La galaxie guantánamo


Drôle d'échange

 

Selon un accord signé à Washington la semaine dernière, les demandeurs d'asile expédiés par l'Australie au camp de rétention de Nauru pourraient être transférés aux Etats-Unis. Les réfugiés cubains détenus par les Américains à Guantánamo Bay pourraient être accueillis en Australie. Cet accord d'échange de réfugiés porte sur un maximum de 200 demandeurs d'asile par an pour les deux pays. Selon le ministère australien de l'immigration, cet échange de réfugiés est un message de dissuasion sans équivoque adressés aux trafiquants de réfugiés clandestins et permettra d'assurer un programme d'immigration plus ordonné.L'opposition n'est pas du tout de cet avis et affirme que le nombre de bateaux de réfugiés à destination de l'Australie va en fait augmenter. Le chargé de l'immigration du Parti travailliste, Tony Burke, est persuadé que les demandeurs d'asile vont se dire : « Pour aller aux Etats-Unis, il faut maintenant passer par l'Australie via Nauru. »

SOURCE : http://www.abc.net.au/ra/francais/stories/s1900289.htm

 

13 ans de prison pour Abdulrahman Farhane

 

Un libraire a été condamné lundi à 13 ans de prison après avoir été reconnu coupable de conspiration pour financer des groupes terroristes à l'étranger.
Abdulrahman Farhane, 52 ans, a été condamné par la Juge Loretta A. Preska du tribunal du district de Manhattan après avoir plaidé coupable en novembre dernier pour les charges de blanchiment d'argent et de mensonge à des agents fédéraux.
La condamnation était la première dans un procès qui implique également un musicien new-yorkais expert de karaté, un médecin de Floride et un chauffeur de taxi de Washington.
Selon les procureurs, Farhane et le musicien, Tarik Shah, avaient parlé avec un informateur du FBI en décembre 2001 d'un complot pour aider des terroristes en Afghanistan par l'achat d'armes et de matériel de communication pour combattre les soldats US.
Shah, et le chauffeur de taxi, Mahmud Faruq Brent Al Mutazzim, ont plaidé coupable pour l'accusation d'avoir fourni du soutien matériel à des organisations terroristes et attendent leurs sentences. Le médecin, Rafiq Abdus Sabir, doit être jugé la semaine prochaine.
Preska n'a pas réduit la condamnation sur laquelle l'accusation et Farhane s'étaient mis d'accord au cas où il plaiderait coupable. Elle a déclaré que Farhane avait montré "peut-être moins de remords" que ce qu'elle avait pu voir dans d'autres procès, et qu'il avait reconnu des crimes pour lesquels le Congrès a établi des peines sévères.
L'avocat de Farhane, Michael Hueston, a argué que son client devrait être traité avec clémence, citant l'exemple de David Hicks, qui a récemment obtenu un accord pour purger une peine de neuf mois dans sa ville natale d'Adelaide, en Australie, au terme d'un procès militaire à Guantánamo.
Preska a rétorqué que les deux affaires n'étaient pas comparables.
Les procureurs ont argué que la condamnation était clémente dans la mesure où Farhane risquait de 30 ans à la perpétuité au cas où il aurait plaidé non coupable.
SOURCE: AP, 17 avril 2007, traduit de l'anglais par Chronique de guantánamo

 

