15/01/05
- À quand un centre de documentation français sur la traite,
l’esclavage et la colonisation ?
NDLR QUIBLA > L’affaire de la vente aux
enchères à Lyon de manuscrits relatifs à la traité
négrière et à l’esclavage dans les colonies
françaises a mis cruellement en lumière l’absence
de tout centre de documentation digne de ce nom sur la traite négrière,
l’esclavage et la colonisation, qui ont marqué l’histoire
de France pendant 4 siècles. Nous livrons ici les réflexions
utiles de Gérard Théobald et Claude Ribbe
Lyon, enchères le 12 Janvier 2005
par Gérard
Théobald, 14 janvier 2005
Comme elle fut annoncée par le quotidien du soir, la vente aux
enchères concernant des documents liés à la traite
et l’esclavage s’est déroulée à Lyon
sans incidents, s’inscrivant tant le dans le respect des personnes
que dans le respect du Droit, sous le regard bienveillant de deux policiers.
A cet égard et malgré l’indignation ambiante, les
personnes ont fait preuve de civisme et de citoyenneté .
Durant l’exposition, le Commissaire-Priseur, Monsieur Chenu, se
défend et minimise l’affaire affirmant de " ne pas
être étonné des réactions des associations,
des personnes, de la presse " car celle-ci a usé de titres
provocateurs. " Cette vente ne faisant pas l ‘apologie de
la traite et l’esclavage " et, le thème de cette vente
étant " le commerce maritime au XVIII° siècle
qui était consacré, pour partie, au commerce tripartite,
on peut dire que le thème est un trafic avec l’Afrique,
Saint-Domingue et retour en France, mais aucune lettre ne développe
la traite et l’esclavage, ce sont des lettres sur des questions
de frets et d’armements de navires, et il n’est pas questions
des Noirs ".
Du même homme, c’est la première fois depuis trente
ans de carrière, qu’il vivait une telle situation.
Indignation.
Dans son
explication, Monsieur le Commissaire-Priseur oublie de mentionner que
diverses personnalités politiques dont Madame Taubira et Monsieur
Bertrand Delanoë, représenté à Lyon pour la
circonstance par Madame George Pau-Langevin ont demandé, par
écrit, aux ministères de la Culture, de l’Education
Nationale et des DOM-TOM d’exercer leur droit de préemption.
La députée de Guyane a également saisi les présidents
des départements d’Outre-Mer afin qu’ils usent, en
leur qualité de pouvoirs publics territoriaux, de leur droit
de préemption.
Il oublie de mentionner que les intellectuels tel le romancier Claude
Ribbe a sollicité une initiative salutaire par l’acquisition
de ces fonds, tant auprès de Madame Martine de Boisdéffe,
vice-présidente des Archives de France que de Monsieur Jean-Noël
Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France.
Pour la circonstance, une femme qui a pris un jour de congé dans
l’urgence, laisse exploser tant son indignation et sa colère
à la lecture de certains documents soutenue par la présence
de diverses personnes concernées par cette mémoire de
l’esclavagisme. Aussi, une personne qui fût participante
et partie civile au procès Barbie en qualité de fils de
déporté laisse exploser son indignation dénonçant
cette vente aux enchères qui pose l’histoire du rapport
entre le colonialisme et le racisme.
Plus discrètement, d’une femme qui a qualité d’historienne,
sous la demande d’une cousine, vient voir pour acheter des documents
qui ont appartenu à sa famille et devant des journalistes, sans
micros et sans caméras, elle affirme que certains documents sont
liés directement à la traite et à l’esclavage.
L’Etat doit confisquer !
Stupéfaits,
par des lettres, des mots ou des titres pour exemple, ce lot n°334,
de Bordeaux, dont l’intitulé est " Dominique Cabarrus,
roulier et armateur, il organise également des expéditions
négrières ". La date de 1759-1771 ainsi que le résumé
sont dignes d’ intérêt : réception de toile
principalement pour Bayonne (son père, Barthélemy Cabarrus
y est capitaine de navire et négociant) et l’Espagne par
terre et par voie maritime ; avaries, comptes de frais, négociation
de marchandises sur Bordeaux. Expédition d’un navire Expédition
d’un navire pour Saint-Domingue et la Martinique (son frère,
Léon, est installé dans la colonie), malgré la
saturation du marché ; mais son capitaine disparaît sans
donner de nouvelles. Achat de Saint-Emilion pour le Nicolais, ouragan
sur Bordeaux " tous nos navires sont démâtés…
", affaires difficiles avec l’Amérique, etc.
Encore, à la lecture du lot n° 347, " commerce colonial,
traite, banque ", à voir le lot n°281, un manuscrit
de Saint-Domingue : requête d’indemnité pour un ancien
colon de Saint-Domingue qui exploitait une habitation appelée
le Joli Trou, " rapportant annuellement environ trente milliers
de café et trente-deux nègres ".
