La galaxie guantánamo

 

Informations du Collectif guantánamo France


Les juges militaires lèvent les charges pesant sur Salim Hamdane et Omar Khadr


L'administration Bush vient de subir un sérieux revers. Lundi 4 juin, deux juges militaires américains ont créé la surprise en rejetant coup sur coup les chefs d'inculpation pesant sur Salim Ahmed Hamdan, ex-chauffeur d'Oussama Ben Laden, et le Canadien Omar Ahmed Khadr, âgé de 15 ans lors de son arrestation en Afghanistan, deux "combattants ennemis" détenus sur la base navale américaine de Guantánamo  (Cuba).

Les deux juges, le colonel Peter Brownback, suivi quelques heures plus tard par le capitaine Keith Allred, ont estimé que le gouvernement américain n'avait pas réussi à donner la preuve que les inculpés étaient des "combattants ennemis illégaux", condition nécessaire pour les traduire devant un tribunal militaire spécial depuis le vote d'une loi par le Congrès au mois d'octobre instaurant ce type de juridiction. Dans ses attendus, le colonel Brownback a relevé que la commission chargée d'établir le statut d'Omar Khadr en septembre 2004 l'a qualifié de simple "combattant ennemi", estimant que la différence n'était pas anecdotique.

TRIBUNAUX CONTESTÉS

Omar Khadr, inculpé de meurtre, complot, soutien au terrorisme et espionnage, était accusé d'avoir tué un soldat américain avec une grenade lors de son arrestation en 2002 en Afghanistan. Salim Ahmed Hamdan avait été, quant à lui, inculpé le 10 mai de complot et de soutien matériel au terrorisme par un tribunal militaire d'exception de Guantánamo .

De nationalité yéménite, Salim Ahmed Hamdan était accusé de s'être entraîné dans des camps d'Al-Qaida en Afghanistan, et d'avoir servi de chauffeur au chef du réseau djihadiste. Arrêté en novembre 2001 en Afghanistan et déjà inculpé de complot en juillet 2003 par un tribunal militaire d'exception, il avait contesté la légalité de ces tribunaux établis par le président George Bush peu après les attentats du 11 septembre 2001.

L'affaire était remontée jusqu'à la Cour suprême, qui avait annulé ces tribunaux, en juin 2006, estimant que le président avait outrepassé ses pouvoirs.

La décision des deux juges militaires, lundi, ne signifie pas que les deux inculpés seront libérés. Selon les autorités américaines, leur statut de "combattant ennemi", même simple, justifie une détention sans inculpation jusqu'à la fin de la "guerre contre le terrorisme". Elle porte cependant un nouveau coup à l'édifice juridique élaboré autour des détenus de Guantánamo .

Le centre de détention compte encore aujourd'hui 380 détenus, dont plus d'une centaine auxquels plus rien n'est reproché, de l'aveu même de l'armée américaine. Une centaine est passible des commissions militaires. Aucun n'a reçu officiellement le statut de "combattant ennemi illégal".

Les tribunaux militaires d'exception "continueront d'oeuvrer de manière juste, transparente, ouverte et légitime", a assuré une porte-parole de Guantánamo .
La Maison-Blanche a dit mardi désapprouver la décision prise par des juges de rejeter les charges contre deux suspects de terrorisme détenus à Guantánamo , mais elle a estimé qu'elle n'affectait pas le système controversé des tribunaux militaires d'exception.
«Nous ne sommes pas d'accord avec la décision», a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto, à Prague, où le président George W. Bush a commencé lundi une tournée d'une semaine en Europe.
«Le ministère de la Défense décidera s'il y a lieu de faire appel ou non, ils ont demandé du temps» pour prendre cette décision, a-t-il dit.
«Cela n'affecte en rien la pertinence du système des commissions militaires» mises en place pour juger les détenus, a-t-il dit.
«Le système met beaucoup de soin à se conformer à la lettre de la loi», a-t-il dit.