Première phase du procès de José Padilla

Le procès de José Padilla s'est ouvert lundi à Miami. La première phase, qui doit durer deux semaines, consistera dans la sélection des membres du jury. En raison du caractère du procès , la juge Marcia Cooke a garanti aux avocats de la défense qu'ils auraient vingt minutes pour interroger chaque candidat au jury. De plus, la défense aura le droit de récuser sans avoir à la justifier jusqu'à 36 candidats, et le procureur jusqu'à 30, alors qu'en temps normal, les possibilités de récusation son respectivement de 10 et 6. la juge a également autorisé un agent de la CIA à témoigner à charge sous couvert d'anonymat. Arrêté en 2002 comme "témoin matériel" pour les attentats du 11 septembre, José Padilla a été détenu au secret sur un navire-prison et soumis à un tel traitement qu'il montre tous les signes d'un stress post-traumatique [post-traumatic stress disorder:PTSD] - vigilance extrême, tics faciaux et paranoïa - qui rendent la tâche de ses défenseurs d'autant plus difficile. ceux-ci se sont battus pour obtenir l'abandon des charges pesant contre lui, au motif qu'il avait été privé de ses droits et soumis à la torture. Ils ont obtenu partiellement gain de cause, puisque la principale accusation, proférée par l'alors ministre de la Justice John Ashcroft, après l'arrestation de Padilla, a été abandonnée : un projet de faire exploser une "bombe sale" (contenant des éléments radioactifs) dans une grande ville US.
Padilla et ses coaccusés Adham Amin Hassoun et Kifah Wael Jayyousi, ne sont plus qu'accusés de conspiration en vue d'assassiner, kidnapper et mutiler des innocents à l'étranger ainsi que de conspiration et d'aide à des terroristes. Ils ont tous plaidé non coupable.
Leur procès a de fortes chances de devenir le procès de la torture aux USA.

Source : Chronique de guantánamo

Majid Khan, "spécialiste des stations-essence"...

 


Majid Khan est un jeune Pakistanais de 26 ans actuellement détenu à guantánamo , dont le « tribunal » d’exception – siégeant dans le camp - vient d’examiner le statut de « combattant ennemi étranger ». Son père Ali Khan vient de déclarer que Majid avait été torturé.
Réfugié avec sa famille aux USA en 1996, Majid a fréquenté le lycée de Owings Mills (la photo ci-contre est tirée de l’annuaire du lycée), dans la banlieue de Baltimore, travaillant comme caissier dans la station-essence de son père. Après ses études il s’est marié – il a un enfant – et a travaillé comme administrateur de banques de données pour l’administration du Maryland.
En 2003, Majid a été kidnappé au Pakistan par la police, qui l’a remis sans autre forme de procès à la CIA. Il a alors disparu dans les « sites noirs », ces prisons secrètes de la CIA, éparpillées aux quatre coins de la planète. Sa famille n’a eu de ses nouvelles que trois ans et demi plus tard, en septembre 2006, lorsque George Bush a annoncé que 14 « gros poissons » d’Al Qaïda avaient été transférés à Guantánamo .
Les accusations de la CIA contre Majid Khan ne reposent que sur des « aveux » extorqués à divers détenus avec des méthodes appropriées. Quant aux preuves, elles sont pratiquement inexistantes : ainsi, selon la CIA, la connaissance qu’avait Majid Khan du fonctionnement d’une station-essence lui aurait permis de préparer des attentats, commandités par Khamid Cheikh Mohamed, contre des stations-essence. À ce compte, tout jeune Musulman travaillant dans une station-essence aux USA est suspect !
Voici toute l’histoire de Majid Khan, telle qu’elle est racontée par Amnesty International, qui a lancé le 13 avril une action urgente en sa faveur.
Le 6 septembre 2006, le président des États-Unis George W. Bush a annoncé que 14 hommes qui avaient été détenus dans des lieux secrets sous le contrôle de la Central Intelligence Agency (CIA, Services de renseignements des États-Unis) avaient été transférés sous contrôle militaire à Guantánamo. Le ressortissant pakistanais Majid Khan, victime d’une disparition forcée aux mains des autorités du Pakistan et des États-Unis depuis plus de trois ans et demi, fait partie de ces 14 personnes. Ayant émigré aux États-Unis avec sa famille en 1996, il a vécu et travaillé à Baltimore, dans l’État du Maryland, et a obtenu le droit d’asile aux États-Unis en 1998. En février 2002, Majid Khan est retourné au Pakistan avec son frère pour se marier. En mars 2002, après son mariage, il est revenu à Baltimore où il a séjourné jusqu'à son retour au Pakistan plus tard dans l'année.

