont donc créer leur propre service de renseignement et s'en servir comme les autres auprès de la population.
Est-il possible qu'au Moyen-Orient, les services de renseignements accompagnent la transition vers la démocratie ?

Cela me paraît difficile. Au contraire, face à une crise dans un pays, les services de renseignements seront tentés de prendre le pouvoir, sans que cela s'accompagne d'une démocratisation. Depuis trente ans, les patrons des services arabes ont confisqué le pouvoir économique. Ils ne sont pas prêts à l'abandonner. Vous pouvez les déshabiller du pouvoir politique, mais comme ils contrôlent directement, ou via un fils ou un cousin, la machine économique, ils reviendront rapidement aux commandes. Ramener les services à leur place va prendre beaucoup de temps. Dans ce domaine, les Jordaniens par exemple font des efforts. Mais ils doivent tenir compte de contraintes historiques particulières : leur pays est largement artificiel. D'autre part, ne nous illusionnons pas. La politique américaine en faveur de la démocratie au Moyen-Orient est à géométrie variable. De qui parle-t-on en Egypte pour succéder à Moubarak ? D'Omar Souleiman, le chef des services. Ceux-ci vont rester longtemps encore l'escalier du pouvoir au Moyen-Orient.
Source : Le Figaro, l1er avril 2006

 

 

Communiqué de la 4ème campagne internationale contre l'occupation usaméricaine et sioniste, tenue au Caire les 25-26 et 27 mars


Original : Hamdi El Husseini, http://islamonline.net/Arabic/doc/2006/03/article07.shtml
English version : http://www.maannews.net/en/do.php?name=News&file=article&sid=9260

 

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseu de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). cette traduction est en Copyleft.

 

Plus de 140 personnalités et militants arabes et étrangers, hostiles à l'occupation usaméricaine de l'Iraq, ont appelé à créer un mouvement arabe pour le changement et pour élaborer une stratégie populaire arabe de démocratisation et d'alternance pacifique au pouvoir, parallèlement au soutien multilatéral à la résistance contre l'occupation en Palestine et en Iraq.

C'est l'objet du congrès de la quatrième campagne internationale contre l'occupation usaméricaine et sioniste, qui vient de terminer ses travaux ce dimanche soir le 26 mars 2006, sous le titre « Avec la résistance en Palestine et en Iraq et contre l'impérialisme et le sionisme ».

 

Texte du communiqué final : « Pour la résistance en Palestine et en Iraq..et contre la mondialisation, l'impérialisme et le sionisme ». Le quatrième congrès du Caire se tient alors qu'on enregistre de graves développements au niveau de la lutte contre la colonisation usaméricano- sioniste et contre la mondialisation capitaliste sauvage. En Iraq, la résistance armée contre l'occupation anglo- usaméricaine et ses agents se développe, provoquant l'isolement du gouvernement fantoche et la paralysie de ses services. L'occupation pour sa part, fomente les complots pour faire monter les tensions entre chiites et sunnites, afin d'affaiblir la résistance, la dévier de sa voie et ternir son image. En Palestine, malgré l'encerclement et les assassinats quotidiens, le peuple palestinien a apporté la preuve dans les dernières élections législatives, que son choix demeure comme toujours, celui de la résistance et de la lutte. Le succès éclatant du Hamas a constitué un coup terrible, non seulement pour les sionistes et l'occupation usaméricaine dans la région, mais aussi pour tous les régimes arabes qui ont parié sur la soumission du peuple palestinien. Ce peuple est confronté aujourd'hui à de grands défis. Les sionistes continuent à dresser le mur de l'apartheid et à transformer Gaza et les villes de Cisjordanie en grandes prisons. Ils poursuivent leur escalade militaire et multiplient leurs crimes contre les Palestiniens, alors que la colonisation usaméricaine et ses agents européens menacent d'affamer le peuple palestinien par l'arrêt de leur aide. Les régimes arabes déploient de fortes pressions sur le nouveau gouvernement du Hamas afin de le contraindre à accepter les conditions et les concessions à la légitimité internationale, qui feraient de lui « un réaliste et un pragmatique ». Le but ultime étant de désarmer la résistance et de lui faire reconnaître l'entité sioniste et d'accepter la logique de négociations dont le peuple palestinien n' a rien retiré au cours des deux dernières décennies.

