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Liban Discours à la nation libanaise
Dans le contexte des scandales entourant
les tenants du pouvoir durant la dernière guerre israélo-américaine
contre le Liban, en particulier durant l’agression du mois de juillet
2006, son Excellence le Secrétaire général du Hezbollah, Al Sayyid Hasan
Nasrallah a révélé que certains des membres de l’équipe gouvernementale
ont demandé aux USA qu’Israël déclenche une guerre contre le Liban au
cours de l’été dernier ; il a également révélé que le Premier ministre
Fu’âd Siniora a tenté de confisquer les armes de « Certains membres du Cabinet –
je n’en ai jamais cité aucun par son nom – sont allé chez les Américains
pour leur demander qu’Israël fasse la guerre au Hezbollah, ainsi qu’à
tous ses alliés au Liban. » Il a également mentionné le fait qu’un
service de sécurité libanais avait tenté – là encore, en pleine guerre
– d’obtenir des informations concernant les lieux où étaient susceptibles
de se trouver des responsables du Hezbollah, dont Hasan Nasrallah lui-même. Le Secrétaire général du Hezbollah, Sayyid
Hasan Nasrallah, a débuté son discours adressé à la foule des manifestants
retranchés sur « Ô, vous qui vous êtes rassemblés
[en protestation] pour protéger la souveraineté, l’indépendance et la
liberté du Liban, je vous salue ! J’aurais souhaité me trouver
parmi vous, sur une de ces places prestigieuses, par ce temps hivernal
et par ce froid climatique, largement compensé par l’ambiance chaleureuse,
pleine d’affection et d’entraide mutuelles et de fraternité nationale
envers le Liban et la nation islamique [‘ummah]. J’espère pouvoir venir
vous rejoindre un jour sur une de ces places. Avant toute chose, je
souhaite que ceux qui m’entendent ne tirent aucun coup de feu, car c’est
là une coutume déplorable. Et aussi – surtout – parce que le seul endroit
idoine, pour les balles, c’est la poitrine de l’ennemi sioniste. Ceux
qui tirent en l’air comme des malades ne font que nuire à l’image de
marque de l’opposition nationale libanaise ». Son Excellence s’est ensuite adressée
à la famille éprouvée du martyr Ahmad Mahmoud, à laquelle il a présenté
ses condoléances, et qu’il a réconfortée, disant : « Votre fils est tombé en martyr
sur le champ de bataille de la défense de la fierté et de la dignité
du Liban. Le disparu est un martyr de Son Excellence a poursuivi : « C’est afin de sauver le Liban
que vous êtes réunis, en masse, depuis vendredi. Chaque soir, je vous
adresse mes remerciements. Vous faites quelque chose de grandiose et
d’honorable, car votre action est au service du plus noble des objectifs
nationaux : sauver le Liban ! » « Mes Frères, Ils parient sur votre fatigue et sur
votre lassitude ; mais… ils n’ont pas encore compris que vous êtes
un peuple inlassable et infatigable ?
Ils ont donc oublié que vous êtes restés debout, trente-trois
jours durant, sous le pire et le plus violent des bombardements aériens
encore jamais vus, et que vous avez tenu bon, en dépit des morts et
des massacres et des destructions ? Ils nous ont invités à capituler.
