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La galaxie guantanamo

02/10/06 - Des avocats américains déposent des recours au nom de 25 détenus de Bagram ( Afghanistan)


Des avocats américains ont annoncé lundi avoir déposé des recours au nom de 25 détenus de la prison américaine de Bagram (Afghanistan), une procédure destinée à contester la nouvelle loi sur le traitement des terroristes présumés.


Selon le «Center for constitutional rights» (Centre pour les droits constitutionnels - CCR), qui coordonne déjà la défense de la plupart des détenus de Guantanamo (Cuba), les États-Unis détiennent environ 500 personnes à Bagram, leur plus importante base en Afghanistan.

Certains prisonniers sont détenus depuis des années, et aucun n'a jamais été présenté à un juge. Beaucoup ont fait état de mauvais traitements pires qu'à Guantanamo, et selon des associations citant des documents de l'armée américaine, deux détenus afghans ont succombé à ces sévices en 2002. La nouvelle loi sur le traitement des terroristes présumés, adoptée la semaine dernière par le Congrès, interdit aux «combattants ennemis» de contester leur détention sans procès avant d'avoir été jugés.

Selon le CCR, cette disposition est contraire à la Constitution. Dans la mesure où ils sont détenus par les autorités américaines, les prisonniers de Bagram doivent avoir le droit de contester devant un tribunal américain à la fois les conditions et les motivations de cette détention.
«La semaine dernière, le Congrès a voté pour faire entrer les États-Unis dans le cercle des pays au monde qui autorisent la détention illimitée sans procès et la torture sans responsabilité», a dénoncé dans un communiqué Vincent Warren, directeur exécutif du CCR.
Depuis 2002, le CCR a déposé des recours similaires au nom des détenus de Guantanamo. Tous ces recours pourraient être balayés si les juges appliquent la nouvelle loi.
Source : AFP, 2 octobre 2006

 

02/10/06 - Londres refuse le retour d'anciens résidents britanniques prisonniers à Guantanamo



Abou Qatada

La Grande-Bretagne a refusé de recevoir sur son sol la plupart des anciens résidents britanniques détenus sur la base américaine de Guantanamo car ils ne disposent d'aucun droit légal au retour, rapporte mardi le quotidien The Guardian.
Les autorités américaines, qui ont proposé aux Britanniques de leur rendre ces détenus, exigent que ces derniers soient surveillés 24 heures sur 24 s'ils sont laissés en liberté en Grande-Bretagne.
Les autorités de Londres souhaitent uniquement le retour de Bisher Al Rawi qui aurait aidé les services de renseignement intérieur britanniques, le MI5, à arrêter l'islamiste Abou Qatada, figure de proue du "Londonistan", la mouvance radicale installée à Londres, précise le Guardian citant des sources haut placées.Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a pour sa part indiqué que Londres "n'était pas en mesure de procurer une assistance consulaire ou diplomatique à des ressortissants étrangers à Guantanamo". Le porte-parole a rappelé que la Grande-Bretagne jugeait "inacceptables" les conditions de détention des prisonniers de Guantanamo et que ce centre de détention "devait être fermé". Au moins neufs anciens résidents britanniques sont emprisonnés à Guantanamo depuis plus de quatre ans.
Source : AFP, 2 octobre 2006

 

30/09/06 - Les USA légalisent la torture


Aux États-Unis, le Congrès a approuvé cette nuit un projet de loi très contesté défendu personnellement par le président Bush. Le projet en question fixe les règles des procès et des interrogatoires pour les étrangers suspectés de terrorisme. L'administration Bush se félicite, alors que les défenseurs des droits de l'homme affirment que le texte va autoriser l'usage de la torture sur le sol américain.....
Le sujet est au coeur de la campagne pour les élections de mi-mandat, le 7 novembre prochain. Le président Bush et les républicains misent sur la politique anti-terroriste qu'ils prétendent être les seuls a pouvoir mener. En faisant voter le projet de loi, ils montrent aux américains qu'ils entendent bien se donner les moyens de leur politique. Et quels moyens ! Le texte crée des tribunaux militaires pour juger les suspects de terrorisme, détenus à Guantánamo . Il fixe les techniques d'interrogatoire, des techniques maintenues dans le flou et permettant par exemple la privation de sommeil et des pratiques à la limite de la torture. Cette nouvelle législation interdit aussi aux prisonniers de faire appel de leurs conditions de détention, une clause jugée contraire par les démocrates et une partie des républicains.
Le président Bush entend promulguer la nouvelle loi rapidement. Quand aux démocrates inquiets des atteintes aux droits des détenus, ils sont persuadés que la Cour Suprême va s'opposer a la nouvelle législation.
Source : http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_043020, 29 septembre 2006

 


Les six français de guantánamo face à la justice : La DST suspectée d'avoir «vicié» le procès... qui repart de zéro

Le tribunal demande un «supplément d'informations» sur l'enquête des policiers.



Mourad Benchellali, un des six détenus, mercredi.

Par Patricia TOURANCHEAU, Libération, 28 septembre 2006
Le tribunal de Paris a décidé hier d'enquêter sur les interrogatoires secrets menés par des agents de la DST (Direction de la surveillance du territoire) auprès de prisonniers français alors qu'ils étaient retenus de façon illégale sur la base militaire américaine de Guantánamo . Capturés en Afghanistan fin 2001 puis expédiés dans le camp X-Ray à Cuba, six islamistes rapatriés en France au bout de trois à quatre ans d'enfermement dans des cages ont été jugés à Paris du 3 au 12 juillet pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Au lieu de rendre le jugement attendu hier contre ces six prévenus, le président de la 16e chambre correctionnelle, Jean-Claude Kross, a annoncé, à la surprise générale, le refus du tribunal de statuer sur les poursuites engagées et la décision d'ordonner un «supplément d'information».
«Fac-similé». Le président Kross va piloter lui-même ces investigations sur les dessous de l'enquête de la DST et convoquer à la barre des responsables de ce service ainsi qu'un haut diplomate alors en poste aux Etats-Unis. Les auditions des six détenus français réalisées par la DST à Guantánamo , qui ne figurent pas au dossier judiciaire mais qui en seraient à l'origine, sont susceptibles de porter atteinte au principe de «loyauté et d'équilibre» du procès, dit le tribunal, qui cite à ce sujet un discours du président Chirac.
Selon le jugement d'hier, c'est «la pièce publiée par le journal Libération le 5 juillet 2006, sur l'authenticité de laquelle ni le ministère public ni les avocats n'ont émis [de] réserve [ou de] critique», qui pousse le tribunal à suspecter à son tour la DST d'avoir, comme le soutient la défense, «vicié la procédure». Ce «fac-similé d'un télégramme diplomatique de l'ambassade de France à Washington signé Barry Delongchamps classé "confidentiel diplomatie" en date du 1er avril 2002 permettant à ce journal de titrer "les six islamistes français jugés à Paris ont été interrogés illégalement à Guantánamo par des officiers français de la DST et de la DGSE".»
Ce document officiel, reproduit in extenso dans le jugement, relate la «mission conjointe DGSE-DST» à Guantánamo du 26 au 31 mars 2002, avec la «coopération excellente des militaires américains». Cette note détaille les «identifications et interrogatoires» de quatre prisonniers français et futurs prévenus, Imad Kanouni, Khaled ben Mustapha, Redouane Khalid et Nizar Sassi, les «compléments d'informations» sur Mourad Benchellali et Brahim Yadel, «deux compatriotes déjà vus lors de la première mission [26-29 janvier]».
Si le Quai d'Orsay et le ministère de l'Intérieur n'ont jamais caché l'existence de ces missions des agents secrets français à Guantánamo en janvier, février, mars 2002 et janvier 2004, les Affaires étrangères ont toujours insisté sur leur caractère humanitaire, et Nicolas Sarkozy, sur le fait que ces policiers de la DST y ont agi «en tant qu'agent de renseignement et pas en tant qu'officier de police judiciaire».
Jean-Claude Kross entend pourtant obtenir des informations précises sur la mission de la DST, «quitte à faire lever le secret-défense», a-t-il annoncé hier. Le magistrat veut vérifier si les éléments collectés lors de ces «missions» et consignés dans des «fiches d'interrogatoires» inconnues de la justice ont effectivement alimenté l'instruction des juges antiterroristes Bruguière et Ricard.
«Double jeu». Dans les attendus du jugement qu'il a lus, le président a averti qu'il entendait «procéder à l'audition du sous-directeur de la DST à la date des faits, Louis Caprioli, et de Jean-Louis Gimenez, capitaine de police à la DST». Et ce, sur «le cadre de ces interventions» à Guantánamo et leur «articulation» avec l'enquête judiciaire déclenchée le 26 février 2002. Il compte également leur demander de s'expliquer «sur la réalité, le contenu et les conditions d'établissement des fiches d'interrogatoire» et de lui «communiquer» les dites fiches. Jean-Claude Kross n'y va pas de main morte. Il va jusqu'à convoquer «le signataire de la note "confidentiel diplomatie", M. Barry Delongchamps, afin de connaître la source de ses informations et les moyens qu'il a mis en oeuvre pour les vérifier avant d'établir cette note qui avait pour but d'être diffusée en "haut lieu" et de lui faire préciser les conditions de ses missions d'agents français sur le site de Guantánamo ». Du jamais-vu, surtout dans une affaire de terrorisme.
Le procès reprendra à zéro le 2 mai 2007. Les avocats de la défense ont tous salué la décision «courageuse» du tribunal. L'ex-bâtonnier Paul-Albert Iweins a à nouveau dénoncé le «double jeu» de la France qui «protestait officiellement des violations des droits de l'homme commises à Guantánamo , et envoyait des policiers interroger les victimes de ces violations». Me Jean-Marc Florand considère qu'il «s'agit d'un camouflet pour l'instruction antiterroriste et d'un désaveu des méthodes, dans cette affaire, de la DST dont les agents se sont présentés plutôt comme des diplomates que des policiers à nos clients détenus à Guantánamo dans des conditions indignes».
«Première fois». Les six prisonniers avaient expliqué au procès qu'ils étaient enfermés dans des cages en plein soleil, maltraités, victimes de tortures physiques et psychologiques. A la sortie de l'audience, l'un des prévenus remis en liberté, Mourad Benchellali, 24 ans, a déclaré : «C'est un honneur pour nous car la justice française a pris en compte nos demandes et respecte nos droits.» Enfin Me Bourdon préconise de lever le secret-défense sur l'intégralité de la procédure Guantánamo pour que «le tribunal puisse savoir si les services secrets et les autorités se sont moqués de la justice» : «C'est sans doute la première fois qu'un juge de l'Etat de droit dit que la fin ne justifie pas les moyens, même en matière de terrorisme.»
Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/207201.FR.php

