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Résistances - Un voile, une voix !
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- Texte
rédigé par Abu
Hamza Ibn Mohammed
"Voilà un exposé pour
les gens, un guide,
et une exhortation pour les pieux." (sourate 3:138)
La
Louange est à Allah, nous Le louons,
implorons Son aide, et lui demandons pardon . Et nous nous protégeons auprès de
Lui du vice de nos personnes et de nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide,
point d’égarement pour lui, et celui qu'Il égare, point de guidée pour lui. Et
je témoigne qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Allah,
Unique, sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et
messager. « O
vous les Croyants ! Craignez Allah à sa juste valeur, et ne mourrez qu’en étant
musulmans. » (Sourate Al-Imran
3:102) « O
vous les humains ! Craignez votre
Seigneur qui vous a créé d’une seule âme, puis qui en a créé la compagne, et
qui a propagé beaucoup d’hommes et de femmes (à partir de ce couple). Et
craignez Allah, par lequel vous vous suppliez les uns les autres ainsi que le
lien de parenté. Certes Allah est témoin de vos actions. » (Sourate
Al-Nissa 4:1) « O
vous les Croyants ! Craignez Allah et dites de droites paroles. Il rectifiera
vos actions et pardonnera vos
péchés, et quiconque obéit à Allah et à Son messager a très certainement
remporté une immense victoire. » (sourate Al-Ahzab 33:70/71) En outre : La
meilleure des paroles est la parole d'Allah et la meilleure voie est la
voie de Muhammad (Salla Allah Alaïhi wa
Sallam). Et les pires des choses sont celles nouvellement inventées, et toute
chose nouvellement inventée est une innovation et toute innovation est un
égarement et tout égarement est en Enfer Nous
vivons dans une époque et pays où le
Califate a été aboli, les lois islamiques ont été suspendues et l'Ignorance a
envahie le corps de l'Umma, à tel point que l'ignorant distribue des fatwas
sans aucune crainte et le savant a été éloigné sans son gré loin de la vie de
tous les jours, soit dans un "théorisme" inutile à notre temps ou
dans des prisons inhumaines. Ainsi s'est réalisé son dire, salla Allah alaïhi
wa sallam: "Allah ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais
il la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. les
gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge [sur n'importe quel
sujet]. Ils en donnent leurs avis sans se baser sur aucune science. Ils
s'égarent ainsi et égarent les autres" (rapporté par Bukhari
et Muslim). Notre
pays (la France) a eu la malchance
d'avoir des (théologiens) qui cherchent à instaurer un clergé qui sert non pas
les intérêts (religieuses) de la communauté musulmane mais les intérêts
(sécuritaires) des autorités. Depuis quelque temps, on ne parle que de la
représentation des musulmans et de leurs représentants. Le ministre consulte
quelques individus sélectionnés d'une manière hasardeuse et suspecte! puisque
le dénommé S. Ben Cheikh en était un, Mohsen Ismaël également, et d'autres que
Dieu Seul sait leur fidélité à "l'Islam de France"!! Les
idées de S. Ben cheikh et sa vision
flasque, de ce qui est l'islam dans un pays non musulman, nous étaient claires
et ce de ses ouvrages (la marraine et le prophète, par exemple) et
participations aux différentes émissions diffusés sur les chaînes hertziennes
en France. En
ce qui concerne le "théologien" docteur ès sciences islamiques de la "prestigieuse
université religieuse" de la Zitouna en Tunisie, le peu des idées
développées dans son interview nous donnent une vision générale sur ses
tendances et son adhésion au mouvement qui n'appelle pas uniquement à la
réécriture (et non relecture) des fondements de la jurisprudence (Uçoul
