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La galaxie guantanamo
Safia Benaouda : cauchemar en Éthiopie
Par
Josef el Mahdi, Svenska Dagbladet, 12 avril 2007

L’agence de presse officielle
éthiopienne Ethiopian News Agency
diffuse cette photo de prisonniers apparemment heureux.
Au premier plan Munir Awad, le fiancé de Safia.
Le
prisonnier suédois montré à la television éthiopienne
Safia
Benaouda, la
Suédoise de 17 ans, raconte pour Svenska Dagbladet
le cauchemar des trois mois passés en prison en Éthiopie après avoir
été capturée par des militaires US. Au même moment, l’agence de presse
d’État éthiopienne publie des photos de son fiancé de 25 ans, qui est
toujours détenu. Mais l’image d’un « traitement amical » contraste
fortement avec le récit de Safia Benaouda sur son séjour dans une prison
militaire.
Le fiancé suédois de Safia Benaouda, âgé de 25 ans, a été
montré hier à la télévision d’État éthiopienne. Avec d’autres prisonniers,
il est soupçonné de terrorisme. Uniquement dans un but de propagande,
selon des critiques que disent que les agissement de l’Éthiopie sont
contraires aux droits humains.
La télévision éthiopienne a déclaré que les huit prisonniers dont elle
a montré des photos se portent bien et sont bien traités dans la prison
militaire où ils sont détenus. Parmi les 41 étrangers arrêtés se trouvent
trois Suédois.
« Nous sommes bien traités. Les Éthiopiens sont très sociaux
et ils respectent les droits humains », déclare l’un des prisonniers
selon l’agence officielle éthiopienne ENA. Même son de cloche du fiancé
de Safia Benaouda : « Ils nous traitent bien, ils sont comme
des amis pour nous. »
Mais l’Éthiopie a été critiquée
pour avoir emprisonné des suspects étrangers de terrorisme sans leur
permettre l’accès à des avocats ou à leurs ambassades.
Ce n’est qu’hier que le pays a reconnu les détenir. Les autorités prétendent
qu’ils sont des terroristes appartenant au mouvement islamiste qui a
été chassé du pouvoir récemment en Somalie.
Mais selon les organisations
de défense des droits humains, le pays agit en violation des lois internationales.
Pour l’avocat Björn Hurtig,
qui représente les familles des détenus suédois, l’image montrée à la
télévision éthiopienne est loin de la réalité.
– J’ai été informé qu’ils ont été soumis à la torture et qu’ils
ne vont pas bien du tout. Et les organisations de défense des droits
humains qui ont été en contact avec les détenus ont raconté plusieurs
abus dont ils été victimes, dit Björn
Hurtig.
– Je trouve déplorable que l’on
montre les prisonniers dans un but de propagande. Je suis très critique
sur ce point. Ils sont dans une situation extrêmement humiliante et
on les utilise pour je ne sais quel but. C’est désagréable, dit le social-démocrate
Urban Ahlin, vice-Président de la
Commission aux Affaires étrangères (du parlement).
Lorsque Svenska Dagbladet raconte
à Samer Awad, le frère du détenu, qui est en Suède,
que l’Éthiopie a publié des déclarations et une photo de son frère,
Awad dit que son frère a du être mis sous une forte pression pour participer
dans ce « spectacle de propagande ».
– C’est tellement évident qu’ils
mentent en faisant cela. Bien sûr que les prisonniers ont intérêt à
dire qu’ils sont contents quand ils savent ce qui peut leur arriver
s’ils se plaignent. L’Éthiopie sent bien la pression extérieure contre
la manière dont ils traitent les prisonniers et ça les désespère, dit
le frère.
Safia Benaouda espère que tout cela signifie que l’Éthiopie est
sur le point de les libérer :
– Ils n’ont pas du tout été
bien traités, mais peut-être que maintenant il y a eu du changement
pour éviter les critiques.
Le Comité international de la
Croix-rouge (CICR), qui surveille le traitement des
personnes détenues, n’a pas été autorisé à rencontrer les détenus.
– Nous avons demandé l’accès
aux détenus mais nous ne l’avons pas encore eu, dit Patrick Megevand
du CICR à l’agence de presse US AP.
Les USA, alliés de l’Éthiopie, ont participé aux bombardements de ce
qui a été décrit comme des « bastions d’al Qaïda » en
Somalie mais nient avoir participé aux transports militaires de prisonniers
à travers les frontières dans la
Corne de l’Afrique.