 

Des avocats de Wall Street horrifiés par l’enfer de Guantánamo


Par Carole Vann, infosud, Genève, 26 septembre 2006
Barbara Olshansky, une juriste israélo-américaine, coordonne un réseau de 600 avocats s’investissant dans la défense des détenus de Guantánamo . Elle raconte comment ces brillants New-yorkais qui ont voté Bush reviennent de l’île ébranlés dans leurs certitudes.Lire la suite

 

"L'ONU doit demander la fermeture de Guantánamo "


Par Carole Vann et Juan Gasparini, infosud, 26 septembre 2006
L'expert onusien Leandro Despouy, de nationalité argentine, vient de présenter au Conseil des droits de l'homme un rapport accablant sur l'indépendance des magistrats et des avocats notamment en Irak et pour Guantánamo . Interview.Lire la suite

 

« La route de guantánamo débute littéralement au Pakistan » - Un rapport d’Amnesty international sur les chasseurs de primes qui ont livré la plupart des détenus de guantánamo à l’US Army

 

En coopérant à la «guerre contre le terrorisme» conduite par les États-Unis, le gouvernement pakistanais a systématiquement violé les droits fondamentaux de centaines de Pakistanais et de ressortissants étrangers. La pratique des disparitions forcées s'est répandue, et des personnes ont été arrêtées et mises au secret dans des lieux tenus secrets, leur détention n'étant pas officialisée. Ces personnes risquent la torture et le transfert illégal dans un pays tiers.

«La route de Guantánamo débute littéralement au Pakistan», a déclaré Claudio Cordone, directeur de recherche à Amnesty International.

«Des centaines de personnes ont fait l'objet d'arrestations massives, un grand nombre d'entre elles ont été vendues aux États-Unis comme «terroristes» sur la seule foi de ceux qui les avaient capturées, et des centaines ont été transférées à Guantánamo Bay, sur la base aérienne américaine de Bagram ou dans des centres de détention secrets gérés par les États-Unis.»
Lire la suite

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu examine un rapport sur la situation des détenus à Guantánamo


Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu a examiné jeudi après-midi à Genève le rapport sur la situation des personnes détenues à Guantánamo Bay, sousmis par la Présidente Rapporteuse du Groupe de travail sur la détention arbitraire, Mme Leila Zerrougui et quatre autres rapporteurs.
Selon le compte-rendu publié vendredi par le Conseil, Mme Zerrougui a notamment indiqué que ce rapport conclut en particulier que la "guerre contre la terreur" à laquelle se livrent les Etats-Unis n'est pas un conflit armé justifiant des détentions d'une durée indéfinie. Certains moyens d'obtention des preuves contre les personnes internées se sont révélés dégradants et peuvent être assimilés à des tortures, a-t-elle ajouté.
Le gouvernement des Etats-Unis doit fermer le camp de Guantánamo et faire juger les prisonniers par des trbunaux compétents, concluent les experts qui ont présenté le rapport. En outre, il doit veiller à ce que les détenus puissent déposer plainte, et s'abstenir d'extrader les prisonniers vers des Etats où leurs droits seraient violés.
Source : XINHUA, 22 septembre 2006

 

L'armée américaine construit une prison de haute sécurité à Guantánamo


par Andrew Selsky, Associated Pres, 24 septembre 2006
L'armée américaine a décidé de renforcer la sécurité du nouveau «camp 6» de la base militaire deGuantánamo à Cuba, qui doit ouvrir dans les prochains jours, pourendiguer les agressions de surveillants et l'apparition de groupesorganisés des prisonniers violents, a-t-on appris des responsablesdu camp.Malgré les critiques et les demandes de fermeture du centre pardes experts de l'ONU, les commandants du camp affirment qu'ilsn'ont pas d'autre choix que de renforcer les conditions dedétention des quelque 460 détenus, que les Etats-Unis qualifient de«combattants ennemis».Du coup, le «camp 6», qui devait être un centre de détention demoyenne sécurité, a été modifié et sera finalement un centre desécurité maximale qui accueillera 220 prisonniers à partir de lami-octobre. La nouvelle prison, qui a été construite sur un plateaucouvert de cactus, devrait être terminée le 30 septembre. Saconstruction aura coûté 37,8 millions de dollars (29,5 millionsd'euros).«Ce qu'il nous faut reconnaître, c'est que ces détenus -cesterroristes- sont toujours en guerre», a affirmé vendredi legénéral Edward Leacock, commandant adjoint du camp. «Ils ne sontplus sur le théâtre d'opération (...) mais ils continuent le combatencore aujourd'hui.»D'après lui, les détenus ont établi entre eux une hiérarchie entre«les militaires, les religieux (...), les gros bras, et ils onttous un rôle au sein» des différentes unités de Guantánamo . «Nosefforts tendent à les empêcher d'élaborer des plans quiprovoqueraient (...) des troubles.»Sans identifier les meneurs, le général a assuré que des mesuresde sécurité renforcées étaient entrées en vigueur avant l'arrivée àGuantánamo de 14 détenus importants jusque là interrogés par la CIA, dont le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001
Khalid Cheikh Mohammed. Le «conseil» de six prisonniers chargés d'apaiser les conflits a été dissous, a-t-il précisé. Ils étaient soupçonnés de coordonner la résistance au sein du camp.
L'armée affirme que, entre juillet 2005 et août 2006, 432 jets d'excréments sur les gardiens ont été répertoriés, ainsi que 227 agressions physiques et 99 cas d'incitation à des troubles ou des émeutes. Le camp 1 a dû récemment être vidé pour remplacer les robinets des cellules, que les détenus avaient démontés pour en extraire des ressorts, transformés en armes.
En mai, des détenus ont attiré des surveillants dans une cellule
du camp 4 en simulant une tentative de suicide avant de les
attaquer avec des pales de ventilateur et des débris de tubes
fluorescents. Les avocats de la défense affirment que cet incident
a été provoqué par la volonté des gardiens d'examiner les corans
des détenus.
La construction de cette nouvelle prison montre combien le camp se
projette dans la durée, alors même que les Etats-Unis affirment
vouloir remettre 130 prisonniers à leur pays d'origine. «Ce que
nous avons, c'est une orange», commente le capitaine de la Marine
Phil Waddingham, chargé des «combattants ennemis», «nous la
pressons pour en faire sortir le jus et à la fin, ce qui restera
sera la pulpe qui devra rester ici.» «Nous avons ici des hommes
dangereux qui ne doivent pas être autorisés à retourner sur le
champ de bataille».
Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent les conditions de
détention sur Guantánamo , où les prisonniers seraient parfois
placés à l'isolement pendant des mois. Ils affirment que certains,
arrêtés en Afghanistan ou ailleurs, n'ont jamais eu l'intention de
s'en prendre aux Etats-Unis.


