Défi* public à Olivier Pétré-Grenouilleau
par Alain COUTTE, 1er fevrier 2006
* Ce défi est déposé à l'INPI sur le plan
international.
Ce texte est en « copyleft ». Il peut donc être
dupliqué sur TOUS les sites Internet et transmis à tous
les médias internationaux.
Faites-le également circuler dans votre entourage, les universités,
centres de recherche, lycées et collèges à l'attention
des historiens, chercheurs, universitaires et professeurs.
Merci également à celles et ceux qui voudront bien avoir
l'amabilité de traduire ce texte dans différentes langues
internationales afin de le relayer dans tous les pays du monde.
Cher Monsieur,
Aujourd'hui, la plupart des historien(ne)s dans le monde entier sont
à peu près toutes et tous d'accord sur le fait qu'il
y aurait eu environ 11 millions d'esclaves africains « importés
» dans ce qui s'appelait « Le Nouveau Monde » (les
Amériques).
Afin de vous démontrer que le nombre de victimes de l'esclavagisme
fut en réalité compris entre 33 et 184 millions - avec
un coefficient d'erreur de 5,58, soit une fourchette relativement
large, vous allez comprendre pourquoi tout de suite -, je vous lance
publiquement le défi ci-dessous.
Tous les candidats qui voudront tester leur résistance physique
à la nature pourront également y prendre part en se
faisant connaître auprès de l'Association « International
Freedom For History » (voir les coordonnées à
la fin).
Ce défi sera couvert par tous les grands médias internationaux
que nous invitons à se faire connaître auprès
de l'Association « International Freedom For History ».
Le défi
Ce défi est résumé de la manière ci-dessous
:
1- Nous organiserons à Tombouctou (Mali) un « simulacre
» de guerre inter-ethnique afin de comptabiliser, lors de cette
première étape, le nombre d'esclaves capturés
par rapport au nombre de victimes ;
2- Ensuite, nous partirons à pied, et uniquement vêtu
de nos maillots de bain, sans aucune autre protection corporelle,
de Tombouctou (Mali), en direction de Nioro du Sahel [l'un des endroits
le plus chaud de la planète], puis Kayes (un bon millier de
kilomètres de marche pour se mettre en forme). Ensuite nous
entamerons une longue ligne droite jusqu'à Tambacounda (Sénégal),
non pas par la route goudronnée, mais à travers la savane,
puis direction Kaolack, avant d'arriver à Dakar, puis à
l'île de Gorée, où se situera la fin de la seconde
étape qui nous permettra de comptabiliser là encore,
le nombre de « victimes » durant cette longue marche d'environ
1 800 km depuis Tombouctou.
Naturellement nous comptabiliserons, le nombre d'abandons à
chacune des différentes étapes afin de permettre des
extrapolations qui serviront aux différents chercheurs, en
fonction des principaux pays qui firent l'objet de cet infâme
négoce.
Remarques :
- Durant le trajet, je vous mettrai autour du cou des fers et je vous
tirerai, comme les esclaves le furent, avec une perche ; naturellement,
lorsque vous ne marcherez pas assez vite, je vous fouetterai pour
vous faire avancer ;
- Nous ne saurons pas autorisés à boire de l'eau potable,
mais uniquement de l'eau de pluie ou des marigots que nous conserverons
dans des gourdes ;
- Nous mangerons uniquement des racines ou tout autre produit végétal
que nous trouverons sur notre chemin ;
- Nous dormirons à la belle étoile, sans aucune couverture,
ni quelconque protection pour nous protéger des amplitudes
de température excessivement importantes dans cette région
du monde.
Tout ceci, afin de reconstituer les conditions réelles dans
lesquelles les esclaves africains furent acheminés vers les
ports d'embarquement.
3- Depuis l'île de Gorée, où vous serez enchaîné,
mais néanmoins « correctement » nourri durant une
semaine avec du riz, nous embarquerons, toujours vêtus de nos
maillots de bain, sur une goélette en direction du Brésil
et vous ferez le voyage sur le pont, exposé aux vagues d'eau
de mer qui vous colleront à la peau durant tout le voyage -
comme le furent les enfants d'esclaves africains -, afin de comptabiliser
le nombre de victimes lors de cette troisième étape.
Durant le voyage, vous aurez droit à une ration de riz par
jour, et de l'eau de pluie.
A la fin de ce long voyage - mais, j'en suis certain, vous aurez probablement
abandonné bien avant (certainement avant d'arriver à
Kayes, j'en fais un pari personnel à 1 000 Euros) -, nous comptabiliserons
le nombre de « survivants » de cette épreuve.
