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Histoire
 

Bicentenaire du règne de Mohamad Ali en Égypte : Controverse d'actualité sur fond d'Histoire - Mohamad Ali et le monde, colloque du 16 au 18 novembre à la Bibliotheca Alexandrina


par Soheir Fahmi, Al Ahram Hebdo, 16 novembre 2005


A l'occasion du deuxième centenaire du règne de Mohamad Ali, tenue la semaine dernière au Conseil suprême de la culture, le débat reste violent entre ceux qui voient en Mohamad Ali le bâtisseur de la modernité et ceux qui insistent sur les aspects sombres de son règne.

« Tout ce que nous vivons aujourd'hui nous a été légué par Mohamad Ali », lance en colère l'écrivaine Salwa Bakr en s'opposant à certains avis qui remettent en question l'image et le bien-fondé du wali d'Egypte et de ses acquis, lors d'une table ronde du colloque. 200 ans après cette époque qui représente en général la renaissance de l'Egypte moderne. Le débat reste encore enflammé. Pour les tenants de ce point de vue et à leur tête le penseur Mohamad Auda, Mohamad Ali est le bâtisseur de la modernité. En installant son projet de civilisation nationaliste non seulement en Egypte mais dans d'autres pays arabes, il a rayonné sur un grand nombre de pays voisins. Il a restructuré également de manière vigoureuse l'Etat en y créant de nouveaux systèmes pour l'agriculture, l'industrie et l'enseignement et en envoyant des boursiers en France. De plus, ce wali turc a non seulement renforcé une armée de grande importance mais s'est érigé en puissance qui a fini par menacer l'Empire ottoman lui-même et les forces étrangères. Des pays qui se sont unifiés pour lui asséner une défaite en 1840. Pour d'autres, dont l'historien Khaled Fahmi, Mohamad Ali est arrivé en 1801 en Egypte, dans ce pays riche en ressources et en Histoire. Aidé par les forces rebelles et révolutionnaires de l'époque, les cheikhs d'Al-Azhar et les grands commerçants, il a acquis une popularité qui lui a permis d'être choisi par l'Empire ottoman pour devenir par décret wali d'Egypte en 1805. Un décret renouvelable tous les ans dans une Egypte sous l'égide de l'Empire ottoman depuis 400 ans. Dans ce contexte, Mohamad Ali a essayé de construire une force qui le maintiendrait à la tête de cet Etat et ne permettrait pas à l'empire ottoman de l'en priver. Il s'est précipité d'ailleurs d'évincer les forces rebelles qui l'avaient aidé, dont Omar Makram, et s'est entouré des membres de sa famille pour bâtir son empire personnel sans pour autant rêver de changer les conditions du peuple qu'il a exploité par un travail sans merci.

Dans cette controverse où les accusations fusent de partout, le ton monte et on est bien loin d'une réflexion scientifique sur une période de l'Histoire qui, avec le recul, devrait être analysée avec sang-froid. Mais le problème se complique, car de manière directe ou indirecte, la Révolution de 1952, un autre grand moment de renaissance égyptienne, et la personne de Nasser sont toujours de la partie. Les comparaisons, les références et les analyses ne manquent pas. Le rôle prépondérant de l'Etat, l'émergence d'une nouvelle classe qui possède et exploite. La défaite est-elle due, à une époque comme dans l'autre, à des facteurs étrangers ou internes ? La réforme économique au détriment des paysans et des ouvriers est-elle fortuite ? Les références avec l'Egypte de Nasser au détriment ou en faveur de ce dernier ne manquent pas. Car c'est l'identité même de l'Egypte dans cette phase actuelle de grande crise qui est en question. On oublie alors l'Histoire et le contexte des événements pour poursuivre une réflexion sur notre vécu ici et maintenant.

