12 JUILLET 2006 - CENTRE PF3 A RABAT : RASSEMBLEMENT
HISTORIQUE POUR LA MEMOIRE ET LA VERITE
par la Famille Houcine El Manouzi, Casablanca, 10 juillet 2006
Le 12 juillet 1975, Houcine El Manouzi, militant syndicaliste et membre
du parti d'opposition UNFP, a réussi à s'évader
du centre de détention secrète PF3 à Rabat, en
compagnie de 7 autres détenus-disparus (Ababou, chellat, Akka,
Mzireq, 3 frères bourequat). Pour son arrestation, l'Etat avait
mobilisé d'énormes moyens matériels et humains,
et il fut de nouveau arrêté le 19 juillet 1975 par une
brigade de la gendarmerie royale à Ain Aouda.
Par cette évasion courageuse et risquée, Houcine est arrivé
à briser le mur de silence sur son enlèvement de Tunis,
son emprisonnement au Maroc et à lever le secret sur l'un des
plus horribles centres de détention secrète au Maroc le
PF3 à Rabat, dont certains continuent encore de nos jours à
en nier l'existence. 31 ans après, le sort de Houcine est toujours
inconnu et il continue de subir le calvaire de la disparition forcée.
GRANDE DECEPTION
Dans son rapport final, L'IER (Instance Equité et Réconciliation)
relate le travail d'investigations mené sur la disparition forcée
de Houcine El Manouzi. Elle confirme certains éléments
avancés par la famille, notamment son enlèvement de Tunis,
sa détention au PF3, son arrestation par la gendarmerie royale
à Ain Aouda le 19 juillet 1975, le faux certificat médico-légal
de décès remis à la famille par Le CCDH, mais elle
n'est pas arrivée à déterminer son sort . L'IER
justifie cet « échec » par le manque de coopération
de certains services de sûreté.
Le résultat des investigations de l'IER a constitué une
grande déception pour les parents de Houcine, sa famille et ses
amis, qui se sont mobilisés pour la réussite d'un processus
conçu et présenté pour asseoir les fondements d'une
vraie réconciliation fondée sur la vérité
et l'équité. D'autant plus que pour le cas de Houcine
:
les principaux acteurs de son enlèvement et de sa disparition
forcée sont identifiés et encore vivants
le centre PF3 a fait partie des moyens déployés par l'Etat
pour réprimer et neutraliser les démocrates. Durant plus
de trois décennies, il a fonctionné en tant que tel indépendamment
des personnes chargées de la surveillance des lieux.
Vouloir tourner la page dans ces conditions ne peut qu' inciter les
responsables des actes de disparition forcée à se retrancher
derrière l'argument « secret d'Etat », encourager
la perpétuation des actes ignobles d'enlèvement et de
disparition, et favoriser l'impunité.
MOBILISATION POUR LA MEMOIRE ET LA VERITE
Dans ce cadre le rassemblement du 12 juillet 2006 devant le Centre PF3,
31 ans après la courageuse évasion du 12 juillet 1975,
est un appel à l'Etat pour le respect de ses obligations, notamment
la garantie des droits des citoyens à la vie, à la liberté
et à la sûreté de leur personne et mettre fin aux
souffrances des familles et des victimes de la disparition forcée.
une forme civilisée de protestation contre ceux qui s'opposent
à la vérité et à la justice.
Elle exprime notre attachement au droit à la vie pour Houcine
et ses camarades, et traduit notre mobilisation permanente pour la préservation
de la mémoire.
Nos chers amis !
par K. Selim, Le Quotidien d'Oran, 8 avril 2006
Même quand on est un sujet arabe obéissant, naïf et
passif, impossible de ne pas noter la singulière concomitance:
hier, le jour où la Commission européenne annonçait
la suspension des aides aux Palestiniens, une réunion de l'Otan
se déroulait au Maroc avec sept pays méditerranéens,
six Etats arabes et Israël.
Que les journalistes si prompts à pointer le voisin lèvent
la plume: à cette réunion, l'Algérie est partie
prenante. On attend avec curiosité que dans la vieille «Mecque
des révolutionnaires» quelqu'un exprime ne serait-ce que
l'ombre d'un état d'âme ou se demande pudiquement ce que
nous faisons dans cette galère.
En attendant, au Maroc, des gens ont manifesté pour refuser que
leur pays soit inclus dans les «dispositifs agressifs» de
l'administration américaine. Nos coeurs, chaque jour saignés
par les incursions de la civilisation dans les territoires palestiniens
occupés ou par les grands effets collatéraux de la démocratie
aéroportée en Irak, sont avec eux.
Que les Etats fassent ce qu'ils veulent, ce n'est guère une nouveauté
dans nos contrées, mais il est réconfortant que des citoyens
arrivent à dire ce qu'ils pensent. Sur Al-Jazeera, un militant
marocain des droits de l’homme disait tout haut le mal qu'il pensait
de cette réunion et n'hésitait pas à parler d'entreprise
impérialiste.