Sources : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-919064@51-907400,0.html et http://www.cyberpresse.ca/article/20070605/CPMONDE/706050818/6644/CPMONDE

          

René van der Linden : "Le chaos juridique de Guantánamo compromet la lutte contre le terrorisme"

« Après plus de cinq ans, les autorités américaines n’ont toujours pas rendu un semblant de décision de justice à l’égard des terroristes présumés détenus à Guantánamo », a déclaré aujourd’hui René van der Linden, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), au sujet d’une décision du tribunal militaire américain indiquant qu’il n’avait pas compétence pour juger les détenus.

« La loi sur les commissions militaires vient de s’avérer tout aussi inefficace que le système qu’elle a remplacé », a poursuivi le Président van der Linden. « En cherchant à exclure les garanties juridiques prévues par la Constitution américaine et le droit international, le Gouvernement des Etats-Unis fait fi de la justice et compromet du même coup la lutte contre le terrorisme ».

« Par conséquent je salue la courageuse position fondée sur les principes adoptée par les juges militaires et les avocats de la défense, qui montre que le respect de la primauté du droit et l’attachement à la Constitution continuent à exister aux Etats-Unis ».

« Ce nouvel échec devrait donner aux autorités américaines une occasion de réfléchir à leur ’guerre contre le terrorisme’. Il faut immédiatement fermer Guantánamo et libérer les détenus ou les traduire sans délai devant un tribunal dûment constitué. J’attends également avec impatience le deuxième rapport de M. Marty’s sur les détentions secrètes et les transferts interétatiques illégaux de détenus, que notre Commission des questions juridiques et des droits de l’homme devrait adopter vendredi prochain ».
Source : http://www.senactu.info/+Rene-van-der-Linden-Le-chaos,1386+

                                                                                                                                                                                          

Washington interdit l’accès de Guantánamo  à un émissaire de l’ONU

« Un symbole d’injustice et de mauvais traitements »

Par Amine Djazairi , El Watan, Alger, 2 juin 2007


Mais que se passe-t-il réellement à Guantánamo  ? Cette prison qui se niche dans une base militaire navale américaine à Cuba échappe totalement au contrôle de la communauté internationale. Une tache noire dans le droit international. Les Etats-Unis gardent le secret total sur cette prison de haute sécurité.
Genève : De notre correspondant