Toutefois, le débat, même si les références à notre vécu d'aujourd'hui sont toujours présentes, prend souvent des tournures plus objectives. Des historiens comme Raouf Abbass, Nelly Hanna, Ali Barakat, des sociologues comme Mohamad Hakem pour ne citer que ceux-là ‹ car ils sont nombreux ‹ remettent les faits dans le contexte historique de l'époque, reconnaissent la richesse et l'originalité du projet de Mohamad Ali, essayent de réfléchir sur les valeurs anciennes et les nouvelles donnes dans ce nouvel édifice mis en place, sans renier toutefois l'absence de la dimension sociale et l'impact que cela a eu sur la réussite de ce plan de modernisation. Sur le passage d'une société féodale à une société semi-capitaliste. Sur cet essor économique sans précédent dont on ne comprend pas toute l'envergure compte tenu du contexte et des conditions des paysans, des ouvriers et des soldats exploités à mort par le système. Sur la popularité de Mohamad Ali en Egypte et l'existence ou non d'une opinion générale que l'on peut analyser.

Ces questions et beaucoup d'autres, tout en permettant de réfléchir sur un moment de réforme énorme, sur ses réussites et ses échecs, donnent à ne pas en douter l'envie d'aller plus loin et plus en profondeur pour répondre à des questions incontournables pour notre identité d'aujourd'hui .
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Aux origines de Mohamad Ali


Le colloque a permis de revisiter un pan crucial de l'histoire moderne de l'Egypte.
Pour Khaled Badr, professeur de psychologie à l'Université du Caire, la volonté de Mohamad Ali de créer un Etat moderne en Egypte représentait au fond une forte ambition politique personnelle qui, pour se concrétiser et voir le jour, devait nécessairement instaurer un processus de modernisation pour permettre à l'Egypte de s'écarter de l'Empire ottoman. Une approche qui ne sépare pas la réforme sociale de la visée du leader politique, de son rêve personnel. Pour se doter des moyens susceptibles de réaliser son rêve, Mohamad Ali commença à construire l'industrie et l'armée essentiellement en s'ouvrant à l'expertise étrangère. Selon Bakr Ismaïl Kossovi, chercheur kosovar, c'est à ce stade de raisonnement politique que le système d'enseignement en Egypte cessa de se limiter aux études de philologie et d'érudisme pour que des missions d'étudiants partent régulièrement d'abord vers l'Italie puis ensuite, avec une intensité plus accrue, vers la France. Ces jeunes devaient apprendre dans ces métropoles européennes les arts et techniques militaires et nautiques, la construction des navires et des quais, la polytechnique, la mécanique, les systèmes d'irrigation et de drainage sanitaire. Ainsi, la refonte totale du système d'enseignement égyptien fut le point de départ de ce visionnaire qu'était Mohamad Ali. Pourtant, Saïd Ismaïl, sociologue, fait remarquer que ce système d'éducation établi était très efficace pour la construction de la puissance industrielle et militaire mais il contenait en lui les germes de sa faiblesse. C'était une éducation politisée militarisée qui transformait la jeunesse en un effectif mobilisé qui devait ensuite diriger par le pouvoir indiscutable des ordres et des réglementations étatiques. Des pratiques politiques despotiques s'imposent partout. Le chercheur Soliman Mohamad explique que les notables du pays étaient persécutés, leurs richesses confisquées par la force. L'objectif était d'accaparer tous les pouvoirs et les richesses du pays en étatisant tout, au point que 95 % des produits exportés à l'extérieur étaient strictement monopolisés par l'Etat. L'objectif de cette étatisation économique excessive était de permettre à Mohamad Ali d'être en mesure de lancer sa grande aventure militaire. Une ambition très démesurée puisqu'elle se heurtait à la politique de la Grande-Bretagne qui observait la route des Indes désormais menacée ainsi que ce dessein d'une stratégie spectaculaire d'encerclement territorial des possessions d'une Turquie affaiblie. L'impérialisme britannique devait mettre fin au rêve grandiose de Mohamad Ali en ruinant sa force navale et militaire. Maha Gad Al-Haq, professeur de civilisation à l'Université du Caire, a voulu observer ce parcours de vie si ambigu de ce grand homme politique sous l'angle de la peinture et de la photo. Autrement dit : quelle était l'image de Mohamad Ali chez les peintres européens, surtout italiens et français, ainsi que dans les musées égyptiens et les livres scolaires égyptiens primaires, préparatoires et secondaires. C'est un homme qui a deux faces. L'une est celle du modernisateur et du réformateur qui a su et pu construire la puissance industrielle et militaire du pays en un court laps de temps. L'autre face était plutôt celle d'un bâtisseur d'empire qui ne se privait pas de recourir à un excès de despotisme pour parvenir à réaliser son rêve grandiose. Pour creuser le canal de Mahmoudiya, en vue d'assurer une irrigation annuelle continue du Delta et maximiser les exportations égyptiennes, 312 000 jeunes ont péri en dix-huit mois, souligne le démographe Fathi Abou-Eyana. Le constat qui s'impose est donc le suivant : Mohamad Ali a sûrement établi les fondements d'une Egypte moderne qui a pu avoir une industrie, une armée, des rouages administratifs ainsi qu'une organisation urbaniste prématurée de son territoire national. Pourtant, il a sacrifié droits, vies et volontés politiques de ses sujets .