Les militaires de la base de guantánamo tentent de compromettre l’avocat de Sami-Al-Haj


Par RSF, 27 septembre 2006
Reporters sans frontières est scandalisée par les menaces et les tentatives de discrédit dirigées contre Clive Stafford-Smith, avocat britannique et défenseur du journaliste soudanais d’Al-Jazira Sami Al-Haj, emprisonné sur la base américaine de Guantánamo depuis le 13 juin 2002. Saisi d’une enquête interne sur le suicide de trois détenus, le Naval Criminal Investigative Service a tenté d’accréditer la thèse selon laquelle l’avocat aurait encouragé les trois hommes à mettre fin à leurs jours.
“Les autorités militaires de Guantánamo croient-elles se dédouaner des traitements inhumains qu’elles infligent à leurs prisonniers en chargeant Clive Stafford-Smith d’une accusation aussi stupide et révoltante ? Les droits de la défense sont constamment bafoués à Guantánamo où les avocats ont à peine accès à leurs clients. On voit mal comment l’un d’eux aurait pu conseiller à trois prisonniers de se suicider, a fortiori s’il ne les défendait même pas. Un procédé aussi ignoble justifie, s’il en était encore besoin, la fermeture du camp. Que la décision de la Cour suprême du 29 juin dernier, qui invalide les tribunaux militaires d’exception, n’ait pas été exécutée, et que le Congrès tente d’aujourd’hui de fournir à la hâte un cadre juridique à Guantánamo prouvent bien que les autorités américaines cherchent à tout prix à faire oublier l’absence de charges contre la plupart des détenus de la base. Nous réitérons notre appel à la libération de Sami Al-Haj, emprisonné sans motif depuis quatre ans et privé de soins”, a déclaré Reporters sans frontières.
Selon une note confidentielle envoyée à Reporters sans frontières, Clive Stafford-Smith a été menacé d’emprisonnement par un militaire de la base de Guantánamo , dans la matinée du 5 août 2006. L’avocat a demandé ce jour-là à rencontrer deux clients - dont l’un était peut-être Sami Al-Haj -, mentionnés sous les numéros 905 et 906. Le gradé a prétendu que ces derniers refusaient de le rencontrer. Etonné, Clive Stafford-Smith s’est vu aussitôt accusé d’avoir violé les règles de procédure en incitant l’un des ses clients, le Saoudien Shaker Aamer (“numéro 239”) à mener une grève de la faim. L’avocat n’avait même pas pu rencontrer ce dernier lors de sa visite précédente un mois plus tôt. Le militaire a menacé Clive Stafford-Smith de saisir le ministère fédéral de la Justice afin d’obtenir son incarcération.
Clive Stafford-Smith a confié avoir appris que durant les mois de juillet et d’août 2006, un autre de ses clients, le Tchadien Mohammed El Gharani, avait été soumis à des pressions constantes de ses gardiens pour le compromettre. Victime de tortures et d’insultes racistes, le jeune Tchadien avait été placé, en mars 2006, auprès de Shaker Aamer au Camp Echo (unité de haute sécurité), afin de convaincre ce dernier de cesser sa grève de la faim. Mohammed El Gharani a ensuite été forcé d’avouer, sous peine d’internement en unité de sécurité maximale (Camp 5), que Shaker Aamer lui aurait confié que Clive Stafford-Smith était l’instigateur de sa grève de la faim et du suicide de trois détenus, deux Saoudiens et un Yéménite. Clive Stafford-Smith n’a jamais été le défenseur des trois détenus en question, dont il ne connaît même pas les noms.
Malgré les pressions de la communauté internationale en faveur de la fermeture de Guantánamo et les annonces d’un plus grand respect des droits de la défense, “aucune information ne filtre, même auprès des avocats, sur l’état des détenus”, a expliqué Clive Stafford-Smith à Reporters sans frontières. “Les autorités militaires m’assurent que Sami Al-Haj, que j’ai vu brièvement il y a une quinzaine de jours, est soigné pour son cancer de la gorge. Rien ne permet de le vérifier.”
Source : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=19010

 

Khalid Cheikh Mohamed à guántanamo

 

Récupérer photo à http://fr.news.yahoo.com/photos/060907113406.in8gg4wy-photo-le-cerveau-presume-des-attentats-du-11-septembre--.html


Et mettre cette légendes

Le président George W. Bush a annoncé mercredi 6 septembre que le « cerveau présumé des attentats du 11 Septembre », Khalid Cheikh Mohammed, et 13 autres membres importants d'Al Qaïda, détenus au secret depuis des années, avaient été transférés à guantánamo pour être jugés. C’était la première fois que le président US reconnaissait l’existence de prisons secrètes de la CIA. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a salué jeudi 7 septembre la décision de transférer les suspects vers guantánamo. Il a précisé qu'il rendrait visite "très bientôt" à ces détenus. "La situation des détenus de Guantánamo, maintenus dans un statut dérogatoire, doit être réglée, afin de ne pas perpétuer l'embarras que constitue un tel état de fait", a commenté jeudi le ministre français des AE Douste-Blazy. Le Haut commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme, Louise Arbour, souhaite que les USA ferment les prisons secrètes de la CIA, a annoncé son porte-parole, vendredi 8 septembre. José Diaz a précisé que Louise Arbour "demande instamment la fin du programme de détention secrète". "Les détentions secrètes et l'absence de communication sont en infraction avec les normes internationales et peuvent en outre créer un environnement favorable à d'autres abus".
Sur cette photo, Khalid Cheikh Mohamed après sa capture le 1er mars 2003.
Sources : agences de presse

 

13/09/06 - Bush défend sont projet de loi pour juger les terroristes présumés


Le Congrès examinera un texte qui autoriserait des tribunaux militaires à poursuivre les terroristes présumés.
A l'avant-veille du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le président américain George W. Bush a appelé le Congrès samedi 9septembre à approuver son projet de loi sur les procédures devant permettre de juger les terroristes présumés.
Le texte pourrait être examiné dès le début de semaine prochaine.
"Dès que le Congrès autorise ces juridictions militaires, nous poursuivrons ces hommes et adresserons un message clair à ceux qui tuent des Américains: peu importe le temps que cela prendra, nous vous trouverons et vous traduirons devant la justice", a prévenu le président américain lors de son allocution radiophonique hebdomadaire.

