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Dialogue islamo-chrétien |
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Propos
clairvoyants de l’évêque de Bâle |
Par
rapport aux craintes qui règnent dans la société,
le problème n'est pas la force de l'islam, mais la faiblesse
du christianisme, estime l'évêque Kurt Koch. Sans la foi,
les valeurs chrétiennes s'érodent. Noël n'y change
rien.
Il a parfois l'impression que "plus les hommes oublient le mystère de Noël, plus ils allument de décorations", a dit l'évêque de Bâle dans un "entretien de Noël" publié vendredi par le "Blick". Derrière cette mer de lumières se cache la quête originelle de l'homme pour la lumière, d'après lui. Les hommes ne sentent alors qu'instinctivement que la fête chrétienne de Noël a un rapport avec cette lumière dans l'osbcurité de la vie et la nuit de notre monde. Le message de Noël, avec Jésus le "fils réfugié", devrait avoir des conséquences pour une politique d'asile et des réfugiés humaine. La société se trouve à une croisée des chemins: "Comment voulons-nous percevoir l'étranger, comme un ennemi ou un hôte?" La pratique éprouvée de l'hospitalité doit aussi prévaloir envers les musulmans, estime l'évêque. On peut aller à la rencontre de l'islam d'autant plus ouvertement que l'on a profondément confiance en sa propre foi et que l'on s'appuie sur une base solide. Dans ces conditions, une religion étrangère ne fait pas peur. "C'est pour cela que, pour moi, dans ce pays, le problème n'est pas la force de l'islam, mais la faiblesse du christianisme", a poursuivi Kurt Koch. Mais toutes les valeurs chrétiennes s'érodent si les bases de la foi ne sont plus présentes. C'est ainsi que vacille la conviction que la vie humaine est sacrée. La perte croissante de la "culture chrétienne du dimanche" participe du même phénomène. Source : Agence télégraphique suisse, 24 décembre 2004 |
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