 

La "Bible du diable" va revenir à Prague après 350 ans d'exil

 

par Jan MARCHAL, AFP, 16 novembre 2005

Le plus gros manuscrit médiéval du monde, le "Codex Gigas" ou la "Bible du Diable", va revenir à Prague le temps d'une exposition, plus de 350 ans après avoir été emporté comme butin de guerre par les troupes suédoises.

Créé au début du 13è siècle, ce manuscrit sur parchemin était considéré à l'époque comme la "huitième merveille du monde", à cause de sa taille impressionnante (92 x 50,5 x 22 cm), de son épaisseur, 624 pages, et de son poids, 75 kg. "Quelque 160 ânes ont payé sa création par leur peau", raconte Miroslava Hejnova, responsable des fonds historiques de la Bibliothèque nationale de Prague.

L'ouvrage est né de la main d'un seul moine, à la fois copiste, enlumineur et graphiste, au monastère de Podlazice (centre de l'actuelle République tchèque) détruit lors de guerres de religion au 15e siècle. La Bibliothèque royale de Stockholm a accepté de le prêter exceptionnellement pour une exposition prévue début 2007 dans une salle du "Clementinum", l'ancien collège de Jésuites bâti de 1653 à 1726 au coeur du vieux Prague.

Le manuscrit inclut l'Ancien et le Nouveau Testament, mais aussi d'autres textes de grande valeur historique, comme la "Chronica Boemorum" (Chronique des Tchèques) rédigé en latin au 12e siècle ou les écrits de l'historien Flavius Josèphe (vers 37-100).

La légende veut que l'auteur du "Codex Gigas" ait été condamné à être emmuré vif pour un crime grave. C'est pour expier ses péchés que le moine aurait proposé de créer l'ouvrage en une seule nuit, pour la plus grande gloire de son monastère.

Mais il dut, pour tenir sa promesse, solliciter l'aide du diable. Son travail achevé, le moine glissa, par reconnaissance, un portrait de son "auxiliaire" dans le manuscrit.

A Stockholm, le "Codex Gigas" est exposé de façon à ce que les visiteurs puissent voir cette enluminure d'environ 50 centimètres de haut. "A vrai dire, il a l'air plutôt mignon et de très bonne humeur", sourit Mme Hejnova. A Prague, le manuscrit que protège une couverture de bois, sera exposé en même temps que d'autres documents liés au Moyen-Age. "Il est parfois ingrat d'exposer un manuscrit: on ne peut pas laisser tout le monde le feuilleter, il faut choisir deux pages", explique le directeur de la Bibliothèque nationale, Vlastimil Jezek qui espère au moins 50.000 visiteurs pour l'exposition.