Privés de certains droits de la défense
En juin, la Cour suprême avait statué que le précédent projet de loi violait les règles internationales et américaines. Le nouveau texte autoriserait le secrétaire américain à la Défense à convoquer des tribunaux militaires pour poursuivre les détenus de Guantánamo. Ces derniers pourraient en outre être privés de certains droits de la défense, comme l'accès aux éléments à charge.

A deux mois des élections de mi-mandat au Congrès, qui pourraient se solder par un changement de majorité, le président américain veut agir vite. Le chef de la majorité, le républicain Bill Frist, a inscrit le texte à l'ordre du jour du Sénat. Les débats pourraient commencer dès mardi, soit au lendemain du cinquième anniversaire des attentats qui avaient fait près 2 992 morts.
Source : AP, 10 septembre 2006

21/08/06 - Bush veut étendre aux citoyens américains les procédures de Guantanamo


par Patrick Martin, WSWS.org, 2 août 2006.

 

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAR20060802&articleId=2889


Dans un projet de loi préparé par l’administration Bush en réponse à la décision prise le mois dernier par la Cour suprême contre l’usage de tribunaux militaires pour juger les prisonniers de Guantánamo Bay, le gouvernement propose d’étendre aux citoyens américains la pratique de la détention illimitée et du procès sommaire aux mains de commissions militaires.

Selon des reportages parus dans la presse vendredi et s’appuyant sur des fuites provenant de gens ayant accès au projet de loi, la loi rendrait effectivement légal, avec des modifications mineures, l’usage de tribunaux militaires sous la forme ordonnée par Bush en 2001 et soumettrait pour la première fois, de même que des ressortissants étrangers, des citoyens américains à de telles procédures judiciaires sommaires.

Ces tribunaux, des commissions composées de personnel militaire actif et sous les ordres du président-chef des armées, auraient le pouvoir d’imposer la peine de mort, s’appuyant sur des dépositions secrètes au cours d’audiences dont les accusés pourraient être exclus chaque fois que les juges militaires décideraient que cela est « nécessaire pour protéger la sécurité nationale ».

Le Washington Post a écrit que le projet de loi avait initialement confirmé le décret présidentiel de 2001 limitant la juridiction des commissions militaires à des « combattants ennemis étrangers ». Cette ancienne formulation a été, selon ce journal, rejetée et remplacée par un texte donnant aux commissions l’autorité de juger quiconque serait « engagé dans des hostilités envers les Etats-Unis ou ses alliés » indépendamment de la nationalité.

Lorsque John Walker Lindh, un Américain, fut capturé en Afghanistan en 2001, où il faisait partie des forces armées contrôlées par les Talibans, il ne fut pas incarcéré à Guantánamo parce qu’il était citoyen américain. Son procès eut lieu devant un tribunal fédéral qui lui offrit une plus ample protection légale, obligeant finalement le gouvernement Bush à accepter une « négociation de plaidoyer » et une peine de prison de 20 ans plutôt que de requérir la peine de mort. Si la législation projetée avait été en vigueur, Lindh aurait pu être traduit devant un tribunal militaire.

D’autres dispositions de ce projet de loi permettraient l’usage de témoignages fondés sur le ouï-dire, élimineraient le droit à un procès rapide (sanctionnant de fait la détention illimitée sans procès) et permettraient l’utilisation de matériel confidentiel de preuve qui ne serait donné aux accusés que sous une forme sommaire. L’exclusion des accusés et de leurs avocats civils des audiences serait à la discrétion du juge, les prisonniers n’étant dans ce cas représentés que par un avocat militaire qui, en tant qu’officier aux ordres devrait obéir à l’autorité présidentielle.

Une décision aux deux tiers, au lieu d’un verdict unanime prononcé par un jury, suffirait pour entraîner une condamnation et l’unanimité serait seulement nécessaire pour la peine de mort qui devra être confirmée par le président. Ainsi que dans l’actuel système, mis hors-la-loi par la décision Hamdan de la Cour suprême, les prisonniers pourraient de par la nouvelle loi, être détenus, même s’ils étaient acquittés, jusqu'à « cessation des hostilités ». Etant donné la définition élastique de la « guerre contre le terrorisme » du gouvernement Bush, cela signifie sans limite dans le temps.

Selon certaines formulations contenues dans le projet de loi et citées par le New York Times, celui-ci rejette un système basé sur des cours martiales comme « non praticable pour ce qui est du jugement d’ennemis combattants », en partie parce qu’une telle procédure judiciaire exclurait « le témoignage fondé sur le ouï-dire considéré comme probant et fiable ».

Des preuves obtenues par la torture ne seraient pas admissibles, mais cette interdiction est largement vidée de sa substance par une disposition stipulant que les juges militaires peuvent accepter des preuves obtenues au moyen de l’« interrogation coercitive », formule utilisée par l’administration Bush pour décrire des méthodes comme le « waterboarding » que le reste du monde considère comme de la torture.

Le projet de loi a été rédigé sans consultation des avocats du corps des assesseurs en chef (JAG), parce que ces procureurs et juges militaires de carrière ont absolument tenu à utiliser le système de cour martiale comme base pour juger les prisonniers et pour faire respecter l’applicabilité des Conventions de Genève à tous les prisonniers capturés par l’armée américaine. Les JAG, ainsi que les avocats de la défense de l’armée qui se sont battus pour le verdict Hamdan et ont gagné, ont averti qu’en créant une exception aux Conventions de Genève, le gouvernement américain mettrait en danger les soldats américains capturés dans les guerres actuelles et à venir.

En plus d’annuler le décret sur les commissions militaires de 2001, la décision Hamdan avait maintenu l’applicabilité de l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève à tous les prisonniers capturés par le gouvernement américain, qu’ils soient reconnus prisonniers de guerre ou traités comme « combattants illégaux ». L’article 3 commun aux quatre Conventions interdit «les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants» de prisonniers, description qui s’appliquerait à presque tous les prisonniers détenus à Guantanamo Bay, à Abou Ghraib, dans la base aérienne de Bagram en Afghanistan et les prisons secrètes de la CIA partout ailleurs.

La législation préparée par la Maison-Blanche outrepasserait effectivement cette partie de la décision de la Cour suprême, en déclarant que les Conventions de Genève « ne sont pas une source de droits individuels juridiquement applicables ». Cela veut dire que les prisonniers individuels perdraient le droit d’engager des poursuites contre la violation de leurs droits, limitant cette possibilité aux seuls gouvernements. Il existe peu de gouvernements qui risqueraient un conflit avec l’administration Bush en engageant des poursuites pour le compte de prisonniers étiquetés comme « terroristes ».

Il n’est pas certain que ce projet de loi, dans cette forme spécifique préparée par Steven G. Bradbury, procureur général adjoint, obtienne l’approbation du Congrès, mais un sénateur clé, le républicain Lindsey Graham de Caroline du sud a dit que c’était « un bon début ». Graham, lui-même membre du corps de réserve des JAG, a dit qu’il soutenait l’utilisation de preuves fondées sur des ouï-dire et l’exclusion des prisonniers de leurs procès, à condition que ces mesures soient soumises à un appel.

L’avant-projet de législation cherche aussi à devancer une autre conséquence anticipée de la décision Hamdan : que les fonctionnaires américains puissent être poursuivis pour crimes de guerre pour avoir autorisé la violation des Accords de Genève. Conformément à la loi de 1996 sur les crimes de guerre, les violations des Conventions de Genève sont des crimes contre les Etats-Unis et les auteurs de tels crimes peuvent être soumis à la peine de mort si des prisonniers meurent suite à leurs actions.

