La Galaxie guantánamo
Grève de la faim dans les prisons marocaines
Le mouvement est parti le 25 septembre de
la prison de Salé, où les islamistes détenus dénoncent les multiples
violations de leurs droits, de leur intégrité et de leur dignité. Certains
détenus ont été transférés vers des destinations inconnues, d’autres
hospitalisés. L’administration pénitentiaire a répondu à cette grève
par des violences.
Le mouvement s’est étendu le 17 octobre à la prison d’Aïn
Bourja, à Casablanca, où le four est éteint,
la cuisine fermée, les détenus ne sortant de leurs cellules que pour
les prières.
Parmi les détenus en grève de trouve Abou Elkassim
Britel, qui connaît bien les conditions régnant à la prison
de Salé, où il se trouvait encore l’année dernière. En mars 2004, il
y a subi un violent tabassage alors qu’il avait les yeux bandés et les
mains menottées, et les tortionnaires lui ont coupé la barbe au couteau
en le couvrant d’insultes. Sa femme Khadija écrit : « J’espère
que mon mari résistera, que son physique déjà éprouvé ne cèdera pas,
car il s’agit de sa troisième grève de la faim. »
Un procureur militaire
démissionne
Le colonel
Morris Davis (à gauche sur la photo), procureur général des tribunaux
militaires d'exception chargés de juger les terroristes présumés de
Guantanamo, a démissionné jeudi en raison d'un conflit avec sa hiérarchie,
annonce vendredi le site Internet du Wall Street Journal.
La semaine dernière, le quotidien avait déjà
évoqué des tensions entre le colonel Davis, chargé principalement
de coordonner l'enquête et les probables poursuites contre les principaux
responsables présumés d'Al-Qaeda détenus à Guantanamo, et l'autorité
de tutelle militaire des tribunaux (il avait déposé une plainte formelle
contre le général de brigade Thomas Hartmann (photo de droite), conseiller
de l’administration militaire, pour ingérence dans l’instruction, NDLR
Chronique de Guantínamo)Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas réagi
vendredi soir.«Si quelqu'un au-dessus de moi essaie de m'intimider pour
décider à ma place qui nous allons inculper, quels chefs d'inculpation
invoquer, quels éléments de preuve introduire et comment mener les poursuites,
alors je vais démissionner», écrivait le colonel dans un document alors
cité par le Wall Street Journal.
Officier de l'armée de l'air, le colonel Davis avait été nommé en 2005
à la tête de ces tribunaux d'exception devant lesquels aucun procès
n'a encore eu lieu. Seul un détenu, l'Australien David Hicks, a été
condamné à neuf mois de prison après avoir plaidé coupable de soutien
au terrorisme.
Selon le Wall Street Journal, le colonel Davis, fervent partisan des
tribunaux militaires d'exception, était particulièrement irrité par
les efforts de l'autorité de tutelle militaire pour négocier de telles
reconnaissances de culpabilité de la part d'autres détenus sans passer
par un procès.
Les prochaines audience sont prévues les 8
et 9 novembre.
Le juge militaire de Guantanamo qui avait annulé les poursuites contre
Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur
du chef d`Al-Qaïda Oussama ben Laden, a fixé au 9 novembre une nouvelle
audience susceptible de les rétablir, a appris l`AFP jeudi de source
judiciaire.
En juin, le capitaine Keith Allred, juge du
tribunal militaire d`exception chargé du cas de Salim Hamdan,
avait estimé qu`il n`avait pas autorité sur lui: la loi de 2006 qui
établit ces tribunaux spéciaux stipule qu`ils doivent juger les "combattants
ennemis hors la loi", alors que les détenus de Guantanamo sont
officiellement de simples "combattants ennemis".Evoquant
un malentendu sémantique, le gouvernement a saisi une cour d`appel,
qui a statué en septembre sur le cas d`Omar Khadr,
un détenu canadien, estimant que le juge avait l`autorité pour déterminer
lui-même si le jeune homme était un combattant "hors la loi".