A la fin de la Guerre de trente ans (1618-1648), la "Bible du Diable" avait été emportée comme butin de guerre par les troupes du général suédois Königsmark, avec d'autres objets d'art de la célèbre "Künstkammer de Prague" de l'empereur Rodolphe II de Habsbourg (1552-1612), "Ils ont pris ce qu'il y avait de plus précieux", rappelle Mme Hejnova. Ainsi, les soldats emportèrent aussi le "Codex Argenteus", composé en lettres d'argent et d'or vers l'an 750 qui se trouve aujourd'hui à Uppsala (centre de la Suède).

Depuis le 17e siècle, le "Codex Gigas" n'a quitté le territoire suédois qu'à deux reprises, pour le Metropolitan Museum de New York en 1970 et pour Berlin il y a huit ans. Le bref retour du "Codex Gigas" dans son pays d'origine a été discuté lors de la dernière visite du Premier ministre tchèque, Jiri Paroubek à Stockholm, début octobre. Il a avait alors été précisé qu'il "s'agissait d'un prêt, non d'une restitution".

Au début des années 1990, l'ex-président Vaclav Havel avait vainement évoqué avec Stockholm la possible restitution de différentes objets historiquement liés à la Bohême, selon le directeur de la Bibliothèque nationale. Et comme cette demande n'a aucun fondement juridique, "si Vaclav Havel n'a pas réussi, nul ne réussira", souligne M. Jezek. Seule consolation, la Bibliothèque nationale de Prague pourra diffuser intégralement sur son site internet une version numérisée du "Codex Gigas" actuellement réalisée par les Suédois.

 

Mehdi Ben Barka, de la révolution au martyre

 

par Mohamed JIBRIL , La Gazette du Maroc, 31 Octobre 2005

 

La sortie en salles du film "J'ai vu tuer Ben Barka", le film de Serge Le Peron et Saïd Smihi, correspond à quelques jours près au quarantième anniversaire de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, en plein Paris. C’est une bonne occasion de revenir sur cette grande figure du combat anticolonialiste, assassinée comme le furent tant d’autres, de Patrice Lumumba le Congolais à Malcolm X l’Américain, en passant par Sylvanus Olympio le Togolais et Farhat Hached le Tunisien.

Il y a 40 ans, Mehdi Ben Barka, le leader de la gauche marocaine,

était enlevé et disparaissait à Paris. Evocation de cette figure devenue légendaire et qui incarna l'élan nationaliste, le progressisme moderniste et la cause tiers-mondiste. Commémoration à Paris le 29 octobre 2005 du 40ème anniversaire de l'enlèvement de Ben Barka près de la brasserie Lipp .

 

Le 29 novembre 1965 disparaissait le leader de la gauche marocaine et du mouvement tiers-mondiste, Mehdi Ben Barka. La commémoration du quarantième anniversaire de cet événement tragique dont l'empreinte a marqué à jamais l'histoire contemporaine du pays, est un moment fort à plusieurs égards. Au-delà de l'exigence de vérité sur les circonstances exactes de sa disparition, c'est la stature du leader et de l'homme qui s'impose toujours avec vivacité. Plusieurs manifestations ont été organisées au Maroc et en France. Au Parlement marocain, une rencontre s'est déroulée sur le thème du rôle pionnier de Ben Barka en matière de démocratie, au vu de la première expérience tentée au début de l'indépendance, celle du Conseil consultatif dont il fut le président, et compte tenu de la lutte inlassable qu'il n'a cessé de mener pour sortir de l'absolutisme. Un grand colloque organisé à Paris évoque dans leur diversité et leur actualité les luttes dont il fut l'un des premiers symboles à travers le monde.

Figure centrale du mouvement national et du progressisme marocains, Mehdi Ben Barka a fortement marqué les tournants de notre histoire du XXème siècle.