Mais nous n’avons pas capitulé, et nous sommes restés sur la terre de
nos pères et de nos ancêtres ! » Le Secrétaire général du Hezbollah a
ensuite précisé ce qui suit : « Aujourd’hui, depuis les places
où vous vous êtes rassemblés et où vous avez l’intention de rester,
dites à ceux qui parient sur notre capitulation qu’ils se font des illusions…
ils se font des illusions… ils se bercent d’illusions ! Dites-leur :
« Nous sommes plus forts que la fatigue, que la faim, que l’ennui,
et même que les bombardements. Les bombes et les missiles ne nous font
pas peur, et vous voudriez que nous capitulions devant vos bombardements
de logorrhée ? Mes Frères, ce n’est certes pas un effet du hasard
si les forces libanaises qui ont adopté Et ça n’est pas non plus un effet du
hasard si ceux qui ont soutenu l’agression guerrière contre le Liban
soutiennent ce qui reste d’un gouvernement déchu, enfermé dans le sérail
gouvernemental. » Hasan Nasrallah a convié les pays arabes
soucieux de l’avenir du Liban à ne pas s’immiscer dans sa politique
intérieure, disant : « Celui qui veut la tranquillité
et le salut du Liban doit tendre la main à tous les Libanais et ne pas
se contenter de faire lire des déclarations par son ambassadeur. Je
dis aux autres membres du gouvernement, qui n’ont plus aucune légitimité,
que leur recours au soutien américain ne leur servira strictement à
rien ; en effet, ceux à qui vous vous en remettez, à commencer
par George W. Bush, sont aujourd’hui ceux qui, plus que qui que ce soit,
ont le plus grand besoin qu’on leur vienne en aide ! » Son Excellence a poursuivi : « Depuis un an et demi, le gouvernement
libanais reçoit une aide américaine et occidentale sans aucun précédent
dans l’histoire du Liban, et ce simple fait suffit à soulever les soupçons.
Ce qui suscite encore plus la suspicion, ce sont les louanges incessantes
en provenance d’Israël envers ce gouvernement. N’est-il pas purement
infamant que le cabinet restreint israélien ait pu se réunir autour
du thème : « Comment aider le gouvernement libanais en phase
terminale ? » Et [ce gouvernement libanais moribond,] on sait
que les Israéliens font tout leur possible pour tenter de le sauver !… Le Secrétaire général du Hezbollah a
insisté sur les revendications de l’opposition libanaise, déclarant :
« Nous, dans l’opposition nationale,
nous insistons sur notre exigence que soit formé un gouvernement d’union
nationale libanaise authentique, car la composition particulière, extraordinairement
variée, du Liban, signifie que l’hégémonie d’un groupe particulier ne
saurait que placer le Liban dans l’impasse. Et parce que le Liban ne
peut exister que dans la participation et dans la coopération, et certainement
pas dans la monopolisation du pouvoir. Le but du gouvernement d’union
nationale est de faire obstacle à toute tutelle ; nous voulons
un gouvernement d’union nationale dont les patrons soient libanais,
et qui représente la garantie de la sécurité, de la stabilité, de la
sauvegarde et de l’unité du Liban. C’est ce à quoi nous aspirons, et
nous rejetons toute tutelle, qu’il s’agisse de celle d’un ennemi, de
celle d’un ami, ou encore de celle d’un [pays] frère ! Le Secrétaire général du Hezbollah a
assuré qu’au nom du Hezbollah il soutenait la garantie d’un tiers des
sièges à toute opposition, disant : « Nous croyons, en effet,
à la concorde nationale et à la coopération, car, seul, le sort du Liban
nous préoccupe. » Monsieur Hasan Nasrallah a poursuivi : « Les portes du dialogue ayant été
fermées, et la table des consultations ayant été suspendue, la seule
solution qui demeurait était celle consistant à descendre dans la rue.
Aujourd’hui, dans la rue, nous y sommes, et nous n’avons pas pour autant
fermé les portes du dialogue. Mais nous, dans l’opposition libanaise,
nous n’avons nul besoin de revenir à une table de dialogue solennelle,
où nous nous ferions gruger à nouveau. Nous resterons dans la rue, et
que ceux qui veulent discuter avec nous viennent discuter avec nous :
nous sommes prêts à dialoguer avec eux ! » Son Excellence a indiqué que l’initiative
du Patriarcat maronite au Liban comporte beaucoup d’aspects positifs.