Le colonel Peter Brownback, chargé d`Omar
Khadr, a immédiatement fixé une audience pour
le 8 novembre, sur la base navale de Guantanamo, pour examiner le statut
du détenu. Jeudi, le capitaine Allred a fixé
une audience similaire pour le 9 novembre pour Salim Hamdan.
GUANTANAMO OU LA
BANALISATION DES VIOLATIONS SYSTEMATIQUES DES DROITS HUMAINS غوانتانامو
أو بداهة
الانتهاكات
الجسيمة لحقوق
الإنسان
Paris, 30 octobre 2007 يوم الثلاثاء
30 أكتوبر 2007
Avec la participation de:
Prof. Fouad Riad, Juge de TPI-Ex-Yougoslavie (Egypte)
Me. William Bourdon, SHERPA (Paris)
Dr. Haytham Manna,
Arab Commission for Human Rights (Paris)
Me. Chris Chang, Reprieve (London)
M. Yousef ALSHOLY, GCSH, (Doha)
Me. Rachid Mesli, Al Karama
for Human Rights
(Geneva)
Hugo Ruiz Diaz Balbuena. Docteur de Droit
International (Paraguay)
Au nom de la guerre contre le terrorisme, l’administration américaine
opère à Guantanamo une véritable légalisation des formes post modernes
de la torture et de la répression exempte de toute notion de droit :
Avec le camp de Guantanamo, les principes protecteurs des droits de
l’homme se paupérisent et se dévaluent, car ceux qui prétendent les
incarner les foulent au pied!
Si la tragédie de Guantanamo peut se poursuivre jusqu'à la fin du mandat
du président américain, le sort des prisonniers est plus que jamais
ambigu et incertain. Livrer certains d’entres eux à leurs pays respectifs
signifie torture, mauvais traitements et simulacres de procès. Certains
détenus sont à la recherche de terres d’accueil comme demandeurs d'asile
politique. Pour ceux considérés par l’Administration Bush comme les
plus importants, leur transfert vers d’autres prisons secrètes est même
envisagé.
D'autre part, l'avenir des tortionnaires et de leurs commanditaires
est entouré de mesures de protection exceptionnelles afin d’assurer
leur totale impunité future.
Sur l'avenir des prisonniers et des tortionnaires, des responsables
d’ONGs des droits humains tentent de livrer leur lecture du
statut du camp de la honte, et leur façon d’envisager « l'après Guantanamo
».
Invitation à l'Assemblée Nationale, Mardi le 30 Octobre (10h00 à
14h00)
Avec la participation de: Commission arabe des droits humains (ACHR),
Association américaine des juristes(AAJ), Union des avocats arabes,
Reprieve, Rencontre culturelle euro-arabe, Voix libre, Alkarama pour les droits de l'Homme, GCSH, ACDJ, OFDH, PADDH.
Le premier Bureau- Palais Bourbon
126, rue de l'université - 75007 Paris
Métro: Assemblée nationale ligne 12 et Invalides Ligne 13
Inscription gratuite obligatoire 48 heures avant l'événement:
Envoyer votre nom par e mail achrhm@noos.fr ou par Fax au 0033146541913
غوانتانامو
أو بداهة
الانتهاكات
الجسيمة لحقوق
الإنسان
بمشاركة
كل من
الدكتور فؤاد
رياض القاضي
السابق في المحكمة
الجنائية الدولية
الخاصة بيوغسلافيا
السابقة (مصر)
المحامي
ويليام بوردون،
رئيس جمعية شيربا
(فرنسا)
الدكتور
هيثم مناع، المتحدث
باسم اللجنة
العربية لحقوق
الإنسان (فرنسا)
المحامي
غريس شانغ، من
مؤسسة ريبريف
(بريطانيا)
الأستاذ
يوسف الشولي،
نائب رئيس اللجنة
العربية للدفاع
عن الصحافيين
(قطر)
المحامي
رشيد مصلي، المسئول
القانوني في
الكرامة من أجل
حقوق الإنسان(سويسرا)
الدكتور
هوغو دياز بالبوينا،
دكتوراه في القانون
الدولي (باراغواي)
باسم الحرب
على الإرهاب،
تنفذ الإدارة
الأمريكية أخطر
تشريع لأحدث وسائل
التعذيب والعسف
خارج أية محاسبة
قانونية. وفي
معسكر غوانتانامو،
كل المبادئ التي
تحمي الحقوق
الإنسانية تتعرض
للإفقار والتفريغ
من معناها حيث
من يدّعي الدفاع عنها
يركلها بالأقدام.