AlFiqh), mais en réalité, elle appelle aussi à la rectification du message
coranique et prophétique. Ce mouvement innové ou école inventée que
j'appellerai: école de la rectification de la révélation (madrast ul
Istidraki 'ala Al Wahyi), trouve ses partisans et militants parmi les nouveaux
diplômés des différentes universités islamiques lesquels ont subi tellement de
changement dans leurs statuts et matières enseignées qu'elles sont perdu le
"prestige" et la valeur "scientifique" dont elles
jouissaient. Al-Azhar
en Égypte., Al-Zaïtouna en
Tunisie et, Al-Qarawiyin au Maroc, rien que les noms et la nostalgie d'un
passé, effectivement, glorieux qui demeurent encore! Une petite consultation de
la nature des matières enseignées dans l'une de ces universités
"religieuses" suffit pour vous mettre sur la bonne voie. C'est vrai
que les populations musulmanes analphabètes (en religion ou en civilité)
estiment toujours ces universités et leurs diplômés; et ceci n'est étrange vue
la médiocrité de leurs bagages culturels islamiques. Dieu merci, ce n'est pas
le cas chez les musulmans de notre pays. Malheureusement, il y a un courant des
jeunes égarés qui n'ont pu trouvé refuge que dans les bras de cette école
destructrice de la révélation et du message pur de l'Islam. Nous
apprenions dans l'introduction de
l'interview que " Les compétences de ce jeune théologien ont
amené le ministère de l'Intérieur à le consulter parmi d’autres personnalités
en novembre 1999 dans le cadre du dossier sur la représentation des musulmans
de France". Nous nous interrogeons, sur ces compétences? Ont-elles été
appréciées par le ministre? Et si c'est le cas, ce ministre a-t-il, à son tour,
des compétences théologiques islamiques lui permettant de juger quelqu'un
d'autre? Cela m'étonnerai que monsieur Chevènement possède de telles
connaissances! Nous
y lisons: "Loin du discours traditionnel axé sur le rappel au respect de la norme,
Mohsen Ismaël dont les
positions rencontrent un écho certain auprès des jeunes, s’exprime sans
ambages sur certains sujets qui concernent les femmes au premier chef".
Loin du respect de la norme (l'islam!), cet homme trouvera certes un écho
auprès des jeunes (reste à savoir lesquels?!) comme l'a trouvé récemment Sayyed
Qutb, Khomeyni, Ahmed Mirza Khan ou encore Abdellah ibn
Saba, Musseylima Al-Kaddab, Al-Aswad Al'Anassi.. etc. Les
ignorants parmi les musulmans et les égarés suivent n'importe quelle personne
leur prêchant le salut en abolissant les peines légales, autorisant les
interdictions et faisant "évoluer" (altérer) les constantes. Le Hijab islamique Certains
croient que le hijab est le voile
que la femme mette sur sa tête pour le couvrir, or ni la langue arabe (la
langue du Coran), ni la coutume arabe (ancienne ou moderne) lui attribut ce
sens. Je croie que le détenteur du doctorat ès théologie de la Zitouna n'ignore
pas une telle chose que les lycéens arabes en lettres maîtrisent parfaitement. En
réponse à la question (orientée)
formulée par le directeur de la revue (IdF): "... Parmi ces
interrogations figurent notamment le port du voile. Au-delà de l’aspect
polémique que provoque ce sujet, que peut-on en dire d’un point de vue
théologique?", le docteur théologien (ou le cheikh si ce titre ne
l'offense pas) M. Ismaël affirme, en premier temps, l'obligation du port du
"voile" en citant le verset 59 de la sourate Al-Ahzab (33) et
renforce son argumentation par des citations bibliques (Gen. 24:65 et I Cor.
11:4-16). Ensuite, il "dévoile" le sens profond de cette "recommandation"
(le port de voile!) qui serai, selon, l'appel à la pudeur et au respect d'une
"certaine moralité" dans la société. Nos
remarques et interrogations sur la
première partie de la réponse sont nombreuses et diversifiés: Q1.