La loi de 1996 avait été préparée par un républicain de droite et votée par un congrès à majorité républicaine afin de se plier au lobby américain des Prisonniers de guerre portés disparus (POW-MIA). Initialement, il prenait pour cible les fonctionnaires du gouvernement vietnamien jugés responsables de la torture et de la mort de prisonniers américains pendant la guerre du Vietnam. Ironie de l’histoire, cette loi pourrait à présent soumettre les hauts fonctionnaires de l’administration Bush – Bush en personne, Cheney, Rumsfeld, Rice et d’autres – à des sanctions criminelles pour la mort de prisonniers détenus par le gouvernement américain en Irak, Afghanistan et ailleurs.

Comme l’a résumé le Washington Post dans une analyse de première page publiée le 28 juillet, « une loi obscure, approuvée par un Congrès à majorité républicaine, il y a de cela une décennie, fait craindre à l’administration Bush que des fonctionnaires et des soldats, impliqués dans la manière de traiter les détenus, soient accusés de commettre des crimes de guerre et poursuivis à un moment donné dans des tribunaux américains ». Le journal rapportait que le procureur général Alberto Gonzales s’était entretenu avec des dirigeants du Congrès sur la nécessité de «protections» contre une telle éventualité.

Le projet de loi cherche à résoudre le problème en déclarant qu’une loi votée l’an dernier sur le traitement humain des détenus américains - préparée par le sénateur John McCain et ajoutée à un projet de loi de finances militaires sur la question de l’opposition de la Maison-Blanche — « satisferait entièrement » les exigences de l’Article trois commun.

Une des dispositions du projet de loi serait aussi que la Loi sur les crimes de guerre de 1996 ne s’applique qu’aux violations des Conventions de Genève telles qu’elles sont interprétées par le gouvernement américain et non par la communauté internationale, ce qui revient dans les faits à retirer aux conventions leur valeur d’instrument de loi internationale.

Etant donné que la décision de poursuivre en justice incombe au secrétariat de la Justice américain, dirigé par Gonzales, acolyte de Bush, il n’est guère possible qu’un fonctionnaire de l’administration Bush soit, dans un avenir proche, accusé de violation de la Loi sur les crimes de guerre. Mais leur inquiétude quant à leur vulnérabilité légale est néanmoins réelle. Les criminels de guerre de la Maison-Blanche et du Pentagone sont tout à fait conscients de l’opposition de masse à la guerre en Irak, tant internationalement que, de plus en plus, aux Etats-Unis, et ils jettent des regards inquiets autour d’eux.

02/08/06 - Le gouvernement US demande le rejet de dizaines de recours de" détenus de guantánamo

 

" Le gouvernement américain a estimé mardi que la récente décision de la Cour" suprême sur guantánamo (Cuba) n'empêchait pas le rejet de dizaines de" recours déposés par des prisonniers qui contestent devant la justice" fédérale leur longue détention sans procès.

" Dans sa décision invalidant fin juin les tribunaux militaires d'exception," la Cour n'a pas apporté le moindre argument en faveur des détenus pour ce" qui concerne la durée de leur détention et leur possibilité d'invoquer les" Conventions de Genève, assurent les avocats du gouvernement." À la suite d'une précédente décision de la Cour en 2004, plusieurs dizaines" de détenus ont déposé des recours pour dénoncer leur détention et les" «commissions militaires de révision», des tribunaux d'exception, instaurées" pour examiner leur statut de «combattants ennemis».

" Deux juges fédéraux de Washington ont rendu début 2005 des décisions" contradictoires, et l'ensemble des recours ont été confiés en appel à un" panel de trois juges de la cour d'appel fédérale de Washington." Fin mars, le gouvernement avait demandé aux juges de rejeter les recours en" arguant que le «Detainee Treatment Act» (DTA) promulgué en décembre et" limitant strictement les recours des détenus de guantánamo, avait un effet" rétroactif sur les affaires en cours.

" Mardi, le gouvernement a reconnu que la dernière décision de la Cour suprême" invalidait cet argument, tout en précisant: cette décision «ne s'adresse pas" aux revendications légales importantes des détenus dans cette affaire»." Si la Cour estime dans sa décision que les Conventions de Genève s'applique" pour ce qui est de juger les détenus, elle se garde d'affirmer que ces" derniers peuvent invoquer les conventions pour contester leur détention," expliquent notamment les avocats." Source : AFP, 1er août 2006

 

" 02/08/06 - Un Marocain de guantánamo jugé en Espagne

 

" Les chances d'une mise en liberté d'un Marocain ex-détenu de guantánamo jugé" en Espagne sont grandes. Le parquet de Madrid a sollicité la semaine" dernière pour Lahcen Ikassrien la liberté provisoire. Il est poursuivi par" la justice espagnole pour son appartenance à une organisation terroriste. Le" Marocain est par ailleurs un habitué des enquêtes policières pour différents" délits. Au départ, le trafic de drogue était son terrain de prédilection. Il" compte à cet effet deux arrestations en 1995 et 1999 pour trafic de drogue." Un passage obligé pour un bon nombre d'intégristes incarcérés en Espagne et" au Maroc, avant qu'ils ne basculent carrément dans le terrorisme" international.

" Des passages en Afghanistan ont ponctué également le parcours terroriste de" Lahcen Ikassrien, alias cheikh Hassan. Un rang qui lui a valu d'être lié au" chef de la cellule d'Al Qaïda en Espagne, Imad Eddine Barakat, condamné à 12" ans de prison, avec qui, il a d'ailleurs maintenu des contacts téléphoniques" à partir du pays des Taliban.

" Une fois arrêté en Afghanistan, il a été immédiatement transféré au bagne de" guantánamo. Entre temps en Espagne, le juge Baltazar Garzon menait une" enquête sur le rôle d'islamistes installés en Espagne dans la planification" des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Les premiers indices ont" convergé vers une implication du Lahcen Ikassrien dans ces attentats. Une" donne qui explique la demande, fin en 2003, du juge Grazon d'extrader le" Marocain en Espagne. Février 2004, c'est au tour du gouvernement de Madrid" de demander officiellement son extradition. Un après, mars 2005," l'administration de Washington a finalement accédé à cette demande." Né en 1967 au Maroc, Lahcen Ikassrien, alias cheikh Hassan, a élu domicile" en Espagne, durant les années 80. Certes, les chances de son éventuelle mise" en liberté provisoire sont grandes, mais le Marocain compte à son passif une" condamnation de 8 ans pour appartenance à une organisation terroriste, en" l'occurrence Al Qaïda. Un fait qui pourrait rendre sa mise en liberté" provisoire sans effet.

" Source : http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=14816

 

27/07/06 - L'administration Bush propose des changements à Guantanamo


La Maison Blanche propose de nouvelles règles pour juger les prisonniers de la base de Guantanamo mais elles restent en retrait des procédures réclamées par des parlementaires américains, a rapporté ce mercredi le New York Times. Le quotidien précise qu'un projet de loi en préparation n'introduit que des changements mineurs au fonctionnement des tribunaux militaires d'exception chargés de juger les suspects de terrorisme détenus sur la base américaine de Cuba.

La Cour suprême a jugé fin juin que le président George W. Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant ces tribunaux sans l'aval explicite du Congrès et l'administration
cherche désormais le feu vert du législatif à un nouveau cadre juridique. De nombreux parlementaires, dont des Républicains du parti du président, sont favorables à la traduction des prisonniers - quelque 450 hommes sont détenus pour une durée indéfinie sans avoir été inculpés - devant des cours martiales, qui prévoient un meilleur système de défense que le cadre actuel.

Selon le New York Times, le projet préparé par l'administration autoriserait l'utilisation de dépositions sur la foi d'autrui à moins qu'elles ne soient disqualifiées par un juge militaire. Il permettrait également d'exclure les accusés de leur procès si des questions de sécurité nationale y étaient évoquées. Le projet de 32 pages interdit également des déclarations obtenues sous la torture mais autorise celles obtenues sous la contrainte, à moins qu'elles ne soient jugées non fiables par un juge militaire.