إن كانت
مأساة غوانتانامو
يمكن أن تستمر
حتى نهاية ولاية الرئيس
الأمريكي بوش،
فإن مصير السجناء
أصبح غير محدد
وهلامي أكثر
من أي وقت مضى.
تسليم
بعضهم لبلدانهم
يعني تعرضهم
للتعذيب والمعاملة
السيئة وأشباه
محاكمات. بعض المعتقلين
يبحثون عن أرض
لجوء سياسي بعد
المأساة، احتمال
نقل عدد كبير
من المعتقلين لسجون
سرية وارد أيضا.
من جهة أخرى،
ماذا عن الجلادين
وأصحاب القرار
الذين وضعوا ترسانة
حماية قانونية
لا سابق لها لضمان
غياب المحاسبة
الكامل، هل سينجحون
في ذلك؟
حول مستقبل
السجناء والجلادين
مختصين من منظمات
حقوقية وأكاديميين
عملوا من أجل إغلاق
غوانتانامو
يتحدثون إليكم
في مقر الجمعية
العامة (البرلمان
الفرنسي) حول وضع
معسكر العار
واحتمالات ما
بعد غوانتانامو.
يوم الثلاثاء
30 أكتوبر 2007 من الساعة
العاشرة صباحا
حتى الساعة الرابعة
عشرة بعد الظهر
في مقر الجمعية
العامة (البرلمان
الفرنسي) على
العنوان التالي
Le premier Bureau- Palais Bourbon - 126, rue de l'université 75007 Paris
Métro: Assemblée nationale ligne 12 et Invalides Ligne 13
التسجيل
إجباري ومجاني
48 ساعة قبل الحضور
على رقم
الفاكس 0033146541913 أو
البريد الالكتروني achrhm@noos.fr
المنظمات المشاركة:
اللجنة
العربية لحقوق
الإنسان، جمعية
الحقوقيين في
الأمريكيتين،
اتحاد المحامين
العرب، ريبريف،
الملتقى الثقافي
العربي الأوربي،
منظمة صوت حر،
الكرامة من أجل
حقوق الإنسان،
التنسيق العالمي
من أجل سامي الحاج،
اللجنة العربية
للدفاع عن الصحافيين،
المرصد الفرنسي
لحقوق الإنسان،
حماية المدافعين
عن حقوق الإنسان
في العالم العربي.
Tunis n'est pas content
Les autorités tunisiennes ont critiqué jeudi la décision d'une juge
fédérale américaine qui a interdit le rapatriement de Mohammed Rahman,
un détenu tunisien de Guantanamo qui redoute d'être maltraité ou torturé
dans son pays.
"Les instances judicaires étrangères devraient faire preuve de
davantage de prudence, et éviter de relayer des allégations dénuées
de tout fondement", a-t-on indiqué de source officielle à Tunis,
en allusion à la décision, sans précédent, de la juge Gladys Kessler
sur le sort d'un prisonnier de Guantanamo.
Jusqu'à présent, la justice américaine avait refusé d'intervenir pour
empêcher les transferts de prisonniers, dont une cinquantaine originaires
de Chine, Algérie, Libye, Tunisie et Ouzbékistan ne veulent pas retourner
dans leur pays, selon l'association Human
Rights Watch.
Les autorités tunisiennes affirment que "la torture et les mauvais
traitements sont des pratiques répréhensibles en Tunisie" et sont
"passibles de peines criminelles".
