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Résistances
- Un voile, une voix ! |
Sous
la pression de la rue, le clan Ramadan change de stratégie. Les
20 000 manifestants de samedi ont déjà fait des victimes.
Le clan Ramadan a en effet perdu ses certitudes: après avoir
refusé catégoriquement l'option de manifester, le Collectif
musulman de France (Ramadan and Co) appelle désormais à
défiler. Voilà
ce que diffuse Yamin Makri, le porte-parole du Collectif musulman de
france : Associations
musulmanes : manifestation le jour de l'examen de la loi
Si
les Ramadanistes ont changé de tactique, ils gardent néanmoins
leurs mauvaises habitudes. Plutôt que de manifester avec les soeurs
le 7 février, ils proposent de le faire le 3, le 6 et le 14 février.
Ils continuent aussi leur travail de sape en attaquant dans leur réunions
M. Latrèche ( qui n'en demande pas tant). Enfin, cet article met un peu de lumière dans la manoeuvre. Alliance gauchos-ramadanistes contre les "islamistes"...
Le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, tente de fédérer un pôle laïque Xavier Ternisien, Le Monde du 19.01.04
Leur démarche était à l'opposé de la manifestation parisienne : réflexive, élitiste et en lien avec des non-musulmans. Le Collectif des musulmans de France, un réseau proche de l'intellectuel suisse Tariq Ramadan, s'est allié avec Jeunes musulmans de France (JMF) et Etudiants musulmans de France (EMF), deux associations liées à l'UOIF, ainsi qu'à Participation et spiritualité musulmanes (PSM), d'inspiration soufie, pour organiser un rassemblement de responsables associatifs à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), samedi 17 janvier, sur la future loi visant à interdire le foulard à l'école. Plus de 150 associations locales ont participé à cette journée de réflexion. Les cadres musulmans, qui dénoncent dans un communiqué "une loi liberticide, discriminante et de diversion", s'inquiètent de "la recrudescence du racisme et de l'islamophobie, qui ne sont plus le monopole de l'extrême droite". Ils ont annoncé la création, "dans les délais les plus brefs, d'un observatoire national de l'islamophobie, chargé de recenser les actes islamophobes et de soutenir juridiquement les victimes". Au cours de la matinée, les associations musulmanes ont entendu les interventions de plusieurs militants et représentants d'associations non confessionnelles, susceptibles de se joindre à leur action. Hamida Ben Sadia, de la Fédération Léo-Lagrange, a dénoncé "une loi d'exception, une loi inégalitaire, parce que l'accès au savoir est fondamental". Mais elle a mis en garde les associations musulmanes : "Je préfère être toute seule dans le combat, plutôt que de m'allier avec n'importe qui, des négationnistes et des antisémites." MANIFESTATION EN FÉVRIER La députée verte européenne Alima Boumediène a apporté son soutien aux associations musulmanes : "Je voudrais dire à mes amies féministes de faire attention quand elles parlent du voile uniquement en termes de soumission. Intellectuellement, on ne peut pas mettre sur le même plan le choix des femmes dans des pays où l'islam est une minorité et dans les pays musulmans." A l'issue de cette journée de réflexion, les associations musulmanes ont choisi de rejoindre le collectif Une école pour tou(te)s/Contre les lois d'exclusion. Celui-ci est en train de préparer un rassemblement devant l'Assemblée nationale début février, lors de la discussion du projet de loi en première lecture, un meeting pour le 6 février et, surtout, une grande manifestation nationale, prévue pour le samedi 14 février. Le collectif Une école pour tou(te)s réunit pour l'instant le Cedetim (Centre d'études et d'initiatives de solidarité international), le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues), le collectif Les mots sont importants, de Pierre Tévanian, l'Association des travailleurs maghrébins de France et la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives, l'association féministe Femmes publiques, les Jeunesses communistes révolutionnaires. La Ligue des droits de l'homme et le MRAP sont sollicités pour rejoindre ce mouvement. Le secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, pose plusieurs conditions : une position claire à l'égard de mouvements infréquentables comme le Parti des musulmans de France (PMF) ; un combat contre toutes les formes de racisme ; le refus du communautarisme ; enfin, "une réaffirmation très forte de la liberté de conscience de ne pas porter le foulard".
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