Le poids des mots répète régulièrement un
magazine célèbre, le choc… des mots : nègres,
négrier, expéditions, colonie, Martinique, Guadeloupe
et Saint-Domingue sont des mots évocateurs pour les personnes
Noires. Au delà du pays, de la zone géographique, il s’agit
de l’Histoire, de la Culture de l’esclavagisme, de la Déportation,
de la traite…
Ces familles ont été indemnisées, pourquoi, donc
faudrait-il payer une seconde fois ce qui reviendrait de droit et de
fait à l’Etat ? Cette question revient régulièrement
au cours de la journée. Ces personnes invisibles et non-visibles
font, de nouveau, de l’argent sur les corps, les cadavres et la
mémoire de l’esclave ! Tout s’emmêle et s’entremêle,
des cales aux plantations, reviennent en mémoire les images et
la douleur ! Chacun défend son opinion, l’opprimé
s’oppose à l’acheteur. Le principal protagoniste,
le vendeur reste absent, il s’est exclu du débat.
L’Etat va exercer son droit de préemption.
Cette nouvelle
est reçue avec un certain enthousiasme, elle rassure car elle
protége les documents de mains inconnues, elle inscrit les documents
dans la Mémoire collective, les introduit dans le souvenir général.
Une seconde nouvelle est annoncée. Un avocat, Maître Philippe
Missamou, dépêché par le Collectif des filles et
des fils d’Africains déportés et diverses associations
a introduit une procédure en référé au tribunal
de Lyon aux fins d’obtenir du juge un classement en action inaliénable.
La procédure est acceptée, il obtient une audience pour
le Vendredi à 11h00.
La vente est fragilisée, elle peut ne pas avoir lieu, et le Commissaire-Priseur
est dans l’obligation de négocier. Les parties s’entendent
sur la continuité de la vente puisque les lots concernant cette
procédure sont moins de cinquante. Pour l’occasion, les
parties se sont entendues sur un choix de lots à soustraire de
la vente avec les représentants des associations. Cette décision
n’a pu être appliquée.
Monsieur le Commissaire-Priseur Chenu n’a point trouvé
l’interlocuteur cité par Maître Michel Missamou.
A défaut, Monsieur le Commissaire-Priseur a effectué la
soustraction des lots sans choix contradictoire par ce geste il fragilise
la procédure à son bénéfice. En effet, les
lots les plus intéressants seront préemptés par
l’Etat et Monsieur le Commissaire-Priseur assure tant son profit
qu’il vide la procédure de son intérêt !
Aussi, par son initiative non soumise à la contradiction, Monsieur
le Commissaire-Priseur admet qu’il y a des lots directement liés
à la traite et au commerce des Noirs.
A cela s’ajoute le fait, que dans la Gazette de l’Hôtel
Drouot, l’annonce faite sur la vente aux enchères de Lyon
pour le 12/01/05 ne dit mot de manière directe ou indirecte sur
des documents liés à la traite ou à l’esclavage.
Par ailleurs, cette annonce ne dit mot sur un thème qui serait
lié au commerce maritime ! A cela s’ajoute le décalage
du contenu de l’information de ce quotidien du soir qui parle
de " 500 lettres et manuscrits, provenant d’archives familiales
". Qu’il n’en déplaise à Monsieur le
Commissaire-Priseur Chenu, le quotidien du soir et la presse l’ont
pris en flagrant délit de mensonge.
Peu importe l’Etat a préempté la majorité
des lots dénoncés, incriminés et liés à
la traite et à l’esclavage comme le lot 334. Sur ce point
Monsieur le Commissaire-Priseur Chenu fût clair et attentionné.
Six lots furent sortis de la vente comme les lots 281 et 347.
Malaise.
Intervient
une question, quelle serait la source de l’information qui permet
au quotidien du soir de faire son article. Une réponse serait
les services du Commissaire-Priseur, notamment ses services en ligne.
En furent victimes, l’expert Monsieur Agiasse et certaines personnes
de l’équipe de la salle des ventes qui reçurent
des menaces de mort. La folie des uns entraînant la folie des
autres…
Face à ce comportement, il devient urgent de dénoncer
les évènements ayant trait à la traite, à
l’esclavage… aux crimes contre l’Humanité.
C’est le sens que le collectif des filles et des fils d’Africains
déportés donne à la procédure en référé
dont l’audience est le à Lyon le 14/01/05.
Cette procédure, si Maître Philippe Missamou obtient gain
de cause devant la Justice, permettra de mettre fin à ces évènements
qui se passent à Bordeaux ou à Nantes, dont une vente
sur le sujet de la traite, des négriers et de l’esclavage
est traditionnelle et annuelle.
