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Histoire
 

Le racisme d'Etat en France


par Alain Vidal, 1er février 2006
L'auteur est, professeur des écoles à Nantes. Courriel : vidal.mothes@wanadoo.fr

Le 28 Juin 1881, la France instituait officiellement le racisme d'Etat. Sous l'autorité de Jules Ferry, alors chef du gouvernement, le Code de l'indigénat était promulgué. A l'époque, l'Algérie, faisait partie intégrante du territoire de la France, tous ses habitants étaient français. Avec ce Code, plus de deux millions de sujets français deviennent « légalement » des sous-hommes.


DES LOIS ANTI-ARABES AUX LOIS ANTI-JUIVES,
LE RACISME D'ETAT, DE JULES FERRY AU MARECHAL PETAIN

Les Arabes de ces trois départements d'Algérie sont soumis à une législation raciale. Règne dorénavant, un état d'exception permanent. Ce Code fait de l'Arabe, un serf taillable et corvéable à merci. A l'époque, des hommes politiques, d'éminents juristes, s'élevèrent contre ce « monument de monstruosité juridique »Šmais en vain.

Avec Jules Ferry triomphe « un principe hiérarchique et racial qui ruine le concept même d'humanité et d'universalisme » proclamé en 1789. C'est, sans le reconnaître, une remise en question radicale des idées de la Révolution considérées par les républicains modérés comme dangereuses pour les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir, dangereuses pour la « grandeur » de la France. Digne héritier du Code Noir édicté sous Colbert, le Code de l'indigénat fait de l'exception la règle, dans le but d'entretenir un état de peur permanent dans une population présumée coupable de tous délits présents et à venir. Délits et peines institués ne relèvent que de la seule administration en dehors de toute ingérence judiciaire.

Dans la rue, « l'outrage par regard » envers un Européen devient un délit.Š Réunions et fêtes sans autorisation sont interdites. Un permis de voyage est exigé pour sortir du territoire de la commune. Le travail forcé est de rigueur, un travail forcé aux forts relents d'esclavagisme. Sans jugement, l'internement peut être ordonné pour une durée indéterminée. L'interné n'est plus considéré comme un individu, « ni même comme un homme au sens juridique du terme. » Le principe de la responsabilité collective peut se traduire par une amende, elle aussi collective, au nom d'une « culpabilité sans faute ni responsabilité. » Le séquestre des biens immobiliers devient « un moyen essentiel de spoliation légale des terres des indigènes au profit des colons. » Dans les faits, une razzia à l'européenne. Pour clore cette liste non exhaustive, mentionnons la généralisation des châtiments corporels et la déportation vers le bagne où sévit l'extermination par le travail. Ce Code fut par l! a suite étendu aux possessions françaises d'Afrique Noire et d'Asie.

Le Code de l'indigénat portait en son sein « l'exclusion par la race », matrice des lois anti-juives promulguées sous Vichy. Des lois anti-juives rédigées, entre autres, par Peyrouton, garde des sceaux de Pétain, ancien haut fonctionnaire de la Coloniale, spécialiste de l'internement et de la déportation des Arabes. Antérieur de 59 ans aux lois anti-juives, puis contemporain de ces dernières, ce « racisme d'Etat » n'est mentionné ni dans les programmes ni dans les manuels d'histoire. Emboîtant le pas à la France républicaine, l'Allemagne nazie allait adopter des lois raciales en 1933. Aujourd'hui encore, malgré tout, les programmes officiels demandent aux enseignants de reconnaître le rôle positif de la troisième « République [qui]s'installe durablement, [et] consolide les libertés fondamentales.» Le Code de l'indigénat ne serai-il qu'un « détail » ?

Aux négationnistes de tout poil, rappelons que la troisième République était cependant traversée par un fort courant anticolonialiste et humaniste, ce qui contredit la thèse de l'unanimisme supposé de l'époque. Thèse si souvent véhiculée de nos jours pour exonérer de leurs crimes « ces hommes qui firent la grandeur de la France ». A la tribune de l'Assemblée Nationale, le 28 juillet 1885, Clémenceau dénonce solennellement les massacres commis par l'armée française, ce même jour, au nom de la République, Jules Ferry, méprisant cette opposition, théorise les concepts de races supérieures, de races inférieures, et d'espace vital. Des concepts, fer de lance d'un colonialisme, source colossale de profits pour les industriels et les banquiers. Des concepts qui furent plus tard des moteurs de l'expansion du grand Reich hitlérien.