Elle a affirmé, au nom de tous les manifestants rassemblés, que personne
ne quitterait la rue tant que ne serait pas obtenu le but qui, seul,
est susceptible de sauver le Liban. Sayyid Nasrallah a précisé : « Je tiens à souligner les principes
de notre occupation à ciel ouvert ; qu’il n’y ait pas de horions,
ni d’insultes. Nous refusons toute humiliation personnelle de qui que
ce soit parmi les membres du gouvernement. Notre rassemblement est pacifique,
civique, civilisé. Quand ils ont tué le martyr Ahmad Mahmoud, ils ont
voulu nous entraîner dans des affrontements armés : [c’est] au
nom du martyr et de ses camardes, au nom de toutes les personnes dans
l’opposition, [que je vous demande d’observer cette ligne de conduite]. Son Excellence le Secrétaire général
du Hezbollah s’est ensuite adressé à l’équipe au pouvoir : « Nous refusons la guerre civile
et les dissensions fratricides [fitna] entre communautés, entre confessions
et entre forces politiques, car nous voulons que notre mouvement soit
pacifique. Je dis aux Libanais et à tous les peuples de la région qui
pousseraient éventuellement en direction d’une guerre civile que tous
les Libanais seraient perdants, si une guerre civile devait éclater
au Liban. » Le Secrétaire général du Hezbollah a
dit, lors de son allocution adressée aux manifestants qui tiennent le
centre de Beyrouth : « Nous n’avons jamais combattu quiconque
et nous ne le ferons jamais ; nous n’avons jamais menacé qui que
ce soit, et nous ne le ferons jamais. Que les habitants de Beyrouth
et de l’ensemble du Liban entendent bien : le sang de tout Libanais
est notre sang ; l’honneur de tout Libanais est aussi notre honneur ;
les biens de tout Libanais, nous les protègerons comme s’il s’agissait
des nôtres ; nous protègerons la maison de tout Libanais, à l’instar
de la nôtre : telle est la ligne rouge que nous protègerons par
notre sang – et même si vous décidiez de verser ce sang, nous ne nous
laisserions pas entraîner dans une quelconque guerre civile, ni dans
une quelconque querelle intestine, ni dans une quelconque sorte de dissentiment. » Son Excellence a poursuivi : « Nous disposons d’une véritable
garantie : l’armée libanaise. Elle a démontré qu’elle est l’armée
nationale de tout le Liban : nous devons tous veiller sur elle
et j’exhorte toutes les forces politiques à s’élever au-dessus de l’idée
d’utiliser le moindre soldat, et a fortiori un quelconque officier,
afin de servir ses propres intérêts partisans. » Il a poursuivi : « Quand vous êtes descendus dans
la rue, que vous vous y êtes installés et que vous avez assisté en rangs
serrés à une messe, on a vu de quelle manière l’équipe au pouvoir, qui
n’a que la démocratie et la liberté d’expression à la bouche, vous a
traités. Votre discipline était extraordinaire ; d’ailleurs, vous
surprenez toujours le monde entier par votre discipline. Mais eux, ils
ont essayé de vous humilier en vous encerclant, ils ont envoyé leurs
hommes de main pour vous provoquer sur votre chemin de retour chez vous
et c’est ainsi qu’ils ont tué le martyr Ahmad Mahmoud. » Son Excellence a ensuite posé une question : « Je pose aux Libanais, et au monde
entier, la question suivante : Malgré la présence des services
de sécurité, quelqu’un leur aurait-il empêché le passage ; quelqu’un
aurait-il tué l’un d’entre eux ? Le plus dangereux, c’est l’incitation
à la haine confessionnelle ; ce sont les propos selon lesquels
la guerre civile serait pour bientôt. Ils ont prétendu que le rassemblement
était [purement] chiite, afin de donner à accroire qu’il se serait agi
d’une manifestation chiite, contre un gouvernement sunnite. Ensuite,
ils ont dit que la manifestation était organisée par le Hezbollah, en
écartant le mouvement Amal, en prétendant qu’il observait la neutralité,
et, là encore, en ignorant délibérément toutes les autres composantes
de l’opposition. Mais les derniers jours ont démontré le caractère mensonger
de leurs assertions ; toutes les nuances de l’opposition sont devenues
bien visibles et le slogan confessionnel est tombé. Mais cela ne les
empêche nullement de continuer à l’utiliser dans leur propagande et
dans leurs discours… » Hassan Nasrallah a dit très clairement
que la provocation confessionnelle est une faute – pire : un crime