Pourquoi le docteur n'a-t-il cité que
le verset (33:59) et non pas les deux autres versets: - «Et
dis aux croyantes de baisser
leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne
montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu' elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu' elles
ne montrent leurs atours qu' à leurs maris,
ou à
leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs
maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs
sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu' elles possèdent, ou aux
domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des
parties cachées des femmes. Et qu' elles ne frappent pas avec leurs pieds de
façon que l' on sache ce qu' elles cachent de leurs parures. Et repentez- vous
tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.» (sourate
Al-Nour 24:31) -
et «Et quant aux femmes atteintes par la
ménopause qui n' espèrent plus le
mariage, nul reproche à elles d' enlever leurs
vêtements de (sortie), sans cependant exhiber leurs atours et si elle
cherchent la chasteté c' est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient.»(sourate
Al-Nour 24:60). Est-ce
par oubli ou parce qu'ils ne
figuraient pas dans le programme qu'il étudié à Zitouna? Ou simplement, il les
a écartés parce qu'ils expliquent le premier et lui enlève son "sens
profond!"? Je
vais vous dire pourquoi le docteur "zitounien" n'a pas cité ces deux versets. Du fait, qu'il est docteur
en théologie, normalement il doit savoir la sourate 33 (Al-Ahzab) a précédé la
sourate 24 (Al-Nour), donc les jugements et décisions révélés dans la
seconde (Al-Nour) abrogent ceux de la première (Al-Ahzab) et les
rendent sans effet. Ainsi, le sens profond ou plus exactement les raisons d'un
tel statut ('ilalu Al Hukm) deviennent sans grande valeur. Dans
la sourate 33 (Al-Ahzab), la raison
pour laquelle fut prescrit "le port du voile" pour certains, entre
autre le docteur, est: "elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées". Mais, ce "respect" dont la
musulmane, qui porte le "voile", bénéficierait serait plus une
conséquence qu'une raison! Et par conséquent, ce qu'il appelle le "sens
profond" ne l'est guère et sa thèse (en absence du motif, le jugement
disparaît) s'écroule. Je donne un petite exemple aux lecteurs: le musulman est
autorisé à accomplir les ablutions à sec (tayammum) s'il manque d'eau,
mais dés qu'il en trouve il doit accomplir les ablutions en utilisant de l'eau
(sauf s' il y a autre chose qui lui en permet). Donc le motif est le manque de
l'eau et le jugement est l'autorisation de pratiquer le tayammum; et par
conséquent, en absence du "manque de l'eau" (sa disponibilité) le
jugement (tayammum) est levé. Mais, si on suppose que le manque
de l'eau n'est pas une raison légale pour recourir au tayammum, il est
inutile de montrer ou démonter que la pratique du tayammum, en cas de
manque de l'eau, est nulle. On y ajoute que les fondamentalistes ('Ulama
ul Uçuli) ne sont pas unanimes au sujet du fait que chaque jugement (hukm)
a un une utilité ou un intérêt (maslaha) que M. Ismaël appelle
ici le "sens profond"(!!): " -
1er groupe: les Ach'arites
et les Zahirites ont soutenu la thèse qu'Allah peut faire une
législation non pour une maslaha, mais ils affirment que la déduction
légale (Al Istaqra') a montré que toutes les législations (islamiques)
sont faites pour apporter la maslaha groupée dans les cinq matières (à
savoir: la religion, la vie, les biens, la conscience (un esprit sain) et la
postérité); mais Allah n'est point interrogé sur ce qu'Il fait. -2nd groupe: certains Chafi'ites
et Hanafites soutiennent le fait que la maslaha pourrait servir
de raison d'être ('illatu Al Hukmi) des jugements, mais en tant que
signe du jugement et ni la cause conduisant Allah à l'arrêter, et ce pour ne
pas contredire «Il n'est point interrogé sur ce qu'Il fait, par contre
eux, ils le sont [sur ce qu'ils font]» (sourate 21:23). - 3ème groupe: les Mu'tazilites,
les Maturidites, certains Hanbalites et les Malikites soutiennent
le fait que les jugements peuvent être justifiés par la maslaha, parce
qu'Allah a promis cela et parce qu'Il est Très Miséricordieux envers ses
serviteurs, repousse loin d'eux la corruption et soulève, de sur leurs dos, les
contraintes. Mais, ils conditionnent cela par le fait que la justification (ta'lil)
ne doit pas "casser" le nass (texte). Et si la raison d'être
d'un nass nous est obscure, nous mettons nous même en accusation [et non
les nass] tout en élevant le nass au-dessus de toute défaut [absence
d'une maslaha]" (cf. Uçoul Al Fiqh (les fondements de la
jurisprudence islamique). du cheikh M. Abou Zahra) Avant
de développer les deux versets
(24:31) et (24:60), il est préférable qu'on fasse une brève étude des termes
utilisés dans les versets (33:59) et les deux autres versets de la sourate 24
(Al-Nour). On trouve les termes suivants: * Premier verset «Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes
filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles
[Jalabibi
hinna]: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d' être offensées.