Le peuple palestinien continuera sa résistance, le gouvernement du Hamas sera capable de faire face aux graves défis qui l'assaillent. Mais cette résistance et cette lutte ont un besoin urgent d'une nouvelle vague de soutien et de solidarité de la part des masses arabes.

Le soutien et la solidarité avec la résistance iraquienne et palestinienne ne peuvent être effectifs et complets s'ils sont menés indépendamment du combat des peuples arabes et musulmans pour la liberté et la démocratie. Les régimes despotiques arabes enserrent le cou de leurs peuples au point de les étrangler. Ces régimes répriment leurs peuples par les méthodes policières, par la corruption, les politiques capitalistes de paupérisation et de dépendance totale aux intérêts usaméricains et sionistes dans la région. Mais ils affrontent la colère montante et le refus croissant de leurs politiques par les peuples. Le succès des mouvements populaires en Amérique latine dans leur refus de la domination usaméricaine, la mondialisation capitaliste sauvage et les politiques de marché, prouve que cette domination et les politiques qui lui sont liées ne sont pas éternelles et que ce n'est pas la fin de l'histoire, comme le prétendent nos ennemis.

Mais nous sommes face à de graves défis, puisque le colonialisme usaméricain menace d'étendre sa guerre à la Syrie et à l'Iran et de faire exploser les tensions intercommunautaires. Les sionistes pour leur part, menacent d'imposer des frontières qui engloutiraient Al Quds et la majeure partie de la Cisjordanie. Quant aux régimes arabes et malgré leur fragilité, ils continuent à remplir les prisons et à exécuter les ordres de Washington et de Tel Aviv. Malgré tout, la congrés du Caire a terminé ses travaux en rendant publiques les recommandations suivantes :

En soutien à la résistance en Iraq :

1) Nécessité d'élaborer une stratégie populaire arabe pour contrer la stratégie usaméricaine-sioniste.
2) Réactiver les campagnes de boycott des produits usaméricains et britanniques
3) Faire face aux menaces de guerre contre l'Iran et la Syrie.
4) Développer la culture de la résistance, rompre l'encerclement de la résistance Iraquienne et appeler les pays frontaliers de l'Iraq à soutenir la résistance légitime iraquienne.
5) Soutenir la résistance iraquienne en tant que représentant légitime du peuple iraquien, l'indépendance de l'Iraq, l'unicité et l'indivisibilité de se son territoire.
6) Réactiver les mouvements populaires et civiques afin d'apporter le soutien nécessaire aux victimes et blessés de l'occupation , organiser l'envoi des aides matérielles et en médicaments au peuple iraquien et constituer des comités de base en soutien à la résistance iraquienne.
7) Appeler à manifester d'une façon permanente contre l'occupation de l'Iraq et s'opposer à tout envoi de troupes arabes en Iraq.

En soutien à la résistance palestinienne :

1) Réitérer le refus de tout marchandage à propos de la reconnaissance de l'entité sioniste, inviter toutes les organisations palestiniennes à réactiver les recommandations du congrès du Caire de mars 2005 et tout particulièrement la réorganisation de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), sur de nouvelles bases politiques et organisationnelles, capables de réaliser les intérêts du peuple palestinien et son unité nationale.
2) S'attacher à distinguer dans le discours politique entre la lutte contre le sionisme et le judaïsme.
3) Résister à toute tentative de faire des concessions dans les choix permanents nationaux et appuyer sur le droit inaliénable du peuple palestinien à retourner dans son pays et à retrouver sa terre.
4) Rappeler que la colonisation est toujours présente malgré le retrait sioniste de Gaza et le succès électoral du Hamas.
5) Rappeler que le Hamas a eu un pouvoir du peuple palestinien pour poursuivre la résistance et inviter les organisations palestiniennes à soutenir activement le gouvernement élu du peuple palestinien.
6) Refuser toute concession sur le projet de la résistance.
7) Développer les moyens de lutte des organisations palestiniennes et étendre les domaines de confrontation avec l'ennemi sioniste.
8) Réactiver le boycott économique et politique de l'entité sioniste et de tous ceux qui la soutiennent.
9) Préparer le passage de l'attitude de soutien à la participation effective des peuples arabes et musulmans à la résistance palestinienne.
10) Ouvrir une souscription populaire arabe pour soutenir le projet de la résistance palestinienne et briser l'encerclement sioniste. 11) Réactiver toutes les formes de solidarité et de soutien populaires à la résistance.
12) Refuser toutes les tentatives de réactiver l'initiative de paix arabe ou de lui ajouter la feuille de route et réclamer du Sommet arabe qu' il appelle tous les gouvernements arabes à rompre leurs relations politiques, économiques et culturelles avec l'entité sioniste et leur réclamer de redoubler leur aide au gouvernement palestinien.