Washington a refusé l’accès à Guantánamo  à un expert de l’ONU sur les mesures antiterroristes. Le rapporteur spécial de l’ONU sur les mesures antiterroristes Martin Scheinin n’a pas pu se rendre à Guantánamo  lors de sa visite de dix jours aux Etats-Unis. Depuis Genève, ville détentrice des conventions des droits de l’homme et du droit humanitaire, le haut fonctionnaire onusien a regretté ce refus et espéré un changement d’attitude de Washington. Dans un premier bilan de sa visite, effectuée du 16 au 25 mai, l´expert de l’ONU déplore que les autorités américaines ne lui aient pas permis d’accéder aux lieux de détention, dont la base de Guantánamo , avec des garanties pour avoir des entretiens sans témoin avec les détenus. Près de 400 détenus présumés terroristes se trouvent encore à Guantánamo . Martin Scheinin s’est déclaré encouragé par le vœu exprimé par le président George W. Bush de fermer la base américaine à Cuba. Selon l’expert, les Etats-Unis prévoient de faire juger entre 40 et 80 détenus par les commissions militaires. Les autres seront renvoyés vers leur pays d’origine ou, si nécessaire, vers un autre pays. L’expert de l’ONU invite Washington à coopérer avec le haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) pour effectuer leur réinstallation en conformité avec le droit international. Il fera un rapport de manière plus détaillée au Conseil des droits de l’homme. Il espère que d’ici l’examen de son rapport, Washington reviendra sur son refus et l’autorisera à se rendre à Guantánamo , indique un communiqué des Nations unies. Une fois encore, Amnesty International a lancé un énième cri de colère. Il y a plus de cinq ans que les autorités des Etats-Unis transféraient les premiers détenus de la « guerre contre le terrorisme » au camp de détention de Guantánamo . Malgré des protestations internationales, des centaines de personnes représentant plus de 30 nationalités sont toujours détenues là-bas. Elles n’ont jamais été inculpées et il est peu probable qu’elles bénéficient un jour d’un procès équitable, observe l’ONG occidentale. « Trop, c’est trop ! Guantánamo  est un symbole d’injustice et de mauvais traitements. Le gouvernement des Etats-Unis doit fermer le camp », tonne Amnesty International qui a fait du combat pour la fermeture de ce camp de la honte sa première priorité. Si les personnes détenues par les Américains sont dangereuses pour la sécurité des USA qu’elles soient jugées pour leur actes et non pas dépérir dans des cages grillagées et des cellules à sécurité maximale, soulignent les défenseurs des droits de l’homme. En outre, une nouvelle installation ouverte en décembre 2006, connue sous le nom de Camp 6, a créé des conditions encore plus dures et, semble-t-il, plus permanentes d’isolement extrême et de privation sensorielle, soulignent plusieurs ONG qui peinent à faire entendre leurs voix dans les médias occidentaux. Ces derniers préfèrent fermer les yeux sur les dépassements américains. Est-il admissible dans une veille démocratie comme celle de l’Amérique que des détenus soient confinés 22 heures par jour dans des cellules d’acier individuelles et fermées, où ils sont presque entièrement coupés de tout contact humain. Ces cellules ne possèdent pas de fenêtres extérieures, ni d’accès à la lumière naturelle ou à l’air frais. Aucune activité n’existe, et les détenus sont soumis à un éclairage permanent et à une surveillance constante des gardiens par les ouvertures des portes de cellules. Les détenus se livrent seuls à de l’exercice, dans une cour entourée de murs élevés, où la lumière du jour ne parvient guère. Les détenus ne se voient souvent proposer de sortir que la nuit, et peuvent ne pas voir la lumière du jour pendant plusieurs journées. Amnesty craint que ces conditions de détention, en plus de leur inhumanité, puissent avoir de graves effets sur la santé psychologique et physique de nombreux détenus. Ces derniers ont choisi le suicide pour échapper à leurs geôliers. Combien sont-ils ?Le rapporteur spécial de l’ONU sur les mesures antiterroristes Martin Scheinin souhaite lever le voile sur les conditions des prisonniers et l’horreur qui hante Guantánamo , sans succès. Désormais, la prison américaine garde pour l’instant le secret de ces pratiques d’un autre âge.
Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=69351

Ils appellent ça un suicide

Abdurrahmane Maath Thafir Al Amri avait 34 ans et il portait le n° 199 à Guantánamo. Quand il avait comparu devant le "tribunal" chargé d'examiner son statut de "combattant ennemi étranger", il avait déclaré : "Si j'avais voulu tuer des soldats US, je n'aurais pas eu besoin de venir jusqu'en Afghanistan, j'aurais pu le faire chez moi". En effet, Abdurrahmane était un vétéran de l'armée saoudienne, dans laquelle il avait servi dix ans, et avait eu l'occcasion à plusieurs reprises de suivre des formations dispensées par des militaires US. Abdurrahmane était à l'isolement dans sa cage de Guantánamo depuis 5 ans. Il n'avait accès à aucun avocat. Le mercredi 30 mai 2007, Abdurrahmane Maath Thafir Al Amri a rendu l'âme. Guantánamo l'a tué. Ils appellent ça un suicide.

Imperial business as usual : un mort à Guantánamo

Un détenu saoudien de Guantánamo a été "trouvé mort" dans ca cellule (il faudrait dire plutôt : sa cage) le mercredi 30 mai 2007. Nous vous laissons apprécier le communiqué émis par le Southern Command de Miami de l'Armé impériale. Il se passe de traduction et de commentaire."La mission de détention et d'interrogation continue.Elle est vitale pour la sécurité de notre nation et de nos alliés et est menée de manière professionnelle et humaine par les hommes et les femmes de notre Force conjointe." Ainsi parle l'Empire. Circulez, il n'y a rien à voir.