"La Tunisie
respecte la dignité humaine, dans les textes comme dans la pratique",
a assuré la même source, ajoutant que "les personnes privées de
leur liberté bénéficient de tous les droits qui leur sont reconnus par
la loi".
Notant que le Comité international du croissant rouge visite "régulièrement"
les prisons tunisiennes, les autorités affirment que les deux anciens
détenus de Guantanamo déjà rapatriés "jouissent de toutes les garanties
d'un procès équitable et de conditions normales de détention".
Détenu sur la base navale américaine à Cuba depuis plusieurs années,
Mohamed Rahman a appris en mai que le gouvernement américain ne le suspectait
plus de terrorisme et prévoyait de le renvoyer en Tunisie, rappelle
la juge Gladys Kessler dans sa décision publiée mardi.
Mais en 2005, la Tunisie
a jugé et condamné par contumace M. Rahman à 20 ans de prison, essentiellement
grâce aux éléments transmis par les Etats-Unis,
ces mêmes éléments qui ont conduit le gouvernement américain à envisager
sa libération.
Les avocats de M. Rahman ont fait valoir qu'un rapatriement équivaudrait
à une condamnation à mort en raison de sa santé fragile et des risques
de torture qu'il encourt.
Le gouvernement a répondu que les Etats-Unis
ne rapatriaient aucun détenu avant d'avoir obtenu des assurances qu'il
serait bien traité, estimant que la juge n'avait pas autorité sur un
détenu de Guantanamo.
Une juge US bloque
le transfert d’un détenu de Guantánamo vers la Tunisie
Vaut-il mieux être torturé à Guantánamo ou à la prison du 9-Avril
de Tunis ? À cette épineuse question, Gusave
Flaubert aurait sans doute répondu dans son Dictionnaire des idées reçues
par cette définition :
Torture : plus noble à Guantánamo qu'à Tunis...
Une juge fédérale américaine a bloqué le transfert d'un détenu tunisien
de Guantanamo Bay vers son pays d'origine,
décidé par le département de la
Défense, arguant qu'il risquait d'y être soumis à la
torture, a-t-on constaté dans un jugement qui constitue une première
dans le traitement des prisonniers soupçonnés d'actes terroristes détenus
par les Etats-Unis.
La décision de la juge Gladys Kessler ne connaît
aucun précédent en tant qu'intervention directe dans le sort d'un prisonnier
de Guantanamo Bay, où 330 personnes accusées
d'être liées à Al-Qaïda ou aux talibans sont toujours détenues sans
possibilité de recours devant les tribunaux civils américains, selon
le groupe Human Rights Watch et l'avocat du
prisonnier tunisien.
"C'est la première fois depuis que le Congrès a essayé de supprimer
la juridiction des tribunaux sur les détenus qu'un tribunal est intervenu
et a dit à l'administration: 'attendez. Vous ne pouvez pas faire ce
que vous dites que vous voulez faire'", a déclaré Jennifer Daskal,
conseillère de l'ONG Human Rights
Watch en charge des affaires antiterroristes.
Selon la juge Kessler, Mohammed Abdul Rahman
a été condamné par contumace en Tunisie à 20 ans de prison et pourrait
faire face à des actes de torture s'il était rapatrié. Sa décision a
été rendue le 2 octobre, mais était placée sous scellé jusqu'à mardi.
Le département de la
Défense avait décidé du transfert en 2005. Une porte-parole
du Pentagone a déclaré mardi que l'administration américaine tente de
s'assurer que les rapatriés ne courent aucun risque d'abus.
"Les détenus ne sont pas rapatriés vers des pays où il est probable
(...) qu'ils soient torturés", a déclaré Cynthia Smith à l'Associated
Press dans un courrier électronique.
Human Rights Watch
a cependant fait état le mois dernier de mauvais traitements contre
deux prisonniers transférés en Tunisie il y a près de quatre mois, malgré
les assurances des autorités envers Washington. Des accusations niées
par Tunis.