 

En soutien aux revendications démocratiques des peuples arabes :

1) Appeler à un mouvement arabe de réforme et contre la corruption, le despotisme, l'occupation et la dépendance. 2) Décréter le 25 mai de chaque année journée de soutien international au peuple égyptien. 3) Créer des mécanismes de coordination entre les divers mouvements et fronts de réforme. 4) Mettre sur pied une commission regroupant toutes les forces politiques nationales égyptiennes en solidarité avec les juges, les journalistes, les enseignants et les étudiants.

 

A propos des menaces sur l'Iran et la Syrie :

1) Réactiver les mouvements et les campagnes populaires contre l'escalade usaméricaine contre la Syrie et l'Iran. 2) Mettre sur pied un front international et non seulement arabe, pour soutenir la résistance et empêcher la guerre contre la Syrie et l'Iran. 3) Activer une pression populaire pour faire évacuer les bases américaines des pays arabes. 4) Décréter une journée internationale en solidarité avec la Syrie et l'Iran et contre les menaces usaméricaines.

5) Soutenir le dialogue inter- libanais afin de sortir de la crise Libanaise, ainsi que la résistance Libanaise contre l'occupation sioniste et refuser l'interprétation usaméricaine et occidentale de la résolution 1559 qui a pour but d'imposer au Liban la domination occidentale.

Les participants ont dénoncé le refus des autorités égyptiennes de délivrer des visas d'entrée aux frères iraquiens le Cheikh Settam Al Kouod, Oussama Meta Zenoun, Hassen R'bii, Majid Al Kouod, Mohamed Fennan Al Abidi, Salem Nahad Al Azzaoui, des mouvements Le Feu de l'Iraq et du Front des intellectuels iraquiens. Les participants ont convenu d'entrer en relation avec tous les mouvements pour la paix, les mouvements populaires contre la guerre et le sionisme et pour la Palestine et le choix démocratique du peuple palestinien.

Les participants ont chargé une commission de suivre l'exécution des recommandations présentes et de présenter un rapport au cinquième congrès. Les participants ont publié : La déclaration et l'appel du Caire contre la guerre contre l'Iran. Un appel pour une action commune afin d'empêcher la guerre contre l'Iran avant qu'il ne soit trop tard et dont voici le texte :

Nous, organisations, institutions, initiatives et individus participant au quatrième Congrès du Caire : Déclarons notre soutien avec le peuple Iranien menacé par une guerre de la part de l'administration usaméricaine et ses alliés, à son droit à la maîtrise de la technologie nucléaire dans des buts pacifiques. Nous déclarons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher une guerre qui causera une véritable catastrophe humaine et environnementale si elle se produisait.

Nous appelons à faire de la journée du 6 mai, une journée internationale d'action commune contre la guerre qui se prépare, et appelons à coordonner notre action contre la guerre avec les mouvements européens et le Forum social européen qui manifeste aujourd'hui même en Grèce.

Si malgré tout, la guerre venait à éclater, nous appelons tous les mouvements et toutes les initiatives anti-guerre de par le monde et dès le premier jour de la guerre et au lâchage de la première bombe sur le sol iranien, à intensifier leurs actions, en manifestant, en occupant les universités et les écoles, en interdisant les accès aux routes.. Non à la guerre contre l'Iran Oui à la solidarité avec le peuple iranien.

 

 