J'en suis convaincu, cette épreuve intéressera :
- Non seulement les Etats africains, mais aussi des Amériques,
afin de faire la lumière sur ce génocide (Hé
oui, Monsieur Pétré-Grnouilleau, ce fut bel et bien
un génocide, contrairement à ce que vous affirmez) que
fut l'esclavagisme ;
- Les grands médias internationaux de la planète qui
relaieront cet important défi historique ;
- Mais aussi beaucoup de personnes qui souhaiteront tester leur résistance
physique par rapport aux « Africains » ;
- Sans parler des chercheurs, historiens et universitaires qui pourront
ainsi valider leurs connaissances dans ce domaine.
Sachez cependant que pour connaître remarquablement bien ce
continent qui m'a vu naître et dans lequel j'ai vécu
mes plus belles années, pas seulement dans les villes, mais
surtout dans la brousse, je pense d'ores et déjà avoir
une bonne idée du nombre d'abandons qu'il y aura et fort peu
seront à l'arrivée au Brésil.
Vous verrez alors que nous serons probablement plus près de
la fourchette haute que j'ai cité ci-dessus que de la basse
et nous aurons même probablement de stupéfiantes surprises
!!
Je vous ferai ainsi probablement découvrir, sinon mieux connaître
un continent qui, j'en suis convaincu, vous laissera un souvenir indélébile.
En espérant que vous aurez suffisamment de courage pour répondre
favorablement à mon défi, j'invite par la même
tous les candidats qui se sentiraient potentiellement prêts
à subir cette épreuve à se faire connaître
auprès de l'association « International Freedom For History
» (IFFH) - Email : iffh.france@yahoo.fr)
qui sera chargé de l'organiser.
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A propos de la journée des «
Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage
et de leurs abolitions » du 10 mai
par le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage,
30 janvier 2006. > www.comite-memoire-esclavage.fr
Le Chef de l’État vient d’annoncer que la journée
des « Mémoires de la traite négrière, de
l’esclavage et de leurs abolitions » sera désormais
commémorée chaque 10 mai. C’est l’aboutissement
des luttes contre l’oubli et le silence, luttes commencées
par les esclaves, les premiers abolitionnistes, et poursuivies par
les mouvements anti-esclavagistes. Puis, les populations de la Guadeloupe,
de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion, des associations,
des chercheurs, des élus, se sont mobilisés pour transmettre
cette histoire.
Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, institué
par décret de janvier 2004 en application de la loi adoptée
le 10 mai 2001 qualifiant la traite négrière et l’esclavage
de crime contre l’humanité, se réjouit de la décision
du Président de la République. Il se réjouit
également que ses propositions concernant la recherche, l’enseignement
et la culture, contenues dans son rapport remis le 12 avril 2004 au
Premier Ministre aient été reprises par le Chef de l’État.
Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage appelle
à la fédération des énergies et à
l’union des forces pour faire de chaque 10 mai une date symbolique
forte. Dès demain, le Comité pour la Mémoire
de l’Esclavage se réunira pour poursuivre son travail,
et, conformément à sa mission, faire de nouvelles propositions.
Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage souligne
l’action de toutes les associations qui, dans l’outre-mer
et en France métropolitaine, n’ont eu de cesse de faire
connaître cette histoire et, qui, par leur action, ont poussé
à sa reconnaissance et son inscription dans le récit
national.
Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage rappelle
l’héritage de l’esclavage. Souffrance de la déportation,
de l’exil, de l’asservissement, mais également
créativité qu’expriment les langues et les cultures
créoles. Célébrons les apports des luttes des
esclaves pour plus de justice, plus de liberté, et plus de
démocratie. Ces apports appartiennent au patrimoine de l’humanité.
Le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage rappelle
enfin, conformément à son rapport, que, sans une valorisation
de la recherche sur la traite négrière, l’esclavage
et leurs abolitions, et sans un encouragement à la multiplication
de supports pédagogiques sur ces thèmes, cette histoire
restera mal connue.
Le 31 janvier, à 18 :30, le Comité pour la Mémoire
de l’Esclavage remettra à l’historien Hubert GERBEAU,
lors d’une cérémonie au Ministère de l’Outre-Mer
et en présence de Monsieur BAROIN, Ministre de l’Outre-Mer,
son prix « Mémoires de l’esclavage ». Ce
prix récompense chaque année une thèse consacrée
à la traite négrière, l’esclavage et leurs
abolitions.
Lire > Mémoires de la traite négrière, de
l’esclavage et de leurs abolitions.
Préface de Maryse Condé
Paris : Éditions La Découverte, 2005