Allah est Pardonneur et Miséricordieux.» (sourate 33:59). Le terme qui nous
intéresse en premier lieu c'est: Jalabib pluriel de Jilbab. - Le Jilbab est une mala-a (haïk,
manteau, drap, voile) dont la femme s'enveloppe de sur ses vétement, et elle
l'utilise, très souvent, en sortant de chez elle. (cf. Al-Fath de AlHafiz 1/336) - C'est la mala'a que la
femme s'enveloppe de sur son dir' (litt. armure, tunique et habit
long couvrant des épaules aux pieds que la femme porte chez elle ) et son khimar (voile
de tête). (voir Tafsir AlBaghawi 3/544) - Le Jilbab,
en langue arabe par
laquelle le prophète s'est adressé à nous, est l'habit qui couvre tout le corps
et non une partie. (voir Ibn Hazm 3/217). - C'est le rida' (pardessus,
habit couvrant tout le corps)au-dessus du khimar et il est de
même que l'Izar (haïk, drap). (voir Tafsir ibn Kathir
3/518). * Second verset «Et
dis aux croyantes de baisser leurs
regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours [zinatahum]
que ce qui en paraît et qu' elles
rabattent leur voile [Khumuri hinna]sur leurs poitrines [Juyoubi
hinna]...» (sourate 24:31). Les deux termes qu'il faut éclairer, en ce
verset, est: Khumuri pluriel de Khimar, Juyoub pluriel de Jaïb
(Jayb) et enfin zina. - Khimar est
le voile de tête (qu'on traduirait, en anglais, par: mantilla, throw, scarf;
veil) - Jayb dérivé du
mot jawb lequel signifie la coupe,
est l'endroit supérieur de la coupe d'un dar' ou d'un qamiss (tunique, "robe de nuit")
et qui signifie: haut de poitrine, gorge et coup. - Zina,
litt. parure, atours et
ornement, désigne aussi bien les habits que le Kohl et les bijoux. *
Troisième verset «Et
quant aux
femmes atteintes par la ménopause qui n' espèrent plus le mariage, nul reproche
à elles d' enlever leurs vêtements de (sortie), sans cependant exhiber leurs
atours [ghaïra mutabarrijatin bi zinatin] et si elle cherchent
la chasteté c'est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient.» (sourate
Al-Nour 24:60). De ce verset, deux termes nous sont d'une grande utilité pour
comprendre le précédent (24:31): Mutabarrija de Tabarraja et zina. - Mutabarrija de TaBaRRaJa quand
la femme étale ses charmes, sa beauté aux hommes. (Mukhtar Al Sihah
d'Abou Bakr Ar-Razi); quand elle se montre de son BouRJ (litt.
sa tour, c-à-d chez elle) et de son palais. (Mufradat AlFazu AlQur'an d'Al-Asphahani);
quand elle montre ses parures aux hommes (AlBahr AlMuhitt
d'Al-Feyrouz Abadi). Ou encore, le fait de montrer sa Zina. (Lissan
Al-'Arab d'Ibn AlManzour) * Discussion Le premier verset (33:59) prescrit la port
de Jilbab (et non seulement un "voile") pour les musulmanes
ainsi elles seront connues [et distinguées des non musulmanes, des esclaves ..
etc.]. Mais si la prescription du hijab fut arrêtée uniquement par ce
verset, cela rendrait, probablement le doute de l'école de la rectification
de la révélation, un peu plus "solide", et sa réfutation par des
versets coraniques plus difficile à entreprendre. Sinon, la réfutation des
thèses de cette école innovatrice (bid'iya, mubtadi'a) par les hadiths
authentiques et les dires des érudits de tous les madahib (rites et écoles juridiques) ne serait qu'une simple rédaction d'un lycéen en théologie. Dieu
merci, il y a le second verset
(24:31), qui clarifie les doutes de cette école istidrakite (désirant à
rectifier la révélation) et rend ses thèses vaines! Le docteur M. et ses
semblables doivent, vue leurs diplômes, connaître que la sourate Al-Ahzab (33)
est révélée avant la sourate Al-Nour (24). Donc, les arrêtés de la sourate (24)
peuvent abroger ceux de la sourate (33), et par conséquent ce qu'ils appellent
le "sens profond" ('illa tul Hukmi) peut être
"abandonné" et levé par la non citation d'une seconde raison d'être
dudit arrêté ou jugement (hukm). Ce cas n'est pas unique ou étrange dans
la législation islamique, mais les docteurs de l'école de la rectification
de la révélation, et ses "intellectuels" doivent savoir qu'il y a
plusieurs jugements (Ahkam) dont la ('illa, Al hikma)
n'a pas été communiquée ou abandonnée ( la licité des immolations des gens du
livre, mariage temporaire, .. etc.). En
ce qui concerne l'habit de la musulmane c'est ce que les deux versets (33:59)
et (24:31) ont décrit, et la raison
d'être du premier arrêté ne peut en aucun être prise pour annuler son propre
arrêté et moins encore pour annuler un arrêté postérieure. Les
différentes définitions que nous avons
fourni, éclairent le "comment" de l'habit de la musulmane: quelque
chose de long, couvrant tout le corps excepté le visage et les mains.