Disparition forcée

Dans la nuit du 5 mars 2003, des responsables des services de sécurité pakistanais ont fait irruption au domicile de son frère à Karachi et ont arrêté Majid Khan, son frère Muhammad Khan, sa belle-sœur et leur bébé. À ce moment-là, la femme de Majid Khan se trouvait dans sa famille à Hyderabad, au Pakistan. La belle-sœur de Majid Khan et son enfant ont été libérés une semaine plus tard et son frère au bout d’un mois environ, après avoir été sommé de ne faire aucune déclaration publique ni recherche au sujet de Majid Khan. Les responsables pakistanais ont refusé d’indiquer à sa famille où il était détenu et les raisons de sa détention. Les proches de Majid Khan aux États-Unis n’ont pas pu savoir eux non plus où il se trouvait et s’il était encore vivant, jusqu’à l’annonce du président Bush le 6 septembre 2006.

Transfert à Guantánamo

« Si je reviens ce sera un miracle divin »En septembre 2006 Majid Khan aurait été cagoulé, enchaîné, mis sous sédatif et envoyé par avion à Guantánamo avec 13 autres détenus de « grande valeur ». On sait peu de choses sur les conditions de détention de ces hommes, qui ont tous été qualifiés de « combattants ennemis », mais il semble qu’ils soient maintenus à l’isolement avec peu ou pas de contact entre eux et avec les autres détenus. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) leur a rendu visite mais ils n’ont toujours pas pu consulter un avocat. Amnesty International s'inquiète vivement pour leur état de santé mentale et physique, en raison des longues périodes de détention secrète auxquelles ils ont été soumis, des tortures ou mauvais traitements qui pourraient leur avoir été infligés, de leur maintien à l’isolement et du caractère illimité de leur détention.

Majid Khan a envoyé une lettre à son épouse depuis Guantánamo, qui a été lourdement censurée, et dans laquelle il lui aurait dit de ne pas trop compter sur son retour. Selon le président Bush, Majid Khan et les 13 autres détenus transférés à Guantánamo en septembre 2006 sont « des hommes dangereux qui ont une connaissance sans équivalent des réseaux terroristes et de leurs projets de nouvelles attaques ».

Avec ce transfert, le président Bush a pour la première fois reconnu publiquement l’existence d’un programme spécifique pour les « détenus terroristes de grande valeur », géré par la CIA. Dans son allocution du 6 septembre, le président Bush a également reconnu que les personnes détenues dans le cadre du programme secret de la CIA étaient soumises à un ensemble de procédures spécifiques, faisant référence semble-t-il aux « techniques renforcées » d’interrogatoire que la CIA aurait été autorisée en 2002 à utiliser. Bien que le gouvernement des États-Unis n’ait pas donné plus de détails sur ces techniques, qu’il a classées « top secret », certaines informations permettent de penser que ces méthodes sont contraires à la législation et aux normes internationales.

Amnesty International et d’autres organisations avaient depuis longtemps fait état de l’existence d’un programme de détentions secrètes de la CIA, mais les autorités américaines n’avaient jamais confirmé cette information auparavant. Amnesty International demande au gouvernement des États-Unis de faire connaître le sort et le lieu de détention de toutes les personnes détenues secrètement et d’indiquer ce que sont devenus tous les lieux secrets de détention. Les autorités américaines doivent mettre fin à la pratique des détentions secrètes et des disparitions forcées, qui constitue un crime au regard du droit international.

Situation au regard de la loi

Le gouvernement américain a indiqué que l’existence d’un programme de la CIA avait été confirmée en raison de la détermination du président Bush à ce que les détenus de la CIA soient jugés. Aux termes de la Loi relative aux commissions militaires, promulguée par le président Bush le 17 octobre 2006, ce sont les commissions militaires, habilitées à recevoir des éléments de preuve obtenus sous la contrainte et pouvant prononcer des condamnations à mort, qui jugeront ces détenus.

Les autorités accusent Majid Khan d’être un agent d’Al Qaïda lié à Khalid Sheikh Mohammed lui-même soupçonné d’être un des meneurs des attentats du 11 septembre aux États-Unis. Majid Khan, cependant, n’a toujours pas été autorisé à consulter un avocat. Le fait pour les États-Unis de priver d’une telle assistance Majid Khan et les 13 détenus transférés viole non seulement leur droit à se faire assister d’un avocat mais aussi leur droit à bénéficier du temps et des moyens nécessaires pour préparer leur défense. Une telle attitude constitue une violation flagrante du principe fondamental d’« égalité des armes », cité parfois comme la condition la plus importante d'équité d'un procès.