Svenska Dagbladet a demandé
hier un commentaire aux Affaires étrangères et à leur ministre Carl Bildt. Mais le ministre ne veut
toujours pas s’exprimer sur la question.
Le ministère éthiopien des Affaires étrangères refuse depuis
plusieurs semaines de commenter l’affaire pour Svenska
Dagbladet.
Selon certaines informations, 29 des 41 suspects auraient été relaxés
par un tribunal militaire*. Le ministère des AE ignore pour l’instant
s’il y a des Suédois parmi eux.
Pendant sa captivité, Safia
Benaouda a tenu un journal sur du papier hygiénique.
Des courts textes sur les mauvais traitements, la peur, la nostalgie
pour le foyer familial,
sa maman qui lui manquait, la pizza à la sauce béarnaise et les bonbons
Djungelvrål (Cri de la jungle).
Photo: Felipe Morales
« Ce sont des soldats US qui nous ont capturés »
Ce
sont des militaires US qui ont capturé la jeune Suédoise Safia Benaouda
à la frontière kényane. Dans sa première interview après sa libération,
elle raconte les mauvais traitements, l’incertitude et le pourquoi de
son voyage en Somalie.
Après trois semaines passées dans la
Somalie en guerre, Safia Benaouda atteint le but de
sa fuite, la frontière kényane. On est le 18 janvier. C’est là que le
cauchemar commence. Les soldats qui surgissent abattent une femme du
groupe et capturent les femmes et les enfants
Les soldats kényans étaient commandés par trois hommes blancs en uniformes
US portant le drapeau US sur leurs bras. Les Américains ont pris leurs
passeports et plus tard, aussi les données personnelles, des échantillons
d’ADN et les empreintes digitales aussi bien des femmes que des enfants
du groupe.
–Ils ont dit que c’était dans un but préventif, au cas où ils en auraient besoin à l’avenir ou si nous devions un jour
essayer d’entrer aux USA. On croyait qu’ou moins on était en sécurité,
dit Safia Benaouda.
– Après que les soldats US nous avaient pris, ils se sont tenus en retrait
mais il était évident que c’était eux qui prenaient les décisions pour
les soldats noirs.
Avec des efforts, la jeune fille de 17 ans raconte pour la première
fois son arrestation et la détention de trois mois en Afrique. Dans
son ventre grandit un enfant qu’elle a du protéger des violences des
gardiens militaires.
Durant la première semaine de décembre, Safia Benaouda et son fiancé
de 25 ans partent en vacances à Dubaï. Mais à Dubaï ils rencontrent
plus d’immigrés indiens que d’Arabes autochtones et rapidement, ils
en ont marre.
Ils rencontrent un homme de Stockholm qui doit se rendre en Somalie
et ils l’y accompagnent. À sa mère, Safia n’a rien dit.
– Je pensais que c’était mieux de le lui raconter après. Sinon, on n’aurait
pas pu faire ce voyage. Elle ne m’aurait jamais permis de le faire.
Mais vous ne saviez pas qu’il y avait la guerre en Somalie ?
– Tout le monde nous disait que là-bas, c’était plus calme que jamais.
C’était faux.
Elle dit qu’ils ont débarqué une petite semaine avant que la guerre
éclate.
– Quand on est arrivés, on nous a conseillé de rester à l’intérieur
de la maison. Mais de rester enfermés, c’était pas marrant : on
voulait voir le pays !
Ils venaient de décider de rentrer à la maison quand la guerre a éclaté.
L’aéroport a été bombardé. Ils se sont retrouvés coincés sans parler
la langue du pays. Autour d’eux, c’était un chaos total.
Après s’être cachés pendant quelques jours, ils ont entendu dire que
les étrangers pouvaient être
évacués contre paiement en voyageant en convoi de voitures vers le Kenya,
où la Suède a son ambassade.
–J’avais peur. On ne pensait qu’à fuir.
Dans la ville côtière de Kismayo, Safia se sépare de son fiancé car
elle doit accompagner une femme enceinte à l’hôpital. Elle se retrouve
ensuite dans une autre voiture avec des femmes étrangères.
Après avoir été capturée un matin dans le désert, elle est conduite
à Nairobi. Puis, avec d’autres prisonniers, les mains attachées dans
le dos avec des colliers de serrage de tuyaux et les yeux bandés, elle
est reconduite dans la Somalie en guerre. « Vous
n’avez aucun droit », lui ont les Kényans. Puis de Somalie, elle
est conduite dans une prison secrète en Éthiopie. C’est là qu’elle revoit
son fiancé pour la première fois depuis de semaines Il avait été pris par des militaires kényans
avec les autres étrangers.