L'exception du visage et des mains peuvent être déduite du sens littéraire des
termes coraniques utilisés dans les deux versets, et principalement des termes
suivants: Jilbab, Khimar, Zina et Jayb. Nous signalons qu'
il y d'autres conditions, que doit remplir l'habit de la musulmane et du
musulman, qu'on trouve dans les hadiths authentiques. Q2.
Si on suppose, que le port du "voile" (personnellement j'insiste sur le
terme Hijab qu'on
trouve, maintenant dans les dictionnaires de la langue française) n'a plus de
raison d'être, que signifierai l'ordre coranique: « et qu'elles ne montrent
leurs atours [Zinata hunna] qu'à leurs maris,
ou à leurs pères ...» (sourate Al-Nour
24:31), ou encore «Et quant aux femmes [al-qawa'id] atteintes par la
ménopause qui n' espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever
leurs vêtements de
(sortie), sans cependant exhiber leurs atours et
si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles.
Allah est Audient et Omniscient.»(sourate
Al-Nour 24:60)???? De quelle zina, que seuls l'époux, le père .. etc.
peuvent voir, s'agit-il? et quelle zina que les femmes (al-qawa'id)
doivent ne pas exhiber? C'est
une chose évidente et claire aux
yeux de tout bon étudiant de théologie, quant à nos docteurs, ils doivent
consulter les dictionnaires de la langue arabe les plus authentiques et les
recueils des hadiths traditionnels pour voir le nombre des hadiths authentiques
relatifs à ce sujet. Ils savent bien que les hadiths ne sont en aucun cas un ijtihad,
mais la seconde composante de la chari'a laquelle ne peut, sous aucun
prétexte, remis en lecture ou en écriture. Q3.
Est-ce le docteur se souvient-il des
règles juridiques (Al Qawa'id Al Char'iya ou Al Fiqhiya)?
telle que celle qui dit: "Point d'Ijtihad en ce qui est traité par
un nass (texte) claire et formel"('Ilm Uçoul Al Fiqh,
de Abdelwahhab Khalaf. Al Qawa'id Al Uçouliya Al Tachri'iya, Al
Qa'ada Al Thalitha: Fima yaçoughu Al Ijtihadu fihi . P. 216. 8ème Édition
Dar Al Qalam). Or, le docteur et ses semblables de l'école
de la rectification de la révélation (avec ses deux composantes: Coran et
Sunna authentique), ont pratiqué un ijtihad en présence d'un nass
clair, et formel (qat'i ad-dalala) : «qu'elles rabattent leur voile [Khumuri
hinna]sur leurs poitrines...» (sourate 24:31)! Leur "ijtihad" ne s'est
pas limité à une interprétation ou "conditionnement" de l'arrêté
coranique, mais il était au-delà de tout cela, aboutissant à une abrogation du
verset lui-même!! Cela nous mène à la quatrième question, Q4. "Point
d'abrogation d'un
jugement coranique ou prophétique après la mort du prophète. Mais, de son
vivant, la manière progressive de la législation et son bienveillance des maslaha (intérêts) a nécessité l'abrogation de certains jugements cités dans le Coran
ou dans la Sunna et ce d'une façon entière ou partielle" ('Ilm
Uçoul Al Fiqh, de Abdelwahhab Khalaf. Al Qawa'id Al Uçouliya Al
Tachri'iya, Al Qa'ada Al rabi'a: Fi naskhi Al hukmi; P. 222; 8ème Édition
Dar Al Qalam). C'est
une règle légale des fondements (uçoul),
que le docteur n'ignore, probablement, pas. Toute décision, fatwa, ou
arrêté d'une autorité religieuse quelque soit sa nature, après la mort du
prophète, est rejetée si elle contredit un nass (non abrogé) du Coran
ou
de la sunna authentique. Q5. Le docteur croit-il vraiment que le hijab
islamique est le même qui fut prescrit aux gens de Livre, à savoir les
juifs et les chrétiens? Les versets bibliques dont il a donné les références,
représentent, en elles-mêmes une preuve d'un tel hijab chez les gens du
livre? Ma foi est que le hijab islamique,
en tout ses fins détails, est une particularité islamique et non arabe comme
certains veulent le faire croire à des jeunes dépourvues du stricte minimum de
connaissance de leur religion. Les deux références bibliques (Gen. 24:65
et I Cor. 11:4-16) citées par le docteur n'impliquent en rien la prescription
du voile comme habit de la femme tel qu'il est en Islam. *
la prière citation: "63 Un soir qu'Isaac était sorti pour
méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux
arrivaient. En
aucun cas, ce texte nous dit que le
voile fut prescrit pour le peuple hébraïque. Donc, nous ne pouvons affirmer
qu'une seule chose, c'est que, effectivement, Rébecca l'a mis. Mais est-ce par
simple geste coutumier ou par respect à une tradition hébraïque? * La seconde citation "4 Tout homme qui prie ou qui
prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Les