Du Caire à Beyrouth, rafale de baffes pour Condy Rice


La ministre des Affaires impériales de Debelyou, en tournée au Moyen-Orient, s'es prise baffe sur baffe : d'abord au Caire, où Moubarak lui a dit être opposé à un gel des aides financières destinées à l'Autorité palestinienne sous prétexte de victoire du Hamas, puis à Riyad où les Saoudiens lui ont dit la même chose, ensuite à Abou Dhabi et enfin à Beyrouth, où Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, l'a mise au défi de désarmer son mouvement.
"Rice a dit qu'il fallait appliquer la résolution 1559 (de l'Onu), ce qui veut dire que le Hezbollah soit désarmé à terme (..) Que les navires américains viennent nous désarmer", a dit ironiquement cheikh Nasrallah, devant une centaine de milliers de ses partisans rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth pour protester contre l'attentat qui a endommagé mercredi un lieu saint chiite en Irak, à Samarra.
"Celui qui réclame le désarmement du Hezbollah rend un service à Israël en premier lieu (..). Désarmer la résistance, que ça soit au Liban ou en Palestine, c'est rendre un service à Israël", a répété plus d'une fois Nasrallah devant une foule galvanisée qui appuyait son refus de désarmer.
Le discours de Nasrallah est intervenu après le départ de Condy Rice de Beyrouth, où elle a effectué une visite inopinée de quelques heures, préférant ne pas s'éterniser dans cette ville si dangereuse pour les gens comme elle.

 

Voici ce qu'écrit l'agence AFP depuis l'aéroport de Shannon, en Irlande, où Rice a fait une escale technique avant de rentrer pour le week-end chez elle.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui a achevé vendredi une tournée de cinq jours au Proche-Orient, a échoué à obtenir le soutien des pays arabes à sa politique d'isolement du Hamas et de l'Iran.

Avant son départ, le chef de la diplomatie américaine avait appelé les pays arabes à cesser de financer d'Autorité palestinienne en cas de formation d'un gouvernement par le Hamas.

"J'espère que tout Etat qui envisage de financer un gouvernement dirigé par le Hamas pensera aux implications de ceci pour le Proche-Orient et pour le processus de paix au Proche-Orient", avait-elle déclaré à plusieurs journalistes arabes.

Elle avait aussi lancé une vaste offensive diplomatique contre l'Iran, qu'elle avait qualifié de "banque centrale du terrorisme" et de menace pour la région en raison de son programme nucléaire.

Or, aussi bien en Egypte qu'en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis, ses entretiens n'ont pas apporté les résultats escomptés. Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Gheit, a estimé qu'il fallait "donner du temps" au Hamas et s'est abstenu de condamner l'Iran, au cours d'une conférence de presse commune avec Mme Rice. A Ryad, le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal, a prévenu que Ryad "continuerait" à aider financièrement l'Autorité palestinienne, même avec un gouvernement du Hamas.

"Nous ne souhaitons pas lier l'aide internationale au peuple palestinien à d'autres considérations que leurs terribles besoins humanitaires", a déclaré le prince Saoud devant la secrétaire d'Etat. Le ministre saoudien s'est abstenu de condamner clairement le programme nucléaire iranien, soulignant qu'il "n'y a pas de preuve que (les Iraniens) cherchent à se doter de l'arme nucléaire".

Enfin à Abou Dhabi, dernière étape de sa tournée, les six monarchies du Golfe ont certes évoqué la "prolifération nucléaire" au Proche-Orient dans un communiqué commun publié à l'issue d'une rencontre de Mme Rice avec ses homologues du CCG (Conseil de Coopération du Golfe).

Mais le texte ne mentionne pas l'Iran et "réaffirme la nécessité de garder la région du Golfe libre de toute arme de destruction massive", une formule habituellement utilisée par les pays arabes pour faire allusion à Israël, qui n'a jamais reconnu posséder l'arme nucléaire.

Dans l'avion la ramenant à Washington, avant de faire escale à Shannon (Irlande), Mme Rice a cependant assuré à quelques journalistes avoir ressenti pendant sa tournée un soutien "complet et très fort" des pays arabes au consensus de la communauté internationale sur l'Iran. Dans le Golfe, "il y a de larges inquiétudes au sujet de l'Iran et de ses activités nucléaires", a-t-elle ajouté, souligant que l'Egypte s'était "clairement exprimée" en votant pour le renvoi du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu.

Autre sujet de déception pour Mme Rice, ses appels à développer la démocratie, qu'elle considère comme un antidote au terrorisme, ont rencontré peu d'échos en Egypte, où l'opposant Ayman Nour a de nouveau été inquiété par les autorités aussitôt après son départ du Caire. C'est au Liban, où elle a effectué sur les chapeaux de roue une visite surprise de quelques heures, que Mme Rice a trouvé un rare sujet de satisfaction, en rencontrant les principaux dirigeants du pays, y compris le ministre des Affaires étrangères Fawzi Salloukh, pourtant nommé par le Hezbollah.