Source : AP, 10 octobre 2007
Les prisons secrètes
de la CIA sont toujours actives
Le réseau de prisons secrètes de la CIA est encore actif et au moins un dirigeant d'Al
Qaïda y a été retenu depuis que George Bush en a admis l'existence,
a reconnu un responsable américain.
Jeudi, le New York Times a rapporté que la CIA s'opposait à la pratique consistant à détenir
des prisonniers dans des centres situés à l'étranger mais que le département
de la Justice,
alors dirigé par l'ex-attorney general, Alberto
Gonzales, avait soutenu ce programme et les "pratiques d'interrogatoires
poussés".
Révélé en 2005 par le Washington Post, le réseau de prisons
secrètes de la CIA
avait suscité les critiques de la communauté internationale, qui soupçonnait
la Maison blanche de cautionner
la torture.
Bush avait alors déclaré que les 14 individus soupçonnés de terrorisme
détenus dans les prisons secrètes avaient depuis été conduits sur la
base de Guantanamo mais en avril le département de la
Défense a annoncé qu'un dirigeant présumé d'Al Qaïda
avait passé plusieurs mois dans un centre de la CIA avant d'être transféré.
Selon un responsable américain de la lutte anti-terroriste, interrogé
sur le programme de détention, "fin 2006, Abdel Hadi al Iraki,
un dirigeant d'Al Qaïda qui a planifié et ordonné des attaques contre
les soldats US, a été capturé et remis à la CIA. Ce vétéran du Djihad a été transféré à Guantanamo."
En mai, un autre dirigeant d'Al Qaïda avait avancé que des Irakiens
arrêtés en Turquie étaient détenus par les Américains.
On ne sait pas si d'autres individus sont encore dans les prisons secrètes.
Un porte-parole de la CIA,
George Little, a déclaré que l'agence "ne
commentait pas ce genre de questions."
"La détention de terroristes et le programme d'interrogatoire sont
menés de manière tout à fait légale, avec beaucoup d'attention."
INTERROGATOIRES MUSCLES
Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a également
éludé le sujet. "Nous n'avons pas pour habitude d'envoyer un communiqué
de presse à chaque fois que nous faisons un prisonnier."
Elle a toutefois tenu à préciser que "ce pays ne pratiquait pas
la torture, cela ne fait pas partie des pratiques américaines et nous
ne le faisons pas."
Selon le New York Times, un mémo secret du département de la Justice diffère de la version
officielle, qui qualifie la torture "d'exécrable".
Ce mémo autorise le recours à des interrogatoires musclés, qui peuvent
comprendre des coups au visage, des simulations de noyade, et l'exposition
à des températures glaciales.
En juillet, le président Bush a ordonné à la CIA de conformer ses interrogatoires aux conventions
de Genève qui interdisent la torture.
Source : Reuters, 4 octobre 2007
Slips de contrebande
:"Nous espèrons que vous vous rendez
compte de la gravité de la transgression"
La monstruosité
de Guantánamo aurait sans doute inspiré des auteurs comme Mark Twain,
Ambrose Pierce ou Courteline. Car à l'horreur de l'illégalité et de
la torture s'ajoute l'absurde d'une bureaucratie militaire qui n'a pas
peur du ridicule. En témoigne la lettre hallucinante adressée par un
commandant du camp à la mi-août à Me Clive Stafford Smith, de l'organisation
Reprieve, défenseur de nombreux détenus
dont Shaker Amer, détenu n° ISN 239. La lettre concernait la "découverte
de sous-vêtements de contrebande" sur deux détenus, Amer Shaler
et le jeune Tchadien Mohamed Al Qareni, détenu n°ISN 269 défendu
par Me Katznelson, lui aussi membre de Reprieve.
Le pandore écrit dans sa lettre que l'on a découvert sur les deux
détenus des sous-vêtements de marque Under Armor et sur l'un
d'eux un costume de bain de marque Speedo.
Et qu'ils ne peuvent avor été introduits que
par les avocats, auxquels il demande donc de répondre à la question
: est-ce vous qui avez fourni ces slips aux détenus ? Et dans ce cas,
vous rendez-vous compte de la gravité de cette transgression
?