A l’issue de cette procédure, Maître Philippe Missamou
souhaite que l’ensemble des divers documents sur la traite et
l’esclavage soient classés monuments historiques et que
les familles détentrices de ces documents puissent les remettre
à ce titre à l’Etat. Il rappelle que ces familles
ont fait et établie des fortunes sur la condition inhumaine et
misérable de personne enchaînées à un code
Noir.
Aussi tel le prétend l’adage, bien mal acquis ne profite
jamais, il ne serait que justice la remise de ces documents à
l’Etat à titre gracieux et ces familles ont, aujourd’hui,
un devoir envers l’Humanité.
Dans un second temps, peut-être, un impôt exceptionnel en
direction de ces familles permettra-il de faire un centre de documentation
nationale sur la traite, l’esclavage et la colonisation.
Pour
un centre de l'Amérique africaine
par Claude
Ribbe, Paris, 14 janvier 2005
La vente à Lyon, le 12 janvier 2005, de documents relatifs à
la mémoire de l'esclavage et la réprobation qu'elle a
inévitablement suscitée prouvent au moins qu'il n'y a
pas de mémoire sans archives. Or si c'est une chose que l'Etat
préempte les pièces historiques qui appartiennent au patrimoine
public, c'en est une autre de savoir comment il sera possible aux personnes
intéressées d'y accéder. Tous les historiens qui
ont travaillé sur l'histoire de la diaspora africaine savent
bien que les sources d'archives françaises relatives à
l'histoire de l'esclavage et de la traite sont (volontairement ?) disséminées
et difficilement consultables, ce qui rend les recherches particulièrement
pénibles et coûteuses. Un exemple : les archives de l'Outre-mer,
délocalisées à Aix-en-Provence, n'accordent le
droit au chercheur qu'à 25 photocopies par jour. Ainsi, pour
obtenir le fac-simile d'un document de 250 pages, faut-il rester dix
jours sur place ! Par ailleurs, il semble curieux qu'il n'existe en
France aucune institution comparable au Schomburg Center de New York
qui dépend de la bibliothèque de cette ville et qui a
vocation de faire connaître l'histoire et les cultures de la diaspora
africaine. Situé à Harlem, le Schomburg Center procède
régulièrement à l'acquisition de fonds archivistiques
ou iconographiques (dont beaucoup concernent la France) qui sont mis
à la disposition des chercheurs du monde entier. Des expositions
remarquables y sont régulièrement organisées. Qu'attend-on
en France pour suivre cet exemple et créer un centre de haut
niveau scientifique voué aux cultures et à l'histoire
de la diaspora ? Il y a bien une maison de l'Amérique latine.
L'Amérique étant, à ma connaissance, plus africaine
que latine, à quand le centre de l'Amérique africaine
? On y conserverait les documents récemment acquis par l'Etat
ou cédés par les particuliers. Ces documents pourraient
être consultés sur place. Leur numérisation systématique
permettrait également d'y avoir accès par internet. La
création d'un centre de cette nature, ce serait bien la moindre
des choses pour un ancien pays négrier qui s'est singularisé
en codifiant son crime en 1685, en rétablissant l'esclavage et
la traite en 1802, en inventant le racisme scientifique. Ce serait bien
la moindre des choses pour un pays qui se singularise encore en glorifiant
officiellement Napoléon, en affirmant implicitement dans l'article
premier de sa constitution - en hommage, sans doute à ce héros
corse précurseur du nazisme qui gazait au soufre les mauvais
"nègres" ou les entassait dans des camps de concentration-
que l'idée de race humaine aurait une quelconque valeur !
-12/01/05
- Les archives sur l'esclavage ne seront pas vendues aux particuliers
français - Des associations craignaient le pire pour les enchères
de mercredi à Lyon
par Habibou Bangré, afrik.com, 10 janvier 2005
Des archives sur l'esclavage seront bien vendues aux enchères
à Lyon (France) ce mercredi, mais aux autorités publiques
et non à des particuliers, comme aurait pu le laisser entendre
un grand quotidien français. La méprise avait causé
un haut le c¦ur à certaines associations de l'Hexagone.
Elles avaient en effet décidé de manifester et de faire
appel à la classe politique pour une suspension, voire une annulation
de la vente.
La communauté africaine de France peu souffler : les archives
sur l'esclavage, qui seront vendues aux enchères ce mercredi
à Lyon (Sud de la France), ne deviendront pas propriété
de particuliers, mais des autorités publiques. Certaines associations
avaient compris, suite à un article paru dans un grand quotidien
de l'Hexagone, que ce patrimoine historique allait se retrouver entre
les mains de particuliers et donc échapper à la consultation
publique. Révoltées, plusieurs associations avaient promis
de manifester, d'autres appelaient au bon sens de la classe politique
pour que soit suspendue, voire annulée, la vente aux enchères
honnie.