autres versets (non cités) n'ont aucun
rapport avec le voile de la femme, ils traitent de l'autorité qu'un homme doit
avoir sur sa femme. Comment
le docteur en théologie s'est-il
permis de juger que ces versets prescrivent le port du voile chez les
chrétiens, or il est question dans ces versets de mettre le voile (de la tête)
pendant la prière et non en dehors? Comment peut assimiler ou comparer au hijab
islamique que la femme musulmane doit porter pendant la prière et en dehors
si elle sort, ou il y a un non mahram (tout homme non cité par le verset
24:31)? Ajoutons que le hijab islamique est totalement différent dudit
voile des gens du livre, car il nous a été prescrit, par les deux composantes
de la révélation, de se différentier des juifs et chrétiens en plusieurs
pratiques religieuses et de ne pas leur ressembler. (voir sourate 45:16/18,
sourate 13:36/37, sourate 57:16, sourate 2:104 ou encore Muslim 2/208-209,
Muslim 2/67-68, Muslim 3/130-131, Muslim 3/151, Ahmed 6/324 et Al-Hakim 1/436,
Bukhari 3/417, Abou Daoud 1/305, Al Nassai 2/48-49, Al-Tarmidi 2/104, AlDarami
2/59-60, Ibn maja 2/421, Al Baïhaqi 5/124-125, Ahmed had. 84, 200, 275, 358 et
385, Bukhari 9/513-517 et 553, Muslim 6/78-79, Muslim 6/144, Bukhari 10/288,
Muslim 1/153, Bukhari 10/291, Muslim 6/155 ... etc.). Il y a plus de
trente nass diu Coran et de la sunna authentique qui ordonnent le
musulman à se différentier des gens du livre et ce en plusieurs domaines entre
autre: le vestimentaire! Donc,
ni la première citation biblique, ni
la seconde ne nous affirme une prescription du voile aux femmes des gens du
livre. Nous nous interrogeons sur la raison qui a poussé le docteur en
théologie à faire ainsi? Il y a plusieurs suppositions, entre autre: il chercherait
probablement, par ses citations, à mettre le jeunes sur la voie des gens du
livre en ce sujet précis, à rendre le hijab islamique (ce qu'il appelle
le voile) une simple coutume qui pourrait évoluer et pourquoi disparaître, ou
encore il chercherait à attirer la sympathie des gens du livre pour
"atténuer" leurs regards blessant aux mutahajibat (femme
portant le hijab)!!. Cette dernière supposition est très marginale chez le
docteur, puisqu'il appelle au délaissement du Hijab islamique! 2. Darwinisme théologique! On
lit encore dans l'interview, la
réponse du théologien M. Ismaël: "Cet appel coranique, qui vient
consolider ce qui a été déjà prescrit dans la Bible et dans l'Évangile,
constitue une évolution incontestable et un rappel au respect de la femme dans
une société où l’on considérait la naissance d’une fille comme une malédiction
« Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son
visage s’assombrit et une rage profonde l’envahit. Il se cache des gens à cause
du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou
l’enfouira-t-il dans la terre? Combien est mauvais leur jugement!» ( Coran;
XVI, 58-59 ). Si on inscrit la prescription du port du voile dans ce contexte
de perceptions dépréciative et humiliante du statut de la femme, on ne peut que
souligner l’évolution considérable initiée par le Coran au sein d’une société
patriarcale. Le texte coranique doit toujours être lu à la lumière du présent,
puisque la révélation n’a pas transcendé la mentalité de l’époque. Une lecture finalisée du
texte est donc exigée". Nous
commençons par rappeler que ce n'est
tous les arabes qui haïssaient la naissance des filles, et cela est une chose
très connue auprès de tout étudiant de l'histoire islamique ou musulmane
(rappelons que les premiers cours traitent, très souvent, de l'époque
préislamique Jahiliya). En
période de la Jahiliya, il
y avait, parmi les femmes arabes, celles qui se voilaient, et d'autres pas,
celles qui se mariaient, et d'autres qui se prostituaient, et même celles qui
gouvernaient et d'autres qui faisaient partir des biens de son époux. En
quoi, voit le docteur "une
évolution incontestable et un rappel au respect de la femme" dans la
prescription du voile, ou plus exactement du hijab? Quel rapport a
l'enterrement des fillettes en étant vivantes et un tel arrêté coranique (et
non biblique, comme nous l'avons signalé supra)? Le
plus étonnant c'est que le docteur en
théologie islamique considère le port du hijab une chose humiliante de
la femme! "Gloire à Dieu"! Depuis quand un habit de
"pudeur", comme il l'affirme, est une honte et mépris pour celle qui
le met? «Nous sommes à Dieu, et certes à Lui nous retournerons».