C'était, avouons-le, très rafraîchissant qu'en ces
temps de lèche générale, quelqu'un dise franchement
un peu de ce que nous ressentons tout bas. Nous n'avons aucune raison
valable de faire ami-ami avec l'Otan et Israël. Au journaliste,
platement réaliste, qui lui disait à «quoi bon manifester
puisque la réunion se tient quand même», le militant
a répondu par une évidence qui s'est perdue: « mais
pour dire que nous ne sommes pas d'accord, même si on ne peut
pas changer les choses !». Bref, le niveau le plus faible de la
foi est bien de proclamer, quand on le peut, que le «réalisme»
dont font preuve nos gouvernants est consternant.
Qu'avons-nous à discuter et à planifier avec Israël
qui considère que le peuple palestinien est, globalement et dans
le détail, un ennemi à soumettre, voire à jeter
dans la mer ou dans les sables des Etats arabes voisins ? Qu'y a-t-il
à coordonner militairement avec des Occidentaux qui exercent
sans honte un chantage contre les Palestiniens et les punissent collectivement
pour avoir exercé leur droit de choisir librement leur gouvernement
?
«C'est un événement de haut niveau, très
significatif...», a déclaré, pince-sans-rire, le
secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.
Significatif ? De quoi ? D'une singulière perte de sens qui devrait
nous alarmer au plus haut point. Car de l'autre côté, on
ne perd pas le nord, l'ennemi est globalisé comme une caricature
danoise du prophète. Jeudi, lors d'un briefing à l'usage
des journalistes, le général Kimitt, numéro 2 du
Centcom, expliquant le nouveau concept de la «Long War»
qui doit remplacer la déjà usée Global War on Terror,
a indiqué que la guerre se menait aussi sur Internet, dans le
domaine de la finance et celui de la propagande. Et devinez le diapo
qui illustrait les médias et la «propagande ennemie»:
une mosquée ! Elémentaire, mon cher Kimitt !
Très significatif, comme dirait notre cher ami le secrétaire
général de l'Otan !
Rassemblement devant la Délégation
provinciale de l'énergie et des mines à Ouarzazate
par Mhamed Khouya, 27 mars 2006
Un rassemblement est organisé aujourd'hui 27 mars 2006 à
15:00h par la Confédération démocratique du travail
Union locale de Ouarzazate devant la Délégation provinciale
du ministère de l'energie et des mines à Ouarzazate pour
revendiquer la réadmission des ouvriers mineurs à leurs
postes de travail dans la mine d'imini, la liquidation juste et définitive
de leur dossier judiciaire en suspens à la cour de cassation
de Rabat, qui passe nécessairement par la proclamation de l'innocence
des six mineurs syndicalistes dont figure le militant syndicaliste et
défenseur des droits humains Khouya Mohamed.
Ont participé à ce rassemblement les ouvriers des mines
d'Imini très nombreux, en plus de quelques militants syndicalistes
CDT appartenant à differents secteurs d'activité venus
soutenir la cause des mineurs.
Ce rassemblement était aussi l'occasion pour dénoncer
le gel du dossier social des ouvriers mineurs et leurs familles, laissé
au pourissement par le patron de la mine d'Imini ( manque de couverture
médicale appropriée, conditions de d'hygiène et
de securité trés précaires, absence des délégués
du personnel, etc).
Cette manisfestation est une action militante survenue en réponse
à l'appel lancé à l'échelle national par
le Bureau national du Syndicat Nationale de l'Energie et des Mines affiliée
à la CDT, exhortant les Unions locales et les bureaux syndicaux
du secteur minier relevant de la CDT à manifester leur refus
et colère contre la vague des harcellements et des arrestations
qui ont frappé les syndicalistes du secteur notamment aux mines
d'Imini à Ouarzazate, aux mines d'Imidder à Tinneguir
et à l'usine de Zalija à Oujda, et pour proteseter contre
le gel de leurs cahiers revendicatifs et le nouveau statut des mines
et des mineurs..
Une série de slogans contestataires et revendicatifs ont été
entendu dont je cite:
Ya Mandoub Ya Mas'oul, Hadchi machi Maakoul
Par l'unité, la lutte et la résistance, les licenciés
seront réadmis et les détenus innocentés !
Conséquence d'être étranger
par Placide Nzeza, Président du Conseil des Subsahariens
du Maroc, 6 février 2006
C'est avec émotion et regret pour moi de vous décrire
un scénario vécu hier dimanche 05/02/2006,pendant que
je sortais de la maison pour répondre à une invitation
,j'ai été interpellé par la police à 200m
de la maison, les policiers m'ont demandé mon identité
et mon appartenance religieuse, aussitôt répondu, je me
suis fais embarquer dans la jeep 4x4 pour une destination inconnue à
9h00 du matin sans tenir compte de mon récépissé
du HCR (Haut comité des réfugiés des Nations unies).