Ce qui a manifestement provoqué la colère du monde associatif
noir, c'est que l'article, qui détaille essentiellement les ¦uvres
qui seront vendues, ne précise pas que ces enchères ne
seront pas publiques. « Près de 500 lettres et manuscrits,
provenant d'archives familiales ou commerciales, seront vendus à
Lyon mercredi 12 janvier. Cet ensemble aborde des thèmes divers,
en particulier un sujet jusqu'à présent peu étudié,
la traite des Africains aux XVIIe et XVIIIe siècles »,
peut-on lire dans Le Monde du 6 janvier 2005.
Les
archives nationales ne seront jamais privées
Alain Ajasse, expert auprès de nombreux commissaires priseurs
qui a travaillé sur cette vente, apporte un éclairage
indispensable. « Les documents en question constituent à
peine une dizaine de lots sur toutes les enchères de mercredi.
Ils seront exclusivement préemptés par les pouvoirs publics.
Et il ne peut pas en être autrement puisqu'ils font partie du
patrimoine national », explique le spécialiste, qui précise
que ce n'est pas la première fois que sont organisées
des enchères où sont proposées des documents en
rapport avec la traite négrière.
Alain Ajasse
revient sur la façon dont les archives sur l'esclavage, de même
que les autres, se retrouvent aux enchères. « Parfois,
les gens veulent se débarrasser d'objets ou documents anciens
lors d'un tri de grenier, par exemple. Ils peuvent se tourner vers les
antiquaires ou encore les brocanteurs, mais certains vont s'adresser
à un expert pour savoir ce qu'ils valent. Après étude,
et selon l'importance du document, il en référera à
la direction nationale des archives. Elle recherchera s'il figure déjà
dans les archives, si ce n'est pas le cas, il sera vendu aux enchères.
C'est la seule façon légale et juste de faire passer un
document du domaine privé au domaine public. Cela permet de récupérer
des documents dont on pouvait ignorer l'existence, puisqu'ils sont gardés
par les familles. Personne n'y perd car le patrimoine et la mémoire
nationaux s'enrichissent et la personne à qui appartenait le
document est dédommagée », souligne-t-il. Il n'y
a en somme aucune chance que des archives, quelles qu'elles soient,
se retrouvent vendues aux enchères.
Colère
aveugle de certaines associations
Toutefois, certaines associations ont simplement vu, en l'article du
journal français, une menace sur l'héritage d'un pan peu
glorieux de l'Histoire. Et une violation de la loi. Patrick Karam, Président
du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, a ainsi dénoncé
sur le site une mesure qui va à l'encontre la loi de 2001 visant
à « améliorer la recherche, la connaissance et la
diffusion sur la traite négrière et l'esclavage et leur
donner la place conséquente qu'ils méritent ». Afrikara
désigne quant à lui l'entorse au Code de déontologie
dont les articles 6 et 7 « contribuent à asseoir légalement
et moralement la mobilisation pour une interdiction de la vente des
documents historiques sur la traite négrière »,
ajoute l'association. L'association estime par ailleurs que «
la vente des manuscrits est aujourd'hui l'ultime phase d'exploitation
du lucratif filon négrier ».
La tension, la colère même, était tout aussi palpable
chez le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, qui voulait
saisir les ministères de la Culture et de l'Outre Mer. Il appelait,
comme plusieurs autres associations, à un « rassemblement
mercredi 12 au matin, avant 10h pour réagir à l'exposition
des objets et archives à la Maison de vente Chenu-Scrive-Bérard,
6, rue Marcel-Rivière, 69002 Lyon », peut-on lire sur leur
site. De son côté, Afrikara expliquait dans un communiqué,
que nous avons reçu ce lundi, vouloir « alerter l'opinion
publique et les décideurs, Mme Taubira (députée
de la Guyane, ndlr), et autres parties responsables et visibles pour
obtenir l'interdiction ou au moins la suspension de la vente des archives
de la traite négrière ».
Lyon. Le lieu même de la vente a suscité, pour certains,
une spéculation. Pour Afrikara, le choix de cette ville n'était
pas anodin : « Les villes de provinces sont plus tranquilles que
la capitale, et une manifestation politique et revendicative de personnes
à Lyon ne pouvait guère défrayer la chronique »,
indique Ze Belinga l'un des pères de l'association.
Une
manifestation mettrait en péril la sauvegarde des documents
Au final, des responsables associatifs ont contacté Alain Ajasse,
dont le nom est cité comme contact pour ces enchères,
pour protester. « L'un des interlocuteurs s'est montré
très agressif et refusait d'entendre ce que je lui expliquais.
J'ai fini par lui dire que ce n'était pas moi qui vendais, que
je n'y étais pour rien et qu'il devait contacter le commissaire
priseur », raconte l'expert.