A ce point là, le hijab est combattu par les diplômés de la Zitouna?
Cela n'étonne pas celui qui sait que la "lois" dans certains pays
arabes (entre autre: le Pays de la Zitouna) considère le hijab
comme un habit sectaire (Ta-ifi!), interdit aux musulmanes qui le
portent d'accéder aux fonctions publiques, ou à l'université (les
multiples affrontement entre les différents groupes universitaires à Fès,
Oujda, Casablanca au Maroc en sont des exemples!) Pourquoi
M. Ismaël l'intellectuel, le
docteur et le théologien croit que la révélation n'a pas transcendé la
mentalité de l'époque? Quel changement a connu l'homme, en son essence, et non
en son habitation, son manger, son amour et désir matérialiste? L'homme est
toujours le même, il mange, boit, a des rapports sexuels (licites ou
illicites), cherche la richesse, le gouvernât et la célébrité, s'entretue..
etc. Le docteur est, probablement, de ceux qui ne font pas la différence entre
l'essence de l'homme et son apparence. Toutes les révolutions (informatiques et
technologiques) que l'homme connaît en ce moment, n'ont changé rien de son
essence et de sa nature! Le docteur confond entre les versets des
jugements (Ayat ul ahkami) et les versets relatifs aux sujets
scientifiques: archéologie, astronomie, mathématiques, biologie ... etc. Il a
oublié que les Ayat ul Ahkam ne peuvent subir une relecture ou comme il
le dit: "lecture finalisée!". Y a-t-il un érudit musulman qui
a appelé à revoir les versets relatifs à la prescription de la prière, du jeûne
du mois de Ramadan, du pèlerinage à la Mecque, de la Zakat ... etc.? Par
contre, une compréhension des versets relatifs aux différentes sciences peut
être envisagée pour suivre l'évolution des découvertes scientifiques. C'est ce
que font certains savants éminents, comme le yéménite Al-Zandani et une
géologue égyptien dont le nom ne me revient pas en cet instant. (pour plus de
détails, visiter le site de al 'jaz al 'ilmi du Coran) Le
docteur a essayé de créer une sorte de
confusion chez ses lecteurs en appelant à une nouvelle lecture des versets
coraniques sans en distinguer les constants (Ayat ul ahkami, Ayat al Qassas,
..) des autres (versets relatifs à al I'jaz al 'ilmi du
Coran), mais et il en a tord. Par conséquent, aucune relecture des Ayat
al Ahkam ne peut être entreprise par quiconque, et le hijab s'inscrit
dans cette catégorie. 3.
Quand le Dr. Knock devient un
théologien, ou quand le théologien se "knockise"! En
réponse à la question: "quelle
lecture peut-on faire de ce verset aujourd’hui?", le docteur en théologie
a répondu: "Une lecture qui nous appelle à suivre le mouvement du texte.