Dès les débuts de l'Ecole laïque, sous couvert de liberté de pensée proclamée, les programmes d'histoire eurent pour objectif d'enseigner un roman national à grands coups de mythes et d'imaginaire. Les crimes du colonialisme deviennent de glorieuses épopées, les généraux décorés et statufiés. Par la même, Jules Ferry trahissait Condorcet qui affirmait cent ans plus tôt, à propos du rôle imparti à lŒEtat, 'qu'il serait coupable de vouloir s"emparer de l"imagination des enfants. » Cette propagande pèse encore lourdement aujourd'hui sur la rédaction des manuels scolaires comme sur certaines de nos représentations inconscientes de l'Arabe et du Noir. L'Ecole, sous couvert de défense des droits de l'homme, servira à légitimer le pouvoir en place, pour mieux défendre les intérêts de la bourgeoisie.

A coup de méthodes inspirées de celles de la hiérarchie de l'Eglise, seront ainsi jetées les bases d'un « catéchisme républicain » considéré comme neutre puisque décrété laïc... Le cours d'histoire sera, comme le définissait Jules Ferry, le propagandiste zélé, d' «une religion de la patrie, une religion qui n'a pas de dissident. » Ce même Jules Ferry qui rappelait sans détour, et fermement, aux enseignants : « Il y a deux choses dans lesquelles l'Etat enseignant et surveillant ne peut pas être indifférent, c'est la morale et la politique, car en morale et en politique l'Etat est chez lui.» En 1946, les femmes obtiennent le droit de vote. Cependant, le poids de l'idéologie assénée par l'Ecole est tel que, par impuissance de conscience, on qualifie, de nos jours encore, d'universel, un suffrage dont furent exclus des millions de Françaises et de Français, en l'occurrence les Arabes d'Algérie.

Les non-dits que masque le mythe de Jules FerryŠ et de son école, constituent un obstacle majeur à la compréhension d'un racisme qu'aujourd'hui, on qualifie pudiquement de discrimination. Les racines républicaines du racisme sont incontestables. Le combat antiraciste exige de les prendre en compte. Il faut analyser lucidement la forfaiture de Jules Ferry qui osa promulguer un corpus de lois raciales, tout en se réclamant des idéaux de la République. Mais peut-on évoquer le Code de l'indigénat, les lois anti-arabes entre autre, dans un pays qui s'enorgueillit d'écoles et de rues portant le nom de Jules Ferry ? Imagine-t-on un seul instant l'évocation des lois anti-juives dans une école portant le nom du maréchal Pétain ?

Source : http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-02-11%2008:31:12&log=lautrehistoire

 

 

Pourquoi la Loi Fabius-Gayssot est-elle la loi la plus con en France ?


Lettre ouverte aux députés, aux sénateurs, aux + des 80 000 maires, conseillers régionaux et autres, sans oublier les candidats à la présidentielle de 2007, ainsi qu'au Parlement européen
par Alain Coutte, 9 fevrier 2006


L’auteur est reponsable du site web Le Nouveau Monde Info > http://www.mercure5s5i.com/lenouveaumonde/. Il animera le 18 février à Paris une conférence-débat avec Bwemba Bong sur L'industrie occidentale de l'esclavage (voir notre Agenda)

Mesdames, Messieurs,
En préambule, permettez-moi de vous informer que je ne fais pas partie des « négationnistes » pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais nié le génocide nazi :

1- Ni dans son ampleur, car j’ai toujours parlé de chiffres entre 30 et 60 millions de victimes, tandis que d’autres ramènent celui-ci au chiffre de « 6 millions », ce qui constitue en lui-même un acte de négationnisme de faire abstraction de tous les autres morts [dont mon grand-père, un civil sauvagement abattu d’une balle dans la tête devant mon père, parmi de nombreux autres, lorsque les hordes de Waffen SS sont entrées dans le Nord de la France, après avoir essuyé de lourdes pertes, et qu’ils sont arrivés à Arras pour se venger] ;

2- Ni concernant les chambres à gaz car, contrairement à Simon Wiesenthal - qui a écrit (dans son livre « Stars and Stripes », édité en 1993) qu’il n’existait aucune chambre à gaz en Allemagne -, j’ai toujours dit, à contrario, qu’il existait des preuves qu’il y avait des chambres à gaz en Allemagne dans des conditions bien définies des programmes T4 et 14f13, destinées à anéantir les malades mentaux allemands qui firent 70 273 morts dont environ 5 000 Juifs (7 %).