Et de mettre en garde contre la tenue de la manifestation : «
Si elle est maintenue, les enchères risquent d'être suspendues
et les documents seront remis à leurs propriétaires, qui
les vendront alors sur le marché parallèle ou les brûleront
». Une responsable du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais
explique que la tenue ou non de la manifestation fait l'objet de discussions
au sommet, « les choses n'étant pas très claires
». Une fois les enchères terminées, si elles ont
bien lieu, les archives seront visibles par le public à Bordeaux,
Nantes ou encore Paris, selon l'origine des armateurs. Un choix stratégique
pour éviter la surcharge des archives nationales en renvoyant
les documents aux archives locales.
157
après l'abolition de l'esclavage, le commerce négrier
rapporte encore de l'argent
par Gérard Théobald, 6 janvier 2005
Dans le
célèbre quotidien du soir, une information passe quasi-inaperçue,
la semaine prochaine, il y aura dans la capitale des Gaules un évènement
rarissime, d'une époque révolue, la traite des nègres.
En effet, le Mercredi 12 Janvier, se déroulera à Lyon,
la vente aux enchères de manuscrits anciens, de documents historiques,
de correspondances et des archives établis et ayant appartenu
à des armateurs négriers.
De mémoire, c'est une première, d'autant plus surprenant
comme évènement qu'une loi de la République reconnaissant
la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre
l'humanité, dont l'auteure est Madame Christiane Taubira, députée
de la Guyane et candidate à l'élection présidentielle
de 2002.
En clôture de l'année 2004, consacrée aux luttes
contre l'esclavage et aux abolitions , face aux déclarations
révisionnistes de Monsieur Max GALLO énonçant sur
France 3 ne pas savoir si le rétablissement de l'esclavage des
noirs par NAPOLEON BONAPARTE est un crime contre l'humanité et
suite aux propos de Madame Perrine Fontaine, directrice de la fiction
sur France 2 affirmant que Saint-Georges n'est pas une figure suffisamment
emblématique pour lui consacrer une de nos fictions de prestige,
à juste titre titre et avec stupeur, il devient urgent de s'interroger
tant sur l'histoire des personnes en France que de leur espace dans
la mémoire collective.
Ce sont 10 à 15 personnes qui mettent en vente ces objets dont
l'audace leur permettent de se situer au dessus des lois républicaines.
Cependant ces personnes sont attentionnées à leur sécurité,
selon l'importance de l'évènement, Paris ainsi que sa
célèbre place des ventes Drouot sont des lieux plus appropriés,
seulement, pour la circonstance la décentralisation permet d'éviter
une foule noire de rage par tant de mépris et de désinvolture.
A cela, il faut ajouter que les villes de provinces sont plus tranquilles
que la Capitale, et une manifestation politique et revendicative de
personnes à Lyon ne pouvait guère défrayer la chronique.
À raison, on peut supposer que ces documents émanent de
familles esclavagistes, en conséquences des personnes vont encore
de faire de l'argent sur le dos des esclaves poursuivant sous une forme
autorisée, moderne et actuelle le morbide profit de leurs ancêtres
sous prétexte de rareté.
En conclusion, il apparaît que cette vente est une apologie reconnaissant
la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre
l'humanité et elle serait condamnable par la loi Taubira et en
conséquence il serait nécessaire de bloquer cette vente
en provoquant une procédure en en justice.
La vente bloquée permettra aux pays subsahariens et aux DOM-TOM
sujet à l'esclavagisme, de s'approprier à titre gracieux
ces objets pour leurs patrimoines et de les donner à voir au
public aux fins de poursuite de la construction de l'histoire, de la
mémoire et d'introduction de ces éléments dans
le souvenir général.
Vente le Mercredi 12 Janvier 2005 à 17h00 à L'Hôtel
des ventes de Lyon Presqu'île. Expositions : mardi 11 : 14h -
19h et mercredi 12: 10h - 12h
Adresse de l'étude Chenu-Scrive-Bérard de commissaires-priseurs
procédant à la vente: http://www.chenu-scrive.com/
Pour consulter le catalogue complet de la vente du 12 janvier, aller
à : http://193.251.8.58:591/CSB/120105/120105.pdf.
Voir notamment les lots 380 à 384
Le
Ministre de la Culture fera préemption sur les archives à
Lyon qui concernent la mémoire de l'esclavage
par le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, 12 janvier
2005
A la suite de l'intervention du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais,
le Ministre de la Culture, M. Renaud DONNEDIEU DE VABRES, réagissant
à la vente au privé d'archives découlant de la
traite négrière à Lyon ce mercredi 12 janvier,
a clairement indiqué que le ministère de la culture fera
usage de son droit de préemption.
Le
Collectif tient à lui exprimer ses plus vifs remerciements.