Detainee death at Guantanamo - Posted On: May 30 2007 7:00PM
MIAMI –Joint Task Force - Guantanamo announced that a Saudi Arabian detainee died of an apparent suicide early this afternoon.
The detainee was found unresponsive and not breathing in his cell by guards. The detainee was pronounced dead by a physician after all lifesaving measures had been exhausted.
The remains of the deceased detainee are being treated with the utmost respect. A cultural advisor is assisting the Joint Task Force to ensure that the remains are handled in a culturally sensitive and religiously appropriate manner.
The Naval Criminal Investigative Service has initiated an investigation of the incident to determine the circumstances surrounding the death.
Additional information will be provided as details become available.
The mission of detention and interrogation at Guantanamo continues. This mission is vital to the security of our nation and our allies and is being carried out professionally and humanely by the men and women of Joint Task Force Guantanamo.

A Guantanamo Bay, « suicider » n’est pas exclusivement pronominal

par Abbas Aroua, 31 mai 2007

 

Trois détenus de Guantanamo, un Yéménite et deux Saoudiens, sont décédés simultanément le 10 juin 2006 au camp de détention de Guantanamo Bay. Les autorités américaines ont avancé à l’époque la thèse du suicide par pendaison. Les corps des trois victimes ont été autopsiés par une équipe médicale militaire puis rapatriés et remis à leurs gouvernements respectifs. Une contre autopsie sollicitée par la famille de la victime yéménite, organisée par Alkarama, une ONG des droits de l’homme basée à Genève, et conduite par une équipe médicale de l’Institut de Médecine légale de l’Université de Lausanne, a révélé de nombreuses zones d’ombre et a soulevé un certain nombre de questions liées aux circonstances du décès et à des faits inexpliqués constatés sur le cadavre. Ces questions, formulées également par l’équipe médicale saoudienne qui a effectué une seconde autopsie sur les cadavres des victimes saoudiennes, ont été adressées par la voie officielle aux autorités américaines. A ce jour, elles restent sans réponse. Ce refus de fournir des explications aux interrogations des experts n’a fait que renforcer les soupçons et privilégier l’invraisemblance du suicide collectif dans un camp hautement sécurisé par des croyants dont la religion interdit l’atteinte à sa propre vie.

Une année après, presque jour pour jour, on apprend qu’un quatrième détenu a subi le même sort. Selon la version officielle, la victime, d’origine saoudienne, aurait été trouvée inerte hier dans sa cellule. Après une tentative de réanimation par le médecin du camp, le décès a été constaté.

Quelle que soit la cause du décès, les autorités américaines en sont responsables et même s’il s’agit d’un suicide, on a le droit de s’interroger sur les conditions de détention qui ont poussé des détenus croyants à un acte de désespoir d’une extrême violence.

Le camp de Guantanamo Bay a été ouvert en janvier 2002 dans le cadre de la « guerre mondiale contre le terrorisme ». Plus de cinq ans après, près de 400 détenus y subissent encore les affres du non droit, érigé en norme par l’Empire des Etats-Unis. Qui peut leur venir en secours ? En tous cas, pas leurs gouvernements qui s’attèlent servilement à plaire à leur maître, en pratiquant la torture généralisée par procuration, ni les gouvernements européens qui ne veulent pas trop irriter leur allié transatlantique. Le Conseil onusien et autres ONGs des droits de l’homme ne font pas le poids devant l’arrogance de l’Administration Bush. Il ne reste donc qu’une action citoyenne mondiale pour freiner cette régression de l’Humanité. Pourquoi ne décidons-nous pas de porter une fois par semaine un habit orange en guise de protestation ? Pour arborer une couleur qui pour certains est emblème de libération, et pour d’autres un symbole d’oppression et d’humiliation. Si l’on échoue à faire fermer Guantanamo Bay, on portera tous et à jamais la coresponsabilité de l’une
des principales blessures morales du début de ce XXème siècle.