Ces 14 détenus de « grande valeur » doivent être entendus par le Tribunal d'examen du statut de combattant pour que soit examinée leur condition de « combattants ennemis ». Les audiences ont lieu secrètement. Cette procédure administrative est inadaptée ; il s’agit de comités composés de trois militaires autorisés à utiliser des éléments de preuve classés secrets ou obtenus par la force contre un détenu. Le 28 septembre 2006, le Center for Constitutional Rights (CCR) avait formé une requête en habeas corpus au nom de Majid Khan, remettant en cause la légalité et les conditions de sa détention, ainsi que sa qualification de « combattant ennemi ».

Le gouvernement américain a répondu qu'aux termes de la Loi relative aux commissions militaires, le tribunal n’était pas habilité à examiner cette demande. Le gouvernement a également argué du fait que les règles régissant la possibilité pour les détenus de Guantánamo d’entrer en contact avec des avocats n’étaient pas adaptées aux 14 hommes transférés dans ce centre après avoir été détenus par la CIA, car ils sont susceptibles de dévoiler des lieux tenus secrets. La conséquence, si ce n’est l’objectif, de cette mesure, est la dissimulation des violations des droits humains.

Le 20 novembre 2006, l’épouse de Majid Khan, Rabia Yaqoob, a déposé une requête auprès de la Haute Cour du Sind, au Pakistan, demandant d'être informée des éléments justifiant l'arrestation et la détention de son mari ; des raisons pour lesquelles il n’avait pas été présenté à un magistrat au Pakistan ; du fondement légal du transfert de ce citoyen pakistanais aux mains des États-Unis ; de toute initiative engagée par le gouvernement pakistanais en vue du retour de Majid Khan au Pakistan. Le procureur général du Pakistan a laissé entendre que le Pakistan n’avait rien eu à voir avec l’arrestation ou la détention de Majid Khan et que le pays essayait désormais d’obtenir la libération des ressortissants pakistanais détenus à Guantánamo.

Le 13 février 2007, la Haute Cour a rejeté la requête de Rabia Yaqoob tout en priant instamment le ministère des Affaires étrangères de faire tout son possible pour assurer le bien-être de Majid Khan et obtenir sa libération. La Haute Cour a donné trois mois au gouvernement pour qu’il lui fasse un rapport sur les progrès réalisés dans l’affaire de Majid Khan.

Modèles de lettres à envoyer aux autorités US et pakistanaises http://inside.amnestyinternational.be/cgi-bin/mail.cgi/archive/ndp/20070413144336/

Guantánamo: le neveu de Khaled Cheikh Mohammed et l’Indonésien Hambali démentent avoir appartenu à Al Qaïda