historique et politique. Et qu’elle est susceptible, au cas où elle
finirait par s’imposer, d’entraîner un désastre généralisé. Il a exigé
la mise en place d’une commission d’enquête arabe et islamique chargée
de rechercher qui sont ceux qui provoquent les dissensions confessionnelles
et communautaires. Il a notamment déclaré : « Ils veulent porter atteinte au Hezbollah
et faire croire que son prestige serait en chute libre dans le monde
arabe. D’aucuns nous conseillent de veiller à notre aura. Je leur réponds
que le monde sait pertinemment que notre cause est sacrée et noble,
que nous ne recherchons ni des avantages matériels ni la notoriété ;
si bien que, même au sein du prochain gouvernement d’union nationale,
nous ne demanderons aucun quota, et nous cèderons des fauteuils ministériels
à nos partenaires de l’opposition. Nous sommes des gens qui ne redoutons
ni les insultes ni les diffamations. Nous sommes fidèles à notre cause,
à notre nation et à notre peuple, et nous sommes prêts à sacrifier pour
eux ce que nous avons de plus précieux, y compris notre propre vie. » Sayyid Hassan Nasrallah s’est ensuite
adressé à tous les Libanais et à tous les peuples arabes et musulmans,
disant : « Je vous le demande : y a-t-il
un seul Libanais, ou un seul Arabe, qui puisse accepter que nous fermions
les yeux sur un gouvernement soutenu par l’Amérique et par Israël ?
Sur un gouvernement qui ne détient aucun pouvoir de décision libanais
souverain ? Et qui ne fait que se plier aux décisions de Friedman
et de Rice ? Ce gouvernement n’est pas le gouvernement des Sunnites,
ce n’est pas un gouvernement national ; il ne pourrait s’agir d’un
gouvernement national qu’à la condition sine qua non qu’il ait été constitué
sur une base nationale. J’affirme – que le monde écoute bien – que si
ce gouvernement était réellement un gouvernement sunnite au Liban, je
serais le premier à lui obéir. Qu’ils arrêtent de jouer avec le confessionnalisme.
Nous sommes avec « Il est regrettable, affligeant,
dans la dernière période, qu’ils se soient concertés afin de rouvrir
le dossier de la dernière guerre, afin de tenter de faire retomber sur
le Hezbollah la responsabilité de la guerre, des destructions et de
leurs conséquences économiques. Je fais partie de ceux qui veillaient
à remettre à plus tard l’examen de ce dossier, dans l’intérêt même des
Libanais. Mais, puisque vous insistez : écoutez ! Ce que je
vais dire ne changera rien à notre objectif. Nous allons dire :
formons un gouvernement d’union nationale. J’en appelle à la formation
d’une commission juridique libanaise honnête, composée de juges libanais,
ou à la constitution d’une commission juridique arabe, composée de magistrats
honnêtes, et que des enquêtes soient lancées sur la guerre de cet été… » Son Excellence a poursuivi : « Très franchement, je vais les
mettre en accusation, ceux qui ont demandé à l’Amérique, à Bush et à
Cheney, de façon officielle, qu’une guerre soit livrée au Liban. J’en
veux pour preuve que le dialogue au sujet de l’armement de Le responsable de la guerre de Juillet,
ce n’est pas Son Excellence a poursuivi : « Tandis que je m’adresse à vous,
vous avez pour voisin un Premier ministre qui a perdu toute légitimité
– et les témoins sont encore là pour le dire. Au beau milieu de la guerre,
je demande à son excellence le Premier ministre, après que les sionistes
eurent détruit les ponts et les routes afin de couper les lignes d’approvisionnement
de « Chez nous, au Liban, le gouvernement
prélève les impôts, et c’est ce qui permet au gouvernement de verser
les salaires des fonctionnaires, notamment des services de sécurité,
lesquels sont supposés protéger les Libanais, leur sécurité et leurs
biens. Durant la guerre, certains services de sécurités appartenant
à l’équipe au pouvoir étaient supposés chargées d’arrêter les espions
et les membres des réseaux israéliens qui transmettaient des informations
aux Israéliens qui leur permettaient de nous bombarder. Mais, malheureusement,
je vous le dis, et j’appartiens à une commission d’enquête indépendante
chargée d’enquêter à ce sujet, un des services de sécurité dépendant
de l’équipe gouvernementale s’employait, durant la guerre, à rechercher
les postes de commandement du Hezbollah, et une équipe de ce service