Le projet estime également que les conventions de Genève ne constituent pas une source de droits que l'on peut faire valoir devant les tribunaux, ce qui signifie que des coupablesde terrorisme ne pourraient pas poursuivre en justice le gouvernement américain pour violation de leurs droits définis par les conventions de Genève.
Source : http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_235080.html?wt.bron=homeArt4

 

25/07/06 - Gitmo : le poids des mots, le chic des photos


Dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », l’administration des Etats-Unis n’a pas seulement cherché à contourner les protections de la Convention de Genève, mais
également celles du droit international relatif aux droits humains, dénonçait encore mardi Amnesty International.
Comble de l’ironie : les avocats de l’ancien chauffeur de Ben Laden, détenu à guantánamo Bay, viennent d’enregistrer une victoire importante devant la Cour Suprême.
Le secrétaire adjoint à la Défense US, Gordon England, a rendu public une note mardi reconnaissant l’application de l’article 3 de la Convention de Genève aux « détenus du
Département de la Défense ».
« La Cour Suprême a jugé que l’article 3 de la Convention de Genève de 1949 a valeur de loi dans le conflit avec Al Quaeda. La Cour a estimé que les commissions militaires
constituées par le Département de la Défense ne sont pas en conformité avec l’article 3 » indique le mémo qui demande à ce que les personnels militaires du Département de
la Défense adhèrent aux critères stipulés par l’article 3.
La communauté internationale et les associations de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement depuis plusieurs années les traitements infligés aux prisonniers détenus à guantánamo Bay ainsi que leur statut officiel de « combattant ennemi » jugé au minimum très ambivalent.
En 2003, une décision de justice américaine avait autorisé Washington à retenir en captivité sur la base américaine cubaine de Gitmo les ressortissants d’origine britannique, australienne ou koweïtienne suspectés d’être des guerriers talibans ou membres du réseau terroristes Al Quaeda.
Le principe d’un « trou noir juridique à guantánamo » avait été jugé « inacceptable » par le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, Sergio Vieira.
En février 2005, six experts des droits de l'homme des Nations Unies avaient encore dénoncé « la base juridique peu claire » d'un maintien en détention des prisonniers de guantánamo, « plus de 18 mois après la fin du le conflit armé international en Afghanistan et de la guerre en Iraq ».
La troisième Convention de Genève, qui traite des prisonniers de guerre, stipule que tout prisonnier de guerre doit être libéré sans délai dès la fin des hostilités.
On remarque que la décision de la Cour suprême ne concerne que l’application du seul article 3 qui réclame que les prisonniers de guerre soient traités « avec humanité » en « toutes circonstances » et prohibe « les atteintes portées à la vie et à l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices » ou encore « les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants ».
On estime que le Département de la Défense retient prisonniers 450 personnes à Cuba et un millier dans le monde.
« Les instructions du secrétaire adjoint ne concerneraient que les personnes détenues par le département de la Défense, exemptant encore une fois d’autres organes comme la CIA, qui seraient responsables de détentions secrètes, de «restitutions» illégales, de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » a déclaré mardi Amnesty International qui rappelle le contexte de la décision : le jugement Hamdan contre Rumsfeld pris le 29 juin par la Cour suprême.
Cette décision qui a suscité la note du secrétaire adjoint à la Défense, a ébranlé un pilier essentiel de la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis, en déclarant applicable l’article 3 commun. L’affaire impliquait le détenu yéménite Salim Ahmed Hamdan (ancien chauffeur et garde du corps de Ben Laden ndlr), l’un des détenus de Guantánamo risquant d’être jugé par des commissions militaires, des organes créés par le président Bush dans un décret militaire qu’il a signé le 13 novembre 2001.
Amnesty International a aussi demandé à l’administration des Etats-Unis de ne pas chercher à ressusciter les commissions militaires sous d’autres formes, ou par d’autres moyens, par exemple une autorisation du Congrès.
Mardi dernier, le conseiller à la Défense Daniel J. Dell'Orto a réaffirmé devant le Comité judiciaire du Sénat que les « tribunaux militaires » sont le meilleur moyen de traduire les combattants ennemis pour crimes de guerre.
Les Etats-Unis comparaîtront cette semaine devant le Comité des droits de l’homme des Nations unies, a rappelé Amnesty.


Le chic des photos
guantánamo n’est pas le chenil que l’on croit. Cette série de photos diffusée par le Département de la Défense en avril 2006 prouve exactement le contraire. Gitmo est un ensemble de camps 5 étoiles offrant une foultitude de petits détails qui réchauffent le cœur des combattants ennemis, notamment musulmans : flèches intérieures et extérieures indiquant la direction de la Mecque pour la prière, Coran tout neuf offert avec son indispensable masque chirurgical permettant d’accrocher astucieusement le livre de prières au-dessus du sol et éviter que les gardiens n’y touchent, courts de basket et de volley-ball et autres enceintes permettant de jouer au foot, d’entretenir sa forme et même de prendre connaissance des dernières nouvelles du pays… Tout le matériel est neuf : équipement médical, sportif, douches, cellules, guérîtes climatisées,
sans oublier le camps 6 dernièrement construit qui est un modèle d’art-déco. Merci de respecter le panneau « Silence pendant la prière ». (Photos : © DoD - Sergent Sara Wood)
Source : http://www.ecaraibes.com/article/article.asp?id_article=11492730188067


 

25/07/06 - Le président Bush ne respecte pas les droits du Congrès


Le président américain George W. Bush a abusé d'une pratique lui permettant d'invalider certaines sections des lois votées par le Congrès, au mépris des limites
constitutionnelles de ses pouvoirs, selon un rapport publié lundi par une commission de juristes.
Selon la Constitution américaine, les lois adoptées par le Congrès sont envoyées au président, qui peut les promulguer ou opposer son veto. S'il promulgue la loi, il peut
cependant y ajouter une déclaration annulant de facto certaines dispositions s'il les considère anticonstitutionnelles.
Le président Bush est celui qui a fait l'usage le plus extensif de ce type de déclaration, dénonce le rapport, rédigé par une commission de juristes de tous bords établie par la
puissante Association des avocats américains (American bar association - ABA).
Selon la commission, M. Bush a signé plus de 800 de ces déclarations, contre environ 600 pour l'ensemble de ses prédécesseurs réunis, piochant dans les lois ce qui lui convenait et ignorant le reste.
Beaucoup de ces déclarations ont accompagné les lois sur la sécurité nationale, balayant par exemple des amendements votés pour tenter de limiter les atteintes à la vie privée des Américains ou d'interdire les traitements dégradants des détenus de guantánamo (Cuba).
Les lois ayant été promulguées, le Congrès n'a pas la possibilité d'outrepasser le rejet du président par un vote à la majorité des deux-tiers, comme la Constitution le permet en cas de veto.
Dans ses recommandations, le rapport suggère au président d'apposer son veto aux textes qu'il n'approuve pas, et au Congrès de voter une loi permettant aux élus d'avoir recours immédiatement à la justice pour déterminer si les dispositions rejetées par le président sont réellement anticonstitutionnelles.
Source : AFP, 24 juillet 2006

 

 

27/07/06 - Les leçons de guantánamo


par Michel Wieviorka, La Presse, Canada, 24 juillet 2006


Sociologue, l'auteur est directeur d'études à l'École des Hautes Études en sciences sociales (Paris)