Un détenu de Guantanamo, Ali Abdelaziz Ali, neveu du "cerveau" du 11-Septembre Khaled Cheikh Mohammed, a démenti appartenir à Al Qaïda et avoir voulu commettre un attentat au Pakistan, selon un compte-rendu publié jeudi par le Pentagone.
Les Etats-Unis affirment qu'il préparait un attentat contre le consulat des Etats-Unis à Karachi (Pakistan) au moment où il a été capturé en avril 2003.
"Je n'appartiens pas à Al Qaïda, aux talibans ou à des organisations qui leur sont liées", a affirmé le détenu, selon le compte-rendu d'une audience le 30 mars devant une commission militaire chargée de déterminer son statut de "combattant ennemi".
"Je n'ai pas planifié, je n'ai pas eu connaissance ou exécuté un complot contre le consulat des Etats-Unis à Karachi (...) Je ne connais rien aux explosifs", a-t-il également assuré.
Dans le résumé des faits qui lui sont reprochés, les Etats-Unis affirment qu'il a été arrêté alors qu'il attendait la livraison d'explosifs pour un attentat présumé contre le consulat américain.
Au moment de son arrestation, il aurait été en possession d'une disquette contenant une lettre adressée au chef d'Al Qaïda, Oussama ben Laden, et des photos du World Trade Center quand un des avions s'est écrasé contre l'une des tours le 11 septembre 2001. Il aurait eu aussi avec lui une bouteille de parfum qui contenait une faible concentration de cyanure.
Quant à ses liens familiaux avec Khaled Cheikh Mohammed, qui est le frère de sa mère, l'accusé, appelé aussi dans le compte-rendu Ammar Al Baluchi, affirme que cela ne voulait pas dire qu'il était membre d'Al Qaïda.
"Pourquoi un contact avec mon oncle qui est un membre de la famille serait considéré comme un crime ou une preuve que je suis un combattant ennemi?", a-t-il demandé.
Le détenu a obtenu de verser à son dossier le témoignage écrit de son oncle le concernant. "A ma connaissance, Ammar n'a jamais été associé à Al Qaïda, aux talibans ou à des organisations associées (...) Je n'ai jamais recruté Ammar pour Al Qaïda", déclare Khaled Cheikh Mohammed dans ce témoignage.
Ali Abdelaziz Ali est l'un des quatorze suspects transférés à Guantanamo en septembre après avoir été détenus au secret par la CIA pendant des années. La plupart d'entre eux sont passés devant une commission militaire qui examine leur statut de "combattant ennemi". Les audiences se déroulent à huis clos et les compte rendus de ces audiences sont publiés par le Pentagone après avoir été censurés.
Détenu également à Guantanamo, Khaled Cheikh Mohammed a reconnu, selon le Pentagone, être le "cerveau" des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts à New York et Washington.

L'Indonésien Hambali, détenu à Guantanamo, a également démenti avoir eu des liens avec Al Qaïda quand il était membre du réseau islamiste régional Jemaah Islamiyah (JI), selon un autre  compte-rendu publié jeudi 12 avril par le Pentagone.
Riduan Isamuddin, dit Hambali, avait été arrêté le 14 août 2003 en Thaïlande. Il est soupçonné d'avoir été à la tête des opérations du Jemaah Islamiyah (JI), réputé lié à Al Qaïdaen Asie du Sud-Est, jusqu'à fin 2002.
Jakarta considère Hambali comme le commanditaire des attentats d'octobre 2002 à Bali (202 morts dont une majorité d'étrangers) et contre l'hôtel Marriott à Jakarta (douze morts en août 2003).
"M. Hambali, étiez-vous associé à A -Qaïda alors que vous étiez membre de JI?", a demandé un juge de la commission militaire chargée de déterminer son statut de "combattant ennemi" lors d'une audience le 4 avril.
"Non", a répondu Hambali, selon le compte-rendu de cette audience.
D'après les résumés des faits reprochés au détenu, les Etats-Unis affirment que Hambali "était le chef des opérations de la Jemaah Ismaliyah et le principal point de contact pour Al Qaïda dans l'Asie du Sud-Est".
Ils l'accusent aussi d'être responsable des attentats contre des églises le 24 décembre 2000 en Indonésie (18 morts) et du projet d'attentats en 2001 contre les ambassades des Etats-Unis, d'Australie et de Grande-Bretagne à Singapour.
Ils affirment également que, selon une source du FBI (police fédérale américaine), Hambali a discuté début 2002, plusieurs mois avant l'attentat de Bali, de commettre des attentats dans des bars et des boîtes de nuit fréquentés par des Occidentaux en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, aux Philippines et en Indonésie.
Lors de l'audience, Hambali a affirmé qu'il n'était "pas impliqué" dans les attentats contre des églises en Indonésie et assuré qu'il n'avait "rien à voir" avec les projets d'attentats à Singapour contre les ambassades.
Il a affirmé avoir démissionné du JI en 2000 et n'a pas répondu au juge qui lui demandait quelles avaient été ses activités entre le moment de sa démission et la date de sa capture.
Ali Abdelaziz Ali et Hambali sont deux  des 14 suspects transférés à Guantanamo en septembre 2006 après avoir été détenus au secret par la CIA pendant des années. La plupart d'entre eux sont passés devant une commission militaire qui examine leur statut de "combattant ennemi". Les audiences se déroulent à huis clos et les compte rendus de ces audiences sont publiés par le Pentagone après avoir été censurés.
Source : AFP, 12 avril 2007