Nous souhaitons rappeler que M. Renaud DONNEDIEU DE VABRES était
le premier parlementaire UMP à soutenir les actions du Collectif
des Antillais, Guyanais, Réunionnais, dès sa création
en février 2003, tant sur la question de la continuité
territoriale que sur celle de la discrimination électorale. Plusieurs
réunions ont eu lieu avec lui sur ces sujets.
Ce soutien a été confirmé alors qu'il est devenu
ministre sur le dossier de la discrimination médiatique.
Une fois
encore M. Renaud DONNEDIEU DE VABRES montre son attachement à
l'Outre-Mer et affirme ses objectifs que la France se réapproprie
son Histoire, sans laisser de zone d'ombre.
Nous nous félicitons aussi que les originaires d'Outre-Mer aient
massivement adressé des mails et téléphoné
aux organisateurs de la vente, comme le demandait de Collectif.
Les récentes actions montrent qu'ils entendent être désormais
des acteurs majeurs de leur destin.
Le Collectif dénonce des menaces qui auraient pu être faites
aux organisateurs de la vente et avertit clairement qu'il n'entend laisser
aucune dérive s'installer. Le combat des originaires d'Outre-Mer
est républicain et citoyen et restera dans ce cadre.
Contact : Patrick KARAM - 06 12 48 62 32 / 01 43 54 48 43
Mercredi
12 janvier, à Lyon, manifestation contre une vente de manuscrits
de négriers esclavagistes
Rassemblement
à Lyon contre les menaces sur la mémoire de l'esclavage
par le Collectif
des Antillais, Guyanais, Réunionnais, 10 janvier 2005
Chers compatriotes,
1°)
La vente aux enchères qui se déroule le mercredi 12 janvier
2005 de 14h00 à 19h00 à l'Hôtel des ventes de Lyon
Presqu'île tend à déposséder la communauté
nationale d'un patrimoine qui en tout état de cause doit lui
revenir.Seront vendus des biens meubles (archives, objets) ayant contribué
ou découlant directement de la traite négrière
aux XVIIe et XVIIIè siècles qui offrent à l'historien
des renseignements majeurs pour éclairer cette sombre histoire
de l'Humanité.Pour en savoir plus : » Lire l'article du
quotidien " Le Monde ".Le Collectif vous invite à réagir
auprès des organisateurs de la vente : • En écrivant
ou en vous rendant sur place à la Maison de vente Chenu-Scrive-Bérard
6, rue Marcel-Rivière, 69002 Lyon ; • En téléphonant
à l'expert Alain Agiasse : 04 78 37 99 67. • Ou par mail
: Étude Chenu-Scrive • Une exposition des documents se
tiendra mardi 11 janvier de 14h00 à 19h00.
Le Collectif
des Antillais, Guyanais, Réunionnais comme plusieurs associations
appelle à un rassemblement mercredi 12 au matin, avant 10h pour
réagir à l'exposition des objets et archives à
la Maison de vente Chenu-Scrive-Bérard, 6, rue Marcel-Rivière,
69002 Lyon.
Il est impératif
d'éviter une nouvelle atteinte visant à effacer des éléments
vitaux du puzzle de l'historique de l'activité esclavagiste.Ces
biens devraient appartenir au patrimoine national, et non être
la propriété d'un occulte groupuscule dont on ne connaît
pas les objectifs, afin que soit respectée la volonté
du législateur exprimée en 2001 à savoir améliorer
la recherche, la connaissance et la diffusion sur la traite négrière
et l'esclavage et leur donner la place conséquente qu'ils méritent.
Il appartient d'ailleurs à l'État en en premier lieu au
Ministère de la Culture d'agir en ce sens et sans délai.
Maîtres Jean-Claude BEAUJOUR et Charles DAGNET saisiront dès
lundi au nom du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais,
les cabinets des ministres de la Culture et de l'Outre-Mer.
2 - Lettre
eouverte de Gilbert Léonard à la Maison de vente CHENU-SCRIVE-BERARD,
6 rue Marcel-Rivière, 69002 LYON
Paris, le
10 janvier 2005 Objet: VENTES DE LETTRES ET MANUSCRITS DU XVIII SUR
LE COMMERCE DES ESCLAVES, COMPLICITÉ ET APOLOGIE DE CRIME CONTRE
L'HUMANITÉ Messieurs, Nous avons appris que la Maison de vente
CHENU-SCRIVE-BERARD organise ce mercredi 12 janvier 2005 la vente de
lettres et manuscrits du XVIIIe relatifs à des correspondances
d'armateurs négriers lors de la période du "commerce"
des esclaves. Vous comprenez, Messieurs, que "pareil commerce"
soit une insulte faite à la mémoire des victimes directes
de l'esclavage et à leurs nombreux descendants qui aujourd'hui
encore souffrent du traumatisme de ce Crime Contre L'Humanité.