a œuvré à repérer l’endroit où je me trouvais, personnellement, pendant
cette guerre. » Sayyid Hasan Nasrallah a poursuivi :
« Si nous n’étions pas attachés
au pays, et si nous n’étions pas parfaitement conscients des sensibilités
confessionnelles et communautaires, j’aurais cessé, dès le 14 août,
de parler non seulement d’un gouvernement d’union nationale, mais même
des traîtres qu’il convient de juger, au Liban. Mais en dépit de tout
ce que je vous ai relaté, on ne se refait pas : que voulez-vous,
ce sont nos valeurs, c’est notre culture : le souci de l’autre
et l’affection. Je leur pardonne, et s’ils veulent me faire rendre des
comptes, personnellement, je suis prêt. Aujourd’hui, par souci des susceptibilités
confessionnelles, j’ai décidé de me désister de ma plainte contre un
groupe fondamentaliste qui complotait pour m’assassiner, voici quelques
mois de cela. Je me suis désisté, mais ils sont toujours confrontés
à la justice, qui n’a pas tranché leur procès. Et jusqu’à ce jour, je
demande à la justice libanaise de faire libérer les membres de cette
bande qui voulait m’assassiner. » S’adressant à l’équipe au pouvoir, son
Excellence a dit : « Vous ne pourrez jamais nous faire
peur avec des masses de gens, ni nous empêcher de venir sur « D’ici quelque temps, nous ne saurons
accepter un gouvernement d’union nationale qui soit dirigé par l’un
de vous ; notre objectif sera différent : il s’agira de faire
tomber ce gouvernement, et de former un gouvernement de transition,
de procéder à des élections législatives anticipées, et vous savez très
bien qui a remporté la majorité des voix en 2005. Or, cette majorité
a été promptement confisquée, grâce à une loi scélérate et à des alliances
contre nature. Dans les prochaines élections, il n’y aura pas de place
pour la tromperie, car chat échaudé craint l’eau chaude. » Son Excellence a poursuivi : « Après les élections anticipées,
l’actuelle opposition sera la majorité, et elle formera son gouvernement
que dirigera une personnalité sunnite, patriote, honnête, propre, dont
le monde entier connaîtra l’honnêteté. Mais nous ne vous mettrons pas
à l’écart, et nous vous donnerons au minimum un tiers des sièges car
nous considérons que le Liban est le pays de la participation et de
la coopération. Afin d’exprimer la continuité de notre unité et de notre
cohésion, je vous invite à la plus grande participation possible à la
prière du vendredi. Au Liban, il n’y aura jamais, jamais, jamais, d’affrontements
entre Sunnites et Chiites. Je vous invite à participer au grand rassemblement
populaire, dimanche prochain à 15 heures, afin d’affirmer la présence
populaire, et la détermination populaire de l’opposition nationale libanaise,
et nous nous adresserons à eux, depuis les places publiques, depuis
les maisons et même depuis les tentes des pauvres gens, nous leur ferons
entendre notre voix, nous, qui sommes dans l’opposition nationale, nous
ne capitulerons pas ! Nous resterons sur les places publiques jusqu’à
ce que nous ayons instauré un gouvernement libanais d’union nationale
qui protège le Liban et tous les Libanais, qui défende le Liban et qui
résolve ses crises politiques et économiques. Pour leur faire entendre
que nous nous battrons pour cela, quels que soient les sacrifices ! » Le Secrétaire général du Hezbollah a
conclu son discours en disant : « Libanais de toutes les confessions,
de toutes les communautés et de tous les partis, vous êtes victorieux,
c’est une certitude. Comme je vous ai toujours promis la victoire, jusqu’ici,
je vous promets encore une fois la victoire : ils continuent la
guerre de juillet et d’août, et nous, nous poursuivons notre combat
afin de défendre l’identité du Liban. Que
Transcription originale :
http://www.manartv.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=7769&language=ar Extraits : http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/monde20061-Nasrallah.html Traduit de l’arabe par
Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs
pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour
tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à
condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources.
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