Le président Bush a-t-il eu comme un pressentiment? Trois semaines avant que la Cour suprême des États-Unis invalide, fin juin, les « commissions militaires » permettant de juger les détenus de guantánamo en violation aussi bien avec le code de justice militaire américain qu'avec les conventions de Genève régissant les lois de la guerre, il déclarait à Vienne, lors du sommet Union Européenne/États-Unis: « J'aimerais bien fermer guantánamo ».
La détention des quelque 440 prisonniers de cette base enclavée sur l'île de Cuba toucherait donc à sa fin: certains seront renvoyés dans leur pays d'origine, « pour y être
jugés le cas échéant », d'autres le seront par des tribunaux américains. Le scandale qu'a constitué guantánamo a souvent été dénoncé- l'Occident était en train d'y « perdre
son âme » a pu dire José Manuel Barroso, président de la Communauté européenne. Et puisque cette expérience semble devoir s'achever, le moment est peut-être venu d'en
tirer quelques leçons de portée générale.
Dans une formule devenue célèbre, Max Weber, le grand sociologue allemand, s'exprimant lors d'une conférence au sortir de la Première Guerre mondiale, affirme que l'État détient le monopole légitime de la violence. Or la violence, ici, a été extrême, bien au-delà de ce à quoi on peut s'attendre de la part d'un État démocratique et civilisé, elle a confiné à la cruauté et à la barbarie, y compris lorsqu'il s'est agi d'alimenter de force des détenus choisissant de protester contre leurs conditions de détention par une grève de la faim. Elle a été le pendant froid, contrôlé, et présenté comme nécessaire, instrumental, des actes de sadisme en Irak, perpétrés par des soldats américains, par exemple sur les prisonniers d'Abou Graïd- gratuits, non systématiques, et tolérés par certains responsables. De ce point de vue, la violence de la part de l'État américain ne peut avoir aucune légitimité.
Mais ne la tirait-elle pas de la loi, du droit? La détention de guantánamo n'a relevé ni strictement de la sécurité intérieure américaine- les détenus venaient de loin, et incarnaient un danger terroriste extérieur- ni de la Défense militaire- les détenus n'étaient pas des combattants d'un État quelconque, mais des civils, soupçonnés d'appartenir à al-Qaeda. Au brouillage qu'apporte le terrorisme par rapport à nos catégories classiques de la sécurité intérieure et de la défense vis-à-vis de l'extérieur, l'État américain, avec guantánamo, a répondu par un autre brouillage, le double déni aussi bien de son droit civil que du droit de la guerre.
Le fonctionnement depuis bientôt cinq ans de ce lieu de détention n'a trouvé sa légitimation que dans l'idée d'une guerre contre le terrorisme- une guerre d'un type nouveau, dans laquelle l'ennemi n'est pas un État, et peut surgir aussi bien du dedans que du dehors de la société et du cadre de son État-nation. La légitimité n'est venue ni du droit civil américain, ni du droit international, l'un et l'autre bafoués- c'est ce que vient de reconnaître la Cour suprême américaine.
N'est-elle pas venue de l'utilité pratique, stratégique qu'il y avait à traiter ainsi les « terroristes »? L'argument de ceux qui torturent pour le compte d'un pouvoir, étatique ou autre, a toujours été le même dans l'histoire: la violence mise en oeuvre sur des individus pour les faire parler est supposée en éviter d'autres, bien plus considérables, c'est une ressource qui apporte de précieuses informations sur des actes en préparation et sur des personnes ou des groupes criminels organisés pour le mal.
En fait, l'idée d'une efficacité ou d'une utilité n'est pas convaincante, car généralement, la torture n'apporte des résultats que très limités. De même, s'il est vraisemblable que l'on ne connaîtra guère, du moins dans un délai rapproché, les informations obtenues à guantánamo par les autorités américaines grâce à un enfermement et des pratiques d'interrogatoire inhumains et barbares, rien n'indique qu'elles ont été décisives, ou même simplement abondantes et efficientes.
guantánamo aura été surtout l'occasion de concrétiser une logique d'action sécuritaire, de montrer à, l'opinion américaine via les médias, que l'administration américaine est capable d'agir, de frapper des « terroristes » traités en fait de la pire façon, sans le moindre jugement, ni même la capacité de réellement se défendre.

 

Des complices
Enfin, la légitimité n'est-elle pas venue du dehors, de la reconnaissance par d'autres États du bon droit des États-Unis, compte tenu de la guerre à mort dans laquelle ils sont engagés face au terrorisme, à procéder de la sorte? Pas davantage. Il est vrai que plusieurs États ont fait preuve de compréhension à leurs égards, quitte à violer leurs propres règles pour autoriser ou faciliter les transports par avion de prisonniers que la CIA convoyait vers Guantanamo. Mais si des États démocratiques se sont faits complices, c'est au prix d'un déni de leur propre législation, et d'accords ou conventions nationales qu'ils ont ratifiés. La légitimité internationale est nulle, du point de vue de ces États, qui n'ont toléré de tels errements que pour satisfaire la toute-puissance américaine, se subordonnant à elle en croyant peut-être que le secret serait bien gardé.
Ainsi, avec guantánamo, s'est confirmée une des conséquences majeures du terrorisme « global »: il encourage les États démocratiques à s'éloigner de leurs propres fondements juridiques et moraux, et à déployer une violence qui ne correspond plus au monopole légitime dont parlait Max Weber il y a près d'un siècle. Reste à savoir si, en envisageant de fermer guantánamo, le président Bush entend arrêter la dérive- ou s'il ne se prépare pas, simplement, à lui donner d'autres formes.



27/07/06 - Le Tribunal suprême espagnol annule la condamnation de Hamed Abderrahmane


Le Tribunal suprême espagnol a annulé lundi la condamnation à six ans de prison pour appartenance à Al-Qaïda prononcée en octobre par l'Audience nationale contre un ancien prisonnier espagnol de guantánamo, Hamed Abderrahmane, a-t-on appris de source judiciaire.
La haute juridiction a invoqué "l'absence totale de preuves tangibles" pour annuler la condamnation de Hamed Abderrahmane, surnommé le "Taliban espagnol".
Le Tribunal suprême estime en outre dans son arrêt que ce dernier a été victime d'une "atteinte à la présomption d'innocence".
Il ajoute que toutes les investigations menées pendant son séjour au camp de prisonniers islamistes américain de guantánamo jusqu'à sa remise à l'Espagne devaient être "déclarées totalement nulles, et donc inexistantes".
Musulman originaire de l'enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, Hamed Abderrahmane, avait été détenu pendant 2 ans sur la base de guantánamo avant d'être libéré en février 2004 et remis aux autorités espagnoles.
L'Audience nationale, le tribunal madrilène qui centralise les dossiers de terrorisme en Espagne, l'avait condamné le 5 octobre en arguant qu'il avait rejoint Al-Qaïda "en pleine connaissance du profil terroriste du groupe".
Elle avait précisé que la durée de sa détention provisoire en Espagne, de février à juillet 2004, serait décomptée de la peine, mais pas son séjour à guantánamo, de février 2002 à février 2004.
Lors de son procès, le "Taliban espagnol" avait nié tout lien avec Al-Qaïda et s'était défini comme "un martyr".
Il avait affirmé que son séjour à guantánamo avait "détruit (sa) vie, psychologiquement et physiquement". Quatre psychiatres avaient affirmé qu'il souffrait d'un stress
post-traumatique déclaré après son arrestation au Pakistan et aggravé par son passage par guantánamo.
Hamed Abderrahmane avait été arrêté en octobre 2001 au Pakistan, alors qu'il tentait de fuir le pays après les attentats aux Etats-Unis.
Livré aux militaires américains en décembre 2001, il avait été détenu à Kandahar (Afghanistan) puis avait été transféré sur la base américaine de guantánamo, à Cuba, en février 2002, où il était resté emprisonné jusqu'en février 2004.
Source : AFP, 24 juillet 2006


 

27/07/06 - Le général Craddock attendu à Mons à l'automne


par STÉPHANIE FONTENOY, La Libre Belgique, 20 juillet 2006
Son nom est digne de figurer dans un épisode de Tintin. Mais c'est son vrai nom: le général américain Craddock prendra prochainement ses fonctions au quartier général des
puissances alliées en Europe (Shape) à Casteau, près de Mons.
Ce haut gradé américain a été désigné par le président Bush pour être le prochain commandant des forces de l'Otan en Europe (Saceur), un poste qui revient
automatiquement à un officier américain. Il prendra la place du général James Jones, dont la désignation avait été une première car il venait du corps des Marines.
La nomination de Bantz John Craddock a été approuvée par le Comité des plans de Défense (CPD) de l'Otan, mais doit encore recevoir l'aval du Sénat américain. Une fois
confirmé, John Craddock pourrait prendre ses fonctions après le prochain sommet de l'Otan cet automne à Riga, en Lettonie.
Le général Craddock est, depuis novembre 2004, chef du commandement sud (SOUTHCOM) de l'armée américaine, installé à Miami (Floride), qui chapeaute les activités
militaires américaines en Amérique centrale et du sud -et donc ainsi le camp de détention de guantánamo à Cuba.