Pendant que je voulais poser la question de savoir où ils me
conduisaient, ils ont arrêté la jeep pour commencer à
me tabasser comme un serpent, en me disant qu'est ce que je suis venu
faire au Maroc, pendant que je roulais à terre sous le choc des
coups de poings et de pieds, l'un des policiers a commencé à
pisser sur moi et l'autre demandait de me faire boire les urines, je
commence à crier, et les yeux étaient bandés, par
la force ils ont réussi à me faire avaler une petite partie
des urines qu'ils ont mis dans une bouteille de Danone.
Je ne savais pas exactement l'endroit ou l'événement s'est
passé, car j'étais ligoté comme un mouton, heureusement
j'avais oublié mon portable à la maison sinon ça
serai parti, j'avais subi une fouille systématique jusqu'aux
organes génitaux, et ils ont pris les 80 Dirhams que j'avais
et jeté le récépissé du HCR par terre, ils
m'ont jeté à 7km de KENITRA dans une forêt vers
19h00, et grâce à un berger marocain qui a eu pitié
de moi qui m'avait conduit chez lui pour me donner du thé avec
du pain, je lui ai demandé si je pouvais faire le pied jusqu'à
Rabat, il me dira que je serai dérangé par les agresseurs
ainsi que la police en cours de route.
Le berger m'a remis 20 dirhams et m'a fait embarquer dans un taxi jusqu'à
Rabat ou je suis arrivé à 22h00. Je suis vraiment malade
sous le choc. Je me demande, si le fait d'être un étranger
et vivre au Maroc tout près de l'Europe est un péché
? Nous sommes devenus des esclaves dans notre propre continent.
Voilà le scénario , ça peut vous étonner
mais c'est la réalité des choses.
Mobilisation pour la défense
de la zone littorale de Cala Iris à Al Hoceima
Ce site web a pour but d'informer la population marocaine
et les marocains résidents à l’étranger mais
aussi les étrangers, de l’avenir de Cala Iris, zone littorale
normalement défendu par les lois couvrant les parcs naturel.
Cette plage se situe au nord du Maroc, dans le Rif à 40 km de
Al Hoceima
C’est un havre de paix pour tout le monde, durant
l’année et notamment pendant l’été
ou des personnes de différentes classe social mais aussi différentes
origines ce côtoient pour passer leurs vacances de la manière
la plus paisible qu’il soit. En effet ce hameau de paix est situé
dans la région de AL Hoceima, en pleine nature, bordant le littoral
et s’étalant sur la foret.
Oui mais voila!!!, nous attirons votre attention sur
le fait que ce site naturel fait l’objet d’une demande de
construction, afin qu’y soit construit un grand complexe touristique,
ne laissant par ailleurs aucune place au tourisme intérieur.
De tel projet ont déjà été entrepris à
Capo Negro, Marina Smir, ainsi que Saïdia avec son grand complexe
touristique; et on se rend bien compte du résultat pour les personnes
qui se rendaient auparavant sur ces plages, l’accès y est
à présent très difficile pour faire du camping,
ou simplement accéder à la plage. Du fait de l’ampleur
du projet, et donc des moyens colossaux qui y seront consacrés,
pour en faire un centre touristique de luxe, ce « futur complexe
haut de gamme en béton armé » attirera vraisemblablement
une clientèle touristique exclusivement étrangère,
ne laissant plus de place à la diversité des populations:
issu de différentes classes sociales, de différents horizons
qui s’y retrouvaient jusqu’à présent et qui
contribuaient en soit à la beauté et la convivialité
du lieu, mais aussi au développement aussi modeste soit t’il
des alentours.
Nous n’avons strictement rien contre le développement
et qui plus est le développement du Maroc, cher à notre
coeur, cependant nous sommes pour un développement réfléchi,
durable, qui s’intéresse aux populations locale, à
l’emploi, l'insertion social, l'environnement et le tourisme intérieur
mais aussi extérieur tant qu'il reste accessible à toutes
personnes, qu'elles soient de différentes origines ou de différents
milieuw sociaux.
Cette pétition sera ensuite envoyée aux
autorités compétentes. C'est l'occasion pour les citoyens
marocains et les marocains résident à l'étranger
et aux étrangers qui connaissent Cala Iris,dans la région
de Al Hoceima au Maroc de pouvoir défendre ce site naturel près
du littoral, afin qu'il soit préservé de développement
à caractère purement économique qu'il s'y prépare.
Ceci afin que la faune et la flore soient préservés et
que ce site reste parc naturel y reste protégé par ses
lois.
Le dévelopement est une bonne chose tant qu'il
a une vision à long terme sur les populations locales, l'emploi,
l'insertion social, l'environnement et le tourisme intérieur
mais aussi extérieur tant qu'il reste accessible à toutes
personnes, qu'elles soient de différentes origines ou de différents
milieu sociaux.
Si comme nous vous adhérez à ses idées,ou
souhaitez participez à ce mouvement, signez cette pétition.
Elle est sur notre site : http://amis.de.cala.iris.free.fr/
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