De nombreuses réactions ont lieu et de nombreux articles et forum
circulent sur Internet pour exprimer l'éc¦urement qu'inspire
cette nouvelle vente aux enchères. Les arrière-petits-enfants
des victimes directes ne comprennent pas que VOUS REJOUIEZ aujourd'hui
les scènes horribles de ces ventes immondes. "Ce Commerce",
Messieurs, n'est rien d'autre que le prolongement par les Héritiers
des esclavagistes dudit
"Commerce TrianGülaire" de leurs arrière-grands-pères
esclavagistes.
Des souvenirs
horribles refont surface. Avez vous entendu parlé, Messieurs,
des têtes de Nègres que les esclavagistes exhibaient comme
un trophée de chasse sur les poteaux à l'entrée
de leurs "belles demeures coloniales". Ils les remplaçaient
réGülièrement pour "éviter le pourrissement".
Monsieur,
la LOI 2001-434 dite Loi TAUBIRA, reconnaît l'Esclavage et la
Traite Négrière comme un CRIME CONTRE L'HUMANITÉ.
Mettre de
tels objets sur le marché s'apparente à la COMPLICITÉ
DE CRIME CONTRE L'HUMANITÉ, VOIRE A L'APOLOGIE DE CRIME CONTRE
L'HUMANITÉ. C'est pourquoi, Monsieur, nous vous demandons instamment:
- d'annuler cette vente, - de remettre aux Ministères de l'Outre-Mer
et de la Culture le relevé complet et détaillé
des objets concernés; ceci afin de permettre la conservation
de ce patrimoine témoin de plusieurs siècles d'histoire.
Messieurs, ne vous placez pas du mauvais côté de l'Histoire.
Annulez cette vente, et vous vous en féliciterez! Citoyennement
Communiqué
Afrikara sur la Vente aux enchères d'archives sur la traite négrière
le 12 Janvier 2005 à Lyon
J-1
: Arrêter la Vente de documents historiques, biens culturels,
objets de Mémoire
par Ze Belinga, http://www.afrikara.com, Paris , 11 Janvier 2005
Le mercredi
12 janvier 2005 est prévue la vente aux enchères à
Lyon de manuscrits et lettres relatant l'activité négrière
en France et dans les colonies françaises entre les 17ème
et 18ème siècle. Cette perspective grave et urgente a
suscité depuis, une émotion déchirante et compréhensible
de la part de Français et citoyens de toutes origines, en particuliers
des descendants d'esclaves africains.
A un jour
d'une banale opération mercantile dont le quotidien français
bien pensant Le Monde a fait une indécente publicité [06-01-05],
nullement gêné du caractère immoral des profits
à tirer de pratiques négrières criminalisées,
il est temps que l'émotion se traduise en mobilisation, la mobilisation
en actions positives.
Ces actions
positives, juridiques, politiques, médiatiques et citoyennes
reposent sur la légitimité éthique et juridique
d'une suspension sine die de la vente aux enchères des documents
historiques sur la traite des Africains.
* D'un point
de vue éthique il est inadmissible que des familles et entités
commerciales dont les ascendants ont vécu de la traite négrière
esclavagiste, crime contre l'Humanité dans la législation
française, trouvent opportunités commerciales dans les
documents retraçant cette barbarie indicible. Comme si la chaîne
des profits négriers continuait de faire des intérêts,
comme si les Africains, descendants d'Africains, descendants d'Esclaves
n'avaient pas accédé à cet autre statut qui se
nomme la libertéŠ
Et en matière
de crime contre l'humanité, la morale, avant le droit, peut-elle
être rejetée au second plan ? Cette même morale à
laquelle le juge français faisait appel entre autres arguments,
dans son ordonnance du 26 février 2002 condamnant Yahoo.com accusé
de vendre en ligne d'objets nazis.
* D'un point
de vue juridique la loi dite Taubira de 2001 fait de la traite négrière
et de l'esclavage un crime contre l'humanité. A ce titre toutes
actions, transactions économiques, culturelles, politiques, sociales
en relation avec ce crime odieux sont légitimement susceptibles
de mesures conservatoires, censées prévenir des dommages
sur le patrimoine, les objets de mémoire, les éventuels
troubles et débordements humains. De plus le commerce d'objets,
documents, artéfacts renvoyant à ce crime ne peut être
considéré comme un commerce classique, donc susceptible
là aussi d'un traitement particulier.
Les manuscrits
et correspondances des négriers rentrent à priori [mais
une expertise devrait pouvoir le confirmer avant la mise en vente] dans
la catégorie des biens culturels frappée d'un code de
déontologie limitant les transferts de propriété.