Le dossier guantánamo
A ce titre, il avait eu la responsabilité, au mois de juin 2006, d'annoncer le suicide de trois détenus de guantánamo, retrouvés pendus dans leur cellule. Ses propos, ainsi que
ceux du responsable de la base, l'amiral Harry Harris, avaient fait grand bruit. Les deux officiers avaient sous-entendu que les suicides des trois prisonniers ne constituaient
pas un acte de désespoir mais un acte de guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés. «Je crois que ce n'était pas un acte de désespoir, mais un acte de guerre asymétrique
contre nous», avait déclaré l'amiral Harris le 13 juin, pour expliquer les suicides. John Craddock, depuis Miami, avait pour sa part ajouté à propos des détenus: «Ce sont des
éléments déterminés, intelligents, engagés. Ils continuent de faire tout ce qu'ils peuvent... pour devenir des martyrs du Jihad.»
Dans le cadre de ses fonctions, le général Craddock a autorisé l'alimentation de force des prisonniers en grève de la faim à la prison de guantánamo. Il a confirmé que des
prisonniers avaient été attachés à des chaises pour être alimentés, et que certains avaient été mis en cellule d'isolement après avoir intentionnellement vomi le liquide qui leur
avait été administré.

L'expérience du Kosovo
Le futur Saceur connaît bien l'Europe. En 1999, il a pris les commandes de la première Division d'infanterie américaine dans le cadre de l'opération de maintien de la paix de
l'Otan au Kosovo. Entre 2000 et 2002, il supervise la formation des troupes américaines à la tête du 7 éme Commandement d'entraînement de l'armée (7thArmy Training
Command) basée Grafenwöhr, en Allemagne.
Sa carrière de 30 ans l'a aussi mené au Pentagone, en 1996, puis en 2002, quand il est choisi pour servir comme premier assistant militaire de Donald Rumsfeld, le secrétaire
américain à la Défense. John Craddock a occupé ce poste de premier plan auprès de l'administration d'août 2002 à juillet 2004, avant de prendre le contrôle du SOUTHCOM
qui supervise les intérêts militaires américains en Amérique latine.
La nomination de John Craddock à l'Otan devrait recentrer l'attention sur la politique de détention des forces alliées en Afghanistan. Les forces de l'Otan en Afghanistan
s'apprêtent à se déployer fin juillet-début août au sud du pays, sur le terrain des insurgés.

 

 

27/07/06 - Trois détenus bahreïnis à guantánamo bientôt relâchés


Trois Bahreïnis détenus sur la base américaine de guantánamo, à Cuba, seront bientôt relâchés, a-t-on appris dimanche de source diplomatique.
"Un accord a été trouvé pour relâcher les trois détenus", a déclaré un diplomate à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
L'un d'eux sera libéré dans quelques semaines. Les deux autres seront relâchés plus tard, a-t-il précisé.
"Avec cela, la question des détenus bahreïnis sera définitivement close", a-t-il ajouté. Les trois autres ressortissants bahreïnis détenus à guantánamo avaient été libérés en
novembre.
Près de 500 personnes sont détenues à guantánamo, la majorité d'entre eux ayant été capturée en 2001 en Afghanistan.
Source : AFP, 23 juillet 2006

 


27/07/06 - «Les règles internationales inapplicables hors des USA» (sic !)


Les règles internationales en matière de droits de l'homme ne s'appliquent pas aux prisonniers détenus par les États-Unis en dehors de leur territoire, a expliqué lundi la
délégation américaine lors d'une audition devant le Comité des droits de l'homme des Nations unies.

Le Comité, qui examine le respect du Pacte sur les droits civils et politiques par ses 156 États signataires, a entendu lundi à Genève les États-Unis pour la première fois
depuis 1995.

Interrogé par le Comité de 18 experts indépendants sur les prisonniers détenus par Washington à guantánamo, en Irak et en Afghanistan, le chef de la délégation américaine,
Mark Lagon, a estimé que le Pacte ne s'appliquait que sur le territoire des États signataires et pas dans les autres parties du monde où ces États peuvent exercer leur
autorité, comme les bases militaires américaines à l'étranger.

Les questions posées par la guerre contre le terrorisme «sont largement en dehors des limites du traité», a déclaré M. Lagon, tout en promettant de répondre à ces questions
«dans un souci de transparence vis-à-vis de la communauté internationale».
Source : ttp://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/07/18/104@104659.htm, 18 juillet 2006

 


27/07/06 - Un tribunal koweïtien confirme l'acquittement de cinq ex-détenus de guantánamo


La Cour d'appel de Koweït a confirmé samedi l'acquittement de cinq anciens détenus de la base américaine de guantánamo, à Cuba, accusés d'avoir combattu les forces
américaines en Afghanistan sous le régime des talibans, a annoncé un avocat.
«Tous ont été acquittés», a déclaré à l'AFP Moubarak al-Chemmari, membre de l'équipe de défense.
Le 21 mai, les cinq hommes avaient été acquittés par une juridiction inférieure.
Abdel Aziz al-Chemmari, Adel al-Zamel, Mohammad al-Dihani, Saad al-Azemi et Abdallah al-Ajmi avaient passé près de quatre ans à guantánamo avant d'être rapatriés le 4
novembre dans leur pays.
Ils étaient accusés par le parquet général koweïtien d'avoir combattu contre les forces américaines en Afghanistan, sous le régime des talibans.
Selon Me Chemmari, ils avaient indiqué avoir été capturés au Pakistan par des chasseurs de primes puis remis aux forces américaines contre de l'argent. Ils avaient
également nié tout lien avec l'ancien régime des talibans ou avec le réseau terroriste Al-Qaeda.
Ils avaient affirmé s'être rendus en Afghanistan dans un but caritatif ou commercial, selon l'avocat.
Source : AFP, 22 juillet 2006

 


27/07/06 - Pétition pour la libération de David Hicks


Plus de 35 000 personnes ont signé une pétition appelant à la libération d'un Australien, David Hicks, détenu depuis plus de quatre ans sur la base américaine de guantánamo
(Cuba), a indiqué jeudi le responsable de cette initiative.
Brett Solomon, responsable du groupe de pression «GetUp!», a exhorté le premier ministre, John Howard, à obtenir le rapatriement de David Hicks, 31 ans, capturé en 2001
en Afghanistan.
La pétition a été signée par des députés, des magistrats et des syndicalistes. L'organisme a également acheté plusieurs pages de publicité dans les quotidiens nationaux
pour réclamer la libération de Hicks, surnommé le «taliban australien».
«Avec la récente décision de la Cour suprême américaine qui a jugé illégal le processus de jugement de David Hicks, nous avons maintenant besoin que notre premier
ministre fournisse un calendrier sur ce qu'il va faire pour que Hicks ne croupisse pas en prison encore quatre ans et demi», indique le groupe.
David Hicks fait l'objet de plusieurs chefs d'inculpation de terrorisme et devait figurer parmi les premiers détenus à comparaître devant des tribunaux militaires d'exception.
Le mois dernier, ces juridictions ont été invalidées par la Cour suprême.
L'administration américaine travaille à un nouveau cadre juridique pour traduire en justice les suspects de terrorisme.
Source : AFP, 20 juillet 2006

 

 


27/07/06 - guantánamo: des avocats défendent le secret des échanges avec les détenus


Les avocats de détenus de guantánamo (Cuba) se sont insurgés vendredi contre la volonté du gouvernement d'examiner tous les documents des détenus, y compris ceux
protégés par la confidentialité des échanges client-avocat.