Tout en assurant ne pas vouloir interférer dans les affaires internes libanaises, elle a envoyé un message fort au Libanais en prenant soin de ne pas rencontrer le président pro-syrien Emile Lahoud, dont une grande partie de la classe politique veut le départ. Source : AFP, 24 février 2006

 

 

Appel à une Alliance populaire arabe de résistance


Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft.

Suite à la réunion préparatoire qui s'est tenue au Caire au mois de mars 2005 et aux débats sur la nécessité de créer une structure de coordination pour les activistes et les organisations populaires arabes, fidèles aux intérêts de leurs peuples, qui refusent catégoriquement les thèses défaitistes et opportunistes et s'opposent aux projets impérialistes et sionistes, nous lançons cette invitation ouverte pour participer au congrès constitutif de l'Alliance populaire arabe de résistance et sur la base des conclusions de la réunion préparatoire.
Sur la base de la nature des luttes dans le monde arabe et face à l'escalade de l'agression impérialiste et sioniste contre nos pays arabes et à la généralisation des courants défaitistes, un certain nombre d'activistes a pris l'initiative de réfléchir aux fondements nécessaires à l'élaboration d'une vision radicale de résistance.
Ils sont parvenus aux conclusions suivantes comme base d'une action de construction d'un mouvement populaire arabe de résistance, en symbiose avec les mouvements internationaux de lutte contre l'impérialisme et le sionisme.
1) L'impérialisme est l'ennemi principal des peuples. Il n'est pas unique mais multiple et divers. Mais le plus dangereux des impérialismes, le plus sophistiqué et le plus agressif d'entre eux est l'impérialisme américain. Ses intérêts peuvent être contradictoires et opposés aux autres impérialismes, mais cela ne veut dire en aucun cas, que ces derniers sont les alliés de notre combat. D'où notre vision claire que nous devons lutter en priorité contre l'impérialisme américain parce que cette lutte va approfondir ses contradictions avec les autres impérialismes. Dès à présent nous devons déclarer le contenu de la globalisation comme d'essence impérialiste, ainsi que le projet du grand Moyen-Orient

2) Les classes au pouvoir et les régimes dominants dans les pays arabes sont dépendants de l'impérialisme et à son service. Ils servent ses intérêts et ne peuvent être de ce fait dans le camp favorable aux intérêts des peuples. Les réformes qu'ils prétendent réaliser constituent une grande imposture, d'où la nécessité de lutter contre ces forces parce que cela est une partie de la lutte contre l'impérialisme.

3) La lutte contre l'impérialisme dans l'Orient arabe (Irak, Palestine, Liban, Syrie..) est une continuité de la lutte contre la colonisation et la dépendance. Actuellement c'est l'élément principal de la lutte internationale contre l'impérialisme et la défaite de ce dernier en Orient arabe serait un pas important dans l'échec du projet impérialiste au plan arabe et mondial.

4) Insister sur le caractère illégitime de l'entité raciste sioniste et empêcher qu'elle ne se transforme en une situation normale et acceptée dans la région arabe, parce que le rapport véritable et naturel avec cette entité hier, aujourd'hui et demain est un rapport de résistance et un démantèlement de la colonisation de peuplement. Insister aussi sur le fait que la contradiction fondamentale dans notre région est entre le projet de libération arabe d'une part et le projet impérialiste et sioniste d'autre part. La lutte entre ces deux projets ne peut trouver sa solution par un quelconque règlement. La lutte contre l'entité sioniste est une lutte pour l'existence et tout projet comportant une intégration de cette entité dans la région est un projet de domination qu'il faut combattre.

Aussi il faut s'en tenir à lutte contre la normalisation sous toutes ses formes, au plan arabe et international, parce que la normalisation est un moyen important de consacrer la domination sioniste. Il faut aussi s'en tenir au droit de retour du peuple arabe palestinien dans sa patrie, dans ses villes et villages comme un droit absolu, inconditionnel, individuellement et collectivement. C'est un droit inaliénable et non négociable et aucune autorité ne peut se prévaloir du droit de le rétrocéder sous aucune forme. Nous affirmons l'arabité de ce droit parce qu'il fait partie intégrante du projet de libération arabe.

5) Le refus total et catégorique de l'occupation de l'Irak et de toutes ses conséquences.

6) Nous nous tenons aux côtés de la résistance multiforme et surtout militaire contre l'occupation.