Il est né en 1920 dans une modeste famille de la médina de Rabat où son père, un faquih à l'esprit ouvert, tenait un petit commerce. Les dons précoces du jeune Mehdi révélèrent son insatiable désir d'apprendre et la force de son caractère. Après le msid où il apprit très vite le Coran, il se fit admettre à l'école des notables à l'âge de 9 ans et s'y révéla très doué pour les mathématiques et le français. Elève exceptionnel, il fut admis sur concours au collège Moulay Youssef puis au lycée de l'Agdal jusqu'à l'obtention du baccalauréat avec mention très bien en 1938 alors qu'il y avait en tout et pour tout 20 bacheliers marocains. Au lycée Lyautey à Casablanca, il bénéficia d'une bourse pour étudier en mathématiques spéciales puis il partit pour Alger où il décrocha une licence en sciences.

Un passionné précoce

Sa vivacité intellectuelle alla très tôt de pair avec un engagement intense dans la lutte nationaliste. Encore élève, il a côtoyé à Rabat les dirigeants du mouvement national tels que Ahmed Balafrej et Mohamed Lyazidi. La montée des luttes après la promulgation du Dahir berbère en 1930 vit Ben Barka s'impliquer avec la même passion et la même précocité dans l'action militante.

Etudiant à Alger, il côtoya aussi les jeunes partisans du nationalisme algérien naissant et fut vice-président de l'AEMNA (Association des étudiants musulmans nord-africains) où se développait la conscience anticolonialiste.

Dès son retour au Maroc, il est devenu un organisateur actif au sein du parti national fondé en 1936 par Allal al Fassi, Ahmed Balafrej et Aboubakr Kadiri et décimé par les répressions. Il était alors enseignant de mathématiques dans ce même lycée Gouraud où il avait étudié ainsi qu'au collège impérial où le prince Moulay Hassan, alors âgé de 14 ans, fut son élève. Son ascendant était tel que dans ses mémoires, le roi Hassan II disait de lui: "Ben Barka a été mon professeur pendant quatre ans… De plus ce n'était pas seulement un professeur. C'était un maître. Il a été de ceux, avec Mohamed El Fassi, qui m'ont forgé réellement une conscience politique… Il m'a rendu sensible et réceptif aux réalités ".

Partagé entre sa passion des sciences et son engagement de plus en plus intensif, Ben Barka ne put pas se consacrer à l'agrégation qu'il désirait préparer. Il fut l'un des plus jeunes fondateurs du parti de l'Istiqlal en décembre 1943 et le plus jeune signataire du Manifeste de l'indépendance du 11 janvier 1944. Au milieu des vagues de répression, il devint la cheville ouvrière de l'organisation du parti et des manifestations nationalistes.

En 1951, le maréchal Juin qui était alors résident général dit à son propos : "l'adversaire n° 1, c'est lui… " En liberté ou dans les prisons coloniales, Mehdi Ben Barka s'affirmait, en effet, comme un redoutable organisateur et animateur de l'action nationaliste. Son charisme exceptionnel impressionnait autant que sa capacité de travail hors du commun et la force de sa volonté.

Il s'intéressa, en précurseur attentif, aux sciences politique et économique. Il fut attiré par le marxisme auquel l'initièrent les travaux de son professeur de géographie, Jean Dresh. Il étudia les théories de Karl Marx aussi bien que celles de Keynes. Cependant de profondes divergences l'ont opposé aux communistes français qui, hostiles à la bienveillance des Américains envers le nationalisme marocain, s'étaient prononcés contre l'indépendance du Maroc et prônaient l'union avec la France dans la guerre contre l'occupation allemande.

Lutte nationale et sociale

Pour Ben Barka, la lutte d'émancipation sociale ne pouvait être dissociée de la lutte de libération nationale. C'est à partir de là que se sont forgés plus tard après l'indépendance, son option socialiste et son tiers-mondisme anti-impérialiste.