 

Omar Khadr renvoie son avocat mliitaire

Le seul Canadien à être emprisonné à Guantanamo, Omar Khadr, a renvoyé l'avocat de l'armée américaine qui le représentait. Il semble que le jeune homme, accusé d'avoir tué un militaire américain en Afghanistan en 2002, n'accorde plus sa confiance à son avocat.
Le lieutenant-colonel Colby Vokey a confirmé qu'il n'était plus l'avocat de Khadr. Le militaire dit ne pas être surpris de la décision de son ancien client. Il a confié au Toronto Star comprendre qu'après tout ce que le prisonnier a vécu, ce dernier ne fasse pas confiance aux avocats américains, «particulièrement ceux en uniforme». Le jeune homme de 20 ans se retrouve ainsi sans défense à l'approche de son procès. Il doit se présenter en cour la semaine prochaine, mais ses avocats canadiens, Dennis Edney et Nate Whitling, ne pourront être présents, pas plus que ses deux avocats américains au civil.

Source : http://www.info690.com/nouvelle-canadien_emprisonne_guantanamo_-251452-2.html

 

 

Mohamed Benmoujane acquitté


 

Un ancien détenu de Guatanamo, Mohamed Benmoujane, a été acquitté, mercredi soir, par la Chambre criminelle du 2ème degré de l'annexe à Salé près la Cour d'appel de Rabat.
Benmoujane avait été condamné en novembre dernier en 1ère instance à 10 ans de prison ferme par la Chambre criminelle du 1er degré près la même Cour .
Agé de 19 ans, il avait été arrêté par l'armée américaine en Afghanistan en 2002 et accusé d'appartenance au réseau Al-Qaida. Il avait été remis l'année dernière au Maroc par les autorités américaines.
Benmoujane était poursuivi pour "appartenance à une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes" et "non- dénonciation de crimes portant atteinte à la sûreté de l'Etat". Son avocat, Me Mohammed Hilal, s'est félicité, dans une déclaration , de ce verdict prononcé au profit de son client, ce qui prouve que "la justice marocaine est indépendante et capable de rendre un tel jugement".
Il a qualifié la décision de la Cour de "courageuse" et de nature à "enrichir la loi marocaine relative à la lutte contre le terrorisme".


Source :
http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Maroc&article_id=7660

Face à la barbarie sioniste : ils résistent

Prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons israéliennes

Traduit par le Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

Depuis 1967, Israël a arrêté près de 700.000 Palestiniens : rapport du ministère palestinien
M. Abdel Nasir Ferwana, directeur du département des statistiques du ministère palestinien aux affaires des prisonniers, a présenté son dernier rapport sur la situation des prisonniers palestiniens et arabes.
Il a réaffirmé la nécessité de se mobiliser pour la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers, comme préalable à toute trêve avec l'occupation, insistant sur le fait que les prisonniers ont été très durement touchés lors des affrontements fratricides qui ont eu lieu à Gaza. Il a réclamé des autorités palestiniennes la mise en place d'une campagne internationale pour la libération des prisonniers palestiniens et arabes.
La récente étude du département montre que:
700.000 Palestiniens ont été arrêtés depuis 1967, ce qui représente le quart de la population palestinienne de la Cisjordanie, d'al-Quds et de la bande de Gaza, occupés dès cette période.
Près de 60.000 Palestiniens ont été arrêtés au cours de l'Intifada al-Aqsa, soit depuis septembre 2000.
Le nombre de prisonniers actuels détenus dans les prisons israéliennes s'élève à 10.500 prisonniers, répartis entre :
8938 prisonniers de la Cisjordanie, soit 85,1%,
840 prisonniers de la bande de Gaza, soit 8%,
520 prisonniers de la ville d'al-Quds soit 5%
140 prisonniers de la Palestine 48 soit 1,3% et près de 62 prisonniers arabes.
Ces prisonniers sont répartis sur 30 prisons et centres de détention.

365 prisonniers sont détenus depuis plus de 10 ans, soit avant les accords d'Oslo, dont 144 de Cisjordanie, le plus ancien étant le prisonnier Saïd Atabeh -56 ans- et détenu depuis le 29 juillet 1977,
et 139 prisonniers de la bande de Gaza, le plus ancien étant Salim Kayyal - 55 ans - détenu dpuis le 30 mai 1983.
51 prisonniers parmi les plus anciens sont de la ville d'al-Quds, le plus ancien étant Fuad Razim, détenu depuis le 30 janvier 1981, et 22 anciens prisonniers de la Palestine occupée en 1948, le plus ancien et le plus âgé étant Sami Khalid Yunis, marié et détenu depuis l 15 janvier 1983. Il est actuellement âgé de plus de 70 ans,
Et parmi les plus anciens, figurent 9 prisonniers arabes, le plus ancien étant le prisonnier Samir Kintar, détenu depuis le 22 avril 1979.