En effet la Convention de l'Unesco sur le commerce des biens culturels,
signée le 17 novembre 1970 définit dans la catégorie
des biens culturels : « les biens qui à titre religieux
ou profane, sont désignés par chaque Etat comme étant
d'importance pour l'archéologie, la préhistoire, l'histoireŠ
». La dite convention dont la France est signataire, cite explicitement
les biens concernant l'histoire, les archives, les manuscrits rares
et incunables parmi les biens culturels, soumis par conséquent
à des restrictions de liberté commerciale.
Ces biens
étant reconnus porteurs d'une incidence dans l'éducation,
la recherche, la formation de l'identité et de la mémoire
collectives, il est naturel que leur vente soit soumise à expertise
préalable aux fins de déterminer leur valeur historique
et le coût encouru par la nation à les abandonner à
l'esprit de lucre.
La nature
culturelle des biens, éminemment éligibles à la
protection publique et le cadre d'ensemble de la loi Taubira exigent
une suspension de la vente aux enchères prévue le 12 janvier
à Lyon de manuscrits et lettres relatifs au trafic négrier.
Le moyen probablement le plus rapide d'y arriver compte tenu des délais
est la procédure de référé, qui permet d'obtenir
d'un juge une mesure provisoire de suspension de la vente du 12 janvier
2005. Le référé peut être utilisé
en cas d'urgence, et n'ayant pas l'autorité de la chose jugée,
d'exécution provisoire, il peut être relativement aisément
obtenu dès lors que les mesures ne se heurtent pas à des
contestations sérieuses. Et là encore le président
du tribunal pourrait néanmoins faire droit à une requête
motivée dans son urgence, ses conclusions, et en sus visées
des pièces justificatives.
Il serait
peu honorable, et c'est un énorme euphémisme, que les
communautés concernées au premier chef ne trouvent pas
de compétences appropriées pour obtenir le succès
de cette première procédure.
D'autres
solutions sont possibles, qui consisteraient à ce que des associations,
institutions publiques -Etat, Conseil régionaux, - se portent
acquéreurs des documents en question. Ceci ne serait qu'une sortie
très ponctuelle dans la mesure où elle ne s'opposerait
pas sur le fond à la marchandisation des archives, biens culturels,
objets de mémoire et à valeur historiographique.
Il serait
enfin pitoyable que seul un concert de protestations accueille cette
vente, et que l'émotion seule réponde d'une question aussi
cruciale, appelée à faire l'objet d'une attention redoublée
quant au statut des autres archives, de leur mise à disposition
du public, chercheurs, historiens, éducateurs.
22/12/04
- Un mesage de Dieudonné :
Grande souscription nationale pour la production du film Le Code Noir,
réalisé et produit par Dieudonné d'après
un scénario écrit par Dieudonné, Claire Gothon
et Louis Sala-Molins, avec Daniel Prévost, Dieudonné,
Catherine Mouchez, Jean Dujardin, Claude Rich, Joby Valente, Didier
Bénureau, Eric Ebouaney ...
Mobilisons-nous !!
Le Code Noir sera un film historique d'action qui devrait toucher un
large public. Pour que le premier film français sur la traite
des Noirs puisse enfin voir le jour. L'association Les Ogres Utopistes
Concrets, soutenue par Dieudonné, assure le suivi de cette souscription.
Envoyez votre souscription, d'un montant : libre, par chèque
à l'ordre de : Les Ogres "Le Code Noir", à l'adresse
suivante :
Le Code Noir, Association Les Ogres Utopistes Concrets, Théâtre
de la Main d'Or , 15, passage de la Main d'Or , 75011 PARIS
Nous sommes une association sans but lucratif loi de 1901, déclarée
à la Sous-Préfecture de Dreux le 18 octobre 2004 et parue
au J.O. du 13/11/2004, dont l'objet est de contribuer à l'ouverture
des frontières géographiques, religieuses, ethniques et
sociales ; cette ouverture est une utopie concrète, mais aussi
une exigence impérieuse de notre devenir. Siège social
: Les Ogres, 1, rue des Volaillers, La Haye, 28410 Saint-Lubin-de-la-Haye
contact@lesogres.org http://www.lesogres.org
Vous pouvez nous contacter en appelant le 06 13 18 64 86 (Général)
ou le 06 15 02 14 41 (Relation Ultramarins) ou encore le 06 77 35 73
44 (Général et presse), ou par télécopie
02 37 82 08 57ou par email lecodenoir@lesogres.org
Merci d'avance !
Les
Ogres Utopistes Concrets
Les Ouvertures Géographique Religieuse Ethnique Sociale
IMPORTANT : Toutes vos informations resteront strictement confidentielles.
Aucune donnée personnelle sur votre souscription ne sera communiquée
à un tiers, sauf autorisation formelle et explicite de votre
part.
Nous demandons
aux personnalités, aux médias et aux associations qui
seraient d'accord pour faire connaître publiquement qu'ils participent
à cette souscription, de bien vouloir nous le préciser
afin que nous le fassions savoir à grande échelle.
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