En février, les détenus sont transportés par avion à Addis Abeba. Après
un certain temps, les trois hommes suédois sont mis dans des cages spéciales,
raconte Safia Benaouda.
– C’était comme des cages à poules avec des toits métalliques. C’était
terrible à voir.
Lorsqu’elle raconte, elle rafraîchit ses souvenirs en s’aidant du journal
qu’elle a tenu pendant sa captivité sur du papier hygiénique. Le 13
mars, les détenus sont conduits dans une salle de tribunal, mais c’est
pour s’entendre dire qu’ils sont des « combattants illégaux »
de Somalie.
En disant cela, elle soupire. Elle dit que son fiancé et elle n’ont
jamais rien eu à faire avec des extrémistes politiques.
– E puis quoi, est-ce qu’on allait faire la guerre en vacances,
avec un enfant dans le ventre ?
Fin mars, les gardiens commencent soudain à la traiter mieux. Le vendredi
23 mars, elle peut rencontrer Thomas Wiklund de l’ambassade suédoise.
Quelques jours plus tard, elle est mise dans un avion pour Arlanda (l’aéroport
de Stockholm).
Une fois de retour en Suède, elle s’inquiète pour son fiancé et pour
les autres détenus. Elle est déçue par le silence du gouvernement.
– J’aurais aimé que Carl Bildt montre qu’il se préoccupe de cette
affaire.
* Amir Meshal, 24 ans, citoyen
US du New Jersey, aurait du être rapatrié le 13 avril, mais les fonctionnaires
du Départment d'État US chargés de l'opération ont découvert qu'il figurait
sur les listes des passagers indésirables sur les lignes aériennes US,
établie apr le FBI. Il est donc en stand by à Addis Abeba. Amir était
guide touristique à Dubaï, de quoi le rende très suspect...(NdT)
Original : Svenska Dagbladet
Traduit
du suédois par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs
pour la diversité linguistique. Cette traduction est
en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction,
à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et
auteurs.
URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2427&lg=fr
Mohamed Mahjoub a quitté le « Guantanamo
Nord » canadien
L’Égyptien
Mohamed Mahjoub, 46 ans, a pu enfin quitter jeudi soir 12 avril le « Guantánamo
Nord », la prison de haute sécurité de Millhaven, au Canada et
rejoindre sa femme et ses deux enfants après sept années passées en
prison sans inculpation, en vertu d’un « certificat de sécurité »
délivré par les services de renseignement canadiens, que la Cour suprême a jugé illégal
en février dernier.
Il était reproché à Mahjoub d’avoir travaillé sur une ferme possédée
par Oussama ben Laden au Soudan dans les années 90.
Il n’est tout à fait libre pour autant : surveillé par un bracelet
électronique, il doit accepter que ses conversations téléphoniques et
ses communications électroniques soient interceptées, et ne peut pas
rester seul chez lui. Il ne peut sortir de chez lui ou recevoir des
personnes à son domicile qu’après approbation par la police des frontières.
Mahjoub devra s’adresser aux tribunaux pour que ces mesures soient allégées.
Mahmoud Jaballah, l’autre Égyptien détenu à Millhaven en application
d’un certificat de sécurité, devrait à son tour être prochainement libéré
et assigné à résidence.
Contre la guerre
mondiale (résistances et insoumission)

Dessin de Garnotte, Le Devoir, 14 avril
2007
À qui profite la guerre d'occupation en Afghanistan?
Par Jules Dufour, Le Devoir, Montréal,
14 avril 2007
L’auteur est Président d l’Association canadienne pour les Nations unies
(ACNU), Section du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Le Canada, sous la gouverne du premier
ministre Stephen Harper, a pris des engagements concernant l'occupation
militaire de l'Afghanistan qui vont à l'encontre des traditions et des
valeurs pacifistes promues par les citoyens du pays. Le Canada est en
guerre. Les dernières déclarations du ministre de la Défense nationale sont de nature à ne rassurer personne.
Le bilan de l'intervention militaire du Canada dans ce pays qu'il vient
de présenter n'est pas crédible. Comment peut-on croire qu'une société
puisse se développer sous occupation militaire? Est-ce qu'on peut construire
la paix en poursuivant la guerre? L'histoire nous a démontré que les
guerres n'entraînent que la destruction et la mort.