La plupart des prisonniers furent arrêtés pendant l'Intifada al-Aqsa, sauf 551 prisonniers qui étaient déjà détenus et qui le sont toujours.

Enfants détenus
Près de 6000 enfants ont été détenus depuis le début de l'Intifada al-Aqsa, 310 sont toujours en détention et représentent 3% de l'ensemble des détenus.
Parmi les enfants détenus, 4 enfants sont des détenus administratifs, ce qui signifie qu'ils ne sont accusés de rien, et 168 enfants sont arrêtés en attente de passer devant un tribunal militair, 138 enfants sont condamnés.
98 enfants prisonniers sont malades et leur état nécessite des soins urgents.
99% des enfants qui ont été arrêtés ont subi des sévices corporels, et notamment leur étouffement par des sacs, le shabeh et les coups.
500 prisonniers furent arrêtés alors qu'ils étaient enfants et ont eu 18 ans à l'intérieur de la prison.

Prisonnières palestiniennes
600 femmes ont été arrêtés au cours de l'Intifada al-Aqsa, et 116 sont toujours détenues, ce qui représente 1,1% de l'ensemble des prisonniers. Pami les prisonnières, 4 sont mineures.

Trois femmes ont accouché en prison, au cours de l'Intifada al-Aqsa : Mirvet Taha, Manal Ghanim qui ont été libérées depuis, et Samar Sbaih, qui se trouve toujours détenue avec son enfant Barrâ', le plus jeune prisonnier dans le monde.

En février dernier, la direction carcérale israélienne a accepté que le bébé Ghada Jasir Zitawi, âgé de 7 mois, soit remis à sa mère détenue, Khawla Muhammad Zitawi. Ghada est la plus jeune prisonnière dans la monde.
La loi israélienne autorise les mères de famille à garder auprès d'elles, en prison, leurs enfants, âgés de moins de deux ans.

Concernant les martyrs parmi les prisonniers palestiniens, le rapport établit que 188 prisonniers sont décédés en détention, à cause de la torture, de la négligence médicale et de l'exécution après arrestation. Parmi les martyrs tombés, 43 sont décédés à cause de la négligence médicale, 70 à cause de la torture et 75 par leur exécution après arrestation. Le martyr Yousif Qarâwî, 34 ans, de la ville d'al-Quds, est décédé le 9 mars 2007: il avait été arrêté par les garde-frontières, gardé en détention au centre de la police dans la rue Salaheddine dans la ville d'al-Quds. Il fut torturé jusqu'à la mort.
Mais il faut rappeler que des centaines de prisonniers succombèrent après leur libération des suites des mauvais traitements et de leur état de santé qui s'était dégradé en prison.
Source :
www.palestinebehindbars.org

 

Omar Khadr dépérirait à Guantánamo


Les avocats canadiens d'Omar Khadr ont déclaré vendredi 25 mai que le détenu âgé de 20 ans serait en train de dépérir dans la prison américaine de Guantánamo, située sur l'île de Cuba.
Ils disent qu'après cinq années de détention, M. Khadr aurait perdu tout espoir de sortir de prison un jour et il aurait peur d'y mourir. L'avocat d'Edmonton Dennis Edney, dans un courriel envoyé au Toronto Star, a déclaré que M. Khadr aurait un urgent besoin d'examens médicaux et psychologiques indépendants. M. Edney prétend que M. Khadr ne voit «jamais la lumière du jour», qu'il ne fait aucun exercice et qu'il pense que le monde entier se foute bien qu'on puisse faire usage de la torture dans cette prison. M. Khadr, qui doit se présenter devant une commission militaire le mois prochain, est incarcéré à Guantánamo
depuis qu'il est âgé de 15 ans. Il est accusé du meurtre d'un soldat américain c