Me Clive Stafford Smith, qui en a vu d'autres, a pris sa plus belle
plume pour écrire une réponse digne d'une anthologie au pandore courtelinesque
anonyme. L'avocat explique entre autres qu'il n'avait jamais entendu
parler de ces marques de sous-vêtements jusque-là, que, renseignements
pris sur Internet, il avait découvert que les sous-vêtements Under
Armor (ou Under Armour) étaient
très appréciés par le personnel militaire; que comme il n'avait pas
pu rencontrer son client depuis un et son collègue son propre client
depuis 4 mois, et que comme les visiteurs tout comme les détenus étaient
soumis à une fouille au corps avant et après chaque visite, durant laquelle
ils étaient surveillés par vidéo, par conséquent, il fallait plutôt
rechercher les contrebandiers des slips du côté du personnel militaire.
En outre, il ne voyait pas ce que son client aurait fait d'un costume
de bain, sauf à plonger dans ses toilettes, la seule "piscine"
à laquelle il ait accès.
Bref, à Guantánamo, on nage dans la folie bureaucratique pure.
Pour lire l'échange de lettres burlesque, cliquer
ici
Sydamine est rentré chez
lui
Les autorités mauritaniennes ont remis mardi soir à Nouakchott, à
ses parents, l’ex détenu de Guantanamo Mohamed Lemine
Ould Sidi Mohamed dit Sydamine
arrivé il y a une semaine au pays à bord d’un avion militaire américain,
a constaté APA.
M. Sydamine est l’un des trois Mauritaniens
accusés par les USA de liens avec le réseau Al Qaida
d’Oussama Ben Laden accusé d'avoir mené les frappes du 11 septembre
2001 contre le Centre international du commerce à New York.
Il a été depuis, avec Ahmed Ould Abdel Aziz
et Mohamed Ould Sellahy,
incarcéré à Guantánamo avant d’être innocenté par un tribunal américain
et remis au gouvernement de Nouakchott.
Contacté par APA, le jeune Sydamine s’est
excusé de ne pouvoir s’exprimer à la presse suite à des instructions
qui lui ont été données dans ce sens.
Auparavant, il avait parlé brièvement de « tortures physiques et morales
très dures » à son égard dans les cellules de Guantánamo et de pratiques
dégradantes de la part de ses geôliers, notamment vis-à-vis du saint
Coran.
Durant les 7 derniers jours, il était resté entre les mains de la police
mauritanienne qui l’interrogeait dans un
lieu tenu secret avant de le remettre aux siens.
M. Sydamine avait été arrêté en 2002 dans
la ville pakistanaise de Peshawar et conduit par la suite au camp de
Guantánamo.
Source : AP, 3 octobre 2007
Diego Garcia, succursale de Guantánamo ?
L’île
de Diego Garcia, dans l’Archipel des Chagos, dans l’Océan Indien, est-elle
un des sites noirs utilisés par la CIA et le Pentagone pour détenir
secrètement des prisonniers de la “guerre contre le terrorisme” ?
On se pose cette question depuis des années. On va peut-être finir par
connaître la vérité : la commission des Affaires étrangères du
parlement britannique va mener une enquête sur cette affaire, à la demande
de l’assocation Reprieve,
qui défend les intérêts de nombreux détenus de guantánamo.
Diego Garcia est un territoire britannique dont les 2000 habitants ont
été chassés au début des années 1970, après que le Royaume-Uni, par
un accord secret, eut cédé l’île aux USA, qui y ont établi une base
aéronavale. Selon un document de 1984, la base comprend aussi une prison,
qui aurait été réaménagée après le 11 septembre 2001. Plusieurs détenus
transférés d’Afghanistan à guantánamo ont été détenus sur un navire-prison militaire
qui aurait pu être au mouillage à Diego Garcia. S’il s’avérait qu’un
territoire britannique servait de lieu de détention secret US, cela
créerait un embarras certain au gouvernement de Londres.
Source : http://www.guardian.co.uk/usa/story/0,,2194649,00.html
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