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28 dhil qa'da 1424 20 janvier 2004
 
Résistances - Un voile, une voix !
 
 

Les enfants de Tariq Ramadan contre-attaquent

 

 

Sous la pression de la rue, le clan Ramadan change de stratégie. Les 20 000 manifestants de samedi ont déjà fait des victimes. Le clan Ramadan a en effet perdu ses certitudes: après avoir refusé catégoriquement l'option de manifester, le Collectif musulman de France (Ramadan and Co) appelle désormais à défiler.

Voilà ce que diffuse Yamin Makri, le porte-parole du Collectif musulman de france :

Associations musulmanes : manifestation le jour de l'examen de la loi
par l'AFP, 17 janvier 2004
Les porte-parole des "assises nationales des responsables associatifs musulmans", qui se sont tenues samedi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont appelé à manifester devant l'Assemblée nationale le 3 février, jour de l'examen par les députés de la loi sur les signes religieux à l'école, a constaté un journaliste de l'AFP.
Un meeting sur le sujet est ensuite prévu le 6 février à Paris, et UNE MANIFESTATION NATIONALE CONTRE LA LOI SUR LES SIGNES RELIGIEUX A L'ECOLE DEVRAIT AVOIR LIEU LE 14 FEVRIER, à Paris et peut-être en province, selon les porte-parole des associations musulmanes.
Toutes ces manifestations seront organisées par le collectif "une école pour tous" qui rassemble également des associations laïques.Les assises de samedi rassemblaient plus de 150 associations musulmanes, selon les organisateurs qui ont dénoncé une loi sur les signes religieux "liberticide, discriminante et de diversion" favorisant l'islamophobie.A ce titre, les organisateurs ont demandé
LA CREATION, "DANS LES DELAIS LES PLUS BREFS", D'UN OBSERVATOIRE NATIONAL DE L'ISLAMOPHOBIE.
Mahmoud Kalkoul, président des Jeunes musulmans de France (JMF) s'exprimant au nom de toutes les associations présentes, a dénoncé une "manipulation éhontée qui vise à faire croire que l'urgence nationale consiste à alarmer tout le pays afin d'exclure de l'école quelques jeunes filles voilées".
" Cette mise en scène entretient un climat de peur et de suspicion justifiant toutes les mesures sécuritaires", a-t-il ajouté."On a eu beaucoup plus de problèmes suite au discours du président Chirac sur la laïcité qu'après les attentats du 11 septembre 2001.
En France, des hommes politiques irresponsables sont en train de créer des murs entre les communautés", tout comme le Parti des musulmans de France (PMF) à l'initiative de la manifestation parisienne de samedi, a renchéri Yamin Makri, représentant du Collectif des musulmans de France (CMF). Abdelmalek Salhi, porte-parole de Participation et spiritualité musulmane (PSM), a jugé le PMF "infréquentable".
" Les gens peuvent répondre n'importe comment au moindre appel, car la colère couve", a-t-il prévenu."On est clair sur la distance qu'on prend vis-à-vis du PMF. On n'est pas sur la même longueur d'onde. Ce qui est dommage, c'est que le PMF a su surfer sur une vague", a estimé Mahmoud Kalkoul.

 

Si les Ramadanistes ont changé de tactique, ils gardent néanmoins leurs mauvaises habitudes. Plutôt que de manifester avec les soeurs le 7 février, ils proposent de le faire le 3, le 6 et le 14 février. Ils continuent aussi leur travail de sape en attaquant dans leur réunions M. Latrèche ( qui n'en demande pas tant).
Pour ne pas mettre de l'huille sur le feu d'un débat des plus stériles, La rédaction de Quibla encourage ses honorables lecteurs à participer a tous les rassemblements, meetings et défilés.

Enfin, cet article met un peu de lumière dans la manoeuvre. Alliance gauchos-ramadanistes contre les "islamistes"...

 

Le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, tente de fédérer un pôle laïque Xavier Ternisien, Le Monde du 19.01.04

 

Leur démarche était à l'opposé de la manifestation parisienne : réflexive, élitiste et en lien avec des non-musulmans. Le Collectif des musulmans de France, un réseau proche de l'intellectuel suisse Tariq Ramadan, s'est allié avec Jeunes musulmans de France (JMF) et Etudiants musulmans de France (EMF), deux associations liées à l'UOIF, ainsi qu'à Participation et spiritualité musulmanes (PSM), d'inspiration soufie, pour organiser un rassemblement de responsables associatifs à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), samedi 17 janvier, sur la future loi visant à interdire le foulard à l'école. Plus de 150 associations locales ont participé à cette journée de réflexion. Les cadres musulmans, qui dénoncent dans un communiqué "une loi liberticide, discriminante et de diversion", s'inquiètent de "la recrudescence du racisme et de l'islamophobie, qui ne sont plus le monopole de l'extrême droite". Ils ont annoncé la création, "dans les délais les plus brefs, d'un observatoire national de l'islamophobie, chargé de recenser les actes islamophobes et de soutenir juridiquement les victimes". Au cours de la matinée, les associations musulmanes ont entendu les interventions de plusieurs militants et représentants d'associations non confessionnelles, susceptibles de se joindre à leur action. Hamida Ben Sadia, de la Fédération Léo-Lagrange, a dénoncé "une loi d'exception, une loi inégalitaire, parce que l'accès au savoir est fondamental". Mais elle a mis en garde les associations musulmanes : "Je préfère être toute seule dans le combat, plutôt que de m'allier avec n'importe qui, des négationnistes et des antisémites." MANIFESTATION EN FÉVRIER La députée verte européenne Alima Boumediène a apporté son soutien aux associations musulmanes : "Je voudrais dire à mes amies féministes de faire attention quand elles parlent du voile uniquement en termes de soumission. Intellectuellement, on ne peut pas mettre sur le même plan le choix des femmes dans des pays où l'islam est une minorité et dans les pays musulmans." A l'issue de cette journée de réflexion, les associations musulmanes ont choisi de rejoindre le collectif Une école pour tou(te)s/Contre les lois d'exclusion. Celui-ci est en train de préparer un rassemblement devant l'Assemblée nationale début février, lors de la discussion du projet de loi en première lecture, un meeting pour le 6 février et, surtout, une grande manifestation nationale, prévue pour le samedi 14 février. Le collectif Une école pour tou(te)s réunit pour l'instant le Cedetim (Centre d'études et d'initiatives de solidarité international), le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues), le collectif Les mots sont importants, de Pierre Tévanian, l'Association des travailleurs maghrébins de France et la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives, l'association féministe Femmes publiques, les Jeunesses communistes révolutionnaires. La Ligue des droits de l'homme et le MRAP sont sollicités pour rejoindre ce mouvement. Le secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, pose plusieurs conditions : une position claire à l'égard de mouvements infréquentables comme le Parti des musulmans de France (PMF) ; un combat contre toutes les formes de racisme ; le refus du communautarisme ; enfin, "une réaffirmation très forte de la liberté de conscience de ne pas porter le foulard".