Ce qui va à contre sens d’une lecture littérale qui figerait
toute interprétation du texte Coranique. Les jurisconsultes musulmans de
l’époque classique ont toujours étudié ce qu’ils appelaient (‘Illat
al-tashrî‘), c’est-à-dire, la finalité de la législation". Remarquez
comment le docteur manipule ses lecteurs; il invente un mouvement au texte
qu'il "faut" suivre, le
décrit comme allant au sens contraire du l'unique sens du verset qu'il appelle
littérale pour le noircir chez le lecteur. Ainsi, le lecteur s'attendra avec
patiente et acceptera a priori le nouveau sens que le docteur va
attribuer au verset. En fait, cela me rappelle les mouvements chrétiennes
millénaires (témoins des Jéhovah), lesquels ont inventé un calendrier (ou l'ont
adopté), prennent des versets qui ont un sens quelconque, le font
"tordre", l'adoptent et appellent les gens à l'accepter!.. C'est la
même démarche que suit l'école de la rectification de la révélation. De
la finalité de la législation, nous en
avons parlé et ce que nous avons cité, suffira pour rappeler que la recherche
d'une finalité de la législation ne doit en aucun "détruire" le
verset lui-même, or c'est ce que cherche notre théologien et ses semblables. La suite de sa réponse également
surprenante, il dit: "Si on suit la même démarche concernant le port du
voile, on parvient à la conclusion suivante que la finalité essentielle de ce
verset repose sur un appel à la pudeur et au respect d’autrui. Cet objectif n’implique
pas obligatoirement le port du voile. Une attitude convenable, conjuguée à
une bonne instruction suffiront à respecter l’esprit de ce verset. Nous pouvons
aisément affirmer que les filles non voilées sont autant pudiques que les
autres et que l’islam n’a jamais exigé une tenue vestimentaire
particulière pour les musulmans". !! Ces phrases ne sont qu'une suite
d'erreurs juridiques et fautes avec préméditation qu'un "docteur" en
théologie ne peut commettre. Je croie qu'une telle attitude mettrai en doute la
recevabilité et la crédibilité des diplômes délivrés par la
"prestigieuse" Zitouna. Comment un "docteur" en théologie
pourrait prétendre que "l’islam n’a jamais exigé une tenue
vestimentaire particulière pour les musulmans"? Or, la simple lecture
des versets (33:59) et (24:31) affirment le contraire de ce que notre
"docteur" a annoncé. Qui lui a légué le droit de juger un tel
comportement (sans hijab) comme étant pudique? A quel pudeur appelle le
verset (24:31) lequel est postérieur à celui cité par le docteur (33:59)? De
plus en plus j'avance dans la lecture
de la réponse du "théologien" M. Ismaël, je découvre une
"culture" théologique restreinte et limitée. Ce qui frappe le plus
dans cette réponse qu'il accordé à la IdF, c'est une étrange ressemblance ou
plus exactement une "reproduction" du contenu d'un chapitre IV
(l'Islam, une culture différente) de l'ouvrage "Marraine et le
prophète" d'un autre théoricien de l'école de la rectification de la
révélation, à savoir S. Ben cheikh! (voir notes de bas de pages). Qui a recopié
de qui? ou ont-ils eu la même "inspiration" ijtihadique (de
ijtihad)? un peu comme le furent les autres évangélistes (Matthieu, Marc,
Luc et Jean)! Une
incohérence de notre
"docteur" au sujet de l'hijab, et un égarement intellectuel
apparaissent très fort vers la fin de sa réponse. Il a dit: "A ceux qui
continuent de considérer que le port du voile contribue à protéger la femme du
regard concupiscent de l’homme, je propose d’inverser les rôles. En
effet, l’homme lui-même peut susciter le désir chez une femme. Il n’est pas
pour autant tenu de revêtir un vêtement spécial qui le protègerait du
regard de la femme"!. Quels rôles propose-t-il d'inverser? propose-t-il
que l'homme porte le fœtus à la place de sa femme, que la femme acquitte une
dot à son futur mari, que la femme participe aux batailles (et guerres)
éventuelles et que son époux reste garder les enfants, que l'homme hérite la
moitié de la part de sa sœur ou que l'homme allaite le bébé au lieu de sa mère?
Que propose le docteur en théologie diplômé de la "prestigieuse" Zitouna?
Propose-t-il d'inverser les rôles naturels déterminés par la nature biologique
et physionomique des deux sexes? Nous
ne le contredisons pas quand il dit
que l'homme suscite le désir chez la femme, mais a-t-il déjà lu «Et dis
aux croyantes de baisser leurs regards ..» (sourate Al-Nour 24:31) ? Où est-ce
qu'il appris que l'homme n'est pas tenu de revêtir un vêtement
spécial ? Je penses que ses connaissances en sunna authentique n'est pas à la
hauteur du diplôme qu'il possède! Sinon, quelle explication logique donne t-on
à la faiblesse et médiocrité de son analyse? 4.
Monsieur "je casse tout"! Après son appel au délaissement
du voile
(et non du hijab islamique) et à une pudeur dénuée, le docteur s'attaque
de même manière au problème de l'excision qu'il considère comme étant une
pratique barbare. Et je ne serai pas étonné si le docteur et ses semblables de
l'école de la rectification de la révélation prêchent l'abolition des peines
légales (lapidation.. etc.) qui ne sont guère appliqués dans pays dits
islamiques ou musulmans.
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