En tant que citoyen français dont la famille a chèrement payé cette seconde guerre mondiale - mais nous ne fûmes hélas pas les seuls -, je suis donc tout à fait à l’aise pour vous informer que s’il existe une Loi qui doit être abolie dans les plus brefs délais, c’est la Loi Fabius-Gayssot sur un seul argument qui est celui que je vais développer ci-dessous.

1- Sachant que les massacres de Katyn furent attribués - A TORT -, par les juges du tribunal de Nuremberg sur le compte des Nazis, par les « bolcheviques New-Yorkais, financés par les banquiers de «Wall Street» » [qui, cela dit en passant, ont non seulement commencé par voler tous les biens de ma famille maternelle russe, mais les ont ensuite tous massacré, à l’exception toutefois de ma mère qui fut capturé à temps par les nazis ; elle les remercie encore aujourd’hui, car malgré les années passés dans les camps, elle fut correctement traitée, et ce, en dépit des rigueurs de la guerre. Comme quoi, il n’y avait pas que des ordures en Allemagne !], de part leur propagande afin de détourner l’opinion publique de leurs crimes (et ils continuent encore ailleurs au 21° siècle…) ;

2- Sachant que plus aucun historien sérieux ne croit aujourd’hui en cette fable [pourquoi devrions-nous encore croire aujourd’hui à toutes les autres qui émanèrent des mêmes sources ?] ;

3- Sachant que c’est le dernier président de l’Etat bolchevique, en l’occurrence Gorbatchev qui a lui-même avoué, en 1989, que son pays était responsable des massacres de Katyn ;

4- Sachant que la Loi « Fabius-Gayssot » fut votée en 1990 ;

5- Sachant que si cette même Loi - que je qualifie de « bolchevique », par rapport aux évènements de Katyn [d’autres l’interpréteront autrement …] -, avait été voté deux ans avant, nos enfants et leurs descendants continueraient à apprendre dans les écoles, collèges et lycées des mensonges honteux que ce sont les nazis qui ont perpétré ce crime infâme - ce qui est naturellement FAUX comme nous venons de le voir -, car cette même Loi « bolchevique » leur interdirait, sous peine de graves sanctions, de contester également les crimes de Katyn, malgré le démenti officiel de Gorbatchev qui aurait été le premier négationniste international, susceptible d’être emprisonné lors d’un voyage à l’ouest ( !!) ;

6- Sachant que vous êtes des personnes responsables, devant les Français, d’équité et de justice et que ceux-ci vous jugeront sur vos actes, lors des prochaines législatives ;

7- Sachant que vous ne souhaiteriez en aucun cas être jugés devant l’histoire par vos enfants et leurs descendants comme ayant dissimulé la vérité par une prétendue « omission » ;

En conséquence, je vous serai infiniment gré de bien vouloir prendre les mesures nécessaires pour faire en sorte que cette Loi soit abrogée dans les plus brefs délais et ce, dans l’intérêt même de NOTRE pays.
A défaut, je vous serai infiniment gré de me faire connaître la ou les raisons qui motivent votre refus afin de ne point mourir idiot.

Enfin, je n’ai pas besoin de vous rappeler ce qu’à dit notre Président de la République, qu’en l’occurrence il n’appartient ni aux juges, ni aux députés d’écrire l’histoire [à moins qu’on ai des choses à cacher ou des dogmes à consolider pour des raisons « politiciennes » …].

J’ose croire que vous aimez autant la France et l'Europe que moi et que vous seriez également prêt à mourir, non seulement pour sauvegarder ses valeurs républicaines, mais aussi pour la vérité.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux, candidats à la présidentielle de 2007 et parlemantaires européens, en l’assurance de ma très haute considération.