Que faisons-nous en Afghanistan? Pourquoi cette attention si grande
pour ce pays ou cette affection particulière pour les Afghans? On répond
à cette question de manière évasive en prétendant assurer la sécurité
et reconstruire le pays. On sait très bien que la reconstruction d'un
pays dévasté par les guerres n'est pas une tâche que des pays étrangers
sont en mesure d'assumer dans un contexte d'instabilité, dans le désordre
ou le chaos. D'ailleurs, le programme de l'aide publique internationale
du Canada a toujours biffé de sa liste les pays aux régimes politiques
instables ou les pays en guerre. Il y a lieu d'être encore sceptiques
devant les velléités officielles exprimées en ce qui concerne cette
intervention militaire.
Qu'est-ce qui motive vraiment le gouvernement Harper à poursuivre cette
aventure? On sait maintenant avec certitude que ce gouvernement le fait
en collusion avec les industries de guerre. Les interventions publiques
récentes de quelques ministres de ce gouvernement vont en ce sens. Neuf
cents millions de dollars sur cinq ans pour la
RD annoncés à Montréal récemment sous la mouture d'un
nouveau programme appelé Initiative stratégique pour l'aérospatiale
et la défense (ISAD) et l'acquisition d'équipements militaires «luxueux»
et sophistiqués tels que le seront les nouveaux hélicoptères commandés
par l'armée.
Explosion des coûts
Nous le savons. Il aurait été difficile de justifier la hausse vertigineuse
annoncée des dépenses militaires et l'acquisition de nouveaux équipements
sans l'existence de cette «mission» en Asie centrale. Le Canada n'a
pas d'ennemi déclaré à ce que je sache et je ne crois pas que des soulèvements
populaires majeurs sont susceptibles de se produire au pays. Nous n'avons
donc pas besoin d'une armée puissante et suréquipée et même d'une armée
tout court. Maintenant, on laisse entrevoir la possibilité que le Canada
poursuivra cette mission jusqu'en 2011 en précisant qu'à partir de 2009,
la priorité sera surtout donnée à l'aide humanitaire. Il y a lieu d'en
douter. Il ne faut pas être surpris d'apprendre que les coûts de cette
opération ont «explosé» et qu'ils atteindront la somme de 4,3 milliards
de dollars pour la période s'étendant entre 2001 et 2009 et que le budget
pour l'aide humanitaire et l'aide à la reconstruction jusqu'en 2011
s'élèvera, pour sa part, à 1,2 milliard de dollars. Plus une opération
militaire coûte cher, plus elle plaît aux industries de guerre, notamment
à celles de l'aérospatiale et de la défense.
Le Canada est en Afghanistan pour des raisons politiques et économiques,
pour se conformer aux diktats de Washington et pour servir les intérêts
des industries de la mort. Il s'agit donc d'une aventure guerrière préparée
en collusion avec ces industries. Il n'y a rien de mieux que de participer
à une guerre dite «juste» pour avoir la conscience tranquille.
Il est toujours temps, je dirais qu'il est urgent, d'exiger le retrait
immédiat des troupes canadiennes engagées en Afghanistan et de répondre
ainsi aux appels répétés lancés en ce sens par le collectif Échec à
la guerre.
Source : http://www.ledevoir.com/2007/04/14/139402.html
Mourir
en Afghanistan
par James
Dormeyer, Le Devoir, Montréal, le 12 avril 2007
L'été
dernier, j'ai parcouru les plages de Juno Beach en Normandie, celles
du débarquement des troupes canadiennes en juin 1944.
Çà et là, entre des touffes d'herbe folle fouettées par le vent, il
y avait de petits drapeaux canadiens plantés dans le sable par des mains
anonymes, comme si elles avaient su que chacun de ces petits lieux pouvait
être une tombe tant ils furent nombreux à y mourir.
Hier et avant-hier, huit de nos soldats sont morts en Afghanistan, s'ajoutant
à d'autres avant eux. Mais le regard perdu de l'officier canadien évoquant
ces morts m'a frappé, comme si ces morts à eux seuls avaient pesé autant,
et même plus, que les milliers de soldats tombés sur les plages de France...
La mort est un mystère, et on essaie toujours de lui donner un sens...
Sur les champs de bataille, aux sonneries claironnantes, aux drapeaux
frémissants, quand l'ennemi est envahisseur et qu'il faut défendre la
patrie ou celle de ses alliés, tout est clair: la mort est héroïque!