7) Ce qu'on appelle légitimité internationale et à laquelle on se réfère actuellement, traduit en fait la domination impérialiste américaine sur le monde. La seule légitimité que nous reconnaissons est celle qui émane des peuples et de leurs intérêts naturels, historiques et moraux. C'est la référence de base pour les peuples d'accepter ou de refuser les décisions internationales.

8) L'unité de combat dans la patrie arabe, fondée sur les principes humanitaires non chauvinistes, respectueux de la diversité culturelle et des croyances, est le fondement de la victoire et en même temps celui de la réalisation de l'unité arabe en tant que projet humaniste en droite ligne de la lutte internationale qui conduira à la défaite définitive de l'impérialisme.

9) Le combat pour la libération et la démocratie est une confrontation permanente avec l'impérialisme et les régimes dépendants et ne peut s'opérer que sur la base de la garantie des intérêts économiques et sociaux des classes populaires et de la souveraineté des peuples sur leurs pays et leurs ressources.

10) Le refus de tout investissement étranger des organisations gouvernementales et non gouvernementales parce que cela relève de l'investissement étranger et de ses préoccupations et que cela constitue le moyen de consacrer la domination impérialiste, de diviser les causes arabes fondamentales en une multitude de petites causes marginales par rapport au cours historique et à la lutte générale et qu'enfin c'est une atteinte au projet arabe et une tentative de domestiquer les intellectuels.

11) Nous insistons sur l'importance de l'analyse théorique fondée sur une connaissance en changement permanent pour comprendre et intégrer la structure de l'impérialisme, ses projets coloniaux dans notre région arabe et dans le monde et pour comprendre aussi la nature des régimes dictatoriaux qui nous gouvernent. Il est ainsi nécessaire d'avoir pour référence permanente une référence populaire arabe qui défend les causes et les intérêts arabes, ainsi que les causes et les intérêts des peuples en lutte pour leur libération. C'est le préambule nécessaire à toute action énergique véritablement populaire et qui enrichit par là-même les orientations politiques.

12) Toute personne ou organisation, arabe ou internationale, en accord avec les points essentiels développés ici, est partie intégrante de ce projet de front de résistance contre l'impérialisme et le sionisme et un allié dans ce combat. Nous mettons à votre disposition une invitation qui reste ouverte à toute proposition et susceptible d'être enrichie par vos suggestions.

L'axe principal du congrès est: Impérialisme et résistance populaire arabe et tous les autres thèmes en rapport tournent autour de cet axe, tels que Le projet du grand Moyen-Orient, la situation en Irak, la situation en Palestine, les « projets américains de démocratisation », la normalisation.. etc.

Date et lieu du congrès : le Caire du jeudi 20 avril 2006 au samedi 22 avril 06


Les documents du congrès : la participation au congrès par des papiers est ouverte à tous et leur réception par courrier électronique se fera jusqu'au 10 mars 2006. Les contributions présenterons une analyse de la situation actuelle et leur développement dans l'avenir, avec en face une réponse à la question « que faire ?

Une priorité sera donnée aux contributions qui respecteront ces conditions dans la présentation et la discussion au cours des assises du congrès.

Toutes les contributions seront distribuées aux participants avant la tenue du congrès.

Les travaux du congrès déboucheront sur 1) un communiqué politique ; 2) Un plan concret d'action ; 3) Un secrétariat exécutif.

Remarques importantes :

1) Nous recevons les suggestions concernant la conception proposée pour l'organisation de ce congrès jusqu'à une date limite : 20 janvier 2006 C'est sur cette base que sera définitivement définie l'invitation au congrès et distribuée à tous.

2) Ce congrès appartient aux congressistes, aussi chaque participant assume les frais de voyage et de séjour.

3) Nous encourageons ceux qui peuvent couvrir les frais de participation d'autres congressistes à le faire.

4) Nous invitons les personnes qui ne seraient pas en mesure d'assurer leurs frais de participation, de nous en informer afin d'essayer de faire quelque chose pour leur garantir la participation.

5) Les participants sont invités à remplir les imprimés de participation qui leurs seront envoyés en même temps que les invitations définitives.

Toutes observations, suggestions ainsi que les contributions doivent être envoyées aux adresses mél suivantes :
hbustani2@yahoo.com
arabl@yahoo.com
nkassass@yahoo.com

 

 
 


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