Dans le regard perdu de l'officier canadien, il m'a semblé que plus
rien n'était clair: quelle est cette patrie à défendre, et contre quel
envahisseur? Donc, sur ce champ de bataille, quel est le sens de la
mort?
Les soldats du Vietnam se sont retirés parce qu'ils ne savaient plus
pourquoi ils mouraient...
Source : http://www.ledevoir.com/2007/04/14/139409.html
Des pacifistes texans s’engagent pour les femmes irakiennes
Le 17 avril,
une délégation de 4 membres de l’organisation « Texans for Peace »
(Texans pour la Paix)
commence un séjour de deux semaines en Jordanie, pour y rencontrer des
réfugiés irakiens, en particulier des femmes, fin de mieux comprendre
leur situation et de construire des ponts entre Irakiens et texans.
La délégation est composée de :
Peggy Kelsey, 55 ans, d’Austin, photographe professionnelle, qui a realise
en 2003 un travail de documentation sur les femmes afghanes. Voir son site http://www.kelseys.net/
Carla Mercado, 64 ans, de San Antonio, infirmière
et enseignante. Elle
a été active à Camp Casey, le camp
de pacifists installé par Cindy Sheehan, la
mere d’un soldat US tué
en Irak, en face de la ferme de George
Bush.
Belinda Subramanian, 53 ans, d’El Paso
, écrivaine et infirmière. Voir son site http://belinda_subraman.podomatic.com
Charlie Jackson, 47 ans, d’Austin, consultant international en technologie
et fondateur de Texans for Peace.
Texans for Peace (http://www.texansforpeace.org)
est une ONG ans but lucrative regroupant des Texans qui croient dans
la paix et la justice sociale. Ils prennent au pied de la lettre la
devise de l’État du texas, qui proclame la “friendship”, l’amitié. Cette
ONG soutient notamment le Women's Business Center of Baghdad,
un centre qui aide des femmes irakiennes à créer leur propre entreprise.
Nouvelle grève de la faim à Guantanamo

Prisonniers musulmans et prisonniers anglais :
qui sont les barbares ?
Dessin de Mercader, Espagne
13
prisonniers du centre de détention de Guantanamo, à Cuba, ont entamé
une nouvelle grève de la faim, rapporte dimanche le New York Times sur
son site internet (www.nytimes.com). Ceux-ci ont commencé à être alimentés
de force par les militaires, indique le journal, citant des responsables
militaires et des avocats. Ils protestent contre les pénibles conditions
de vie dans le quartier de haute sécurité dans lequel ont été placés,
le Camp 6, depuis décembre, quelque 160 prisonniers, ont indiqué leurs
avocats. Le Camp 6, dont les cellules sont plus vastes que celles du
Camp 5 et avec un peu plus de « confort », est néanmoins en train de
devenir, selon une avocate, une « asile de fous », car l’isolement des
détenus y est beaucoup plus sévère. Les 13 détenus actuellement en grève
de la faim constituent le nombre le plus important de prisonniers à
être alimentés de force depuis le mois de mars quand les militaires avaient mis fin à une grève
similaire. Ils avaient alors forcé les prisonniers, maintenus dans une
chaise de contention, à s'alimenter au moyen d'une sonde passant par
le nez, précise le quotidien. Des documents récemment diffusés par le
Pentagone montrent qu'avant l'utilisation de la technique de la chaise
de contention des prisonniers avaient accusé des pertes de poids importantes.
Après les importantes protestations contre les méthodes d’alimentation
forcée sur des chaises de contention, les autorités militaires ont «
adouci » leurs méthodes, « se contenant » de les nourrir de force un
quart d’heure par heure et non plus 20 heures sur 24 par séquences de
deux heures. Ils sont ensuite transférés dans des « pièces sèches »
où on le surveille, en veillant à ce qu’ils ne se fassent pas vomir.
Les
détenus protestent notamment contre les mesures d’isolement total auxquelles
sont soumis une grande part d’entre eux. Saber Lahmar, un religieux
algérien accuse par les autorités du camp d’avoir émis uun avis religieux
que la question des suicides en prison, a été à l’isolement total depuis
plus de 9 mois. Selon son avocat, « il est en train de s’effondrer physiquement
et émotionnellement. Nous pensons que le châtiment dépasse de loin ce
qui est autorisé par la loi et qu’il ne va pas y survivre.”
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